ENFUMAGE EN SOCIALIE

décembre 18, 2014

Enfumage

Ce qu’il y a de bien, quand le parti de l’imagination est au pouvoir, c’est que nos gouvernants ne reculent devant rien pour se ridiculiser. Il faut dire qu’en la matière, l’exemple vient d’en haut, puisque le Ribouldingue qui nous sert de Président Normal n’en loupe pas une non plus. Il ne peut pas s’abstenir de nous ridiculiser dès qu’il nous représente à l’étranger. En prenant la parole ou en photo, dès qu’il peut apparaitre comme avantageusement idiot : il se précipite. Comme disait le regretté Pierre Desproges à propos de Marguerite Duras, François zéro ne dit pas que des conneries, il en écrit aussi. Il vient, ainsi, de nous livrer « un discours fort sur l’immigration » où nous avons encore eu droit à tous les poncifs du genre. Tout est mélangé dans un fatras boboïsant où le compassionnel le dispute au culpabilisant et surtout où le passé est tellement contorsionné, pour rentrer dans le moule politiquement correct qu’il n’en a plus aucun sens. Cette politisation outrancière de l’Histoire, rendue possible par la sous-alphabétisation savamment entretenue par les idéologues pédagauchistes de l’Education prétendument nationale, n’augure rien de bon des salmigondis moralisateurs qui nous attendent dans les années à venir. L’asservissement de la science historique aux lubies en noir et blanc de la doxa droit de l’hommiste à la mode, nous promet d’autres morceaux de bravoure du même tonneau. Je passerai rapidement, par pure charité chrétienne, sur l’envolée ou il nous explique que « les immigrés sont une chance pour la France … surtout ceux qui sont morts pour elle durant les deux guerres mondiales », là, on frise l’absolu.

La nécessaire lutte contre l’islamophobie

64_dilem_120416015959Non, le pays part en couille, mais l’eunuque qui nous gouverne ne trouve rien de plus urgent à engager comme combat que celui de la lutte contre l’islamophobie. Bien entendu, dans la même veine, il est crucial de donner le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales, au prétexte que ça se fait ailleurs. D’abord c’est idiot car ceux qui font ainsi des étrangers, des citoyens de seconde zone sont précisément ceux qui fondent l’accès à la nationalité sur le droit du sang. Chez nous, alors que l’on devient Français pratiquement sans le savoir et/ou le vouloir, cette question n’a aucun sens et ne sert qu’à instruire le procès en racisme de ses opposants. C’est commode le racisme, il n’y a pas de courbe à inverser, juste des paroles lénifiantes à tenir et des réalités à nier. Tous ceux qui se posent trop de question sont islamophobes. Pour autant, qu’il convienne de ne pas cataloguer l’ensemble des croyants, à l’aune des agissements d’une minorité de fous fanatisés, je veux bien l’entendre, mais de là à faire taire toutes les questions légitimes qui se posent au pays, à propos des exigences, toujours plus grandes de certains musulmans, il y a plus qu’un pas. Ne nous y trompons pas, Pépère nous refait le coup du miteux de Jarnac en mettant toutes ces affaires dans un même sac moralisateur.

10404380_841704919214538_2808392462936903194_nLes Français sont un peuple issu de vagues de migrations successives : c’est un fait ! La peur de l’étranger est une constante : c’est vrai (et pas spécifiquement française, les Saoudiens sont aussi très méfiants en la matière). Le problème c’est que les immigrants précédents se sont intégrés en l’espace de deux générations, là où les nouveaux peinent à le faire à la troisième voire, à la quatrième. Il n’y a plus d’Italiens, de Polonais, d’Espagnols ou de Portugais : il y a des Français. De même il n’y a plus de Vietnamiens, juste quelques Chinois mais dans vingt ans, nous n’en parlerons plus. En revanche il y a toujours des Algériens, des Tunisiens et des Marocains. Il faut dire que depuis quarante ans, nos zélites n’ont rien eu de plus indispensable à faire que d’exalter leur droit à la différence (et à la double nationalité), tout en les parquant dans un assistanat émollient qui les rend dépendants des politiques publiques clientélistes et surtout de l’économie souterraine. Cette dernière se développe d’autant plus facilement qu’elle peut s’appuyer sur les réseaux claniques des différentes diasporas. Elle a donc tout intérêt au statu quo en matière d’assimilation.

Résumons-nous. Pour les socialistes : les musulmans doivent rester entre eux pour être sûrs de ne pas sortir d’un prolétariat qui leur fournit leur assise électorale. Pour les trafiquants, ces mêmes immigrés ne doivent surtout pas se diluer dans la nation hôte, au risque de perdre leurs précieux réseaux. Les socialistes importent la misère du monde sur laquelle prospèrent les mafias : le cercle vertueux du développement soviétique, à coups de bons sentiments et de culpabilisation de la population autochtone est en place.

Les musulmans sont-ils discriminés dans notre pays ?

arton90-500x400La question peut paraître iconoclaste si l’on compare la situation de nos compatriotes et invités de confession musulmane, avec celle, beaucoup moins enviable, des chrétiens d’orient. À entendre certains représentants de l’Islam en France (oui, l’Islam de France est une vue de l’esprit des lumières qui tarde à se concrétiser), nous ne sommes pas loin d’un martyre similaire. La récente décision de quelques Maires de cesser de proposer aux élèves fréquentant les cantines scolaires, des menus de substitution les jours où du porc se trouve être au menu, est considérée comme une odieuse provocation.

Ba0ccLLIIAABjAv.jpg-largeUne fois rappelé que la cantine n’est pas une obligation de service public et que manger hallal ne compte pas au nombre des Droits de l’Homme, nous ne sommes guère avancés, tant cette évidence semble loin de parvenir jusqu’au lobe de la conscience, dans les cerveaux embrumés de nos élites pétries de vivre ensemble. Le nombre hallucinant de lieux de cultes musulmans qui s’édifient dans notre beau pays, à un rythme effréné ces dernières années, devrait plutôt plaider en faveur de la tolérance (pour ne pas dire autre chose) de la France. Gageons que la récente chute des cours du pétrole va peut-être, momentanément, freiner cette frénésie édificatrice. Encore une bonne raison de se réjouir de l’exploitation des pétroles de schistes par ces « salauds d’Américains ».

france_belgique_europe_tremblent_devant_islamLes fanatiques qui prônent la mise en place d’un véritable apartheid religieux, en France, afin de respecter la « pureté » des musulmans sont heureusement peu nombreux. Il n’empêche que ce sont ces dingues que l’on entend se plaindre en permanence. Hélas, la majorité garde, en la matière, un silence si assourdissant que l’on en vient à douter de son existence. Ce sont ces mêmes excités qui veulent la mort de nos juifs, pour « venger leurs frères palestiniens » et encore eux qui justifient le djihad en Syrie par tout un fatras islamico-identitaro-politique grotesque. Ils exercent, à n’en pas douter, un terrorisme intellectuel (et parfois physique) qui ne pousse pas à l’expression la majorité dite « silencieuse ». Je pense qu’il est plus que temps que ces parasites exercent leur liberté de circulation, pour aller s’établir dans des contrées plus proches de leurs choix de vies. Au besoin, il me paraît même sain de les y encourager vivement. Nous le devons à la paix civile et aussi à cette majorité de musulmans qui n’ont absolument aucun penchant pour la Charia. Pour faire bonne mesure, nous devrions leur adjoindre les idiots utiles qui se targuent de penser librement et qui en appellent si bruyamment à la justice pour interdire des crèches à l’approche de Noël. Je suis sûr que les autocrates et autres théocrates moyen-orientaux seraient preneur de leur philosophie émancipatrice. Ces illuminés participent, eux aussi, du joyeux bordel ambiant qui pousse toujours plus de Français vers un Front National que l’inanité de son programme économique devrait pourtant renvoyer vers les abîmes où disparurent, naguère, les derniers communistes.

Là où il y a de la gêne, il y a visiblement encore plus de plaisir

10849848_10205535226239732_2647993592312360272_nPendant que les talibans démontrent, dans les écoles du Pakistan, toute l’étendue de leur mansuétude islamique envers l’enfance, chez nous, les ministres ne savent plus ou donner de la tête — qu’ils portent encore provisoirement sur leurs épaules de Roumi — pour se rendre ridicule. À toute harpie, tout honneur, la folle du Poitou devenue par la magie des regroupements de Régions : la nouvelle Aliénée d’Aquitaine nous gratifie d’un festival en la matière. Elle commence par se couvrir d’une gloire facile, en prétendant découvrir l’inanité de l’arrêté du Préfet de la Région Ile de France, visant à interdire les feux de cheminée à compter du 1er janvier prochain (6 mois après la publication de l’acte en question). Que cette mesure inapplicable soit totalement stupide, personne n’en disconvient, à part chez les technos chargés de faire chier les Français du développement durable. On imagine bien, l’abattement des brigades de pandores missions pour vérifier si les cheminées qui fument sont bien conformes.

210967Non, Ségo zinzin nous en remet une couche sur ces salauds de concessionnaires d’autoroutes, profiteurs capitalistes apatrides et j’en oublie certainement des meilleures dans le genre. Elle envisage, nous dit-on « dans son entourage » (les pauvres), de résilier les contrats conclus par le gouvernement Villepin et re-nationaliser le bastringue. Il est vrai que l’État n’ayant plus de parole depuis l’annulation de la vente des Mistrals, pourquoi s’embarrasser de sa signature ? Le plus comique dans l’affaire, c’est qu’elle compte, sans doute pour ce faire, sur l’argent des Chinois à qui elle vend nos aéroports. Enfin s’il lui reste un peu d’argent, après s’être acquittée des pénalités que ne manquera pas de lui réclamer Ecomouv’, la dernière victime en date des projets délirants des administrations que nos politiques ne contrôlent plus, elle pourra surement l’utiliser pour payer un insert au Préfet de la Région Ile de France qu’elle a quasiment traité d’abruti devant la France entière (il ne doit pas faire partie de la promotion Voltaire celui-là).

Tout est bon dans la réglementation

blog -changement de Hollande-dans tes reves_ChaunuRidicules, aussi, sont les argumentations sur les « libéralisations » qui découleraient de la loi de l’homonyme du Préfet du Prétoire de Tibère qui nous sert de ministre de l’Économie. Le disciple du bon docteur Attali – qui est à l’économie ce que Landru était au féminisme – nous pond une loi fourre-tout qui, comme son nom l’indique, permet à tout le monde de dire n’importe quoi et de préférence à front renversé. Ainsi nous voyons des socialistes agnostiques s’égosiller sur le changement de civilisation (sic !) qui verrait des hordes de pauvres français sacrifier au veau d’or consumériste, le jour du Seigneur. C’est touchant de voir les adeptes du Grand Orient joindre leur voix bêlante, au concert de lamentations qui monte des églises désertées, pour faire du dimanche le jour de la trêve de la nippe.

Dessin1La Droite Prétendument Libérale (DPL, comme il y eut une Religion Prétendument Réformée) n’est pas en reste. Elle défend farouchement les monopoles de ses électeurs. Elle le fait avec une telle subtilité que l’on croirait entendre un socialiste lorsqu’on lui parle du statut de la fonction publique. Quoi, on introduirait de la liberté là où règne un ordre qui permet de s’assurer de la tranquille rentabilité des officines et autres cabinets établis ? Le fait que cette réglementation ait été mise en place par le vainqueur de Verdun aux zheureslesplussombresdenotrehistoire, ne pose pour une fois, visiblement aucun problème à personne (c’est pareil pour la fête des Mères me ferez vous remarquer à juste titre). Je vous l’accorde, ce n’est pas en mettant tout ce bordel à plat que nous allons créer les masses d’emplois qui manquent à l’équilibre (je pouffe !) de nos comptes sociaux. Les pharmaciens sont des marchands de soupe, mais que l’on est bien content de trouver pour faire la promotion des mesures d’austérité d’économie de la sécu. Les avocats et les huissiers sont des gens que personne ne va voir de son plein gré. Quand aux notaires, pour être nantis, ils ne sont pour autant pas légion et 85 % de ce qu’ils vous estourbissent, lorsque vous avez recours à eux, va dans les poches sans fonds de l’État.

Revenons un instant sur les notaires. Les socialistes sont merveilleux. Ils en font le symbole des blocages de notre société. Leur monopole malthusien viendrait compromettre l’avenir d’une myriade d’étudiants en droit, désireux de s’établir dans le rôle envié du collecteur d’impôt. Un numerus clausus injuste bride scandaleusement l’essor économique que l’on pourrait tirer de l’enthousiasme de cette jeunesse avide. Un peu comme les taxis patentés vis-à-vis des chauffeurs UBER en quelque sorte…

hollande-le-bide-cide

Nous ne serions pas dans une telle panade que toute cette agitation porterait à sourire. Malheureusement, elle est la marque de fabrique d’un Président qui n’a jamais eu d’autre ambition que celle de ne rien faire. Nous avons troqué un agité pour un roi fainéant, au pire moment qui soit. Le génie français réside, nous dit-on, dans cette capacité au sursaut qui permet à la France de se sortir des pires situations. Le pendant de cette aptitude c’est, sans doute aussi, ce don inégalé pour se mettre volontairement dans la pire des merdes possibles. Nous en avons avec Hollandréou, ses femmes et ses ministres, la triste illustration.

l_art_de_l_enfumage_by_bragon_the_bat-d6l4f71

LA PRESSE FRANÇAISE OU LE TROPISME DE L’AGENCE TASS

novembre 25, 2014

news1

Il fut un temps, avant que le Mur de Berlin ne cède et n’entraîne avec lui l’Histoire dans sa chute, il fut un temps donc, où feu le monde communiste était rythmé par les dépêches de l’agence officielle du Parti communiste d’Union Soviétique : l’Agence TASS. Il va de soi que ce monstre d’objectivité journalistique abreuvait, aussi et abondamment, les succursales occidentales de l’Empire et tous les crétins utiles au triomphe du prolétariat. Seule source autorisée à dire le bien, l’agence se caractérisait par une prose convenue, un sens de la mesure hors du commun et une vista politique qui ne se retrouve plus guère, aujourd’hui, que chez Europe Ecologie les Verts. Bien que défunte, en sa forme totalitaire depuis 1992 et la mort du Communisme d’État en Russie, l’esprit de l’agence TASS est toujours bien vivant dans ce petit village qui résiste encore à l’envahisseur ultralibéral : la presse française.

Une presse à l’opinion bien singulière

political-correctness1Dans notre beau pays de France, on sait depuis que nous avons renversé le joug de nos rois qu’il n’y a de Liberté que pour ses amis ( à la liberté, pas au roi). Mis en pratique par les journalistes de notre début de troisième millénaire, ce principe révolutionnaire nous donne le paysage médiatique apocalyptique dans lequel nous nous débattons. Une presse en théorie libre qui ne diffuse qu’un seul et même point de vue libertaro-bolchevik. Ce consensus hérité de mai 68 ensuque le débat public dans une bien-pensance émolliente dont il est interdit de sortir sous peine d’excommunication. Des moines replets veillent au respect scrupuleux des dogmes et s’érigent en arbitres des élégances : favorisant, ici, la carrière des uns à l’aune de leur servilité et brisant, là, celle des rétifs à la perpétuation de leur magistère.

capture-decran-2013-03-02-a-10-08-08Le produit de cet indigeste brouet idéologique ne fait pas un pli : la France est le seul pays au monde, avec la Corée du Nord, où les enquêtes d’opinion font ressortir que le Capitalisme évoque quelque chose de positif pour seulement 33 % des personnes interrogées (source enquête TNS Sofres fondation Gabriel Péri mai 2010). De fait, la presse est pleine des méfaits de cet ultralibéralisme qui pousse chaque jour vers la précarité des millions de victimes : au Royaume-Uni (chômage : 6,3 %), en Autriche (chômage : 5 %), en Allemagne (chômage : 5 %) ou encore aux États-Unis (chômage : 6,06 %). Alors que chacun sait bien que dans le paradis des travailleurs (protégés) qu’est la France contemporaine, nous nageons dans le plein emploi au point d’importer des brassées de migrants sans qualification, pour tenir les postes que notre vaillante industrie ne peut plus trouver localement.

L’Indépendance dans l’interdépendance

political-correctness-voltaireCe qu’il y a de fascinant dans cette doxa médiatique, c’est qu’il se trouve encore un tiers des Français pour penser qu’il serait peut-être temps d’essayer autre chose que le socialisme que ce dernier soit orthodoxe ou honteux. Le problème vient de la collusion totale qui prévaut entre Presse et Administration. Ces deux animaux à sang chaud (il n’y a pas plus accrochées à leurs privilèges que ces deux castes) sont tellement imbriqués l’un dans l’autre qu’il est possible de parler de véritable symbiose dans le parasitisme, tant leurs intérêts se recoupent. L’Administration se doit d’entretenir la fable du « besoin d’Etat » pour justifier de sa main mise sur la société et ses ressources, tandis que l’autre ne vit que par les subventions directes (aides à la presse papier, redevance télé) et indirectes (autorisations d’émettre) dispensées par la première.

cache_7303873Prenez cet épisode surréaliste de l’été dernier où le grand machin indépendant rempli de socialistes : le CSA a condamné LCI pour préserver les plates bandes hertziennes de BFM et surtout d’Itélé. Que le marché publicitaire ne soit pas extensible à l’infini, je veux bien le concevoir. Qu’en revanche le Soviet Suprême Audiovisuel décide que l’un des trois concurrents n’aura pas le droit de s’aligner sur la grille de départ me choque au plus haut point. En eût-il été autrement qu’il y avait fort à parier que la victime de cette compétition (principe fondateur du capitalisme honni) aurait risqué d’être la filiale du groupe Canal : vaisseau amiral du politiquement correct et du lavage de cerveau français depuis 30 ans. En s’arrangeant, avant toute chose entre amis, on est certain de bien s’entendre. Un tripatouillage boursier s’appelle un délit d’initié. Comment qualifier ce type d’entente médiatico-dirigiste entre gens de bonne compagnie ? Une grosse magouille ? Oui, c’est assez parlant.

Un troupeau de moutons

clementine-melois-cent-titres-17Le corollaire de cette promiscuité incestueuse avec l’aristocratie politico-administrative fait du journaliste de base, un besogneux de la propagande, un soutier de la pensée autorisée au point d’en être caricatural, comme la presse soviétique en son temps. Lorsqu’un hérétique est lancé en pâture aux hordes de plumitifs à l’indignation radio, télé ou politico commandée (rayer la mention inutile) ce sont les mêmes anathèmes qui fleurissent contre le mécréant. Au point que l’on est en droit de croire qu’un seul et même cabinet occulte fournit les éléments de langage à tout ce petit monde. A titre d’illustration, le fait que ce qui nous sert de Premier ministre n’ait rien d’autre à dire, face au livre de Zemmour que : « ce Monsieur ne vaut pas la peine qu’on le lise » a de quoi nous laisser songeurs. Bon il est vrai que venant de celui qui dirige un gouvernement dont la ministre de la Culture a abandonné la lecture il y a deux ans, la saillie ne devrait pas nous surprendre, mais le même homme n’avait pas poussé les feux de la même façon sur Valérie très très vénère. On peut aussi supposer qu’il n’avait pas intérêt, non plus, à ce qu’elle balance ce qu’elle avait sur lui, mais bon quand même !

TKZeEJzVous l’avez compris depuis le temps que ça dure : le véritable ennemi c’est Sarkozy ! Il est difficile de comprendre ce que ce pauvre homme a du reste bien pu leur faire à tous, pour mériter pareille hargne. A-t-il entrainé le pays vers les rivages aventureux de l’ultra libéralisme ? Avec 30 milliards de hausses d’impôts et 56 % du PIB de dépense publique : le bilan libéral du Président Sarkozy est bien mince. Est-ce parce qu’il s’est mis à pourchasser l’étranger pour le bouter hors de France contre toute la tradition républicaine réunie ? Avec 200 000 entrées légales par an, le quinquennat du paria ne brille pas trop non plus dans ce domaine. Est-ce alors parce qu’il s’en est pris un peu vite à la Princesse de Clève ? Après la sortie de Fleur Pellerin qui est toujours ministre, il avait bien le droit de ne pas porter Madame de La Fayette dans son cœur. En fait, le vrai tort de Sarko c’est de n’être pas du Sérail. Cette bête politique est d’abord un militant. Sa carrière, il ne l’a faite qu’à force de choix tactiques et de convictions (fluctuantes certes, mais bon, je n’en vois pas un qui dans ce troupeau d’eunuques pourrait engager une lapidation sur ce thème). Il ne doit rien au système et n’est même jamais passé par l’administration. Il a parfaitement compris le mal qui rongeait le pays depuis trente ans et a fait, en 2007, la plus époustouflante campagne de rupture depuis celle de Mitterrand en 1981. Après il n’a rien fait, ou si peu, mais ce n’est pas grave, la gentry le déteste parce qu’il aurait pu le faire. Il est donc urgent de s’assurer qu’il ne soit pas en mesure de revenir tenter le coup.

La Pravda en action

nobullshitObserver la façon dont la presse parle de Nicolas Sarkozy, c’est comprendre pourquoi elle inspire aussi confiance qu’un envoyé de Staline en Ukraine pour y améliorer la condition du Koulak. Tout ce que fait ce pauvre homme est mauvais. Son retour est raté, c’est un fait très entendu depuis deux mois. Juppé, l’homme le plus détesté de France, pour avoir tout lâché aux grévistes de 1995, la quintessence de cette énarchie responsable des pires renoncements français est portée au pinacle. Le Maire de Bordeaux le sait très bien et en rajoute, lui, dans la caricature  (il aurait tort de se priver). Le voilà pour l’adoption des homos, contre la vente des Mistrals à la Russie et d’ici une semaine gageons qu’il sera : contre la fessée, pour l’euthanasie et trouvera intéressant le principe de la fin des notes à l’école. La dualité Juppé Sarko c’est le courant alternatif sur lequel s’alimente (au sens propre) la presse française. L’un est paré de toutes les vertus du temps, l’autre de toutes les tares.

miege-bobards-deontologie-roms-tf1 Regardez cette affaire d’abrogation de la loi Taubira. Sarkozy est accusé d’avoir cédé à la foule. Comme si toutes les courbettes de François Hollande, alors candidat, à destination du Lobby LGBT étaient quelque chose de différent. Ce qui est hilarant dans cette histoire c’est que le mariage pour tous est, à ce jour, la seule réalisation concrète du mec normal qui voulait réenchanter le rêve français et qui aura foutu le pays à feu et à sang pour parvenir à 4000 mariages par ans. Dans ces conditions il est donc interdit d’y revenir et honte à celui qui mal y pense. Rien n’est de trop pour discréditer Sarko. À tel point que tous ceux qui le critiquent ont table ouverte au banquet médiatique. Même ceux de ses amis que la grande Presse prenaient pour les plus parfaits crétins deviennent, par la magie de leur opposition à la remise en cause du mariage gay, les nouvelles icônes du moment. Qu’il est touchant de voir Jean-Michel APATHIE minauder autour de Nadine MORANO qu’il tenait jusqu’ici pour la dernière des truites. Frédéric LEFEBVRE et dans une moindre mesure Christian ESTROSI sont, eux aussi, portés aux nues par une corporation qui, il y a une semaine, les prenaient pour ce qu’il y a de plus abjecte dans la politique politicienne.

presse

Toute cette agitation trahit en réalité une sourde angoisse. L’argent manque et les digues cèdent les une après les autres. Les Français se réveillent d’un long sommeil trompeur, par la grâce de feuilles d’impôts toujours plus lourdes à porter en regard d’une situation qui ne cesse de se détériorer. La paupérisation de la classe moyenne inférieure porte en elle les germes d’une révolte qui peut mener à une Révolution, avec toutes les aventures susceptibles d’en découler. La lâcheté (au mieux) ou le cynisme (plus surement) en tout cas : la désinvolture (assurément) avec lesquels la France d’en haut a mené celle d’en bas vers l’abîme, n’a pas d’autre exemple récent que le règne de Louis XVI. Puissions-nous nous débarrasser rapidement et sans trop d’agitation de son avatar actuel afin que la France rejoigne, sans trop de dommages, la longue liste des pays qui se sont, eux, adaptés au monde réel à temps.

cropped-13-1312130hz9311

ANAPHORE ET CITRON PRESSE

novembre 6, 2014

illus-p4a6

S’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozy à la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout ceux – qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal. A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

 La fin du consentement à l’impôt

Hollande-Louis-XVI-majestéForce est de reconnaître que personne n’aime s’acquitter de ses impôts. Tous ceux qui vous disent le contraire sont des Tartuffes ou ont un compte en Suisse (les deux peuvent se cumuler). Le prélèvement obligatoire (pléonasme) n’a jamais eu bonne presse et bien des têtes roulèrent dans de beaux paniers en osier pour ne pas avoir pris, à temps, la mesure de l’exaspération des contribuables. Si aux temps glorieux où un Peuple éclairé se révoltait face à l’absolutisme fiscal royal, la ponction fiscale menaçait, alors, la capacité des individus à se nourrir, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les contributions nous enlèvent du pouvoir d’achat que la pilule passe mieux.

 hopital-20-000-emplois-de-moinsBien au contraire, c’est précisément en raison des libertés acquises, depuis lors, au terme de « durs combats sociaux » que la situation empire. La survalorisation de l’individu et de ses droits imprescriptibles à jouir de tout et n’importe quoi ont sapé les bases notre société post-moderne : le consentement à l’impôt. Les droits sont survalorisés et les devoirs tus, alors qu’à bien y regarder : nous avons le devoir de payer d’avantage, pour des droits toujours plus restreint (sauf pour ceux qui ne payent rien). Jusqu’à très récemment, le citoyen contribuable ne percevait que les jolis services publics dont on lui louait les vertus et dont il profitait presque à l’œil (croyait-il) grâce à ses impôts. Les hôpitaux, les routes, les (forcément) gentilles infirmières, l’école et tous les autres bienfaits de l’État nounou étaient autant de vitrines du si fameux modèle français. Baigné dans cette propagande soviétique dès son plus jeune âge, le contribuable acceptait sans trop rechigner de cracher au bassinet, sans avoir conscience du coût toujours plus faramineux de la mise en œuvre du Barnum. En effet, au fil du temps, l’État n’est plus demeuré providentiel que pour ses fonctionnaires. Avoir réussi à faire croire que les ponctions fiscales, toujours plus fortes, étaient des cotisations mutualistes à la caisse du bonheur commun, voilà un des plus fabuleux tours de passe-passe de l’État moderne.

monument-beeeeettttttteeeeee-1-366x505Seulement à mesure que le système, incapable de se réformer — tant les sangsues étaient nombreuses à se repaître sur la bête – s’enfonçait dans des déficits abyssaux, les prélèvements destinés à préserver l’illusion de la gratuité du Service Public s’alourdirent. Le bidule était tellement vicié que la ponction ne suffisant plus, il fallut recourir à l’emprunt et baisser les prestations pour le maintenir à flot. À mesure que le bateau ivre partait à la dérive, le con tribuale médusé s’aperçut qu’il payait toujours plus chers pour des services de moins en moins bien assurés voire, plus assurés du tout. Il finit par comprendre (mais un peu tard) qu’on l’avait berné et que ses impôts profitaient à beaucoup, mais pas à lui. Bref, plus il payait, moins il recevait. La défiance envers des élus illusionnistes grandit alors de façon exponentielle chez les Français, en même temps que la gabegie généralisée de leurs zélites s’étalait au grand jour.

Ne nous y trompons pas, si les Français rejettent aussi massivement leurs hommes politiques, c’est qu’ils les jugent, à juste titre, responsables de ce fiasco interventionniste et du racket fiscal qui va avec. Ceci étant, si la lâcheté a été érigée en système de gouvernement, c’est aussi parce que les électeurs se sont montrés crédules au point de toujours élire celui qui leur promettait que les autres (les riches, le Kapital, les Allemands…) allaient payer l’addition. Nous sommes arrivés au bout de cette magnifique ficelle avec François Hollande. Pas de bol pour lui !

 Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles font vendre du papier

 85287693_oNous sommes au bord de la faillite et les Français sont pressurés comme jamais pour l’éviter. Malheureusement pour les clowns qui nous gouvernent, malgré ces prélèvements records, la situation ne s’améliore pas d’un iota puisqu’ils font tout sauf ce qu’ils devraient, pour que les choses changent. Au contraire, les nouvelles toujours plus réjouissantes du monde irréel dans lequel évoluent nos zélites ne font que rajouter à la crise de confiance dans laquelle se noie notre beau pays. Il faudra un jour se pencher sur les ressorts qui font que la Presse, en rapportant ces scandales à répétition scie, avec une obstination qui force le respect, la branche subventionnelle sur laquelle elle est confortablement assise depuis la Libération. Pas une semaine sans son lot de révélations croustillantes, sur la façon dont nos princes se vautrent dans l’argent dont ils nous délestent si prestement.

o92113_pauseSurvenant au moment où les Français découvraient avec effarement le montant de leur troisième tiers de pause fiscale, les phobies administratives du ministre Thévenot — qui ne payait plus (entre autre) ses impôts depuis trois ans — furent une pure joie qui vint utilement réactiver la vigoureuse démangeaison que nous avions tous ressentie dans le fondement lors de l’affaire Cahuzac. La longue litanie des promesses non tenues en matière d’imposition ou d’inversion incantatoire de la courbe du chômage n’a pas d’autre équivalent que l’incroyable suite de bobards servie à nos partenaires européens, pour les assurer que nous allons maitriser nos déficits publics. Le résultat de ces mensonges en cascade : la parole de l’État ne vaut pas tripette, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hexagone. Compte tenu de l’instabilité fiscale (doux euphémisme !) ambiante, plus personne ne bouge ni n’investit, pas plus les ménages que les acteurs économiques. Le pays se fige, l’activité se paralyse, la croissance zéro, chère aux Khmers verts, apparaît alors dans toute sa splendide misère prophétique.

francois-hollande-flamby-president

 La relance qui tue

emmanuel-macron-en-mao1Pendant ce temps-là, les as qui nous gouvernent ne savent plus où donner de la tête pour trouver l’idée la plus grotesque possible, destinée à nous sortir de la crise où leur agitation frénétique nous fait plonger tous les jours un peu plus profondément. Le petit génie que Moi Président nous a fait sortir de sa banque d’affaires a un plan pour redresser la France. Chouette ! Il l’annonce à grand coup de tambours et de trompettes médiatiques laudatives (comme il se doit avec le meilleur d’entre nous du moment). Le fruit de ses cogitations : travailler le dimanche en zone touristique et lever les freins qui pèsent sur le transport en autocar. La vache ! Toutes ces longues études coûteuses pour en arriver à ces conclusions. C’est sûr que quand on leur enlève les freins, les bus roulent mieux et que travailler le dimanche permet aux commerçants de vendre plus que s’ils étaient fermés. Chapeau l’artiste ! Et à part ça Emmanuel, qu’est-ce que tu voudras faire plus tard, quand tu seras grand ?

Sylvain-Pongi_barrage-sivens-tarn-jose-bove-etude-independanteBien sûr, pour tout keynésien qui se respecte, la relance passe par les grands travaux, mais là, il faut bien admettre que jusqu’à la fin du quinquennat, c’est mal barré. Maintenant que la gauche radicale a obtenu son Malik Oussekine à cheveux gras, nous ne sommes pas prés d’en voir la queue du commencement d’un de grand travail. Tout débute par une gentille manif festive et participative où des tas d’activistes – qui n’habitent pas le Tarn – se rendent à Sivens pour manifester leur exaspération de voir « une zone humide de plus » disparaître sous les coups des pelleteuses de ces salauds de paysans de la FNSEA productivistes. Il est entendu depuis Astérix légionnaire « qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », c’est acquis. Pour autan, le fait que tout ait été conduit dans les règles de l’art par ces ploucs d’élus socialistes du Conseil Général du Tarn ne fait rien à l’affaire. Ils ont légalement raison, mais légitimement tort comme le dira Nicolas Hullot, l’expert extraordinaire en sauvetage de planète en danger payé par nos sous. Nantis d’un raisonnement juridique aussi puissant, nos pacifistes verts se ruent donc sur le chantier en arrosant, au passage, les gendarmes mobiles à grands coups de cocktail Molotov. Moralité : préserver la biodiversité nécessite de brûler du flic.

Paisible manifestant de gauche

Paisible manifestant de gauche

Sur ce, les gendarmes « acculés sur une redoute » (un endroit stratégique qu’il est évident d’occuper quand rien ne vous y pousse) se dégagent de cette mauvaise passe en utilisant des grenades offensives, comme ils en ont le droit légitime lorsqu’une manif vire à l’émeute (et griller du poulet vivant n’a rien d’un sit-in pacifique). Malheureusement, l’une d’entre elles finit sa course – dans des circonstances qu’il conviendra d’éclaircir – dans le cou d’un « pacifiste  acculant », le tuant sur le coup (la tuile !). La mort d’un homme fut-il écologiste et djeune est toujours regrettable. Ce garçon avait des parents, tout comme les gendarmes qu’il prévoyait de rôtir. Ceci étant posé, imaginons qu’un jeune nationaliste ait pris la même grenade offensive, au même endroit alors qu’il acculait, lui aussi, les gendarmes pour protester contre… l’édification d’une Mosquée (au hasard) voulue par une municipalité pétrie de vivre ensemble. Croyez-vous que sa mort aurait donné lieu à un tel battage ? Plus encore, voyez-vous surgir des hordes brunes sur ce type de chantier cultuel (du reste plus nombreux que les barrages), à l’instar de ce que pratiquent systématiquement les Khmers verts dès que l’on projette de couper un arbre ? Leur indignation est la même, elle n’est juste pas dirigée vers la même cause. L’une est jugée légitime par les médias, l’autre pas. Ceci étant, leurs méthodes de contestations diffèrent « légèrement » en ce qui concerne la violence avec laquelle elle s’exprime (comme les Nantais vous le diront) et ce constat n’est pas favorable aux fanatiques de Mère Nature.

barrage2En démocratie, seules les élections doivent permettre de revenir sur une décision publique. Ni les manifestations ni les violences ne peuvent remettre en question un projet décidé par des élus du suffrage universel. L’indignation médiatique sélective ne doit pas décider de l’opportunité ou non de poursuivre un projet. En revenant sur la décision des élus du Tarn, le gouvernement commettra une lourde faute. Il légitimera le recours à la violence comme mode de contestation de l’action publique. Il encouragera les extrémistes dans leurs tentatives de déstabilisation et découragera les citoyens respectueux des lois. En démocratie, si les électeurs ne sont pas satisfaits des décisions prises par leurs élus, ils en changent. C’est même à cela que servent les élections. Permettre à des excités de remettre en cause ce principe fondateur de la République au prétexte que l’un d’entre eux est mort en tentant de casser du flic, c’est perdre toute crédibilité à venir. Comment jouer les vertus républicaines offensées par les saillies de Jean-Marie Le Pen (ou tout autre mâle blanc hétérosexuel) quand on laisse les amis de Monsieur Bové tout casser, sous le prétexte aussi fallacieux que douteux que « c’est bon pour la planète » ? Vous me direz que certaines décisions sont parfois irréversibles et que s’en remettre au seul jugement des élus est un peu hasardeux. Je vous répondrais que vous n’avez qu’à voir le Mariage pour tous et que c’est une raison de plus pour voter et, ce faisant, de faire très attention aux convictions de celui vers qui se porte votre suffrage. Si vous n’en pouvez plus du politiquement correct,  évitez donc de choisir les crétins qui se roulent dedans dès qu’un micro se tend vers leur servile cervelle de piaf.

 La réforme ou la mort

152953_16Au soir du 6 mai 2012, Hollandréou n’avait pas l’intention de bousculer les choses. Il était là pour en profiter, pas pour en chier. C’est même pour cette raison qu’il nous a fait le coup du Président normal. Face à la crise : un mec normal se planque en attendant que ça passe et c’est exactement ce que fait Moi Président depuis trente mois. Il faut dire qu’en plus de la majorité d’eunuques dont il est affublé, le voici maintenant frappé d’immobilisme absolu avec cette « mort tragique ». Il s’agite mollement, parcourt le monde pour y répandre sa pensée émolliente et ses bourdes embarrassantes. Nous assistons médusés à la débauche d’inactivité du cousin de province, un peu simplet, dont nous avons bien imprudemment fait notre Président. Monsieur P’tite Blague ne fait rien, et même ça il le fait mal. Nous ne somme plus gouverné, nous sommes divertis en attendant Dieu seul sait quoi (le retour de la croissance, l’arrivée du Messie, une idée, des couilles…). L’opposition s’occupe à s’opposer à elle même, pendant que le Front National tente de s’imposer comme la seule alternative à l’attentisme ambiant (tout en n’y croyant pas lui même). En vérité, nous sommes très mal barrés sachant qu’aucun des membres de l’équipage à qui nous avons confié notre destin n’est capable de tenir le moindre cap par gros temps.

89914882_oCe qui est passionnant dans le relatif statu quo que nous vivons à l’heure actuelle, c’est qu’il ne s’éternise que par la grâce de ces sales marchés financiers qui persistent à nous prêter leur sale argent à un taux dérisoirement bas, par rapport aux risques que nous leur faisons courir, en raison de notre inaction en matière d’assainissement de nos finances publiques. Le scénario catastrophe à la Grecque n’est pas une simple hypothèse de travail, il est couru d’avance en raison de notre indigence réformatrice. Nous repoussons, avec constance, les ajustements indispensables et nous persistons à dépenser un argent que nous n’avons plus, afin de poursuivre des chimères égalitaristes qui ne font qu’enfoncer les gens dans la dépendance. Le modèle français nous plombe. Malgré cela, des élus de tous bords, inconscients ou sournois continuent à s’accrocher à cette chimère comme la vérole au bas clergé breton. Les Français ne croient plus aux lendemains qui chantent et pourtant ceux qui prétendent les gouverner continuer de les pipeauter sur l’air de tout va très bien Madame la Marquise le modèle français est indépassable etc, etc.

10500399_10152258955809611_8486341541356790818_n

 Nous sommes à mi-mandat. Les nuages qui s’accumulent sont tellement noirs aux abords du précipice où nos monarques aveugles nous ont menés qu’il faut être particulièrement optimiste pour penser que nous nous en sortirons sans casse. Sur le pont des premières du Titanic, l’orchestre continue à jouer pendant que les secondes et troisièmes classes se noient. Ces salauds de riches qui gagnent plus de 6000 € par mois verront leurs allocs divisées par deux, tandis que nos gentils fonctionnaires continueront à toucher leur supplément familial de traitement, comme si de rien n’était. La frénésie de nouvelles taxes bat son plein au beau milieu du choc de simplification administrative. Les prestations chômages vont diminuer pendant que les intermittents du spectacle continueront à être très confortablement indemnisés. En 2015 on supprime la première tranche de l’impôt sur le revenu. Et allez hop ! Un fardeau toujours plus lourd porté par un nombre toujours plus restreint d’individus paupérisés par la masse des ayants droit : ça, c’est un modèle de développement économique durable. La stabilité politique qui en découlera ne va pas tarder à surprendre les humanistes. Nous nous préparons de bonnes années de franches rigolades démocratiques. Nous sommes sur le point de rencontrer le mur vers lequel nous nous précipitons vélocement, depuis tant d’années, et le choc va être bestial.

10659198_316476338537560_459068590475308249_n

ON MARCHE SUR LA TÊTE 2

octobre 23, 2014

happy-birthday-smiling-dog

Nous avons vu dans un premier temps que notre société post-moderne fait une place démesurée aux élucubrations des plus instables de nos contemporains. La simple charité ne peut, à elle seule, expliquer cette propension qu’ont les médias à donner aussi facilement un forum à tout ce que notre monde compte de cinglés. Plus une opinion semble folle, plus elle trouve un écho dans le grand cirque qui nous sert de vie publique. Face à la folie et à l’hystérie collective qu’elle engendre, il n’y a plus de place pour la raison. Le danger, bien réel, d’un gouvernement de l’instant, commandé par la seule force de l’émotion est à nos portes. Ceux qui dénonçaient, sous Sarkozy, des lois « circonstancielles » destinées à répondre à l’indignation suscitée par un fait divers particulièrement odieux sont les mêmes qui poussent à légiférer sur l’euthanasie, dès qu’un cas particulièrement douloureux se présente devant le tribunal de l’opinion. Comme la rationalité n’apporte plus la gloire, l’important est de faire le plus de bruit possible pour grappiller son instant de célébrité cathodique. Les acteurs ne sont plus à une contradiction près et nous assistons médusés, à leurs contorsions abracadabrantesques.

 Le racisme à sens unique

miege-mrapUne petite analyse, marrante tout plein, des démences qui s’expriment dans la lutte contre le racisme peut contribuer à expliquer pourquoi nous avons aujourd’hui plusieurs villes et deux sénateurs FN. Nous savons depuis les belles aventures, dans les années 80, de Harlem et de ses potes qu’il ne fallait pas toucher que le racisme, comme le dérèglement climatique, est exclusivement un truc de blancs. Les minorités visibles sont immunisées contre ce péché, car elles sont pures (un concept de pureté du reste aussi fascinant que fascisant à souhait, convenons-en). Les races n’existent pas, mais les communautés issues de ces races inexistantes (qui sont la nouvelle richesse de la France) sont magnifiées… à l’exception de la communauté « provisoirement » majoritaire et indigène. Quand on voit le danger qu’a pu représenter pour « le vivre ensemble » des biens pensants, la Manif Pour Tous, on imagine trop bien la frayeur qui agiterait nos gouvernants s’il venait à l’idée de quelques plaisantins, d’organiser une Hétéro-pride. À coup sûr, la République ne s’en relèverait pas.

raciste-anti-blancAutre exemple : toujours en mal de reconnaissance (et du pognon qui va avec), les organisations autoproclamées représentatives de la communauté noire organisent depuis quelques années, l’élection de Miss Black. La couleur de peau est en l’occurrence, un facteur essentiel de discrimination (ce qui en bon français veut dire : choix). Baser un concours sur la couleur de peau, voilà une idée neuve qui fleure bon l’apartheid qui n’est, après tout à bien y regarder, qu’une version très « chacun chez soi » du « vivre ensemble » si cher à nos zélites. Il est vrai que Miss France étant exclusivement réservé aux blanches : aucune femme noire n’y a jamais été couronnée ! En conséquence, il convenait de remédier, prestement, à cette odieuse injustice. On attend donc maintenant, avec une certaine impatience, la première Miss Burka et diversité ! Dans la même veine, le groupe M6 propose une chaine tout simplement intitulée M6 Music Black. Imaginez qu’un jour, France Télévision propose une chaine intitulée : Music Country et Folklore Blanc… Toutes cette survalorisation des différences raciales entre les minorités visibles et la majorité rendue intentionnellement invisible, participe sans doute au succès de notre « destin national ». Un destin tellement exceptionnel que des fous se précipitent toujours plus nombreux en Syrie, avec sans doute l’intention louable d’y exporter notre si remarquable modèle d’intégration. Faire passer ce pays de l’ombre Alaouite à la lumière Sunnite par une saine terreur dispensée à grand coup de lapidations et autres décapitations : l’universalisme français contemporain dans toute sa splendeur.

L’intégrisme n’est une menace que s’il est catholique

6a01156fb0b420970c013485649ebf970cDans la France contemporaine, le vrai danger ne vient pas de l’islam, c’est très entendu, mais du catholicisme c’est bien connu. Les Manifs pour Tous sont bien plus dangereuses que les rassemblements pacifistes organisés par ceux qui soutiennent leurs frères palestiniens aux cris de Mort aux Juifs. Il ne faut, surtout pas stigmatiser mes amis. L’islam est une religion de paix et si l’on tue autant en son nom, ce n’est que du fait d’une infime minorité. Bon, c’est probable, mais le moins que l’on puisse dire c’est que l’immense majorité des croyants est particulièrement silencieuse. Non que personne ne s’indigne du dévoiement de cette religion par des fanatiques poilus, mais plus surement parce que la peur fait recette et que l’intelligence lasse. Et les musulmans ne sont pas les seuls à blâmer quand nos dirigeants se payent de mots pour éviter d’appeler un chat un chat et un fou de Dieu un fou.

64_dilem_120416015959Ainsi, pour nos dirigeants éclairés, l’État Islamique qui vient de nous déclarer la guerre n’est pas un Etat, certes, mais surtout, il n’est pas Islamique. Nous l’appelons donc DAESH. C’est de l’arabe, c’est exactement la même chose, mais sans le mot islamisme, en français, dedans. Surtout pas d’amalgame camarade ! Au lieu de donner la parole aux musulmans, légitimement scandalisés par les méthodes des barbares qui se revendiquent de la même religion qu’eux, il convient de faire disparaître toute référence à l’islam. Se cacher derrière son petit doigt, ne fait pas disparaître le péril. Le vrai danger ce n’est pas l’Islam, c’est l’intrusion dans notre monde, d’une doctrine qui veut imposer la pratique de cette religion par la force et la terreur. Cette idéologie à un nom : l’islamisme et il ne connaît aucune modération, au contraire d’un Islam qui peut, lui, être pacifiquement pratiqué par des citoyens français, aussi respectueux de la croyance d’autrui que la république l’est de la leur. Ce sont ces modérés qu’il convient de promouvoir et de défendre au nom des droits de l’homme, pas les hordes de crétins fanatisés qui voilent leurs femmes, exigent un apartheid alimentaire pour leurs gamins et souhaitent utiliser les Mosquées comme autant de rampes de lancement pour les djihads à venir.

1474077025Les « ismes » sont rarement pacifiques ou alors c’est que, comme pour les poulpes, on leur a durement tapé dessus pour les attendrir. Voyez le Christianisme. Aujourd’hui, c’est tout doux, mais c’est qu’il a fallu lui en mettre dans la tronche pour en arriver à un stade si élevé de compassion, qu’il pousse pratiquement les curés à passer la truelle à l’imam pour édifier une Mosquée. À voir ce qui reste du christianisme, on y est peut-être allé un peu fort. Quoi qu’il en soit, l’islamisme light, ça n’existe pas ! Il ne viendrait à personne l’idée de suggérer que le racisme puisse être une théorie sociale modérée dévoyée par quelques fanatiques qui nuisent à la pratique pacifique de l’immense majorité de ses adeptes. Personne n’a jamais intenté de procès à Monsieur Désir en racistophobie, alors cessons d’accabler ceux qui luttent contre l’islamisme, en en faisant des islamophobes quant ils ne sont que des combattants de la liberté.

 Le socialisme est mort, mais les socialistes ne le savent pas

32858138Comme le canard qui continue de bouger une fois sa tête tranchée, les socialistes persistent à s’agiter dans tous les sens, sans doute afin de se persuader que leur existence en a encore un (sens). En réalité, plus rien ne justifie leurs élucubrations, mais ils persévèrent, persuadés que le monde ne peut se passer de leur parole, même si plus personne ne parle leur langue. J’en veux pour preuve les réactions infantiles qui ont suivi le second effet Kisscool des Municipales de mars dernier : la perte du Sénat. Cette anomalie démocratique, selon les mots de Lionel qui, en sa qualité de trotskiste en connaissait un rayon tant en anomalie qu’en démocratie, le Sénat donc est revenu dans le viseur de la gauche qui cause comme ce qu’il y a de plus urgent à réformer. Pendant trois ans, tout allait bien. Maintenant que ces salauds de droite sont de nouveau aux commandes, il convient de supprimer la chambre haute qui ne sert plus à rien. Soit, mais s’il faut supprimer les gadgets inutiles, on pourrait peut être commencer par tous ces fromages où règnent la gabegie et le népotisme entre camarades qui se repassent les plats, sans aucun contrôle démocratique. Je veux bien entendu parler : du Conseil Economique et Social, du CSA, du défenseur des droits, de l’INPES et autres ducomité des finances locales… j’arrête là la litanie de ces « machins » destinés à tuer l’initiative et à rééduquer le citoyen, ils sont tellement nombreux que même l’État ne s’y retrouve pas.

203-deputes-du-parti-socialiste-sur-290-demandent-aux-frondeurs-de-rentrer-dans-le-rang_4960454-L En parlant de rééducation, nous n’avons pas fini de rire. Les possibilités d’action de notre Président Normal étant réduites à peau de balle par la grâce combinée de son incompétence économique, de son aveuglement idéologique de synthèse et des déficits qu’il s’échine à continuer de creuser, les pantins qui lui servent de ministres ne vont faire que s’agiter dans le bocal pendant les deux ans et demi qui lui restent à tirer. Les autoroutes gratuites le week-end de la folle du Poitou ne sont que les prolégomènes au grand n’importe quoi qui nous guète. Stéphane, Le Foll de la Sarthe en est lui réduit à abjurer la grande distribution de se lancer dans le patriotisme alimentaire pour lutter contre la déflation. On croit rêver quand le même lance « la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire ». Le message de cette journée indispensable au vivre ensemble : il faut finir son assiette ! Vous avez bien lu : l’État nounou dans toute la splendeur de son lustre, aussi couteux qu’inutile. Des conneries de cet acabit, le gouvernement socialiste en sort deux à trois par semaine. Comme il nous en reste 120 avant de renvoyer pépère en Corrèze, on peut donc s’attendre à de belles poilades d’ici mai 2017.

1625504_10152801310879851_1344416672484586049_nIl y a, du reste, bien longtemps que les ténors du PS nous ont habitués à privilégier l’accessoire sur l’essentiel. Faire du mariage un droit fondamental de l’Homme quand la situation économique précipite des millions de personnes dans la précarité, il fallait être socialiste pour le réaliser. De même : libérer des milliers de détenus, au prétexte que la prison est criminogène, tout en renforçant la répression sur les automobilistes coupables de résister égoïstement aux charmes de la collectivisation des transports est une trouvaille de nature à remonter la cote de popularité d’un Président mal aimé. Enfin que dire d’une école qui n’a jamais formée autant d’illettrés, mais que l’on continue à gaver de fonctionnaires, comme si la dépense seule pouvait apprendre à lire (compter il y a longtemps que nous avons renoncé : regardez le nombre de députés qui votent ce qu’ils appellent des budgets depuis 40 ans). On sait depuis belle lurette que l’argent gaspillé en enseignants ne fait rien à l’affaire. Même pour les plus réfractaires aux évidences, il est difficile de croire que 60 000 profs recrutés avec des notes allant jusqu’à 4/20 aux concours seront de nature à faire progresser les choses. Remarquez ce n’est pas grave, Nadjat veut remplacer les notes (odieusement stigmatisantes) par des lettres. Avec cette logique hilarante, on finira bien, un jour, par noter les candidats aux concours de la fonction publique avec des gommettes.

ATT000071

Le monde est fou et il n’est pas prêt de s’arrêter de l’être. Il n’est pas pour autant interdit aux sains d’esprits d’en finir avec la lâcheté qui consiste à démissionner devant les élucubrations des cinglés, sous prétexte qu’il est plus confortable de ne rien dire. Il est vrai que dans un État Potemkine qui a aussi fortement inversé le sens de ses valeurs, il est parfois risqué de rappeler des évidences. Lorsque vous n’avez pas la bonne couleur, la bonne religion ou la bonne orientation politique pour les dire, ces mêmes évidences peuvent vous valoir des condamnations, parfois bien plus fortes que celles encourues par des détrousseurs de petits vieux. C’est lorsque l’on commence à risquer la prison pour avoir exprimé ses idées que les choses se compliquent. On en vient subitement à réaliser qu’à force de ne pas réagir, on a gentiment glissé de la démocratie à la dictature. Généralement, on s’en aperçoit trop tard !

10620775_662073517242179_3007258066319623681_n

ON MARCHE SUR LA TETE

octobre 10, 2014

upside_down_by_photoyoung-d5cc947

Le monde est fou, c’est une évidence. Pour autant, que dans nos sociétés « post modernes » ultra civilisées, les frapadingues puissent tenir une telle place est proprement hallucinant. Les exemples de cette frénésie de connerie sont légion et le politiquement correct fournit, à lui seul, les trois quarts du flot des élucubrations d’aliénés dont on nous abreuve quotidiennement. Ces éruptions successives de stupidité médiatique encombrent tellement notre vie quotidienne que l’on fini par ne même plus relever leur caractère totalitaire. Et pourtant …

Un homo célèbre milite obligatoirement pour la cause

honte-cteComme toute religion, la cause homosexuelle a ses prêtres fanatisés. Ces Savonarole arc en ciel surgissent dés qu’il s’agit vouer aux gémonies, tout ce qui ne pense pas comme eux. C’est ce qu’il vient d’arriver à Xavier DOLAN, un jeune réalisateur Québécois de 25 ans, titulaire du Prix du Jury du dernier festival de Cannes pour son film Mommy. Ce petit prodige, aux dires des spécialistes, est aussi : acteur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, costumier et … homosexuel. Bref, tous les talents et pourtant la horde des chiens du politiquement comme il faut se déchaine contre ce brave homme. Son crime ? Avoir déclaré dans un des Télérama (la bible des bobo-cucu) de septembre 2014 que le fait « que des prix pour films gay existent (le) dégout(ait) » signifiant par là, son refus de se voir attribuer la « Queer Palm » : récompense communautariste réservée aux homosexuels et distribuée en marge du festival de Cannes.

homosQu’une icône montante du cinéma brise, de cette façon, les chaînes dont la désormais bien établie petite mafia LGBT veut l’affubler est plutôt réjouissant. Le scandale est déjà immense, alors imaginez un instant qu’Alain DELON et non Xavier DOLAN ait déclaré, en plus, ce qui suit: « Quel progrès y a-t-il à décerner des récompenses aussi ghetoïsantes, aussi ostracisantes, qui clament que les films tournés par des gays sont des films gay ? ». Il ajoute en substance : « On divise avec ces catégories. On fragmente le monde en petites communautés étanches. La Queer Palm, je ne suis pas allé la chercher. Ils veulent toujours me la remettre. Jamais ! L’homosexualité, il peut y en avoir dans mes films comme il peut ne pas y en avoir ». Au delà de rafraichir l’air passablement vicié de l’entre-soit du monde du cinéma, il faut saluer la soif de liberté de l’artiste, désormais maudit par la cause. Il refuse que son œuvre ne soit vue qu’au travers du prisme de ses préférences sexuelles. Ce faisant, en troublant le consensus mou qui veut, aujourd’hui, qu’un créateur ne soit génial qu’en raison de son homosexualité, il nous renvoie à nos propres lâchetés, nous qui acceptons ces postulats dictatoriaux sans broncher.

miege-gay-magN’en déplaise aux adeptes du gender, ces neo-détermisistes fanatiques, le talent n’est pas réparti entre les individus en fonction de leur sexualité (innée, c’est bien connu)). Xavier DOLAN a pu assumer son homosexualité dès l’âge de 16 ans parce qu’il évoluait dans un milieu ouvert à ces questions. Sa créativité a peut être pu s’épanouir grâce à cette liberté, ou pas. Contrairement à la cohorte des fascistes LGBT qui le poursuivent de leur vindicte, il ne dépend pas plus de son orientation sexuelle pour vivre que pour créer. Il peut donc, en toute liberté, les dénoncer pour ce qu’ils sont : de vils sectaires qui ne représentent, au mieux, qu’eux-mêmes. Bon, rassurons-nous, depuis, Xavier le rebelle est revenu à Canossa. Depuis une semaine, il n’est pas une longueur d’onde où on ne l’entende vilipender la Manif pour Tous (un débat essentiel pour un Québécois visiblement) et vouer Éric Zemmour aux gémonies. La liberté, ça va bien un moment, mais la soupe c’est quand même mieux.

chiots teckel poil ras 2Dommage, le débat à peine entrouvert méritait d’être développé. En effet, en dehors de la petite minorité d’extrémistes qui se repait grassement de son militantisme incantatoire, la très grande majorité des homosexuels se retrouve dans les propos (de bon sens, pas la posture incantatoire) de Monsieur DOLAN. Leur vie privée ne regarde qu’eux et ils aspirent à vivre, tranquilles, une vie, certes différente, mais qui ne les rend pas supérieurs au reste de leurs contemporains. Pas plus, a contrario, que les victimes, bien réelles, des chasses aux pédés ne sont inférieures à leurs bourreaux. Lorsque l’on aura compris que c’est en leur foutant la paix que l’on rend le meilleur service aux homosexuels, nous aurons franchit un grand pas dans le vivre ensemble mais d’aucun y auront, au passage, perdu leur conséquent gagne-pain.

luke-je-suis-ton-fisc

On ne peut plus compter sur le climat

425_rechauffement_climatique Il n’y a pas qu’en matière sexuelle que les tenants de la Pensée Unique autorisée se montrent d’une vigilance extrême sur le respect des dogmes. Le recours systématique à l’excommunication de toute opinion divergente caractérise, aussi parfaitement les tenants du climato-catastrophisme qu’il encombre l’esprit des militants LGBT. Vous me direz qu’à voir les tenues en vogue à la Gay-pride, on peut se dire que le climat se réchauffe furieusement. Dans les deux cas, pourtant, nous ne sommes jamais loin des réflexes « inquisitoriaux» propres aux grandes religions, bien que ces braves gens s’en défendent avec véhémence. Cependant, si vous prêtez une oreille attentive aux élucubrations apocalyptiques des olibrius du GIEC, vous aurez certainement remarqué qu’en fait de preuves, ils vous assènent un credo. Pas un de ces « braves gens » qui ne « croie » au réchauffement climatique inéluctable. Ceux qui ne partagent pas leur foi sont, au mieux, des imbéciles, au pire des criminels. Rien ne vient ébranler leurs généreuses certitudes, pas même les révélations qui se multiplient sur la façon dont leurs calculs ont été bidonnés pour prouver la culpabilité de l’Homme dans le phénomène. Le fait que celle-ci soit sujette à caution, en raison même du caractère cyclique d’un réchauffement qui jusque là s’est toujours passé de l’Homme pour se reproduire à intervalle régulier, ne les émeut pas. Que le Groenland tire son nom des vertes prairies qui accueillirent ses découvreurs vikings, sans que l’océan Atlantique n’en vienne pour autant, à l’époque, à baigner Clermont-Ferrand ne leur fait, pour ainsi dire : ni chaud, ni froid.

46986001_pL’année 2003 et sa canicule aux 15 000 décès anticipés (de quelques mois) marque l’Hégire de cette nouvelle religion. Sous prétexte que la France a eu chaud, une quinzaine de jours et que l’on a pu se baigner en Bretagne sans ressortir tout bleu de l’océan, la fin du monde était pour après demain. Que ne nous a-t-on assené, depuis lors, comme chiffres alarmistes et prévisions catastrophistes. Les experts se sont succédés, sans interruption, pour nous démontrer tout et son contraire. Les climatologues, des gens jusqu’ici sérieux et qui avaient supporté l’été 1976 sans agiter de telles énormités, se sont BHLisés à une vitesse stupéfiante. Les politiciens, jamais en reste d’une bêtise à promouvoir, quand l’opportunité de prouver leur incompétence se présente, ont emboité le pas des alarmistes à la vitesse d’une licorne au galop.

rechauffement-climatique-cest-moche-L-KbfbDoRésultat : un tas de mesures toutes plus hors de prix, les unes que les autres, se succèdent depuis dix ans, avec un effet peau de balle sur le climat qui s’est … refroidit ces dix sept dernières années ! Zut Caramba encore raté ! Qu’à cela ne tienne, comme les sceptiques gagnent du terrain, les crétins de tous horizons se sont tenus par la main dans un bel élan de connerie planétaire et ont formé une manif people géante de Sidney à New-York en passant par Paris. Super, mais à Pékin, New Deli, Rio et Lagos : rien, peau de zobi, queue dalle et makash bono. Le dérèglement climatique c’est visiblement un truc de blancs et qui ne menace qu’eux. On entend peu, du reste, les chantres de l’empreinte carbone quant à celle laissée par la folle du Poitou, pour aller étaler son inquiétude à New-York. Qu’avait elle à foutre là bas ? Absolument rien mais ce n’est visiblement pas une raison pour ne pas dépenser l’argent des contribuables. C’est bien connu, ce sont les avions des autres qui polluent. Ceux qu’emprunte Ségolène sont touchés par sa grâce et rejettent de ce fait d’inoffensives vapeurs de roses dans l’atmosphère. Enfin cerise sur le gâteau de carottes transgéniques pourries, ce même méchant carbone semble être le remède miracle pour refermer le trou dans la couche d’ozone. Saperlipopette, rien ne va plus ! Heureusement, Hollande a promis un des milliards que nous n’avons plus pour lutter contre un réchauffement qui n’existe pas. Nous voilà sauvés par la vista du mec normal qui va lutiner sa coquine en scooter (encore un truc propulsé à la rose !) et non à vélo. Quatre milliards d’années d’évolution pour en arriver là : elle est pas belle la vie ?

 

LaramtIhrwj30BJgLe9tOm5w9Rc

Le nombre de conneries étant pyramidal et afin de ne pas lasser le lecteur, l’article a été scindé en deux parties. On Marche sur la tête 2 paraîtra donc dans quelques jours

EN FINIR AVEC 68, C’EST PAS FACILE !

septembre 22, 2014

francois-hollande-pause-565x250

Le tribun catalan de l’Essonne avait ouvert le bal au début de la semaine en assenant à ses députés — qui sont payés pour cela — un discours de confiance d’un chiant, comme on n’en fait plus depuis Castro. Pépère se devait donc de faire mieux. Et… il ne nous a pas déçus ! Pourtant en dehors de la pluie qui s’abat maintenant sur lui en toute occasion, avec une violence qui n’a d’égale que l’insondable profondeur de sa médiocrité, rien de nouveau sous le cumulonimbus. Poncifs et lieux communs se sont succédés à un rythme rarement atteint, au point que les 400 militants à carte de presse, invités à écouter le Dieu du flou, baillaient à s’en décrocher la mâchoire. La seule information à retenir de cette lénifiante logorrhée du 18 septembre 2014, c’est le passage remarqué de la Présidence normale à la Présidence pas facile.

 Monsieur petite blague n’a plus rien à dire

10660374_692887654128935_6963039835043793918_nEn dehors de martyriser les journalistes – qui sont, eux aussi, payés pour ça – à quoi peut donc bien servir pareil exercice imposé (à tous les sens du terme) ? Il faut dire que dans notre démocratie où les politiciens ne décident plus de rien, où la parole a remplacé les actes, quand on ne cause pas, on finit par être oublié. Vous me direz qu’avec 13 % d’opinions favorables, il est peut-être plus que temps, pour François Hollande, de se faire oublier. Seulement voilà les Duhamel de toutes obédiences (:.) vous rétorqueront qu’il ne faut pas ajouter une crise institutionnelle, à la crise économique et sociale (et patati et patata). Et tous d’attendre la parole présidentielle, comme le shaman la pluie (sauf que chez nous les deux tombent simultanément et en quantité).

 ps-tva-225x320Bref je cause donc je suis, ou, plus exactement, je suis donc je cause. La Présidence forte voulue par de Gaulle est réduite à un théâtre d’ombres, où un vieil acteur usé vient soigner ses complexes en public. Tout le pathétique de la situation est résumé dans sa nouvelle anaphore : c’est pas facile. Ben oui mon pépère, c’est pas facile, d’être Président. C’est pas facile, de ne plus avoir de pognon à dilapider parce que les prédécesseurs ont vidés les caisses, avec toutes sortes de mesures à la con. C’est pas facile, de discuter avec des Allemands qui, eux, ont fait les efforts que nous nous refusons à faire. C’est pas facile, après avoir tout pété, de tout remettre en place, sans admettre que l’on s’est un poil, gouré. C’est pas facile, d’aller voir le peuple de gauche que l’on accable de taxes, alors qu’on lui avait expressément promis que seuls ces salauds de droite allaient cracher au bassinet. Oui, c’est pas facile, mais fallait pas y aller ! Personne ne t’a forcé à raconter toutes les âneries que tu as débitées, pour te retrouver à l’Élysée. C’est pas facile, mais c’est bien fait pour toi !

SI-TU-RIGOLE-PAS-MOI-je-rigole-pas-moi-JE-SUIS-UN-GUEDIN-MOIIII

 La gauche populiste face aux réalités

LogoPSLa seule chose qui rassemble les Tartuffes de gauche et les fait s’aligner comme à la parade, c’est leur aversion sur-affichée du Populisme. Le populiste, c’est l’autre, c’est bien connu. La droite est mauvaise, précisément parce qu’elle n’est jamais loin du populisme. Réguler l’immigration : Populisme ! Contrôler les bénéficiaires des multiples allocations qui assujettissent les individus à l’État, tel le veau à la vache : Populisme ! Vouloir que l’École apprenne à lire à nos enfants et le Français aux nouveaux arrivants : Populisme ! Envisager que l’Histoire de France puisse être autre chose qu’une longue suite de battage de coulpe : Populisme ! Penser que l’islam comme vecteur d’identité pose un problème à la Nation : Populisme ! Exiger la responsabilité des juges : Populisme !

 mon-ennemi-cest-la-finance-4-495x260Cependant, à bien y réfléchir comment doit-on qualifier un candidat qui explique à une masse de pauvres (sans dents), que seuls les riches (nantis de dentiers) paieront  pour remettre le pays à flot ? N’est-ce pas le propre du populisme que de rechercher les votes des petits et des sans-grades, en leur faisant miroiter qu’ils pourront ainsi prendre leur revanche sur ceux que la fortune a favorisés ? N’est-on pas populiste quand on prétend corriger les inégalités (rebaptisées injustices) à coup d’impôts ? Lorsque l’on déclare ne pas aimer les riches et que l’on prétend que la finance est son ennemi, ne se vautre-t-on pas, ainsi, dans le populisme le plus vil ? Cette haine revendiquée des riches ne s’apparente-t-elle pas à la technique éprouvée du bouc émissaire comme aux zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ? C’est amusant, du reste, chez les socialistes cette fascination pour les années 30. Le discours électoraliste de Pépère sur les riches et la finance y aurait trouvé toute sa place. Il suffit de remplacer « riche » par « juif » et de qualifier la « finance » « d’apatride » pour nous retrouver aux plus belles heures de la collaboration. Si les socialistes dénoncent vigoureusement la paille populiste dans l’œil de la droite, ce n’est que pour mieux s’abstenir de retirer la poutre qui transperce le leur. Ils ont, en politique, des nausées bien sélectives et ne craignent pas de fleureter avec les méthodes réprouvées quand leur intérêt le leur commande. On aurait dû se méfier. C’est au Bourget qu’a atterri Daladier après Munich et il faut bien admettre que Doriot, Déat et Laval étaient plus socialistes que nationaux.

chat-600x399

Le collectivisme en action

 Capture-decran-2013-03-02-a-10.08.08La gauche se sert du populisme comme d’un éteignoir à idée. C’est toujours cette même rengaine qui est utilisée pour esquiver le débat et surtout échapper à l’inventaire que l’on se doit, pourtant, de dresser devant toute faillite. Et Dieu sait que la pensée de gauche a fait banqueroute. Car, toutes ces idées généreuses, dont la gauche nous a rebattu les oreilles et que la droite n’a jamais eu le courage de combattre, nous ont conduit dans l’impasse où nous sommes aujourd’hui. Pépère courage, le vrai mou et le faux dur qui lui ont servi de Premiers ministres successifs sont les derniers avatars de la grande escroquerie qui a pris corps dans les cafés enfumés de Saint Germain des Prés, après la pseudo révolution 68.

 livre-d-histoireIl s’agissait, en ce temps là, d’en finir avec le capitalisme. Pour cela il fallait abattre la Nation, ce rempart ultime contre le progrès social représenté, alors, par l’URSS. Les prolétaires se laissaient trop facilement abuser par le patriotisme. Cet atavisme les ayant amenés, par deux fois, à repousser les alléchantes démonstrations d’amitié de l’Allemagne, il convenait d’en finir avec ce dangereux sentiment d’attachement, pour favoriser l’amitié franco-russe. Une fois le Général et ses Compagnons disparus, les fossoyeurs de la Nation eurent le champ, d’autant plus libre que l’inculture historique de la droite française leur ouvrait le boulevard de l’antiracisme. C’est au nom de cette idéologie destructrice, basée sur la honte de la collaboration, le complexe colonial (grande œuvre de gauche) et la « reductio ad hitlerium » de la moindre contestation que la gôôôôche morale des Mitterrand, Cahuzac, Aquilino Morelle, Taubira et autres Thevenoud s’est installée au pouvoir. Et ce ne sont pas les pseudo alternances qui ont changé cet état de fait.

miege-laicite-amenagements-591x819-customCette gauche, jacobine et donneuse de leçon, s’est répandue dans tous les rouages de l’État, comme un cancer, pour mieux le subjuguer. Droguées à la dépense publique, les administrations ont alors pris un poids démesuré et ont petit à petit étouffé l’activité privée. Elles abandonnaient la défense de l’intérêt général pour ne s’intéresser qu’à leur propre perpétuation. La dépense figurait la volonté politique et le résultat final n’importait plus. Le pays ayant résorbé la pauvreté grâce à l’élan des trente glorieuses, la gauche, aidée en cela par les idiots utiles du libéralisme sans frontières, a achevé son œuvre, en important plus de 10 millions de nouveaux prolétaires des tréfonds des pays du Sud. Les autochtones les plus fragiles étaient priés de leur faire de la place, tandis que les organisateurs de ce trafic étalaient leur tolérance et leur progressisme, tout en se mettant bien à l’abri des nouveaux entrants aux meurs hétéroclites. La troisième mondialisation se mettait en branle et tant pis si entre-temps l’URSS avait sombré corps et âmes. Le but restait inchangé : en finir avec la Nation.

 Pour en finir avec la dictature de la pensée unique de gauche

 PS-is-deadNe nous leurrons pas, la faillite prochaine du pays ne suffira pas, à elle seule, à nous remettre dans le droit chemin. Il n’est qu’à voir la morgue des crétins qui nous gouvernent. Ils sont tous persuadés que leurs mouvements de godille sont de nature à dévier le bateau France de la trajectoire qui le conduit inexorablement vers les hauts fonds de la banqueroute. Et ce n’est pas Bruxelles qui nous sauvera non plus de ces fous. Pour preuve, l’Europe vient de faire de Moscovici, cette quintessence du dirigisme énarchique, son nouveau commissaire aux affaires économiques. Tant qu’à faire pourquoi DSK n’a-t-il pas été nommé aux droits des femmes ?

ump-logo-2008C’est sur ces entrefaites que Nicolas Sarkozy sort du bois. Il brigue, oh surprise, la succession du Président tout mou. Son plus gros problème sera de nous expliquer comment il fera entre 2017 et 2022, ce qu’il n’a pas fait entre 2007 et 2012. Mais l’homme est habile et je gage qu’il y parviendra. Il n’a cependant pas encore ouvert la bouche qu’une partie ce qui pense chez les libéraux lui tape dessus avec une énergie toute socialiste. Chers amis adeptes de la liberté, vous avez raison, son premier mandat a été marqué du sceau de l’étatisme et du dirigisme le plus pur. Votre légitime courroux vous a produit Hollande. Croyez-vous que vous agiter comme vous le faites en sautillant sur place, pour lui jeter son passif à la figure sera de nature à faire progresser nos idées ? Pensez-vous qu’Alain Juppé soit une alternative libéralo-compatible ? Lui le grand commis de l’État – l’homme de droite préféré de la gauche – celui qui depuis son exil sur les bords du St Laurent, du meilleur d’entre nous est devenu le meilleur d’entre eux. Alain Juppé, le Jean-Claude Duss de la politique française serait celui qui ferait passer la France de l’ombre de l’Étatisme à la lumière libérale ? Soyons sérieux !

 violonwc3J’entends bien, ici où là, certains caresser le fol espoir que François Fillon soit à même de faire cette synthèse tant attendue entre la droite sociale et la droite libérale. Il en affiche, en tout cas, la volonté et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’air serait séduisant si ce brave homme n’avait pas mis en musique, les mesures étatistes que vous reprochez, à juste titre, à Nicolas Sarkozy. Qui s’est accroché à son poste, malgré la souffrance qu’il ressentait jusque dans ses nerfs sciatiques ? Je veux bien croire que les hommes peuvent changer. Pourquoi présumer que l’un a vu la lumière, à l’issue de la défaite de 2012 et pas l’autre ? Au final, il faut bien reconnaître que l’un a plus d’énergie et de persévérance que l’autre. Si Fillon était aussi crédible que vous semblez le penser, il ne laisserait pas un tel boulevard à Sarko. Le retour de ce dernier est d’autant plus facile que son « retrait » de deux ans n’a pas permis de faire émerger une alternative sérieuse dans son camp. Il vaut mieux, dans ces conditions, accompagner le mouvement et peser dans les choix à venir que de crier au loup avec des socialistes qui, du haut de leurs réussites présentes, prétendent, sans rire, que son bilan sera le boulet de Sarkozy.

 ps-53617_466x180

Nous sommes à la fin d’une époque. Les 30 mois qui nous restent avant la prochaine présidentielle, n’en doutons pas, seront gaspillés par la gauche, comme elle a perdu les 30 premiers. Les socialistes n’avaient qu’un objectif prendre le pouvoir. Ne commettons pas la même erreur et préparons-nous à l’exercer. Nous ne parviendrons à gouverner que si nous avons, au préalable, prévenu les Français des sacrifices qu’ils vont devoir réaliser, pour remettre le pays à flot. Il faudra revoir tous nos logiciels et envoyer promener les vieilles lunes de 68. Tout candidat qui prétendra sauver le modèle social français doit être suspecté de duperie. Ce modèle qui n’en a jamais été un, doit du reste être réinventé (le « ré » peut légitimement sembler superflu). Il faudra nous recentrer sur nos problèmes et arrêter de donner des leçons au monde. Il conviendra de résorber la pauvreté sur notre sol, avant d’en importer de nouvelles. Terminé les accommodements raisonnables ! Donnons-nous le temps d’assimiler (et non d’intégrer), comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire, les 10 millions de nouveaux habitants que nous avons reçu en héritage de la gauche étatiste. Réduisons le périmètre de l’Etat. Redonnons aux individus le goût de la réussite et la possibilité de jouir en toute quiétude de ses fruits. Finissons-en avec une fiscalité punitive et confiscatoire qui pousse à l’exil et plongeons-nous, avec enthousiasme, dans la compétition fiscale européenne. Nous avons le choix. Le déclassement n’est encore qu’une possibilité, il ne tient qu’à nous de renverser le cours des choses. Personne ne le fera à notre place et les lendemains ne seront pas roses. Le rose qui est, du reste, la couleur de nos illusions perdues. Nous ne devons plus vendre du rêve et du vent, mais promettre qu’en échange de la sueur et des larmes de ses citoyens, notre pays redeviendra la terre de tous les possibles, comme il l’était avant 1968.

photo

SOCIALISME ET REALITE

septembre 8, 2014

chien-credits-darin-licence-creative-commons

Depuis que Manuel s’en est greffé une paire, en purgeant (très partiellement) les cautions de gauche de l’attelage hétéroclite que nos médias s’acharnent à appeler un Gouvernement, il n’est pas une journée sans que les nouveaux convertis ne se répandent dans les médias pour nous faire partager leur émerveillement d’avoir découvert la Lune. Cette libération jubilatoire d’une parole visiblement aussi longuement que douloureusement contenue, lorsqu’il s’agissait de prendre la place de la droite, a quelque chose de touchant. Pour peu, on se croirait revenu aux temps des fulgurances géostratégiques BHLiennes sur la Libye ou la Syrie. Bref, la digue est rompue et le gouvernement semble se jouer de tous les dogmes socialistes, si chers à la Mère Tapedur de Lille. Seulement, comme toujours avec la gauche caviar, tout n’est qu’apparence et Manuel Valls tient plus du Mussolini en modèle réduit (comparez le port de leurs mentons respectifs) que du Blair tatcherisé.

7037_10204595731957707_7928714244428485704_n-1

 Virage Libéral et austérité

 Comme nous pouvions nous y attendre, la presse dans un réflexe aussi pavlovien que prévisible (c’est un peu le principe) n’en finit pas de nous vendre le « virage social libéral du Gouvernement Valls ». Social-libéral, c’est très vite dit ! Outre l’antinomie de terme à terme qui n’a jamais rebuté un journaliste, il est aussi difficile de percevoir le libéralisme à l’œuvre dans le foutoir hystérique que nous sèment nos ministres depuis le remaniement, qu’il nous est compliqué de repérer une réussite économique à mettre au crédit des 14 longues années de pouvoir de Tonton. En revanche, quiconque a ouvert la délicieuse missive de Bercy lui annonçant son troisième tiers aura, lui, bien perçu le côté socialiste. Bref la seule chose de vraie qu’ait récemment dite Manuel, c’est que nous n’avons pas encore pratiqué l’austérité.

10641261_534928043275776_5353707988416450515_nIl est, en effet, bien difficile de se prétendre austère quand on recrute 60 000 enseignants, que l’on recolle la retraite à 60 ans, que les déficits ne sont pas endigués que l’on nome ministre du commerce extérieur, un mec qui n’a rien déclaré au fisc depuis des années et que l’on s’apprête à liquider notre industrie d’armement sur l’autel des intérêts de l’oncle Sam. Dès lors, dénoncer la politique d’austérité – que ne mène absolument pas le gouvernement – comme responsable de la situation catastrophique de l’économie française est d’une stupidité consommée. Il est vrai que si l’on raisonne au niveau européen, l’argument peut être entendu puisque de nombreux pays subissent une austérité budgétaire bien réelle. Cependant, au risque de froisser l’économiste qui sommeille à poings fermés dans le cerveau de Montebourg : c’est précisément dans ces pays là que la croissance redémarre. D’où le léger mieux qui faisait claironner au « sans couilles », élu des « sans dents » le 14 juillet dernier que la crise était finie. Seulement, comme la France ne s’y est pas précisément mise à cette austérité honnie, elle n’est pas en mesure de participer au festin, voire, elle plombe la reprise des autres. En résumé on peut toujours beugler sur ces salauds d’Allemands, ceux qui étouffent la croissance européenne se trouvent à Paris et non à Berlin. En outre, les mêmes intelligences cosmiques considèrent qu’il serait indécent que Moscovici ne soit pas chargé de l’économie au niveau du continent. Ben oui il a tellement bien réussi en France pendant deux ans… Il y a des jours ou l’on se dit que loin d’être méchants, nos partenaires européens sont surtout très patients avec nous.

 La crise ou le mistigri socialiste

10647190_939813056045051_5566201421689370569_nDonc, après nous avoir dit que la crise n’existait pas et que tout venait de Sarkozy, le pouvoir nous a joué pendant plus de deux ans, l’air du « prosperity around the corner ». Puis, à force de franchir les « corner » sans y trouver la moindre trace de « prosperity » François le dentiste nous a fait le coup de la crise qui disparaît. Pouf ! Finie la méchante crise, disparus les vilains chômeurs, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes imaginaires possibles. Le déni des réalités, si cher aux socialistes, et qui faisait dire en son temps à Clémenceau qu’il reconnaissait un discours de Jaurès au fait que tous les verbes étaient au futur, ce déni est parvenu à son terme au cours de l’été. Miracle de l’âge de raison, c’est en devenant sexagénaire (c’est fou ce que le sexe à généré pour lui du reste) que, tout d’un coup, Pépère s’est rendu compte que la merde était toujours là. Pire, il s’est convaincu qu’elle risquait de lui sauter à la gueule. Nous sommes donc passés, en l’espace d’un mois d’août pluvieux, du déni le plus total, au catastrophisme le plus absolu.

10614408_328891307290143_2438193102796636494_nEn réalité, qu’ils nient ou qu’ils en rajoutent, nos socialistes font toujours la même chose face à la crise : rien ou à peu près. Maintenant que l’on ne peut plus fiscalement tondre le Peuple sans risquer la révolte, le PS est placé devant un choix cornélien. Il doit réduire les dépenses et pour cela il n’a que deux options qui à force d’être différées vont devoir se cumuler. Soit il baisse les retraites et les prestations sociales et il s’aliène les vieux (population qui a stupidement l’habitude de voter). Soit il taille dans les dépenses et se met à dos les fonctionnaires et autres rentiers de l’État nounou qui sont encore au nombre des 13 % d’imbéciles à faire confiance au priapique de l’Élysée. D’où la sortie pathétique des Montebourg, Hamon et autres Filoches : le boche paiera, y-a-qu’à faut qu’on. Sauf que ces temps-là sont révolus, le populisme de gauche — dont je traiterai dans un article a venir — a ruiné le pays pour porter ces Tartuffes au pouvoir. À force d’avoir acheté des voix à crédit, ils ne peuvent plus rien relancer, la machine est à plat. Les parasites se sont taillés des rentes de situation que le pouvoir est incapable de résorber. En matière économique, nos socialistes n’en sont qu’aux prolégomènes de la prise de conscience. Ils ne sont plus sur Mars, mais ils n’ont pas encore atterri et pendant ce temps là, le mur se rapproche à grande vitesse. Hollandreou n’est pas loin.

 La vengeance de Valérie

10603339_10153155582444676_8832769567319557120_nC’est durant cette phase délicate d’atterrissage et alors que nous nous remettions à peine de nos émotions sur le prétendu virage Libéral que la limogée de l’hiver dernier revient, en fanfare, sur le devant de l’actualité. Vexée de ne pas avoir été mise dans la confidence, toute la classe jactante se bouche le nez et crie au scandale, tout en se délectant du livre en cachette, comme une dame catéchète qui vient lire, goulument, sa dose de peopleries dans la salle d’attente de son gynécologue. Valoche, donc, nous livre sa vérité sur l’enfer qu’elle a vécu aux côtés de celui pour lequel elle a abandonné le mari dont elle porte encore le nom.

 Que la pauvrette ait connu l’enfer, nous voulons bien le croire, aux vues des cornes dont l’a affublé son présidentiel amant. Qu’elle ait eu la tentation de lui faire payer l’humiliation planétaire qu’il lui a infligée, en se rendant nuitamment en deux roues, chez une actrice dont je n’arrivais pas, jusqu’alors, à faire coïncider le nom et le visage est, somme toute, un réflexe bien humain. Que pépère et ses proches se lamentent de la façon dont la répudiée de l’Élysée s’y prend pour régler ses comptes est d’une naïveté confondante. Quoi, si on ne peut même plus coucher avec une journaliste, sans que celle-ci se mette à tout déballer par écrit quand on passe à une autre, où va-t-on ?

impasse-hollandeIl faut dire que ces révélations sont consternantes. Outre le fait que l’on apprend qu’il « aime » autant les pauvres que les riches, ce qui explique sans doute sa voracité fiscale, on est abasourdi de voir à quel point ce clown fait tout sauf son boulot. Il passe plus de temps qu’un ado boutonneux sur son téléphone. Savoir que le mec normal qui prétend nous sortir de la crise la plus violente depuis 1929, n’arrête de pianoter sur son putain de portable que pour aller faire du scooter rue de Cirque, m’indigne au plus haut point. Je comprends qu’il soit nécessaire aux Dieux qui nous gouvernent de faire quelques erreurs pour se rapprocher du quotidien de leurs contemporains, mais de là à se ridiculiser à ce point !

 Média fiction

 10632867_10152602954758213_130803092743396080_nImaginons un instant que Cécilia ait écrit un livre, dans lequel Nicolas Sarkozy ait parlé des « sans dents ». Pensez-vous que  la France qui cause ait fait preuve de la retenue qui la caractérise en ce moment ? Croyez-vous que les socialistes seraient restés sur leur Aventin en déclarant que tout ceci est du ressort de la vie privée et que l’exploiter serait indigne ? Je vois d’ici les mots s’étalant en gras en Une des journaux et les tombereaux de micros-trottoirs où des Français, légitimement scandalisés, déverseraient leur indignation en boucle sur les chaines infos. Mais en socialie normale, rien ou alors si peu. Si vous voulez vous rendre compte de l’ampleur de l’exaspération, tournez-vous vers les médias libres, vers internet où la blogosphère et autre tweet se déchainent. « Sans dents » est même devenu le second hashtag le plus suivi, le jour de la parution du livre de « souvenirs » de Valérie. Les ravages sont considérables, mais la Pravdmafia n’en parle pas.

10300869_329033873942553_5775829009008710098_nAu train où vont les choses, nous allons finir par nous apercevoir que c’est pour punir Vladimir de ne pas l’avoir prévenu de la parution prochaine du brulot de son ex que François a suspendu la livraison des Mistral à la Sainte Russie. On ne mesure jamais assez le poids de leurs alcôves sur les décisions surprenantes que prennent les grands de ce monde. On reste toutefois confondu devant la surprise apparemment générale qui a saisi nos zélites à l’occasion de la sortie de ce bouquin. Rendez vous compte que ce qui nous sert de Président n’a pas hésité à mettre sur écoute son prédécesseur, pendant des mois mais n’a pas eut l’intuition que la répudiée pouvait, un tant soit peu, lui préparer un tour de cochon. Soit il est assez con pour croire que son charme le mettait à l’abri de la vengeance d’une femme bafouée, soit les services spécialisés (qui ne sont pourtant pas très regardants quant à la légalité de leurs méthodes) sont conduit par de sombres buses, dotées des mêmes capacités d’anticipation que l’huitre. Dans les deux cas, cela n’a rien de rassurant !

10626697_719583168125706_7764534283975745335_n

Les socialistes sont complètement à l’ouest et ne savent plus où ils habitent. Comme ils sont impuissants, ils s’agitent dans tous les sens en essayant de se rendre intéressants, pour le cas, fort improbable, où ils feraient mieux que leurs homologues grecs à l’issue de leur bail de cinq ans. La débâcle s’annonce terrible tant le décalage est immense entre les bobards qu’ils professent et la réalité que vivent les Français. Nous n’en sommes pas encore à la mi-mandat que nous avons l’impression d’être au terme d’un règne de trente ans. À l’aune des 28 mois que nous venons de subir, nous pouvons légitimement être inquiets pour les 32 qui nous restent à tirer. Culbuto va peut-être bien finir par être le premier Président à ne pas aller, de son vivant, au terme de son mandat. Nous ne couperions alors pas à une remise à plat de nos institutions, ce qui ne présage rien de bon, tant nos constitutions ont toutes été de sombres crottes, à l’exception de celle de 58. Il est de bon ton de la dénigrer, notamment, à cause de François le normal. Elle avait, à l’origine, été prévue pour donner à un homme les moyens de faire face aux périls qui menaceraient la France, pas pour nous mettre à l’abri d’un parfait crétin. François Hollande est un désastre qu’il n’était pas très difficile de prévoir. Tous ses « amis » socialistes se relayaient pour nous le décrire comme tel. Qui aurait pu imaginer qu’un médiocre de ce calibre puisse, un jour, se poser en successeur du Général de Gaulle. Audiard prétendait que l’on reconnaissait un con au fait qu’il osait tout… malheureusement pour la France, loin de le reconnaître pour ce qu’il était, nous l’avons élu.

10624957_295349810650213_1080823951893802928_n

MÉDIAS, PROPAGANDE ET ALIÉNATION DE L’ESPRIT CRITIQUE

août 2, 2014

political-correctness-school-u-penn-buffalo2

 

Lorsqu’un bon camarade m’a demandé de rédiger un billet d’humeur destiné à introduire une réflexion générale sur le thème « les médias sont-ils devenus fous ? », j’ai naturellement sauté sur l’occasion. En creusant le sujet et notre cervelle par la même occasion, on commence par se demander se demander, avec insistance : pourquoi « devenus » ? Les journalistes, à bien y regarder, ne comptent pas au nombre des personnes les plus saines d’esprit de ce pays. Leurs réflexes sont pavloviens. Ils sont toujours prompts à dénoncer chez les autres, ce qui est la règle chez eux : recrutement opaque, copinage, promotion canapé, promiscuité incestueuse avec les politiques, passion pour la stigmatisation … j’en passe et des meilleurs. Alors oui, nos médias sont à la masse et ce phénomène s’amplifie à mesure que, la crise aidant, le modèle qu’ils tentent de nous imposer depuis les années Mitterrand prend l’eau de toute part.

 

De l’ombre à la lumière

political-correctness2Pour mieux appréhender la folie des journalistes, il faut comprendre deux choses. La première c’est qu’ils sont beaucoup plus à gauche que la population qu’ils sont supposés informer. La seconde qui découle – oh surprise ! — de la première, c’est l’obsession du politiquement correct qui sert de boussole à tout ce petit monde endogame.

Tout commence en 1981 avec l’arrivée de « Tonton ». Avant, nous vivions dans l’ombre de la dictature Giscardo-Gaullienne (c’est bien connu) et l’odieuse censure empêchait nos braves Rouletabilles de laisser libre cours à leurs penchants progressistes. Tous ceux qui ont vécu cette période savent ce que ce « story telling » a d’inepte. Une légende (traduction française de l’insert anglo-saxon précédent) a beau être idiote, plus elle est répétée, plus elle prend corps. Surtout, à mesure que disparaissent les témoins susceptibles de l’infirmer, elle tend à devenir une vérité. Le baratin autour de la libération qu’a représenté le 10 mai 1981 n’existe, en réalité, que pour masquer la chasse aux sorcières éhontée entreprise, dans la profession, par les socialistes et leurs affidés dans les années qui ont suivi « le passage de l’ombre à la lumière ». Mais chut ! C’est le secret le mieux gardé de la France soviétique.

104634372Les journalistes de droite, traités comme de vulgaires collabos, ont été pourchassés jusqu’au fond des toilettes de leurs rédactions respectives (pour reprendre une image russe qui a fait florès). Une dictature de la bien-pensance s’est alors installée, parallèlement à la montée du Front National. Tout ce qui ne pensait pas comme il fallait, était accusé de complaisance avec les zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire et partant décrété infréquentable, raciste. Aux Zélotes la fortune et la gloire télévisuelle (Canal+ est le temple des fidèles), aux mécréants la déchéance, l’opprobre et la ruine (Cinq you la Cinq).

 

La droite la plus bête du monde

adhesif-sticker-les-fous-du-volant-diabolo-decoration-858417547_MLRevenue au pouvoir, la droite – avec le courage qui la caractérise – décréta la forteresse imprenable, reculant devant les procès d’intention des profiteurs susdécrits. Elle abandonna donc bien vite l’idée de débolchéviser la presse. Il ne fallait pas donner l’impression de prendre une revanche (la gauche oui, la droite non). Pire, à mesure qu’elle renonçait à appliquer ses idées, la droite française se jetait dans la gueule beuglante de ses ennemis. Eh oui, quant il devient indispensable de cacher ses renoncements successifs, la com’ remplace l’action et il faut bien entrer dans les bonnes grâces des plumitifs (qui n’en espérait pas tant) pour faire croire aux naïfs qui vous ont élus que vous agissez, alors qu’en réalité vous ne faites que vous agiter.

chiracprimaireIl n’est plus question à droite – et depuis bien longtemps – d’appliquer des idées que l’on a d’ailleurs de moins en moins. L’indigence programmatique qui tient lieu de « viatique » à l’UMP ne s’explique pas autrement que par les renoncements successifs de ses « leaders ». Ils ont tous plié devant la dictature du politiquement comme il faut exercée par les journalistes. Nos « grands » Hommes ont longtemps été persuadés, par leurs attachés de presse respectifs, qu’il fallait « composer avec la sensibilité des médias » (comprendre : être de gauche) pour faire passer un « message » (comprendre : espérer être élu). Un message, du reste, de plus en plus vide de sens. Les « communicants » ont ainsi fabriqué des bêtes de concours agricoles, totalement déconnectées du pays réel, afin de plaire à des journalistes qui, eux, vivent sur Mars. Rien d’étonnant, dans ces conditions que Juppé soit à ce point adulé par les médias. Il est la quintessence de l’esprit munichois de la droite française qui a tout abandonné à l’adversaire, pour s’excuser de ne pas être de gauche.

L’économie ou la lutte des classes

Si vous en doutez, demandez-vous pourquoi Chirac, puis Sarkozy ne sont jamais revenus sur ces trente-cinq heures qu’ils ont pourtant, tous les deux en leurs temps, dénoncés pour ce qu’elles étaient : un gouffre financier. Car il n’y a pas qu’en matière politique que le conformisme journalistique agit. La relation qu’entretiennent nos médias à l’économie de marché est aussi réaliste que celle qui unit Chavez au progrès social et elle explique très bien pourquoi la droite n’a jamais dépassé son horizon étatiste, malgré l’échec patent de notre « modèle social ».

chouette-des-cotisations-socialesLe marché est, en France pour les journalistes, un instrument démoniaque d’aliénation là où, partout ailleurs sur la planète, il est un simple lieu de rencontre entre l’offre et la demande. Chez nous, le présenter ainsi est un péché contre l’esprit des lumières, une preuve de votre affiliation aux puissances de l’argent bref, une pensée déviante. Vous aurez certainement remarqué que, dans nos journaux, les libéraux et le libéralisme n’apparaissent que nantis du préfixe « ultra ». Bien peu nombreux sont, du reste, les lecteurs qui saisissent l’allusion à la Restauration (la période de l’histoire de France, pas le complément à l’hôtellerie) et à la Chambre introuvable (là encore rien à voir avec le guide Michelin). Peu importe la culture, seul compte le résultat et les « ultras » sont plus communément assimilés à l’outrance. Si les trains déraillent ou se rentrent dedans en Grande Bretagne c’est la faute à l’ultralibéralisme alors que chez nous … C’est la faute à pas assez de service public ! Attentifs comme vous l’êtes vous aurez sûrement remarqué que ce terme d’ultra ne s’applique jamais à l’islamisme qui n’est qu’une version un tout petit peu excessive d’une Religion fondée, par ailleurs, sur la paix et la tolérance… Comme le constatent quotidiennement les chrétiens d’Orient.

DangerSi les journalistes ultracisent à qui mieux mieux tout ce qu’ils se sont donnés pour mission de détester et de faire détester, c’est qu’en France, depuis les Jacobins : il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Appliqué à l’économie politique ça donne le discours du Bourget délivré par Pépère, lors de sa campagne présidentielle. Ce tissu d’âneries n’a pas eu d’autre raison d’être que celle de brosser dans le sens du poil, tous les résistants en peau de lapin que compte notre classe jactante. La presse française se voit, en effet, pelle mêle comme héritière et garante :

— de la Révolution

— des Droits de l’Homme

— des acquis sociaux

— du Service Public

Le tout se résumant dans l’indépassable droit d’en foutre un minimum pour un profit maximum et son corolaire : le droit légitime de l’Etat à pomper toutes les ressources disponibles afin de garantir que ce bordel ne cesse jamais. Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant à ce que tout ce que ce milieu compte de buses se soit mis à idolâtrer l’andouille de Tulle quand ce dernier déclara que son ennemi c’était la finance  et à ce qu’ils aient tous applaudis, comme le premier crétin des alpes venu, devant le projet — forcément génial — de taxer à 75 % tous ceux qui touchent plus d’un million par an.

 

Internet-freedom-in-danger

 

Internet voila l’ennemi

 

Pareil aveuglement partisan conduit généralement à un réveil brutal car on ne peut pas impunément diverger sans arrêt du quotidien de ses contemporains. Pourtant, comme il est plus doux de rêver, nos médias refusent obstinément de se réveiller et avalent force Temesta pour y parvenir. Sous nos latitudes ce médicament est prescrit par l’Etat sous le nom générique d’aides à la presse.

thought-police Les lecteurs d’une presse à sens quasi unique désertent les journaux à mesure que grandit le fossé entre ce qu’ils voient et ce qu’ils lisent. En France, nous réussissons ce tour de force inouïe d’avoir une presse, d’autant plus subventionnée par l’Etat qu’elle perd des lecteurs par wagons entiers. Au nom de la « liberté d’informer de désinformer », l’État paye grassement des journalistes, avec nos sous, pour nous écrire la légende d’un pays qui n’existe plus. Il en va de même sur les radios et à la télévision. À défaut de pluralisme, vous ingurgitez la même soupe faite de bons sentiments, très dans l’air du temps. L’audiovisuel ne vous informe plus qu’à la marge, mais en revanche vous rééduque vigoureusement. Aux spots de pubs de tous les ministères inutiles qui vous somment de manger 5 fruits et légumes par jour, s’ajoutent les campagnes destinées à vous faire accepter votre condition de délinquant de la route en puissance ou votre statut d’exploiteur des rares ressources de la planète. Toutes ces campagnes onéreuses sont autant de subventions publiques glissées dans les poches profondes des « entrepreneurs » du spectacle de l’information et destinées à compenser les pertes dues à l’érosion continue de l’audience, consécutive à la montée en puissance d’Internet.

internet_danger-1Car nos propagandistes ne s’y sont pas trompés. La vraie menace sur leur rente de situation ne vient pas du grand soir hypothétique d’une droite dotée des attributs de virilité nécessaires au nettoyage des écuries d’Augias. Non de ce côté là il n’y a rien à craindre des eunuques du sérail ! Le grand danger vient de cette nébuleuse incontrôlable qu’est l’internet. Pensez, tout un chacun peut prendre la plume et rapporter les faits sans les précautions d’usages œillères réglementaires dont sont dotés les journalistes « professionnels ». Les Français se passionnent pour ces nouveaux médias, moins prompts à leur cacher ces vérités qui ne sont jamais bonnes à dire. Il convient donc, dans la logique liberticide qui préside à la préservation de tout monopole national, de « réguler » Internet. Les plus allants de nos « combattants de la liberté » par le stylo bille vont même jusqu’à louer le gouvernement chinois pour ses aptitudes libérales en matière de contrôle du web.

 

snj-smC’est ainsi que nous en arrivons à des aberrations qui font qu’une candidate éphémère du Front National, primo délinquante, se voit condamnée à 9 mois de prison fermes pour injure raciale sur internet, pendant que l’on relaxe quantité de dealers, voleurs et violeurs en tous genres. Le tout sous les applaudissements, presque unanimes, des plumitifs qui tiennent enfin leur « bête immonde ». Dans la même semaine, les jeunes victimes du racisme intrinsèque de la société française attaquent des synagogues et mettent nos quartiers à feu et à sang aux cris de « mort aux juifs » (slogan o combien humaniste et original, on en convient), au nom d’une guerre qui se déroule à plus de 4 000 kilomètres. Pour nos journalistes, la cause est entendue : c’est la faute à Internet. Pas un d’entre eux pour s’interroger sur le fait qu’il y a à peine un an, on emprisonnait préventivement des pères de famille qui avaient le mauvais goût d’arborer un pull siglé d’une famille stylisée se tenant par la main. Pas un pour se demander pourquoi le ministre de l’Intérieur de l’époque mobilisait des effectifs démesurés pour encadrer des manifestations pacifistes et pourquoi, le même, devenu Premier ministre s’est montré incapable d’empêcher le déroulement de manifestations propalestiniennes qu’il avait pourtant interdites ?

 

Dangereux fascistes menaçant la République

Dangereux fascistes menaçant la République

Nos journalistes sombrent dans la schizophrénie la plus avancée, à force de ne voir le monde qu’avec le côté gauche de leur cerveau. On ne compte plus les jours sans que nos médias ne nous enfument avec des histoires à dormir debout afin d’être sûr de ne pas parler des sujets qui préoccupent les Français. Il est d’ailleurs cocasse que journaliste soit la profession la plus mal considérée par nos compatriotes, juste après celle de politicien. Dans ces conditions, il n’est plus besoin de s’interroger bien longtemps. Oui nos médias sont fous et ça ne va pas en s’arrangeant.

the-swiss

 

LA FETE AU SLIP … NATIONAL

juillet 14, 2014

tumblr_m55y9rXCjq1rxgg56o1_500

Nous sommes le 14 juillet et si le réchauffement climatique et le fanatisme religieux font que les femmes se couvrent, il est une catastrophe à laquelle nous n’avons aucun moyen d’échapper : l’interview du Président normal. Tout heureux d’avoir, pour une fois, mis le nez dehors sans se recevoir des brocs de flotte, Pépère nous a livré une série de prédictions et de banalités dans l’air du temps, comme lui seul en a le secret. Petite revue de détail des prédictions de l’Oracle de Tulles.

1013279_10151861121636977_1285731951_n

« Nous sommes sortis de la crise de la zone euro. La reprise est là, mais elle est trop fragile »

Nostradamus est enfoncé. Chaque année, au 14 juillet, avec la régularité de la montre suisse de Jérôme Cahuzac, il voit la croissance et la reprise. Le jour où nous n’y aurons pas le droit, de deux choses l’une : soit nous aurons une reprise du feu de dieu, soit nous envierons la Grèce. Pour ce qui est de l’Euro, attendez-vous à en chier, car, si le meilleur économiste de France estime que nous sommes sortis de la crise, il y a fort à parier que la tempête approche à grands pas.

 

« Le pacte (de responsabilité, NDLR), c’est verser 43 milliards d’euros aux entreprises pendant trois ans. Et ce sont des salariés qui peuvent vérifier ce que l’entreprise fait de cet argent. Je vous mets sur la table avec une garantie, les parlementaires viennent de voter les textes, ce qui va se produire du côté de l’Etat pendant trois ans : soutien aux entreprises, baisses d’impôts pour les ménages, économies budgétaires. Tout est connu, tout est posé sur la table et rien ne sera modifié, alors les entreprises je leur dis maintenant, c’est à vous aussi de marquer votre confiance ».

Je laisse de côté le Français très approximatif qui tend à faire douter de la rigueur du concours d’entrée à l’ENA. À côté de lui, Sarkozy fait figure de Secrétaire perpétuel de l’Académie. Notons, en passant, qu’alléger les impôts qui plombent nos entreprises c’est, pour notre Président : verser 43 milliards aux entreprises… Quand on vous dit que nous vivons en Union soviétique, on ne vous ment pas. Tout ce qui est produit est propriété de l’Etat. Si ce n’est dans les faits, au moins dans la tête de nos gouvernants et ça, ca fiche franchement les jetons. Pour le reste, amis entrepreneurs, puisqu’il nous le met sur la table, nous serions bien mesquins de ne pas lui marquer not’  confiance à not’  bon Maître.

Peugeot2

Sur le chômage (3,4 millions), « nous n’avons pas tout testé ». « À la rentrée, il y aura une rencontre – je la présiderai moi-même – pour lever tous les obstacles par rapport à l’apprentissage. “Ce que peut faire l’enseignement public de plus, ce que peut faire l’État – il y a 700 apprentis seulement dans la fonction publique d’État-, ce que peuvent faire les entreprises en plus, on va tous s’y mettre”, a-t-il ajouté, réitérant l’objectif de “500 000 apprentis d’ici à 2017”.

Ça, visiblement, à prés de trois millions et demi de chômeurs (version officielle) on n’a pas tout testé. Alors on va tout miser sur le truc qu’on a supprimé l’année dernière : l’apprentissage. C’est bien l’apprentissage, c’est utile pour les plus de cinquante ans l’apprentissage. Puis comme on n’a pas assez d’emplois aidés dans la fonction publique on va se mettre à fabriquer des apprentis. C’est génial et vous noterez au passage que la sortie est accompagnée de son traditionnel objectif irréaliste : 500 000 apprentis d’ici 2017. 2017 c’est l’horizon indépassable de Pépère. C’est l’année où la courbe du chômage s’inversera, où les aveugles verront, où Juppé aura des cheveux et où Manuel, Arnaud et les autres marcheront sur l’eau.

 

“Il faut aller vite. Pas une minute ne sera perdue pour la réforme. Dès la rentrée, nous allons avancer sur l’apprentissage, sur l’investissement…”

Pas une minute à perdre, mais toutes les vacances pour ne rien branler.

242589hollande15

Il n’y a pas “le moindre différend” avec Valls, “rien ne peut nous séparer”. “Si j’ai choisi Manuel Valls, c’est parce qu’il met de l’efficacité, de l’organisation et de la rapidité.”

Là où ce bon à rien de Ayrault était inefficace, désorganisé et lent, je m’en suis remis à Speedy Gonzales. Vraiment, quel con ai-je été pour me garder ce boulet deux ans …

FRANCE-POLITICS-ASSEMBLY

Les impôts sont “un sujet sensible”. Leur baisse interviendra “dès 2014”. “Une partie de ceux qui en payaient davantage en paieront moins et d’autres en paieront plus.” Il y aura ensuite des baisses d’impôts pour “plusieurs centaines de milliers” de contribuables en 2015.

Là on touche au sublime, à l’absolu. Une partie de ceux qui en payaient davantage en paieront moins et d’autres en paieront plus. Ben oui, faut bien compenser, ce n’est pas comme si nous allions faire des économies. Et la défense du Service public alors ? C’est qu’il faut bien payer pour tous ces services aussi utiles que fascinants comme la Halde, Hadopi, le Défenseur des Droits, la SNCF qui fait grève, la Poste qui ne distribue plus de courrier, etc., etc. Et puis des centaines de milliers de contribuables auront une baisse d’impôts en 2015. Demain on rase gratis et je rappelle aux crédules qu’une baisse débute dés une remise de un euro.

Hollande-Europeennes

“Israël peut se défendre s’il est attaqué”, mais il doit avoir “de la retenue, de la réserve”.

Il aurait été franchement dommage, en réélisant Nicolas l’agité, de nous priver des fulgurances géostratégiques de François le Normal. Ami israélien, sache que pour la France, si tu es attaqué, tu as le droit de te défendre, mais avec retenue et réserve. Cette assertion, toute en finesse, est magnifique. Après le Grand Siècle, Talleyrand et Briand (Aristide, pas Dany) on est heureux d’en être arrivé là. Hollande est à la diplomatie ce que Nivelle était à la stratégie et Lebrun à l’esprit de résistance. Elle n’a strictement aucun sens cette formule à la con. À force de ménager la chèvre et le chou, on en arrive à se faire courser par la chèvre, tandis que le chou pourrit par la racine. Regardez donc ces gentils manifestants islamo-ultragauchistes qui ont attaqué deux synagogues hier. Il faut dire que ces lieux de cultes – qu’un vert qualifiait, pour justifier l’assaut, “d’ambassades d’Israël” – les avaient, en effet, odieusement provoqués. Ne dressaient elles pas avec insolence, leur opulence sioniste sur leur parcours festif qui entrainait nos proPalestiniens de Barbès à Bastille ? Pour en revenir à la Géopolitique pour les nuls, qu’est-ce donc que la retenue ? La réserve on voit à peu près et Benjamin est justement en train de la mobiliser, la réserve, pour aller, en toute retenue, botter le train du Hamas à Gaza. Vraiment, quel génie, mon Dieu faites qu’il se taise plutôt que de sortir de pareilles idioties.

 

Le conflit israélo-palestinien “ne peut pas s’importer en France. Il n’y aura aucune tolérance à l’égard de tel ou tel débordement”

Il ne se tait pas ? Décidément il n’y a pas de Bon Dieu ! Que veut-il dire par là ? Il va rétablir les frontières pour empêcher l’importation de ce conflit ? Non je déconne !

Capture-d’écran-2014-05-09-à-19.56.38

En 2015, il y aura des réformes concernant “la santé, l’accompagnement du très grand vieillissement, la relance du service civique ou le lancement d’un grand plan pour le numérique à l’école”.

Comprendre : en 2015, pour ce qui est de la sécu, on ne va plus aider que les très grands vieux, les petits vieux, eux, seront de la revue ! Comme ils sont nettement plus nombreux, ça nous fera des économies. À part cela, nous allons donner du travail aux Chinois en empruntant pour donner des tablettes à nos analphabètes. Je l’ai fait en Corrèze et ça a ruiné le Département. Quand une expérience est aussi bonne, il serait idiot de ne pas la généraliser.

front_national_v

Des “réformes de société” seront faites en 2016 comme le droit de vote des étrangers auquel “je suis favorable pour les élections locales”.

Revoilà le serpent de mer, le grand retour du sociétal de rassemblement façon : mariage pour tous sauf pour moi. Chiche mon Pépère, puisque tu n’as pas de majorité là dessus, demande au Peuple par référendum ce qu’il en pense, tu ne vas pas être déçu. Surtout si d’ici là tes copains ont en toute retenue mis le feu à deux ou trois synagogues histoire de montrer la chance qu’ils représentent pour la France.

 

“Je veux que les Français vivent mieux à la fin de mon mandat.”

Aucun doute là dessus, ton départ sera un grand soulagement et nous vivrons bien mieux la fin de ton mandat que son début !

guide-de-survie-au-socialisme

“On commet toujours des erreurs”, notamment sur la promesse non tenue d’inversion de la courbe du chômage.

Elle est où l’ânerie ? D’en avoir fait la promesse ou de l’avoir réitérée pendant un an en prétendant tous les mois, contre toute logique, que tu allais y arriver ? Notez qu’au pluriel de départ correspond un singulier à l’arrivée. Je suis sûr qu’il avait d’autres exemples en tête… ce que c’est que la modestie !

news777

À propos des problèmes de Nicolas Sarkozy avec la justice, le président a assuré n’être jamais intervenu et a rappelé “le principe d’indépendance de la justice”.

Pas de doute, elle est indépendante. Le fait que tous les juges qui s’intéressent au mari de Carla Bruni fassent partie du Syndicat de Magistrature est surement dû au hasard. À ce compte là, pas besoin d’intervenir, il suffit de nommer. C’est quoi le pluriel d’impartial ? Des partiaux ?

1395852_538032606280848_1810747835_n

S’agissant d’une éventuelle primaire PS pour 2017, “je ne me pose pas cette question”.

Ca tombe bien, nous non plus !

 

“J’ai une règle, la vie privée doit être la vie privée. Donc je fais en sorte de la mettre en œuvre, cette règle”. “Et lorsque j’aurai des informations à vous communiquer, je le ferai. Mais je n’en ai aucune”.

La vie privée doit être la vie privée. C’est presque aussi beau que le passage sur Israël. Vite, donnez-moi une bassine et une épée que je donne des coups d’épée dans l’eau. C’est sûr que tu as tellement bien communiqué sur la rue du Cirque que l’on attend avec gourmandise que tu aies des informations à nous donner. On en salive d’avance.

1557579_682432868488117_1454189256_n

LA FRANCE QUI CAUSE EST HEMIPLEGIQUE

juillet 3, 2014

internetsteal

L’expérience accumulée par l’humanité depuis que nous sommes passés de quatre à deux pattes fait que pour rester en équilibre il est nécessaire de se reposer sur ses deux pieds. Ce concept, hautement novateur pour nos aïeux, n’a cessé de se décliner depuis, à mesure que l’Homme progressait vers la connaissance et ce faisant domestiquait le monde. Il en est de même en politique : à trop pencher dans un sens, on finit par se casser la gueule. Le mal français n’est pas à rechercher bien loin. Son élitisme uniforme et le terrorisme intellectuel qu’exercent les tenants du dogme du politiquement comme il faut sont responsables du marasme dans lequel nous pataugeons allégrement depuis trente ans. Si vous en doutez voilà de quoi participer à votre prise de conscience.

L’homme de droite à tous les droits à condition d’être de gauche

8521402665595Afin d’illustrer cet axiome, intéressons-nous à la polémique déclenchée par la nomination prochaine de Jacques Toubon au poste de défenseur des droits. Une foi de plus nous vivons au pays du père Ubu. En premier lieu le simple fait que l’on se sente obligé, dans les hautes sphères, d’appointer un défenseur à quoi que ce soit est d’un ridicule achevé. Nous avons des juges et des tribunaux pour faire respecter nos droits. Dès lors, quel besoin avons-nous de mettre en place des bidules, tous plus coûteux les uns que les autres, et qui finissent immanquablement, au bout du compte, par saisir la justice ? Vous me direz qu’il convient de créer les indispensables intermédiaires pour permettre à l’envieux ou au raté de dénoncer anonymement (cela va sans dire) celui qu’il jalouse et vous aurez raison. En dehors de perpétuer les usages en vigueur lors de la mise en œuvre du premier traité d’amitié franco-allemand signé à Montoire tous ces gadgets droitdel’hommistes ne servent à rien d’autre qu’à gaspiller un argent que nous n’avons plus. Alors que Pépère s’est trouvé une nouvelle marotte, celle de la simplification du mille-feuille institutionnel, voilà une simplification aussi utile qu’indispensable : fermer tous ces comités Théodule budgétivores.

jacques-toubon-

Comme nous n’en prenons pas vraiment le chemin, revenons-en au machin compassionnel qui est supposé défendre nos droits (ouarf ouarf ouarf), contre subventions sonnantes et trébuchantes. Jean Jacques Aillagon, lointain successeur de Toubon dans ce beau ministère de la Culture — que le monde entier nous envie, mais se garde bien de copier – (le ministère, pas Toubon) Jean-Jacques donc, a pris la défense de son compagnon de route en chiraquie, dans une vibrante tribune du Point. Il y proclame sa foi dans son camarade en écrivant ceci :

« Jacques Toubon a pu céder naguère à la stupide bipolarité de la vie politique française. Une pratique avec laquelle cet homme compétent et sérieux a rompu.”

En français, cette fulgurance se traduit à peu près par : Jacques Toubon a commis des erreurs dans sa jeunesse, mais que l’on se rassure, il a vu la lumière, mes frères, vous pouvez le désigner en toute conscience, il est authentiquement de gauche. Ouf ! Nous qui pensions stupidement, avec tout le bordel orchestré par la gauche, que Toubon était de droite, nous voilà rassurés.

Plus c’est gros, plus c’est faux, plus ça passe en boucle sur les chaines infos

84961673_o Avec cette nomination, nous avons assisté à ce que la « bolchosphère » produit de meilleur. Tout ce qui compte dans ce milieu qui œuvre pour le bien, vous l’aurez compris, s’est très vite mobilisé autour de l’homophobie supposée de ce brave Toubon. Certes, Jacques ne compte pas au nombre, sans cesse grandissant, des homopoliticus. Son hétérosexualité fut même, un temps, aussi légendaire dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris que celle de son Maître que ces dames gratifiaent du sobriquet flatteur de « 5 minutes douche comprise ». L’histoire ne dit rien de l’endurance de l’ancien Maire du 13ème arrondissement de Paris. En revanche la nouvelle légende noire de l’Assemblée veut faire de lui un anti gay virulent.

ob_0cbd46_liberte-de-penserRendez-vous compte, en 1982, il aurait voté contre la dépénalisation des relations homosexuelles (sic !). Un crime impardonnable en notre République communautariste et très gay-friendly-dans-l’air-du-temps-écolo-comme-il-faut. C’est là que le gogo condamne et que le curieux s’interroge. Comment se fait-il qu’à l’instar de la peine de mort, la « dépénalisation de l’homosexualité » (re sic) ne soit pas plus universellement célébrée et festivement commémorée au titre des grandes conquêtes sociétales de la gôôôche de gouvernement ? Et l’affreux curieux de creuser la question pour découvrir qu’en réalité, en 1982, les partisans de l’intelligence ont dépénalisé le fait, pour un majeur, d’avoir des relations à caractère homosexuelles avec un mineur… Réfléchissons un peu, si les relations homosexuelles avaient été criminalisées dans notre pays, comme elles le furent dans l’Angleterre victorienne, par exemple, pourquoi l’élite homosexuelle européenne en général et anglaise en particulier voyait-elle notre pays comme un havre de liberté (avant 1981) ?

Tout ce que cette lamentable bronca anti Toubon nous prouve, c’est que ses opposants sont plus sectaires que rigoureux et qu’en 1982 l’homme était encore de droite. Il s’était alors opposé à la dépénalisation du détournement de mineur. Rien de plus, rien de moins, mais c’est sans doute déjà top pour les « défenseurs » des droits à sens unique.

Vive la diversité !

1011083_279555472188139_2013528719_n-366x518La France qui cause n’a pas de mots assez durs, ni de stigmatisations trop vives pour pointer du doigt le manque de diversité dans le Paysage Audiovisuel Français qu’elle truste. Ce faisant elle scie, avec une étonnante vivacité, la branche sur laquelle elle trône depuis quarante ans, mais je partage assez ce point de vue. Il est exact que la société française est plurielle et que les journalistes de l’audiovisuel ne la représentent que très partiellement voire très partialement. Je diverge cependant sur les moyens à mettre en œuvre pour y remédier. Là où le politiquement correct – qui abhorre le mot « race » – veut plus de « couleur » dans le PAF, je me contente de souhaiter plus d’idées. Peu m’importe la couleur de celui (ou celle) qui porte la contradiction, pourvu qu’elle existe. En effet, lorsque 80 % des journalistes se déclarent de gauche dans un système politique où le Front National atteint 25 % des suffrages exprimés et où seul un million de voix sur quarante-six permirent le « triomphe » du Moi Président sur l’hydre Sarkozy en 2012, je me dis qu’un peu de pluralité ne nuirait pas à mon pays.

10308173_10152401086242566_6751187155191038113_nDans un même registre, il ne serait pas inutile que nos élus soient un peu plus représentatifs du pays. Dans la nouvelle législature, on compte 185 fonctionnaires et enseignants contre 32 cadres du privé. Si l’on ajoute à cela les retraités, on arrive à un nombre ahurissant de pensionnés d’État parmi nos « représentants ». Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que le premier réflexe de nos dirigeants soit d’augmenter les impôts pour préserver notre mondialement célèbre « modèle social français ». Il est, en effet, très rare que les moutons se tondent eux-mêmes. Enfin, je n’aurai pas la cruauté de demander à ce que l’économie soit traitée par des gens sérieux alors qu’elle est « enseignée » par des trotskistes. Un petit nombre de journalistes s’exercent, dans ce domaine, à la liberté d’esprit. Est-ce parce que la matière est sous enseignée et totalement ignorée des Français que la liberté de penser y est plus grande ? Toujours est-il qu’il est plaisant de constater les bottages des culs pompeux des Eli Cohen et autres Jacques Attali, régulièrement administrés par les Nicolas Doze et autres François Langlet. Ceci dit, la route vers la liberté est semée d’embuches et je ne doute pas que d’ici peu ces « ultras libéraux » soient traités en paria par toute leur profession, à l’instar des Yvan Rioufol et autres Élisabeth Levy. C’est qu’il ne fait pas bon penser de travers dans un pays qui considère le Figaro comme un journal de droite.

tw_00_hollande_tvb_

Les choses bougent. Lentement mais sûrement, le carcan qui obstrue la pensée française se fendille. Les œillères ne remplissent plus que très imparfaitement leur rôle et les comparaisons internationales nous prouvent, de plus en plus, que malgré les prescriptions des eunuques du sérail, nous faisons fausse route. Combien de catastrophes devrons-nous cependant encore endurer pour que notre vieux pays se prenne enfin en main et se redresse ? Nous ne sommes surprenants que lorsque nous sommes au pied du mur. Pour ce qui est de ce type d’obstacle de briques, nous nous sommes dotés d’un moteur de fusée pour nous précipiter dessus en klaxonnant. François Hollande – qui ne comprend toujours pas ce qu’il fait là – déploie une énergie hors norme pour nous envoyer nous y fracasser. Il est le pur produit d’une élite qui s’est acharnée à débusquer le plus stupide des siens, pour être sûr que rien ne change jamais. Pourtant, à trop tirer sur la ficelle, elle finit par se rompre et en la matière, notre intelligencia n’aura jamais produit de meilleur sécateur que son Président Normal.

bf0350e7


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 114 autres abonnés