MARIAGE POUR TOUS : LA VRAIE VICTIME

avril 25, 2013

2013/04/21. Photo : FR Salefran

Les socialistes ont un grand talent, qu’ils partagent d’ailleurs avec les mauvais garçons, ils cassent tout ce qu’ils touchent. Normalito avait été élu pour en finir économiquement avec la crise et politiquement avec les frasques sarkosiennes en « apaisant la République ». Le moins que l’on puisse constater, un an après son élection, c’est que le pays n’a jamais été aussi divisé et que si les pantalonnades autour du mariage homo cachent, pour un temps, la réalité économique, nous n’avons pourtant jamais été aussi près du mur. Dans ces conditions d’extrême tension sociale, il n’est plus du tout exclu que nous allions vers un bouleversement institutionnel majeur. Sans donner un crédit excessif aux élucubrations de Mélenchon sur une sixième République qui, dans sa bouche, ne serait qu’un avatar moderne du Comité de salut public, force est de constater que nos institutions perdent de leur légitimité à une allure préoccupante, à mesure que les socialistes déploient leurs talents… de bonimenteurs.

Le mirage de l’égalité

Partant du constat, pouvant d’ailleurs être légitimement discuté, que le mariage n’est plus qu’un organe producteur de droits fiscaux, le gouvernement socialiste s’est donné pour objectif d’élargir son « bénéfice » aux couples homosexuels. Au nom du sacro-saint principe d’égalité, dont ils sont les détenteurs perpétuels et intarissables, ils sont entrés en croisade contre le Mal symbolisé, ici, par l’alliance de la Droite et du goupillon. Si l’on considère cette cérémonie du seul point de vue fiscal, il faut bien dire que les pudeurs de chaisière de l’UMP ouvraient un boulevard à leurs adversaires, une fois ces derniers revenus au pouvoir. En politique, quand on ne tient pas ses promesses, il ne faut pas s’étonner d’être doublé par plus radical.

208955_640364539323605_719804517_nComment, en ces temps de ponctions fiscales tous azimuts, peut-on être contre un allègement consenti par l’Etat au nom de l’Amour universel ? Certes on peut s’étonner que les socialistes se soient arrêtés aux couples de même sexe et n’aient pas considéré de leur devoir de promouvoir les autres types d’amours (multiples, interdits, solitaires, interespèces…) comme tout aussi dignes des largesses de Bercy, mais c’est un autre débat. Bruno Lemaire, le sémillant et propre sur lui ex ministre de l’Agriculture de Sarkozy, ne nous explique pas son abstention, « courageuse », sur cette épineuse question sociétale, par autre chose que la honte de ne pas avoir légiféré là dessus, en son temps. Il n’aura échappé à personne que le gendre idéal susnommé étant énarque, il ne craint pas le paradoxe. Il regrette de ne pas avoir pris ce dossier à bras le corps (c’est cas de le dire) quand il était en responsabilité, tout en reprochant au gouvernement actuel de le faire alors qu’il y a « bien d’autres urgences dont il conviendrait de s’occuper avant »… passons.

Unknown-1Le problème, dans ce projet, ne vient pas du mariage en lui même, mais du supplément de bagage directement introduit (si l’on peut dire) par le lobby LGBT, sur l’adoption plénière par des couples de même sexe. Ce déni des réalités physiques qui fera qu’un enfant n’aura plus de mère ou de père biologique est une aberration qui choque nombre de Français. Traiter leur opposition d’abord par le mépris, puis par l’insulte est une erreur colossale, dont le pouvoir socialiste n’a pas fini de se mordre les doigts. Au lieu de revenir sur cet aspect juridiquement et éthiquement très discutable de son projet, pour se concentrer sur le mariage qui, à force aurait fait consensus, le Président, aiguillonné par l’activisme journalistique gay, est entré dans l’impasse de l’épreuve de force avec le pays réel. Il n’est que de constater la disproportion entre les manifestations parisiennes « pro » et « anti » mariage pour tous du dimanche 21 avril dernier, pour s’en rendre compte. Si l’on retient les chiffres de la police, dont nous reparlerons dans un instant, les « anti » étaient 45 000 à défiler entre Denfert et les Invalides, tandis que les « pro » étaient péniblement 3 500 à se féliciter de leur avant-gardisme à la Bastille. Même au pied du « gay Marais », le cœur n’est pas à la fête, d’abord et avant tout parce que nombre d’homosexuels ne voient pas l’intérêt de se marier (ou n’en perçoivent que trop les inconvénients).

Du mariage à la manip pour tous

11974_400718250035497_407499916_nLe plus grave dans tout ce foutoir, c’est l’instrumentalisation de la Police nationale par un gouvernement aux abois. En forçant à ce point la Préfecture de Police de Paris à entrer dans leur jeu du déni du réel, les socialistes ont amplifié le mouvement de contestation et jeté le discrédit sur l’institution policière. Il faut dire que le haut commandement policier s’est laissé faire avec un zèle qui explique, bien mieux que tous les longs discours moralisateurs, pourquoi un fonctionnaire peut commettre les pires atrocités quand les temps s’y prêtent. En sacrifiant leur intelligence à leur carrière, ils ont mis leurs hommes dans des situations impossibles. Comment voulez vous que des CRS réagissent, quant un pouvoir leur intime l’ordre d’arrêter des jeunes filles chantant des cantiques autour de l’Assemblée et qu’il amnistie, dans le même temps, des syndicalistes qui leur jettent des pneus enflammés et des boulons à la gueule « pour faire entendre leur désespoir social » ?

Dangereux fascistes menaçant la République

Dangereux fascistes menaçant la République

Née de la collusion entre le pouvoir et des médias gangrènés par les activistes LGBT, la grande manipulation qui veut faire de tout opposant actif à cette loi, un fasciste mettant en péril la survie même de la République, ne résiste pas à l’épreuve des faits. Depuis que le gouvernement a bousculé le travail parlementaire pour faire passer son texte aux forceps, il n’est pas une soirée sans que la « presse » nous relate des « affrontements » entre les opposants et les forces de l’ordre. À l’appui de leur démonstration, nos baveux nous citent le nombre élevé des interpellations. Souvenez vous des « manifestations pacifistes » des altermondialistes lors des G20, G8 et autres sommets de l’OTAN. Il y eut certes des interpellations, mais aussi un nombre non négligeable de policiers et de gendarmes blessés. Plus près de nous et de Jean-Marc Ayrault, les opposants verts à l’aéroport Notre Dame des Landes ne lancent pas de psaumes, mais des pierres aux flics venus les déloger. Autour de l’Assemblée « en état de siège », on est bien en peine de trouver les carcasses fumantes des voitures incendiées par les « intégristes catholiques ». Alors des policiers blessés… vous pensez !

Expression paisible de la colère sociale

Expression paisible de la colère sociale

Si ceux qui refusent cette loi sont tous des fachos rétrogrades, on comprend mieux pourquoi la Police minore systématiquement l’ampleur des manifestations. La peste brune est de retour mes frères, cachez vos blancs tabliers et que le Grand Architecte de l’Univers reconnaisse les siens ! Au risque de passer pour un agent du renversement de la République, je vous avouerai que je n’ai pas vu beaucoup de nervis d’extrême droite dans les divers cortèges auxquels j’ai pris part à Paris ces derniers mois. Sauf à considérer qu’une poussette est une voiture bélier et une couche une arme de destruction massive (dans certains cas ça peut se plaider) le ridicule est à rechercher du côté du gouvernement qui crie au loup devant des agneaux. L’obséquiosité de la haute hiérarchie policière envers le pouvoir socialiste est d’autant plus forte que nous sommes en pleine période de chasse aux sorcières sarkosistes. C’est d’ailleurs là que réside le fond des choses. Des commandements préoccupés par leur carrière sacrifient leurs hommes et la crédibilité de leur corps, pour servir de serpillière à un pouvoir socialiste qui les a toujours méprisés. Le pouvoir pousse toujours plus à l’affrontement entre la police et les anti mariages gay d’autant que ces derniers viennent des catégories sociales qui ont toujours soutenu les forces de l’ordre. Si les manifestants répondent à ces provocations grossières, d’un pouvoir qui perd les pédales (je parle des ustensiles qui servent à propulser les pédalos), en suggérant avec humour de renvoyer « les gendarmes à Saint-Tropez », il conviendra de se pencher sérieusement, en temps voulu, sur la nécessaire migration des huiles de la Préfecture de Police vers Limoges.

Le Parlement, première victime du mariage pour tous

Chemin faisant et mépris des objections aidant, le pouvoir a été amené à s’asseoir sur le débat public afin d’éteindre l’incendie qu’il avait lui-même allumé (c’est ce que l’on appelle avoir le feu au cul). En procédant de la sorte, il a montré le peu de cas qu’il faisait du Parlement. En transformant ce dernier en simple chambre d’enregistrement, il a achevé de mettre à jour ce que tout le monde savait déjà : les Assemblées ne servent à rien ! Elles ne sont composées (à de rares exceptions près) que de godillots surnuméraires, plus attentifs à ne pas déplaire au parti pour garder leurs fromages, qu’à défendre des convictions qu’ils n’ont plus depuis longtemps. À force de se coopter, les parlementaires sont devenus des clones interchangeables qui ne font qu’agiter l’écume d’une marée qu’ils ne peuvent plus endiguer depuis belle lurette.

Mariage homo par les mairesAjoutez à cela, l’extrême lassitude (pour dire le moins) que les électeurs ressentent devant la pression fiscale toujours plus forte à laquelle ils sont soumis et vous obtenez une défiance sans précédent vis-à-vis des élus de la nation. Les fondements de la démocratie représentative sont atteints quand ceux qui votent ne se reconnaissent plus dans ceux qu’ils élisent. La désinvolture avec laquelle « Moi Président » traite la représentation nationale achève le tableau. La seule vraie radicalisation qui émerge des « Manifs pour tous » ce n’est pas l’homophobie c’est la parlementarophobie. Nos élus ne sont tout bonnement pas légitimes pour bouleverser à ce point notre société. Même si cette promesse était écrite en tout petits caractères sur le programme du « tout mou », très peu de gens ont élu ses copains pour ça. Bien que cette affirmation fasse hurler Alain Duhamel, elle est plus que fondée. Les Députés et, dans une moindre mesure, les Sénateurs sont là pour manifester le consentement du Peuple, qu’ils représentent, à l’impôt. En contrepartie, ils sont supposés contrôler l’usage que le pouvoir fait de l’argent des contribuables (ouarf, ouarf, ouarf). Au passage, ils peuvent voter des lois qui sont susceptibles d’être changées, une fois que le Peuple en aura décidé ainsi en changeant de majorité. Voilà pour le principe !

Ecole 2012L’irréversibilité de la loi sur le mariage pour tous n’a échappé à personne. Et elle change tout ! En pareil cas, seul le Peuple devrait avoir à donner son aval à la chose. Or c’est à des représentants démonétisés par leur mode de désignation qu’a échu le triste privilège de procéder à cette « révolution » selon les termes de la Garde des Sceaux. Depuis le Jeu de Paume, on sait que lorsque des représentants déclenchent une Révolution les choses ne se terminent jamais bien. Les parlementaires ne sont pas de taille pour entreprendre pareils bouleversements. Ils sont trop nombreux et leurs moyens trop comptés pour qu’ils puissent être d’une utilité quelconque. Quand ensuite un gouvernement pressé de poser sa loi comme un chien pose sa pêche tue tout débat au motif qu’il ne faut pas donner de tribune « aux forces les plus obscures de la nation », nous avons la chienlit actuelle. Nos parlementaires représentent plus une caste que leurs électeurs et les partis qui les endossent, tiennent idéologiquement plus du supermarché que de l’épicerie fine, tant les produits qu’ils offrent aux électeurs sont standardisés. Non contents de cela, ils obéissent à des « chefs » qui sortent peu ou prou du même moule, vous avez une assez bonne explication à ce côté moutonnier qui les caractérise si bien. Si vous ajoutez l’Europe à l’équation tout s’éclaire. Plus les transferts de souveraineté s’accélèrent, moins le « politique » pèse sur le cours des choses et plus il se concentre sur des réformes sociétales destinées à lui valoir la reconnaissance éternelle des minorités, seul objet de son attention. Pas étonnant dans ces conditions que le Peuple ne fasse plus confiance à ses élites.

"mais qu'est-ce que je fous là ?"

"mais qu’est-ce que je fous là ?"

La démocratie a été confisquée par quelques-uns qui se plaisent à s’agiter pour faire croire au Peuple qu’il a encore son destin en main. Après le volontarisme surjoué de l’ère Sarkozy, voici venu le temps du renoncement institutionnalisé. « Pas moi, pas ma faute, c’est Angela, etc., etc. » François Hollande achève par cette attitude, sans s’en rendre bien compte, le lent travail de déconsidération à laquelle le personnel politique s’est livré à l’excès, depuis le départ du Général de Gaulle. N’ayant plus de haute idée de la France, ses successeurs se sont lancés à corps perdu dans l’aventure européenne. À force de se recroqueviller dans l’esprit de ses dirigeants, notre pays n’est plus que l’ombre de lui même. Les petits politiciens ont fait leur petite soupe, dans leur petit coin. Ils ont multiplié les faux droits pour se faire élire et se sont réfugiés dans la dette pour masquer leur incapacité à assumer les conséquences de leurs politiques. Ce faisant, ils se sont entendus entre eux pour maintenir le Peuple à l’écart des choix fondamentaux. Quand par hasard les Français votaient mal, les mêmes se réunissaient en congrès pour faire le contraire à Versailles. Le Peuple est un animal dangereux. Le diriger est un art difficile qui ne supporte pas l’à-peu-près. En nous donnant pour chef, un spécialiste des petits arrangements entre socialistes, nous avons élu un fossoyeur d’illusion et signé partant, la mort de la démocratie représentative. Ne nous y trompons pas, la confiance sera difficile à rétablir, toutes les transparences et autres fariboles destinées à amuser la galerie n’y suffiront pas. Lorsque Normalito tombera, si son successeur n’instaure pas, très vite, les bases d’un nouveau contrat social fondé sur la démocratie directe, il y a de quoi craindre que le Peuple, la crise aidant, ne vienne la mettre en pratique par lui même. Et quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites : même chez les Duhamels…

Unknown-2

CAHUZAC DE NOEUDS

avril 4, 2013

cahuzac_0

On pensait, bien naïvement, que le quinquennat de Normal premier allait être à l’image du personnage principal : pâle et sans saveur. Et bien nous avions tort ! Depuis dix mois, sans doute dans le louable effort de distraire les Français de la crise qui s’aggrave, c’est à l’édification d’un véritable festival du rire que François zéro occupe son temps… et sa communication. Pensez, après nous avoir, avec Cahuzac, refait le coup du « meilleur d’entre nous », le grand Barnum est obligé, en catastrophe, de lâcher celui qui est aujourd’hui coupable, ni plus ni moins, que d’un « outrage à la République ».

La République une valeur refuge

Comme à chaque fois qu’ils sont pris la main dans le pot de confiture, les socialistes, grands donneurs de leçon devant l’Eternel, convoquent les mânes de la République. La « brave fille » est présente dans la moindre de leurs déclarations, comme si l’invoquer en boucle venait laver le front des pénitents. Ce n’est pas la peine de dauber à longueur de temps sur l’Église de France et la bonne conscience des « culs bénis » qui se rendent à confesse pour pouvoir continuer à mieux tromper leurs femmes, si c’est pour invoquer la République comme les autres la Vierge Marie. La stigmatisation des fautes confessées par Cahuzac comme étant « indignes d’un élu républicain » enlève-t-elle quoi que ce soit à la faute elle même ? Doit-on en déduire que l’ancien Maire de Villeneuve-sur-Lot se serait comporté comme un vulgaire royaliste voire – nous n’osons le penser – comme un séide de madame Le Pen ? Vont-ils bien finir un jour par nous donner la définition de ce qu’est « un élu républicain » ? Est-ce un être étrange venu d’ailleurs touché par le Saint Chrème de Louise Michel ? A contrario doit-on déduire, de cette invocation totémique, que des élus « non républicains » se dissimulent parmi les membres du Parlement ?

blog -Hollande-j ai tant aime CahuzacUn proverbe nautique fleuri et évocateur prétend que : « quand on a de la merde au cul, on évite de grimper au grand mât ». Que n’avons-nous entendu ces derniers jours, venant de nos grandes consciences républicaines, avant leur viol par le méchant Cahuzac, au sujet de Nicolas Sarkozy ? Avec un respect de la présomption d’innocence qui fait chaud au cœur, toute la socialie s’est précipitée pour faire de l’ancien Président : un détrousseur de vieille dame sénile dans le besoin (ces Hongrois décidément : tous des voleurs de poule). C’est sans aucun doute le même « esprit républicain » qui permettait à Flamby de nous promettre « les yeux dans les yeux » une République (encore elle) irréprochable, sous-entendant ainsi lourdement (et sans preuve sinon ce ne serait pas drôle) que celle de son adversaire, elle, ne l’était pas. Moins de quinze jours après cette mémorable saillie, « Moi Président » chargeait Cahuzac de lutter contre la fraude fiscale…

Une communication impossible

BISOUNOURS-Hollande-sblesniper-600

On l’a vu (et surtout entendu) la vertu outragée est l’unique ligne de défense présidentielle. Cette stratégie est aussi efficace pour faire face à la crise que le fut la ligne Maginot pour faire face à la Wermarch. La gauche morale, murée dans ses certitudes, assène à un peuple ébahi ses jugements définitifs. « Comment pouvez vous croire que si le Président avait su… » et autre « nous n’avions pas de raison de douter » et « il me l’a dit les yeux dans les yeux » se succèdent à un rythme effarant, avec pour seul espoir, celui de noyer dans l’œuf les interrogations légitimes.

De deux choses l’une : soit le Président savait depuis décembre que l’enregistrement était authentique (ce que semblent corroborer des informations policières) et le Chef de l’État a donc couvert le « violeur de la République », soit il n’en savait rien et c’est benoîtement qu’il a pris pour argent comptant (façon de parler), les dénégations de son ministre félon. Dans les deux cas, il n’est pas à la hauteur de sa mission. Dans le premier : c’est un parfait cynique byzantin digne de François Mitterrand (quand je vous dis que l’on ne va pas s’embêter), dans l’autre c’est un parfait crétin. Quelle que soit la vérité, il est perdant et n’a de toute façon pas mesuré, une seule seconde, les dégâts que cette affaire pourrait causer dans l’opinion. Comment expliquer sinon cette totale improvisation dans la communication gouvernementale. Comme si couper une branche pourrie pouvait exonérer le jardinier de s’expliquer sur le temps qu’il lui a fallu pour s’en apercevoir.

Autre temps autre mœurs

211507417Une chose est sûre c’est que chez les socialistes, nous avons changé d’époque. Sous le règne de feu Tonton, il est vraisemblable que Jérôme Cahuzac  n’aurait déjà plus été de ce monde. Qu’il ait eu un accident vasculaire ou qu’il se soit opportunément suicidé au bord d’un canal, avec l’arme de service de son garde du corps (qui comme chacun le sait se range toujours dans la boîte à gant des voitures de fonction) et nous n’entendrions plus parler, en cet instant, que des mérites exceptionnels d’un professionnel de la réimplantation capillaire, injustement livré à la férocité d’une meute de journalistes envieux, de ne pouvoir s’être offert ses services. Bref on nous servirait à foison, la potion du self-made-man besogneux persécuté en raison de ses origines forcément modestes et patati et patata.

Devons-nous regretter ces temps anciens ? Bien sûr que non, car l’époque présente, où le pénitent va à contrition médiatique par la grâce de l’entraide judiciaire entre la France et la Suisse, nous réserve encore bien des rebondissements joyeux. En premier lieu, il y a fort à parier que les 600 000 € ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Le meilleur reste sûrement à venir. Il faut bien reconnaître que s’il ne s’était s’agit que, pour un chirurgien méritant (bien que socialiste), de mettre de côté une somme gagnée à la sueur de son front, afin de la soustraire à la voracité de tous ces parasites égalitaires qui peuplent notre pays de cocagne (surtout pour eux), notre large esprit libéral aurait bien volontiers donné l’absolution au bon Docteur Cahuzac.

La race des saigneurs

Malheureusement pour l’exercice de notre charité, il semble bien que ces fonds aient une provenance beaucoup moins noble que le seul fruit du travail de l’intéressé. On l’oublie trop souvent, mais avant d’être « Monsieur 3 % » dans le gouvernement Ayrault, Jérôme Cahuzac avait été « Monsieur médicament » au cabinet de Claude Evin (pas le marchand de chocolat, l’autre : l’ayatollah anti alcool et anti tabac) alors ministre de la Santé de Michel Rocard. À cette époque, avant que Mitterrand (toujours lui) ne l’assassine une bonne fois pour toutes, en lui envoyant Bernard Tapie dans les gencives aux Européennes de 1994, Rocky avait pour ambition de se présenter aux présidentielles de 1995 (le fou !). Qui dit ambition présidentielle, dit besoin d’argent et qui précise contre la volonté de Mitterrand, implique besoins de financement alternatif. D’où les questions qui se posent, aujourd’hui, sur le rôle du « Monsieur médicament »de l’époque.

6164_10151335687946977_1688439953_nPour faire simple, il se pourrait bien que le « contrit de Bercy » ait été en charge de faire cracher les labos pharmaceutiques au bassinet du chantre de la nouvelle gauche, en échange de quelques juteux passe-droits, payés par la Sécu. La Sécu, vous savez, le machin obligatoire qui se finance comme Bernard Madoff avec le même résultat. Le truc qui est gratuit pour les nouveaux arrivants (merci l’AME), mais qui coûte les yeux de la tête aux cotisants historiques qui voient leurs droits rognés au fur et à mesure que se creusent les trous. Ces mêmes déficits, de la résorption  desquels sont précisément chargés, ceux qui s’entendent si bien avec les laboratoires pharmaceutiques. Comme c’est étrange ! Pourquoi croyez-vous donc que c’est aux seuls cotisants qu’est laissé le soin des mesures d’économies à prendre, pour « redresser » des régimes « structurellement déficitaires » ?

DA0355.preview

Cette affaire Cahuzac illustre à merveille la duplicité socialiste. Tout à leurs cours de morale et à leurs fantasmes d’accaparement de la République, les héritiers de Jaurès s’enferrent dans un autisme abyssal qui les coupent du pays réel. Prompts à voir la paille dans l’œil du voisin, ils sont incapables de voir les poutres qui leur transpercent le crâne. D’où les jérémiades pathétiques des députés et autres militants « de base » sur l’air du « pas ça, pas chez nous ». À les entendre, on les plaindrait presque. Il faudrait pour cela qu’avant ils n’aient pas détournés à leur profit : l’argent destiné au développement de l’Afrique (Carrefour du Développement) ou raquettés les grandes surfaces (Urba et compagnie). Avant Cahuzac, nos socialistes vivaient tranquillement confits dans leurs certitudes. Ils étaient l’incarnation du Bien et luttaient courageusement contre le Mal. Les pourris, c’est bien connu, c’est la droite et ces salauds de Sarko, Copé et Hortefeux. Avec un talent de contorsionniste consommé, Harlem, le si désirable Premier Sectaire de la boutique, est déjà en train de nous expliquer que Jérôme Cahuzac s’est mis « de lui-même en dehors du parti ». Comme Lance Amstrong, les socialistes nous démontrent que si l’un des leurs se dopait à la fraude fiscale c’était à « l’insu de leur plein gré » et que c’est très mal, mais que c’est « l’affaire d’un homme ». Une brebis égarée, une victime expiatoire, l’exception qui confirme la règle ou l’arbre qui cache la foret ? Quoi qu’il en soit et à ce train là,  gageons que d’ici une semaine, « l’innocent aux mains pleines » sera devenu un affreux mec de droite… titulaire d’une carte PS depuis 1977. "Un piège sans doute, un complot nous verrons" … comme disait l’autre.

1219526_french-junior-minister-for-budget-cahuzac-and-prime-minister-ayrault-attend-the-questions-to-the-government-session-at-the-national-assembly-in-paris

Changement de civilisation

mars 10, 2013

ME0001293785_2

Emportée par son élan et sa bonne conscience progressiste, c’est en ces termes que Christiane Taubira, notre toujours mesurée Ministre de la Justice, qualifia la mesure phare du quinquennat Hollande : le mariage pour tous. Tous les rétropédalages du monde n’y ont rien changé, c’est bien vers un changement de civilisation que se dirige notre Président tout mou. Le problème c’est qu’il n’a pas été élu pour ça. Il a souhaité faire une campagne sur le rejet de son prédécesseur et durant les élections nous avons entendu parler : un peu du nucléaire, modérément des retraites, beaucoup de présidence normale et de la taxation à 75 %. Le reste était inscrit, comme les clauses d’exclusions de garanties dans les contrats d’assurance : en bas de page et en tout petits caractères. Le fait que les couilles molles qui servaient de stratèges à Nicolas Sarkozy n’aient pas osé mettre leur nez dedans, en dit long sur leur sens politique, mais ne dédouane pas les socialistes pour autant. Normal 1er a été élu pour apporter des solutions de gauche (ouarf, ouarf, ouarf) à la crise, pas pour faire sombrer le pays dans une réformite sociétale qui n’a aucun équivalent au monde. Il a expliqué au Peuple — qui l’a cru — que le problème c’était Sarkozy et qu’il suffisait qu’il parte pour que tout s’arrange comme par enchantement. Comme la réalité est toute autre, il faut d’urgence enfumer ces pigeons d’électeurs.

 La famille voila l’ennemi

 « En politique, la communauté des haines fait presque toujours le fond des amitiés », disait Tocqueville. Dans le bestiaire des idées reçues sur laquelle s’agglomère la gauche moralisatrice, il est une idée bien ancrée, selon laquelle : la famille est nuisible à l’épanouissement de l’individu. C’est vrai, qu’à bien y regarder, la gauche de gouvernement est plus constituée de fils et de filles à papa en rupture de ban que d’ouvriers méritants. Dès lors, ceux qui avaient fait profession d’interdire l’interdit n’ont eu pour seul objectif que de faire imploser la famille. Depuis des décennies, on ne compte plus les projets de lois sociétales destinés à repousser le fascisme parental. Nous croulons sous les mesures destinées à émanciper les jeunes de la « pesante » tutelle de leurs parents et les professeurs qui s’égosillent sur le manque de repères de la jeunesse actuelle, sont les premiers responsables de la situation qu’ils dénoncent. Leur philosophie pédagogiste post soixante-huitarde, centrée sur les droits et non les devoirs de l’enfant a produit la cohorte de monstres qu’ils affrontent dans leurs salles de cours aujourd’hui.

 observatoire violence EcolePrétendre que ce n’est pas à l’école d’apporter une solution, à ce qui relève de la famille, est une énorme hypocrisie puisque les mêmes apprentis sorciers comptaient précisément sur le Mammouth pour rééduquer la jeunesse. Seulement en cette matière, comme dans bien d’autres, les fonctionnaires chargés de mener à bien le projet ont agi avec une efficacité… de fonctionnaires. Rien n’a abouti et l’institution n’a pas pu, su ou voulu remplacer par une morale « républicaine », les valeurs « désuètes » transmises à un enfant par ses géniteurs depuis des lustres. Ils ont laissé sur le métier un ouvrage à moitié bâclé avec, au milieu, des familles en plein désarroi et des jeunes sans aucun repaire.

 avortementgayqu7Ainsi, dans notre France modernisée, une jeune mineure peut, en toute légalité, aller se faire avorter sans que ses parents n’en sachent rien. On ne peut pas opérer votre enfant de l’appendicite sans que vous signiez trois douzaines de formulaires destinés à couvrir les médecins en cas de difficulté, mais pour ce geste lourd, psychologiquement, qu’est l’avortement, aucun problème, les séquelles : le système s’en bat l’œil. Pire, on justifie cette énormité au nom des mœurs rétrogrades de ceux qu’on nous présente, le reste du temps, comme une chance pour la France. Comprenons nous bien, il n’est pas question ici, de remettre en cause les lois Veil, mais bien plutôt de se poser des questions quant aux conditions maximalistes de leur application. Chaque cas est unique, mais l’organisation des unités de planning familial (quel charmant nom by the way) déshumanise totalement la procédure et tend à banaliser le geste. Non, l’avortement n’est pas un moyen de contraception, c’est un acte chirurgical  et  partant, un ultime recours!

 Vous doutez des mauvaises intentions socialistes envers la famille ? Qui, en France s’est fait le champion de cette fumeuse théorie du gender ? C’est au nom de cette idée puissante qui nie les différences sexuelles que nos progressistes gouvernementaux ont justifié toutes leurs gesticulations autour du mariage pour tous. Le fond de cette agitation compassionnelle est encore et toujours de démontrer que la famille traditionnelle, issue de l’union entre un homme et une femme est un concept ringard, passéiste et très nettement oppressif. Du reste, vous l’aurez sûrement noté, l’Église catholique (autre nom du Grand Satan) s’étant opposée à cette merveilleuse avancée qui fera que des femmes loueront leurs ventres à Monsieur Pierre Bergé, comme des hommes lui louent déjà leurs bras, nous sommes donc bien dans un combat de civilisation. Les forces de la lumière sont opposées aux forces des ténèbres. Le Bien contre le Mal, David contre Goliath, le Beau contre la Brute et le Truand contre l’Évangile, le calice est plein, arrêtons là la douce litanie : à poil la calotte !

Tout est écrit ...

Tout est écrit …

La faillite des politiques éducatives

 Pourquoi tant d’acharnement ? Il se trouve que nos « progressistes » sont observateurs. Ils ont repéré que la famille fut la seule cellule de résistance efficace aux grands totalitarismes du siècle précédent. La famille est un lieu funeste pour l’absolutisme d’État. C’est une source de solidarité privée extrêmement efficace. La famille est imperméable aux modes, elle est un îlot de bon sens dans le salmigondis bien pensant qui nous tient lieu de morale publique.  C’est aussi et surtout un obstacle insupportable au nivellement par le bas. En effet, force est de constater que les lacunes de notre système éducatif qui consiste à égaliser les citoyens au moyen de la diffusion toujours plus large de l’analphabétisme, sont très souvent comblées par les parents. La famille est un empêcheur d’abrutir en rond.

 La-salle-des-profs1Il ne faut pas, non plus, aller chercher beaucoup plus loin les raisons au blocage de la société. Puisque l’école a renoncé à apprendre, l’ascension sociale est extrêmement limitée. L’ascenseur du même nom est en panne parce que nous avons confié son entretien à des clowns. Puisque l’école, nivelée par le bas, ne remplit pas son office, ceux qui le peuvent dispensent leurs savoirs à leurs enfants et tant pis pour les autres. D’où le taux ahurissant de reproduction sociale dans les élites françaises. Ce constat est on ne peut plus connu, pas la peine d’agiter le totem du racisme et de la ségrégation. La solution la plus cohérente aurait été de renforcer les moyens d’enseignement dans les zones dites d’éducation prioritaire afin d’assurer la diffusion des codes sociaux et des savoirs fondamentaux qui vous catégorisent bien plus surement qu’un diplôme bradé au nom de la mixité raciale. Tout le monde sait que l’extrême hétérogénéité de population de ces quartiers favorise les difficultés scolaires, le Français y étant une langue très largement étrangère. Seulement de cela il n’a jamais été question. On nous l’a répété sur tous les tons jusqu’à plus soif : il n’y a pas de problème d’immigration en France. En conséquence de quoi, on a baissé le niveau des enseignements et des diplômes afin de « rétablir l’égalité des chances ». La diffusion de l’inculture est plus facile à mettre en œuvre que la promotion par le mérite. Comment s’étonner qu’une administration qui prévoit la même rémunération pour le prof impliqué dans sa mission et pour le cossard puisse accoucher d’autre chose que d’une catastrophe ? Sarkozy avait tenté, timidement, d’introduire une part variable dans le salaire des fonctionnaires sans aller jusqu’à s’en prendre au Mammouth. Le retour des forces de progrès a depuis mis bon ordre dans cette vile tentative de discrimination du bon grain de l’ivraie. Plus nous avançons dans ce beau système, plus ses failles sont criantes et plus notre société se disloque.

Assumer sa différence

 671A7B60-AD7A-4CDD-A658-E8782B1B3136En vérité si la bien pensance s’acharne autant contre la famille, c’est qu’ils ont tous quelques vieux cadavres à solder dans le fond de leurs placards. Avez-vous remarqué que tous les servants de la messe cathodique sont peu ou prou, en opposition avec le modèle traditionnel de la famille. C’est évidemment valable pour François XVI qui veut marier tout le monde sauf lui. Les journalistes sont de gauche, c’est une cause entendue, mais le nombre d’homosexuels dans cette profession est très largement supérieur à leur nombre dans le reste de la population. Si l’élite du « Paris qui cause » souffre d’un désordre affectif du fait de son anormalité, l’immense majorité des Français n’a pas à subir les conséquences de leur thérapie négationniste. Nier le fait que l’homosexualité soit une pratique marginale ne rend aucun service « à la cause ». Faire de tout hétérosexuel un homosexuel qui s’ignore, corseté qu’il est par les règles d’une société homophobe, est d’un ridicule consommé. Plus qu’un droit à la différence, les homosexuels gagneraient beaucoup à se voir reconnaitre un droit à l’indifférence.

 ATT1Si les activistes LGBT ont du mal à assumer leurs mœurs, ce n’est pas en prétendant que l’eau est sèche qu’ils parviendront à la paix intérieure. Non, tout le monde n’est pas homosexuel, de gauche et vivant en concubinage notoire avec son labrador ! Le problème de toutes les dictatures c’est quand le conducator devient fou. Les beaux esprits qui nous obligent ont perdu tout sens commun à force de prétendre que la terre est plate et qu’une chatte est un chat (si l’on peut dire).  La classe parlante toute puissante nous emmène droit dans le mur, par des chemins où nous ne voulons pas aller… et le tout sans aucun mandat pour le faire. Voilà bien pourquoi, l’argument des opposants au mariage pour tous, réclamant un referendum sur la question, est si audible. S’opposer à cette mascarade ce n’est pas être contre l’homosexualité même si certains affectent de caricaturer ainsi toute pensée divergente, au nom d’une « tolérance » bien ordonnée. Dire qu’il y a plus urgent que de se pencher sur le désir de reconnaissance paternelle de Monsieur FOGIEL n’est pas faire preuve d’un aveuglement coupable. Dire qu’une famille est le fruit de l’union d’un homme et d’une femme, c’est simplement faire œuvre de résistance à la grande entreprise de décérébration qui veut qu’un jour, on finisse par reconnaître le droit des enfants à euthanasier leurs parents pour pouvoir hériter plus vite.

 6903659_orig

La ringardisation systémique des valeurs traditionnelles est une des causes des souffrances de la France. Il est anormal d’être patriote au point que les autorités militaires interdisent à nos soldats de sortir en uniforme dans les « zones sensibles » (comprendre : les bantoustans de la République). Il en va de même pour la police, les gardiens de prison et tout ce qui représente l’État. Il est moins grave de tuer un policier que de conduire en état d’ivresse. La situation sécuritaire est à ce point bonne dans ce pays que l’oiseau des îles qui nous sert de Garde des Sceaux vient de donner des consignes pour ne plus incarcérer personne. La délinquance c’est la faute de la société, pas celle des pauvres malheureux qui se trouvent avoir la bonne couleur pour être excusés. Donner des repères moraux à ses enfants est suspect, voire nauséabond. Personne, en dehors de l’État nounou, n’a le droit de dire ce qu’est le Bien et le Mal au moyen de coûteuses campagnes de communications, menées avec votre argent. Pas de doute, nous quittons la civilisation… pour entrer dans des champs barbares.

Unknown

SOCIALISME ET LIBERTE

février 17, 2013

Socialisme et liberté

En parler toujours, n’y penser jamais. Voilà comment se résument les rapports ambigus que les socialistes français entretiennent avec la Liberté. Il n’est pas un événement, un débat, une controverse où les héritiers de Jaurès ne convoquent les mannes des héros de LEUR Révolution. Et les mêmes de se rouler allègrement dans les Droits de l’Homme avec la même énergie que le chien dans la charogne (pour la plus grande joie de ses maîtres). En réalité, pour ces mauvais génies de la Bastille, la seule liberté qui vaille est la leur. Celle d’autrui est dangereuse, car susceptible de mener à la remise en cause des dogmes auxquels, ces esprits simples adhèrent sans les discuter, depuis les bancs de Science Po (a minima). La Liberté politique et son corolaire : la Liberté d’entreprendre sont, dès lors, systématiquement pourchassées par des collectivistes de la pire espèce, drapés dans les oripeaux de la modernité.

Sans liberté d’entreprendre, il n’est point de croissance flatteuse

Bisounours-2Nous n’insisterons jamais assez sur la duplicité d’un Président qui se fait élire sur un programme économique autistique consistant à prétendre que la France est une île. À ce compte-là, comment s’étonner qu’il se croie autorisé à pratiquer toutes les expérimentations, même les plus hasardeuses, sans se sentir comptable d’aucune des conséquences pratiques qui en découlent. Une telle conception du monde contemporain ne se trouve plus guère partagée que par famille Kim en Corée du Nord. Il ressort de ce credo, une impression de cafouillage qui se traduit par une multitude d’entraves et de rapines à destination des plus entreprenants et qui ne sert qu’à faire croire aux imbéciles qui le veulent bien que son gouvernement pèse sur le cours des choses. Vous êtes pauvres et vous en souffrez, mais rassurez vous braves gens, loin de vous permettre de vous en sortir nous, gouvernement socialiste d’une France citoyenne et participative, nous allons faire en sorte que votre voisin soit autant dans la panade que vous. Avant de crier à la caricature et au crime de Lèse normalité, les thuriféraires du Président normal devraient se rappeler que François XVI a fait quatre enfants à la reine de la bravitude…

Il ressort de ce cloaque « bougiste », une cacophonie permanente qui a pour conséquence la paralysie de l’activité économique. Plus le message gouvernemental est brouillon, moins les entrepreneurs entreprennent. Même à l’ENA on doit être capable de comprendre que l’on reporte ses investissements lorsque l’on ne sait pas jusqu’où l’État va, au final, vous essorer à la fin de l’année. Avec la rapacité du Fisc, mieux vaut avoir de l’argent disponible. Ce qui est valable pour les chefs d’entreprises l’est d’ailleurs tout autant pour les particuliers. A ce titre, il ne sert à rien de plastronner en se gargarisant d’un taux d’épargne des ménages s’élevant à 16 % en France. Ce taux, ahurissant pour un pays comme le nôtre, est plus révélateur des angoisses face à l’avenir que de l’espérance en des lendemains qui chantent. Il en dit plus long sur la confiance qu’inspire le gouvernement que tous les sondages.

image013

À force de considérer le créateur d’entreprise comme un loup qui cherche à s’enrichir sur le dos de son prochain, à force de croire que le travail qu’il propose est une aliénation qu’il convient de combattre en encourageant les salariés à en faire le moins possible, à force de spolier l’investisseur de la juste rémunération de son risque, on finit par ne plus vivre qu’avec des assistés et des attristés. Faire que chaque Français dépende de l’État à des degrés divers est le plus sûr moyen qu’a trouvé l’élite administrative de ce pays pour assurer sa domination. Voilà pourquoi, seuls contre le reste du monde et toutes les évidences, nous persistons à croire que nous sommes une alternative au capitalisme. Tant que l’on trouvera normal que 90 % des journalistes se déclarent de gauche, tant qu’Alain Madelin servira d’homonyme à Méphistophélès, tant que le libéralisme sera considéré comme une malédiction et non comme une libération, nous continuerons à nous enfoncer dans la crise en nous vidant de nos forces vives.

kapitalisme-socialisme

Pas de Liberté pour les ennemis de la Liberté

pensee-unique-723x1024Appliquant ce principe qui fit la gloire des Montagnards, nos penseurs socialistes organisent la marche forcée vers le progrès, en multipliant les lois liberticides. La seule liberté que chérissent les socialistes c’est celle de dire leur vérité. Toute opinion contraire est scandaleuse et se doit d’être combattue comme telle. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les princes qui nous gouvernent refusent le débat puisque pour eux le verbe négocier signifie céder aux exigences de leur adversaire (cf. la vulgate syndicale). Ils sont le Bien et disent le Droit, il est donc criminel de ne pas être d’accord avec eux. C’est ainsi que ces trente dernières années, nous avons vu fleurir les lois visant à réprimer les pensées déviantes. Sous couvert de lutter contre le si commode « ventre fécond de la bête immonde », la rue de Solférino et ses multiples officines ont établi une solide police de la pensée qui n’a pas grand-chose à envier à celles mises en place par les deux grands totalitarismes de la première moitié du vingtième siècle. Le principe de dénonciation et d’exposition des pénitents est exactement le même. Nous sommes, certes, préservés jusqu’ici des conséquences physiques d’une dissidence avec le prêt-à-penser. Pourtant, à entendre les plus extrémistes des tenants du politiquement correct, cet avantage est des plus provisoire.

 

Les socialistes et les contrôles au faciès

Les socialistes et les contrôles au faciès

Le mensonge d’État autour des chiffres de la délinquance est symptomatique de cette méfiance atavique des élites françaises envers la liberté de penser. Si l’on se penche sur la question avec un minimum de sérieux, on s’aperçoit vite que le phénomène ne fait que croître et embellir et que la violence qui l’accompagne ne cadre absolument pas avec l’excuse de pauvreté qui tient lieu d’explication à tout. Non, le dénuement ne pousse pas systématiquement au crime. Le pauvre n’est pas nécessairement plus violent que le riche. Le déterminisme social n’a pas plus de sens que le déterminisme racial. Ce qui fait sens, en revanche, c’est plutôt le déterminisme tribal. Lorsque l’on s’intéresse à la répartition spatiale de la délinquance, on s’aperçoit que les zones en forte progression sont celles où la population est la plus hétérogène. L’homogénéité est, au contraire, un facteur de stabilité et de sécurité. C’est vrai dans les écoles comme dans la rue. Il est urgent de se taire et de n’en point faire état aux petits blancs qui ont vite fait de tirer de ces faits bruts (si l’on peut dire) des conclusions hâtives (c’est bien connu).

C’est pour avoir exprimé, très partiellement, cette vérité par le prisme de la population carcérale qu’Éric Zemmour a été cloué au pilori, que ses chroniques matinales sur RTL on été amputées des deux tiers et qu’il a été relégué en toute fin de soirée à la télévision, comme un vulgaire porno soft. La même exécution médiatique a été réservée à la démographe Michelle Triballa pour avoir osé quantifier le remplacisme auquel se livre avec volupté notre élite tiermondiste. C’est toujours ce même phénomène qui vaut à Xavier Raufer, grand criminologue, un quasi-anonymat, lui qui a commis le péché de comparer les mœurs respectives des habitants de la Creuse et de la Seine-Saint-Denis, en matière de saccage de biens publics ou privés. Ne doutons pas que le même sort soit réservé à Laurent Obertone qui, bien que journaliste (comme quoi toutes les règles ont leur exception) ne va pas manquer de déchainer les pères la vertu avec son livre La France orange mécanique, tant il y démontre avec talent, à quel point de violence gratuite nous en sommes parvenus. La France de Normalito, plus dangereuse que celle de Napoléon III, voilà qui n’a pas fini de faire causer le républicain.

Timeo Danaos et dona ferentes[1]

297246_10151102013991977_162161107_nLa réalité que nos élites ont toujours feint d’ignorer est en passe de surgir violemment dans leur existence. Déjà au niveau économique, nos gouvernants ne peuvent plus se réfugier dans l’emprunt, pour différer les réformes d’ajustement que notre niveau réel de production nous impose. Il ne reste que des fonctionnaires ou des syndicalistes (pléonasme) pour croire que le modèle français en soit encore un. La Cour des comptes –  qui ne passe pourtant pas pour une pépinière de libéraux – n’a de cesse d’alerter le pouvoir sur la nécessité de couper dans les dépenses pour « tenir les objectifs ». Soyons francs, en la matière, le pluriel ne s’impose pas, tant la seule option est de ne pas décrocher de l’Allemagne. Il n’y a pas de miracle économique français. Si nous continuons à distribuer des prébendes à une quantité toujours plus importante de parasites, avec pour seule finalité celle de se maintenir au pouvoir, les mêmes causes, à Paris, produiront les mêmes effets qu’à Athènes. Hollande, n’a rien à envier à Papandréou. L’un et l’autre sont les héritiers de leur Tonton. Ils se comportent à l’identique. La grande faute repose sur l’opposition. C’est elle qui a tourné le dos à la Liberté en perpétuant ce système, lorsque les électeurs, lassés, l’ont porté par trois fois[2] aux responsabilités sur un programme ouvertement réformateur. La responsabilité du premier Maire de Paris depuis la Commune est de ce point de vue immense. Il a ouvert la voie à tous les renoncements. Lui même et ses successeurs, en trahissant leur camp pour plaire à des élites médiatiques mises en place par leurs adversaires, ils ont décidés de mettre leurs concitoyens sur la paille. Les plats de lentilles ne rassasient que très provisoirement ceux qui, pour succomber à leurs fumets, bradent leurs convictions. « Chirac : une colonne ; pas de celles qui soutiennent le temple, non ; une colonne Morris : de l’affichage sur du creux ».[3]  Pas étonnant que l’actuel locataire de l’Elysée le vénère tant.

chiracprimaire

 

La liberté de penser, voilà l’ennemi

identite_nationale_francaise_rayer600L’excuse bateau de la crise ne passe plus. Cette explication que l’on nous sert pour justifier le fatalisme, la passivité et le manque d’imagination avec lesquels nos élites prétendent nous gouverner, ne convainc même plus un lycéen (pourvu qu’il sache lire). Il en va de même en matière d’identité nationale. En ce qui concerne les drames nés d’une politique d’immigration massive dissimulée, plus le mensonge d’État devient patent, plus il devient urgent de traquer le déviant. À la palanquée de journalistes militants vient s’ajouter le troupeau des associations sans adhérents, mais néanmoins pourvues de grasses subventions. Ces petits gardes rouges, gavés d’argent public, sont les vrais nervis du régime. C’est par eux que passent les procès staliniens fait à ceux qui bravent la pensée unique. Par ces temps de disette budgétaire, au lieu de s’émouvoir mollement des salaires des footballeurs ou plus bruyamment de l’exil fiscal du plus Russe de nos acteurs, il est curieux qu’un gouvernement impécunieux ne taille pas dans ces si généreuses subventions.

marianne_A4nb_500dpiSoyons fou ! Imaginons l’espace d’un instant, une France sans HALDE, sans SOS Racisme, sans CRIF, sans Ligue des Droits de l’Homme, sans Kommandantur auprès de laquelle dénoncer, à sens unique, son prochain. Deviendrions nous pour autant un pays à la dérive, fleuretant avec la dictature, si les lois Gayssot, Taubira et autres crétineries mémorielles étaient abolies ? Les Français sont-ils à ce point stupides qu’ils ne puissent tenir des débats sereins sur leur passé, sans que l’État ne vienne leur dire ce qu’il convient de penser ? Nous assistons au travers de la multiplication de ces entraves institutionnelles à la liberté de conscience, à l’agonie d’un système. Le bateau prend l’eau de toute part et l’équipage peine à le maintenir à flot, pendant que sur le pont des premières, l’orchestre joue sa partition comme si de rien n’était. La bête est à terre et ses derniers soubresauts sont d’autant plus féroces qu’elle se sait condamnée.

 

Les soixante-huitards fatigués qui nous tiennent lieu de professeurs de morale sont en train de tirer leur révérence. De leur révolution de pacotille ils ne nous laissent que les pots cassés. De leur paresse intellectuelle ne subsiste, hélas, que des interdits. Ne nous trompons pas ! C’est parce que ces résistants en peau de lapin sont incapables de défendre leurs convictions qu’ils ont multiplié les fatwas législatives. Le barnum s’écroule, à nous de savoir reconstruire une organisation cohérente où l’Etat est au service du peuple souverain et non l’inverse. Nous devons accoucher d’un mode de gouvernement fondé sur la Liberté de penser et d’entreprendre, où la confiance dans l’individu soit la règle et la méfiance l’exception. Ce monde est à construire et il nous appartient d’y prendre toute notre part. La Liberté ! Face au fanatisme et au dogmatisme de leur temps, des esprits éclairés l’ont inventée en France et pratiquée aux États-Unis[4]. Alors que ces périls nous menacent de nouveau, saurons-nous être assez fort pour réclamer leur héritage et nous affranchir, ce faisant, des carcans que notre aristocratie n’a jamais cessé de faire peser sur nos épaules  en 1788 comme en 2013 ?

socialisme1


[1] Je crains les grecs même ceux qui apportent des cadeaux, phrase mise dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l’Enéide.

[2] 1986, 1993 et 2007. 2002 n’a été que la continuation du socialisme par le biais du radicalisme corrézien. A cette époque, Jacques Chirac n’avait pas prévu, comme en 1986, de renverser la table … bien au contraire.

[3] Claude Michel Cluny : Rêver avec Virgile

[4] Loin de moi l’idée de minimiser le rôle fondamental de l’Angleterre dans la marche vers la Liberté mais l’image est plus parlante si l’on considère que les Etats Unis d’Amérique ont mis en pratique beaucoup plus vite le concept de citoyen que les Anglais, chez qui le processus a été plus long.

NORMAL 1ER EN NORD MALI

janvier 24, 2013

StreitPierreMaliServalB17.1.13

 

Bien qu’il dépense des trésors d’imagination pour amuser la galerie avec le mariage pour tous, sauf pour lui, notre Président normal ne va guère pouvoir éviter longtemps la question à un milliard d’euros par an (minimum) : un Président socialiste peut-il être normal, sans sa guerre du désert ? Sans vouloir paraître briser l’Union sacrée de façade, force est de constater que la France n’entre jamais autant en conflit que quand elle est gouvernée par des socialistes (ou assimilés). Certes, le dictateur austro-hongrois était bien allé guerroyer en Libye, dans l’espoir insensé de se faire apprécier de BHL et de ses copains. N’oublions cependant pas que Mitterrand, le maître à penser de Normalito, s’était ensablé par deux fois : au Tchad puis au Koweït durant ses mandats, sans mentionner l’envoi du contingent en Algérie en 1956. En politique, c’est décidément plus le socialo que le Légionnaire qui sent bon le sable chaud.

Flamby rat du désert

130123-drone-maliDevions nous stopper les islamistes qui s’apprêtaient, nous dit-on, à marcher sur Bamako ? Cela ne fait guère de doutes et du reste nous n’avions pas le choix. Ceci dit vous aurez sûrement constaté, avec amusement, que depuis que nous les bombardons, les barbus ne sont précisément plus islamistes, mais terroristes. Si le Rafale a pour effet de dé islamisé ceux qui l’approchent, il n’est pas étonnant que nous ayions autant de mal à les vendre dans les pays du Golfe. Pourquoi avons-nous dû agir aussi vite ? C’est qu’à force d’expliquer aux fanatiques enturbannés que nous ne mettrions pas les pieds dans ce gourbi, avant que les forces autochtones ne soient prêtes à le faire (cf. conférence de presse de François Hollande du 12 novembre 2012), ils ont fini par nous prendre au mot. Voyant qu’en dépit de l’inertie propre à toute opération « Européenne », la mise à niveau opérationnelle des armées africaines finirait bien par se faire, AQMI a essayé de prendre les devants. C’est bien humain à défaut d’être hallal…

TOM-Mali-EuropeEn conséquence, nous voici lancés dans une opération comme seule la France-Afrique en a le secret. Compte tenu de l’état de l’armée malienne qui n’a d’armée que le nom et dont l’utilité consiste à assurer la tradition localement bien ancrée du coup d’État permanent, il était bien normal (encore une fois) que nos troupes comblent le vide pour faire échec aux fous de Dieu. D’autant plus que nous sommes liés à ce pays par un accord de défense. Seulement comme nous avons annoncé urbi et orbi nos objectifs et que ces mauvais joueurs de Touaregs islamisés (ou pas c’est selon) n’ont pas eu la décence d’attendre que tout se mette en place, nous avons dû nous précipiter dans des sables que, même le Paris-Dakar ne fréquente plus. Et c’est là que les choses se compliquent.

Pourquoi la France se retrouve-t-elle seule ?

2013-01-18-europeIl ne faut pas être grand clerc pour répondre à cette lancinante question, même si pas un journaliste ne se la pose dans les termes qui conviennent. Nos Rouletabilles se lamentent depuis les débuts de l’opération Serval sur le manque de soutien de nos alliés. Et c’est vrai que ce lâchage en plein désert a de quoi choquer au premier abord. Comment doit-on qualifier un allié qui vous pleure ses moyens, vous adresse mollement ses encouragements et ne vous laisse aucun espoir de renfort ? Ces larmes seraient émouvantes si notre gouvernement « normal » ne venait pas de se conduire exactement de la même façon, en se retirant unilatéralement d’Afghanistan sans se soucier, le moins du monde, de l’opinion de ceux aux côtés desquels nous nous étions engagés à combattre. « Moi Président » avait été élu et nos Alliés devaient s’y faire, comme de vulgaires opposants au mariage gay, puisque cette décision était dans son programme. Na !

guerre-au-Mali-Rien n’est pour autant perdu, car François Hollande peut compter sur l’indéfectible et surprenant renfort du plus Allemand de nos révolutionnaires.  L’ineffable Cohn-Bendit, puisque c’est de lui qu’il s’agit, vient de prendre des accents hugoliens au Parlement Européen pour dénoncer l’abandon de la France « seule à payer le prix du sang ». Une guerre soutenue par Dani le rouge, ça vous a un petit côté surréaliste qui cadre plus avec Dali au centre Pompidou qu’avec une lame de fond soulevant l’enthousiasme des peuples, mais bon, on a les Gambetta du moment. C’est bien parce que le Mitterrand de Tulle a trouvé « normal » de partir de la Kapisa avant l’heure, que nos camarades trouvent « normal » de nous compter leurs soutiens. Si on ajoute à cela le fait que nos militaires comme nos diplomates ont toujours trouvé que l’Afrique était une chasse gardée, il ne faut pas s’étonner des conséquences.

Operation-Serval

 

Le bourbier malien

num_risation0014Comme nous ne devons pas compter sur des renforts structurés, pouvons-nous nous en remettre, corps et âme, aux fameux contingents « Africains » ? Qu’il me soit ici permis d’en douter, surtout dans la seule perspective stratégique qui compte vraiment dans nos sociétés médiatiques occidentales post-modernes : celle de ne pas s’enliser. En effet, les contingents qui finiront par nous parvenir de la CEDEAO[1] ne seront, au mieux, qu’une relève ponctuelle, en aucun cas une force de reconquête. En premier lieu, parce que, à la notable exception des troupes tchadiennes près, aucune de ces unités n’est formée à la guerre du désert. Qu’ensuite elles ne parlent pas la même langue (les Nigérians parlent anglais et les autres le français), qu’elles n’ont aucune expérience d’interopérabilités entre elles et très peu avec l’armée française. Enfin, et ce n’est pas le moindre des risques, il s’agit d’armées noires au contact de territoires arabes.

 

Les renforts sont en chemin

Les renforts sont en chemin

Nous touchons là au fond du problème que notre doxa politiquement correcte s’efforce d’occulter. En Afrique, et particulièrement au Sahel, l’oppresseur n’est pas le « blanc européen », mais le « blanc arabe ». L’esclavage, crime contre l’humanité commis par les européens (c’est bien connu) a de tout temps et jusqu’à une époque très récente, été pratiqué, à grande échelle, par les nomades arabes par le biais de razzias sur les villages noirs de la bande sahélienne. En conséquence de quoi, les populations arabes du désert ne se sentent absolument pas Maliennes. Les Touaregs ne sont pas en lutte pour une indépendance de principe. Ils veulent un État indépendant de la Bamako noire. Certes les colonisateurs européens en traçant des limites nord-sud, là où les Peuples se répartissaient selon une logique est-ouest n’ont rien arrangé, pas plus que l’ONU, par la suite, avec son dogme de l’intangibilité des frontières. Il n’en demeure pas moins vrai qu’ethniquement, le Nord Mali se distingue, très sensiblement, du Sud.

1944057_WEB_AfrikTouaregQ

Dans ces conditions, il semble très hasardeux de laisser des armées africaines « pacifier » la zone. C’est un peu comme confier la garde d’un camp de réfugiés Tutsis désarmés à des Hutus chargés comme des porte-avions ou vice versa. Un peu plus à l’Est, les habitants noirs du Darfour savent bien tout ce qu’ils doivent à l’humanité sans borne des tribus arabes, venues s’assurer de leur bonne santé, à l’invitation du gouvernement islamiste de Khartoum. Ceci étant posé, il semble donc bien que l’opération de « reconquête du Nord Mali » entamée par Normal dernier, alors que personne ne le lui demandait, nous entraîne dans de longues et coûteuses opérations militaires.

La France otage de l’Algérie

64_dilem_130120110920L’attaque du complexe gazier d’In Amenas a certes internationalisé le conflit, mais elle a surtout prouvé que la France est devenue l’otage du « quarteron de généraux » au pouvoir à Alger depuis 50 ans. En témoigne : la touchante unanimité avec laquelle, la classe politique française a qualifié « d’appropriée » la boucherie sanglante qui a tenu lieu de réponse des autorités algériennes au raid islamiste sur les installations de BP. Trente-sept otages tués, en regard des centaines d’autres libérés, on peut en effet considérer cela comme un succès… si l’on est Russe. Il ne faut d’ailleurs pas s’étonner du résultat puisque ce sont justement ces derniers qui ont formé les forces spéciales algériennes. Simplement, il faut arrêter de s’offusquer des méthodes de Poutine quand on loue celles, en tout point semblables, de Bouteflika.

La France est donc malheureusement, dans une situation de dépendance renforcée vis-à-vis de l’Algérie. Au complexe colonial et à son corollaire de repentance, vient maintenant s’ajouter la nécessité de pouvoir survoler le territoire algérien pour ravitailler nos troupes engagées au Mali. De même est-il nécessaire de s’assurer de la coopération de l’armée algérienne pour sceller ses milliers de kilomètres de frontière commune avec le nord Mali. Nous nous trouvons donc exactement dans la situation des Américains en Afghanistan, vis-à-vis du Pakistan. Un allié peu fiable, qui pratique le double jeu et qui a tout intérêt à vous voir vous embourber dans une situation inextricable, ne serait-ce que pour vous soutirer un maximum d’avantages indus.

gay-guerreQue la France gagne sa guerre au Mali et tous les barbus fanatiques qui campent dans le no man’s land qu’est aujourd’hui le Sahara risquent de revenir dans leur pays d’origine : l’Algérie. De surcroît ce pays, pas plus que l’oncle Sam, n’a intérêt à ce que la France réussisse là où l’Amérique a échoué. On peut donc compter sur la collusion des deux pour ne pas nous faciliter les choses. Enfin, un Mali pacifié pourrait être à même d’exploiter ses richesses potentielles. Il serait en effet bien étonnant que ce pauvre pays soit le seul État du coin, à ne pas avoir de ressources dans un désert qui ne l’est pas tant que cela pour tous ses autres voisins. Dans ce cas, il serait bien naturel que les entreprises françaises en tirent bénéfice. Voilà encore une bonne raison qui pousse à l’enlisement.

 

Conclusion

On le voit, l’opération déclenchée, à la hâte, par le chef normal des armées est loin d’être une promenade de santé où une mission classique de gendarmerie en France-Afrique. Nos soldats vont être opposés à des fanatiques aguerris et lourdement armés qui, pour n’être pas directement contrôlés par un État, n’en entretiennent pas moins des relations ambigües avec une bande de vieilles barbes qui ne portent pas spécialement la France dans leur cœur. Dans ces conditions, il est plus que normal de s’interroger sur la pertinence de la petite guerre du Président tout mou. Qu’il veuille jouer à « couillu le caribou » pour corriger une image d’attentiste timoré, peut se comprendre. Qu’il le fasse avec la vie de nos militaires mérite au moins d’être discuté. Enfin la grande hypocrisie qui consiste pour nos partenaires européens à réduire leurs déficits, en déléguant le métier des armes et les dépenses y afférant aux seuls Français demande, pour le moins, une renégociation de notre participation au budget communautaire. Mais quand il s’agit de défendre les intérêts de la France et de monter au front dans les sommets européens, notre Président normal tient, hélas, plus de l’eunuque que du caribou…

GoubellePoint1701


[1] Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest

UN TAXI POUR TOBROUK

janvier 12, 2013

The top of a taxi is seen in downtown Paris

 

Nous avons beau avoir libéré la Lybie de son despote auto éclairé, à grands coups de missiles, force est pourtant de constater qu’en matière économique en général et de transport de personne par véhicule avec chauffeur interposé en particulier, nous en sommes encore à l’âge de pierre. Ainsi, le 10 janvier dernier alors que la France médiatique était ramassée dans l’angoisse, à trois jours des rassemblements anti mariage gay, notre beau pays a de nouveau été paralysé par une corporation qui – c’est le propre de toutes ces institutions – entendait bien préserver ses avantages indument acquis.

Le taxi, symbole du soviétisme français

 

1100556_communismeIl est de prime abord paradoxal, de faire référence aux prouesses économiques de « l’avant-garde du Prolétariat » pour décrire une profession exercée principalement par des artisans. Le paradoxe n’est cependant qu’apparent, lorsque l’on se plonge dans le détail (là où se niche le diable, c’est bien connu, même de la G7). Que constatons-nous ? En vérité ce secteur – que d’aucuns prétendent libre – est en réalité aussi administré que la production des petits pois en Corée du Nord … avec la même efficacité. La pénurie, c’est ce que les technocrates produisent le mieux dès que l’on laisse libre cour à leurs talents pour planifier l’économie. Bien sûr, chez ceux nés après la chute du mur de Berlin, cet adage n’est plus aussi parlant que pour leurs aînés. Nous autres qui connûmes les longues files d’attente devant les vitrines vides des magasins administrés par les États progressistes savons ce que la planification apporte à l’édification de l’Homme : le manque. Bref, qui croit encore qu’un communiste est un défenseur de la liberté n’entendra rien à ce qui va suivre.

Passe encore que nos taxis soient – à de très rares exceptions près – parmi les plus sales et les moins normés de tous les pays développés. Admettons que leur sens de l’accueil et du service – qui n’a d’équivalent que chez les gardiens de prison – ne soit qu’une purge par laquelle il faut bien passer pour pouvoir être rapidement véhiculé. Tout le problème réside précisément dans ce rapidement. Quiconque a essayé, une fois dans sa vie, à Paris, d’attraper un de ces ambassadeurs du chic parisien, en dehors du créneau 10h-11h30 et 15h16h30 sait : qu’impossible est aussi, hélas, souvent français. Cette impossibilité de trouver un véhicule est encore plus accentuée dans les communes de banlieues ou en province. Là, aucun taxi en station (quand elles existent), tout juste propose-t-on, à ces emmerdeurs de voyageurs, de téléphoner à un « forçat de la route », pour qu’il consente à venir les chercher… moyennant les frais de déplacement, cela va sans dire.

allo-taxi-chambery

 

penuries-ali3729-dc29b

La raison à cette quasi-absence permanente est à rechercher, comme toujours, dans notre génie administratif qui, cumulé à un sens de l’économie de marché moyenâgeux, produit toujours le plus beau des mondes possibles. Cette profession est comme beaucoup d’autres une profession réglementée. En conséquence de quoi on ne peut être taxi sans une licence matérialisée par une plaque. Vous connaissez bien ce système, il est appliqué à la médecine avec le succès que l’on connaît. Il porte le joli nom de numerus clausus. Là où la seule ville de Londres compte plus de 70 000 taxis, la France (j’ai bien écrit la France) n’en compte que 55 000. Encore un atout pour renforcer l’attractivité du territoire que le monde entier nous envie !

Va voir ailleurs si j’y suis !

propagande2007Cette politique imbécile de raréfaction artificielle de l’offre pousse, naturellement, les titulaires des plaques de taxi à toutes les surenchères possibles. Il faut bien reconnaître à la décharge des individus concernés que, lorsque vous avez payé jusqu’à 300 000 euros le droit d’exercer ce beau métier, vous ne voyez pas d’un bon œil l’augmentation de leur nombre. La situation est inextricable. Toute tentative visant à multiplier le nombre de véhicules en circulation se heurte à l’opposition farouche des taxis en place. Une telle libéralité d’État aurait pour conséquence immédiate de faire baisser la valeur de votre « plaque ». Nous sommes donc condamnés à ne pas trouver de taxis quand nous en avons besoin, par la grâce de la vénalité des licences.

tripleAAfin de mettre un terme à cet archaïsme administratif, il conviendrait d’indemniser les actuels titulaires avant d’envisager de « multiplier les pains »… une paille dans l’état actuel de nos finances publiques ! Quoi qu’il en soit, les sans-culottes en Mercedes qui ont bloqué le pays pour montrer leur « ras-le-bol » ont agi avec un sens consommé du lieu commun syndical qui n’étonne plus personne chez nous. Au lieu de rester chez eux et de contraindre leurs clients à prendre les transports en commun, nos vaillants défenseurs de leurs intérêts bien compris ont préféré empêcher tout le monde de bosser en bloquant les routes. Comment leur en vouloir alors que le premier cheminot venu fait de même avec la bénédiction des Français – dit-on – sondages à l’appui ?

Vive l’Etat nounou

 

1306779539Ceci dit, la gauche est au pouvoir et nous savons tous, depuis le mariage gay que « la rue ne fait pas loi » dans ce pays (merci Madame Taubira, nous saurons nous en souvenir le moment venu). Pourtant au pays bénit de l’État omnipotent, les rentiers du système entendent jouir de leurs privilèges et somment toujours le gouvernement de les leur garantir. Nos braves artisans ne demandaient pas de revalorisation de leurs courses ou de meilleures conditions de travail pour leurs salariés (il y en a aussi). Non ! Ils entendaient que nos ministres restreignissent la concurrence que leur font les voitures avec chauffeur et les motos taxis. Et comme le ridicule ne tue plus (contrairement à la route on ne vous le répètera jamais assez), il fallait, en plus, que la Sécu continue à « sécuriser » l’activité des taxis ruraux pour lesquels, le transport de malades représente plus de 90 % de leur chiffre d’affaires. À ce train-là (si l’on peut dire) on se demande si la sécu n’aurait pas plus vite fait de les titulariser ces « artisans fonctionnaires ».

le-changement-c-est-maintenant-humourRefuser le changement, favoriser la rente c’est bien pour cela que les socialistes sont au pouvoir non ? Vous croyiez qu’ils étaient là pour favoriser le changement ? Mais le changement c’était hier, aujourd’hui le ministre du Redressement national vous explique, sans rire que l’irruption de Free sur le marché de la téléphonie mobile est une catastrophe industrielle. Les trois opérateurs historiques qui se goinfraient comme des cochons ne vont plus pouvoir s’en mettre plein les poches sur notre dos. Xavier Niel n’a pourtant rien d’un philanthrope. Il a juste fait ses comptes et constaté qu’en ramenant les prix d’un forfait illimité de 65 à 20 € il gagnait encore très confortablement sa vie et pouvait satisfaire à ses obligations de déploiement de réseaux. Si les trois gorets préexistants s’étaient entendus pour nous plumer il conviendrait que le ministre à la machine à découper le jambon sus nommé se préoccupât de leur faire rendre des comptes. Je croyais que le copain de Trierweiler devait faire rendre gorge à la Finance mondialisée ? Oui, mais non, ça, c’était avant ! Avant le changement qui a consisté à faire pareil qu’avant, mais avec un faux maigre qui est, depuis, redevenu un vrai gros…

 

Un proverbe allemand dit que Dieu a créé le pays parfait. Un pays tempéré, aux paysages variés et à la douceur de vivre inégalée : la France. Cependant afin de préserver les équilibres et de ménager les susceptibilités, le Créateur dans son infinie sagesse a peuplé ce pays de cocagne de Français. Si en plus ces derniers se donnent un mec normal pour les diriger …

critique-un-taxi-pour-tobrouk-de-la-patelliere10

CARNET DE ROUTE EN NORMALIE

décembre 20, 2012

3685430

Alors que décembre étend sur nous son blanc manteau et que les journaux télévisés ressortent leurs SDF comme les magazines d’été leurs régimes minceurs et leurs enquêtes sur la sexualité des Français, que pouvons nous dire des sept premiers mois de règne du Président le plus mal élu de la cinquième république ? Après nous avoir assuré qu’il serait, contrairement à son agité de prédécesseur, un Président « Normal », celui qui, dans la même veine, « n’aimait pas les riches », s’est appliqué depuis son élection à nous surjouer la normalité et à faire fuir les riches.

 

Tout est normal !

dessinDifficile de passer au travers, les conseillers, les laudateurs, la presse (pardon pour le pléonasme) bref, tout ceux qui comptent dans le milieu feutré et très fermé de la bien-pensance autorisée nous l’affirment : avec François Hollande, la Présidence sera enfin apaisée. Plus personne ne sera stigmatisé en fonction de ses origines ou de ses croyances, seulement en fonction de ses revenus. C’est qu’il faut en finir avec cette odieuse habitude de vouloir remettre la France au travail. La France : ce pays fertile où, comme le disait Clémenceau, on sème des impôts pour y récolter des fonctionnaires. Dans ce pays de cocagne, des jeunes issus de quartiers défavorisés (comprendre des enfants d’immigrés) rançonnent et rackettent à tout va, sans que la Justice réagisse avant la dixième infraction constatée (et encore, je suis généreux). Pour les socialistes au pouvoir, la normalité consiste donc à faire preuve de compréhension à l’endroit des défavorisés et à appliquer sévèrement les lois pour les autres. Lorsque l’on est un homme blanc, catholique hétérosexuel et bien portant, on a tout à redouter du pouvoir socialiste. Le jeune discriminé sera valorisé, tandis que l’autre, le privilégié sera ponctionné. Ils vous l’ont répété durant toute la campagne : pour vivre ensemble, il faut un ordre juste. Si vous ne vous attendiez pas à une justice aussi rigoureuse à votre endroit, c’est que vous êtes naïf. Il convient de réduire les odieuses inégalités « territoriales » en permettant la totale expression des « richesses » issues de l’immigration de masse. Vous, les petits bourgeois habitants « normaux » des quartiers « normaux », vous ne connaissez pas votre chance de participer, ainsi au quotidien et par la grâce des héritiers de Guy Mollet : à l’émancipation du parasite social.

1424_BnHoverQuand vous ne faites pas partie de la richesse de la France (comprendre une minorité ethnique), vous êtes juste bon à travailler pour être rançonné : au propre par les défavorisés sus mentionnés et de façon plus générale par le fisc. L’Etat possède d’ailleurs cette supériorité sur les mafias ou les diverses tribus de banlieue : celle d’étendre sa voracité sur tout le territoire. Si par hasard vous avez le malheur de ne pas consentir à vous faire plumer et que vous franchissiez nos frontières pour aller exprimer votre solidarité en des terres de moindre rapine, vous devenez un ennemi public. Les députés élus dans la foulée du mec normal, ne voient aucune contradiction à envisager de vous déchoir de la nationalité française. Ce sont les mêmes qui poussaient des hauts cris lorsque Sarkozy avait caressé l’idée de retirer la qualité de Français aux tueurs de flics d’origine étrangère (et souvent binationaux), avant de capituler piteusement en rase campagne. Il s’en est même trouvé un pour demander la confiscation des bien de Gérard Depardieu, l’exilé le plus célèbre de France (oui, oui, ils osent tout). Nous voilà replongé en 1793 où l’on saisissait les propriétés des émigrés. Encore un petit effort et nous entrerons dans le régime de la Terreur fiscale en attendant, avec gourmandise, le Directoire (mais seulement parce que nous sommes taquins et cultivés).  La bêtise, en la matière, n’est pas réservée aux seuls députés. Leur chef, le sémillant promoteur de l’aéroport de Notre Dame des Landes trouve « minables » ces salauds de riches qui s’enrichissent (sic !) en partant payer leurs impôts à l’étranger. C’est vrai ça, quelle idée de fuir, alors que  ce bon Ayrault se propose de les appauvrir en France ! Bienvenue en Normalie…

SOS  … racistes !

colonisationPour les socialistes, seule compte la lutte des classes, c’est connu depuis Marx. Il convient donc, suivant ce saint principe, de venir en aide au prolétariat. Comme le prolo traditionnel ne se laissait plus prendre aux sirènes des « enchanteurs du rêve français »,[1] nos bons esprits ont transféré leurs actions de grâces vers l’étranger. Vous savez : cette altérité qui nous rend chaque jour plus fort… et plombe nos comptes sociaux. Les socialistes se sont, en leur temps, alliés avec les plus stupides de nos patrons, pour faire de la baisse du salaire des travailleurs français, au travers d’une immigration débridée, l’alpha et l’oméga de la compétitivité nationale. Quelle idée géniale ! Plutôt que de délocaliser vers des pays à bas coût de main-d’œuvre, pourquoi ne pas faire venir leurs crèves la faim chez nous ? Résultat, après vingt ans de ce régime remplaciste, nous avons la misère du monde ET les délocalisations.

 

Trop blanche ??

Trop blanche ??

On pourrait croire que devant les piètres résultats de leurs politiques passées (que la droite a renoncé à enrailler), les socialistes revenus aux affaires adopteraient un profil bas. C’était sans compter sur les multiples clercs du très lucratif clergé antiraciste. A force de combattre le racisme supposé des méchants blancs, ce dernier est devenu plus raciste que ses cibles étaient supposées l’être. D’ailleurs, le racisme ne s’exerce qu’à sens unique, du blanc vers le moins blanc, jamais dans le sens contraire, c’est aussi vrai que la terre est plate ! Ainsi, l’élection de Miss France 2013 vient-elle de donner lieu à une savoureuse saillie du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires). Il se trouve que ces infatigables défenseurs de la cause noire se sont fendus, 24 heures à peine après le sacre de Miss Bourgogne, d’un communiqué par lequel ces cuistres regrettaient que Miss France : « soit aussi blanche que la neige de fin d’année déposée sur les clochers de notre France éternelle » (authentique !). Imaginons, l’espace d’un instant, que le Front National ait déploré, lors du concours de Miss Black (promu par les mêmes apôtres de la diversité) que la gagnante soit : « aussi noire que la suie déposée au fil des ans dans les conduits des cheminées de nos ancêtres », le tollé eut été général. Avez-vous entendu parler de cette déclaration ouvertement raciste du CRAN ? Non, bienvenue en Normalie.

Des vertus de l’affichage en politique

On le sait depuis longtemps : moins on a à donner, plus on l’étale. C’est un principe vieux comme l’impécuniosité de l’État, c’est dire s’il est multiséculaire. Dans ce rayon, les ingénieurs de la pensée unique socialistes sont « champions du monde » comme on le dit (de moins en moins, exode racial oblige) à Sarcelles. Comme ils n’ont plus les moyens de changer la vie, nos bricolos-socialos nous donnent la possibilité de changer de vie. Encore que dans le cas présent, le verbe donner soit un peu excessif. Ils nous imposent de changer de vie !

Unknown-2Il en va ainsi du « mariage pour tous » en réalité une union pour quelques-uns (et unes). En vertu du principe qui veut que : tout ce qui diverge est beau, les stratèges socialistes foncent tête baissée dans le sociétal. Pour quelques milliers d’homosexuels désireux de singer les pratiques hétérosexuelles : frac, robes blanches, Monsieur le Maire et tutti quanti, les progressistes autoproclamés vont remettre en cause les règles de la filiation, interdire la mention de père et de mère sur les actes d’état civil et reconnaître à tous un « droit à l’enfant » comme les planteurs avaient, fut un temps, un « droit à l’esclave ».

imageToujours dans la même veine, les spécialistes de l’égalité progressiste du PS nous assènent que la PMA (Procréation Médicalement Assistée) est un droit de l’Homme, ou plus précisément de la Femme dans le cas d’espèce. Au nom d’une logique qui leur est propre, ces législateurs fous mettent sur le même pied une femme qui ne PEUT pas avoir d’enfant par les voies naturelles avec une autre, qui ne VEUT pas en avoir par des voies naturelles. Si l’on se met, au nom de cet égalitarisme imbécile, à accepter de couvrir des dépenses de santé pour « convenance personnelle » (sexuelle en l’occurrence), je ne vois pas très bien comment l’on va pouvoir continuer longtemps à refuser de rembourser la chirurgie esthétique non réparatrice. Où se situe le progrès dans cet immense chambardement… on se le demande encore, mais tout est normal.

Les vacances de Monsieur Hulot

Photo-officiel-hollande-president-depardon-bisounours-sblesPendant ce temps-là, notre Président (louées soit sa clairvoyance et sa grande sagesse normale) vient de nommer Nicolas Hulot : « envoyé spécial pour la planète ». La France a donné au monde : Versailles, les Lumières et les Droits de l’Homme. Voici maintenant que nous faisons don, à notre bonne vieille Terre, d’un envoyé spécial spécialisé en gel douche. Arrêtons-nous un instant sur ce galimatias, si révélateur des pratiques de Com’ du temps. Le terme « envoyé spécial » vous a un côté journaliste baroudeur qui sied particulièrement bien au personnage. Sauf qu’être « envoyé spécial » suppose de venir de quelque part. Dans le cas présent, être « envoyé spécial pour la planète » suppose une origine extraterrestre, d’où l’on démontre que Normalito et ses camarades vivent bien sur la planète des Bisounours.

Trêve de plaisanterie, même l’intéressé ne sait pas ce qu’il va faire de son titre ronflant qui lui vaut quand même un passeport diplomatique (c’est bien pratique quand on veut passer un peu de « Beuh » au nez et à la barbe des douanes). Un « envoyé spécial » du Président de la République outre le fait qu’il représente la France, est aussi supposé être un proche de celui qui le missionne. De ce côté là, pas de problème, les deux sont aussi élégants l’un que l’autre. Au moment où de vils mécréants mettent en doute le saint dogme du réchauffement climatique, il est tout de même rassurant de sentir une chaude normalité au plus haut niveau de l’État. Une normalité qui n’hésite pas à afficher son credo à la face du monde… au moyen de nos impôts. Quoi de plus normal ?

Harlem : un Désir sectaire

Changement maintenu Le pugilat à la tête de l’UMP nous le ferait presque oublier, mais « lui Président » a doté, il y a peu, son parti d’un nouveau Premier sectaire. Or, force est de constater qu’en matière de désir, Harlem en suscite autant qu’un bidet. Aussi doit-il s’agiter, telle une gerbille sous extasie, pour que l’on s’aperçoive de son existence. Il faut dire, à sa décharge, que les ministres du PEGC (sous prof des années 70 du siècle dernier) d’Allemand se donnent tellement en spectacle, qu’il est bien difficile d’exister depuis Solférino. Il n’empêche, celui qui doit sa carrière à Malik Oussékine  se démène comme ce dernier face à un voltigeur, pour prouver qu’il est parmi nous. Ainsi, le bougre a-t-il récemment pris la plume, pour exhorter tous les parlementaires (oui, vous m’avez bien lu, tous, même ceux qui ne lui appartiennent pas) à passer à la vitesse supérieure sur le droit de vote des étrangers. Le monde à Hulot et le Parlement Harlem, décidément que de générosité chez Normal 1er.

561688_10151163404376720_1193289392_nDans une lettre ouverte publiée dans Libération (comme c’est curieux) le Désir « appelle chacune et chacun d’entre vous (les parlementaires) à examiner cette question en conscience et sans considération partisane (un peu comme lui quoi !) et à donner force de loi à une promesse que la République doit enfin tenir ». Ce trait comique est un monument élevé à la gloire de la pensée unique éternelle. Tout à sa harangue, Harlem amalgame les choux et les poireaux pour en faire un brouet suintant la bonne conscience de celui qui n’en a aucune. Je passe sur l’exhortation à laisser de côté les calculs partisans. De la part du mec qui dirige un parti qui s’apprête à se faire copieusement botter le cul lors des municipales, la volonté d’enrichir les listes électorales de tout un tas d’électeurs captifs est sans aucun doute un acte de pur altruisme. Intéressons nous davantage à la conclusion : « donner force de loi à une promesse que la République doit enfin tenir ». En quoi les élucubrations des deux François : le Mitterrand et le Normal, engagent-elles la République ? Les promesses de candidats à la magistrature suprême qui ne reculent devant rien pour se faire élire n’ont pas vocation à être systématiquement traduites dans la loi. À ce compte-là, on se demande pourquoi, Harlem et ses petits copains ont combattu si âprement Nicolas Sarkozy. Ils lui reprochaient sans doute de ne pas être aussi à droite qu’il avait promis de l’être en 2007.

 

On le voit, le socialisme normal c’est l’exclusion, le rejet de toute opposition et ce sentiment détestable entre tous d’incarner le bien à soi tout seul. Un Président normal ne doute jamais de la pertinence de sa mission. Il est juste, du moins aime-t-il à le faire croire. Tout comme les prétendantes au rôle de Miss France, Normalito n’aspire qu’à « faire le bien autour de lui, Jean-Pierre ». La France doit encore subir cinquante-trois mois de normalité avant de pouvoir envisager d’aller de nouveau de l’avant. C’est long, c’est même très long ! Au rythme où la normalité enchaîne les conneries, il n’est du reste pas exclu que la cote de l’anormalité s’envole vers des sommets … en 2017.

Tout un programme en une photo

Tout un programme en une photo


[1] Rappelez vous que, avant de nous promettre tout et son contraire, Normalito avait envisagé de « réenchanter le rêve français ». Ce slogan d’une mièvrerie à faire pâlir Chantal Goya a été vite abandonné au profit du délire sur « le changement c’est maintenant » qui sert actuellement d’essuie tout à l’Elysée.

RETOUR AUX SOURCES

novembre 24, 2012

 

La querelle de chiffonnier qui occupe les deux prétendants au trône de l’UMP aurait tendance à masquer l’information, mais en cet automne 2012, la droite est de retour. Evidemment si l’on s’en tient au résultat du combat de coq, ce renouveau n’a rien d’évident. Avec un talent comique rare que l’on croyait jusqu’ici réservé au Parti Socialiste ou aux scrutins organisés en Floride par la famille Bush, le « premier parti de France » sombre dans une querelle d’ego qui ne semble pas avoir d’issue.

A défaut d’idée, on a de l’ambition

Il faut bien admettre que ce mouvement – qui fut crée au lendemain de la victoire surprise de Jacques Chirac en 2002 sur le score Moboutesque de 83% des voix – n’a en réalité que bien peu de corpus idéologique. Plus exactement, il porte de plus en plus difficilement, la tare de ses origines. Il ne s’agissait pas, à l’époque, de créer une structure de pensée mais bien au contraire, un carcan d’étouffement. Malade de ses divisions chroniques entre RPR et UDF, et constatant après 7 années de radical chiraquisme européiste que plus rien ne différenciait vraiment les ex gaullistes des néo orléanistes, les fondateurs prirent la décision de créer un syndicat électoral, destiné à limiter les duels fratricides alors que sur leur droite, surgissait un Front National conquérant.

Ce qui rassemble (l’Europe, la social démocratie, le goût des promesses non financées et des prébendes) étant plus fort que ce qui divise (l’avenir de la nation, la dilution de son identité dans un bazar mondialisé où plus rien ne vient entraver l’appétit de jouissance des élites cosmopolites), les héros fatigués de la lutte Chirac-Giscard se rangèrent sous la bannière bleu et rouge à pommier. Seulement, à force de déni des réalités vécu par les plus faibles de leurs concitoyens, à force de se conformer à la doxa en vigueur dans des médias dominés par leurs adversaires, ils ont fini par être plus socialistes que les vrais ! L’immobilisme devenant la norme, quiconque secouait le cocotier était immédiatement accusé : au mieux de bougisme et au pire de Lepénisme[1].

Tout cela dura jusqu’à ce que l’un des membres du syndicat trouve, en rompant avec ces pratiques autistiques, le moyen de prendre l’ascendant sur les autres. Le temps d’une blitzkrieg rarement vue dans ce marais qu’est la droite honteuse française, Nicolas Sarkozy fut triomphalement porté à la Présidence de la République, en devenant subitement de droite. Ce que des milliers d’électeurs attendaient sans plus oser y croire s’étant enfin produit, le Front National, réceptacle naturel des frustrations populaires en mal de représentativité, s’est instantanément vidé, pour retrouver un étiage plus conforme à son aberrante pensée économique : autours des 10%.

Copé ou l’art de prendre le train en marche

Durant toute cette chatoyante offensive – qui déboucha malheureusement sur « l’ouverture » – Jean-François Copé ne brilla pas par sa participation active. Au contraire d’un Fillon qui, visant Matignon, n’avait pas les pudeurs de jeune vierge que nous lui connûmes par la suite, le député de Seine et Marne se retranchait, avec les Chiraquiens « canal historique » type Baroin, Jacob et observait tout ce cirque depuis son Aventin moral. Cependant, contrairement à nombre de ses condisciples, il analysa le succès de l’offensive sarkozyste pour ce qu’il était : un virage à droite. Il se fit dès lors, le chantre loyal de cette inflexion que toute la bienpensance reprochait au nouveau Président. A mesure que ce dernier s’excusait d’avoir eu une pensée déviante, le Maire de Meaux investissait le champs d’une droite décomplexée et fière d’elle même.

Aussi, quand la gauche morale investit l’Elysée, forte de son triomphe sur l’Hydre de Lerne et que les collabos de l’usurpateur Hongrois venaient à Canossa, battre leur coulpe et confesser leurs fautes sur Canal +, Jean-François Copé se préparait-il à reprendre le flambeau. Seulement si le ventre fécond de la bête immonde n’existe que pour effrayer les simples d’esprit, les servants du lucratif culte antifasciste n’entendaient pas se laisser avoir une seconde fois, au jeu du retour de la bonne vieille droite. Ils firent du falot Fillon le héraut du « politiquement comme il faut » et partant, le rempart à la dérive droitière et forcément sectaire d’une UMP en voie de FNisation avancée. Avec le cortège habituel des cautions morales et des sondages bidons, ils pilonnèrent le bon peuple de droite de leurs arguments moraux, visant à promouvoir, face à une droite décomplexée, une autre, dépourvue du moindre attribut viril. Ce type de manip’ ayant marché à merveille au PS, ils n’avaient pas de raisons de douter du succès d’une manœuvre aussi solidement éprouvée (Jospin 2002, Royal 2007, DSK 2012…).

Les militants UMP ne sont pas de vulgaires socialistes

;

Seulement le militant UMP n’est pas, contrairement à la plus part de ses élus, un militant socialiste comme les autres. Un nombre significatif d’entre eux (50% plus quelques voix) a même décidé de faire un bras d’honneur gigantesque à la catéchète médiatique. Celui qui devait largement triompher, parce que la Pythie sondagière en avait décidé ainsi, s’est au final lourdement ramassé la gueule. En dépit les trésors d’inventivités niçoises, en matière de bourrage d’urnes, destinés à lui permettre d’inverser la tendance, François Fillon n’a pas pu faire mieux que Balladur face à Chirac. La malédiction de Matignon, sans doute. En réalité, comme nous pouvons le constater élections après élections, le Peuple est plus à droite que ses représentants. Seule la diabolisation persistante du Front National permet à la gauche de maintenir l’illusion … et les postes. Que la digue cède et tout sera emporté. Vingt cinq ans de leçons de morale n’y font rien, le pays est à droite. Pire, si l’on a même l’impression qu’il l’est même de plus en plus, c’est simplement parce que ses élus le sont, eux, de moins en moins.

La droite perd les élections, non pas tant à cause de ses idées, mais bien en raison de leur abandon. Les abstentionnistes sont très largement des électeurs de droite à qui on ne la fait plus. Les gauchistes ne pesant sur les résultats qu’en vertu de leur capacité infinie à croire aux fariboles que leur servent leurs nouveaux curés, sans oublier leur acharnement à être cocus mais contents, ils triomphent par défaut. Gageons que si, à force d’être vilipendé par le camp du bien, Jean-François Copé s’affranchit de ses dernières œillères et décide de mettre le cap à droite toute, le succès sera au rendez vous. Il n’aura même pas besoin de faire alliance avec le FN. Il lui suffira de ne pas l’insulter en permanence et d’éviter, à son endroit, les imprécations moralisatrices méprisantes dont il aura, lui aussi, été la victime. Le Front se dégonflera de lui même, effet bleu Marine ou pas, dès lors que ses électeurs verront de nouveau la possibilité d’une alternative crédible, au consensus mou radical socialiste qui tient lieu de viatique à la politique française depuis l’élection de Giscard d’Estaing à la place de Chaban Delmas. Voilà pourquoi la bande à Marine qui est loin d’être aussi stupide et primaire que nos médias veulent nous le faire croire, canarde Copé à la moindre occasion. Il faut bien admettre qu’il fait une cible facile tant il peine à faire son aggiornamento (la force insoupçonnée des réflexes de caste, sans doute). Il n’en demeure pas moins qu’ils ont senti le danger, eux aussi se souviennent parfaitement du précédent Sarkozy.

Fillon ou le vrai risque d’implosion

Bien que rien ne le prédestinait, si ce n’est la facilité, à endosser le rôle de l’humaniste de service, François Fillon incarne, en définitive, le véritable risque d’implosion de l’UMP. Si par inadvertance, il venait à être désigné Président par les multiples comités Théodule, supposés savoir comptabiliser les votes exprimés, il y a fort à parier que le parti n’y survivrait pas. En premier lieu parce que le RPR qui fut la grande victime de cette Union, n’a jamais été un parti centriste. Si ses cadres ont été amadoués par des prébendes et des honneurs en 2002, ses militants n’ont jamais digéré de voir triompher les idées de la branche molle de l’UDF. Rappelons, pour mémoire, que la machine Giscardienne ne comptait pas seulement des « humanocentristes » mais qu’elle était également constituée par des libéraux qui ont, eux aussi, été les grands cocus de l’affaire.

En se positionnant comme le meilleur défenseur des valeurs de gauche de la droite française, alors que personne ne le lui demandait, François Fillon s’est embourbé, comme Dominique de Villepin avant lui, dans le marais des illusions perdues. Sur ce créneau très encombré, il n’aura jamais la légitimité d’un Jean-Louis Borloo. Ce même Jean-Louis Borloo dont il s’est fait un ennemi farouche en l’empêchant – en accédant à Matignon – de sauver le soldat Sarkozy. On le voit, à l’œuvre, François Fillon sous ses dehors de « gendre idéal » est, en réalité, un très méchant garçon et un mauvais perdant. Le centre est une affaire de famille et le « collaborateur » de Nicolas Sarkozy n’en a jamais fait parti. S’il prend le contrôle de l’UMP, la chasse aux sorcières et le discours suintant la droite honteuse qui s’ensuivra, précipiteront le départ de ce qui reste de patriotes et de libéraux dans ce parti. Qu’ils votent avec leurs pieds, qu’ils reconstituent une formation ou qu’ils partent au Front National importe en vérité assez peu, ils ne seront plus là et l’UMP sera un énième parti centralo-mou-du-genou. Il n’existera plus d’alternative à la droite du Parti Socialiste et c’est cela qui compte pour les stratèges socialistes, à la manœuvre dans ces médias qui chérissent soudain l’ex Premier ministre de « l’agité des Hauts de Seine ». Alors on brandi, frénétiquement, la Lepénisation de Copé comme un totem destiné à conjurer la fatalité du retour d’une véritable alternative de droite.

;

Conclusion

Le FN n’est en vérité qu’un faux problème. Il n’est qu’un épouvantail agité par les accapareurs du débat public. Ses choix économiques font bien plus pour le disqualifier comme parti capable de diriger le pays, que tous les anathèmes déversés sur lui par bien-pensance depuis toutes ces années. La droite française est en phase de recomposition. L’échec de Nicolas Sarkozy aura probablement eu cela de salvateur. Le temps de la reconstruction (de la construction diront certains) idéologique est venu. Il n’est plus honteux d’aimer son pays, d’avoir envie d’en défendre la culture et d’être fier de ses valeurs. Non, toutes les civilisations ne se valent pas et la nôtre est, malgré ses imperfections, très largement au dessus du lot, ne serait-ce que par sa capacité à se remettre en question ! Dans la même veine, de nombreuses forces se lèvent pour reprendre à leur compte la pensée libérale qui, contrairement à ce que beaucoup prétendent, n’est en rien incompatible avec un retour des valeurs de la nation. C’est de la confluence de ces deux forces que naitra le renouveau de la droite française. C’est de cette alliance que viendra l’espoir de libertés nouvelles, d’une prospérité retrouvée par la valorisation de l’effort et du risque. Nous ne devons pas craindre l’apprêté du débat économique, comme nous ne craignons plus celui qui porte sur notre identité. C’est parce qu’il sera libéral que le néo gaullisme incarné, pour l’instant, par Jean-François Copé réussira à sortir la France de l’ornière dans laquelle, quarante longues années de centrisme mou l’a placée. L’avenir appartient bien à cette France d’en bas qui se lève tôt … mais aussi à celle d’en haut qui, si elle se lève peut être plus tard, n’en accepte pas moins de lire « The Economist » sans pousser des cris d’orfraie !


[1] Les habitudes ont la vie dure à l’UMP. Pensez donc que le programme du Président sortant avait été concocté par le « très propre sur lui » Bruno Lemaire. Cela laisse rêveur quant à la volonté de renverser la table. Heureusement que Sarkozy a « droitisé » sa campagne à la fin, au grand dam du « gendre idéal » sus mentionné, sinon il y a fort à parier que la défaite eût été autrement plus cuisante (n’en déplaise aux NKM et autre Bachelot).

STIGMATISONS … IL EN RESTERA BIEN QUELQUE CHOSE

octobre 25, 2012

 

Au commencement était le verbe et avant la lumière régnait le chaos. C’est un fait entendu, dans la mythologie socialiste, le quinquennat Sarkozy menaça jusqu’à la survie même de la République et vit le triomphe de la « dérive ». Qu’elle ait été sécuritaire, identitaire ou libérale, de toute façon elle fut et c’est en cela que ce mandat se trouva placé sous le sceau de l’infâmie, par les « Humanistes » de Solférino. Nous l’ignorions pauvres incroyants que nous sommes, mais Sarkozy c’est Vichy ! La preuve : les deux se terminent par un « y ». Une fois posé ce brillant constat qui a permis d’effrayer le bobo et de placer Culbuto à l’Elysée et Incapablito à Matignon, que constatons nous ? Avançons nous vers la réconciliation nationale et le « Rassemblement » tant promis par le mec « normal » à l’issue de son monologue « moi Président » lors du débat de l’entre deux tours ? Force est de constater, au contraire, que le pays n’a jamais été autant divisé et que ce n’est pas près de s’arranger.

Le possédant possédé

 

Opposants crypto fasciste à la juste réforme des honoraires

La plus-value de la gauche, en terme de communication, c’est sa posture moralisatrice. Les socialistes ne font plus de politique, ils font la morale au Peuple. Attention, pas n’importe quelle morale, non ! Une morale laïque, progressiste, républicaine et … quasi obligatoire. Ils sont tellement l’incarnation du « Gentil », qu’ils frisent le « Parfait ». Dans ces conditions, s’opposer au gouvernement c’est, vous l’aurez compris,  s’écarter du droit chemin en dérapant (nécessairement). Il convient donc de combattre l’hérésie, de restaurer la Justice et tout ce qui s’y oppose doit être balayé. La critique n’est plus acceptable, elle est amorale, souvent blasphématoire, toujours impie. Et les rassembleurs d’hier d’exclure, au nom de leur morale, tout ce qui résiste à leurs ambitions.

Nous l’avons vu, le tour de vis fiscal tient plus de l’accaparement que de l’effort justement réparti. Au nom de la concorde nationale, il convient de désigner l’infâme, privilégié par dame fortune, à la vindicte populaire. Comme aux plus belles heures de l’Union Soviétique, le possédant devient un ennemi qu’il convient de saigner. La richesse est suspecte car elle est synonyme de larcin. On ne s’enrichit pas par son travail où son mérite mais sur le dos des autres. Le capitalisme, c’est bien connu, c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Voilà ce qui justifie la punition fiscale que nous concocte le couple Hollande-Ayrault. Si l’on résiste, si l’on renâcle ou si l’on prend la poudre d’escampette fiscale, on est au mieux traité de « riche con ». Il faut dire que l’Etat PS a de gros besoins. Normalito a vendu de la concorde aux bobos et du droit de vote aux banlieues. Les premiers seront donc plumés au nom des promesses non tenues, faites aux seconds. Que l’on se rassure, tout de même, cette rapine sera exécutée dans un esprit de justice.  Car chez ces gens là, morale et justice sont toujours aussi intimement liés que vaseline et …

Haro sur les médecins libéraux

C’est cette même sémantique stigmatisatrice qui est à l’œuvre dans la grande affaire du moment : celle des dépassements d’honoraires des médecins. Au nom de la morale, et non de l’efficacité économique, nos gouvernants somment donc ces affreux profiteurs, de rentrer dans le rang et d’en rabattre sur leurs prétentions à vivre décemment, de leurs longues et difficiles études. Médecin (quand il exerce dans nos frontières) c’est déjà pas très socialiste mais si en plus celui-ci à l’outrecuidance d’être libéral … Dans tout ce vacarme politicien, il faut toutefois bien reconnaître une chose : c’est que, pour le patient, ces tarifs « à la carte » ont quelque chose de déroutant. La sectorisation est une jungle impénétrable et l’on comprend mal ce qui motive le supplément qui nous est très (trop) souvent demandé. De là l’exaspération d’une part croissante de la population qui voit son pouvoir d’achat amputé par des suppléments qui paraissent d’autant moins justifiés que les prélèvements d’assurance santé (Sécurité sociale et mutuelles réunies) ne cessent d’augmenter.

En réalité, il faut en revenir aux fondements de l’économie pour percer la mécanique à l’œuvre et les « attentions » socialistes actuelles, envers la médecine libérale. Nous vivons dans un système schizophrène qui, au nom du dogme de l’égalité conjugué au mirage de la limitation des dépenses, organise en réalité la répartition de la pénurie. Comme nous sommes en France, cette dernière peut être contournée par une succession de passe-droits où le seul critère de sélection est la fortune du patient. Des générations d’énarques se sont persuadées que le problème venait du nombre des médecins et non du vieillissement des patients. Si vous ajoutez à cela des relations incestueuses entre les mêmes et les laboratoires pharmaceutiques vous commencez à cerner le problème.

Revenons en aux principes. N’en déplaise à nos blouses blanches, l’acte de soigner est un acte de commerce comme les autres. Si l’on ne vend pas un bien mais un service, il n’en demeure pas moins que l’offre rencontre la demande et qu’un prix se forme. Pourquoi, dans ces conditions, observons nous des prix aussi élevés ? L’explication est d’une simplicité toute socialiste. Ce qui est rare est cher et par le biais de multiples entraves, au nombre desquelles se trouve le « numerus clausus », les pouvoirs publics, avec la bénédiction des médecins, ont entretenus la pénurie. Dans un système de santé libre, un tel déséquilibre de marché entre l’offre et la demande entrainerait nécessairement un rééquilibrage par une augmentation de l’offre. Cette mécanique correctrice étant impossible dans une économie administrée, les prix demeurent artificiellement hauts. C’est vrai pour la médecine de ville mais c’est surtout vrai pour la médecine hospitalière et là, il n’y a plus personne au gouvernement pour la ramener. Taper sur les libéraux de droite pour les excès des praticiens hospitaliers supposés être de gauche, c’est aussi stupide intellectuellement que politiquement. Ceci dit tant que l’on parle de ça, on ne voit pas réapparaitre la CMU et l’AME qui coûtent, à elles deux, aussi cher que nos fameux dépassements d’honoraires, mais à l’Etat, donc au contribuable. Les patients payent en honoraires, l’incurie de leurs gouvernants et en impôts leur générosité face à la misère du monde. C’est la version collectiviste (Sécu) de la double peine.

L’Histoire de France n’est plus que repentance

Pendant ce temps là et alors que le ministre de l’Education veut instaurer des cours de morale républicaine, tout en dépénalisant le chichon, nous pouvons légitimement nous inquiéter pour l’avenir de nos enfants. Le mouvement de décérébration des futurs citoyens, déjà bien entamé sous la droite, s’amplifie avec l’arrivée au pouvoir du parti de l’intelligence. Normal Premier entrant en concurrence mémorielle avec ses prédécesseurs « crypto fascistes » (surtout le dernier), il se devait, en conséquence, de faire plus vite et plus fort, dans le domaine de la repentance. Nous venons donc d’avoir droit à un battage de coulpe en règle, avec tous les anachronismes et les réécritures de l’Histoire qui vont avec, à propos de la « manifestation » du 17 octobre 1961.

Présenter cette manifestation interdite du FLN, contre lequel le contingent était engagé, comme une vulgaire promenade de SOS racisme entre Bastille et République est un foutage de gueule de premier ordre. Certes, la Police n’y est pas allée de main morte (si l’on peut dire) mais en déduire, à l’unisson de tous les porteurs de valises, que la République a commis un crime impardonnable, c’est aller un peu vite en besogne. Encore un petit effort et nos bons esprits vont nous comparer cette affaire à la Saint-Barthélémy (encore un « y » !). Cette course à la repentance n’est pas neutre. Elle vise en premier lieu à ternir l’ombre tutélaire du père de la Vème République, à côté duquel, le dernier avatar en date de ses successeurs fait figure de punaise ou de morpion (c’est selon). Dans un second temps elle permet de justifier l’importation massive d’un nouveau peuple, en remplacement des autochtones, au nom de cette fameuse culpabilité coloniale qui, compte tenu des délais, ne devrait raisonnablement plus hanter que les plus de soixante dix ans.

En moins 17 avant que Jean-François Copé ne décomplexe la droite, c’est Jacques Chirac qui initia ce mouvement, en reconnaissant la responsabilité de la France et non simplement de Vichy, dans la déportation des juifs. Bien que sincère, cette reconnaissance fut surtout proclamée trop tard pour être utile. Il faut dire que ce n’était pas Mitterrand, le grand inspirateur de notre actuel repentant, qui pouvait parler en toute impartialité des turpitudes des collaborateurs du Maréchal … A l’heure des revendications identitaires naissantes, cette reconnaissance qui voulait refermer un traumatisme a, au contraire, ouvert la boite de Pandore. Nous avons, depuis, assisté à une succession de pétitions victimaires, servant en réalité de cache sexe, aux ambitions et aux appétits de prébendes, de ceux qui s’en faisaient les porte-paroles. C’est ainsi que dernièrement, Matignon a pu, le plus sérieusement du monde, envisager d’étudier la possibilité de mettre en œuvre des réparations financières pour la traite négrière, menée par notre pays jusqu’au milieu du XIXème siècle. Comme si les tombereaux d’argent que nous déversons annuellement sur les Caraïbes et la Réunion étaient autre chose que l’expiation d’un passé douloureux.

Si un des conseillers, un peu plus normal que les autres, du Président éponyme, nous a sauvé de ce ridicule, au grand dam du CRAN (et non pas du KLAN), le simple fait que l’on ait pu y réfléchir chez le Premier ministre, en dit long sur l’état de la France (et du titulaire du poste !). A ce rythme là, je ne doute pas que nous allons bientôt être amenés à indemniser le roi Abdallâh d’Arabie Saoudite pour l’inqualifiable action de haine qui a conduit Charles Martel à arrêter à Poitier, la noble et juste expansion des soldats du Prophète. Lorsque l’on enseigne de manière aussi orientée, l’histoire d’un pays, à ses enfants, c’est que l’on prépare sa disparition pure et simple.

Effacer la mémoire d’un peuple c’est lui dénier le droit à l’existence. C’est vieux comme le monde. La culpabilité, c’est ce que le socialisme rampant de tous les spécialistes du merveilleux monde de l’éducation a trouvé de mieux, pour préparer le terrain au remplacisme. Cette technique, développée par le Think Tank socialiste Terra Nova, consiste à substituer un prolétariat d’importation, à un monde ouvrier qui a depuis longtemps abandonné le PS pour se tourner vers le FN, dans l’espoir de sauver son « genre humain ». Ne parler que des crimes d’une France blanche c’est justifier sa rédemption par le métissage, même si on ne voit pas très bien quel ciment permettra au nouvel ensemble de tenir. En matière de Peuple comme en matière de cohésion nationale : le changement c’est, malheureusement, maintenant !

 

LE COUP DE MASSUE FISCAL

octobre 11, 2012

Si en 1981 nous passions, selon certains beaux esprits,  de l’ombre à la lumière, en ce qui concerne la fiscalité, l’arrivée de François Hollande le 6 mai 2012, nous a fait brutalement revenir à l’âge de pierre. Si l’on peut reconnaître une constance à Normalito, c’est bien celle de vouloir punir le possédant et dieu sait qu’il a, de ce dernier, une notion extensive. A l’instar du Boche : « Le riche paiera », tel fut, avec le dénigrement systématique de Nicolas Sarkozy, l’antienne de sa campagne. Comme son adversaire était, de notoriété socialiste l’ami des riches, la boucle était bouclée. Le résultat de cette farce c’est que les Français ont remplacé un agité par un incapable et qu’ils vont doublement en payer les conséquences.

Le choc des réalités

Nos petits marquis étaient à peine installés aux commandes de la fille ainée de l’Eglise que ces salauds de patrons lançaient leur première offensive destinée à saper l’action de « l’avenir radieux du prolétariat ». PSA, au bord de l’asphyxie et en notoire surcapacité de production, annonçait la fermeture de son usine d’Aulnay. Branle bas de combat dans toutes les soutes de la machine à décérébrer le pigeon l’électeur. Tout ce qui compte dans la gauche qui pense (et qui le fait savoir), y est allé de son couplet sur les deux cent familles, le complot des puissances de l’argent et bien sûr de l’héritage. Ces Peugeot, qui ne s’étaient donné que la peine de naitre, allaient rendre gorge et des comptes à la République. A défaut du feu nucléaire, le Président déclenchait sur eux le pétard Montebourg. Ce dernier, après avoir fait le paon devant les caméras et les ouvriers a dû, piteusement, faire machine arrière. Le rapport qu’il avait pourtant pris grand soin de commander à un camarade au nom de centurion romain (le rapport Sartorius), validait en tout point la stratégie de PSA. Caramba ! Voilà la Révolution trahie de l’intérieur.

La panade dans laquelle se débat l’industrie automobile française n’a en réalité que très peu à voir avec un quelconque complot du Capital ou l’héritage de ces salauds de droite. Elle doit tout à l’incurie de la gauche ! Qui sont en effet les crétins qui découvrent, sur le tard, les conséquences des politiques anti bagnoles menées depuis 10 ans dans les grandes villes contrôlées par des majorités roses vertes ? Qui sont ceux qui stigmatisent (pour reprendre à bon escient un verbe mis à toute les sauces) les automobilistes accusés de tous les maux pour complaire à des Khmers Verts qui ne dépassent pas 3% des voix aux Présidentielles ? Enfin, quelle est la sombre buse qui vient de doter les voies sur berges d’une multitude de feux rouges, générateurs de bouchons gigantesques, que le même cuistre a le culot de prétendre fantasmés par ses adversaires ?

Les abrutis sorciers de Solférino découvrent que, derrière ces maudites voitures, ce sont les emplois de centaines de milliers de travailleurs que leurs incantations écolo-apocalyptiques menacent. Le réchauffement climatique est discutable, tout comme peut l’être l’existence de Dieu. D’ailleurs le clergé de la bien pensance écologiste, ne reproche-t-il pas, précisément, à ses opposants de ne pas « croire » au réchauffement climatique ? Ce qui n’est en revanche que peu discutable, c’est le chômage de masse qui résulte d’un effondrement des ventes d’automobiles, consécutif à la chasse à l’auto, entreprise pour promouvoir le collectivisme ferroviaire.

La compétitivité pour les nuls

Alors, pour masquer les conséquences de leurs errements passés, les amis du Président chiffon[1] nous proposent un avenir radieux par la grâce de leur clairvoyance. Ils ont compris, après l’avoir nié pendant la campagne, que notre pays souffrait d’un défaut de compétitivité. Et nos énarques de nous promettre un choc en la matière. Dans les 5 prochaines années, c’est, des 40 milliards de la politique familiale, que le gouvernement compte alléger sa prédation sur les ressources des entreprises. Comment croyez vous donc qu’il va bien pouvoir s’y prendre pour ce faire ? En abaissant le volume des dépenses. Bien sûr que non ! Il va transférer à d’autres, la charge de payer un dispositif que nous ne pouvons plus nous offrir. Les ménages passeront à la casserole. Tous les ménages, pas un sur dix, tous ! Par la magie d’une augmentation de 2 à 4 points de la CSG, ce qui représente tout de même la bagatelle de 50€ par mois pour un salarié payé au SMIC.  Tous les Français, sans exception, vont donc prendre le choc de la compétitivité en pleine poire.

Si, à l’instar du traité « Merkozy » qu’il convenait – souvenez vous – de renégocier séance tenante, vous avez l’impression d’être pris pour un con, vous ne vous trompez pas ! Après avoir supprimé la TVA sociale, les socialistes nous inventent la CSG sociale. A cette différence près que ce ne sont pas les importations qui vont payer la note, mais le bon Peuple. Certes le gouvernement Fillon n’avait pas eu beaucoup plus de courage que les socialistes, puisqu’il ne coupait que symboliquement dans les dépenses. Lui aussi se contentait de transférer le bébé, sans en réduire le poids. Mais il n’avait pas les oeillères idéologiques de la gauche. Devant l’inévitable, ils auraient fini par se faire violence et bon gré, malgré, par tailler dans les dépenses. Les socialistes étant structurellement incapables de s’attaquer au gras, nous allons donc nous faire plumer sans cesse d’avantage, à mesure que ces « braves » gens tenteront de remplir le tonneau de danaïdes. Cette fuite en avant fiscale pose d’ailleurs le principe, plus général, du consentement devant l’impôt.

L’impôt juste n’est pas juste un impôt.

Contrairement à ce que le socialisme ambiant nous professe, l’impôt ne va pas de soi. Il résulte d’un contrat moral passé entre des hommes libres et un Etat. Les premiers mutualisant une partie leurs ressources, pour permettre au second de leur rendre un certain nombre de services qu’il leur serait impossible de s’offrir tout seul. Voilà pour le principe. Dans la réalité, nous assistons, en France, à un détournement complet de cette philosophie. Le « service » rendu  au « public » par l’Etat ayant été érigé au rang de Totem, il n’est plus question d’un quelconque « contrat ». En réalité, tout un tas de corporations de fonctionnaires ou assimilés tels, puisent allègrement dans le trésor public, les moyens de se servir de l’Etat. Toutes les ressources de la Nation doivent, en conséquence, aller nourrir le Moloch insatiable. Vous aurez, à ce titre, noté que les fameuses « remises consenties aux riches » et autres « niches fiscales » sont présentées comme autant « moins values fiscales » (sic !) dont on spolierait presque l’Etat. La presse est la grande fautive, elle qui, ne crachant pas sur ses propres avantages, n’en dénonce pas moins avec ardeur, ceux des autres. L’esprit vichyssois le plus pur anime cette jurande d’agioteurs d’idées (si l’on peut appeler ce brouet des idées).

Dans ces conditions d’accaparement de toute richesse au nom de l’idée supérieure que les fonctionnaires se font de l’Etat, il n’est pas étonnant que les pigeons tentent de fuir. Et nos énarques d’en appeler au patriotisme de ces traitres. Le fait que les partageux de l’argent des autres, en soient réduits à utiliser le vocabulaire qu’ils n’en finissent pas de vomir dans toute autre circonstance que fiscale, en dit long sur leur détresse. C’est que ces salauds de riches ne font pas que thésauriser. Ils consomment et même, pas qu’un peu ! Envoyer un nanti se faire voir la feuille d’impôt en Suisse, c’est un peu comme dégouter un Parisien de prendre sa voiture. Les conséquences sont immédiates. Les excès du collectivisme finissent toujours par se retourner contre ceux qui ont cru au miracle des « lendemains qui chantent » sans les efforts qui vont avec. Il faut dire qu’à force de dire à des bœufs qu’ils auront l’argent des autres en votant socialiste, certains esprits faibles finissent par y croire. C’est comme ça que l’on finit par se retrouver avec Hollande à la tribune de l’ONU (quand son ex lui permet d’y accéder).

Keynes trahi par les siens

Martine a enfin vu le loup !

Il faut bien reconnaître pourtant, que lorsque l’on ne consomme plus, on ne produit plus non plus. C’est d’ailleurs sur ce credo du soutien à la consommation que la gauche, au pouvoir depuis trente ans[2],a justifié les politiques économiques désastreuses qui nous ont mené dans le mur du surendettement. C’est qu’à entendre ces « brillants » économistes, il ne fallait surtout pas « tuer la consommation » qui comme chacun le sait est le « moteur » de l’économie française. On pourrait argüer, à juste titre, que ce n’est pas une raison pour faire tourner ce moteur à crédit mais, là n’est pas le propos.

Si l’on croit à ces foutaises, il faut donc faire en sorte de protéger le pouvoir d’achat de ceux qui font tourner la machine. Malheureusement ce ne sont pas les pauvres qui alimentent, en premier, ce fameux moteur. Malgré les transferts d’Etat – qui nous sont présentés comme de nature à permettre tous les excès consuméristes du prolétariat – ce sont d’abord ces salauds de riches qui, en surconsommant, permettent à ceux qui produisent d’offrir un emploi à leurs ouvriers. Ces derniers, à leur tour, participent à la fête, mais à un moindre degré. Car aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le pauvre consomme très peu de produit à forte valeur ajoutée. Dès lors, comme l’autre moteur de la croissance est « l’innovation technologique », on s’aperçoit vite fait que celui qui a les moyens de faire  tourner les usines nationales, c’est le bourgeois. Le prolo, lui, il fait tourner celles de ses concurrents Chinois, c’est plus à sa portée. A qui croyez vous donc que bénéficie, au final, les « primes rentrées » et autres fariboles de même tonneau social ? Lorsque par hasard le pauvre investit dans la technologie, c’est que l’on a subventionné son acte d’achat. C’est la « prime à la casse » mais surtout la politique de l’Euro fort qui rend les importations bon marché, ce qui incite à délocaliser sa production pour s’adapter à la concurrence, avec toutes les conséquences joyeuses que nous vivons actuellement (déficit record du commerce extérieur, chômage en hausse, moral en berne …). Donc, surtaxer les possédants en période de crise, c’est être sûr de trouver l’effet inverse de ce que l’on recherche. Ceux qui le peuvent fuiront et les autres, moins fortunés mais pas encore pauvres, économiseront ; mais dans un cas comme dans l’autre, ni les uns ni les autres ne consommeront. Et dire que dans la dialectique socialiste, une des plus grandes "fautes morales" de la monarchie a été la révocation de l’édit de Nantes …

Le Keynes killer

Conclusion, sans le vouloir, les Cahuzac et autres Moscovici, viennent de nous rendre un fier service. Leur politique enterre définitivement ce bon vieux Keynes. Bien évidemment, ils sont inconscients du miracle qu’ils accomplissent. Beati pauperes spiritu. Tout à leur tache de faire prendre au peuple de gôôôche, des vessies d’austérité pour les lanternes de la croissance, ils sont même persuadés du contraire. Il faut dire qu’en cette matière, comme pour l’immigration, il convient de nier l’évidence pour paraitre résoudre le problème, aux yeux de ceux qui n’ont jamais eu le courage de se poser la question des solutions a y apporter. A l’issue des cinq longues années du règne de Hollandréou, nous serons donc prêt à passer du socialisme à la lumière. Nous nous convertirons, enfin, aux vertus de l’économie de marché. Que de temps perdu en tergiversations et atermoiements de toutes sortes, pour finir par en arriver là où les Anglais, les Suédois et les Allemands (pour ne parler que des Européens) nous ont précédés. Mais enfin, ne dit-on pas qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ? Il est simplement trop tard pour le faire sans casse … Nous aurions pu nous épargner bien des peines et des drames mais il eût fallu pour cela avoir du courage. Nos politiciens en sont assez largement dépourvus, c’est une évidence mais c’est aussi le principe même de la démocratie : les électeurs n’ont jamais que les hommes politiques qu’ils méritent !


[1]Avez vous remarqué à quel point le chef de l’Etat aussi en pointe dans le domaine de la mode que l’est notre pays, peut être mal habillé ? Il combine, chose rare, une élégance de porte manteau à un goût suspect pour les cravates aux nœuds mous. Tout ça doit pouvoir se psychanalyser mais je ne suis pas sûr de goûter comme il se doit le message freudien inhérent à ces travers. 

[2] Il faut bien reconnaître que les dix dernières années, supposées être de droite, n’ont pas été plus libérales en matière économique qu’elles n’ont été nationales en matière d’identité ou strictes en matières de lutte contre la délinquance


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 65 followers