ON MARCHE SUR LA TÊTE 2

octobre 23, 2014

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Nous avons vu dans un premier temps que notre société post-moderne fait une place démesurée aux élucubrations des plus instables de nos contemporains. La simple charité ne peut, à elle seule, expliquer cette propension qu’ont les médias à donner aussi facilement un forum à tout ce que notre monde compte de cinglés. Plus une opinion semble folle, plus elle trouve un écho dans le grand cirque qui nous sert de vie publique. Face à la folie et à l’hystérie collective qu’elle engendre, il n’y a plus de place pour la raison. Le danger, bien réel, d’un gouvernement de l’instant, commandé par la seule force de l’émotion est à nos portes. Ceux qui dénonçaient, sous Sarkozy, des lois « circonstancielles » destinées à répondre à l’indignation suscitée par un fait divers particulièrement odieux sont les mêmes qui poussent à légiférer sur l’euthanasie, dès qu’un cas particulièrement douloureux se présente devant le tribunal de l’opinion. Comme la rationalité n’apporte plus la gloire, l’important est de faire le plus de bruit possible pour grappiller son instant de célébrité cathodique. Les acteurs ne sont plus à une contradiction près et nous assistons médusés, à leurs contorsions abracadabrantesques.

 Le racisme à sens unique

miege-mrapUne petite analyse, marrante tout plein, des démences qui s’expriment dans la lutte contre le racisme peut contribuer à expliquer pourquoi nous avons aujourd’hui plusieurs villes et deux sénateurs FN. Nous savons depuis les belles aventures, dans les années 80, de Harlem et de ses potes qu’il ne fallait pas toucher que le racisme, comme le dérèglement climatique, est exclusivement un truc de blancs. Les minorités visibles sont immunisées contre ce péché, car elles sont pures (un concept de pureté du reste aussi fascinant que fascisant à souhait, convenons-en). Les races n’existent pas, mais les communautés issues de ces races inexistantes (qui sont la nouvelle richesse de la France) sont magnifiées… à l’exception de la communauté « provisoirement » majoritaire et indigène. Quand on voit le danger qu’a pu représenter pour « le vivre ensemble » des biens pensants, la Manif Pour Tous, on imagine trop bien la frayeur qui agiterait nos gouvernants s’il venait à l’idée de quelques plaisantins, d’organiser une Hétéro-pride. À coup sûr, la République ne s’en relèverait pas.

raciste-anti-blancAutre exemple : toujours en mal de reconnaissance (et du pognon qui va avec), les organisations autoproclamées représentatives de la communauté noire organisent depuis quelques années, l’élection de Miss Black. La couleur de peau est en l’occurrence, un facteur essentiel de discrimination (ce qui en bon français veut dire : choix). Baser un concours sur la couleur de peau, voilà une idée neuve qui fleure bon l’apartheid qui n’est, après tout à bien y regarder, qu’une version très « chacun chez soi » du « vivre ensemble » si cher à nos zélites. Il est vrai que Miss France étant exclusivement réservé aux blanches : aucune femme noire n’y a jamais été couronnée ! En conséquence, il convenait de remédier, prestement, à cette odieuse injustice. On attend donc maintenant, avec une certaine impatience, la première Miss Burka et diversité ! Dans la même veine, le groupe M6 propose une chaine tout simplement intitulée M6 Music Black. Imaginez qu’un jour, France Télévision propose une chaine intitulée : Music Country et Folklore Blanc… Toutes cette survalorisation des différences raciales entre les minorités visibles et la majorité rendue intentionnellement invisible, participe sans doute au succès de notre « destin national ». Un destin tellement exceptionnel que des fous se précipitent toujours plus nombreux en Syrie, avec sans doute l’intention louable d’y exporter notre si remarquable modèle d’intégration. Faire passer ce pays de l’ombre Alaouite à la lumière Sunnite par une saine terreur dispensée à grand coup de lapidations et autres décapitations : l’universalisme français contemporain dans toute sa splendeur.

L’intégrisme n’est une menace que s’il est catholique

6a01156fb0b420970c013485649ebf970cDans la France contemporaine, le vrai danger ne vient pas de l’islam, c’est très entendu, mais du catholicisme c’est bien connu. Les Manifs pour Tous sont bien plus dangereuses que les rassemblements pacifistes organisés par ceux qui soutiennent leurs frères palestiniens aux cris de Mort aux Juifs. Il ne faut, surtout pas stigmatiser mes amis. L’islam est une religion de paix et si l’on tue autant en son nom, ce n’est que du fait d’une infime minorité. Bon, c’est probable, mais le moins que l’on puisse dire c’est que l’immense majorité des croyants est particulièrement silencieuse. Non que personne ne s’indigne du dévoiement de cette religion par des fanatiques poilus, mais plus surement parce que la peur fait recette et que l’intelligence lasse. Et les musulmans ne sont pas les seuls à blâmer quand nos dirigeants se payent de mots pour éviter d’appeler un chat un chat et un fou de Dieu un fou.

64_dilem_120416015959Ainsi, pour nos dirigeants éclairés, l’État Islamique qui vient de nous déclarer la guerre n’est pas un Etat, certes, mais surtout, il n’est pas Islamique. Nous l’appelons donc DAESH. C’est de l’arabe, c’est exactement la même chose, mais sans le mot islamisme, en français, dedans. Surtout pas d’amalgame camarade ! Au lieu de donner la parole aux musulmans, légitimement scandalisés par les méthodes des barbares qui se revendiquent de la même religion qu’eux, il convient de faire disparaître toute référence à l’islam. Se cacher derrière son petit doigt, ne fait pas disparaître le péril. Le vrai danger ce n’est pas l’Islam, c’est l’intrusion dans notre monde, d’une doctrine qui veut imposer la pratique de cette religion par la force et la terreur. Cette idéologie à un nom : l’islamisme et il ne connaît aucune modération, au contraire d’un Islam qui peut, lui, être pacifiquement pratiqué par des citoyens français, aussi respectueux de la croyance d’autrui que la république l’est de la leur. Ce sont ces modérés qu’il convient de promouvoir et de défendre au nom des droits de l’homme, pas les hordes de crétins fanatisés qui voilent leurs femmes, exigent un apartheid alimentaire pour leurs gamins et souhaitent utiliser les Mosquées comme autant de rampes de lancement pour les djihads à venir.

1474077025Les « ismes » sont rarement pacifiques ou alors c’est que, comme pour les poulpes, on leur a durement tapé dessus pour les attendrir. Voyez le Christianisme. Aujourd’hui, c’est tout doux, mais c’est qu’il a fallu lui en mettre dans la tronche pour en arriver à un stade si élevé de compassion, qu’il pousse pratiquement les curés à passer la truelle à l’imam pour édifier une Mosquée. À voir ce qui reste du christianisme, on y est peut-être allé un peu fort. Quoi qu’il en soit, l’islamisme light, ça n’existe pas ! Il ne viendrait à personne l’idée de suggérer que le racisme puisse être une théorie sociale modérée dévoyée par quelques fanatiques qui nuisent à la pratique pacifique de l’immense majorité de ses adeptes. Personne n’a jamais intenté de procès à Monsieur Désir en racistophobie, alors cessons d’accabler ceux qui luttent contre l’islamisme, en en faisant des islamophobes quant ils ne sont que des combattants de la liberté.

 Le socialisme est mort, mais les socialistes ne le savent pas

32858138Comme le canard qui continue de bouger une fois sa tête tranchée, les socialistes persistent à s’agiter dans tous les sens, sans doute afin de se persuader que leur existence en a encore un (sens). En réalité, plus rien ne justifie leurs élucubrations, mais ils persévèrent, persuadés que le monde ne peut se passer de leur parole, même si plus personne ne parle leur langue. J’en veux pour preuve les réactions infantiles qui ont suivi le second effet Kisscool des Municipales de mars dernier : la perte du Sénat. Cette anomalie démocratique, selon les mots de Lionel qui, en sa qualité de trotskiste en connaissait un rayon tant en anomalie qu’en démocratie, le Sénat donc est revenu dans le viseur de la gauche qui cause comme ce qu’il y a de plus urgent à réformer. Pendant trois ans, tout allait bien. Maintenant que ces salauds de droite sont de nouveau aux commandes, il convient de supprimer la chambre haute qui ne sert plus à rien. Soit, mais s’il faut supprimer les gadgets inutiles, on pourrait peut être commencer par tous ces fromages où règnent la gabegie et le népotisme entre camarades qui se repassent les plats, sans aucun contrôle démocratique. Je veux bien entendu parler : du Conseil Economique et Social, du CSA, du défenseur des droits, de l’INPES et autres ducomité des finances locales… j’arrête là la litanie de ces « machins » destinés à tuer l’initiative et à rééduquer le citoyen, ils sont tellement nombreux que même l’État ne s’y retrouve pas.

203-deputes-du-parti-socialiste-sur-290-demandent-aux-frondeurs-de-rentrer-dans-le-rang_4960454-L En parlant de rééducation, nous n’avons pas fini de rire. Les possibilités d’action de notre Président Normal étant réduites à peau de balle par la grâce combinée de son incompétence économique, de son aveuglement idéologique de synthèse et des déficits qu’il s’échine à continuer de creuser, les pantins qui lui servent de ministres ne vont faire que s’agiter dans le bocal pendant les deux ans et demi qui lui restent à tirer. Les autoroutes gratuites le week-end de la folle du Poitou ne sont que les prolégomènes au grand n’importe quoi qui nous guète. Stéphane, Le Foll de la Sarthe en est lui réduit à abjurer la grande distribution de se lancer dans le patriotisme alimentaire pour lutter contre la déflation. On croit rêver quand le même lance « la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire ». Le message de cette journée indispensable au vivre ensemble : il faut finir son assiette ! Vous avez bien lu : l’État nounou dans toute la splendeur de son lustre, aussi couteux qu’inutile. Des conneries de cet acabit, le gouvernement socialiste en sort deux à trois par semaine. Comme il nous en reste 120 avant de renvoyer pépère en Corrèze, on peut donc s’attendre à de belles poilades d’ici mai 2017.

1625504_10152801310879851_1344416672484586049_nIl y a, du reste, bien longtemps que les ténors du PS nous ont habitués à privilégier l’accessoire sur l’essentiel. Faire du mariage un droit fondamental de l’Homme quand la situation économique précipite des millions de personnes dans la précarité, il fallait être socialiste pour le réaliser. De même : libérer des milliers de détenus, au prétexte que la prison est criminogène, tout en renforçant la répression sur les automobilistes coupables de résister égoïstement aux charmes de la collectivisation des transports est une trouvaille de nature à remonter la cote de popularité d’un Président mal aimé. Enfin que dire d’une école qui n’a jamais formée autant d’illettrés, mais que l’on continue à gaver de fonctionnaires, comme si la dépense seule pouvait apprendre à lire (compter il y a longtemps que nous avons renoncé : regardez le nombre de députés qui votent ce qu’ils appellent des budgets depuis 40 ans). On sait depuis belle lurette que l’argent gaspillé en enseignants ne fait rien à l’affaire. Même pour les plus réfractaires aux évidences, il est difficile de croire que 60 000 profs recrutés avec des notes allant jusqu’à 4/20 aux concours seront de nature à faire progresser les choses. Remarquez ce n’est pas grave, Nadjat veut remplacer les notes (odieusement stigmatisantes) par des lettres. Avec cette logique hilarante, on finira bien, un jour, par noter les candidats aux concours de la fonction publique avec des gommettes.

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Le monde est fou et il n’est pas prêt de s’arrêter de l’être. Il n’est pas pour autant interdit aux sains d’esprits d’en finir avec la lâcheté qui consiste à démissionner devant les élucubrations des cinglés, sous prétexte qu’il est plus confortable de ne rien dire. Il est vrai que dans un État Potemkine qui a aussi fortement inversé le sens de ses valeurs, il est parfois risqué de rappeler des évidences. Lorsque vous n’avez pas la bonne couleur, la bonne religion ou la bonne orientation politique pour les dire, ces mêmes évidences peuvent vous valoir des condamnations, parfois bien plus fortes que celles encourues par des détrousseurs de petits vieux. C’est lorsque l’on commence à risquer la prison pour avoir exprimé ses idées que les choses se compliquent. On en vient subitement à réaliser qu’à force de ne pas réagir, on a gentiment glissé de la démocratie à la dictature. Généralement, on s’en aperçoit trop tard !

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ON MARCHE SUR LA TETE

octobre 10, 2014

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Le monde est fou, c’est une évidence. Pour autant, que dans nos sociétés « post modernes » ultra civilisées, les frapadingues puissent tenir une telle place est proprement hallucinant. Les exemples de cette frénésie de connerie sont légion et le politiquement correct fournit, à lui seul, les trois quarts du flot des élucubrations d’aliénés dont on nous abreuve quotidiennement. Ces éruptions successives de stupidité médiatique encombrent tellement notre vie quotidienne que l’on fini par ne même plus relever leur caractère totalitaire. Et pourtant …

Un homo célèbre milite obligatoirement pour la cause

honte-cteComme toute religion, la cause homosexuelle a ses prêtres fanatisés. Ces Savonarole arc en ciel surgissent dés qu’il s’agit vouer aux gémonies, tout ce qui ne pense pas comme eux. C’est ce qu’il vient d’arriver à Xavier DOLAN, un jeune réalisateur Québécois de 25 ans, titulaire du Prix du Jury du dernier festival de Cannes pour son film Mommy. Ce petit prodige, aux dires des spécialistes, est aussi : acteur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, costumier et … homosexuel. Bref, tous les talents et pourtant la horde des chiens du politiquement comme il faut se déchaine contre ce brave homme. Son crime ? Avoir déclaré dans un des Télérama (la bible des bobo-cucu) de septembre 2014 que le fait « que des prix pour films gay existent (le) dégout(ait) » signifiant par là, son refus de se voir attribuer la « Queer Palm » : récompense communautariste réservée aux homosexuels et distribuée en marge du festival de Cannes.

homosQu’une icône montante du cinéma brise, de cette façon, les chaînes dont la désormais bien établie petite mafia LGBT veut l’affubler est plutôt réjouissant. Le scandale est déjà immense, alors imaginez un instant qu’Alain DELON et non Xavier DOLAN ait déclaré, en plus, ce qui suit: « Quel progrès y a-t-il à décerner des récompenses aussi ghetoïsantes, aussi ostracisantes, qui clament que les films tournés par des gays sont des films gay ? ». Il ajoute en substance : « On divise avec ces catégories. On fragmente le monde en petites communautés étanches. La Queer Palm, je ne suis pas allé la chercher. Ils veulent toujours me la remettre. Jamais ! L’homosexualité, il peut y en avoir dans mes films comme il peut ne pas y en avoir ». Au delà de rafraichir l’air passablement vicié de l’entre-soit du monde du cinéma, il faut saluer la soif de liberté de l’artiste, désormais maudit par la cause. Il refuse que son œuvre ne soit vue qu’au travers du prisme de ses préférences sexuelles. Ce faisant, en troublant le consensus mou qui veut, aujourd’hui, qu’un créateur ne soit génial qu’en raison de son homosexualité, il nous renvoie à nos propres lâchetés, nous qui acceptons ces postulats dictatoriaux sans broncher.

miege-gay-magN’en déplaise aux adeptes du gender, ces neo-détermisistes fanatiques, le talent n’est pas réparti entre les individus en fonction de leur sexualité (innée, c’est bien connu)). Xavier DOLAN a pu assumer son homosexualité dès l’âge de 16 ans parce qu’il évoluait dans un milieu ouvert à ces questions. Sa créativité a peut être pu s’épanouir grâce à cette liberté, ou pas. Contrairement à la cohorte des fascistes LGBT qui le poursuivent de leur vindicte, il ne dépend pas plus de son orientation sexuelle pour vivre que pour créer. Il peut donc, en toute liberté, les dénoncer pour ce qu’ils sont : de vils sectaires qui ne représentent, au mieux, qu’eux-mêmes. Bon, rassurons-nous, depuis, Xavier le rebelle est revenu à Canossa. Depuis une semaine, il n’est pas une longueur d’onde où on ne l’entende vilipender la Manif pour Tous (un débat essentiel pour un Québécois visiblement) et vouer Éric Zemmour aux gémonies. La liberté, ça va bien un moment, mais la soupe c’est quand même mieux.

chiots teckel poil ras 2Dommage, le débat à peine entrouvert méritait d’être développé. En effet, en dehors de la petite minorité d’extrémistes qui se repait grassement de son militantisme incantatoire, la très grande majorité des homosexuels se retrouve dans les propos (de bon sens, pas la posture incantatoire) de Monsieur DOLAN. Leur vie privée ne regarde qu’eux et ils aspirent à vivre, tranquilles, une vie, certes différente, mais qui ne les rend pas supérieurs au reste de leurs contemporains. Pas plus, a contrario, que les victimes, bien réelles, des chasses aux pédés ne sont inférieures à leurs bourreaux. Lorsque l’on aura compris que c’est en leur foutant la paix que l’on rend le meilleur service aux homosexuels, nous aurons franchit un grand pas dans le vivre ensemble mais d’aucun y auront, au passage, perdu leur conséquent gagne-pain.

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On ne peut plus compter sur le climat

425_rechauffement_climatique Il n’y a pas qu’en matière sexuelle que les tenants de la Pensée Unique autorisée se montrent d’une vigilance extrême sur le respect des dogmes. Le recours systématique à l’excommunication de toute opinion divergente caractérise, aussi parfaitement les tenants du climato-catastrophisme qu’il encombre l’esprit des militants LGBT. Vous me direz qu’à voir les tenues en vogue à la Gay-pride, on peut se dire que le climat se réchauffe furieusement. Dans les deux cas, pourtant, nous ne sommes jamais loin des réflexes « inquisitoriaux» propres aux grandes religions, bien que ces braves gens s’en défendent avec véhémence. Cependant, si vous prêtez une oreille attentive aux élucubrations apocalyptiques des olibrius du GIEC, vous aurez certainement remarqué qu’en fait de preuves, ils vous assènent un credo. Pas un de ces « braves gens » qui ne « croie » au réchauffement climatique inéluctable. Ceux qui ne partagent pas leur foi sont, au mieux, des imbéciles, au pire des criminels. Rien ne vient ébranler leurs généreuses certitudes, pas même les révélations qui se multiplient sur la façon dont leurs calculs ont été bidonnés pour prouver la culpabilité de l’Homme dans le phénomène. Le fait que celle-ci soit sujette à caution, en raison même du caractère cyclique d’un réchauffement qui jusque là s’est toujours passé de l’Homme pour se reproduire à intervalle régulier, ne les émeut pas. Que le Groenland tire son nom des vertes prairies qui accueillirent ses découvreurs vikings, sans que l’océan Atlantique n’en vienne pour autant, à l’époque, à baigner Clermont-Ferrand ne leur fait, pour ainsi dire : ni chaud, ni froid.

46986001_pL’année 2003 et sa canicule aux 15 000 décès anticipés (de quelques mois) marque l’Hégire de cette nouvelle religion. Sous prétexte que la France a eu chaud, une quinzaine de jours et que l’on a pu se baigner en Bretagne sans ressortir tout bleu de l’océan, la fin du monde était pour après demain. Que ne nous a-t-on assené, depuis lors, comme chiffres alarmistes et prévisions catastrophistes. Les experts se sont succédés, sans interruption, pour nous démontrer tout et son contraire. Les climatologues, des gens jusqu’ici sérieux et qui avaient supporté l’été 1976 sans agiter de telles énormités, se sont BHLisés à une vitesse stupéfiante. Les politiciens, jamais en reste d’une bêtise à promouvoir, quand l’opportunité de prouver leur incompétence se présente, ont emboité le pas des alarmistes à la vitesse d’une licorne au galop.

rechauffement-climatique-cest-moche-L-KbfbDoRésultat : un tas de mesures toutes plus hors de prix, les unes que les autres, se succèdent depuis dix ans, avec un effet peau de balle sur le climat qui s’est … refroidit ces dix sept dernières années ! Zut Caramba encore raté ! Qu’à cela ne tienne, comme les sceptiques gagnent du terrain, les crétins de tous horizons se sont tenus par la main dans un bel élan de connerie planétaire et ont formé une manif people géante de Sidney à New-York en passant par Paris. Super, mais à Pékin, New Deli, Rio et Lagos : rien, peau de zobi, queue dalle et makash bono. Le dérèglement climatique c’est visiblement un truc de blancs et qui ne menace qu’eux. On entend peu, du reste, les chantres de l’empreinte carbone quant à celle laissée par la folle du Poitou, pour aller étaler son inquiétude à New-York. Qu’avait elle à foutre là bas ? Absolument rien mais ce n’est visiblement pas une raison pour ne pas dépenser l’argent des contribuables. C’est bien connu, ce sont les avions des autres qui polluent. Ceux qu’emprunte Ségolène sont touchés par sa grâce et rejettent de ce fait d’inoffensives vapeurs de roses dans l’atmosphère. Enfin cerise sur le gâteau de carottes transgéniques pourries, ce même méchant carbone semble être le remède miracle pour refermer le trou dans la couche d’ozone. Saperlipopette, rien ne va plus ! Heureusement, Hollande a promis un des milliards que nous n’avons plus pour lutter contre un réchauffement qui n’existe pas. Nous voilà sauvés par la vista du mec normal qui va lutiner sa coquine en scooter (encore un truc propulsé à la rose !) et non à vélo. Quatre milliards d’années d’évolution pour en arriver là : elle est pas belle la vie ?

 

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Le nombre de conneries étant pyramidal et afin de ne pas lasser le lecteur, l’article a été scindé en deux parties. On Marche sur la tête 2 paraîtra donc dans quelques jours

EN FINIR AVEC 68, C’EST PAS FACILE !

septembre 22, 2014

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Le tribun catalan de l’Essonne avait ouvert le bal au début de la semaine en assenant à ses députés — qui sont payés pour cela — un discours de confiance d’un chiant, comme on n’en fait plus depuis Castro. Pépère se devait donc de faire mieux. Et… il ne nous a pas déçus ! Pourtant en dehors de la pluie qui s’abat maintenant sur lui en toute occasion, avec une violence qui n’a d’égale que l’insondable profondeur de sa médiocrité, rien de nouveau sous le cumulonimbus. Poncifs et lieux communs se sont succédés à un rythme rarement atteint, au point que les 400 militants à carte de presse, invités à écouter le Dieu du flou, baillaient à s’en décrocher la mâchoire. La seule information à retenir de cette lénifiante logorrhée du 18 septembre 2014, c’est le passage remarqué de la Présidence normale à la Présidence pas facile.

 Monsieur petite blague n’a plus rien à dire

10660374_692887654128935_6963039835043793918_nEn dehors de martyriser les journalistes – qui sont, eux aussi, payés pour ça – à quoi peut donc bien servir pareil exercice imposé (à tous les sens du terme) ? Il faut dire que dans notre démocratie où les politiciens ne décident plus de rien, où la parole a remplacé les actes, quand on ne cause pas, on finit par être oublié. Vous me direz qu’avec 13 % d’opinions favorables, il est peut-être plus que temps, pour François Hollande, de se faire oublier. Seulement voilà les Duhamel de toutes obédiences (:.) vous rétorqueront qu’il ne faut pas ajouter une crise institutionnelle, à la crise économique et sociale (et patati et patata). Et tous d’attendre la parole présidentielle, comme le shaman la pluie (sauf que chez nous les deux tombent simultanément et en quantité).

 ps-tva-225x320Bref je cause donc je suis, ou, plus exactement, je suis donc je cause. La Présidence forte voulue par de Gaulle est réduite à un théâtre d’ombres, où un vieil acteur usé vient soigner ses complexes en public. Tout le pathétique de la situation est résumé dans sa nouvelle anaphore : c’est pas facile. Ben oui mon pépère, c’est pas facile, d’être Président. C’est pas facile, de ne plus avoir de pognon à dilapider parce que les prédécesseurs ont vidés les caisses, avec toutes sortes de mesures à la con. C’est pas facile, de discuter avec des Allemands qui, eux, ont fait les efforts que nous nous refusons à faire. C’est pas facile, après avoir tout pété, de tout remettre en place, sans admettre que l’on s’est un poil, gouré. C’est pas facile, d’aller voir le peuple de gauche que l’on accable de taxes, alors qu’on lui avait expressément promis que seuls ces salauds de droite allaient cracher au bassinet. Oui, c’est pas facile, mais fallait pas y aller ! Personne ne t’a forcé à raconter toutes les âneries que tu as débitées, pour te retrouver à l’Élysée. C’est pas facile, mais c’est bien fait pour toi !

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 La gauche populiste face aux réalités

LogoPSLa seule chose qui rassemble les Tartuffes de gauche et les fait s’aligner comme à la parade, c’est leur aversion sur-affichée du Populisme. Le populiste, c’est l’autre, c’est bien connu. La droite est mauvaise, précisément parce qu’elle n’est jamais loin du populisme. Réguler l’immigration : Populisme ! Contrôler les bénéficiaires des multiples allocations qui assujettissent les individus à l’État, tel le veau à la vache : Populisme ! Vouloir que l’École apprenne à lire à nos enfants et le Français aux nouveaux arrivants : Populisme ! Envisager que l’Histoire de France puisse être autre chose qu’une longue suite de battage de coulpe : Populisme ! Penser que l’islam comme vecteur d’identité pose un problème à la Nation : Populisme ! Exiger la responsabilité des juges : Populisme !

 mon-ennemi-cest-la-finance-4-495x260Cependant, à bien y réfléchir comment doit-on qualifier un candidat qui explique à une masse de pauvres (sans dents), que seuls les riches (nantis de dentiers) paieront  pour remettre le pays à flot ? N’est-ce pas le propre du populisme que de rechercher les votes des petits et des sans-grades, en leur faisant miroiter qu’ils pourront ainsi prendre leur revanche sur ceux que la fortune a favorisés ? N’est-on pas populiste quand on prétend corriger les inégalités (rebaptisées injustices) à coup d’impôts ? Lorsque l’on déclare ne pas aimer les riches et que l’on prétend que la finance est son ennemi, ne se vautre-t-on pas, ainsi, dans le populisme le plus vil ? Cette haine revendiquée des riches ne s’apparente-t-elle pas à la technique éprouvée du bouc émissaire comme aux zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ? C’est amusant, du reste, chez les socialistes cette fascination pour les années 30. Le discours électoraliste de Pépère sur les riches et la finance y aurait trouvé toute sa place. Il suffit de remplacer « riche » par « juif » et de qualifier la « finance » « d’apatride » pour nous retrouver aux plus belles heures de la collaboration. Si les socialistes dénoncent vigoureusement la paille populiste dans l’œil de la droite, ce n’est que pour mieux s’abstenir de retirer la poutre qui transperce le leur. Ils ont, en politique, des nausées bien sélectives et ne craignent pas de fleureter avec les méthodes réprouvées quand leur intérêt le leur commande. On aurait dû se méfier. C’est au Bourget qu’a atterri Daladier après Munich et il faut bien admettre que Doriot, Déat et Laval étaient plus socialistes que nationaux.

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Le collectivisme en action

 Capture-decran-2013-03-02-a-10.08.08La gauche se sert du populisme comme d’un éteignoir à idée. C’est toujours cette même rengaine qui est utilisée pour esquiver le débat et surtout échapper à l’inventaire que l’on se doit, pourtant, de dresser devant toute faillite. Et Dieu sait que la pensée de gauche a fait banqueroute. Car, toutes ces idées généreuses, dont la gauche nous a rebattu les oreilles et que la droite n’a jamais eu le courage de combattre, nous ont conduit dans l’impasse où nous sommes aujourd’hui. Pépère courage, le vrai mou et le faux dur qui lui ont servi de Premiers ministres successifs sont les derniers avatars de la grande escroquerie qui a pris corps dans les cafés enfumés de Saint Germain des Prés, après la pseudo révolution 68.

 livre-d-histoireIl s’agissait, en ce temps là, d’en finir avec le capitalisme. Pour cela il fallait abattre la Nation, ce rempart ultime contre le progrès social représenté, alors, par l’URSS. Les prolétaires se laissaient trop facilement abuser par le patriotisme. Cet atavisme les ayant amenés, par deux fois, à repousser les alléchantes démonstrations d’amitié de l’Allemagne, il convenait d’en finir avec ce dangereux sentiment d’attachement, pour favoriser l’amitié franco-russe. Une fois le Général et ses Compagnons disparus, les fossoyeurs de la Nation eurent le champ, d’autant plus libre que l’inculture historique de la droite française leur ouvrait le boulevard de l’antiracisme. C’est au nom de cette idéologie destructrice, basée sur la honte de la collaboration, le complexe colonial (grande œuvre de gauche) et la « reductio ad hitlerium » de la moindre contestation que la gôôôôche morale des Mitterrand, Cahuzac, Aquilino Morelle, Taubira et autres Thevenoud s’est installée au pouvoir. Et ce ne sont pas les pseudo alternances qui ont changé cet état de fait.

miege-laicite-amenagements-591x819-customCette gauche, jacobine et donneuse de leçon, s’est répandue dans tous les rouages de l’État, comme un cancer, pour mieux le subjuguer. Droguées à la dépense publique, les administrations ont alors pris un poids démesuré et ont petit à petit étouffé l’activité privée. Elles abandonnaient la défense de l’intérêt général pour ne s’intéresser qu’à leur propre perpétuation. La dépense figurait la volonté politique et le résultat final n’importait plus. Le pays ayant résorbé la pauvreté grâce à l’élan des trente glorieuses, la gauche, aidée en cela par les idiots utiles du libéralisme sans frontières, a achevé son œuvre, en important plus de 10 millions de nouveaux prolétaires des tréfonds des pays du Sud. Les autochtones les plus fragiles étaient priés de leur faire de la place, tandis que les organisateurs de ce trafic étalaient leur tolérance et leur progressisme, tout en se mettant bien à l’abri des nouveaux entrants aux meurs hétéroclites. La troisième mondialisation se mettait en branle et tant pis si entre-temps l’URSS avait sombré corps et âmes. Le but restait inchangé : en finir avec la Nation.

 Pour en finir avec la dictature de la pensée unique de gauche

 PS-is-deadNe nous leurrons pas, la faillite prochaine du pays ne suffira pas, à elle seule, à nous remettre dans le droit chemin. Il n’est qu’à voir la morgue des crétins qui nous gouvernent. Ils sont tous persuadés que leurs mouvements de godille sont de nature à dévier le bateau France de la trajectoire qui le conduit inexorablement vers les hauts fonds de la banqueroute. Et ce n’est pas Bruxelles qui nous sauvera non plus de ces fous. Pour preuve, l’Europe vient de faire de Moscovici, cette quintessence du dirigisme énarchique, son nouveau commissaire aux affaires économiques. Tant qu’à faire pourquoi DSK n’a-t-il pas été nommé aux droits des femmes ?

ump-logo-2008C’est sur ces entrefaites que Nicolas Sarkozy sort du bois. Il brigue, oh surprise, la succession du Président tout mou. Son plus gros problème sera de nous expliquer comment il fera entre 2017 et 2022, ce qu’il n’a pas fait entre 2007 et 2012. Mais l’homme est habile et je gage qu’il y parviendra. Il n’a cependant pas encore ouvert la bouche qu’une partie ce qui pense chez les libéraux lui tape dessus avec une énergie toute socialiste. Chers amis adeptes de la liberté, vous avez raison, son premier mandat a été marqué du sceau de l’étatisme et du dirigisme le plus pur. Votre légitime courroux vous a produit Hollande. Croyez-vous que vous agiter comme vous le faites en sautillant sur place, pour lui jeter son passif à la figure sera de nature à faire progresser nos idées ? Pensez-vous qu’Alain Juppé soit une alternative libéralo-compatible ? Lui le grand commis de l’État – l’homme de droite préféré de la gauche – celui qui depuis son exil sur les bords du St Laurent, du meilleur d’entre nous est devenu le meilleur d’entre eux. Alain Juppé, le Jean-Claude Duss de la politique française serait celui qui ferait passer la France de l’ombre de l’Étatisme à la lumière libérale ? Soyons sérieux !

 violonwc3J’entends bien, ici où là, certains caresser le fol espoir que François Fillon soit à même de faire cette synthèse tant attendue entre la droite sociale et la droite libérale. Il en affiche, en tout cas, la volonté et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’air serait séduisant si ce brave homme n’avait pas mis en musique, les mesures étatistes que vous reprochez, à juste titre, à Nicolas Sarkozy. Qui s’est accroché à son poste, malgré la souffrance qu’il ressentait jusque dans ses nerfs sciatiques ? Je veux bien croire que les hommes peuvent changer. Pourquoi présumer que l’un a vu la lumière, à l’issue de la défaite de 2012 et pas l’autre ? Au final, il faut bien reconnaître que l’un a plus d’énergie et de persévérance que l’autre. Si Fillon était aussi crédible que vous semblez le penser, il ne laisserait pas un tel boulevard à Sarko. Le retour de ce dernier est d’autant plus facile que son « retrait » de deux ans n’a pas permis de faire émerger une alternative sérieuse dans son camp. Il vaut mieux, dans ces conditions, accompagner le mouvement et peser dans les choix à venir que de crier au loup avec des socialistes qui, du haut de leurs réussites présentes, prétendent, sans rire, que son bilan sera le boulet de Sarkozy.

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Nous sommes à la fin d’une époque. Les 30 mois qui nous restent avant la prochaine présidentielle, n’en doutons pas, seront gaspillés par la gauche, comme elle a perdu les 30 premiers. Les socialistes n’avaient qu’un objectif prendre le pouvoir. Ne commettons pas la même erreur et préparons-nous à l’exercer. Nous ne parviendrons à gouverner que si nous avons, au préalable, prévenu les Français des sacrifices qu’ils vont devoir réaliser, pour remettre le pays à flot. Il faudra revoir tous nos logiciels et envoyer promener les vieilles lunes de 68. Tout candidat qui prétendra sauver le modèle social français doit être suspecté de duperie. Ce modèle qui n’en a jamais été un, doit du reste être réinventé (le « ré » peut légitimement sembler superflu). Il faudra nous recentrer sur nos problèmes et arrêter de donner des leçons au monde. Il conviendra de résorber la pauvreté sur notre sol, avant d’en importer de nouvelles. Terminé les accommodements raisonnables ! Donnons-nous le temps d’assimiler (et non d’intégrer), comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire, les 10 millions de nouveaux habitants que nous avons reçu en héritage de la gauche étatiste. Réduisons le périmètre de l’Etat. Redonnons aux individus le goût de la réussite et la possibilité de jouir en toute quiétude de ses fruits. Finissons-en avec une fiscalité punitive et confiscatoire qui pousse à l’exil et plongeons-nous, avec enthousiasme, dans la compétition fiscale européenne. Nous avons le choix. Le déclassement n’est encore qu’une possibilité, il ne tient qu’à nous de renverser le cours des choses. Personne ne le fera à notre place et les lendemains ne seront pas roses. Le rose qui est, du reste, la couleur de nos illusions perdues. Nous ne devons plus vendre du rêve et du vent, mais promettre qu’en échange de la sueur et des larmes de ses citoyens, notre pays redeviendra la terre de tous les possibles, comme il l’était avant 1968.

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SOCIALISME ET REALITE

septembre 8, 2014

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Depuis que Manuel s’en est greffé une paire, en purgeant (très partiellement) les cautions de gauche de l’attelage hétéroclite que nos médias s’acharnent à appeler un Gouvernement, il n’est pas une journée sans que les nouveaux convertis ne se répandent dans les médias pour nous faire partager leur émerveillement d’avoir découvert la Lune. Cette libération jubilatoire d’une parole visiblement aussi longuement que douloureusement contenue, lorsqu’il s’agissait de prendre la place de la droite, a quelque chose de touchant. Pour peu, on se croirait revenu aux temps des fulgurances géostratégiques BHLiennes sur la Libye ou la Syrie. Bref, la digue est rompue et le gouvernement semble se jouer de tous les dogmes socialistes, si chers à la Mère Tapedur de Lille. Seulement, comme toujours avec la gauche caviar, tout n’est qu’apparence et Manuel Valls tient plus du Mussolini en modèle réduit (comparez le port de leurs mentons respectifs) que du Blair tatcherisé.

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 Virage Libéral et austérité

 Comme nous pouvions nous y attendre, la presse dans un réflexe aussi pavlovien que prévisible (c’est un peu le principe) n’en finit pas de nous vendre le « virage social libéral du Gouvernement Valls ». Social-libéral, c’est très vite dit ! Outre l’antinomie de terme à terme qui n’a jamais rebuté un journaliste, il est aussi difficile de percevoir le libéralisme à l’œuvre dans le foutoir hystérique que nous sèment nos ministres depuis le remaniement, qu’il nous est compliqué de repérer une réussite économique à mettre au crédit des 14 longues années de pouvoir de Tonton. En revanche, quiconque a ouvert la délicieuse missive de Bercy lui annonçant son troisième tiers aura, lui, bien perçu le côté socialiste. Bref la seule chose de vraie qu’ait récemment dite Manuel, c’est que nous n’avons pas encore pratiqué l’austérité.

10641261_534928043275776_5353707988416450515_nIl est, en effet, bien difficile de se prétendre austère quand on recrute 60 000 enseignants, que l’on recolle la retraite à 60 ans, que les déficits ne sont pas endigués que l’on nome ministre du commerce extérieur, un mec qui n’a rien déclaré au fisc depuis des années et que l’on s’apprête à liquider notre industrie d’armement sur l’autel des intérêts de l’oncle Sam. Dès lors, dénoncer la politique d’austérité – que ne mène absolument pas le gouvernement – comme responsable de la situation catastrophique de l’économie française est d’une stupidité consommée. Il est vrai que si l’on raisonne au niveau européen, l’argument peut être entendu puisque de nombreux pays subissent une austérité budgétaire bien réelle. Cependant, au risque de froisser l’économiste qui sommeille à poings fermés dans le cerveau de Montebourg : c’est précisément dans ces pays là que la croissance redémarre. D’où le léger mieux qui faisait claironner au « sans couilles », élu des « sans dents » le 14 juillet dernier que la crise était finie. Seulement, comme la France ne s’y est pas précisément mise à cette austérité honnie, elle n’est pas en mesure de participer au festin, voire, elle plombe la reprise des autres. En résumé on peut toujours beugler sur ces salauds d’Allemands, ceux qui étouffent la croissance européenne se trouvent à Paris et non à Berlin. En outre, les mêmes intelligences cosmiques considèrent qu’il serait indécent que Moscovici ne soit pas chargé de l’économie au niveau du continent. Ben oui il a tellement bien réussi en France pendant deux ans… Il y a des jours ou l’on se dit que loin d’être méchants, nos partenaires européens sont surtout très patients avec nous.

 La crise ou le mistigri socialiste

10647190_939813056045051_5566201421689370569_nDonc, après nous avoir dit que la crise n’existait pas et que tout venait de Sarkozy, le pouvoir nous a joué pendant plus de deux ans, l’air du « prosperity around the corner ». Puis, à force de franchir les « corner » sans y trouver la moindre trace de « prosperity » François le dentiste nous a fait le coup de la crise qui disparaît. Pouf ! Finie la méchante crise, disparus les vilains chômeurs, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes imaginaires possibles. Le déni des réalités, si cher aux socialistes, et qui faisait dire en son temps à Clémenceau qu’il reconnaissait un discours de Jaurès au fait que tous les verbes étaient au futur, ce déni est parvenu à son terme au cours de l’été. Miracle de l’âge de raison, c’est en devenant sexagénaire (c’est fou ce que le sexe à généré pour lui du reste) que, tout d’un coup, Pépère s’est rendu compte que la merde était toujours là. Pire, il s’est convaincu qu’elle risquait de lui sauter à la gueule. Nous sommes donc passés, en l’espace d’un mois d’août pluvieux, du déni le plus total, au catastrophisme le plus absolu.

10614408_328891307290143_2438193102796636494_nEn réalité, qu’ils nient ou qu’ils en rajoutent, nos socialistes font toujours la même chose face à la crise : rien ou à peu près. Maintenant que l’on ne peut plus fiscalement tondre le Peuple sans risquer la révolte, le PS est placé devant un choix cornélien. Il doit réduire les dépenses et pour cela il n’a que deux options qui à force d’être différées vont devoir se cumuler. Soit il baisse les retraites et les prestations sociales et il s’aliène les vieux (population qui a stupidement l’habitude de voter). Soit il taille dans les dépenses et se met à dos les fonctionnaires et autres rentiers de l’État nounou qui sont encore au nombre des 13 % d’imbéciles à faire confiance au priapique de l’Élysée. D’où la sortie pathétique des Montebourg, Hamon et autres Filoches : le boche paiera, y-a-qu’à faut qu’on. Sauf que ces temps-là sont révolus, le populisme de gauche — dont je traiterai dans un article a venir — a ruiné le pays pour porter ces Tartuffes au pouvoir. À force d’avoir acheté des voix à crédit, ils ne peuvent plus rien relancer, la machine est à plat. Les parasites se sont taillés des rentes de situation que le pouvoir est incapable de résorber. En matière économique, nos socialistes n’en sont qu’aux prolégomènes de la prise de conscience. Ils ne sont plus sur Mars, mais ils n’ont pas encore atterri et pendant ce temps là, le mur se rapproche à grande vitesse. Hollandreou n’est pas loin.

 La vengeance de Valérie

10603339_10153155582444676_8832769567319557120_nC’est durant cette phase délicate d’atterrissage et alors que nous nous remettions à peine de nos émotions sur le prétendu virage Libéral que la limogée de l’hiver dernier revient, en fanfare, sur le devant de l’actualité. Vexée de ne pas avoir été mise dans la confidence, toute la classe jactante se bouche le nez et crie au scandale, tout en se délectant du livre en cachette, comme une dame catéchète qui vient lire, goulument, sa dose de peopleries dans la salle d’attente de son gynécologue. Valoche, donc, nous livre sa vérité sur l’enfer qu’elle a vécu aux côtés de celui pour lequel elle a abandonné le mari dont elle porte encore le nom.

 Que la pauvrette ait connu l’enfer, nous voulons bien le croire, aux vues des cornes dont l’a affublé son présidentiel amant. Qu’elle ait eu la tentation de lui faire payer l’humiliation planétaire qu’il lui a infligée, en se rendant nuitamment en deux roues, chez une actrice dont je n’arrivais pas, jusqu’alors, à faire coïncider le nom et le visage est, somme toute, un réflexe bien humain. Que pépère et ses proches se lamentent de la façon dont la répudiée de l’Élysée s’y prend pour régler ses comptes est d’une naïveté confondante. Quoi, si on ne peut même plus coucher avec une journaliste, sans que celle-ci se mette à tout déballer par écrit quand on passe à une autre, où va-t-on ?

impasse-hollandeIl faut dire que ces révélations sont consternantes. Outre le fait que l’on apprend qu’il « aime » autant les pauvres que les riches, ce qui explique sans doute sa voracité fiscale, on est abasourdi de voir à quel point ce clown fait tout sauf son boulot. Il passe plus de temps qu’un ado boutonneux sur son téléphone. Savoir que le mec normal qui prétend nous sortir de la crise la plus violente depuis 1929, n’arrête de pianoter sur son putain de portable que pour aller faire du scooter rue de Cirque, m’indigne au plus haut point. Je comprends qu’il soit nécessaire aux Dieux qui nous gouvernent de faire quelques erreurs pour se rapprocher du quotidien de leurs contemporains, mais de là à se ridiculiser à ce point !

 Média fiction

 10632867_10152602954758213_130803092743396080_nImaginons un instant que Cécilia ait écrit un livre, dans lequel Nicolas Sarkozy ait parlé des « sans dents ». Pensez-vous que  la France qui cause ait fait preuve de la retenue qui la caractérise en ce moment ? Croyez-vous que les socialistes seraient restés sur leur Aventin en déclarant que tout ceci est du ressort de la vie privée et que l’exploiter serait indigne ? Je vois d’ici les mots s’étalant en gras en Une des journaux et les tombereaux de micros-trottoirs où des Français, légitimement scandalisés, déverseraient leur indignation en boucle sur les chaines infos. Mais en socialie normale, rien ou alors si peu. Si vous voulez vous rendre compte de l’ampleur de l’exaspération, tournez-vous vers les médias libres, vers internet où la blogosphère et autre tweet se déchainent. « Sans dents » est même devenu le second hashtag le plus suivi, le jour de la parution du livre de « souvenirs » de Valérie. Les ravages sont considérables, mais la Pravdmafia n’en parle pas.

10300869_329033873942553_5775829009008710098_nAu train où vont les choses, nous allons finir par nous apercevoir que c’est pour punir Vladimir de ne pas l’avoir prévenu de la parution prochaine du brulot de son ex que François a suspendu la livraison des Mistral à la Sainte Russie. On ne mesure jamais assez le poids de leurs alcôves sur les décisions surprenantes que prennent les grands de ce monde. On reste toutefois confondu devant la surprise apparemment générale qui a saisi nos zélites à l’occasion de la sortie de ce bouquin. Rendez vous compte que ce qui nous sert de Président n’a pas hésité à mettre sur écoute son prédécesseur, pendant des mois mais n’a pas eut l’intuition que la répudiée pouvait, un tant soit peu, lui préparer un tour de cochon. Soit il est assez con pour croire que son charme le mettait à l’abri de la vengeance d’une femme bafouée, soit les services spécialisés (qui ne sont pourtant pas très regardants quant à la légalité de leurs méthodes) sont conduit par de sombres buses, dotées des mêmes capacités d’anticipation que l’huitre. Dans les deux cas, cela n’a rien de rassurant !

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Les socialistes sont complètement à l’ouest et ne savent plus où ils habitent. Comme ils sont impuissants, ils s’agitent dans tous les sens en essayant de se rendre intéressants, pour le cas, fort improbable, où ils feraient mieux que leurs homologues grecs à l’issue de leur bail de cinq ans. La débâcle s’annonce terrible tant le décalage est immense entre les bobards qu’ils professent et la réalité que vivent les Français. Nous n’en sommes pas encore à la mi-mandat que nous avons l’impression d’être au terme d’un règne de trente ans. À l’aune des 28 mois que nous venons de subir, nous pouvons légitimement être inquiets pour les 32 qui nous restent à tirer. Culbuto va peut-être bien finir par être le premier Président à ne pas aller, de son vivant, au terme de son mandat. Nous ne couperions alors pas à une remise à plat de nos institutions, ce qui ne présage rien de bon, tant nos constitutions ont toutes été de sombres crottes, à l’exception de celle de 58. Il est de bon ton de la dénigrer, notamment, à cause de François le normal. Elle avait, à l’origine, été prévue pour donner à un homme les moyens de faire face aux périls qui menaceraient la France, pas pour nous mettre à l’abri d’un parfait crétin. François Hollande est un désastre qu’il n’était pas très difficile de prévoir. Tous ses « amis » socialistes se relayaient pour nous le décrire comme tel. Qui aurait pu imaginer qu’un médiocre de ce calibre puisse, un jour, se poser en successeur du Général de Gaulle. Audiard prétendait que l’on reconnaissait un con au fait qu’il osait tout… malheureusement pour la France, loin de le reconnaître pour ce qu’il était, nous l’avons élu.

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MÉDIAS, PROPAGANDE ET ALIÉNATION DE L’ESPRIT CRITIQUE

août 2, 2014

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Lorsqu’un bon camarade m’a demandé de rédiger un billet d’humeur destiné à introduire une réflexion générale sur le thème « les médias sont-ils devenus fous ? », j’ai naturellement sauté sur l’occasion. En creusant le sujet et notre cervelle par la même occasion, on commence par se demander se demander, avec insistance : pourquoi « devenus » ? Les journalistes, à bien y regarder, ne comptent pas au nombre des personnes les plus saines d’esprit de ce pays. Leurs réflexes sont pavloviens. Ils sont toujours prompts à dénoncer chez les autres, ce qui est la règle chez eux : recrutement opaque, copinage, promotion canapé, promiscuité incestueuse avec les politiques, passion pour la stigmatisation … j’en passe et des meilleurs. Alors oui, nos médias sont à la masse et ce phénomène s’amplifie à mesure que, la crise aidant, le modèle qu’ils tentent de nous imposer depuis les années Mitterrand prend l’eau de toute part.

 

De l’ombre à la lumière

political-correctness2Pour mieux appréhender la folie des journalistes, il faut comprendre deux choses. La première c’est qu’ils sont beaucoup plus à gauche que la population qu’ils sont supposés informer. La seconde qui découle – oh surprise ! — de la première, c’est l’obsession du politiquement correct qui sert de boussole à tout ce petit monde endogame.

Tout commence en 1981 avec l’arrivée de « Tonton ». Avant, nous vivions dans l’ombre de la dictature Giscardo-Gaullienne (c’est bien connu) et l’odieuse censure empêchait nos braves Rouletabilles de laisser libre cours à leurs penchants progressistes. Tous ceux qui ont vécu cette période savent ce que ce « story telling » a d’inepte. Une légende (traduction française de l’insert anglo-saxon précédent) a beau être idiote, plus elle est répétée, plus elle prend corps. Surtout, à mesure que disparaissent les témoins susceptibles de l’infirmer, elle tend à devenir une vérité. Le baratin autour de la libération qu’a représenté le 10 mai 1981 n’existe, en réalité, que pour masquer la chasse aux sorcières éhontée entreprise, dans la profession, par les socialistes et leurs affidés dans les années qui ont suivi « le passage de l’ombre à la lumière ». Mais chut ! C’est le secret le mieux gardé de la France soviétique.

104634372Les journalistes de droite, traités comme de vulgaires collabos, ont été pourchassés jusqu’au fond des toilettes de leurs rédactions respectives (pour reprendre une image russe qui a fait florès). Une dictature de la bien-pensance s’est alors installée, parallèlement à la montée du Front National. Tout ce qui ne pensait pas comme il fallait, était accusé de complaisance avec les zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire et partant décrété infréquentable, raciste. Aux Zélotes la fortune et la gloire télévisuelle (Canal+ est le temple des fidèles), aux mécréants la déchéance, l’opprobre et la ruine (Cinq you la Cinq).

 

La droite la plus bête du monde

adhesif-sticker-les-fous-du-volant-diabolo-decoration-858417547_MLRevenue au pouvoir, la droite – avec le courage qui la caractérise – décréta la forteresse imprenable, reculant devant les procès d’intention des profiteurs susdécrits. Elle abandonna donc bien vite l’idée de débolchéviser la presse. Il ne fallait pas donner l’impression de prendre une revanche (la gauche oui, la droite non). Pire, à mesure qu’elle renonçait à appliquer ses idées, la droite française se jetait dans la gueule beuglante de ses ennemis. Eh oui, quant il devient indispensable de cacher ses renoncements successifs, la com’ remplace l’action et il faut bien entrer dans les bonnes grâces des plumitifs (qui n’en espérait pas tant) pour faire croire aux naïfs qui vous ont élus que vous agissez, alors qu’en réalité vous ne faites que vous agiter.

chiracprimaireIl n’est plus question à droite – et depuis bien longtemps – d’appliquer des idées que l’on a d’ailleurs de moins en moins. L’indigence programmatique qui tient lieu de « viatique » à l’UMP ne s’explique pas autrement que par les renoncements successifs de ses « leaders ». Ils ont tous plié devant la dictature du politiquement comme il faut exercée par les journalistes. Nos « grands » Hommes ont longtemps été persuadés, par leurs attachés de presse respectifs, qu’il fallait « composer avec la sensibilité des médias » (comprendre : être de gauche) pour faire passer un « message » (comprendre : espérer être élu). Un message, du reste, de plus en plus vide de sens. Les « communicants » ont ainsi fabriqué des bêtes de concours agricoles, totalement déconnectées du pays réel, afin de plaire à des journalistes qui, eux, vivent sur Mars. Rien d’étonnant, dans ces conditions que Juppé soit à ce point adulé par les médias. Il est la quintessence de l’esprit munichois de la droite française qui a tout abandonné à l’adversaire, pour s’excuser de ne pas être de gauche.

L’économie ou la lutte des classes

Si vous en doutez, demandez-vous pourquoi Chirac, puis Sarkozy ne sont jamais revenus sur ces trente-cinq heures qu’ils ont pourtant, tous les deux en leurs temps, dénoncés pour ce qu’elles étaient : un gouffre financier. Car il n’y a pas qu’en matière politique que le conformisme journalistique agit. La relation qu’entretiennent nos médias à l’économie de marché est aussi réaliste que celle qui unit Chavez au progrès social et elle explique très bien pourquoi la droite n’a jamais dépassé son horizon étatiste, malgré l’échec patent de notre « modèle social ».

chouette-des-cotisations-socialesLe marché est, en France pour les journalistes, un instrument démoniaque d’aliénation là où, partout ailleurs sur la planète, il est un simple lieu de rencontre entre l’offre et la demande. Chez nous, le présenter ainsi est un péché contre l’esprit des lumières, une preuve de votre affiliation aux puissances de l’argent bref, une pensée déviante. Vous aurez certainement remarqué que, dans nos journaux, les libéraux et le libéralisme n’apparaissent que nantis du préfixe « ultra ». Bien peu nombreux sont, du reste, les lecteurs qui saisissent l’allusion à la Restauration (la période de l’histoire de France, pas le complément à l’hôtellerie) et à la Chambre introuvable (là encore rien à voir avec le guide Michelin). Peu importe la culture, seul compte le résultat et les « ultras » sont plus communément assimilés à l’outrance. Si les trains déraillent ou se rentrent dedans en Grande Bretagne c’est la faute à l’ultralibéralisme alors que chez nous … C’est la faute à pas assez de service public ! Attentifs comme vous l’êtes vous aurez sûrement remarqué que ce terme d’ultra ne s’applique jamais à l’islamisme qui n’est qu’une version un tout petit peu excessive d’une Religion fondée, par ailleurs, sur la paix et la tolérance… Comme le constatent quotidiennement les chrétiens d’Orient.

DangerSi les journalistes ultracisent à qui mieux mieux tout ce qu’ils se sont donnés pour mission de détester et de faire détester, c’est qu’en France, depuis les Jacobins : il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Appliqué à l’économie politique ça donne le discours du Bourget délivré par Pépère, lors de sa campagne présidentielle. Ce tissu d’âneries n’a pas eu d’autre raison d’être que celle de brosser dans le sens du poil, tous les résistants en peau de lapin que compte notre classe jactante. La presse française se voit, en effet, pelle mêle comme héritière et garante :

— de la Révolution

— des Droits de l’Homme

— des acquis sociaux

— du Service Public

Le tout se résumant dans l’indépassable droit d’en foutre un minimum pour un profit maximum et son corolaire : le droit légitime de l’Etat à pomper toutes les ressources disponibles afin de garantir que ce bordel ne cesse jamais. Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que tout ce que ce milieu compte de buses se soit mis à idolâtrer l’andouille de Tulle quand ce dernier déclara que son ennemi c’était la finance  et à ce qu’ils aient tous applaudis, comme le premier crétin des alpes venu, devant le projet — forcément génial — de taxer à 75 % tous ceux qui touchent plus d’un million par an.

 

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Internet voila l’ennemi

 

Pareil aveuglement partisan conduit généralement à un réveil brutal car on ne peut pas impunément diverger sans arrêt du quotidien de ses contemporains. Pourtant, comme il est plus doux de rêver, nos médias refusent obstinément de se réveiller et avalent force Temesta pour y parvenir. Sous nos latitudes ce médicament est prescrit par l’Etat sous le nom générique d’aides à la presse.

thought-police Les lecteurs d’une presse à sens quasi unique désertent les journaux à mesure que grandit le fossé entre ce qu’ils voient et ce qu’ils lisent. En France, nous réussissons ce tour de force inouïe d’avoir une presse, d’autant plus subventionnée par l’Etat qu’elle perd des lecteurs par wagons entiers. Au nom de la « liberté d’informer de désinformer », l’État paye grassement des journalistes, avec nos sous, pour nous écrire la légende d’un pays qui n’existe plus. Il en va de même sur les radios et à la télévision. À défaut de pluralisme, vous ingurgitez la même soupe faite de bons sentiments, très dans l’air du temps. L’audiovisuel ne vous informe plus qu’à la marge, mais en revanche vous rééduque vigoureusement. Aux spots de pubs de tous les ministères inutiles qui vous somment de manger 5 fruits et légumes par jour, s’ajoutent les campagnes destinées à vous faire accepter votre condition de délinquant de la route en puissance ou votre statut d’exploiteur des rares ressources de la planète. Toutes ces campagnes onéreuses sont autant de subventions publiques glissées dans les poches profondes des « entrepreneurs » du spectacle de l’information et destinées à compenser les pertes dues à l’érosion continue de l’audience, consécutive à la montée en puissance d’Internet.

internet_danger-1Car nos propagandistes ne s’y sont pas trompés. La vraie menace sur leur rente de situation ne vient pas du grand soir hypothétique d’une droite dotée des attributs de virilité nécessaires au nettoyage des écuries d’Augias. Non de ce côté là il n’y a rien à craindre des eunuques du sérail ! Le grand danger vient de cette nébuleuse incontrôlable qu’est l’internet. Pensez, tout un chacun peut prendre la plume et rapporter les faits sans les précautions d’usages œillères réglementaires dont sont dotés les journalistes « professionnels ». Les Français se passionnent pour ces nouveaux médias, moins prompts à leur cacher ces vérités qui ne sont jamais bonnes à dire. Il convient donc, dans la logique liberticide qui préside à la préservation de tout monopole national, de « réguler » Internet. Les plus allants de nos « combattants de la liberté » par le stylo bille vont même jusqu’à louer le gouvernement chinois pour ses aptitudes libérales en matière de contrôle du web.

 

snj-smC’est ainsi que nous en arrivons à des aberrations qui font qu’une candidate éphémère du Front National, primo délinquante, se voit condamnée à 9 mois de prison fermes pour injure raciale sur internet, pendant que l’on relaxe quantité de dealers, voleurs et violeurs en tous genres. Le tout sous les applaudissements, presque unanimes, des plumitifs qui tiennent enfin leur « bête immonde ». Dans la même semaine, les jeunes victimes du racisme intrinsèque de la société française attaquent des synagogues et mettent nos quartiers à feu et à sang aux cris de « mort aux juifs » (slogan o combien humaniste et original, on en convient), au nom d’une guerre qui se déroule à plus de 4 000 kilomètres. Pour nos journalistes, la cause est entendue : c’est la faute à Internet. Pas un d’entre eux pour s’interroger sur le fait qu’il y a à peine un an, on emprisonnait préventivement des pères de famille qui avaient le mauvais goût d’arborer un pull siglé d’une famille stylisée se tenant par la main. Pas un pour se demander pourquoi le ministre de l’Intérieur de l’époque mobilisait des effectifs démesurés pour encadrer des manifestations pacifistes et pourquoi, le même, devenu Premier ministre s’est montré incapable d’empêcher le déroulement de manifestations propalestiniennes qu’il avait pourtant interdites ?

 

Dangereux fascistes menaçant la République

Dangereux fascistes menaçant la République

Nos journalistes sombrent dans la schizophrénie la plus avancée, à force de ne voir le monde qu’avec le côté gauche de leur cerveau. On ne compte plus les jours sans que nos médias ne nous enfument avec des histoires à dormir debout afin d’être sûr de ne pas parler des sujets qui préoccupent les Français. Il est d’ailleurs cocasse que journaliste soit la profession la plus mal considérée par nos compatriotes, juste après celle de politicien. Dans ces conditions, il n’est plus besoin de s’interroger bien longtemps. Oui nos médias sont fous et ça ne va pas en s’arrangeant.

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LA FETE AU SLIP … NATIONAL

juillet 14, 2014

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Nous sommes le 14 juillet et si le réchauffement climatique et le fanatisme religieux font que les femmes se couvrent, il est une catastrophe à laquelle nous n’avons aucun moyen d’échapper : l’interview du Président normal. Tout heureux d’avoir, pour une fois, mis le nez dehors sans se recevoir des brocs de flotte, Pépère nous a livré une série de prédictions et de banalités dans l’air du temps, comme lui seul en a le secret. Petite revue de détail des prédictions de l’Oracle de Tulles.

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« Nous sommes sortis de la crise de la zone euro. La reprise est là, mais elle est trop fragile »

Nostradamus est enfoncé. Chaque année, au 14 juillet, avec la régularité de la montre suisse de Jérôme Cahuzac, il voit la croissance et la reprise. Le jour où nous n’y aurons pas le droit, de deux choses l’une : soit nous aurons une reprise du feu de dieu, soit nous envierons la Grèce. Pour ce qui est de l’Euro, attendez-vous à en chier, car, si le meilleur économiste de France estime que nous sommes sortis de la crise, il y a fort à parier que la tempête approche à grands pas.

 

« Le pacte (de responsabilité, NDLR), c’est verser 43 milliards d’euros aux entreprises pendant trois ans. Et ce sont des salariés qui peuvent vérifier ce que l’entreprise fait de cet argent. Je vous mets sur la table avec une garantie, les parlementaires viennent de voter les textes, ce qui va se produire du côté de l’Etat pendant trois ans : soutien aux entreprises, baisses d’impôts pour les ménages, économies budgétaires. Tout est connu, tout est posé sur la table et rien ne sera modifié, alors les entreprises je leur dis maintenant, c’est à vous aussi de marquer votre confiance ».

Je laisse de côté le Français très approximatif qui tend à faire douter de la rigueur du concours d’entrée à l’ENA. À côté de lui, Sarkozy fait figure de Secrétaire perpétuel de l’Académie. Notons, en passant, qu’alléger les impôts qui plombent nos entreprises c’est, pour notre Président : verser 43 milliards aux entreprises… Quand on vous dit que nous vivons en Union soviétique, on ne vous ment pas. Tout ce qui est produit est propriété de l’Etat. Si ce n’est dans les faits, au moins dans la tête de nos gouvernants et ça, ca fiche franchement les jetons. Pour le reste, amis entrepreneurs, puisqu’il nous le met sur la table, nous serions bien mesquins de ne pas lui marquer not’  confiance à not’  bon Maître.

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Sur le chômage (3,4 millions), « nous n’avons pas tout testé ». « À la rentrée, il y aura une rencontre – je la présiderai moi-même – pour lever tous les obstacles par rapport à l’apprentissage. “Ce que peut faire l’enseignement public de plus, ce que peut faire l’État – il y a 700 apprentis seulement dans la fonction publique d’État-, ce que peuvent faire les entreprises en plus, on va tous s’y mettre”, a-t-il ajouté, réitérant l’objectif de “500 000 apprentis d’ici à 2017”.

Ça, visiblement, à prés de trois millions et demi de chômeurs (version officielle) on n’a pas tout testé. Alors on va tout miser sur le truc qu’on a supprimé l’année dernière : l’apprentissage. C’est bien l’apprentissage, c’est utile pour les plus de cinquante ans l’apprentissage. Puis comme on n’a pas assez d’emplois aidés dans la fonction publique on va se mettre à fabriquer des apprentis. C’est génial et vous noterez au passage que la sortie est accompagnée de son traditionnel objectif irréaliste : 500 000 apprentis d’ici 2017. 2017 c’est l’horizon indépassable de Pépère. C’est l’année où la courbe du chômage s’inversera, où les aveugles verront, où Juppé aura des cheveux et où Manuel, Arnaud et les autres marcheront sur l’eau.

 

“Il faut aller vite. Pas une minute ne sera perdue pour la réforme. Dès la rentrée, nous allons avancer sur l’apprentissage, sur l’investissement…”

Pas une minute à perdre, mais toutes les vacances pour ne rien branler.

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Il n’y a pas “le moindre différend” avec Valls, “rien ne peut nous séparer”. “Si j’ai choisi Manuel Valls, c’est parce qu’il met de l’efficacité, de l’organisation et de la rapidité.”

Là où ce bon à rien de Ayrault était inefficace, désorganisé et lent, je m’en suis remis à Speedy Gonzales. Vraiment, quel con ai-je été pour me garder ce boulet deux ans …

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Les impôts sont “un sujet sensible”. Leur baisse interviendra “dès 2014”. “Une partie de ceux qui en payaient davantage en paieront moins et d’autres en paieront plus.” Il y aura ensuite des baisses d’impôts pour “plusieurs centaines de milliers” de contribuables en 2015.

Là on touche au sublime, à l’absolu. Une partie de ceux qui en payaient davantage en paieront moins et d’autres en paieront plus. Ben oui, faut bien compenser, ce n’est pas comme si nous allions faire des économies. Et la défense du Service public alors ? C’est qu’il faut bien payer pour tous ces services aussi utiles que fascinants comme la Halde, Hadopi, le Défenseur des Droits, la SNCF qui fait grève, la Poste qui ne distribue plus de courrier, etc., etc. Et puis des centaines de milliers de contribuables auront une baisse d’impôts en 2015. Demain on rase gratis et je rappelle aux crédules qu’une baisse débute dés une remise de un euro.

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“Israël peut se défendre s’il est attaqué”, mais il doit avoir “de la retenue, de la réserve”.

Il aurait été franchement dommage, en réélisant Nicolas l’agité, de nous priver des fulgurances géostratégiques de François le Normal. Ami israélien, sache que pour la France, si tu es attaqué, tu as le droit de te défendre, mais avec retenue et réserve. Cette assertion, toute en finesse, est magnifique. Après le Grand Siècle, Talleyrand et Briand (Aristide, pas Dany) on est heureux d’en être arrivé là. Hollande est à la diplomatie ce que Nivelle était à la stratégie et Lebrun à l’esprit de résistance. Elle n’a strictement aucun sens cette formule à la con. À force de ménager la chèvre et le chou, on en arrive à se faire courser par la chèvre, tandis que le chou pourrit par la racine. Regardez donc ces gentils manifestants islamo-ultragauchistes qui ont attaqué deux synagogues hier. Il faut dire que ces lieux de cultes – qu’un vert qualifiait, pour justifier l’assaut, “d’ambassades d’Israël” – les avaient, en effet, odieusement provoqués. Ne dressaient elles pas avec insolence, leur opulence sioniste sur leur parcours festif qui entrainait nos proPalestiniens de Barbès à Bastille ? Pour en revenir à la Géopolitique pour les nuls, qu’est-ce donc que la retenue ? La réserve on voit à peu près et Benjamin est justement en train de la mobiliser, la réserve, pour aller, en toute retenue, botter le train du Hamas à Gaza. Vraiment, quel génie, mon Dieu faites qu’il se taise plutôt que de sortir de pareilles idioties.

 

Le conflit israélo-palestinien “ne peut pas s’importer en France. Il n’y aura aucune tolérance à l’égard de tel ou tel débordement”

Il ne se tait pas ? Décidément il n’y a pas de Bon Dieu ! Que veut-il dire par là ? Il va rétablir les frontières pour empêcher l’importation de ce conflit ? Non je déconne !

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En 2015, il y aura des réformes concernant “la santé, l’accompagnement du très grand vieillissement, la relance du service civique ou le lancement d’un grand plan pour le numérique à l’école”.

Comprendre : en 2015, pour ce qui est de la sécu, on ne va plus aider que les très grands vieux, les petits vieux, eux, seront de la revue ! Comme ils sont nettement plus nombreux, ça nous fera des économies. À part cela, nous allons donner du travail aux Chinois en empruntant pour donner des tablettes à nos analphabètes. Je l’ai fait en Corrèze et ça a ruiné le Département. Quand une expérience est aussi bonne, il serait idiot de ne pas la généraliser.

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Des “réformes de société” seront faites en 2016 comme le droit de vote des étrangers auquel “je suis favorable pour les élections locales”.

Revoilà le serpent de mer, le grand retour du sociétal de rassemblement façon : mariage pour tous sauf pour moi. Chiche mon Pépère, puisque tu n’as pas de majorité là dessus, demande au Peuple par référendum ce qu’il en pense, tu ne vas pas être déçu. Surtout si d’ici là tes copains ont en toute retenue mis le feu à deux ou trois synagogues histoire de montrer la chance qu’ils représentent pour la France.

 

“Je veux que les Français vivent mieux à la fin de mon mandat.”

Aucun doute là dessus, ton départ sera un grand soulagement et nous vivrons bien mieux la fin de ton mandat que son début !

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“On commet toujours des erreurs”, notamment sur la promesse non tenue d’inversion de la courbe du chômage.

Elle est où l’ânerie ? D’en avoir fait la promesse ou de l’avoir réitérée pendant un an en prétendant tous les mois, contre toute logique, que tu allais y arriver ? Notez qu’au pluriel de départ correspond un singulier à l’arrivée. Je suis sûr qu’il avait d’autres exemples en tête… ce que c’est que la modestie !

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À propos des problèmes de Nicolas Sarkozy avec la justice, le président a assuré n’être jamais intervenu et a rappelé “le principe d’indépendance de la justice”.

Pas de doute, elle est indépendante. Le fait que tous les juges qui s’intéressent au mari de Carla Bruni fassent partie du Syndicat de Magistrature est surement dû au hasard. À ce compte là, pas besoin d’intervenir, il suffit de nommer. C’est quoi le pluriel d’impartial ? Des partiaux ?

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S’agissant d’une éventuelle primaire PS pour 2017, “je ne me pose pas cette question”.

Ca tombe bien, nous non plus !

 

“J’ai une règle, la vie privée doit être la vie privée. Donc je fais en sorte de la mettre en œuvre, cette règle”. “Et lorsque j’aurai des informations à vous communiquer, je le ferai. Mais je n’en ai aucune”.

La vie privée doit être la vie privée. C’est presque aussi beau que le passage sur Israël. Vite, donnez-moi une bassine et une épée que je donne des coups d’épée dans l’eau. C’est sûr que tu as tellement bien communiqué sur la rue du Cirque que l’on attend avec gourmandise que tu aies des informations à nous donner. On en salive d’avance.

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LA FRANCE QUI CAUSE EST HEMIPLEGIQUE

juillet 3, 2014

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L’expérience accumulée par l’humanité depuis que nous sommes passés de quatre à deux pattes fait que pour rester en équilibre il est nécessaire de se reposer sur ses deux pieds. Ce concept, hautement novateur pour nos aïeux, n’a cessé de se décliner depuis, à mesure que l’Homme progressait vers la connaissance et ce faisant domestiquait le monde. Il en est de même en politique : à trop pencher dans un sens, on finit par se casser la gueule. Le mal français n’est pas à rechercher bien loin. Son élitisme uniforme et le terrorisme intellectuel qu’exercent les tenants du dogme du politiquement comme il faut sont responsables du marasme dans lequel nous pataugeons allégrement depuis trente ans. Si vous en doutez voilà de quoi participer à votre prise de conscience.

L’homme de droite à tous les droits à condition d’être de gauche

8521402665595Afin d’illustrer cet axiome, intéressons-nous à la polémique déclenchée par la nomination prochaine de Jacques Toubon au poste de défenseur des droits. Une foi de plus nous vivons au pays du père Ubu. En premier lieu le simple fait que l’on se sente obligé, dans les hautes sphères, d’appointer un défenseur à quoi que ce soit est d’un ridicule achevé. Nous avons des juges et des tribunaux pour faire respecter nos droits. Dès lors, quel besoin avons-nous de mettre en place des bidules, tous plus coûteux les uns que les autres, et qui finissent immanquablement, au bout du compte, par saisir la justice ? Vous me direz qu’il convient de créer les indispensables intermédiaires pour permettre à l’envieux ou au raté de dénoncer anonymement (cela va sans dire) celui qu’il jalouse et vous aurez raison. En dehors de perpétuer les usages en vigueur lors de la mise en œuvre du premier traité d’amitié franco-allemand signé à Montoire tous ces gadgets droitdel’hommistes ne servent à rien d’autre qu’à gaspiller un argent que nous n’avons plus. Alors que Pépère s’est trouvé une nouvelle marotte, celle de la simplification du mille-feuille institutionnel, voilà une simplification aussi utile qu’indispensable : fermer tous ces comités Théodule budgétivores.

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Comme nous n’en prenons pas vraiment le chemin, revenons-en au machin compassionnel qui est supposé défendre nos droits (ouarf ouarf ouarf), contre subventions sonnantes et trébuchantes. Jean Jacques Aillagon, lointain successeur de Toubon dans ce beau ministère de la Culture — que le monde entier nous envie, mais se garde bien de copier – (le ministère, pas Toubon) Jean-Jacques donc, a pris la défense de son compagnon de route en chiraquie, dans une vibrante tribune du Point. Il y proclame sa foi dans son camarade en écrivant ceci :

« Jacques Toubon a pu céder naguère à la stupide bipolarité de la vie politique française. Une pratique avec laquelle cet homme compétent et sérieux a rompu.”

En français, cette fulgurance se traduit à peu près par : Jacques Toubon a commis des erreurs dans sa jeunesse, mais que l’on se rassure, il a vu la lumière, mes frères, vous pouvez le désigner en toute conscience, il est authentiquement de gauche. Ouf ! Nous qui pensions stupidement, avec tout le bordel orchestré par la gauche, que Toubon était de droite, nous voilà rassurés.

Plus c’est gros, plus c’est faux, plus ça passe en boucle sur les chaines infos

84961673_o Avec cette nomination, nous avons assisté à ce que la « bolchosphère » produit de meilleur. Tout ce qui compte dans ce milieu qui œuvre pour le bien, vous l’aurez compris, s’est très vite mobilisé autour de l’homophobie supposée de ce brave Toubon. Certes, Jacques ne compte pas au nombre, sans cesse grandissant, des homopoliticus. Son hétérosexualité fut même, un temps, aussi légendaire dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris que celle de son Maître que ces dames gratifiaent du sobriquet flatteur de « 5 minutes douche comprise ». L’histoire ne dit rien de l’endurance de l’ancien Maire du 13ème arrondissement de Paris. En revanche la nouvelle légende noire de l’Assemblée veut faire de lui un anti gay virulent.

ob_0cbd46_liberte-de-penserRendez-vous compte, en 1982, il aurait voté contre la dépénalisation des relations homosexuelles (sic !). Un crime impardonnable en notre République communautariste et très gay-friendly-dans-l’air-du-temps-écolo-comme-il-faut. C’est là que le gogo condamne et que le curieux s’interroge. Comment se fait-il qu’à l’instar de la peine de mort, la « dépénalisation de l’homosexualité » (re sic) ne soit pas plus universellement célébrée et festivement commémorée au titre des grandes conquêtes sociétales de la gôôôche de gouvernement ? Et l’affreux curieux de creuser la question pour découvrir qu’en réalité, en 1982, les partisans de l’intelligence ont dépénalisé le fait, pour un majeur, d’avoir des relations à caractère homosexuelles avec un mineur… Réfléchissons un peu, si les relations homosexuelles avaient été criminalisées dans notre pays, comme elles le furent dans l’Angleterre victorienne, par exemple, pourquoi l’élite homosexuelle européenne en général et anglaise en particulier voyait-elle notre pays comme un havre de liberté (avant 1981) ?

Tout ce que cette lamentable bronca anti Toubon nous prouve, c’est que ses opposants sont plus sectaires que rigoureux et qu’en 1982 l’homme était encore de droite. Il s’était alors opposé à la dépénalisation du détournement de mineur. Rien de plus, rien de moins, mais c’est sans doute déjà top pour les « défenseurs » des droits à sens unique.

Vive la diversité !

1011083_279555472188139_2013528719_n-366x518La France qui cause n’a pas de mots assez durs, ni de stigmatisations trop vives pour pointer du doigt le manque de diversité dans le Paysage Audiovisuel Français qu’elle truste. Ce faisant elle scie, avec une étonnante vivacité, la branche sur laquelle elle trône depuis quarante ans, mais je partage assez ce point de vue. Il est exact que la société française est plurielle et que les journalistes de l’audiovisuel ne la représentent que très partiellement voire très partialement. Je diverge cependant sur les moyens à mettre en œuvre pour y remédier. Là où le politiquement correct – qui abhorre le mot « race » – veut plus de « couleur » dans le PAF, je me contente de souhaiter plus d’idées. Peu m’importe la couleur de celui (ou celle) qui porte la contradiction, pourvu qu’elle existe. En effet, lorsque 80 % des journalistes se déclarent de gauche dans un système politique où le Front National atteint 25 % des suffrages exprimés et où seul un million de voix sur quarante-six permirent le « triomphe » du Moi Président sur l’hydre Sarkozy en 2012, je me dis qu’un peu de pluralité ne nuirait pas à mon pays.

10308173_10152401086242566_6751187155191038113_nDans un même registre, il ne serait pas inutile que nos élus soient un peu plus représentatifs du pays. Dans la nouvelle législature, on compte 185 fonctionnaires et enseignants contre 32 cadres du privé. Si l’on ajoute à cela les retraités, on arrive à un nombre ahurissant de pensionnés d’État parmi nos « représentants ». Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que le premier réflexe de nos dirigeants soit d’augmenter les impôts pour préserver notre mondialement célèbre « modèle social français ». Il est, en effet, très rare que les moutons se tondent eux-mêmes. Enfin, je n’aurai pas la cruauté de demander à ce que l’économie soit traitée par des gens sérieux alors qu’elle est « enseignée » par des trotskistes. Un petit nombre de journalistes s’exercent, dans ce domaine, à la liberté d’esprit. Est-ce parce que la matière est sous enseignée et totalement ignorée des Français que la liberté de penser y est plus grande ? Toujours est-il qu’il est plaisant de constater les bottages des culs pompeux des Eli Cohen et autres Jacques Attali, régulièrement administrés par les Nicolas Doze et autres François Langlet. Ceci dit, la route vers la liberté est semée d’embuches et je ne doute pas que d’ici peu ces « ultras libéraux » soient traités en paria par toute leur profession, à l’instar des Yvan Rioufol et autres Élisabeth Levy. C’est qu’il ne fait pas bon penser de travers dans un pays qui considère le Figaro comme un journal de droite.

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Les choses bougent. Lentement mais sûrement, le carcan qui obstrue la pensée française se fendille. Les œillères ne remplissent plus que très imparfaitement leur rôle et les comparaisons internationales nous prouvent, de plus en plus, que malgré les prescriptions des eunuques du sérail, nous faisons fausse route. Combien de catastrophes devrons-nous cependant encore endurer pour que notre vieux pays se prenne enfin en main et se redresse ? Nous ne sommes surprenants que lorsque nous sommes au pied du mur. Pour ce qui est de ce type d’obstacle de briques, nous nous sommes dotés d’un moteur de fusée pour nous précipiter dessus en klaxonnant. François Hollande – qui ne comprend toujours pas ce qu’il fait là – déploie une énergie hors norme pour nous envoyer nous y fracasser. Il est le pur produit d’une élite qui s’est acharnée à débusquer le plus stupide des siens, pour être sûr que rien ne change jamais. Pourtant, à trop tirer sur la ficelle, elle finit par se rompre et en la matière, notre intelligencia n’aura jamais produit de meilleur sécateur que son Président Normal.

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LE GRAND N’IMPORTE QUOI

juin 4, 2014



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La France vient de voter pour la seconde fois en moins de deux mois. Pour la seconde fois, donc, les électeurs ont, on ne peut plus clairement, exprimé leur opposition au gouvernement de François Hollande et à sa politique de gribouille. Seulement de la seconde raclée consécutive enregistrée par le pouvoir socialiste, nous n’entendrons évidemment pas parler. La classe jactante se concentre sur la crise, oh combien plus passionnante et « imprévisible » qui secoue l’UMP. Cette dernière n’en finit pas de mourir de n’être qu’un syndicat d’élus sans autre ambition que celle de leur assurer un siège. Tentons de voir au-delà du brouillard médiatique fait d’analyses convenues. Scrutons l’avenir des deux partis de gouvernement et les raisons objectives qui poussent, scrutin après scrutin, toujours plus de Français vers le Front National.

Oh surprise, l’UMP se déchire !

ump-lolPartant du principe que l’on ne s’étripe bien qu’entre amis, les caciques de l’UMP se vomissent, s’insultent et s’entretuent en public depuis le 25 mai au soir. La belle affaire ! Depuis leur défaite de 2012, ils ne se sont jamais vraiment abstenus de se coller des mandales. Tout au plus ont-ils mis sous le boisseau leurs détestations réciproques, le temps de ravir des villes à la gauche. Une fois l’affaire faite, il convenait de reprendre au plus vite, la lutte pour la soupe. Cinq points d’écart avec le FN auront finalement eu raison d’un Mouvement qui n’a jamais rien eu de Populaire et qui n’est plus qu’une parodie d’Union depuis bien longtemps.

moliere-miege-723x1024Crée en 2002 pour fédérer, autour de Chirac, la galaxie des notables centre mous qui venaient de s’apercevoir que Giscard puis Balladur avaient leur avenir derrière eux, l’UMP n’a jamais eu – et pour cause – de corpus idéologique bien défini. Gaulliste, mais pas trop pour ne pas effrayer les européistes béats, Libérale, mais pas trop pour ne pas faire fuir les socialistes contrariés et enfin Etatiste dans l’âme, mais sans trop le dire, pour éviter de trop ressembler à son modèle : le Parti Socialiste. L’UMP s’apparente parfaitement au Chiraquisme  dont elle est issue : un mélange d’opportunisme et de bouillie idéologique dans l’air du temps. Un parti ou la communication prime sur le fond, un bateau ivre qui surfe sur les modes. Un mouvement qui se défini par un consensus, lui-même déterminé par ses adversaires socialistes, appuyés par des médias dont 80% des journalistes votent à gauche. Bref, un parti d’attachés de presse : un mouvement d’eunuques.

ump6Après s’être fait honteusement distancer par un Front National régénéré, il convenait donc de réagir. La seule conclusion en provenance des penseurs de l’UMP : c’est que le parti doit se rapprocher du Centre… Un quart des électeurs se porte sur les listes de Marine Le Pen et la stratégie gagnante, pour cette bande de Simplets, c’est de faire la course à gauche. Pas de doute, à force de vouloir plaire à la France qui cause, l’UMP va finir par devenir le PS dont les médias rêvent. Je doute que les électeurs y trouvent leur compte. À ce train-là, l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen n’est peut-être plus une simple vue de l’esprit.

Le PS en voie de disparition

Parti-socialisteÀ voir avec quelle constance, le parti de l’intelligence réagit à ses déroutes électorales, il n’est pas exclu que le seul bien que François Hollande aura finalement fait au pays soit celui de la disparition du PS. Songeons qu’en à peine deux ans, le menteur à teinture a réussi l’exploit de ramener le PS là où Tonton la Francisque l’avait laissé … après 14 années de pouvoir. En 1994, il y a 20 ans, le PS avait aussi atteint le score lamentable de 14% aux Européennes. En ce temps là, pourtant, il devait affronter la concurrence d’un PRG mené par un Nanar au mieux de sa forme. Donc, à bien y regarder, le résultat des Européennes annonce davantage la mort du PS qu’il n’augure du triomphe du Front. Mais il convient de bien cacher ce constat !

FN-premier-parti-ouvrier-de-France-530x743-customJe sais qu’un peuple habitué aux Duhaméleries de toutes sortes aura du mal à croire à la chose, mais le PS est dans une bien plus mauvaise posture qu’une UMP empêtrée dans ses fausses factures. Le parti de Jaurès n’est plus qu’une coquille vide et ses héritiers sont totalement à poil. Ils se battent contre une réalité, sur laquelle ils n’ont plus de prise et sont trahis par des « leaders » qui n’ont qu’une hâte : celle de faire le contraire de ce qu’ils se sont engagés à mettre en oeuvre pour être élus. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que les électeurs de François Hollande restent chez eux. Il avait promis de renégocier le traité européen signé par le vilain Sarkozy et cette sorcière de Merkel. Il s’était engagé à ne faire payer que les riches et le retour du plein emploi n’était qu’une question de mois. Résultat : il s’est couché devant Angela, les Français n’ont jamais payé autant d’impôts et l’inversion de la courbe du chômage n’est prévue, au mieux, que pour 2017. Bien sûr le Peuple de gauche a eu au passage le mariage pour tous, avant d’avoir une grande vague de libération de criminels maintenant que les élections sont passées. Il n’est pas improbable qu’il ait bientôt en prime : l’obligation de rouler à 80 km/h sur les routes départementales en attendant une peine de prison, si l’électeur floué est pris en train de conduire avec une clope au bec et son chiard à l’arrière de sa bagnole.

blog -Hollande-gamelle maintenant Avec un tel bilan, difficile d’être optimiste. Les socialistes ne sont crédibles sur rien. Le seul à être (provisoirement) un tant soit peu populaire est le plus à droite d’entre eux. Encore avons-nous pu juger que – contrairement aux espérances élyséennes et au melon dont est affublé le nouveau Premier ministre de Normalito – la nomination de Manuel n’aura, en rien, diminué la nouvelle claque annoncée. Aurions-nous gardé le très dynamique Jean-Marc Ayrault que cela n’eut même, très probablement, rien changé du tout. On le voit, le PS a son avenir derrière lui. Il n’y a plus que les journalistes et les fonctionnaires de l’éducation nationale (un monde qui fonctionne en un rassurant vase clos) pour encore croire que le PS sert à quelque chose. D’où cette frénésie de la bien-pensance à vouloir faire de l’UMP un parti de gauche présentable. Pour ce faire, il faut virer Copé (c’est fait) y mettre Juppé (on y arrive) et ils tiendront leur nouvelle marionnette, propre à leur assurer de conserver leur lucratif ascendant sur ce brave Peuple qui les nourrit, à la sueur de son front.

Les ressorts du vote FN

economie_FN_REDUITNous nous acheminons donc allègrement vers un nouveau bipartisme dans lequel l’une des alternative est impossible. Le Front National, on l’aura compris, c’est Vichy. Dans ces conditions on peine à comprendre son succès grandissant. A première vue, avec une pensée économique aussi indigente, on se demande vraiment comment ces braves gens du FN s’y prennent pour séduire le pays. Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, le Parti Communiste, autre parangon d’intelligence économique, caracolait à des hauteurs comparables. Le fait, nous l’avons vu, que les Français soient parmi les peuples les plus ignorants des ressorts de l’économie moderne avec les Coréens du nord et les Cubains aide un peu, je le concède, mais enfin ça n’explique pas tout. Il se trouve que chez nous, le réflexe social-étatiste s’additionne au sursaut national là ou partout ailleurs ces deux pulsions se scindent (au moins depuis la mort du peintre autrichien).

h-20-1779503-1257590051 Ne déduisez pas de la proximité de ces deux qualificatifs que je sombre dans la reductio ad Hitlerium. Le Front National n’est pas le NSDAP, ses permanents ne sont des fascistes que face aux résistants en peau de lapin et ses électeurs ne sont pas des nostalgiques du Maréchal Pétain, même s’ils sont nombreux à souhaiter une bonne fête à leur maman (mais c’est une autre histoire). Le Front National n’a du reste même plus grand-chose à voir avec un parti d’extrême droite, si l’on s’en tient à ses discours. En économie il est plus proche de Mélanchon que de n’importe qui d’autre et en matière d’immigration, il ne profère plus aucun propos qui n’ait pu être, ou a effectivement été, tenu par le Général de Gaulle. Difficile, dans ces conditions, d’en faire le ventre-fécond-de-la-bête-immonde que l’on nous survend, au point que plus personne ne saurait maintenant reconnaître un vrai nazi, tant le terme est galvaudé (voir l’aveuglement de la presse BHLisée face aux « héros » de la « révolution » ukrainienne). Si les gens ont voté aussi massivement pour les candidats présentés par Marine Le Pen, c’est en raison de la conjonction de deux facteurs très liés: le ras le bol fiscal et le ras le bol migratoire.

manuausterite212Depuis la crise des subprimes, les Français sont accablés d’impôts. Aux trente milliards de Sarko-Fillon se sont ajoutés les 36 de Hollande. 66 milliards en quatre ans (et ce n’est surement pas fini) cela fait quand même la bagatelle de 440 milliards de francs en plus, soit le rendement de l’Impôt sur le Revenu, l’année où nous sommes passés à l’Euro. Il y a quand même de quoi réfléchir quand on veut bien se poser et considérer ces chiffres dans leur réalité crue. À droite comme à gauche, le réflexe de nos gouvernants a été d’augmenter les impôts, pas de baisser les dépenses. Il fallait sauver l’indépassable modèle social français. Et le tout pour quel résultat ? Le chômage continue de croître, la sécurité diminue, les services publics ferment, les territoires ruraux sont abandonnés, l’éducation nationale n’a jamais fourni autant d’analphabètes pour aussi cher et maintenant l’Armée va se voir compter les moyens d’assurer la défense de nos intérêts dans le monde.

front-nationalPendant ce temps là, l’État continue à favoriser la venue d’une main-d’œuvre bon marché, en total déphasage avec les moeurs de notre société et peu désireuse de s’y adapter. Le contribuable voit ses impôts augmenter, ses prestations se raréfier au profit de nouveaux venus qui sont prioritaires et auxquels on lui demande de s’adapter. Et vous croyez qu’avec tout ça, les électeurs vont continuer à suivre des gens qui ne font que leur expliquer : que ce débarquement est une chance pour la France, que refuser l’inéluctabilité de la chose mettrait en péril l’image de la France dans le monde (au mieux) ou qu’ils ne sont qu’une bande de crétins racistes et moisis de surcroit (j’exagère ? Non : lisez Libération et Alain Juppé).

Le succès du Front National n’est pas l’annonce du tripartisme

politique-l-ump-en-pleine-tempete_1920163Le résultat du 25 mai n’annonce pas la naissance du tripartisme. En vérité, si la seule réaction à ces élections consiste à voir l’UMP se gauchiser, alors le PS disparaitra, faute d’espace. Les bien pensants se feront une raison et rejoindront Juppé dans une grande farandole d’idées généreuses … pour les autres. Les crypto marxistes nous recréerons une gauche radicale, d’autant plus violente qu’elle sera incapable de représenter une alternative crédible, tout occupée qu’elle sera à se bouffer la gueule pour savoir qui sera le tenant du socialisme le plus pur. Le Peuple, lui, n’aura plus de choix qu’entre des pseudo socialistes mondialistes honteux et des économistes de terril qui prônent le retour au franc sans en préparer les conséquences, persuadés en bons catéchètes que le verbe peut tout.

premier-parti-de-France1Il est vraisemblable qu’avec le temps et la perspective de victoires à portée de main, le Front attire plus et se métamorphose, ce faisant, en un mouvement capable de produire une pensée économique rationnelle. Tant que ce ne sera pas le cas, il représente un grand danger. Non pas en raison de son penchant autoritaire fantasmé, mais bien en raison de son incapacité à diriger le pays. Si les municipales ont été si favorables à l’UMP, c’est uniquement en raison de l’absence de cadres FN crédibles. Ce qui est vrai pour une ville l’est évidemment pour un pays. Vous voyez Florian Philippot Ministre des Finances vous ? Ou encore Steeve Briois à l’Education nationale ? Bon c’est vrai Montebourg est ministre de l’Économie et Hamon est chargé de rééduquer vos enfants, mais bon, c’est quand même ridicule. Le FN doit donc s’étoffer, se staffer comme on dit dans le jargon en vogue dans les partis politiques. Si toutes les villes de plus de 10 000 habitants avaient eu une liste FN, il n’aurait pas fallu attendre mai pour qu’il soit le premier parti de France. Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec l’abstention. Depuis deux mois le seul argument politico-médiatique pour nous pousser vers les urnes, c’était justement le « risque » de voir le FN terminer premier. On a vu ce que cette perspective pouvait avoir d’effrayante pour plus de 56% des Français.

 

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Le Front National s’inscrit, malheureusement maintenant, comme la seule option à la fausse alternance à laquelle nous assistons depuis 1981 (1983 pour être honnête, et même décembre 1986 pour être encore plus précis). Depuis ces dates, au gré des élections, ce sont les mêmes politiques qui ont été mises en œuvre. Avec ici ou là des inflexions sociétales contestables qui ont été le seul marqueur de la gauche (Peine de mort, 35 heures, mariage pour tous…). Là où nos médias ont raison à propos du FN, c’est qu’il n’est pas comme les autres partis. Il risque d’appliquer son programme et rien n’indique qu’il y renoncera une fois placé devant le mur des réalités (comme ce vieux renard de Mitterrand). Si l’on veut le combattre efficacement, il faut cesser les imprécations moralisatrices qui sont totalement inefficaces. Il faut que la droite cesse de s’excuser de ne pas être de gauche. Il faut que le centre reste ce qu’il est : un marais européiste qui survit grâce aux miettes qu’il grappille au nom de son droit contestable à l’existence (soyons réalistes, à bien y regarder, le centriste est un socialiste juste un peu moins fasciné par toutes les minorités). Il faut que la droite se saisisse, une bonne fois, de la question de l’immigration et s’attelle, comme dans tous les autres pays européens, à définir vraiment, cette fameuse identité nationale après laquelle nous courrons désespérément.

Il faut enfin expliquer pourquoi la liberté est le plus sûr moyen d’assurer la prospérité et le développement des peuples. Il faut cesser d’imposer le pire de la globalisation : une immigration sans contrôle, l’abaissement des normes, les délocalisations et la désindustrialisation qui vont avec. Il faut profiter du meilleur : l’incitation à l’innovation et au progrès, la diffusion rapide des connaissances, la multiplication des consommateurs et des échanges. Il faut accompagner la mondialisation et non s’accrocher à un monde qui n’est plus, en rendant toujours plus coûteuses les adaptations nécessaires. Il faut accepter le principe de la destruction créatrice et non la freiner. Bref, il faut être libéral ! Il faut cependant pour cela que les libéraux qui seront à la manœuvre, cessent de voir la Nation comme un obstacle, mais l’envisagent comme le cadre indépassable de régulation, sans laquelle : aucune liberté ne peut s’épanouir durablement … tant la pente naturelle de l’être humain l’incite à construire les monopoles qui nuisent tant aux libertés.

 

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LA LEÇON DE CHOSES

mai 1, 2014

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Quel que soit le terme employé pour qualifier le résultat des dernières municipales : « une branlée, une dégelée, une avoinée, une déculottée, une sacrée mandale », si l’on est de droite, ou bien : « une déroute, un sérieux avertissement, l’expression de l’incompréhension du peuple de gauche », si l’on est socialiste ou journaliste, le constat est sans appel : la défaite est sans précédent. Les bastions les plus solides de la gauche jactante sont tombés. Limoges, socialiste depuis 1912, Charleville-Mézières à gauche depuis 1904 et jusqu’à Niort, ses mutuelles et ses fonctionnaires qui basculent dès le premier tour. N’en jetez plus la coupe est pleine. Cette conclusion, tout ce qui cause dans le poste l’a tirée. Bien évidemment, les mêmes se sont empressés de l’évacuer en la remplaçant par des nouvelles autrement plus importantes, dont la chasse aux décolletés, lancée par la folle du Poitou, dans son ministère, n’est que le dernier avatar en date. Tout est bon pour noyer le poisson et la Presse la Pravda s’est empressée de voler au secours de ses amis socialistes, en jetant sur cette Bérézina, le voile pudique de l’info spectacle. Ce n’est d’ailleurs pas tant les leçons – qui ne sont jamais tirées de ce type de consultation – que les réactions stéréotypées d’un pouvoir aux abois pour éviter, précisément, d’avoir à le faire qui sont intéressantes à étudier. C’est à quoi nous allons tenter de nous atteler.

Le socialisme municipal est derrière nous

Ba0ccLLIIAABjAv.jpg-largeCes derniers mois, sentant venir la déconfiture, le pouvoir, dans le plus pur style socialiste de gestion toute crise, nous avait entonné l’air des « élections avant tout locales » pour tenter de désamorcer la bombe. Le mur arrive à grande vitesse, feignons de ne pas le voir et klaxonnons pour qu’il se pousse. Nier l’évidence, jeter l’opprobre sur ceux qui ne pensent pas comme vous, se bander les yeux et se boucher les oreilles en attendant l’inévitable voilà la doxa des forces de progrès. Attentifs comme vous l’êtes, le parallèle avec la manière dont la gôôôche conduit économiquement le pays à sa perte, vous aura sauté aux yeux (dans le cas contraire refermez vite ce blog et allez vous purifier sur Libétration.fr). Ce qu’il y a de remarquable dans cette entreprise de décérébration, matraquée par une presse complaisante (pour ne pas dire complice), c’est que l’UMP, en pleine phase de reconstruction décomposition avancée, s’est prêtée au jeu. Il fallait entendre ses « leaders » se succéder pour tenter de « nationaliser » le scrutin et encore très mollement et sous les quolibets de leurs interviewers, pour se convaincre qu’ils attendaient une vague bleue comme Brice (le surfeur, pas l’ex-ministre) attendait la sienne au large de Nice dans le film éponyme.

1509604_urbs-la-claqueMiracle de la démocratie, et renationalisation des enjeux par les incapables qui nous gouvernent au moyen des écoutes intempestives sur Sarkozy aidant, les électeurs ne s’en sont pas laissés compté et ont renvoyé à leurs études, les « équipes de progrès n’ayant pas démérité» qui avaient multiplié les pains et les impôts pour le plus grand bonheur supposé de leurs électeurs vache à lait. Comme tout ce petit monde était aussi cumulard que possible, leurs concitoyens leur ont du même coup permis de se mettre en adéquation avec la règle de non-cumul qu’ils venaient de s’administrer prudemment pour … 2017. Les Députés et Sénateurs socialistes ne sont plus Maires et certains, se souvenant à juste titre de 1993, se savent en sursis. La perspective du chômage prochain les fait réagir, comme le premier syndicaliste venu de chez MITTAL (ah non celui-là va devenir Député Européen). Ils grognent et ils protestent à qui mieux mieux. Pour un peu qu’on les y poussent, ils pourraient même occuper leur lieux de travail (non, je déconne, pour ça il faudrait qu’ils sachent où se trouve l’Assemblée). Bref devant la fronde des « bientôt sans culotte » de l’Assemblée, galvanisés par la peau de vache de Lille, Normalito devait réagir et nous n’avons pas été déçus.

Le remaniement … songe

valhollandeAvec le courage et l’honnêteté qui le caractérisent, notre néo Louis XVI a donc offert à son Peuple le spectacle navrant de l’exécution du fidèle lampiste, au nom du « je vous ai compris » traditionnel. Ce que Nicolas Sarkozy n’avait jamais voulu se résoudre à faire, le mec normal l’a entrepris, avec un cynisme qui force jusqu’à l’admiration des contempteurs de Tonton la Francisque (et ils sont encore nombreux dans la presse subventionnée). Exit donc Jean Marc Ayrault, congédié sans ménagement pour avoir rempli la tâche qui lui était assignée par son bourreau : mettre en œuvre les inepties de campagne avant de s’apercevoir – oh surprise ! – que loin d’améliorer les choses elles les empiraient. Seulement comment résoudre la quadrature du cercle du quinquennat ? Comment changer de Premier ministre, sans avoir l’air de reconnaître s’être complètement planté, tout en ne changeant rien à ce qui ne vous réussit pas ?

image 2Pour y parvenir il faut avoir été dix ans Premier sectaire du PS. Être passé du stade d’éléphanteau à celui de Mammouth ensuqué dans sa suffisance et sa bonne conscience progressiste comme … le dernier Maire de Bordeaux venu. Et Dieu sait qu’il fallait être « droit dans ses bottes » pour oser nous vendre une telle camelote avec l’étiquette de « gouvernement de combat ». Maniée à ce niveau de virtuosité, la connerie à de quoi vous rendre mystique tant vous vous plaisez à demander à Dieu, ce que vous lui avez bien pu lui faire pour mériter ça. Pensez donc, parmi les 16 ministres seul François REBSAMEN est vraiment nouveau et comme il est spécialiste des questions de sécurité, on le nomme naturellement à l’Emploi ! Hollande fait ce que Chirac s’est refusé à faire : il pose son Sarko à Matignon et espère que cela suffira à apaiser le Peuple. Si, lorsque la manip’ sera éventée (et elle le sera), cela peut, au passage, planter le fougueux hidalgo, l’opération n’aura pas été inutile (du point de vue de Sua Normalita).

Intéressons-nous de plus prés à ce « nouveau » gouvernement. Qu’y voyons-nous à part la marque jaune d’un hollandisme de grand chemin? Qui est resté en place, qui a été promu : les menteurs. À tout saigneur tout honneur Manuel est enfin Premier sinistre. Le ministre de l’Intérieur le moins informé de France, celui qui apprend les écoutes Sarkozy et l’adultère présidentiel grâce à son abonnement au Monde est le nouveau « Primus inter pares » : normal et républicainement exemplaire ! Le ravi de la crèche doté d’une langue de bois en ébène massif qui nous a soutenu mordicus, pendant 11 mois, que oui oui, la « courbe du chômage allait s’inverser avant la fin de l’année » (+4% en un an) est distingué pour sa compétence comptable et se voit confier les Finances du pays: normal encore ! Comme il n’est pas question d’être en reste sur les bobards à Bercy, il était urgent de promouvoir le ventilateur socialiste, le grand brasseur d’air et enfonceur de portes ouvertes : Arnaud Montebourg qui devient lui ministre de l’Économie (contrairement aux affaires, l’économie lui est étrangère). Rajoutez à cela le maintien de Fabius le père du fils prodigue qui se paye un appart à 7millions d’euros sans avoir jamais travaillé de sa vie et la mère Taubira, la menteuse avec mention « vu à la télé », et la coupe est pleine.

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 L’inaction en guise de feuille de route

Avec la réunion de tant de talents, auxquels se sont adjoints outre Ségolène, le remarquable et toujours très remarqué (sauf au Parlement Européen) Harlem, jamais un gouvernement n’aura été composé d’autant de « cons battants pavés ». Il n’aura d’ailleurs pas fallu attendre plus de 15 jours pour voir les merdes ressurgir en escadrille, comme le disait l’anosognosique le plus célèbre de France. Puisqu’il convient de ne rien faire, au moins jusqu’aux Européennes qui s’annoncent aussi remplies en victoires pour la gauche que les poches d’un contribuable qui paye son troisième tiers, il faut amuser la galerie en attendant les décisions qui vont vraiment fâcher. Dame ! C’est qu’à force de repousser l’inévitable, les mesures à prendre seront douloureuses, surtout pour les crétins qui ont voté Hollande en croyant sérieusement qu’avec lui : « seuls les riches paieront ».

godassesLe champion de la justice sociale n’avait pas plutôt fini son bonneteau gouvernemental que son Conseiller, son Raspoutine tombait, victime d’un règlement de compte sordide digne de la cour des Romanov. Edwy Plenel, l’arbitre des élégances médiatiques du temps, a décidé d’accrocher Aquilino MORELLE à son tableau de chasse. Il est un fait que la chute de la « plume » de Hollande, l’inspirateur du discours du Bourget sur la Finance, doit plus au goût immodéré pour les chaussures de luxe de l’intéressé qu’à ses relations incestueuses, mais lucratives, avec l’industrie pharmaceutique. En vérité Aquilino était un Hollandiste parfait, un stakhanoviste de la synthèse : un homme qui réunissait les qualités d’un CAHUZAC – trafic d’influence dans le milieu du médicament – et celles de Rolland DUMAS : les Berluti. Que l’on reproche plus à ce Saint Homme de gauche (pléonasme médiatique) de se faire cirer ses coûteuses pompes que de se préoccuper des conditions lui ayant permis d’en posséder plus de trente paires, en dit long sur l’état de déliquescence de notre pauvre pays. Toujours s’intéresser aux détails pour ne surtout pas voir comment l’ensemble est de guingois. Cette attitude d’autruche permet principalement de s’exonérer de toute responsabilité.

J’y suis donc je me sers

amjc140418Parce qu’il faut bien dire qu’en la matière, nous sommes loin de la lie du Calice. Les serviteurs de cet État, si outrageusement glorifié, se servent bien plus qu’ils ne le servent. Nous sommes revenus aux temps bénis des prébendes, des apanages et petits arrangements entres amis. Si nous ne voyons que les turpitudes des plus exposés de ces petits Marquis, nous ne pouvons pas imaginer que cette corruption (appelons un chat un chat) ne puisse pas gangréner toute la Haute Administration. Pour être aussi courante chez les Princes qui nous gouvernent et qui en sont issus, elle doit même y être particulièrement fréquente. La voracité de ces rapaces est telle, qu’ils s’entredévorent, exhibant ainsi leurs turpitudes au grand jour. Ne croyez pas que Médiapart fasse œuvre de salubrité publique. Ce site participe d’une lutte de pouvoir, d’autant plus féroce que les gains attendus sont gigantesques. Aquilino avait trop de pouvoir, il contrariait d’autres ambitions que les siennes, il convenait de l’abattre pour pouvoir traire la vache à sa place.

Le pouvoir n’est, depuis longtemps, plus recherché pour mettre en œuvre une politique ou l’idée que l’on se fait de la France. Il ne l’est plus que pour assouvir une soif d’honneurs et de richesses inextinguible. Dans cette République du copinage, la connivence avec un État omnipotent est devenue le gage de la réussite, bien plus surement que la mise sur le marché d’un produit innovant. Nous pouvons faire la leçon à Poutine, la façon dont nos Oligarques monopolisent nos institutions et les détournent à leur usage unique, n’a pas grand-chose à envier à la Russie. Nous nous gargarisons de mots, mais nous nous laissons diriger par des gens qui, parce qu’ils n’ont que le Service public à la bouche et le détournement de fonds à la poche, nous enfument pourtant bien aussi surement qu’un Colonel du KGB.

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Il est urgent de réduire le périmètre d’intervention de l’État. Ce constat d’un libéralisme primaire, j’en ai bien conscience, n’est pas simplement indispensable parce que nous n’avons plus les moyens de nous offrir notre État nounou. Il est nécessaire, car la nounou en question s’est substituée au père et à la mère de famille. Qu’après avoir vidé les tirelires et contracté des emprunts sur les 60 prochaines années, elle pique l’argenterie, brûle le parquet dans la cheminée et s’apprête à violer les enfants avec le consentement de son contremaitre basé à Bruxelles. Contrairement à ce que propose les extrémistes de gauche : de Le Pen à Mélanchon, la solution n’est pas dans le plus, mais dans le moins d’État. Plus son champ de compétence se réduira, plus ses monopoles seront dispersés et plus les occasions de corruption reculeront. En outre, et cerise sur le gâteau, la libre concurrence a des vertus que les utilisateurs de téléphone portable appréhendent pleinement. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que l’hydre administrative et le capitalisme de connivence qui va avec, s’acharnent à vouloir réduire le nombre des opérateurs. Il en va de même dans les, hélas, innombrables domaines exclusivement réservés à l’État. La paresse managériale induite par l’argent public, allié à la voracité syndicale, généralise la gabegie et élève le gaspillage au rang d’art majeur. La privatisation de la santé, de l’éducation et des assurance sociale n’est pas une option c’est l’unique solution. A condition d’assurer les modalités d’une libre et saine concurrence entre les acteurs du marché, nous verrons ainsi émerger les économies de fonctionnement indispensables au maintien de nos couvertures sociales. Il est très difficile de faire comprendre cela à un Peuple que l’on a abruti, sous les formes les plus variées au cours de ces trois derniers siècles, en lui faisant croire, depuis Colbert, que seul l’État pouvait être suffisamment désintéressé pour lui rendre les services qu’il attend. Nous nous apercevons, aujourd’hui, à l’aune de la situation économique déplorable qui en découle et de tous les scandales qui accompagnent notre descente aux enfers, de tout ce que ce vieux serpent de mer de l’Etat protecteur impartial, a de totalement erroné. Le contribuable n’en a plus pour son argent et ne veut en conséquence plus payer pour des services toujours moins consistants destinés à entretenir des parasites qui se goinfrent, tout en lui intimant l’ordre de se serrer la ceinture. D’aucuns appellent ça la fin du consentement à l’impôt, d’autres, plus optimistes : le début d’une nouvelle ère. Vous verrez qu’un jour viendra où l’on dressera des statues d’Alain Madelin sur les places de nos villages et où l’économie ne sera plus enseignée à nos enfants par des trotskystes.

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UNE THEORIE D’UN GENRE TRES PARTICULIER

février 1, 2014

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Le petit monde feutré de la pédagogie collectiviste est en émoi. Un virus propagé via SMS par d’affreux fachos (comme il se doit) a, semble-t-il convaincu un nombre substantiel de parents d’élèves qu’il était temps de mettre un terme aux expérimentations hasardeuses entreprises par les lobbys progressistes sur leurs enfants, au sein de l’éducation prétendument nationale. Le fait que la plupart des acteurs du boycott soient de confession musulmane rajoute du piquant à l’affaire. Quoi, comment, les damnés de la terre, l’objet de toutes les attentions socialistes pourraient ne pas être aussi ouverts à la différence  que prétendu ? Le vivre ensemble et le pacte républicain dont le moindre sous ministre à la machine à découper le jambon, nous rebat les oreilles continuellement seraient en danger de mort civique ? Voilà qui mérite un branle-bas de combat général. Et c’est ainsi que l’on s’agite de nouveau autour d’une nouvelle question essentielle à l’avenir du pays : l’impérieuse nécessité pour les homosexuels et autres transgenre de se sentir normaux.

La norme comme horizon sociétal indépassable

theorie_du_genreCette théorie fumeuse qui fait que l’on ne devient fille ou garçon qu’en fonction de ce que la société attend de vous et non en fonction de ce que vous ressentez comme votre nature profonde est une vaste blague. C’est le retour du bon vieux déterminisme social mis à la sauce sexuelle. Derrière tout le verbiage humanisto-lacrimal habituel, cette fameuse « théorie » est surtout destinée à permettre aux homosexuels qui n’assument pas leur différence, d’en rejeter la faute sur l’altérité, en l’occurrence : la société. Car pour les thuriféraires de ce galimatias sociétal, c’est la société qui impose aux garçons d’aimer les filles et (si l’on peut dire) vice versa. C’est parce qu’il joue à la guerre que le petit homme sera hétéro et c’est parce que ses inconscients de parents lui ont mis une poupée entre les mains que la fillette deviendra une bonne mère de famille.

Konk-taubira1Comme tout cela est un peu léger, on en profite pour amalgamer à cette théorie du genre, tous les poncifs sociaux qui traînent sur les étagères débordantes de la bien-pensance, histoire de la rendre indépassable et surtout, de diaboliser quiconque viendrait à émettre des doutes sur le bien-fondé de ces élucubrations. Et nous voilà repartis sur le thème de l’inégalité Homme/Femme qui puise ses racines dans les jeux de nos enfants. L’ineffable Frédéric Haziza, journaliste sur La Chaine Parlementaire (LCP AN) et qui s’est récemment rendu célèbre en combattant (avec les risques que l’on imagine) le dernier avatar de la bête immonde (Dieudonné), cette grande conscience, donc, a récemment tranché définitivement le débat. Il expliqua, à une heure de grande écoute (pour sa chaîne), devant un Bernard Accoyer médusé que les opposants à la théorie du genre étaient … des antisémites. Bon sang, mais c’est bien sûr !

Je norme donc je suis

miege-gender-769x1024Tout est bon pour jouer au con ! Sous prétexte du droit à la différence, on en vient à faire l’apologie de cette même différence. Par un hasard qui n’a rien de curieux, ce sont les plus acharnés des partisans de la culture de l’excuse qui se trouvent être les adeptes de la théorie du genre. Nous avons eu tort de ne voir qu’une posture dans la quête obsessionnelle de la « normalité » que nous a servi le polygame de Tulle dés sa prise de fonction présidentielle. « Lui Président » ouvrait, par ce biais, la voie à une réorganisation sociale autour de la glorification de la déviance, sous couvert de normalisation. C’est donc avec le souci d’apaiser la France que pépère s’est évertué depuis, à nous conduire en direction des verts pâturage du politiquement comme il faut. Les homosexuels peuvent désormais convoler en juste noce et adopter, en attendant bientôt de faire porter ces enfants que mère nature dans son grand égoïsme s’échine à ne réserver qu’aux femmes. Les pères sont maintenant tenus de prendre leurs 6 mois de congé parental et les congés des femmes des récalcitrants seront réduits d’autant. L’homme est une femme comme les autres ! Pendant ce temps-là, les prisons vont être vidées de leurs occupants, car quoi de mieux que la rue et la liberté pour faire d’un délinquant un citoyen « normal » ?

Belkacem-en-2011.captureCette frénésie de normalisation pourrait faire sourire, si elle ne portait en elle tant de périls pour les années à venir. La société française n’est pas prête à devenir le laboratoire des idées démentielles concoctées par les gourous new Age des universités américaines. Dans un pays où le sexe est considéré – à l’instar d’une bouteille de bière –  comme un signe probant de l’existence du diable, je veux bien admettre qu’il soit nécessaire de dépassionner le débat autour de l’homosexualité. Il ne me semble pas que les « Gays » français soient odieusement discriminés en raison de leurs orientations sexuelles, et ce en dépit du barouf que font, dans notre pays, toutes les associations grassement subventionnées par l’État pour nous prouver le contraire. À voir le nombre d’entre eux qui occupent des positions éminentes et hautement rémunératrices à la télévision, dans le show-business ou dans la mode, on a même l’impression du contraire. Il est vrai que leurs démonstrations de mamours baveux en pleine rue ne sont pas encore considérées très favorablement. Ceci dit, un couple d’hétéros se livrant à de pareils débordements buccopharingés ne serait pas à l’abri d’une remarque visant à orienter sa passion vers l’hôtel le plus proche.

Durant sa campagne, François Hollande voulait « ré enchanter le rêve français ». Vous l’aurez compris, c’est parce que de telles expressions ne s’inventent pas qu’elles sont précisément portées par les socialistes et qu’elles sont, à ce titre, particulièrement trompeuses et mensongères. Maintenant que Sa Normalité a réinventé le cauchemar national, le tout en vingt mois, nous nous prenons à craindre le pire pour les quarante restant. Eh oui mes chers amis, nous ne sommes rendus qu’au tiers de la peine et, en la matière, il n’y a aucune remise Taubira à espérer. Au rythme où nos « enchanteurs » pondent leurs imbécillités, le pire est à craindre quant à l’état du pays à la fin de la période qui nous reste à tirer.

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