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BONNE ANNEE MON CUL !

janvier 13, 2011

 

A peine avions nous franchi le cap de 2011 que nos médias favoris nous donnaient un généreux coup de bourdon. La France, selon un sondage dont l’intérêt n’échappera à personne, est championne du monde du pessimisme. A en croire cette recherche, nos compatriotes seraient moins optimistes que les Albanais et même les Afghans. En dehors du fait que cette constatation ne lasse pas de nous émerveiller sur les prouesses des sondeurs qui arrivent à extraire des « échantillons représentatifs de la population » dans les coins les plus improbables de la planète, à quoi peuvent bien servir de telles études ? A rien d’autre qu’à démontrer, par l’absurde, que l’on peut faire dire n’importe quoi à n’importe qui, tout dépend de la façon dont on pose la question. Il serait urgent que ceux qui nous servent de gouvernants, renvoient les charlatans qui font profession de prédire tout et son contraire par le biais de ces divinations. Qu’ils cessent enfin de prendre leurs décisions dites « stratégiques » à la vue de ces élucubrations, pour se mettre de nouveau en phase avec la société qu’ils prétendent diriger.

On le voit bien ces derniers temps, l’aura populaire vient de la transgression des dogmes que le scientifisme sondagier nous présente pourtant comme immuables. Enfermés dans leurs tours d’ivoire, gavés de privilèges et autres passe-droits, nos élites sont devenues incapables de comprendre les attentes des Français. La montée de ce que nos bonnes âmes qualifient rageusement de populisme, faute d’en maitriser les codes, ne s’explique pas autrement. A l’immobilisme de nos partis de gouvernement sur des questions aussi essentielles que l’assimilation, l’identité nationale et le projet français, répondent dans le pays, le pessimisme et la montée des extrêmes, de gauche comme de droite.

La fin programmée du mythe multiculturel

Après nous avoir assuré que le moral du Français se situait en dessous de celui du Taliban moyen (qui possède, lui, plusieurs femmes sous cloches, une belle barbe, des chèvres avenantes et une kalachnikov rutilante d’où sa confiance en l’avenir), la fièvre sondagière s’est tournée vers la perception que ces racistes invétérés d’Allemands et de Français avaient de l’islam. Quel fut le résultat ? Dans les deux pays les mahométans  sont perçus comme un danger par près de la moitié de la population. Est-ce un si grand hasard que de constater pareil résultat, après une décennie d’affirmation « pacifiste » du droit à la différence religieuse par le moyen du meurtre à échelle industrielle ? Lorsque, loin de les inciter à se fondre dans la masse d’une société occidentale ouverte et généreuse, le fanatisme religieux pousse un nombre grandissant de musulmans à revendiquer toujours plus bruyamment leur « identité », en envahissant les rues et en voilant leurs femmes, on s’étonne plutôt que seulement 42% des français les perçoivent comme une menace…

Le fait que 68% des Français et 75% des Allemands estiment que les musulmans sont peu ou pas du tout intégrés, procède de la même évidence. Nos voisins d’outre Rhin en ont tiré les conséquences en proclamant la fin du « modèle » multiculturel qui n’a jamais été rien  d’autre qu’une chimère d’intellectuels de la côte est des Etats-Unis complètement ravagés par le LSD. Le « pot » à l’exception de la Californie (et encore) n’a jamais été aussi « melting » que l’on a bien voulu le prétendre de ce côté ci de l’Atlantique où l’on hait les Etats-Unis autant qu’on les fantasme. Il a toujours mieux valu être un noir antillais en France qu’un noir américain à Washington. Même si Obama est Président et qu’Elie Demota reste syndicaliste, je persiste à affirmer que la société américaine est moins ouverte aux « minorités visibles » que les sociétés européennes. Ce qui est en revanche parfaitement exact, dans un pays sans passé et donc sans véritable identité comme les Etats Unis, c’est que l’on peut venir des quatre coins du monde avec ses convictions religieuses et s’y établir, tout en poursuivant ses petites traditions et bigoteries culturalo-cultuelles. Le communautarisme n’a jamais choqué grand monde, bien au contraire, dans un pays où les membres de l’élite protestante ont toujours pris grand soin de rester entre eux, cette « tolérance » l’assurait au contraire de la permanence du non mélange dans ce pot mythique.

Dans la vieille Europe en général et dans les pays catholiques en particulier, il n’a jamais été de tradition d’admettre les pratiques déviantes. Ne dit-on pas qu’à Rome il faut faire comme les romains ? En France, nous nous sommes même longuement étripés de toutes les façons possibles et imaginables sur ces questions. Pour y remédier nous avons progressivement repoussé le religieux vers la sphère privée. La désacralisation du spirituel qui en a résulté et que nous appelons laïcité par commodité, rend d’autant plus menaçant, pour nous, le retour en force du fait religieux, que nous nous étions parfaitement accommodés de sa disparition. Cette résurgence d’un mode de vie à bien des égards archaïque dans nos sociétés occidentales, est portée par cette immigration massive dont nos dirigeants n’ont jamais voulu, ni débattre des principes ni même mesurer les conséquences.

Le divorce entre le peuple et ses dirigeants

Il faut dire que de nombreux « penseurs » ont vu dans ces masses en mouvement l’instrument de la fin de cette nation que leur internationalisme militant leur faisait détester. Au grand dam de leurs élites mondialisées, les français sont restés attachés à leur modèle national. C’est que le mythe à la vie dure et notre pays un destin. L’identité française s’est construite selon le principe qui veut qu’en rejoignant la France, on devienne Français en faisant siennes, du  même coup, les caractéristiques et la culture de son pays d’adoption. Cette politique porte un nom : l’assimilation. Le particularisme ethnique d’origine se fond dans celui du collectif choisi. Le nouvel arrivant se débarrasse de ses oripeaux à la frontière, pour entrer dans le costume national. Tel est le schéma qui prévaut, depuis la Révolution, dans le Peuple, lorsque l’on vient lui parler d’accueil des étrangers. La France est un phare qui attire les partisans de la liberté. Les opprimés n’ont qu’une hâte : celle de rejoindre l’avant garde du progrès humain. Le fait que la Russie soviétique ait eu le même mot d’ordre ne doit rien au hasard. Cependant, dans les deux cas, les citoyens ou les camarades qui rejoignaient le mouvement étaient priés de le faire en laissant leurs croyances passées au vestiaire de l’Histoire. On cherche encore avec ardeur, l’équivalent marxiste-léniniste des ces « accommodements raisonnables », si chers à nos inlassables propagandistes du droit à la différence.

 

On devient français parce qu’on l’a souhaité ardemment et non pour bénéficier de droits sociaux ou pour permettre de résorber les statistiques du nombre d’étrangers présents sur le sol national. Chez ceux qui nous ont rejoint sans le vouloir ou par intérêt économique, il n’existe aucune volonté d’adhésion aux valeurs communes. Bien au contraire il s’agit de vivre en France comme on vivrait au bled. Pas question « d’aliéner sa culture ». Pour vivre heureux, vivons séparés.

En réalité les Français sont profondément rétifs à l’apartheid. Les petits arrangements avec les barbus conduisent en pratique à la montée d’un communautarisme à visée séparatiste, des populations musulmanes. L’identitarisme mortifère, entretenu par des religieux trop contents de continuer ainsi à percevoir les rentes que leur vaut leur ministère sur leurs « fidèles », produit cette sourde inquiétude quant à notre devenir. Ainsi conduite par les gribouilles qui nous gouvernent, l’immigration, loin d’être « une chance pour la France », devient un fardeau d’autant plus lourd à porter, qu’aucun effort n’a jamais été fait pour accueillir les populations concernées. Puisqu’il ne fallait pas montrer l’ampleur d’un phénomène qu’il convenait de nier, malgré les évidences, nos politiciens ont toujours refusé, avec la dernière énergie (pour ça, ils en avaient) les statistiques sur base ethnique. Partant, l’appareil d’Etat s’est montré incapable de gérer les conséquences d’un afflux massif de populations non francophones[1], aussi bien en terme d’éducation qu’en terme de logement. Il s’en est suivi la ghettoïsation de nos banlieues dont nous constatons chaque jour les ravages, comme cette inexorable montée de la violence. Celle-ci n’est pas gratuite, contrairement à ce que professent les penseurs autorisés. La force est le moyen le plus simple d’asseoir sa domination sur sa tribu. Faute de nous être préoccupé à temps des conditions d’installation de cette nouvelle vague d’immigration des années 90 et 2000, nous sommes en train d’assister à la lente tribalisation du pays.

C’est de cela que les Français se rendent compte jour après jour. Le mensonge de la caste parlante sur la réalité des bouleversements en cours, leur est proprement insupportable. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin les raisons du pessimisme ambiant. A gauche comme à droite l’alternative n’existe que dans les extrêmes, tant les partis de gouvernement se confondent par leur commune inaction dans ces domaines. Les lignes bougent timidement, à l’UMP principalement, sous la férule de son nouveau Secrétaire général. Cela sera-t-il suffisant pour faire face à la tempête qui se lève. Nous verrons bien ! Un Copé ne fait pas le printemps et nous n’avons pas d’autre choix que d’attendre … pas de quoi nous rendre très optimistes pour cette nouvelle année.


[1] Contrairement à une idée reçue un pays ayant le français comme langue officielle n’implique pas que l’ensemble de sa population parle notre langue.

 

CHRETIENS D’IRAK ET CRETINS DE FRANCE

novembre 21, 2010

 

En Irak, spectaculairement,  mais hélas aussi un peu partout au Moyen Orient, on s’achemine,  doucement mais sûrement,  vers la fin du christianisme.  Non que les Coptes et autres Syriaques aient soudain décidé de se convertir en masse, bien au contraire.  Alors qu’ils somment l’Occident  d’en finir avec « l’islam des caves », les tenants de la « Religion d’Amour, de Tolérance  et de paix » qui domine en ces contrées ont simplement décidé que les infidèles n’avaient plus leur place parmi eux.

La fable de la bienveillance islamique

S’il est un conte plaisant, très en vogue dans les milieux interlopes de l’intelligence mondialisée, c’est bien celui de cette « tolérance » des musulmans. A croire les propagandistes acharnés de cette fiction, le haut degré de civilisation des partisans de Mahomet les mettrait à l’abri des tentations,  si chrétiennes,  d’intolérance et de persécution à l’égard de tout ceux qui ne prient pas comme eux.  L’attentat en plein cœur de la Cathédrale de Bagdad,  les assassinats de prêtres en Turquie,  la chasse aux missionnaires en Kabylie,  tout comme les condamnations à mort pour cause de blasphème au Pakistan,  auraient pourtant dû ouvrir les yeux des plus béats zélateurs de ces si admirables pacifistes Barbus.

La réalité, c’est que nous assistons depuis quelques années à une chasse organisée au chrétien,  qui a pour but de rendre « religieusement purs » les pays musulmans.  La si fameuse « communauté internationale » a même un nom pour ce type de comportements.  Il se trouve cependant peu de grands esprits pour  dénoncer des agissements, si contraires à « l’idée » que l’on se fait généralement de l’Homme. Qui osera appeler un chat un chat  et nettoyage ethnique  l’élimination des chrétiens d’Orient ?

Deux poids et deux mesures

C’est que l’expression n’est pas neutre ! Lorsque dans les années 90, les  Serbes se trouvèrent confrontés à la montée des tensions religieuses dans les ruines de l’Etat Titiste, ils  procédèrent selon une méthode éprouvée de longue date dans les Balkans (comme partout ailleurs depuis des siècles) : l’épuration ethnique.

Il convenait alors de redonner une cohérence territoriale et religieuse à un patchwork mal taillé. Seulement voilà, les grandes âmes anglo-saxonnes qui venaient de casser de l’irakien avec la bénédiction des pétromonarchies du golfe ne l’entendirent pas de cette oreille. Elles rameutèrent le ban et l’arrière ban de leurs affidés au nom de la défense des minorités religieuses « injustement opprimées » et bombardèrent Belgrade en cassant du Slave (et du Chinois au passage mais là, c’était une erreur).

En nous joignant à cette « opération de police » au nom de la pensée correcte, nous avons participé au démembrement de notre plus vieil allié dans la région. Nous le faisions pour le principe,  car nous ne pouvions tolérer qu’un homme fût persécuté en raison de sa foi ; héritage des « années sombres de notre histoire » oblige. Pourtant, les troupes que nous engageâmes alors en Bosnie puis plus tard au Kosovo revinrent toutes avec le même message : « nous nous trompons d’ennemis ». La Grande Muette étant ce qu’elle est et la presse « libre » aussi, nos dirigeants ont fait ce qu’il convient de faire en pareil cas : les sourds.

Et maintenant que les chrétiens d’Orient sont  exactement dans la même position que les Bosniaques et autres Kosovars d’hier, que faisons nous pour leur venir en aide ?

Rien, puisqu’ils ne sont la cible que

« d’extrémistes qui ne sauraient être confondus avec la grande majorité des musulmans ».

En réalité, le tort des Serbes est d’avoir eu un Etat pour organiser les choses. Ils se seraient contentés d’actes perpétrés par des « groupes de terroristes incontrôlables  et fanatisés» à l’encontre de leurs minorités religieuses qu’ils seraient encore chez eux au Kosovo.  Elle a bonne mine, la « communauté internationale » avec ses grands principes qui ne sont en définitive applicables qu’à ceux qui veulent bien se les laisser imposer.  L’universalisme si cher à l’Occident en prend encore un coup.  Avec pour conséquence que les seuls que l’on puisse impunément ratonner en ce bas monde, sont précisément ceux qui croient à l’universalité de l’Homme : les chrétiens.

Ces Crétins  qui font des histoires en croyant la faire

En France pendant ce temps là, on débat du sexe des anges et on en vient à s’interroger sur le fait de savoir s’il est bien convenable d’accueillir aussi ouvertement  les chrétiens persécutés.  C’est vrai qu’il est tellement plus noble d’ouvrir nos bras à toute la « misère du monde » qui n’a qu’une hâte,  une fois installée chez nous : celle de se doter, entre autre, des lieux nécessaires à l’expression de cette foi si pacifique qui leur tient lieu de mode de vie. Bien sûr tous les musulmans ne sont pas intégristes, mais à force de tout lâcher on en vient à désespérer précisément ceux qui ont embrassé avec enthousiasme nos valeurs de liberté et de laïcité. La foi est une affaire privée qui n’a jamais provoqué autre chose que des catastrophes lorsqu’on l’a agitée en public. Il y a des églises et non des mosquées dans chaque village de France, ben c’est comme ça ! On ne va pas passer notre temps à s’excuser des racines que nos gouvernants n’évoquent que du bout des lèvres, pour un bénéfice nul puisque cette négation, ne règle rien aux problèmes d’intégration de populations qui la refusent. La capacité qu’ont nos élites à se faire botter le cul, tout en en redemandant, est proprement stupéfiante.

Nous en avons l’illustration avec le débat qui depuis la rentrée et en dépit, ou peut être à cause, des spasmes d’agonie de la France protégée, agite le petit monde de la pensée unique autours des projets culturels de la Présidence.  Nicolas Sarkozy, comme ses prédécesseurs, est pris du complexe de Pharaon et souhaite laisser une empreinte muséographique de son règne. Dans ce domaine, au moins avait-il annoncé la couleur, puisque durant sa campagne il avait fait part de son souhait de voir se créer un Musée de l’Histoire de France.

Les échéances se rapprochant, le projet prenant forme, « l’intelligence académique » s’émeut des projets du « grand » homme. C’est que, pour les fossoyeurs de la Nation qui prospèrent depuis la fin de la dernière guerre mondiale,  sur sa négation,  une pareille institution serait un blasphème.  A les lire et surtout à les entendre (la critique du Président provoque immanquablement vers son auteur la pousse d’une forêt de micros), ce projet est porteur du vice suprême : celui de l’Histoire officielle.

On l’avait bien vu au travers de la révision des programmes d’histoire au collège : il convient de lutter contre un tel fléau.  On enseignera donc les apports de Shaka Zulu à la grande saga de la cohabitation pacifique entre nomades et sédentaires, pendant que l’on passera à la trappe Louis XIV et Versailles. On discutera des mérites comparés de Napoléon et de Hitler tandis que l’on nous présentera les vertus de la conquête musulmane,  injustement rejetée pour des motifs odieusement racistes par ce fasciste de Charles Martel.

Un musée de l’Histoire de  France, vous n’y pensez pas ! C’est le retour de l’ordre moral, c’est le spectre de Vichy,  c’est la mort de l’esprit critique…  et, surtout, de toutes les lucratives bondieuseries tiers-mondistes que l’on publie ces derniers temps sous prétexte d’ouvrir notre histoire au monde. Notons au passage que ces envolées lyriques contre les initiatives historiographiques de notre actuel Président n’ont pas eu cours lorsqu’il s’était agit pour son prédécesseur,  de donner dans l’air multiculturel du temps, en nous pondant,  son pourtant très officiel Musée de l’Immigration à la Porte Dorée.  On a les indignations que l’on peut et surtout que l’on doit, lorsque l’on a fait profession de penser.  A manquer de « sens critique » dans le sens autorisé,  on risque vite de ne plus pouvoir très bien vivre de son « art ».

Martine se rend avec armes et « convictions » au BHV

En attendant, dans le camp du Bien, c’est l’effervescence.  Alors que Sarkozy cherchait à nous « surprendre » en ne changeant rien à son gouvernement, les socialistes accouchent  de deux cents propositions  qui feraient passer les cent dix de Mitterrand pour un parangon de mesure  et de sérieux politique. Ce qui vient de se jouer est très sérieux, bien plus que le pseudo remaniement, et le virage du PS vers son ultra-gauche n’est que le début de la Nuit des longs couteaux sociales.

Personne n’est oublié dans le Bazar de l’Hamon Virulent : de la baisse imposée des loyers à l’augmentation des salaires pour les « précaires, en passant par l’allocation-autonomie pour le « djeune » ; du droit de vote des étrangers à la fin des « contrôles au faciès » pour les « minoritézopprimées », il y en a pour tous les goûts.

En matière de mœurs rien ne les retient plus on plus,  quoique… S’il va de soi que le « mariage » homosexuel sera reconnu  et l’adoption par un couple de même sexe favorisée,  en matière de prostitution ils en reviennent à la vieille pudibonderie marxiste  puisque c’est le client qui,  s’imaginent-ils,  sera pénalisé. On attend avec impatience la mise en pratique de ce type de mesures destinées à « libérer les femmes de l’exploitation sexuelle »,  dans les endroits connus pour l’abondance des « travailleurs du sexe » comme la Porte Dauphine ou le Bois de Boulogne – quoique,  là,  ça peut parfois prêter à confusion : attention, Benoît, dans ce genre d’affaires on peut vite passer des bonnes intentions  à l’odieuse « stigmatisation d’une communauté comme aux heures les plus sombres de notre histoire ».

Le plus drôle dans tout ça, c’est que les mêmes nous expliquent que,  lorsqu’il s’en prend aux Roms  le gouvernement caresse éhontément son électorat dans le sens du poil.  Benoît Hamon, lui, avec ses « propositions pour l’égalité réelle »,  ne saurait avoir pareilles arrières-pensées démagogiques. Pensez donc ! C’est un homme de bien puisque il est socialiste. Il se contente donc de dénoncer  les riches comme responsables des malheurs des pauvres. Il ne s’en cache pas et son approche de la question est binaire:

« Notre conviction est que la mobilité dans la hiérarchie sociale sera d’autant plus facilitée que les barreaux de l’échelle sociale seront proches les uns des autres ».

C’est comme pour les 35 heures : il s’agit,  selon les bonnes recettes socialistes,  de répartir la pénurie.  Et retirer des barreaux à l’échelle,  n’est-ce pas le plus sûr moyen de ne pas donner aux gens l’idée saugrenue d’y monter ? On peut aussi, dans le même ordre d’idée les scier,  ou carrément,  la retirer, l’échelle : comme ça,  plus de problèmes.

L’enthousiasme mesuré des moins stupides de ses « amis» ne l’émeut pas.  Peu lui importe les « mous du genou » : au matin du grand soir, les traîtres seront pendus,  et ce ne sont pas ces Menchéviks de Strauss-kahniens vendus à la finance mondialisée et apatride qui retiendront le bras vengeur du prolétariat.

Lorsqu’on lui fait remarquer que certains de ses projets sont, pour le moins irréalistes, le Cave se rebiffe, et ses partisans d’expliquer que tout est une affaire de volonté politique, l’Etat étant précisément là pour contraindre… CQFD !

Il n’y a plus qu’en France que l’on élève ce genre de basse-cour. Encore quelques années d’opposition comme cela et les Socialistes vont nous ressortir le programme de Pol-Pot. Il ne reste qu’un petit effort à fournir et plus aucun Barbu ne voudra venir s’installer dans notre paradis soviétique retrouvé.  Ce n’est pas leur but, mais ce sera probablement la seule conséquence heureuse de leur arrivée au pouvoir.

 

 

Mon Imam chez les nudistes

avril 28, 2010

Alors que tout ce que ce pays compte d’Intelligences Certifiées Conformes tombe, à bras raccourcis, sur un Pape qui présente le tort immense d’ajouter une origine allemande à l’obscurantisme inhérent à ses fonctions, nos bouffeurs de curés se font les plus ardents défenseurs des bigoteries islamistes.

Il faudra un jour s’intéresser aux ressorts qui poussent des anticléricaux virulents à se lancer ainsi à corps perdu dans les bras des Barbus. Je veux bien comprendre que l’Eglise catholique ait des défauts, qu’elle n’ait pas toujours été dans le rôle modeste qui est le sien aujourd’hui ; qu’il fût, en effet, un temps où elle se mêlait à tort et à raison de la marche du monde et où le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle aimait à être César. Tout de même, tant de fascination pour les turbans, les fez et les keffiehs quand on ne peut pas voir un curé sans crier : « à poil la calotte », c’est suspect.

Individu et religion

Les temps de l’absolutisme ecclésiastique sont révolus. Les individus se sont libérés d’une tutelle temporelle pesante, et l’Eglise ne se préoccupe guère plus que des consciences de celles et ceux qui lui sont fidèles. Elle intervient bien encore un peu, parfois, dans les affaires de ce monde quand elle estime que l’essentiel est en jeu, mais son influence se cantonne au terrain des mœurs. Elle est en cela le pendant inverse des lobbies libertaires de tous poils, ni plus, ni moins. Ce faisant, elle ne prononce aucun oukase et, si elle exprime sa préférence, elle n’en laisse pas moins à chacune de ses ouailles ce qui fait le fondement du message chrétien : la liberté de conscience.

Cette liberté laissée à l’individu, c’est justement ce que refuse l’Islam dans une assez large mesure. L’absence d’autorité religieuse suprême, comme dans le cas du Pape, rend difficile cette généralisation. On constate cependant, sans trop de difficulté que l’individu n’est pas la valeur cardinale du monde musulman. Cette religion, à l’instar de toutes les autres, se fonde sur l’appartenance à une communauté, celle des croyants. Lorsqu’un culte aussi exigeant que l’est l’Islam s’adresse à des fidèles, qui n’ont souvent qu’elle à quoi se raccrocher pour se définir, la communauté vire facilement au communautarisme, la tolérance à l’exclusion et le vivre ensemble à l’apartheid. A quoi tient cette différence entre chrétiens et musulmans sur la place à accorder au fait religieux ?

Les traités de Westphalie, Münster et Osnabrück, fondement de l’identité nationale

En Europe, la nation s’est construite au détriment de l’Eglise. Alors que la communauté des chrétiens transcendait assez largement les frontières de l’Europe médiévale, les guerres de religions et l’affirmation de la puissance française ont finit par jeter bas l’édifice.

En Occident, la division entre le spirituel et le temporel, même si elle ne fut pas absolue, permit à l’Eglise d’assurer son emprise sur la société. L’unité religieuse dura mille ans. Le schisme fut d’autant plus brutal que l’unité avait été longue. Contrairement à l’hérésie cathare, le protestantisme avait pris racine dans le peuple et se voulait un retour vers les valeurs fondamentales de la chrétienté et non une évolution pour l’élite. L’effroyable boucherie qui s’en est suivie était d’autant plus inévitable que nombre de pouvoirs temporels procédaient, à des degrés divers, du divin. Il a  fallu inventer une nouvelle organisation sociale pour circonvenir l’incendie qui fit rage pendant deux siècles. On a donc inventé la Nation.

L'Europe des Traités de Westphalie

Il est convenu de fixer son apparition aux Traités de Westphalie en 1648. Ceux-ci, à l’issue de la Guerre de Trente ans, organisent la supériorité du territoire sur le fait ecclésiastique ou civil et érigent la non ingérence dans les affaires religieuses et politiques d’un pays comme une règle absolue. L’Etat-nation souverain devient le socle du droit international.

Dorénavant, l’appartenance à une nation passe avant les convictions religieuses. L’identité nationale se forge dans le sang versé pour la patrie et non plus dans le sacrifice pour la gloire de Dieu. Peu à peu, insidieusement, les sacrifices que l’on exigeait du peuple ne l’étaient plus au nom d’une place meilleure dans un royaume dont jamais personne ne revenait. Ce paradis, il convenait de le bâtir ensemble dans ce monde au sein d’une communauté humaine délimitée par ses frontières. Nos libertés individuelles dont nous sommes si fiers, sont le fruit de cette lente et douloureuse évolution de la communauté religieuse à la communauté nationale.

La nation arabe

Ce tournant, le monde musulman ne l’a pas pris. Plutôt moins que plus unifié sous la double férule de l’Empire perse et de la Sublime Porte, il n’en a pas ressentit la nécessité pour au moins deux raisons.

Il n’a pas fallu attendre un millénaire pour qu’un schisme naisse en terre d’Islam : la division des croyants entre Sunnites et Chiites n’a pas pris un siècle. La confusion des pouvoirs spirituels et temporels dans les mains des Califes portait dès le départ les germes de la scission, et les rivalités politiques se sont naturellement habillées d’oripeaux religieux. Les conséquences politiques et spirituelles n’ont, de ce fait, pas été les mêmes qu’en Europe.

Au morcellement des royaumes et principautés chrétiens a répondu la formation de deux vastes empires. Les Perses chiites, avaient pour eux l’antériorité organisationnelle et surtout une relative homogénéité culturelle. Ils nous intéressent moins, tant leur confrontation avec l’Occident est récente et, à tout prendre, conjoncturelle.

Blason de l'Empire ottoman

Le monde sunnite, en revanche,  s’est construit du Califat de Bagdad, à l’Empire ottoman en agrégeant à sa culture nomade tout ce que le monde gréco-romain comptait de diversité. Il s’est aussi bâti face à la chrétienté et en concurrence avec elle. La religion a été le ferment principal de l’unité des différents avatars de cet Empire. Le principe de ce type d’organisation politique est l’accommodement avec les particularismes locaux au profit d’une unité d’ensemble. Plus les différences culturelles sont marquées plus l’exercice est compliqué. La religion est un ciment puissant.

Cet Empire sans unité ethnique n’a été disloqué que très récemment sous l’action des Etats-nations européens. La puissance culturelle dominante a alors imposé son modèle et a réorganisé la zone en créant de toutes pièces des Etats, y compris là où il n’y en avait jamais eu. Le sentiment national dans ces nouvelles entités est en conséquence assez diffus et ne s’est construit que contre l’autre.

Israël au Proche-Orient et la France au Maghreb, particulièrement pour l’Algérie, ont tenu ce rôle. Les résultats ont été décevants  pour le nationalisme arabe, dont les aventures militaires ont été suivies de raclées mémorables. On se contente donc à présent, assez prudemment, d’incantations. La frustration est, cependant, immense et les rêves de gloires perdues, pris à tort pour du nationalisme, entretiennent la docilité d’une foule qui, sans cela, se serait depuis longtemps débarrassée des parasites qui président fort mal à sa destinée. Ce que l’on qualifie un peu rapidement de « mythe de la nation arabe » n’est rien d’autre que l’espoir d’une renaissance de l’Empire sunnite. Le seul ferment d’unité de ces peuples qui n’ont qu’une conscience nationale trop récente, c’est la religion.

L’Islam et l’Europe

Le fait que le monde musulman ait été projeté dans la modernité sans être passé par le stade du développement d’une conscience nationale, explique en grande partie la difficulté des individus qui en sont issus à trouver leur place dans nos sociétés.

Confrontés à des modèles d’organisation structurés, à un niveau de développement social économique et culturel à des années-lumières de ceux de leurs pays d’origine, les musulmans subissent un traumatisme certain. Comme en outre les nouveaux arrivants sont toujours les plus mal lotis, les frustrations sont immenses. Il s’ensuit la rémanence du problème bien au-delà de la seconde génération.

Certaines de ces difficultés ne sont pourtant pas exceptionnelles, étant le lot commun de tous les migrants. Admettons que les populations européennes s’acclimatent, peut être, plus facilement car leur cadre socio-culturel est plus proche de celui de leur société d’accueil. Mais pourquoi, en ce cas, les Chinois s’y adaptent-ils en l’espace de deux générations ?

C’est leur absence d’ancrage national solide qui rend extrêmement difficile l’assimilation des Maghrébins. Ils ne se définissent que par très peu de chose, tant leurs nations sont récentes. Abandonner cette couche superficielle d’identité leur est presque impossible du fait même de son manque d’épaisseur. Il s’ensuit un communautarisme qui les replie sur leur seul véritable identité : l’Islam.

Leur religion devient alors un moyen d’affirmation identitaire, un vecteur de refus de la dilution dans l’ensemble européen. Tout est prétexte à l’affirmation de sa différence. Le moindre interdit, et Dieu sait s’ils en ont, sert à se distinguer de la société hôte. Ce tropisme séparatiste n’a jamais été combattu. Au contraire, le culte  ambiant de la « diversité » a favorisé, quand il n’a pas encouragé, ses excès. Chaque jour apporte son lot de nouvelles exigences.

En France

La Fille aînée de l’Eglise n’a pas fait exception. Chez nous, l’anticléricalisme s’est allié avec le tier-mondisme, plus récent, et le complexe post-colonial de l’Homme blanc pour faire du musulman le nouvel opprimé à protéger. La montée en puissance des femmes dans nos sociétés et la concurrence qu’en conséquence ces dames font à ces messieurs dans le monde feutré des salons intellectuels parisiens, ne sont peut-être pas étrangères à la fascination qu’exerce un culte aussi ouvertement machiste sur certains de nos « grands » esprits. Tout est alors bon pour exalter les différences, et tant pis si au passage on foule aux pieds les principes républicains que l’on prétend défendre.

Car en France, c’est le modèle de l’assimilation de l’étranger au destin national qui a toujours prévalu. En l’espace de quelques dizaines d’années seulement, nous sommes passés de ce principe, généreux et peu courant de par le monde, à un salmigondis d’accommodements destinés à faciliter « l’intégration ». On notera au passage le glissement sémantique. Ces deux mots, de nos jours si facilement confondus par des journalistes incultes, relèvent de réalités fort différentes. Assimiler c’est faire de l’autre un Français. Intégrer c’est tolérer un étranger et faciliter son installation. Ce n’est pas la même chose, surtout quand c’est avec les outils de l’assimilation que l’on intègre. Autrement dit, quand on donne la nationalité française à des gens qui ne partagent pas du tout les valeurs qui y sont attachées et qui, au fond d’eux mêmes, demeurent des étrangers … parfois hostiles à la France.

De là un malaise croissant dans la population française qui voit s’installer chez elle des hordes d’étrangers qui la rejettent, tout en  prétendant, au nom de nos principes, vivre ici comme ils vivraient chez eux. L’accélération de ce phénomène, ces dernières années, est préoccupante et c’est dans cette perspective qu’il faut resituer le débat sur la Burqa.

La Burqa, symbole des crispations identitaires

Contrairement à ce que disent les partisans des « accommodements raisonnables », cette affaire n’est pas mineure et elle intéresse l’avenir du pays au plus haut point. Nous avons toujours été divisés entre la fermeté et les concessions, c’est un dilemme éternel.

A ce propos, il est fréquent de faire référence aux accords que Daladier signa à Munich avec Hitler. Il existe, pourtant, une grande différence entre la situation actuelle et ce fâcheux précédent : lorsqu’il se posa au Bourget, le Président du Conseil, bien conscient de la lâcheté insigne de son acte, fut très surpris d’être acclamé pour sa clairvoyance par un peuple d’aveugles qui préférait le déshonneur à la guerre, et qui eut les deux pour salaire de ses péchés. A l’époque l’élite était consciente de son indignité ; les masses, elles, voulaient la paix à tout prix. Aujourd’hui, c’est l’inverse : c’est le Peuple qui se révolte contre l’inaction et la complaisance de ses dirigeants, et ces derniers qui se voilent la face pour ne pas avoir à combattre ce qu’il faut bien appeler une tentative de sédition.

L’islam n’est pas un bloc unitaire, et nombre de nos compatriotes qui pratiquent ce culte ou qui y sont culturellement attachés, ne partagent pas les volontés ségrégationnistes voire sécessionnistes des éléments les plus radicaux de ce qui n’est encore qu’une minorité religieuse. Jusqu’à une époque récente, ceux que l’on qualifiait de « modérés » se faisaient très discrets. On ne les entendait guère condamner les excès des fanatiques que du bout des lèvres. Cependant, depuis l’apparition dans nos rues de l’expression du « bon goût vestimentaire  afghan », même les autorités religieuses interviennent au grand jour. Le très sensé et trop peu entendu Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, condamne sans ambages, au nom des principes de la République, la prison de tissu imposée aux femmes. Le « vivre-ensemble » suppose que l’on ne considère pas l’autre comme indigne de vous regarder. On ne saurait plus clairement afficher son opposition au fondamentalisme et son attachement au contrat social national.

La burqa une pudeur à sens unique ?

Tout n’est donc pas perdu, et si les nouvelles Belphégors sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase, alors tant mieux ! Evidemment, dans les salons « où l’on cause » on s’exclame qu’il est techniquement impossible de sanctionner ces « goules ». Or, celle qui vient d’être verbalisée pour conduite encapuchonnée prouve, si besoin est, que dans ce domaine comme dans bien d’autres, lorsqu’il y a une volonté, on trouve un chemin. En prime, on découvre que son charmant mari est polygame et qu’il escroque allégrement de ce fait les allocations familiales : on envisage même maintenant de le déchoir de sa « nationalité française » acquise par mariage. Là, on touche au sublime. Il en aura fallu du temps et des coups de pieds au fondement pour que nos élites comprennent.

Tout cela vient sans doute un peu tard. Le mal est ancien et dénoncé depuis des années par de nombreux observateurs. Les professionnels de la concession et de l’ « anti racisme » vont sans doute se bousculer pour crier à l’opportunisme politique afin de tenter de couvrir cette affaire d’un voile d’opprobre. Il n’empêche : même s’il s’agit, pour le Président, d’une posture tactique, elle n’en répond pas moins à une demande de l’opinion. Le message a été passé « fort et clair » lors des régionales. Ce faisant, Nicolas Sarkozy ne fait rien que les socialistes ne lui réclament à cor et à cri depuis le soir du second tour : il tire les enseignements du scrutin. Il a pris la mesure de son échec et de la grogne de son électorat. Tout l’enjeu stratégique des deux ans qui le séparent de 2012 se résume à sa capacité à faire comprendre, comme d’autres avant lui, à des électeurs échaudés qu’il les a compris. Il ne doit plus se contenter de faire, comme en 2007, un constat que personne, avant lui, n’osait énoncer dans les partis de gouvernement. Pointer les disfonctionnements c’est une chose, s’attacher à les résoudre c’en est une autre. Jusqu’ici, il n’avait pas fait montre d’une grande énergie réformatrice dans ce domaine. A présent, il doit agir pour persuader le Peuple qu’il s’attaquera sans faiblir, d’ici à 2017, à ce cancer qui ronge l’unité et le moral de la nation, aussi sûrement que la crise économique.

Qui pourra encore dire après cela que les élections régionales ne servent à rien ?


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