UNE THEORIE D’UN GENRE TRES PARTICULIER

février 1, 2014

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Le petit monde feutré de la pédagogie collectiviste est en émoi. Un virus propagé via SMS par d’affreux fachos (comme il se doit) a, semble-t-il convaincu un nombre substantiel de parents d’élèves qu’il était temps de mettre un terme aux expérimentations hasardeuses entreprises par les lobbys progressistes sur leurs enfants, au sein de l’éducation prétendument nationale. Le fait que la plupart des acteurs du boycott soient de confession musulmane rajoute du piquant à l’affaire. Quoi, comment, les damnés de la terre, l’objet de toutes les attentions socialistes pourraient ne pas être aussi ouverts à la différence  que prétendu ? Le vivre ensemble et le pacte républicain dont le moindre sous ministre à la machine à découper le jambon, nous rebat les oreilles continuellement seraient en danger de mort civique ? Voilà qui mérite un branle-bas de combat général. Et c’est ainsi que l’on s’agite de nouveau autour d’une nouvelle question essentielle à l’avenir du pays : l’impérieuse nécessité pour les homosexuels et autres transgenre de se sentir normaux.

La norme comme horizon sociétal indépassable

theorie_du_genreCette théorie fumeuse qui fait que l’on ne devient fille ou garçon qu’en fonction de ce que la société attend de vous et non en fonction de ce que vous ressentez comme votre nature profonde est une vaste blague. C’est le retour du bon vieux déterminisme social mis à la sauce sexuelle. Derrière tout le verbiage humanisto-lacrimal habituel, cette fameuse « théorie » est surtout destinée à permettre aux homosexuels qui n’assument pas leur différence, d’en rejeter la faute sur l’altérité, en l’occurrence : la société. Car pour les thuriféraires de ce galimatias sociétal, c’est la société qui impose aux garçons d’aimer les filles et (si l’on peut dire) vice versa. C’est parce qu’il joue à la guerre que le petit homme sera hétéro et c’est parce que ses inconscients de parents lui ont mis une poupée entre les mains que la fillette deviendra une bonne mère de famille.

Konk-taubira1Comme tout cela est un peu léger, on en profite pour amalgamer à cette théorie du genre, tous les poncifs sociaux qui traînent sur les étagères débordantes de la bien-pensance, histoire de la rendre indépassable et surtout, de diaboliser quiconque viendrait à émettre des doutes sur le bien-fondé de ces élucubrations. Et nous voilà repartis sur le thème de l’inégalité Homme/Femme qui puise ses racines dans les jeux de nos enfants. L’ineffable Frédéric Haziza, journaliste sur La Chaine Parlementaire (LCP AN) et qui s’est récemment rendu célèbre en combattant (avec les risques que l’on imagine) le dernier avatar de la bête immonde (Dieudonné), cette grande conscience, donc, a récemment tranché définitivement le débat. Il expliqua, à une heure de grande écoute (pour sa chaîne), devant un Bernard Accoyer médusé que les opposants à la théorie du genre étaient … des antisémites. Bon sang, mais c’est bien sûr !

Je norme donc je suis

miege-gender-769x1024Tout est bon pour jouer au con ! Sous prétexte du droit à la différence, on en vient à faire l’apologie de cette même différence. Par un hasard qui n’a rien de curieux, ce sont les plus acharnés des partisans de la culture de l’excuse qui se trouvent être les adeptes de la théorie du genre. Nous avons eu tort de ne voir qu’une posture dans la quête obsessionnelle de la « normalité » que nous a servi le polygame de Tulle dés sa prise de fonction présidentielle. « Lui Président » ouvrait, par ce biais, la voie à une réorganisation sociale autour de la glorification de la déviance, sous couvert de normalisation. C’est donc avec le souci d’apaiser la France que pépère s’est évertué depuis, à nous conduire en direction des verts pâturage du politiquement comme il faut. Les homosexuels peuvent désormais convoler en juste noce et adopter, en attendant bientôt de faire porter ces enfants que mère nature dans son grand égoïsme s’échine à ne réserver qu’aux femmes. Les pères sont maintenant tenus de prendre leurs 6 mois de congé parental et les congés des femmes des récalcitrants seront réduits d’autant. L’homme est une femme comme les autres ! Pendant ce temps-là, les prisons vont être vidées de leurs occupants, car quoi de mieux que la rue et la liberté pour faire d’un délinquant un citoyen « normal » ?

Belkacem-en-2011.captureCette frénésie de normalisation pourrait faire sourire, si elle ne portait en elle tant de périls pour les années à venir. La société française n’est pas prête à devenir le laboratoire des idées démentielles concoctées par les gourous new Age des universités américaines. Dans un pays où le sexe est considéré – à l’instar d’une bouteille de bière -  comme un signe probant de l’existence du diable, je veux bien admettre qu’il soit nécessaire de dépassionner le débat autour de l’homosexualité. Il ne me semble pas que les « Gays » français soient odieusement discriminés en raison de leurs orientations sexuelles, et ce en dépit du barouf que font, dans notre pays, toutes les associations grassement subventionnées par l’État pour nous prouver le contraire. À voir le nombre d’entre eux qui occupent des positions éminentes et hautement rémunératrices à la télévision, dans le show-business ou dans la mode, on a même l’impression du contraire. Il est vrai que leurs démonstrations de mamours baveux en pleine rue ne sont pas encore considérées très favorablement. Ceci dit, un couple d’hétéros se livrant à de pareils débordements buccopharingés ne serait pas à l’abri d’une remarque visant à orienter sa passion vers l’hôtel le plus proche.

Durant sa campagne, François Hollande voulait « ré enchanter le rêve français ». Vous l’aurez compris, c’est parce que de telles expressions ne s’inventent pas qu’elles sont précisément portées par les socialistes et qu’elles sont, à ce titre, particulièrement trompeuses et mensongères. Maintenant que Sa Normalité a réinventé le cauchemar national, le tout en vingt mois, nous nous prenons à craindre le pire pour les quarante restant. Eh oui mes chers amis, nous ne sommes rendus qu’au tiers de la peine et, en la matière, il n’y a aucune remise Taubira à espérer. Au rythme où nos « enchanteurs » pondent leurs imbécillités, le pire est à craindre quant à l’état du pays à la fin de la période qui nous reste à tirer.

Remplacement

AMOUR, SEXE, POLITIQUE ET VIE PRIVEE

janvier 16, 2014

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Hosanna ! Le Roi a une nouvelle maîtresse … quoique, pour en avoir une il aurait préalablement fallu avoir une femme mais ne nous arrêtons pas à ces détails sordidement réactionnaires et réjouissons nous ! Alors que le monde entier se régale des frasques d’un Président — dont on peine à comprendre la conception qu’il se fait de la normalité — la question que tous les médias hexagonaux se posent est de savoir si, ces vilains doryphores de Closer (oui, ce magazine est Allemand) peuvent encore être considérés comme des journalistes. Cette interrogation, lancinante dans la France qui cause, se doit d’être posée à l’aune de ce qu’est cette affaire. La dernière coucherie en date du lapin dont nous nous sommes — bien imprudemment – dotés comme Président de la République, relève-t – elle de sa vie privée, où pas ?

Toute peine mérite salaire

1509174_479133308874839_1247367282_nLa réponse à cette épineuse question n’est pas simple. Je passe sur la touchante unanimité de la cohorte de faux culs qui nous tient lieu de classe politique. Leur condamnation du « journalisme de caniveaux » ne vaut que pour leur peur d’être pris, un jour, à leur tour, la main dans le même sac de nœuds sentimentalo-politique. Étant donné les mœurs de cette bande de Tartuffes dont la fidélité repose, pour les plus sages (ou les vraiment trop laids), sur un manque criant d’occasion, nous ne nous pencherons pas plus que cela sur leurs cris d’orfraie. Il est, au passage, amusant de voir la classe politique voler au secours de la vie privée du chef de l’État alors qu’ils viennent d’enterrer celle de leurs concitoyens, en votant l’article 20 de la loi de programmation militaire qui prévoit que les agences de renseignement françaises pourront intercepter leurs communications électroniques sans l’approbation d’un juge.

IMG_9482La question n’est donc pas de savoir avec qui François zéro couche, mais bien plutôt comment il le fait. Entendons-nous bien, je ne fais pas ici référence à ses prouesses, mais bien aux conditions matérielles dans lesquelles elles s’exercent. Donner à un homme, les moyens de rencontrer sa maîtresse en « toute discrétion » (up to a point !) en mettant fort gentiment à sa disposition un bien immobilier dont on a fort opportunément la jouissance (c’est approprié) à quelques encâblures du palais entretenu par les contribuables, voilà qui fait partie des services réputés signalés. Là où ce vaudeville nous concerne, c’est précisément au niveau des contreparties. Imaginez un instant que vous ayez accès direct à l’Homme le plus puissant (politiquement !) de France, car vous hébergez ses amours secrètes. Oh la belle proximité que voilà ! Et en un rien de temps, vous avez l’oreille du Président…

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Il semblerait que ce « pied-à-terre » ait abrité l’ex femme d’un homme, dont le passé sulfureux avec le gang de la brise de mer, lui sert de viatique pour se reconvertir dans la production de scénarii pour Canal +. Il est vrai que lorsque l’on produit une série sur la maffia, mieux vaut s’adresser à des spécialistes qu’à des nonnes. C’est dans cette même charmante association de bienfaiteurs de l’humanité (le Cercle de jeu Wagram, blanchisserie du gang susnommé) que François PUPPONI, le Maire de Sarcelles et intime de DSK s’était justement fait remarquer par la Justice. Comme le monde est petit ! Et les journalistes décidément peu curieux. Coucher avec une actrice dans un appartement utilisé par un personnage au passé sulfureux, voilà qui ne pose aucune question à personne et qui relève de la vie privée pour la presse française. Heureusement que nos journalistes « d’investigation » se concentrent sur le complot nazi ourdi par Éric Zemmour et les Ultra-Libéraux…

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Femme bafouée n’attend pas de nombreuses années avant de se venger

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Dans cette affaire, celle qui ravit naguère le père de ses enfants à Ségolène se trouve aujourd’hui dans la confortable position de l’arroseuse arrosée. Valérie – qui réussi le tour de force d’être encore moins populaire que Dieudonné – rejoint Hillary CLINTON et Anne SINCLAIR dans le rôle, enviable, de la cocue de dimension planétaire. Le fait que les trois coureurs de jupons responsables de ces déballages en mondovision soient tous socialistes devrait inquiéter les épouses et les concubines des autres moralisateurs collectivistes qui ne se sont pas encore fait gauler. Mesdames sachez que : plus votre socialiste prend de la hauteur, plus il s’apprécie sexuellement et plus votre déconvenue sentimentale sera médiatisée. À bonne entendeuse…

1525105_10151909118320918_1128287184_nCependant, si l’on en juge par l’épisode du tweet de soutien à l’adversaire législatif de Madame Ex en juin 2012 à La Rochelle, on sait que Valérie TRIERWEILER n’est pas du genre à rester sagement au coin du feu comme une vulgaire Bernadette. Celle qu’il faut bien désormais appeler : la seconde dame de France, ne va pas en rester là. Gageons que son « hospitalisation » n’est pas de nature à améliorer son état d’esprit, sauf si son mec normal l’a fait enfermée chez les dingues (mœurs de dictateur du prolétariat, convenons-en). De deux choses l’une : soit elle reste avec lui et normalito sera alors castré chimiquement et à la botte (bref une brute), soit elle s’en va et elle risque de lui faire payer très cher son humiliation. Avouez, à la décharge de Valérie, que Moi Président n’a pas été très classe avec elle. Se faire larguer par voie de presse, ça vous donne aux ruptures par SMS une délicatesse jusqu’ici injustement ignorée. Souvenons-nous que, comme Anne SINCLAIR, sa camarade d’infortune conjugale, Valérie est une journaliste. Qu’elle n’a probablement pas ménagé sa peine pour faire de son ectoplasme, le Président Normal que personne ne nous envie et qui nous enchante depuis près de vingt longs mois. C’est qu’il y avait du boulot pour nous le vendre celui-là ! Elle est donc sans doute au centre d’un nombre impressionnant de coups fourrés médiatico-politiques qui, une fois déballés (et ils le seront), vont faire du bien cette République que Manuel ne cesse de vouloir « irréprochable » dans l’hilarité générale.

julieAprès nous avoir régalé de Dieudoniaiseries depuis des semaines, le pouvoir socialo-médiatique nous gave maintenant, avec l’air de ne pas y toucher, des frasques conjugales normales d’un petit gros devenu irrésistible, par la grâce du suffrage universel. Toute cette agitation pathétique prouve bien que ce système est à bout de souffle. Il faudra plus qu’un électrochoc pour que les Français cessent de croire que l’on se fout de plus en plus ouvertement de leur gueule. Les copains du Président ont beau dégainer tous les sondages qu’ils veulent, cette dernière séquence n’apportera rien de bon à sa Normalitude. Les Français sont las de voir leur Prince courir derrière les réfugiées kosovares, traquer les quenelles honnies et promouvoir le mariage pour tous sauf pour lui. Savoir qu’il passe ses journées à organiser ses parties de jambes en l’air du soir, au lieu de les sortir d’une crise qu’il vient pourtant d’admettre avoir largement sous-estimé (ah tiens !), ne va que les conforter d’avantage dans l’impression désagréable qu’ils ont d’être sous-gouvernés. À force d’être guidé par ses sens, le Président a perdu bien plus que le sens commun. Il a perdu celui des réalités et avec : son Peuple.

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ÉCHECS ET CONTRE-FEU

janvier 9, 2014

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Les socialistes sont très forts aux échecs. D’abord parce qu’ils les collectionnent avec une frénésie à nulle autre pareille, ensuite parce qu’ils ne s’avouent jamais vaincus. C’est ainsi qu’à l’occasion de la dernière trêve des confiseurs, nous avons pu voir se manifester ce génie propre au socialisme français : la technique du bouc émissaire. Après les « patrons voyous », les « riches cons », le « complot de la finance internationale » qu’avons-nous vu apparaître, pour masquer la grosse gamelle de François zéro sur la courbe du chômage ? Dieudonné !

Les heures les plus sombres …

au-dessus-c-est-le-soleil-dieudonne-n-aimeBeau bouc en vérité ! Rarement prétexte à maquiller l’incapacité socialiste à gérer l’économie n’aura eu un physique et porté un nom aussi approprié. Il est vrai qu’il s’agit d’un prénom, mais comme « l’antisémite » du nouveau millénaire, l’a pris comme nom de scène depuis ses débuts avec un certain … Élie Sémoun, autant l’utiliser comme tel. Quel est le crime du ci-devant Dieudonné ? Prospérer sur la provocation et en rajouter dans le nauséabond qui se nourrit, comme chacun le sait, au ventre fécond de la bête immonde. Bien, ceci étant posé, analysons le scandale pour ce qu’il est et posons-nous quelques questions que les arbitres de la moralité cathodique subventionnée par nos impôts ne se posent jamais.

4513747Je passe sur la parfaite synchronisation entre la dénonciation de ces crimes odieux (donné) et la rencontre des promesses présidentielles, en matière de chômage, avec le mur des réalités économiques. Tout le monde l’a vu et les rodomontades de Valls n’ont d’autres finalités que de positionner Don Quichotte sur l’orbite, très disputé, de la succession du promoteur de l’Aéroport de Notre Dame des Landes à Matignon. La manœuvre est grotesque et ne fait qu’en rajouter une louche sur ce que nous savons déjà des moeurs du « parti de l’intelligence ». Ce qui est plus amusant en revanche, c’est de voir par où le scandale est arrivé : France Télévision.

fillon-fn-770x1090Cette chaine du « service public » remplit, avec nos impôts, l’indispensable et sacrée mission de traquer le fascisme. C’est à ses journalistes « d’investigation » et leurs caméras cachées que nous devons les révélations multiples sur le « complot nazi » à l’œuvre dans le pays depuis … 1986 et le retour de la droite au pouvoir. Vous remarquerez que la traque, menée par les spécialistes de la « France moisie », s’arrête toujours aux limites de la bienséance et qu’elle ne conduit jamais ses auteurs dans les caves de nos banlieues où les recoins peu reluisants des lieux de prières fondamentalistes. Encore que, dans ce domaine, les trois religions du Livre ne soient pas également traitées, mais, c’est un autre débat. Les journalistes de France 2 ont donc joué leur rôle de délateur d’alerte en diffusant, les propos peu amènes de Dieudonné sur un de leur confrère de France Inter (voir en cela une manœuvre corporatiste est de nature à induire des questions sur votre philosémitisme).

Antisémite et antisioniste

La saillie en question a, en effet, de quoi poser question. Pour une fois, c’est sorti de son contexte qu’elle perd de sa force. A l’entendre, sans ce qui va autours, elle n’a rien de particulièrement plus choquant que l’exigence de la victime de la vindicte de Dieudonné qui demandait, à un autre journaliste, de ne plus inviter ledit « comique » dans ses émissions, au prétexte qu’il lui était odieux. En son temps, le regretté Pierre Desproges avait oser faire rire en prétendant que « tous les médecins sont juifs et que même, tous les Archevêques de Paris le sont ». Il faut croire que la conjoncture économique de l’époque était plus saine que la nôtre, car personne n’intenta, alors, de procès en sorcellerie à l’auteur de la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. Cependant dans le cas présent c’est à la lumière du spectacle que la chose s’apprécie. Là où Desproges saillissait, Dieudonné s’étale. Aux dires de ceux qui les ont vus, ses oeuvres sont essentiellement consacrés à la dénonciation du célèbre complot juif. Même si l’intéressé se défend de tout antisémitisme, en se prétendant antisioniste, force est d’admettre que la théorie du complot cadre plus avec la première tare que la seconde. La nuance entre antisémitisme et antisionisme mérite pourtant d’être explicitée, car, si personne (ou presque) ne se revendique antisémite, l’antisionisme permet de draper son discours dans l’air du temps et ce dernier n’est pas très favorable à Israël.

petain-de-fete-770x1057La différence est de taille, sur le principe, même si les ligues de vertu s’échinent à confondre les deux notions et accréditent ce faisant, a minima, leur myopie dès que l’on touche à la Terre promise. L’antisémitisme est un racisme imbécile (en existe-t-il d’intelligent ?), responsable de massacres (le pluriel est de mise, Hitler n’a rien inventé) d’ampleur peu commune et de l’atrophie politique de l’Allemagne (là par contre Adolf est fautif). L’antisionisme est une attitude d’extrême gauche qui, dans l’esprit embrumé de ceux qui considèrent Staline comme le père des droits de l’Homme, s’apparente à de l’anticolonialisme. Le fait de nier à Israël, le droit de coloniser les territoires qu’elle occupe illégalement (au sens du droit international qui, je vous l’accorde, est une notion aussi récente que sujette à caution) ne fait pas de ceux qui défendent ce point de vue, des exterminateurs de juifs, même si la LICRA prétend le contraire, tout comme l’État hébreu (mais là c’est plus normal). Bref si l’antisémitisme est d’un crétinisme sans fond, l’antisionisme n’est rien d’autre que l’importation d’un conflit étranger qui, bien qu’il se déroule en Terre sainte, ne devrait intéresser personne dans une République laïque comme la nôtre.

3415231693Seulement voilà, notre République n’est plus trop laïque, et par la faute de toute cette bande d’imbéciles heureux, qui, en poussant les feux du communautarisme religieux, ont cru rendre service à une gauche à bout de souffle. Ce faisant ils ont importé un conflit qui, pour nous être totalement étranger, n’en est pas moins un marqueur identitaire pour toute une bande de simples d’esprit, généralement barbus, qui se croient revenus au temps de Saladin. Les Hommes ont des passions complexes. Vouloir les réduire à des explications simples destinées à ne pas aborder les sujets qui fâchent est le plus sûr moyen de les voir vous revenir en pleine poire. Cela s’appelle l’effet boomerang.

La quenelle, voilà l’ennemi

pensee-uniqueJamais cet apport des Aborigènes à la culture mondiale ne s’est aussi bien porté en politique que de nos jours. Il faut dire qu’à force de confondre des notions qui sont différentes, à force de voir des signes avant-coureurs du retour des temps obscurs partout, à force de voir des nazis derrière tout ce qui ne pense pas comme elles, les bonnes âmes de la LICRA suscitent des vocations et donnent corps à la théorie du complot juif, premier stade (là je suis d’accord) de l’antisémitisme. Toutes ces associations dont le but unique est la police de la pensée arrivent très exactement à l’effet inverse de ce qu’elles sont supposées prévenir. Elles attisent le racisme et entretiennent l’antisémitisme avec une constance qui force l’admiration, à défaut de notre respect. Pour autant, elles ne sont pas, contrairement à l’idée que l’on s’en fait, dans la position hasardeuse du bûcheron sciant la branche sur laquelle  repose son séant. Elles savent parfaitement que sans antisémites il n’y a plus de subventions, alors elles se démènent pour en créer.

normal-socialisteCette histoire délirante autour de la désormais fameuse « quenelle » en est la parfaite illustration. Que Dieudonné, à force de fleureter avec la limite et les ennuis qui s’y rapportent, ait fini par verser dans l’antisémitisme forcené, est plus que probable. Pour autant le chapeau est trop grand pour l’homme et un nazi – fut-il à moitié Camerounais – ne fait pas le printemps. En revanche, faire de tous ses adeptes (ou supposés tels) des fachos en puissance, voila qui est beaucoup plus rentable quand on a, justement, intérêt à multiplier les nazis. D’où, cette invraisemblable cabale autour du signe de ralliement des partisans de « Dieudo ». Selon les chercheurs diplômés en traque de la bête immonde, la quenelle n’est rien d’autre qu’un salut nazi « inversé » (sic !). Mettre sa main gauche sur son avant bras droit, lui-même tendu vers le bas, en prononçant rituellement « quenelle dans ton cul », c’est donc prêter allégeance au Führer. Le ridicule de la situation n’échappe qu’aux aveugles (et encore). Peut-on être plus stupide qu’en pourchassant les quenelles à tout va ? Doit-on embastiller tous ceux qui font, de ce geste, ridiculement mis à l’index (si l’on peut dire), celui du rejet d’un système dont ils ne sentent pas faire partie (à tort ou à raison) ? Bien évidemment non et en pourchasser quelques uns pour l’exemple – au hasard dans la Police ou l’Armée, jamais en banlieue– est tout aussi contre productif. Devrons-nous finir par fermer administrativement tous les restaurants qui proposent des quenelles à leurs clients égarés, pour satisfaire aux lubies de la LICRA? À quand un pogrom de Lyonnais et un autodafé sur la sauce Nantua ?

Censure et liberté

524016_637854509563654_1652233813_nDans un pays où les droits ne sont plus garantis à l’Homme qu’en fonction de ce qu’il pense, l’acharnement des censeurs contre un « humoriste » qui fait du factieux son fonds de commerce, depuis près de dix ans (la quenelle ne date pas de décembre 2013), est extrêmement préoccupant. Que les mêmes – dont Christophe Barbier n’est que le prophète – veuillent mettre Internet sous surveillance « à la chinoise » me pose beaucoup plus de problèmes que Dieudonné et ses séides. Notre classe jactante se sent elle à ce point dépossédée de ses prérogatives exclusives : celles de bourrer le crâne du Peuple en lui racontant de belles histoires politiquement correctes, qu’il lui faille singer les méthodes des démocraties « populaires » ? Un foisonnement de liberté émane des nouvelles technologies et internet, faisant irruption dans leur « consensus mou », vient soudainement menacer leurs lucratives prébendes. Au lieu de s’adapter, de réfléchir et de se mettre à informer travailler, nos arbitres des élégances réagissent comme le premier artisan taxi venu : toute concurrence est par essence déloyale et,  comme telle, doit être interdite !

pensee-unique-723x1024Nous vivons dans une société qui nous donne l’illusion de la liberté. En vérité les lois, les juges, l’administration en général, ne sont plus là que pour contraindre afin de conserver les positions acquises et non pour encourager ou réformer afin de nous adapter à un monde qui change. Interdire les spectacles d’un histrion ne fera que crédibiliser ses délires aux yeux de ses admirateurs. Fermer des sites internet, poursuivre leurs auteurs, interdire des spectacles, tout cela fleure bon le régime autoritaire. Toute cette agitation n’a plus grand-chose à voir avec le mythe, survendu, de la patrie des libertés. La Liberté ne se divise pas, elle ne se limite pas non plus. Elle est entière où elle n’est pas. Monsieur Cohen a toute liberté de combattre Dieudonné sur le registre de l’humour ou dans la dénonciation d’idées qui lui semblent « nauséabondes ». Il a le droit et même le devoir de débattre, en aucun cas celui d’interdire ou de censurer et il en va de même de tous les paresseux nantis d’une carte de presse. Interdire revient à mettre, commodément, la poussière sous le tapis, pas à nettoyer la pièce.

 

Le crime de lèse-majesté n’existe plus depuis que la Révolution a joint l’acte au principe en en supprimant la cause le 21 janvier 1793. La liberté appartient depuis au Peuple et non à ses représentants et encore moins à ceux qui causent dans le poste. Légiférer sur les quenelles ou sur ce que doit être l’humour est aussi utile à la concorde civile que les emplois aidés le sont à l’inversion de la courbe du chômage. Cela peut faire illusion un temps, mais le retour de bâton est inévitable et violent. Il est urgent d’arrêter tous les Beria  qui sommeillent dans nos Assemblées parlementaires. Leur inutilité ne doit pas être le prétexte à de hasardeuses justifications d’existence. Interdire revient à multiplier. Pas la peine de nous bassiner avec les conséquences funestes de la prohibition de l’alcool dans l’Amérique des années 20, si c’est pour nous vanter ses mérites en matière de liberté d’expression.  Je ne souhaite pas que mon pays devienne, par la faute d’apprentis sorciers subventionnés par mes impôts, la nouvelle patrie de l’antisémitisme, fût-il islamique.

 

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DE LA TAXATION A LA SPOLIATION L’INEXORABLE SOVIÉTISATION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

novembre 28, 2013

 

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Chaque jour que Dieu fait, nous nous enfonçons un peu plus sûrement dans la crise, par la grâce d’une Présidence normale autoproclamée. Pourtant, pareil aveuglement, pareille persistance dans l’erreur, pareil acharnement à nier les évidences, ne relève pas de la normalité, mais de la pathologie. « Le socialisme arrive très rapidement à court de l’argent des autres » disait Margareth Thatcher en s’inspirant librement de Winston Churchill. Malheureusement pour nous, il semble que nos socialistes aient décidé d’appliquer ce principe jusqu’à l’absurde.

Taxes : du concours Lépine au ras le bol fiscal

waeCwQS9YQHIqr-tsFCq2DS5zLg@530x681Normalito a, nous assure-t-on du côté des médias subventionnés, pris la mesure de ce que son inénarrable ministre de l’économie a qualifié de ras-le-bol fiscal du peuple français. Il faut dire que depuis le retour des vacances, nous peinons à voir les effets pratiques de ce juste constat présidentiel, tant nous ne cessons de mesurer le sens aigu de la « justice » et de la « mesure » fiscale qui anime notre gouvernement. Pas une semaine sans qu’une nouvelle ponction ne vienne réjouir notre moral de consommateur et illustrer la désormais célèbre « pause fiscale » prévue pour 2014, 2015 les calendes grecques. Cette frénésie taxatoire n’épargne personne. Certes le mouvement avait été initié par le duo de comiques troupiers Sarkozy/Fillon, derniers héritiers en date du collectivisme de droite. Est-ce au prétexte que leurs prédécesseurs étaient d’irresponsables gaspilleurs que nos champions d’une France « apaisée » (jusqu’à la limite de l’émeute) doivent perpétuer une politique qui produit d’aussi navrants résultats ?

re_voltefiscaleÀ force de rejeter la faute sur Sarkozy — qui ne faisait qu’appliquer les mêmes recettes collectivo-keynesiennes que lui — Hollande prend le risque de se faire traiter d’autiste (au mieux). Toute sa campagne n’a été qu’une vaste fumisterie, toutes ses promesses des attrape-nigauds (il aurait eu tort de se priver, tant leur nombre semble inépuisable). Sa candidature a été tournée vers la satisfaction immédiate des intérêts de toute une ribambelle de minorités toutes plus égocentrées les unes que les autres. Une union électorale d’intérêts passablement divergents ne produit pas le ciment de solides fondations politiques. Une fois satisfaite dans ses espérances du moment, une minorité reprend le large et ne voue pas un culte permanent au grand sauveur. A contrario, si vous ne tenez pas vos promesses, vous créez un mécontentement tenace. C’est ce qui est arrivé au petit copain de Valérie Trierweiler. Les homosexuels ont eu leur mariage et pestent à présent, comme les autres, contre les taxes tandis que les immigrés qui n’ont toujours pas le droit de vote — qui ne servait qu’à faire monter le FN — en veulent diablement au meilleur ami de Jacques Chirac. Vous multipliez cela par des Bretons écotaxés, des automobilistes harcelés, des travailleurs surfiscalisés, des policiers ridiculisés, des victimes violées dans leurs droits et des voyous sacralisés et vous arrivez aux 15 % d’opinions favorables dévolus actuellement au bidibulle de l’Élysée.

Perpétuer un modèle à bout de souffle

2935620La seule justification à la persistance du socialisme comme méthode de gouvernement réside dans le fait que les politiciens qui le mettent en œuvre sont persuadés que c’est par l’assistanat qu’ils assurent leur pouvoir. Cette assertion est fausse, car leur légitimité est de plus en plus contestée et (car ?) ils n’ont plus que l’apparence du pouvoir. Toutes les décisions échappent assez largement à notre (nos) piteux gouvernement (s). Il n’est qu’à voir le ridicule des dernières propositions à destination des clubs hippiques pour s’en rendre compte. Bruxelles (comprendre les méchants) force la France à appliquer un taux de TVA à 20 % sur une activité qui se voyait taxée à 7 %. On comprend l’émotion d’une filière qui s’en remet, pour les conséquences de la mesure, à l’étude d’impact que le même gouvernement a obligeamment fournie à la Commission pour essayer de l’attendrir : – 6000 emplois… une paille pour un secteur qui, jusqu’ici, ne demandait rien à personne ! De là l’idée, forcément géniale complètement idiote, de Bercy, de compenser la ponction à coup de subventions… Kafka n’est pas mort, il a juste fusionné avec Courteline.

« Si ça bouge : taxez-le ! Si ça continue à bouger : régulez-le !

Si ça s’arrête de bouger : subventionnez-le ! »

Ronald Reagan quarantième Président des États-Unis (1911-2004)

mouton-bonnet-rougeBien sûr, le réflexe premier est de se demander ce que l’Europe peut bien avoir à foutre du taux de TVA applicable aux activités équestres. Cette bande de barges surpayés ferait mieux de se préoccuper des conséquences de la directive organisant le « détachement des travailleurs ». Cette usine à chômage fait que l’on peut importer en toute légalité du peintre, plombier, équarrisseur (rayer la mention inutile) Polonais, Moldave ou Roumain (idem) rémunéré comme s’il œuvrait dans son pays de cocagne, tandis que les nôtres qui coûtent trop cher, se morfondent à Pôle Emploi. Hélas, il y a fort à parier que l’Europe se soucie comme d’une guigne des canassons français. Il est plus que probable que cette activité n’ait simplement pas été, à temps, intégrée dans le champ des activités relevant du taux réduit. Nos « décideurs » allient, en la matière, l’incompétence la plus crasse à la fourberie la plus éhontée. Et ce sont les mêmes qui vont venir nous enfumer avec le populisme qui fait haïr l’Europe, tout en nous rappelant les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ». La gôôche n’a plus d’idée depuis le Front Populaire, elle n’a plus que le monopole de la morale. Elle en est pourtant singulièrement dépourvue.

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 Gribouille fait de l’économie

marianeAvant de se lamenter à longueur d’ondes et de colonnes subventionnées par le contribuable, sur la fin du « consentement à l’impôt » et autre révolte fiscale, il conviendrait de s’interroger sur les causes de ce « désenchantement du rêve français ». Comment se fait il que la Bretagne, terre socialiste depuis 20 ans, sombre ainsi en seulement 18 mois, dans le « populisme » le plus vil, avant que l’on ne dénonce son « nationalisme exacerbé » prélude au couplet sur le ventre fécond de la bête immonde (selon la dernière Vallserie à la mode). À dénombrer, ces derniers temps, les mécontents que génère l’exécutif normal, on en vient à se demander si la matrice de dite bête n’est pas une fabrique de chewing-gums (selon l’excellente expression de mon très estimé confrère H16). Hollande, le Président des 40 voleurs, s’est pris les babouches dans son tapis volant. Ignorant des mécanismes de l’économie de marché, comme seul peut l’être un énarque membre de la Cour des Comptes, il a probablement cru que Robin des Bois était un prix Nobel d’économie. Il a donc décidé d’appliquer ses généreuses théories, pour sauver le pays et sauter « belle Marianne » en prime. Hélas, une fois renversés le Prince Nicolas, son fils Jean et le Shérif de Sablé-sur-Sarthe, la méthode qui consiste à prendre aux riches pour donner aux pauvres a fait long feu. Le riche fout le camp à l’étranger, le pauvre tire tout sauf la croissance et la classe moyenne qui, jusqu’ici, assurait la bonne tenue de la consommation, se recroqueville, comme un boxeur sonné sous les coups bas d’un fisc déchaîné. La conséquence de tout ce gâchis c’est une croissance négative (novlangue pour récession) et une France qui plombe lourdement le timide redémarrage de la zone Euro. Toute ressemblance avec au choix : la Grèce, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal n’a rien de fortuit.

bonnets-rouges-taxes-exiles-L-R_d1CxDésargentée, affolée à l’idée de devoir assumer ses erreurs et ses errements populistes, notre élite politique est arrivée au bout de sa logique spoliatrice. Après le travail, elle s’en prend à l’épargne avec un raisonnement confondant d’imbécillité économique : « la justice commande de taxer le capital autant que le travail ». Ne tentez surtout pas d’apprendre à un collectiviste que sans capital il n’y a pas de travail, c’est au-delà de ses capacités cognitives. Le mal français est plus profond. Le fait que, pas un de ces beaux esprits ne se soit demandé si la solution ne consistait pas à réduire le périmètre de l’État afin de pouvoir abaisser la fiscalité du travail au niveau de celle du capital, est très préoccupant. Il est vrai que les moutons ne se tondent pas tout seuls.

Taxer l’épargne : une faute morale

 Taxer l’épargne après avoir alourdi, comme jamais, tous les autres prélèvements qui viennent priver les salariés du droit de jouir des fruits de leur travail est le plus sûr moyen de précipiter un pays vers sa ruine. Ce n’est pas quand la consommation se contracte, faute de liquidités disponibles dans les poches des consommateurs qu’il est judicieux de venir s’attaquer à leurs bas de laine. Contrairement à l’idée que s’en faisait Mitterrand (le grand économiste polygame de Vichy), l’épargnant ne s’enrichit pas en dormant. L’épargne ne tombe pas du ciel. Elle est le résultat d’un comportement économique rationnel qui fait qu’un individu décide, en toute conscience, de ne pas consommer l’intégralité de son revenu disponible. Ce faisant il met une partie de ses ressources de côté « au cas où ». L’épargne, spécialement en France, c’est une sécurité à laquelle on est d’autant plus attaché que les temps sont incertains. S’y attaquer en ce moment, c’est provoquer immédiatement un sentiment de panique, aussi utile à la reprise économique qu’un camp d’entraînement d’Al Qaida  l’est au développement du tourisme de masse.

BONNETS-ROUGES-EN-HOMAGE-A-COUSTEAUL’autre point tout aussi fondamental qui milite pour une non-imposition de l’épargne est justement que cet argent a déjà fait l’objet de prélèvements de toutes sortes. Que les sommes en question aient été héritées (droits de succession) ou retranchées du revenu disponible (après IRPP, TVA, TIPP et autres joyeusetés), l’épargne a déjà subi l’impôt. En remettre une couche au nom de la nécessaire solidarité avec : les nécessiteux, les services publics et tout autre parasite social est une escroquerie drapée dans le compassionnel. La vraie solidarité consiste à permettre aux acteurs privés (associations, fondations, œuvres caritatives) de collecter des fonds pour les répartir entre les personnes qui en ont besoin. Ces institutions le font beaucoup mieux que l’État et – bien qu’un effort en ce sens ne serait pas inutile – gaspillent au passage beaucoup moins que lui en frais généraux (comprendre les salaires des chargés de collecte et redistribution).

atelier-crise-greceVous m’objecterez que ce qui est taxé dans l’épargne, ce sont les plus-values, pas le capital. Demandez donc au Chypriotes grecs ce qu’ils pensent de cette brillante analyse servie par tout ce que la classe jactante compte de mous du neurone dans les journaux vus, parlés et écrits. Certes ils sont grecs et chypriotes de surcroît. Comme chacun le sait : au pays de l’ouzo, le pâtre se dore la pilule au bord d’une mer turquoise en attendant que les grands blonds du nord viennent lui apporter ses subsides. La France est la seconde puissance économique de l’Union Européenne que diable, une vieille démocratie, un pays bien administré et qui jamais ne sombrera dans les travers hellènes. C’est à voir ! La Grèce a été plombée par un secteur public hypertrophié, allié à un clientélisme électoral débridé : nous aussi ! La Grèce a perdu la confiance de ses partenaires par son incapacité à se réformer : nous n’en sommes plus très loin ! La Grèce a affolé les marchés et failli mettre l’Euro par terre, à cause de son incapacité à lever l’impôt : nous y sommes !

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 La procédure parlementaire pour les socialistesNe vous y trompez pas, la fiscalisation de l’épargne (capital et plus value) c’est le dernier pas avant l’abîme. Le Moloch ne tombera pas avant d’avoir tout sucé. Après un choc de simplification qui n’a secoué personne faute d’avoir eu lieu, les socialistes passent la surmultiplié dans l’enfumage en parlant de réforme fiscale. Voir un socialiste réformer l’impôt c’est comme voir un cycliste renoncer à ses « fortifiants », un syndicaliste travailler, un sandwich SNCF appétissant, un percepteur compréhensif, un ministre de la justice répressif ou un député UDI de droite : c’est une vue de l’esprit. Le fait que le lavabo qui sert de Premier ministre débute ses consultations par les syndicats qui, comme chacun le sait, ne représentent que les intérêts du secteur public est très révélateur. La raison d’être des parlementaires est précisément de représenter leurs mandants pour déterminer le budget de la nation et partant, le niveau des prélèvements à opérer sur les revenus des Français. Le fait que l’on noie le Parlement sous une avalanche de textes législatifs inapplicables qui n’ont pour seul objectif que de faire sortir l’infra ministre, auteur du texte en question, de l’obscurité qui le recouvre sitôt passé le « passionnant » débat, n’enlève rien à ce principe. C’est pour obtenir des impôts que les rois ont cédé leurs pouvoirs aux Parlements (plus où moins volontairement et certains ont même perdu la tête dans l’opération). Il n’empêche, terminer ces « consultations » par les politiques, en dit plus long sur la volonté d’aboutir des héritiers de Robespierre que toutes les belles intentions qui ne sont plus écoutées que par ceux qui aiment encore à être dupés.

Cependant, réjouissons-nous, car, dans cette actualité morose et terne, nous avons une lueur d’espoir, une raison d’espérer. Valérie Trierweiler — dont la parole nous manquait — nous a assuré qu’elle était déterminée à ne plus se taire (chouette !). Désormais c’est en s’inspirant de son modèle : Danielle Mitterrand (re chouette !) qu’elle entend participer  au fiasco de son concubin (Danielle, elle, préférait son Cubain moins con qu’hirsute, mais chacun ses goûts). À notre époque le ridicule ne tue plus, il désole tout simplement. Décidément, comme le faisait dire Michel Audiard à Lino Ventura : les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît… alors vous pensez si les connes sont détectables !

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DONNE DU ROM A TON HOMME

octobre 24, 2013

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Depuis quelques années, on ne parle que d’eux. Les Roms sont aux années 10 de notre siècle, ce que le hameau de la Reine fut à Marie Antoinette : le vibrant symbole de l’échec de la politique de déni du réel. Pendant des années, nous avons vécu dans un monde de Bisounours où tous les Hommes étaient des frères. La France Potemkine était alors un pays généreux et magnifique qui ouvrait grand ses bras à la misère d’un monde qui représentait une chance pour elle et patati et patata. Pas un grand esprit pour relever que nombre de ces nouveaux arrivants, ne venaient là que par pur opportunisme et qu’ils se cognaient comme d’une guigne de Voltaire et encore plus Rousseau (comme on les comprend !). Personne ne voulait voir que ces « damnés de la terre » avaient légèrement tendance à abuser de l’hospitalité que leur offraient, allègrement, les héritiers de Robespierre et de Marx (voilà bien un gentil petit couple qui n’a rien de stérile vu le nombre de ses rejetons). Au final, après avoir nié la réalité, puis l’ampleur du phénomène, la gauche se trouve aujourd’hui confrontée à la terrible réalité : les centaines de milliers de marginaux bigarrés qu’elle a, par son terrorisme intellectuel, laissé s’installer sur notre territoire, n’ont aucunement l’intention d’être autre chose que des assistés… et la France n’a plus les moyens de les aider à persister dans l’être.

Ce Rom qui cache la forêt

Pourquoi, de Sarkozy à Valls, tous ceux qui « mettent en cause le pacte Républicain » cher à la belle sœur du meurtrier de Marie Trintignant, se focalisent-ils sur les Roms ? Parce que ces derniers sont un concentré des ratés de la politique migratoire de ces quarante dernières années. Comme beaucoup d’autres, les Roms considèrent que les lois de notre beau pays ne leurs sont pas applicables. Comme beaucoup d’autres, ils entendent vivre à part, suivant leurs propres règles (ils sont en cela très semblables aux bobos qu’ils émeuvent tant). Comme beaucoup d’autres, ils craignent par-dessus tout de se fondre dans la masse. La grande différence vient surtout de leur mode de vie nomade qui les a, de tout temps, poussés à vivre en marge des sociétés de leurs pays d’origine. Ce même nomadisme les amène, chez nous, à se regrouper dans d’immenses bidonvilles à la périphérie de nos métropoles et à les recréer au fur et à mesure de leurs démantèlements. On peut gloser à l’infini sur le racisme et l’ostracisme dont ils sont victimes à l’est de l’Europe. Force est de constater que lorsqu’ils arrivent dans une contrée comme la nôtre, où ces préjugés n’existent pas dans les discours des autorités officielles, leur mode de vie les rend très vite insupportables aux yeux de leurs nouveaux voisins. Lieux de tous les trafics, pour le plus grand bonheur des sédentaires vivants à proximité, leurs camps sont « de fortune » au sens littéral du terme. Ils sont, en effet, très organisés et savamment tournés vers l’exploitation des ressources locales.

1385538_10151937757169304_572729577_nAvec les Roms et leurs camps, c’est toute une économie parallèle qui s’installe. La mendicité explose, tout comme le nombre des cambriolages ciblés sur les métaux précieux qui sont fondus sitôt dérobés. Comme souvent, c’est la Police qui est au contact de ces réalités que nos politiciens tentent à tout prix de cacher sous le tapis. Il n’est donc pas étonnant que deux des plus éminents ministres de l’Intérieur de ces dix dernières années se soient saisis de la question. Au grand dam du lobby immigrationniste, leurs réactions, dénonciations et coups de mentons symétriques ont toujours été approuvés par les Français. Même si, au final, toute cette agitation ne mène qu’à l’inaction, le Peuple veut voir, dans ces prises de position, l’espoir que les choses sont en train de changer. Pire encore, plus la bronca médiatique se déchaîne contre ces fachos en charge des flics, plus leur popularité croît. Pas besoin de longues études sociologiques pour comprendre ce phénomène. Les réactions des populations, au milieu desquelles ces bidonvilles sont établis, sont à la mesure de leur apport inestimable au vivre ensemble des nuisances ressenties. Pas un Maire de gauche, à l’approche des élections, qui ne réclame la destruction de ces baraquements (étonnant non ?). La générosité c’est bien, la réélection c’est mieux ! Lorsque les choses trainent trop, les citoyens s’en chargent. Rappelons nous comment les quartiers nord de Marseille, pourtant composée d’une « mosaïque de peuples » ont foutu le feu au campement Rom qui venait trop fortement perturber leur « quotidien ».

 

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Droits et devoirs du Rom

Avec un tel palmarès ont pourrait croire l’affaire entendue. C’est sans compter sur l’inépuisable capacité des bien pensants à donner des leçons. L’avantage avec les Roms c’est que l’on est toujours très proche du « dérapage » et que les « zamalgames » sont dégainés aussi vite que les procès d’intention. Tant que l’on parle de Léonarda, on ne parle pas de la crise. Intéressons-nous donc à ce phénomène médiatique ahurissant qui veut que la socialie soit au bord du chaos, parce que sa Police n’a fait qu’appliquer les lois et les règlements qu’elle a, elle-même, édictés après s’être installée au pouvoir.

 

Manifestation d'indignation "spontanée" de la jeunesse dorée

Manifestation d’indignation "spontanée" de la jeunesse dorée

 

La maison brûle et la jeunesse des quartiers à bobo est dans la rue. La crise est telle que notre sémillant ministre de l’Intérieur rentre « en urgence » d’un périple outre-mer. On croit rêver ! Deux Français sur trois applaudissent à l’expulsion de la famille kosovardo-italienne et Manuel Valls revient dare-dare de l’autre pays du Rhum. On peut comprendre qu’il soit urgent de ne pas fâcher les 22% d’ahuris qui pensent encore qu’il y a un Chef à la tête de notre État, mais quand même. Si les plus hautes autorités de la République rappliquent à fond de ballon parce que quelques centaines de boutonneux de gauche (pléonasme) bloquent les entrées de leurs lycées à la veille des vacances, où allons-nous ? En quoi, du reste, la « mobilisation » de trois douzaines de cocus, fussent-ils jeunes et de gauche, représente-t-elle, soudainement, un mouvement de fond qu’il est urgent d’écouter? Le défilé de centaines de milliers d’autres, contre le mariage pour tous, n’avait pas, me semble-t-il, produit d’effets notables ? À ce propos, qu’en pense notre nouvelle martyre ? Est-elle homocompatible ? Avec la mouise qui caractérise notre exécutif normal, la « déportée du Doubs » va bien finir, un de ces jours, par nous apparaître revêtue d’un tee-shirt de la Manif pour Tous sur Internet.

526668d370c6bCessons de rêver et revenons aux moutons qu’on ne nous a pas encore dérobés. Le grand barnum à culpabiliser s’est déchaîné, car le « symbole du racisme intrinsèque de la société française » a été arrêté lors d’une sortie scolaire. On a osé embarquer un clandestin, alors qu’il poursuivait son endoctrinement ses études ! Les nouveaux curés laïcards, l’impayable (et pourtant si cher) Peillon en tête, nous parlent de l’école comme d’un « sanctuaire » en n’oubliant pas, au passage, d’invoquer la rafle du Veld’hiv. Quitte à sortir d’une torpeur coupable : pourquoi ne pas nous expliquer en quoi une décision de justice, rendue au nom du Peuple Français, n’est-elle plus applicable, au seul motif que l’intéressée est en classe ? Ne sont-ce pas ces mêmes grandes âmes professorales qui se plaignent à longueur de temps des violences, des insultes et des crachats qui leur pleuvent dessus, lorsqu’ils tentent d’étudier les zheureslesplussombresdenotrehistoire avec des élèves, religieusement plus réceptifs au conflit israélo-palestinien qu’à la Shoa ? Le sanctuaire risque bien de leur péter à la gueule, en moins de temps qu’il n’en faut à Léonarda, pour ridiculiser le bernicle qui nous sert de Président. Tartuffe aurait encore un bien bel avenir dans l’enseignement s’il n’était aussi subversivement utilisable pour dénoncer la duplicité de l’institution.

L’heure du grand débat est venue

1385985_10151972555644740_468594874_nHeureusement pour nous, la gauche est au pouvoir et les cris d’orfraie des moines gras de l’antiracisme tombent plus à plat qu’à l’ordinaire. Dame, c’est qu’il est plus difficile de jouer les Résistants en peau de lapin quand c’est en socialiste que l’on se dresse face à un pouvoir … socialiste. Il est, à ce propos, assez touchant de voir la schizophrénie contre laquelle se démènent nombre de hiérarques roses, au premier rang desquels l’inénarrable Harlem, pour expliquer l’inexplicable à leurs camarades médusés. Que d’énergie dépensée pour n’en paraitre que toujours plus ridicule. Il faut dire que depuis que Michel Rocard a prononcé sa célèbre phrase, la France a pris plus qu’à son tour, son lot de la misère du monde. Il est grand temps d’avoir un débat sérieux sur la question. L’opinion de Manuel Valls sur l’inadaptation des Roms à la société française a cela de bon qu’elle ouvre la porte à une réflexion plus large, au sein du dernier bastion du conservatisme en matière d’immigration : le parti socialiste. Ceux qui ont prospéré – au sein de SOS racisme et de toutes les autres officines de répression des pensées non conformes – font aujourd’hui face à leurs responsabilités. Dans une France exsangue économiquement, le Peuple vit, de plus en plus mal, les attentions dont sont entourés des migrants qui, en échange, se refusent de plus en plus, à participer au destin national. Ce rejet de l’intégration (nous n’en sommes plus à l’assimilation tenue pour de l’esclavagisme), a le don d’exaspérer les Français. Ces derniers se détournent des prophètes du métissage comme horizon indépassable de l’avenir du pays. Certains l’ont bien compris, d’où les saillies de l’actuel locataire de la Place Beauvau.

BXPggMbCcAAJ74JCe n’est plus de Jean-François Copé avec ses petits pains, ou de Marine Le Pen avec son occupation que viennent les attaques contre la fiction du vivre ensemble. Manuel Valls a bien des défauts. Il est hâbleur, ramenard, volontiers donneur de leçon, il ne craint pas de réécrire l’Histoire à son profit, mais une chose est certaine : il aime la France. A force de crier à la Le Pénisation des esprits, plus personne n’écoute les pères la pudeur de la gauche morale. Leur échec idéologique est aussi retentissant que leur surdité. La France se délite chaque jour davantage et les Français, inquiets de ce démembrement, s’en remettent aux seuls d’entre eux qui osent enfin décrire la réalité. À ce jeu-là, la famille Le Pen a une longueur d’avance. Refuser d’en discuter, au prétexte, du reste un peu court, que ces « gens-là ne sauraient avoir raison » est aussi productif que de vider la mer avec un seau. Il est rassurant de voir que les arbitres des élégances peuvent aussi être remis en cause dans leur propre camp.

 

Manuel Valls a eu raison de dire que les Roms qui refusent de s’intégrer ont vocation à quitter la France. Encore un effort et il finira par comprendre que la France on l’aime ou on la quitte. Ce faisant, il ouvre, sciemment, une boite de Pandore. Nombreux sont ceux qui refusent l’intégration et ils ne sont pas tous Roms. La gauche du réel va maintenant devoir se colleter avec celle du déni. Comptons sur notre Président tout mou pour ne rien trancher. Venant d’un type qui a fait toute sa carrière sur la défausse, il est illusoire d’attendre une solution. Après la raclée qu’il s’apprête à prendre aux Municipales et aux Européennes, le PS n’aura pourtant d’autre choix que de revoir son logiciel. L’immigration massive plombe une société française qui n’a même plus le droit de trier entre ceux qui veulent s’intégrer et ceux qui n’arrivent là que pour profiter de sa dispendieuse générosité. L’exemple de la famille de Léonarda est à ce titre édifiant. Bien que ses enfants soient italiens, le père de cette si médiatique famille a préféré mentir sur ce fait – qui pourtant lui garantissait l’asile chez Berlusconi- pour être sûr de rester dans un pays qui lui procurait de solides revenus d’assistance. Il est urgent de réformer tout ce merdier.

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BOBARD LE ROI DES ELEPHANTS

octobre 10, 2013

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C’est un fait entendu, l’honnêteté n’est pas la qualité première de nos dirigeants. Devrions nous vraiment nous en étonner quand, chaque jour médiatique nous apporte la preuve que taire et dissimuler sont des gages de longévité dans le cirque ambulant qui nous tient lieu de débat public. En matière de mensonge, nous ne sommes jamais déçus avec les héritiers de Jaurès. Quoi de plus normal, venant de gens qui pensent, sans rire, que leurs idées en matière économique et fiscale vont répandre la justice et la félicité, que le pauvre deviendra riche et que le riche… partira en Suisse.  J’en veux pour preuve que depuis le retour de la morale et de la concorde, rue du Faubourg Saint-Honoré, grâce à « lui Président »,  les bobards nous sont délivrés à un rythme jamais vu, depuis que le meilleur ami de René Bousquet a quitté les lieux en mai 1995.

 Inversons la courbe du chômage, il en restera bien quelque chose

 mensonges-d-etatNous vivons depuis un an, un miracle permanent, comme seule Bernadette Soubirous sut en faire émerger naguère, pour le plus grand bénéfice des marchands du temple (mais c’est une autre histoire). Après avoir passé un  été 2012 à se remettre de ses mensonges de campagne, au fort de Brégançon, notre Président normal eut quelques difficultés avec le pays réel. Les Français goûtèrent, en effet, fort peu que leur dirigeant, à peine élu, partît se la couler douce, à leurs frais, alors que la crise ne s’était pas arrêtée avec le départ du « voyou de la République ». Il fallut donc, de toute urgence, trouver quelque chose pour relancer le Flanby. C’est vrai ça, passer pour un con après seulement quatre mois de mandat, c’est un peu tôt. Ce fut donc la mine réjouie et la bajoue altière car de nouveau rebondie que notre Président « gay friendly » se trémoussa chez la chaisière du 20 heures, en nous promettant que d’ici un an, il inverserait la désormais fameuse courbe du chômage. Quel bel Homme ! (et couillu avec ça !)

 Que constatons-nous un an après ? Tout d’abord que le délai s’est mystérieusement rallongé. Nous sommes passés de septembre 2013 à décembre 2013, et ce, dans le consensus médiatique le plus absolu. Imaginez que le Sardanapale hongrois ait promis un « retour de la croissance » ou une inversion de la « courbe de l’immigration » (je rigole) pour dans un an et que, la nouvelle année venant, il se soit avisé  de repousser l’échéance à décembre. Que n’aurions-nous entendu sur le thème du reniement. Là avec Hollande rien, pas un bruit, pas même une remarque. Qu’il est bon d’être de gauche face à une presse « libre ».

 Popaul Emploi

 shootContrairement à une idée reçue en ces temps de troisième tiers, il n’y a pas que pour les taxes que le concours Lépine est ouvert chez les socialistes. En matière de bobards aussi, les idées fleurissent au gouvernement. Voyant que cette fameuse courbe n’était pas près de s’inverser, étant donnée la politique économique soviétiforme que développe notre État socialiste à bout de souffle, notre élite servile s’est mise à bidouiller les statistiques. Et c’est ainsi que l’on nous annonça fièrement que le chômage avait baissé de 50 000 unités de compte, en août 2013. Las, cette comptabilité digne de la France-Afrique, ne trompa que les journalistes (et encore pas tous, c’est dire si la ficelle était énorme). Au final c’est à cause de ces « salauds de chez SFR » (on vous le dit le secteur privé, voilà l’ennemi) si qu’on n’a pas eu les chiffres qu’on aurait dû. Et les mêmes de nous vendre les SMS restés coincés dans les tuyaux de l’opérateur, comme l’explication absolue à la frénésie de radiation de « demandeurs d’emploi » qui a permis « l’embellie ». « On a été berné et il nous a fallu quatre jours, après vous avoir pris pour des neuneus, pour nous apercevoir que les SMS y z’etaient pas partis … Oups ! Désolé ! » Comme c’est commode !

 La rééducation vertu cardinale du socialisme

montebourg-cccp-300x231Dans le même ordre d’idée, du mensonge comme méthode de gouvernement, notre Président « tout mou » nous explique – et les Khmers verts à sa suite – que la fiscalité écologique se fait à somme nulle et que les taxes ainsi perçues serviront à réorienter le consommateur sur les chemins de la vertu (mais bien sûr !). Encore une fois, admirons l’énergie rééducatrice chez les collectivistes, qui font de la ponction le moyen d’amener le Peuple à faire ce qu’il ne ferait jamais de lui même (c’est bien connu le Peuple est con). Il faut reconnaître que, comme souvent, cette brillante idée de gauche a été mise en application par la droite, après la pantalonnade écologico médiatique que fut le « Grenelle de l’environnement ». La première mesure concrète à émerger de ce gouffre financier fut le « bonus-malus » automobile. Afin de réorienter les constructeurs vers la conception de véhicules moins polluants, nos énarques se sont proposés de taxer les voitures pas propres et de récompenser les moins sales. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes, si l’histoire n’avait pas tourné autour du gaz carbonique. Vous savez, ce méchant CO2 qui est responsable pêlemêle : de l’extinction des dinosaures, de la chute de l’Empire Romain, de la fonte des neiges, de la montée des océans, de la mort de Lady-di et de la chute des cheveux. Le problème avec les boucs émissaires, fussent-ils gazeux, c’est qu’ils ne se comportent pas toujours comme on le souhaiterait.

 La fin du monde est pour demain

 En l’occurrence, selon le consensus scientifique, ce même consensus qui au Moyen Âge voulait que la terre fût plate et que les étoiles lui tournassent autour. Selon lui, donc, notre belle planète doit se réchauffer à vitesse grand V, à cause du CO2 qui, en s’accumulant dans l’atmosphère, agit comme une loupe vis-à-vis des rayons du soleil. Tout être humain doué de raison et nanti du manuel des castors juniors sait pertinemment qu’une lentille convexe, en concentrant en un point les rayons de l’astre lumineux, permet de mettre le feu à … ce qu’on veut. Avec une telle image pour effrayer le gogo, il est ensuite facile de faire avaler n’importe quoi au chaland, à commencer par des taxes, car comme le dirait Évelyne : « c’est bon pour la planète ».

 3931607402_10173d40ecSeulement voilà, en rangeant le manuel des neveux de Picsou, pour en prendre un de biologie de seconde (d’avant Luc Châtel), on s’aperçoit que le CO2, loin d’être un tueur patenté est aussi un élément essentiel dans la photosynthèse (vous savez le truc qui permet aux plantes de se nourrir sans aller chez Macdo). Toujours est-il que des scientifiques, rétifs à l’idée de la fin du monde provoquée par le réchauffement climatique, se sont amusés à mesurer l’augmentation réelle du gaz carbonique dans notre atmosphère (les vilains !). En effet, si ces 15 dernières années, aux dires des catastrophistes, nous avons émis plus de CO2 qu’au cours des 40 précédentes (ce qui se tient avec le décollage de l’ex tiers monde), nous devrions en avoir plus, d’où l’effet de serre et tutti quanti. Or il se trouve que ces « traitres à la cause » n’ont pas remarqué d’élévation notable de ces taux, malgré l’augmentation de la production. Comme il est peu probable que le gaz carbonique ait aidé à boucher le trou dans la couche d’ozone (dont on ne nous parle, d’ailleurs, pour ainsi dire plus), nos scientifiques ont cherché à trouver où ce CO2 excédentaire avait bien pu aller. Bingo ! La nature étant bien faite (contrairement aux écolos) l’augmentation de la présence de gaz carbonique a contribué à l’augmentation, proportionnée, de la végétation qu’il nourrit. En clair, les arbres se sont mis à avoir plus de feuilles. Au final, plus de CO2 entraine plus de verdure qui entrainent à son tour plus de photosynthèse qui transforme le gaz carbonique en … oxygène. C’est ballot !

 Trahison énergétique

 Dans ces conditions : qu’est-ce qu’ils viennent nous faire chier avec leur CO2 vous dites vous, et avec raison. Pourquoi, puisque le gaz carbonique nourrit les plantes, devrions nous dépenser  engloutir des fortunes, individuelles et collectives, dans des énergies alternatives ou de couteuses voitures électriques ? Parce que pour les Nicolas Hulot, Jean Vincent Placé et autres zozos médiatiques, renoncer à ces mesures, c’est admettre qu’ils se sont plantés et ça, ça leur est aussi insupportable qu’à un mormon, un rabbin ou un imam (rayer les mentions inutiles) de serrer la main de Hugh Hefner. Comme nos politiciens, oubliant toute prudence et ce, toutes tendances confondues, se sont allégrement saisi de ces peurs imaginaires, pour nous donner l’impression qu’ils servaient à quelque chose, nous ne devons rien attendre d’eux non plus, tout du moins dans un proche avenir. Tant que la génération des « cons cernés par les enjeux environnementaux » sera aux affaires, elle maintiendra la fiction envers et contre tout. Le GIEC de même, car eux c’est à s’asseoir sur de juteuses subventions que reviendrait le fait de reconnaître leurs erreurs.

051206winterblunderxA ce propos, leur dernier rapport est, en matière de bobard médiatique,  un véritable collector.  Il nous apprend qu’à l’horizon 2100, les températures s’élèveront dans une fourchette comprise entre 0,4 et 4,5°C (une paille statistique !). C’est beau comme l’antique ! Bien sûr, vous n’avez entendu parlé que de la prévision pessimiste, jamais de l’autre. De plus, le GIEC ne nous explique toujours pas comment il parvient à mesurer ces changements à l’échelle de la planète, alors que nous avons déjà bien du mal à prévoir la météo à dix jours, chez nous. Cette magnifique institution ne revient pas non plus sur le paradoxe qui veut que nous n’ayions jamais autant produit de gaz à effet de serre et que, malgré cela, les températures ont eu tendance à baisser (là où elles sont mesurées avec rigueur) depuis 15 ans. Seule signe de la prise en compte de cette contradiction nos prophètes de l’apocalypse parlent davantage de « dérèglement » que de réchauffement. La sémantique, c’est pratique ça permet de coller les grands froids et les grosses pluies dans la catégorie du : « on vous l’avait bien dit que c’était pas normal» tout en définissant la normalité de manière empirique (des dieux de la com !)

 

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Tout cela n’a aucune importance. Vous l’avez compris, la planète est une occasion comme une autre de taxer et surtout, un prétexte commode pour dépenser. A ce propos, attendez vous à un festival ces prochaines années, puisque c’est à notre beau pays, si prospère et aux excédents budgétaires si colossaux, que revient l’honneur d’accueillir le prochain sommet mondial consacré au bobard climatique. Nous allons en manger de la « planète en danger » et gare aux hérétiques qui s’élèveront contre la nouvelle religion. Les « réchauffistes » ne se donnent déjà même plus la peine d’argumenter, ils condamnent leurs opposants au nom de la foi. Ils les accusent de ne pas croire. Ils prononcent à leur endroit des oukases ou des excommunications (selon les goûts). Ils commencent à ressembler à nos dirigeants qui se comportent avec le même dogmatisme, dès qu’il s’agit de parler d’immigration. Amusant non ? Comment peut-on laisser des scientifiques se comporter comme de vulgaires politiciens me direz-vous ? C’est encore une des joies que nous devons à l’hypertrophie de l’État dans nos sociétés post-modernes. L’argent public qui coule à flot depuis vingt ans sur la recherche en matière de climat a produit les mêmes effets qu’à la Sécu, à Pôle Emploi ou au Parlement. Des moines gras se sont mis sous la tonne et refusent obstinément d’en bouger. Leur train de vie et leur confort en dépendent, alors la vérité scientifique dans tout ça …

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TYRANNIE FISCALE

septembre 26, 2013

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C’est une antienne connue comme le loup blanc : trop d’impôt tue l’impôt. Sauf qu’en l’an 2 du quinquennat du Président Normal, nous n’en sommes plus là. Avec 46% du PIB, la pression fiscale atteint un maximum jamais franchit et les petites fourmis laborieuses sont écrasées par les cigales géantes qui chez nous portent le doux nom de fonctionnaires. D’où le raz-le-bol fiscal qui ne cesse de croitre, jusqu’à "interpeller" la conscience (il prétend en avoir une) de notre sémillant ministre de l’Economie et des Finances.

La grande arnaque de l’État providence

Président Normal se penchant vers un contribuable

Président Normal se penchant vers un contribuable

Tous ceux qui ont atteint le Lycée avant que Luc Châtel passe un jour rue de Grenelle le savent : l’impôt est le moyen par lequel le citoyen donne à l’État les moyens de rendre à la collectivité, les services que presque aucun individu ne peut s’offrir seul. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, la perversion politique de gauche (pléonasme) a fait que ces services n’ont cessé de croitre, sans que jamais personne n’ait eu à donner un avis « éclairé » sur la question. Il faut dire qu’en matière d’éclairage, nos élites nous enfument depuis tellement longtemps que nous désespérons d’un jour pouvoir repérer la lumière au bout du tunnel dans lequel ils nous condamnent à errer. Gauche et droite confondues, les services fiscaux qui servent de nervis à cette attaque à main armée collectivisation ont, de surcroit, du citoyen, une notion bien à eux. Le contribuable leur apparaît d’avantage comme un imbécile à qui l’on réclame tribut que comme un être douée de raison. Et pourquoi voulez-vous qu’ils nous considèrent autrement, puisque les Français continuent majoritairement à croire que l’État providence – pour lequel ils suent sang et eau – est un horizon indépassable en dépit de sa faillite flagrante.

dpensespubliques

rose-ecoIl faut dire qu’on nous a vendu jusqu’à plus soif, le mythe de la croissance par le biais de la demande et son corolaire en système soviétique keynésien : l’action publique. Personne ne s’est jamais posé la question de savoir comment cette dernière était financée. Ou plus précisément, à partir des années 70, lorsqu’on a déconnecté, la croissance de la production, personne n’a voulu voir que notre progression atone s’effectuait, alors, à crédit et que la spirale de l’endettement aidant, nous allions fatalement rencontrer un mur. Et bien, fidèles lecteurs, ce jour tant attendu est enfin arrivé ! Le génie administratif français a cela d’admirable que, couplé à la lâcheté politique, il a produit, durant des dizaines d’années, une capacité à refuser les évidences, proprement unique sur la planète. À cet égard, il n’y a qu’en France que l’on trouve encore des électeurs suffisamment benêts pour de croire que « seul le riche payera » quand le bang fatal se profile. Les 1,6 million de nouveaux contribuables 2013 sont les premiers surpris de leur nouvelle richesse. Mais comme les socialistes prétendent toujours que leurs « réformes » sont justes … alors !

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Trop de fonctionnaires = trop de fonctionnaires !

Les recettes pour sortir de la nasse sont pourtant connues. Nos élites refusent juste de les mettre en oeuvre. Outre le fait qu’elle est remplie d’Allemands, comment se fait-il que l’Allemagne s’en sorte si bien face à la crise que nous subissons depuis 2008 ? Il se trouve qu’à l’instar de ces salauds de Suédois, de ces cochons de Canadiens et aujourd’hui de ces traitres de Bataves, les Allemands n’ont jamais considéré que la France soit dotée d’un modèle social. Ou plutôt si, d’un contre modèle : d’une voie dans laquelle il serait suicidaire de s’engager. La place de la France dans le monde économique est donc celle d’un repoussoir, comme feu l’URSS en son temps. On a les fiertés qu’on peut !

statuts-fonctionnaires-Résolution-de-lécranCe qui « clive » (pour faire moderne) les pays qui s’en sortent de ceux qui sombrent, c’est bien la dépense publique et son corolaire : le nombre de fonctionnaires. Dans notre soviet, un fonctionnaire est à la charge du pays depuis son embauche, jusqu’à la fin de sa retraite (sa mort). Comme la plupart d’entre eux ont passé les concours à la sortie de la fac, nous en déduisons qu’ils sont à notre charge de la mamelle au tombeau. Lorsque l’on sait que notre beau pays compte 5,5 millions de fonctionnaires, soit un actif sur cinq, on comprend mieux que la vie soit difficile pour les quatre autres. Non contents d’être une charge, nos braves fonctionnaires sont gavés de privilèges qui vont de la sécurité de l’emploi, à des régimes de retraites dérogatoires et surabondés (devinez par qui) en passant par des horaires flexibles (les 35 heures sont une odieuse régression sociale dans bien des branches de la fonction publique qui les « abattent » plutôt sur un rythme bihebdomadaire). Ces privilèges ont un coût exorbitant que les Français découvrent petit à petit.

L’État c’est eux

in-ze-baba1-723x1024Depuis le retour au pouvoir du parti de l’intelligence, jamais le débat public n’avait atteint un tel niveau de bêtise crasse. Plus la situation s’aggrave plus les incapables les ministres se succèdent pour nous assurer que : la croissance frémit (ben tient !), la courbe du chômage va s’inverser (surement !), la TVA baisse en augmentant (lol), 2014 sera l’année de la pause fiscale (à non en fait c’est 2015), la transition énergétique n’alourdira pas les prélèvements (ouarf!), etc., etc. En vérité, il y a le feu au lac et le syndicat de défense de la fonction publique ne sait plus où donner de la tête pour poursuivre ses rapines. L’État en demande toujours plus, pour toujours moins de service. Il faut bien admettre qu’à force de régenter nos vies, en s’occupant de ce qui ne le regarde pas, l’État finit par ne plus rien faire correctement. Au final, il faut bien admettre que les fameux « services publics » – que les gauchistes défendent avec autant d’ardeur qu’un intermittent son régime spécial – rendent de moins en moins de service au public.

Mur des consPourquoi, dans notre pays, le fait d’exiger une baisse le nombre de fonctionnaires, au nom de la simple rationalité économique, revient à faire l’apologie du crime contre l’Humanité ? Parce que le pouvoir est confisqué depuis plus de quarante ans par ceux qui se servent du système. La France protégée, celle de la fonction publique (et assimilée), s’est distribué des prébendes et elle compte bien que cela continue. Tant pis si le pays courre droit à sa ruine ! La qualité des soins à l’Hôpital ne cesse de baisser : la faute au manque d’effectif. La criminalité s’envole : manque d’effectif. Les trains déraillent : entretient défaillant par … manque d’effectif. L’Éducation nationale nous livre un nombre toujours croissant d’inadaptés sociaux tous aussi violents qu’analphabètes : la faute au sous-effectif. Des magistrats érigent un mur des cons : la faute à … à non, là pas de faute !

L’Ancien Régime contre lequel les saints patrons de nos fonctionnaires – véritables saigneurs des temps modernes -se sont élevés en 1789 se définissait par la phrase de Louis le quatorzième selon laquelle : « l’État c’est moi ». Nous pouvons dire sans beaucoup risque de nous tromper qu’aujourd’hui : l’État c’est eux et que les salariés du privé sont les nouveaux serfs de cette néo noblesse de concours administratifs. En 200 ans, nous sommes passés de l’absolutisme royal à l’absolutisme administratif … quel progrès !

Tout a un terme

Seulement voilà, toute à la préservation de ses privilèges, notre noblesse ne s’est pas rendu compte que les temps changeaient (comme l’autre). La mondialisation que les ducs de l’ENA blanchis sous les harnais du CAC 40 appelaient de leur veux était porteuse, certes de plus values juteuses, mais aussi des germes de la sédition fiscale. En ouvrant nos frontières, nous avons ouvert nos yeux. L’Euro a encore accéléré le phénomène en rendant tangibles et intelligibles, les comparaisons entre les nations. Tout un chacun peut se rendre compte, par exemple, que l’enfer de la précarité allemande (pourtant si complaisamment "vanté" par nos médias) vaut, somme toute, bien mieux que le système français – qui n’est paradisiaque que pour le salarié sous statut. Nos jeunes se ruent à l’étranger pour fonder les entreprises qui nous font si cruellement défaut, laissant aux moins aventureux de leur génération, le loisir de devenir fonctionnaires.

chomophobieCette situation n’est pas une fatalité, il nous faut juste le courage d’y remédier. Pour ce faire, il est illusoire de compter sur les socialistes. Ils sont le parti de la fonction publique, ils ne feront rien. Pourquoi croyez-vous que Hollandreou ait renoncé si vite à sa promesse de grand soir fiscal ? L’eut-il tenue, qu’il lui aurait alors fallu mettre au grand jour, tous les petits et grands privilèges qui font que l’arnaque perdure depuis des décennies. Simplifier les prélèvements (je parle bien des prélèvements et non des seuls impôts ) c’est obligatoirement les baisser pour ceux qui produisent et les augmenter pour ceux qui sont payés par le travail des autres. Baisser les dépenses c’est en finir avec le statut de la fonction publique. Les militaires ne le restent pas beaucoup plus de vingt ans (dans le meilleur des cas), pourquoi voulez vous que les infirmières, les employés communaux, les ingénieurs des routes, les cantonniers et les professeurs soient employés à vie. Ils peuvent servir la collectivité un temps avant de retourner dans le privé. La Suède a mis en œuvre cette solution dans les années 90 et n’est pas notoirement sous-administrée depuis.

L’UMP entre la faucille et le marteau

lvl-succession-ump-5Puisque nous ne devons rien attendre du PS, devons-nous nous en remettre à l’UMP ? Si par l’UMP nous entendons ce rassemblement d’imbéciles qui n’a rien de mieux à faire que de s’assembler en conclave, dès que l’un des siens a osé penser que certains socialistes étaient bien aussi, si ce n’est plus, sectaires que les fanatiques du bleu marine, autant le dire tout de suite : il n’y a plus d’espoir ! La France est proche du chaos social et économique et ces crétins n’ont rien de mieux à délivrer que des brevets de civisme et des leçons en colmatage de digues républicaines … on croit rêver !

UnknownDifficile d’être une alternative crédible quand on n’a que le Front National comme seul horizon. Surtout que ces derniers sont loin d’être aussi abrutis que nos grandes consciences rassemblées sous le pommier originel feignent de le croire. Ils savent lire et si leur programme économique fleure encore bon le terril et Germinal, ils progressent à pas de géants vers le chemin de la cohérence. La sortie de l’Euro – qu’ils sont les seuls à promouvoir – commence à être étudiée par des gens sérieux. Ces travaux donnent du sens à leurs propositions : les dirigeants du FN comprennent Jacques SAPIR et s’en inspirent (NDLR Ce qui ne fait pas de lui un idéologue du FN, comme je l’ai pourtant entendu dire par un journaliste, sans doute adepte de la lapidation publique).

Tant que l’UMP se contentera de faire la course à la posture morale vis-à-vis du Front, elle s’enfoncera vers sa ruine. Il faut qu’elle accepte la confrontation et le débat d’idée (ce n’est pas un gros mot). Le FN est un parti structuré qui renforce sa doctrine. Les imprécations ne serviront à rien d’autre qu’à renforcer l’impression que l’UMP n’a pas d’autre proposition que celle , alléchante, de mettre les fesses de ses leaders dans les fauteuils actuellement occupés par les socialistes, pour poursuivre la même politique autiste. Entre le collectivisme socialiste et le colbertisme centralisateur bleu Marine, il existe pourtant un espace pour une doctrine qui place la liberté au cœur de son projet. Un mouvement qui fasse de la confiance en l’individu la règle et de la méfiance l’exception. Une philosophie de gouvernement qui libère les énergies pour refaire de la France le grand pays auquel ses atouts et sa situation exceptionnelle au cœur de l’espace européen la prédestinent. Le libéralisme a de l’avenir, chers amis, car c’est le seul moyen pour l’UMP d’exister (une adoption par défaut vaut mieux que pas d’adoption du tout). C’est aussi, alors que nous nous débattons dans le gouffre de nos déficits, la seule idée que nous ayons toujours obstinément refusé d’appliquer depuis le dernier budget voté à équilibre en … 1974.

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LE FAIT DU PRINCE

septembre 3, 2013

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S’il est un élément aussi sûr que l’existence de Dieu à Djeddah, c’est que la France est une Monarchie républicaine… absolue. Je m’explique. Là où d’autres dirigeants vivent sous la férule, d’ électeurs uniquement préoccupés par leurs intérêts égoïstes, nos élites aussi éclairées qu’altruistes vivent entre elles et décident, pour nous, de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas. Cette « démocratie » populaire apaisée permet ainsi à notre beau pays d’être à la pointe du combat contre le mal. Là où tant d’autres sont à la traine, le petit coq peut ainsi, les deux pieds bien calés dans le fumier, donner des leçons de chant à la planète entière.

À Parlement inexistant : déséquilibre des pouvoirs assuré

1801389_12736683-nono0908-20120809-t103aLe système institutionnel français est hémiplégique. Selon la pensée himalayenne d’Alain Duhamel il n’est plus qu’une seule élection qui vaille : la Présidentielle. C’est lors de cet exercice, désormais quinquennal, que notre bon Peuple croit, à tort, se doter librement d’un souverain pour les cinq années suivantes. Or, rien n’est plus faux ! En vérité, les électeurs n’ont qu’un choix apparent entre les deux faces d’une même politique. Leur vote ne sert qu’à désigner ceux qui auront le plaisir de jouir des privilèges du pouvoir (et de vivre grassement de la bête, mais ça, c’est une autre histoire). L’affrontement idéologique n’existe plus que chez les éditorialistes et n’est qu’une façade destinée à faire croire qu’il y a débat. Toutes les questions qui se posent ayant été préalablement évacuées au titre de la « morale républicaine », le « combat des chefs » se déroule en toute quiétude, entre des gens « bien élevés ». On ne discute plus que de l’accessoire et la presse se focalise sur le superflu, tant est si bien que l’on vote contre plutôt que pour. Si, dans ces conditions, les Français pensent de plus en plus que la présidentielle leur a été volée, c’est que hélas, il s’agit de la triste vérité. Nous nous retrouvons avec un Président que nous n’avons pas souhaité, tout simplement parce qu’une majorité relative d’entre nous s’est laissée convaincre qu’elle ne voulait plus du sortant.

Cette affaire ne serait pas grave si nous vivions dans un système de pouvoir équilibré. Or en matière institutionnelle la France souffre d’un déséquilibre certain. Tout converge vers le sommet de la pyramide. En dehors du Président, il n’y a plus d’autres pouvoirs qui vaillent. Les juges sont noyautés par le bolchévisme au point d’ériger « en toute indépendance » un « mur des cons » sans qu’il ne se passe rien. La presse d’opinion (pléonasme) est à 90% de gauche et les parlementaires ne sont plus qu’une bande de godillots, inféodés à une écurie dans le but de recevoir quelques prébendes. En cela ils ne remplissent absolument pas le rôle qu’ils sont supposés tenir. Pour que l’équilibre des pouvoirs fonctionne, l’exécutif doit répondre de ses actes a minima devant le législatif. De par le vaste monde, en dehors de la Corée du Nord, aucun gouvernement n’est moins contrôlé que le nôtre. L’opposition n’a pas de moyens et passe quatre des cinq années de la législature à se bouffer la gueule, pour trouver son champion pour le coup d’après. La majorité, quant à elle, est composée de béni-oui-oui. Les plus actifs d’entre eux n’ont qu’une obsession : celle de satisfaire les différents lobbys pour se voir décerner la palme du plus politiquement correct. Ce sésame leur permettra de quitter le Marais parlementaire pour s’élever dans la lumière gouvernementale. Les autres se contentent de grenouiller afin d’assurer leur investiture pour le prochain coup.

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Les électeurs sont les premiers responsables de cet état de fait. Eux qui ont été élevés dans le culte de l’État omnipotent, se comportent face à l’offre politique, comme des consommateurs avachis. Ils savent que les produits sont de plus en plus frelatés, mais il ne leur viendrait pas pour autant à l’idée de tenter l’aventure avec un producteur indépendant. Non ! Ils veulent des marques et votent pour des labels qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient lors de leurs lancements respectifs. Puisque seule l’apparence compte pour eux, ils ont des élus qui ne les représentent pas. Nos parlementaires ont une haute opinion d’eux-mêmes, au point d’imposer au Peuple des idées qui ne lui seraient jamais venues. Ils appellent ça : « le progressisme ». Vous trouvez ça aberrant ? N’oubliez jamais que les électeurs ont les élus qu’ils méritent !

Le roi c’est bien, mais tout dépend du souverain

969995_647459745283912_360260272_nVoici donc comment on finit par concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul individu. Je ne suis pas de ceux qui sont, par principe, hostiles à l’Homme providentiel. Cela a magnifiquement réussi au moins trois fois dans notre histoire : avec les deux Bonaparte et avec De Gaulle. L’alternative, mise en place par les "Républicains" après Sedan était absolument désastreuse. Elle revenait à sélectionner à coup sûr le plus idiot (et dieu sait qu’à l’Assemblée la compétition pour ce titre est féroce). De combien de Clémenceau nous sommes nous donc passés, durant cette maudite troisième république, au profit d’un nombre incommensurable de Deschanel ? Le problème ne vient pas tant du Roi que de la méthode pour le sélectionner. Du temps où l’on se passait de l’avis des gueux, la naissance pourvoyait à la question. Certes, quelques puissants, les aléas du sexe et la mortalité infantile pouvaient venir, de temps à autre, remettre un peu en cause ce bel arrangement, mais la plupart du temps, il fonctionnait … jusqu’à produire Louis XVI.

C’est justement par le sobriquet de François XVI que le désastre qui nous tient lieu de Président est souvent désigné par les plus réalistes de ses camarades. En vérité si le problème de la personnalité de notre prince se pose avec autant d’acuité, c’est que l’actuel titulaire (comme Louis XVI en son temps) n’aurait jamais dû accéder au trône. Non que celui qui y était destiné fût exemplaire, mais il avait un lustre de compétence dont le Président du Conseil général de la Corrèze ne s’était jamais donné la peine de se parer. Que ce lustre ait été fabriqué de toutes pièces par une armée de troubadours surpayés, roulant en Porsche Panamera est une autre histoire. Toujours est-il qu’avant son coup de queue fatal, DSK était nimbé d’une présomption de compétence, là où Normalito n’était que flou et loup aux dires de la grand-mère de l’autre. Les fesses de Nafissatou eussent-elles été moins girondes que le sort du monde en eut été changé … on a les tragédies et les Marc Antoine que l’on peut rue de Solférino.

Si la France pouvait s’accommoder du dernier Bourbon absolu (eut-il eu le cran de faire donner les Suisses en juillet 89), car elle était les États-Unis du moment, notre pays peut, aujourd’hui plus difficilement faire avec François II, dans la mesure où sa puissance actuelle est au mieux comparable à celle de la Saxe du XVIIIe siècle. Les Français ne sont pas contre le principe de la concentration des pouvoirs, à condition qu’ils reposent entre des mains qu’ils estiment expertes. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en la matière, François Hollande est un parfait manchot.

L’aventure syrienne du cocu magnifique

Barak et son Flamby

Barak et son Flamby

L’Orient est compliqué, c’est un fait. Dans le même ordre d’idée, il n’y a pas plus atlantiste qu’un socialiste, toujours prompt à se fourvoyer dans la dernière connerie à la mode, pourvu qu’elle ait été planifiée à la Maison Blanche. Si vous ajoutez dans l’équation le fait que cette même bicoque est occupée depuis 2008 par un Saint et que ce Prix Nobel de la Paix s’entendait comme larron en foire avec Sarkozy… Vous comprenez pourquoi notre Président a cru bon de foncer tête baissée.

1175290-gfLa géopolitique a beau faire l’objet d’un manuel d’enseignement à destination des nuls, force est de constater que toutes ses évidences n’ont pas été encore assimilées par les "stratèges" de la rue du Faubourg Saint-Honoré. En premier lieu, dans un système politique cohérent, la politique étrangère n’est pas gouvernée par l’émotion, ni par les élucubrations d’un histrion en chemise blanche. Les indignations de Monsieur Bernard Henri Levy (qui partage avec DSK le gout des triples initiales) sont probablement estimables, quoique répétitives et toujours à sens unique, mais elles ne peuvent tenir lieu de stratégie. Dans un second temps il convient de s’interroger sur l’équilibre des forces et sur ce qu’il advient des pays « libérés ». Force est de constater, à ce propos, que le « printemps » arabe est en réalité un sale hiver islamiste et qu’à la notable exception de l’Égypte, les perspectives sont on ne peut plus sombres, dans ces pays, pour nos intérêts et notre sécurité.

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Bien sûr il y a eu le précédent Libyen. Bien sûr nous savons tous que François est un mec normal qui veut faire de la politique autrement. Il n’empêche qu’après avoir manqué son coup avec le Mali, le père des enfants de la mère de la « bravitude » s’en est senti pousser une nouvelle paire avec l’affaire syrienne. Il a pris la posture facile, du meilleur allié de l’Amérique (ce qui est savoureux concernant le personnage, mais pas inhabituel à la SFIO). Il a décrété tel Jupiter sur l’Olympe qu’il fallait punir le méchant, que la France y était prête (quia nominor leo) et a fait, sur ce, appareiller une frégate (rhoooo le grand Homme très puissant!). Ce faisant il n’a pas fait de politique, il a prêché. La morale lui tient lieu de réflexion stratégique et le contrat d’armement de plusieurs milliards, en cour de négociation avec l’Arabie Saoudite – principal demandeur de frappes anti Assad – est certainement d’une moralité à toute épreuve.

François II et Abdalla, le fils de son Emir

François II et Abdalla, le fils de son Emir

La Syrie aux Syriens

h-20-1821558-1259789974Si l’utilisation de gaz ne semble faire aucun doute, bien malin celui qui, en l’état actuel des choses, peut nous dire avec certitude qui est coupable de les avoir utilisés. Ce que vit ce malheureux pays à l’heure actuelle, n’est pas une guerre civile, mais une guerre de religion. Les Sunnites tentent de reprendre la main sur les Alaouites qui s’étaient saisis des commandes à l’occasion de l’effondrement de l’Empire ottoman (et du mandat français, mais bon, l’Histoire n’est plus enseignée, elle est dangereusement subversive). De là les soutiens de l’Arabie Saoudite et de la Turquie aux rebelles et de l’Iran et du Hezbolla à Assad. En dehors d’être l’allié historique du pays (et de la famille), les Russes partagent avec Assad la même aversion pour le wahhabisme et toute autre forme de « revival » islamique. Quant aux Chinois ils sont payés pour savoir ce que produit l’interventionnisme occidental et ne sont pas non plus contre le fait de pouvoir continuer de traiter le Ouïghour comme le premier Tibétain venu.

On peut toujours le déplorer, mais au siècle de BHL, plus de 200 ans après Voltaire et Diderot, dans les terres baignées depuis des siècles par la prodigieuse tolérance de l’islam, le plus sûr moyen de tuer son prochain consiste toujours à vouloir sauver son âme en lui révélant la vraie foi. Dans ces conditions chacun des deux camps est bien capable d’avoir eu recours à l’arme chimique. Le camp Assad pour montrer qu’il fait ce qu’il veut chez lui et qu’il détient la toute-puissance (une posture jupitérienne en quelque sorte). Les rebelles eux, toujours prompts au martyr – qui est des plus télégénique en période estivale – y avait également tout intérêt dans la mesure où l’on ne manquerait pas de mettre ça sur le dos de leur adversaire (et par un hasard comique ça n’a précisément pas manqué).

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Alors l’Amérique du Prix Nobel de la Paix nous dit avoir des preuves « irréfutables » de l’implication du clan Assad. Ces preuves ne viendraient pas après celles, toutes aussi massives que les armes de destruction de Saddam Hussein, il y a de cela à peine dix ans, que nous pourrions y croire. Après un tel précédent, il peut être légitime de douter. Notre Président lui n’a aucun doute. Les preuves, son nouvel ami Barack les lui a sans doute montrées, comme W avait dû tenter de le faire avec Jacques Chirac pour l’affaire irakienne. Notre "leader charismatique" a même rendu publique une note de nos services que l’on s’échine à qualifier de "renseignement" là où les Anglo-saxons parlent "d’intelligence" (allez donc savoir pourquoi). Ce document n’est pas une preuve, mais une série d’affirmations que l’on est prié de croire étayées. Un peu court jeune homme ! Nous voyons bien , dans le cas présent que, sauf à finir anosognosique, François Hollande n’est pas Jacques Chirac, tout comme Laurent Fabius n’est pas Dominique de Villepin (ça doit venir des cheveux). Certes, ce coup ci, les "frenchs fries" ne seront pas débaptisées et nous voilà parés du titre de « plus vieil alliés de l’Amérique » (ce qui est historiquement exact). Pour autant François semble le seul à ne pas vouloir consulter son Parlement sur une chose aussi insignifiante que la guerre ou la paix. Et dans le cas, pas improbable, où le Congrès Américain décide, à l’instar de la Chambre de Communes, de doucher les velléités guerrières de son « leader maximo », le bon François se retrouvera seul comme un con, à poil avec sa frégate au large des côtes syriennes…

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La France socialiste n’a pas plus la mesure des choses en politique étrangère qu’elle ne l’a en matière de politique pénale, de lutte contre l’insécurité, de relance économique ou de liberté publique. Les socialistes ne font plus de politique ils font de la morale, ils ne gouvernent plus, ils éduquent, ils ne prévoient plus, ils prêchent. Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner du ridicule qui secoue une fois de plus notre vieux pays. Si d’aventure nous devions frapper la Syrie à la remorque des Américains, ou pire, à leur place, nous le ferions pour les plus mauvaises raisons du monde : l’orgueil démesuré d’un homme de plus en plus seul qui tente, désespérément, de prouver au monde entier que la place qu’il occupe par le hasard d’une étreinte furtive est bien la sienne. Pauvre France !

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LA FIN DES HARICOTS

juin 6, 2013

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C’est un fait entendu, le monstre tentaculaire qu’est devenu l’Etat, au fil des expérimentations hasardeuses de la gauche, et du manque de courage politique de droite, est aujourd’hui  incontrôlable. Plus aucun domaine n’échappe à la frénésie réglementaire de l’État Nounou qui, « pour notre bien » se mêle toujours et davantage de ce qui ne le regarde pas. Cette spécificité bien française, d’une soviétisation toujours plus poussée de la société, n’échappe à personne… sauf aux Français. Nombre de nos compatriotes sont intimement persuadés qu’ils vivent dans un « enfer ultra libéral » et que seuls leurs dirigeants éclairés sont capables de les prémunir contre les ravages de  la finance apatride et mondialisée. Il n’est qu’à lire les tombereaux de stupidités journalistiques vendus aux ignorants comme de l’analyse économique, pour se rendre compte que nous vivons sur une autre planète, ou plutôt que l’URSS n’est pas morte en 1990, mais survit chez nous, grâce aux héritiers de Jaurès (de Jospin à Hollande en passant par Chirac et Raffarin).

Le culte de l’État providence

article_taxesD’une gauche aveuglée par une idéologie mortifère qui ne sait que se mirer, tel Narcisse, dans l’eau trouble de ses boniments, à une droite émasculée par son indigence intellectuelle et programmatique, tous nos politiciens n’ont de cesse que de louer l’État comme certains, sous d’autres latitudes (ou sur France inter), invoquent Mao et le « Petit Père des Peuples ». Cette valeur totémique refuge se double, chez nous, d’une prétendue permanence historique qui veut que de Colbert au Gosplan (pardon le Commissariat général au plan) les Français n’ont dû leur salut qu’aux efforts de l’État centralisé. Que cette analyse, fortement marxisante, ne résiste pas à un minimum d’analyse ne rebute personne. Le fait que sans la Révolution et sa « dérégulation » l’État royal aurait été bien en peine de présider au décollage industriel du XIXe siècle, ne trouble aucun esprit suiviste. En France, c’est bien connu, en dehors de l’Etat il n’y a que le vide, la loi de la jungle et l’arbitraire de l’argent.

blog -Etat-providence_caisses videsC’est au nom de cette ineptie que nous avons, année après année, renforcé le Moloch administratif. Il faut dire que nos politiciens et notre administration entretiennent des liens de consanguinité tellement poussés, qu’ils feraient passer les Bourbons d’Espagne pour des pratiquants zélés de la mixité raciale. Tout le mal vient précisément de cette proximité. Selon le vieil adage qui veut que les moutons ne se tondent pas tous seuls, comment voulez-vous que des dirigeants, qui n’ont comme seul horizon professionnel que celui de fonctionnaire, se mettent à être raisonnables et intelligents ? De là, cette frénésie réglementaire et législative qui n’a, au final, d’autre résultats que celui de dilapider en agents publics, l’argent durement exigé en impôts.

Le scandale de la France protégée

statuts-fonctionnaires-Résolution-de-lécranC’est que dans notre beau pays, l’État n’est véritablement providentiel que pour une seule catégorie de français : les fonctionnaires. Les autres suent sang et eau pour leur garantir un nombre ahurissant de privilèges, du reste très soigneusement cachés. C’est  dans ce pays, qui voue un culte délirant à l’égalité, que se trouvent en réalité concentrées les plus grandes disparités possibles en matière de droits (en dehors de la Corée du Nord et de Cuba). Il y a d’un coté ceux qui les ont tous et de l’autre ceux qui les leur payent par leurs impôts, leurs charges ou leur absence de travail, nous y reviendrons. Par charité nous ne mentionnerons pas plus que ça les enseignants à qui il faut bien deux semaines de « travail », pour approcher des trente-cinq heures quand ils ne sont pas tout simplement en vacances (deux semaines toutes les six, plus deux mois l’été). Attardons-nous un peu sur ces salaires, prétendument de misère, qui sont servis aux forçats du service public. Ils ne sont inférieurs au privé que dans les postes de cadre dirigeants, et ce pour une raison simple : il y a moins de dirigeants dans les entreprises que dans l’administration. À armée mexicaine : salaires mexicains… Pour la masse des agents, souvent sans qualification, ou si peu, il vaut bien mieux « travailler » dans le public : sans être bien meilleure, la paye y est au moins garantie à vie !

intro-chap-pouvir-fonctionnaires-248x300Autre injustice et non des moindres : les régimes de retraite. Au nom de la pénibilité de leurs tâches harassantes, les salariés du public partent bien plus tôt que dans le privé. Comme ils n’ont pas d’accident de carrière (comprendre de période de chômage) ils arrivent avant les autres au nombre de trimestres requis. Mais l’injustice ne s’arrête pas en si bon chemin. Leurs pensions sont aussi bien supérieures (1 500 € en moyenne contre 1 100 €, soit un tiers de plus). Là où le salarié du privé verra ses 25 meilleures années prises en compte pour le calcul de sa pension, le fonctionnaire lui, se la verra calculer sur ses six derniers mois d’activité. En ce domaine, ne nous leurrons pas ! Ce n’est pas parce qu’un rapport semble donner raison à la Commission Européenne en prônant une timide évolution vers la prise en compte des dix meilleures années que nous y viendrons. Rocard avait déjà pointé ce hiatus du doigt en 1990. Voyez où nous en sommes vingt-trois ans et quelque mille milliards de dettes plus tard…

Après le coup d’État : le hold up permanent

Fotolia_25631578_XSToute cette générosité de l’État envers ses servants à un coût, et celui-ci est démentiel. La source de nos déficits n’est pas tant à rechercher dans la fraude fiscale que dans le détournement massif de fonds publics auquel  se livre chaque année l’Etat, au bénéfice exclusif des fonctionnaires. Si le travail est si cher, c’est aussi et surtout parce que les régimes généraux (ceux des salariés du privé) sont appelés à contribution pour financer les largesses consenties aux régimes spéciaux  des fonctionnaires et assimilés : EDF, SNCF, RATP et autres monopoles publics (sans parler des intermittents du spectacle -1,5 milliards pour seulement 100 000 bénéficiaires).

csgDernier exemple en date : le pillage éhonté qui vient d’être commis sous nos yeux par François zéro, le Mandrake des finances publiques, au détriment des Caisses d’Allocations Familiales. La branche famille n’est pas déficitaire en raison des largesses, pourtant sujettes à caution, dont le système fait preuve à l’égard des nouveaux arrivants d’outre-Méditerranée qui se trouvent pris en charge, avec leur nombreuse descendance, bien avant d’avoir commencé à cotiser. Son déficit est uniquement causé par la rapacité de l’État qui pique dans le tronc des familles, pour alimenter sa boîte à promesse non financée. Voilà comment les socialistes nous annoncent, toute honte bue : qu’au nom de la nécessaire lutte contre les déficits (auto générés) il devient urgent de « faire payer les riches ».

Le riche voila l’ennemi

Tout à sa mission de réconciliation et d’apaisement après les déchirements de l’ère Sarkozy, Normalito n’avait pas plus tôt fini de permettre à tout le monde de se marier qu’il a décrété une autre grande cause nationale : ces salauds de riches n’ont pas besoin des allocs pour vivre. C’est une évidence de même portée que celle qui consiste à constater que les pauvres n’ont pas plus besoin de HLM ou du RSA pour vivre. Ils ont juste besoin de salaires décents. Seulement les leur donner, suppose de baisser les charges et donc de tailler dans les dépenses pour y parvenir. En clair cette politique implique de diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires : impossible, impensable ! Si nous ne doutons pas que la France ferait plus qu’y survivre, le PS, lui, y laisserait sa peau. Il devenait donc urgent de réagir. Le premier réflexe de « l’ennemi de la finance » fut donc de mettre les allocs sous condition de ressource. « Malheur à toi, horrible putois profanateur des idéaux d’universalité constitutifs de l’âme socialiste depuis Queuille » lui ont immédiatement rétorqué ses « camarades » restés socialistes. Et le mou de Tulle de revenir dessus. seulement en l’occurrence le fourbe Parthe n’a feint de reculer devant ces (ses) fossiles que pour mieux lancer sa flèche.

taxes[1]Après nous avoir savamment enfumé, par média interposé (tout larcin de pareille ampleur nécessite des complicités actives), sur l’insondable déficit de la branche famille, l’homme qui n’aimait pas les riches a décidé de les taxer encore d’avantage. Tant est si bien que le « pauvre » couple avec deux ados à charge qui gagne plus de 5 000 € (cette limite est très provisoire gageons que d’ici peu elle descende) va se voir taxer au nom de la préservation de l’universalité des prestations familiales. Là où l’on touche au sublime, c’est que le même couple avec un seul enfant, qui n’a jamais rien perçu de sa vie en provenance de la CAF, mais qui a toujours cotisé, va se voir aussi mis à contribution, par le biais de la baisse du quotient familial. « Que ces salauds de nantis se taisent, ils n’ont pas à la ramener, il y a tellement plus pauvres qu’eux », nous expliquent, en substance, des journalistes qui eux, bénéficient d’un abattement supplémentaire de 35 %(un complice a toujours un intérêt à l’être). C’est un peu comme si on expliquait aux smicards français que leurs jérémiades sont indécentes au prétexte qu’ils pourraient être Grecs ou Espagnols… C’est déjà ce que l’on fait ? À bon, désolé, autant pour moi.

Trop d’impôt tue l’impôt mais fait prospérer la fonction publique

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Avec plus de 45 % de prélèvements opérés, chaque année sur la richesse nationale, la rapacité de l’État n’est plus à démontrer. Le problème c’est que les pompeurs qui nous gouvernent nous ont toujours justifié leur voracité au nom de l’indépassable modèle français de protection sociale. En l’occurrence, il s’agit de nous vendre un système à la Madoff où les nouveaux entrants payent des sommes modestes (un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre) pour subvenir aux besoins forcément croissants des générations précédentes, à mesure que l’âge leur vient. Même en sortant de l’ENA on peut comprendre que la liste des bénéficiaires s’allongeant du fait de leur nombre et de leur préservation, il allait être demandé plus aux cotisants. Après avoir nié cette réalité pendant trente ans, les énarques qui nous gouvernent ont entrepris depuis une quinzaine d’années de rationner les prestations. Là où la logique qui prévalait au début de l’aventure aurait du les conduire à répartir ces efforts sur tous, nos braves fonctionnaires, par pur désintérêt c’est évident, n’ont fait porter cet effort que sur les salariés du privé.

chouette-des-cotisations-socialesLes faux droits ainsi garantis aux fonctionnaires et assimilés sont à l’origine de la diminution conséquente des prestations servies aux autres, mais, bien plus graves, ils sont aussi à l’origine du chômage de masse. En effet, et nous avons trop souvent tendance à l’oublier, le poids de cette « protection » sociale repose principalement sur l’employeur : d’où un coût du travail prohibitif, des délocalisations à répétition, une désindustrialisation galopante et au final le chômage record qui découle de tout cela. Quel l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas la faute de la mondialisation si nous avons plus de trois millions de chômeurs. Il n’y a pas de dumping social qui vaille. Il n’y a là que les conséquences d’un système d’irresponsabilité généralisée où l’argent public est joyeusement dilapidé au profit électoral (dans le meilleur des cas) d’une petite clique d’élus. Que les victimes de ce « transfert » de richesse subissent leur sort sans broncher, est à mettre nombre des miracles produits par l’acharnement à ne jamais enseigner l’économie aux enfants et à l’uniformité de la pensée journalistique qui conduit 90 % de cette profession à voter à gauche.

François Hollande grecSeulement à trop tirer sur la corde, elle finit par se voir avant de se rompre. Nous en sommes précisément aujourd’hui, au stade qui précède la rupture. Les salariés du privé voient clairement que ce qui leur a toujours été présenté comme une assurance (maladie, chômage, vieillesse) n’est en réalité qu’une ponction sans fin qui leur garantit de moins en moins de droits. La famille vient d’être dépouillée et les « riches » (on l’est vite par les temps qui courent) un peu plus pressurés pour combler les trous. Personne ne se fait plus d’illusion sur une retraite qui ne suffira pas à subvenir à ses besoins. Il ne reste plus que la maladie qui fasse encore illusion dans l’univers Potemkine créé par notre élite administrative. Ne nous leurrons pas, au train où vont les choses, Hollandréou ne va pas tarder à rationner aussi les soins. Il réfléchit à rembourser les dépenses en fonction des revenus. Vos cotisations étant assises sur votre salaire : plus vous gagnez, plus vous cotisez et moins vous êtes remboursé. Elle n’est pas belle la vie chez les socialos ? Encore un petit effort dans cette solidarité unidirectionnelle à la grecque et il en sera enfin définitivement fini du mythe de l’assurance sociale universelle. Sous couvert d’une nouvelle définition de la solidarité que l’on qualifiera alors de « citoyenne » (avec de la vaseline, ça passe toujours mieux), les moins pauvres seront sommés de payer toujours plus pour que les nécessiteux, certifiés conformes par l’administration, puissent bénéficier de ce à quoi ces salauds de riches n’auront justement plus droit.

Conclusion

Nous allons donc bientôt atteindre les limites du système. Déjà un certain nombre de courageux entreprennent de regagner leur liberté, en sortant de l’assurance maladie qui n’est plus un régime obligatoire depuis que la Cour de justice européenne en récemment a décidé ainsi. En effet, tous les régimes sociaux français sont des régimes professionnels de sécurité sociale et non des régimes légaux. En d’autre terme, il est donc maintenant loisible à tout un chacun, de s’assurer (au sens réel de ce mot) auprès de compagnies spécialisées pour ce type de risque. Vous trouvez cela aberrant et vous vous dites que seul l’Etat est capable de procéder à ce type de couverture ? Tentez d’oublier trente secondes que vous êtes Français, quittez le conditionnement qui vous a été inculqué dès votre plus jeune âge et réfléchissez. Votre voiture est-elle assurée par l’État ? L’assurance sur la vie est elle un monopole public ? Pourquoi ce qui fonctionne pour l’automobile ou la mort ne pourrait pas fonctionner pour l’humain et le vivant ? Parce que l’homme se dérègle à mesure qu’il vieillit et que la logique assurantielle de ces salauds de capitalistes laisserait mourir nos vieux alors que mugiraient dans nos campagnes ces féroces soldats de la finance mondialisée ? Les assureurs n’assurent-ils que les voitures neuves ? Les mauvais conducteurs sont-ils tous en défaut d’assurance ? Non, ils payent juste plus cher, mais pas en proportion des dégâts qu’ils occasionnent, car les bons conducteurs compensent. Ces salauds de capitalistes n’ont pas inventé l’eau chaude, ils se contentent de rationaliser les processus de mise en œuvre de collecte et d’indemnisation. Ils sont plus regardants quant aux conditions dans lesquelles ils engagent leur argent, ils gèrent avec rationalité leurs frais généraux et ils passent des accords avec des prestataires pour diminuer leurs frais et ceux de leurs assurés. Pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement en matière de retraite, de chômage ou de maladie ?

"Que ceux qui ont des couilles veuillent bien lever la main"

"Que ceux qui ont des couilles veuillent bien lever la main"

MARIAGE POUR TOUS : LA VRAIE VICTIME

avril 25, 2013

2013/04/21. Photo : FR Salefran

Les socialistes ont un grand talent, qu’ils partagent d’ailleurs avec les mauvais garçons, ils cassent tout ce qu’ils touchent. Normalito avait été élu pour en finir économiquement avec la crise et politiquement avec les frasques sarkosiennes en « apaisant la République ». Le moins que l’on puisse constater, un an après son élection, c’est que le pays n’a jamais été aussi divisé et que si les pantalonnades autour du mariage homo cachent, pour un temps, la réalité économique, nous n’avons pourtant jamais été aussi près du mur. Dans ces conditions d’extrême tension sociale, il n’est plus du tout exclu que nous allions vers un bouleversement institutionnel majeur. Sans donner un crédit excessif aux élucubrations de Mélenchon sur une sixième République qui, dans sa bouche, ne serait qu’un avatar moderne du Comité de salut public, force est de constater que nos institutions perdent de leur légitimité à une allure préoccupante, à mesure que les socialistes déploient leurs talents… de bonimenteurs.

Le mirage de l’égalité

Partant du constat, pouvant d’ailleurs être légitimement discuté, que le mariage n’est plus qu’un organe producteur de droits fiscaux, le gouvernement socialiste s’est donné pour objectif d’élargir son « bénéfice » aux couples homosexuels. Au nom du sacro-saint principe d’égalité, dont ils sont les détenteurs perpétuels et intarissables, ils sont entrés en croisade contre le Mal symbolisé, ici, par l’alliance de la Droite et du goupillon. Si l’on considère cette cérémonie du seul point de vue fiscal, il faut bien dire que les pudeurs de chaisière de l’UMP ouvraient un boulevard à leurs adversaires, une fois ces derniers revenus au pouvoir. En politique, quand on ne tient pas ses promesses, il ne faut pas s’étonner d’être doublé par plus radical.

208955_640364539323605_719804517_nComment, en ces temps de ponctions fiscales tous azimuts, peut-on être contre un allègement consenti par l’Etat au nom de l’Amour universel ? Certes on peut s’étonner que les socialistes se soient arrêtés aux couples de même sexe et n’aient pas considéré de leur devoir de promouvoir les autres types d’amours (multiples, interdits, solitaires, interespèces…) comme tout aussi dignes des largesses de Bercy, mais c’est un autre débat. Bruno Lemaire, le sémillant et propre sur lui ex ministre de l’Agriculture de Sarkozy, ne nous explique pas son abstention, « courageuse », sur cette épineuse question sociétale, par autre chose que la honte de ne pas avoir légiféré là dessus, en son temps. Il n’aura échappé à personne que le gendre idéal susnommé étant énarque, il ne craint pas le paradoxe. Il regrette de ne pas avoir pris ce dossier à bras le corps (c’est cas de le dire) quand il était en responsabilité, tout en reprochant au gouvernement actuel de le faire alors qu’il y a « bien d’autres urgences dont il conviendrait de s’occuper avant »… passons.

Unknown-1Le problème, dans ce projet, ne vient pas du mariage en lui même, mais du supplément de bagage directement introduit (si l’on peut dire) par le lobby LGBT, sur l’adoption plénière par des couples de même sexe. Ce déni des réalités physiques qui fera qu’un enfant n’aura plus de mère ou de père biologique est une aberration qui choque nombre de Français. Traiter leur opposition d’abord par le mépris, puis par l’insulte est une erreur colossale, dont le pouvoir socialiste n’a pas fini de se mordre les doigts. Au lieu de revenir sur cet aspect juridiquement et éthiquement très discutable de son projet, pour se concentrer sur le mariage qui, à force aurait fait consensus, le Président, aiguillonné par l’activisme journalistique gay, est entré dans l’impasse de l’épreuve de force avec le pays réel. Il n’est que de constater la disproportion entre les manifestations parisiennes « pro » et « anti » mariage pour tous du dimanche 21 avril dernier, pour s’en rendre compte. Si l’on retient les chiffres de la police, dont nous reparlerons dans un instant, les « anti » étaient 45 000 à défiler entre Denfert et les Invalides, tandis que les « pro » étaient péniblement 3 500 à se féliciter de leur avant-gardisme à la Bastille. Même au pied du « gay Marais », le cœur n’est pas à la fête, d’abord et avant tout parce que nombre d’homosexuels ne voient pas l’intérêt de se marier (ou n’en perçoivent que trop les inconvénients).

Du mariage à la manip pour tous

11974_400718250035497_407499916_nLe plus grave dans tout ce foutoir, c’est l’instrumentalisation de la Police nationale par un gouvernement aux abois. En forçant à ce point la Préfecture de Police de Paris à entrer dans leur jeu du déni du réel, les socialistes ont amplifié le mouvement de contestation et jeté le discrédit sur l’institution policière. Il faut dire que le haut commandement policier s’est laissé faire avec un zèle qui explique, bien mieux que tous les longs discours moralisateurs, pourquoi un fonctionnaire peut commettre les pires atrocités quand les temps s’y prêtent. En sacrifiant leur intelligence à leur carrière, ils ont mis leurs hommes dans des situations impossibles. Comment voulez vous que des CRS réagissent, quant un pouvoir leur intime l’ordre d’arrêter des jeunes filles chantant des cantiques autour de l’Assemblée et qu’il amnistie, dans le même temps, des syndicalistes qui leur jettent des pneus enflammés et des boulons à la gueule « pour faire entendre leur désespoir social » ?

Dangereux fascistes menaçant la République

Dangereux fascistes menaçant la République

Née de la collusion entre le pouvoir et des médias gangrènés par les activistes LGBT, la grande manipulation qui veut faire de tout opposant actif à cette loi, un fasciste mettant en péril la survie même de la République, ne résiste pas à l’épreuve des faits. Depuis que le gouvernement a bousculé le travail parlementaire pour faire passer son texte aux forceps, il n’est pas une soirée sans que la « presse » nous relate des « affrontements » entre les opposants et les forces de l’ordre. À l’appui de leur démonstration, nos baveux nous citent le nombre élevé des interpellations. Souvenez vous des « manifestations pacifistes » des altermondialistes lors des G20, G8 et autres sommets de l’OTAN. Il y eut certes des interpellations, mais aussi un nombre non négligeable de policiers et de gendarmes blessés. Plus près de nous et de Jean-Marc Ayrault, les opposants verts à l’aéroport Notre Dame des Landes ne lancent pas de psaumes, mais des pierres aux flics venus les déloger. Autour de l’Assemblée « en état de siège », on est bien en peine de trouver les carcasses fumantes des voitures incendiées par les « intégristes catholiques ». Alors des policiers blessés… vous pensez !

Expression paisible de la colère sociale

Expression paisible de la colère sociale

Si ceux qui refusent cette loi sont tous des fachos rétrogrades, on comprend mieux pourquoi la Police minore systématiquement l’ampleur des manifestations. La peste brune est de retour mes frères, cachez vos blancs tabliers et que le Grand Architecte de l’Univers reconnaisse les siens ! Au risque de passer pour un agent du renversement de la République, je vous avouerai que je n’ai pas vu beaucoup de nervis d’extrême droite dans les divers cortèges auxquels j’ai pris part à Paris ces derniers mois. Sauf à considérer qu’une poussette est une voiture bélier et une couche une arme de destruction massive (dans certains cas ça peut se plaider) le ridicule est à rechercher du côté du gouvernement qui crie au loup devant des agneaux. L’obséquiosité de la haute hiérarchie policière envers le pouvoir socialiste est d’autant plus forte que nous sommes en pleine période de chasse aux sorcières sarkosistes. C’est d’ailleurs là que réside le fond des choses. Des commandements préoccupés par leur carrière sacrifient leurs hommes et la crédibilité de leur corps, pour servir de serpillière à un pouvoir socialiste qui les a toujours méprisés. Le pouvoir pousse toujours plus à l’affrontement entre la police et les anti mariages gay d’autant que ces derniers viennent des catégories sociales qui ont toujours soutenu les forces de l’ordre. Si les manifestants répondent à ces provocations grossières, d’un pouvoir qui perd les pédales (je parle des ustensiles qui servent à propulser les pédalos), en suggérant avec humour de renvoyer « les gendarmes à Saint-Tropez », il conviendra de se pencher sérieusement, en temps voulu, sur la nécessaire migration des huiles de la Préfecture de Police vers Limoges.

Le Parlement, première victime du mariage pour tous

Chemin faisant et mépris des objections aidant, le pouvoir a été amené à s’asseoir sur le débat public afin d’éteindre l’incendie qu’il avait lui-même allumé (c’est ce que l’on appelle avoir le feu au cul). En procédant de la sorte, il a montré le peu de cas qu’il faisait du Parlement. En transformant ce dernier en simple chambre d’enregistrement, il a achevé de mettre à jour ce que tout le monde savait déjà : les Assemblées ne servent à rien ! Elles ne sont composées (à de rares exceptions près) que de godillots surnuméraires, plus attentifs à ne pas déplaire au parti pour garder leurs fromages, qu’à défendre des convictions qu’ils n’ont plus depuis longtemps. À force de se coopter, les parlementaires sont devenus des clones interchangeables qui ne font qu’agiter l’écume d’une marée qu’ils ne peuvent plus endiguer depuis belle lurette.

Mariage homo par les mairesAjoutez à cela, l’extrême lassitude (pour dire le moins) que les électeurs ressentent devant la pression fiscale toujours plus forte à laquelle ils sont soumis et vous obtenez une défiance sans précédent vis-à-vis des élus de la nation. Les fondements de la démocratie représentative sont atteints quand ceux qui votent ne se reconnaissent plus dans ceux qu’ils élisent. La désinvolture avec laquelle « Moi Président » traite la représentation nationale achève le tableau. La seule vraie radicalisation qui émerge des « Manifs pour tous » ce n’est pas l’homophobie c’est la parlementarophobie. Nos élus ne sont tout bonnement pas légitimes pour bouleverser à ce point notre société. Même si cette promesse était écrite en tout petits caractères sur le programme du « tout mou », très peu de gens ont élu ses copains pour ça. Bien que cette affirmation fasse hurler Alain Duhamel, elle est plus que fondée. Les Députés et, dans une moindre mesure, les Sénateurs sont là pour manifester le consentement du Peuple, qu’ils représentent, à l’impôt. En contrepartie, ils sont supposés contrôler l’usage que le pouvoir fait de l’argent des contribuables (ouarf, ouarf, ouarf). Au passage, ils peuvent voter des lois qui sont susceptibles d’être changées, une fois que le Peuple en aura décidé ainsi en changeant de majorité. Voilà pour le principe !

Ecole 2012L’irréversibilité de la loi sur le mariage pour tous n’a échappé à personne. Et elle change tout ! En pareil cas, seul le Peuple devrait avoir à donner son aval à la chose. Or c’est à des représentants démonétisés par leur mode de désignation qu’a échu le triste privilège de procéder à cette « révolution » selon les termes de la Garde des Sceaux. Depuis le Jeu de Paume, on sait que lorsque des représentants déclenchent une Révolution les choses ne se terminent jamais bien. Les parlementaires ne sont pas de taille pour entreprendre pareils bouleversements. Ils sont trop nombreux et leurs moyens trop comptés pour qu’ils puissent être d’une utilité quelconque. Quand ensuite un gouvernement pressé de poser sa loi comme un chien pose sa pêche tue tout débat au motif qu’il ne faut pas donner de tribune « aux forces les plus obscures de la nation », nous avons la chienlit actuelle. Nos parlementaires représentent plus une caste que leurs électeurs et les partis qui les endossent, tiennent idéologiquement plus du supermarché que de l’épicerie fine, tant les produits qu’ils offrent aux électeurs sont standardisés. Non contents de cela, ils obéissent à des « chefs » qui sortent peu ou prou du même moule, vous avez une assez bonne explication à ce côté moutonnier qui les caractérise si bien. Si vous ajoutez l’Europe à l’équation tout s’éclaire. Plus les transferts de souveraineté s’accélèrent, moins le « politique » pèse sur le cours des choses et plus il se concentre sur des réformes sociétales destinées à lui valoir la reconnaissance éternelle des minorités, seul objet de son attention. Pas étonnant dans ces conditions que le Peuple ne fasse plus confiance à ses élites.

"mais qu'est-ce que je fous là ?"

"mais qu’est-ce que je fous là ?"

La démocratie a été confisquée par quelques-uns qui se plaisent à s’agiter pour faire croire au Peuple qu’il a encore son destin en main. Après le volontarisme surjoué de l’ère Sarkozy, voici venu le temps du renoncement institutionnalisé. « Pas moi, pas ma faute, c’est Angela, etc., etc. » François Hollande achève par cette attitude, sans s’en rendre bien compte, le lent travail de déconsidération à laquelle le personnel politique s’est livré à l’excès, depuis le départ du Général de Gaulle. N’ayant plus de haute idée de la France, ses successeurs se sont lancés à corps perdu dans l’aventure européenne. À force de se recroqueviller dans l’esprit de ses dirigeants, notre pays n’est plus que l’ombre de lui même. Les petits politiciens ont fait leur petite soupe, dans leur petit coin. Ils ont multiplié les faux droits pour se faire élire et se sont réfugiés dans la dette pour masquer leur incapacité à assumer les conséquences de leurs politiques. Ce faisant, ils se sont entendus entre eux pour maintenir le Peuple à l’écart des choix fondamentaux. Quand par hasard les Français votaient mal, les mêmes se réunissaient en congrès pour faire le contraire à Versailles. Le Peuple est un animal dangereux. Le diriger est un art difficile qui ne supporte pas l’à-peu-près. En nous donnant pour chef, un spécialiste des petits arrangements entre socialistes, nous avons élu un fossoyeur d’illusion et signé partant, la mort de la démocratie représentative. Ne nous y trompons pas, la confiance sera difficile à rétablir, toutes les transparences et autres fariboles destinées à amuser la galerie n’y suffiront pas. Lorsque Normalito tombera, si son successeur n’instaure pas, très vite, les bases d’un nouveau contrat social fondé sur la démocratie directe, il y a de quoi craindre que le Peuple, la crise aidant, ne vienne la mettre en pratique par lui même. Et quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites : même chez les Duhamels…

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