DECHEANCE

janvier 13, 2016

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Le monde des petits hommes qui se succèdent depuis des décennies à la tête de notre Etat Potemkine est en émoi. Simplet, le dernier des nains que nous avons bien imprudemment placé au sommet de la pyramide de médiocrité qui nous tient lieu d’exécutif vient d’avoir une série d’idées tordues, pour lutter contre le terrorisme. Seul un socialiste pouvait avoir le courage de prendre de telles mesures … extrêmes, bêlent ses laudateurs à carte de presse, tandis que les autres s’étranglent devant tant de « renoncements » à leurs valeurs républicaines … de gôôôche. Qu’il est loin le temps où Grincheux, le nain apatride suppôt du capitalisme spoliateur mettait tous les plumitifs d’accord. Toutes ses propositions n’étaient elles pas marquées du sceau de l’infamie des zheureslesplussombresdenotrehistoire ? Qu’il était alors doux d’endosser l’habit du Résistant en peau de lapin qui seyait si bien aux progressistes en chambre ! Quand la fortune et la compromission vous éloignent tant du quotidien de la plèbe, vous en venez à la mépriser. Comme vous ne pouvez faire sans, car elle est la justification à votre existence oisive, vous en substituez une nouvelle… par importation. Une fois nantie de vos nouveaux damnés de la terre, vous donnez des leçons de morale à vos opposants de tous ordres. En les traitant de racistes, fascistes, bêtes immondes, vous terrorisez vos adversaires et vous camouflez utilement les questions qui fâchent, sous le tapis de votre trop bonne conscience. Pour le cas où cela ne suffirait pas, les trois qualificatifs peuvent utilement se cumuler dans l’épithète de nazi. La reductio ad hitlerium vient, alors, irrémédiablement clore tout débat où vos contradictions apparaissent de manière trop prononcées. Telle était la vie paisible de l’intellectuel engagé (par la gauche) jusqu’à cette terrible année 2015. Hélas, voilà que les chances pour la France tant célébrées par ces tartuffes s’avèrent être de gros boulets explosifs. 149 Français — parmi lesquels un nombre non négligeable de gens ayant cru à ces fadaises multiculturelles — sont morts sous les balles des fanatiques islamistes. Rien ne devrait plus être comme avant … et pourtant les nains s’agitent pour que rien ne change.

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L’État socialiste n’est plus bon à rien

 

Nous l’avons déjà analysé à la suite du 13 novembre, l’État ne sert plus à rien. Il a tellement enflé, il s’est tellement dispersé et éloigné de ses missions premières qu’il ne parvient plus à assurer la plus substantielle, celle qui commande toutes les autres : la sécurité. Si les citoyens consentent à se délester d’une part de plus en plus importante de leurs revenus en impôts et taxes diverses au profit de Gargantua, c’est uniquement pour que celui-ci assume, à leur profit, des tâches qu’ils ne peuvent assurer seuls. Lorsque l’État engoncé dans ses habitudes et certitudes, corseté par les liens tissés par un nombre prodigieux de lobbys lilliputiens se montre incapable de se réorganiser pour les protéger, les Français se rebiffent et font, du Front national, le premier parti de France.

 

putin-mildly-amusedRien d’étonnant à cela. Et pourtant, malgré les dénégations de la classe jactante, rien n’a été fait depuis janvier. Les fous de Dieu vont et viennent à leur guise entre la France et les zones de combats pour les valeurs moyenâgeuses de l’Islam. Il serait inconvenant de répondre au défi terroriste en abandonnant notre liberté disent les idiots utile de la soumission. Dans le même temps, nous n’allons pas nous questionner sur les liens, pour le moins troubles, qu’entretiennent nos alliés du golfe Arabo-Persique avec nos ennemis islamistes. Non, des gens qui ont l’obscurantisme religieux en partage ne peuvent vouloir conspirer à notre perte … Mes amis mettez vous le bien dans le crâne : notre seul ennemi c’est le Front National. Résultat : le 13 novembre et 130 morts de plus.

 

Dès le lendemain, les nains se sont dit (à juste titre) qu’il fallait réagir. Ils ont convoqué le Congrès à Versailles et ils ont proclamé l’État d’Urgence. En quoi consiste justement cette mesure phare du socialisme triomphant ? Il ne s’agit, ni plus, ni moins que de redonner à la police, les moyens qui lui ont été enlevés au fil des années, par toute la bien pensance socialisante, au nom des droits de l’homme. Perquisition de nuits, écoutes et filatures se succèdent sans passer par l’intermédiaire des gardes juges rouges dressés à la haine du flic et formés à lui mettre des bâtons dans les roues. C’est bien connu : la Police c’est Vichy. D’abord y avait-il des juges lors de la rafle du Vel’d’Hiv ?

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Déchéance de la nationalité et autres tartufferies de gauche

 

gifa-sad-rabbitBig Mother est une ivrogne sénile et ventripotente qui ne sait donc que pérorer tout en se repaissant du labeur de ses enfants. Dans ces conditions, le débat surréaliste auquel nous assistons autour de cette question de double nationalité vient utilement masquer ces failles béantes. Cependant, la crise que nous vivons est d’une telle ampleur qu’elle met à nu les contradictions sur lequel l’édifice branlant du pacte national, conçu et voulu par nos élites, a été bâti. La façade se lézarde et les fondations tremblent. Nos gouvernants qui n’ont jamais osé affronter le débat sur l’immigration et ses conséquences se retrouvent pris au piège de leurs dénégations successives. Celui-ci leur revient et en pleine figure.

 

ob_622310_ignace-decheance-nationalite-terrorismLe fond de la question n’est pas que cette mesure de déchéance crée deux catégories de français. Le problème c’est la possibilité offerte à tant de chances pour la France, de continuer à l’être aussi pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. C’est cela qui crée deux catégories de Français, pas le fait que l’ont puisse retirer aux uns leur passeport « Gaulois » surnuméraire. Le nombre proprement hallucinant de personnes concernées par ces questions de double nationalité devrait nous faire réfléchir sur leur volonté d’intégration (à ce stade parler d’assimilation est une vue de l’esprit). De cela bien sûr, personne ne cause à gauche. Non, ils veulent même ôter toute portée à une mesure réclamée par 90% des français en l’étendant. La déchéance pour tous : le changement c’est vraiment maintenant ! En vérité, s’ils s’agitent autant sur cette question, c’est que les tartuffes du PS (et leurs homologues de la droite honteuse) sentent bien qu’ils sont en train de reculer. Pour la première fois depuis la mort de la France du Général de Gaulle, l’identité nationale revient en fanfare et le drapeau n’est plus une honte. Ce débat vient à point nommé après tous ceux que nous n’avions osé aborder sur le même thème : les joueurs de foot qui ne chantent pas la Marseillaise, la réécriture de nos livres d’histoire pour ne pas offenser nos « invités », les horaires homme/femme dans les piscines et tous ces arrangements raisonnables qui font dire à nombre de nos compatriotes qu’ils ne sont plus chez eux.

 

Hollande scie consciencieusement la branche

 

4844901_7_1b03_decheance-de-nationalite-et-militants-ps_788a8347936a4777b10075dee2138fd9Hollande, l’homme de la synthèse, celui dont tous les clients vantent le génie politique s’est pris, avec cette histoire de déchéance, les pieds dans le tapis. Il croyait corseter la droite en reprenant une de ses propositions, la forçant ainsi à avaler sa réforme constitutionnelle. Il s’est aliéné sa majorité. Comme les imbéciles sont beaucoup plus nombreux, il a d’abord braqué tous ceux qui croient que les droits de l’homme sont les nouveaux commandements divins, remis à Badinter au détour d’un buisson-ardent du jardin du Luxembourg. Ne riez pas, ils sont légions (les croyants, pas les buissons ardents). Ensuite viennent ceux (moins nombreux) qui, ayant construit leur carrière sur la défense des populations nouvellement installées, sentent que ces mesures vont un peu changer les choses. Enfin il y a les cyniques (beaucoup moins nombreux, car il faut être intelligent) qui réalisent que le magistère de la gauche sur le camp du bien prend fin avec cette mesure « symbolique ». C’est la raison pour laquelle ils la combattent aussi farouchement, en abusant de la crédulité des imbéciles et en faisant monter au créneau les ayants droit.

 

fascism-socialismPourtant, même lorsque l’ont est aussi à l’aise à droite que l’auteur de ces lignes, force est de constater que la mesure en question ne va pas bien loin. Sa portée est limitée et n’est pas de nature à terroriser un terroriste, selon l’expression du seul véritable ministre de l’Intérieur que nous n’ayons jamais eu en 40 ans. Simplement c’est un précédent. Pour la première fois depuis 40 ans, donc, une mesure, symbolique, réclamée par la droite est en passe d’être adoptée par la gauche. Depuis Giscard c’est toujours l’inverse qui s’est produit. La gauche impose ses symboles à une droite qui s’excuse de ne pas y avoir penser elle même. À l’inverse, le PS déroule ses totems sans retenue : peine de mort, 35 heures, impôts sur la fortune et taxation à tout va, cop 21, mariage homo… Tout ce qui vient de la droite est rejeté avec dédain par un Peuple de gauche sûr de lui et dominateur. Cette histoire de déchéance de nationalité marque donc un coup d’arrêt à la toute-puissance de la gauche. Bien sûr nous ne passerons pas, en cette seule occasion, de l’ombre à la lumière. À droite, nombreux sont encore ceux qui s’excusent de ne pas être de gauche. Nous avons encore quelques belles contritions à subir et le refrain du progressisme débridé n’est pas sur le point de rester bloqué dans gorge des héritiers de Karl Marx. Seulement une borne aura été posée et qui plus est, dans la constitution.

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Lorsque les évènements se précipiteront (car les barbus recommenceront), les mous devront laisser la place à des responsables déterminés. Alors, nous disposerons d’un instrument susceptible d’apporter une partie de la solution. Notre devoir est de nous protéger. Notre obligation est de nous débarrasser de ceux qui, par leurs actes, se mettent en dehors de la communauté nationale. Il ne faut pas empêcher les apprentis djihadistes de partir vers leur destinée. Le pardon est l’affaire de Dieu disait le général Norman Scharzkopf, notre boulot est d’organiser la rencontre. Il faut rendre le retour de ces « martyrs » impossible. Pour ce faire, les binationaux doivent être déchus de leur nationalité française et embastillés (pour ne pas dire enchristés), dès qu’ils prennent les armes contre la France, en Syrie au Mali ou au Yémen et non attendre qu’ils reviennent nous tirer dessus. Nos nationaux, quant à eux, seront enfermés dans des camps au fin fond de la Guyane d’où ils ne seront plus une menace que pour les piranhas. Le Maroc et l’Algérie ont des méthodes éprouvées, pour résoudre la question du terrorisme islamique. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, laissons jouer le principe de subsidiarité. La Tunisie, elle, est peut-être moins en pointe dans ce domaine, du fait des conséquences de ce que nous avons bien imprudemment appelé le printemps arabe. Jouons alors pleinement notre rôle d’ancienne puissance tutélaire et établissons les bases d’une coopération régionale fructueuse en la matière, entre ce petit pays et ses deux grands voisins du Maghreb. La question qui doit tarauder nos dirigeants n’est pas celle de savoir comment excuser le radicalisme islamique, mais comment l’éradiquer. Nous devons revoir les conditions dans lesquelles nous accordons la nationalité française. Nous devons expulser sans faiblir ceux qui propagent la haine de la France et nous désintéresser totalement du sort qui leur sera réservé dans leur pays d’origine. Nous devons dans le même temps assimiler (et non pas intégrer) tous ceux qui se reconnaissent en nous et nous devons, dans un même mouvement, faire taire tous les idiots utiles qui se soumettent d’ores et déjà à l’envahisseur hirsute, sexiste et totalitaire, au lieu de lui résister.

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GUERRE SUR ORDONNANCE

novembre 25, 2015

 

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Les morts des attentats du 13 novembre n’étaient pas encore tous identifiés que déjà, François le faiseur s’adressait à la Nation rassemblée à Versailles, pour lui annoncer son entrée en guerre. La guerre est depuis, Guy Mollet, la panacée à l’incurie de tout socialiste, en quête de respectabilité. En fait de discours fondateur, nous avons eu droit à un robinet d’eau tiède. Pépère nous a enfilé une série d’annonces sécuritaires qu’il s’était toujours, jusqu’ici, refusé à mettre en œuvre. Nous n’avons, depuis ce funeste vendredi 13, échappé à aucun des poncifs de la duplicité politicienne du « camp du bien » : de l’abattement surjoué, aux coups de mentons martialo-valsistes, en passant par le pasdamalgamise et l’indispensable appel au maintien du « modèle de vivre ensemble » (il faudrait bien un jour finir par choisir entre apartheid et modèle pour qualifier les choses …). La France n’est pas seulement malade, elle est apathique ! Tous les Diafoirus du cirque politico-médiatique se relaient, jour et nuit, pour lui prescrire des ordonnances qui, si elles étaient par malheur appliquées, ne manqueraient pas de l’achever. Le patient serait enfin mort guérît. L’illusion se dissipe. L’heure est grave, car les Français semblent désormais rejeter massivement les prescriptions qui ont, toujours, fait la fortune de nos docteurs Folamour. Les socialistes, grands servants de l’ordre des docteurs Jeckyll, nous ont fait prendre depuis 30 ans, les vessies du vivre ensemble, pour les lanternes des Lumières, et ont, ce faisant, joué sciemment avec nos mythes pour mieux nous berner. Ils vont en payer le prix.

La médiacratie à son meilleur niveau

Hollande-Louis-XVI-majesté - copieC’est donc la panique dans la France qui cause. Il faut dire qu’il y a le feu au lac. Pensez, cela fait des années que nos élites avisées prospèrent sur le terreau – oh combien fertile ! – de la culpabilisation. Honte à ces égoïstes qui prônent la fermeture de ces ignobles frontières, responsables (entre autres) de la noyade de tous ces bons migrants qui viennent jusque dans nos bras, par amour de la liberté et des allocations. Jetons l’anathème sur tous ceux qui prétendent que le communautarisme sème les graines de la guerre civile. Alors que la culture de l’excuse a servi de viatique à ces humanistes pour se donner une conscience à bas coût, les premières victimes se ramassent dans nos « cités ». C’est là que toute une jeunesse décervelée perdue, passe ses journées à tenir les murs tout en ne comprenant pas qu’on lui refuse de vivre comme un footballeur nabab sans transpirer. C’est qu’ils sont bien en peine de comprendre qu’il faut travailler pour vivre, ces petits, puisque nous leur serinons que nous leur devons tout, en vertu de l’exploitation éhontée que nous aurions faite des richesses de leurs pères… que nous leur avons rendu avec l’indépendance. Toute cette belle et juteuse exploitation de la naïveté française, s’est brisée, un doux soir de novembre, alors qu’une dizaine de « chances pour la France (ou la Belgique for what it means) » avait décidé de punir la Liberté et la joie de vivre, rassemblées en terrasse et au Bataclan.

smileyAlors, dès le lendemain matin, toute la classe jactante s’est précipitée pour nous masquer la terrifiante réalité : la faillite complète de l’État nounou. Le mythe de l’État protecteur vole en éclat, car en la matière : le plantage est total. Pensez donc, Big Brother nous dit depuis des décennies comment fumer, boire et baiser. Les flics servent à traquer le pédophile et le délinquant routier, tandis que les douaniers se concentrent sur les fraudeurs du fisc. La seule frontière vraiment surveillée de ce pays, est celle que nous partageons avec la Suisse. Résultat : personne pour nous dire que la Kalachnikov est nuisible à la santé. Personne (ou si peu) pour empêcher le trafic d’arme et surtout : pas de descentes dans les banlieues pour découvrir les arsenaux, au nom de la légitime lutte contre ces vilaines stigmatisations qui sont LA cause de la radicalisation d’une « jeunesse » d’ordinaire si paisible.

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Surtout pas d’amalgame

11150167_10206664316912333_6166357674037966365_nTout à leurs recherches sur la concorde civique pleine de bisous dedans, nos politiciens aveugles n’ont pas vu arriver le mur vers lequel leur machiavélisme angélisme nous a précipités. 129 morts plus tard, ils n’ont pas changé, ou si peu. Ils nous refont le coup de Charlie, alors qu’ils se sont bien gardés d’en tirer la moindre conséquence. Pourquoi parcourir les plateaux de télévision le menton haut et le verbe fort, en expliquant que l’on va fermer des mosquées (dont on encourageait, jusqu’ici, la construction avec l’aide de nos amis du Qatar) et expulser des Imams, alors que tout ceci aurait du être entrepris, dès que souffla « l’esprit du 11 janvier » ? Pourquoi remettre à plus tard ce qui était indispensable début 2015 ? La guerre nous avait été déclarée bien avant le 13 novembre. Ceux qui sont tombés le 7 janvier ne l’avaient pas « bien cherché ». Sauf à considérer qu’être journaliste ou juif c’est précisément « l’avoir bien cherché ». Je ne vois pas pourquoi ce gouvernement d’incapables qui n’a pas entrepris à l’époque, ce qu’il semblerait vouloir mettre en œuvre aujourd’hui, aurait ma confiance au nom de l’Union nationale. Cette Union, ils en ont abusé pour faire taire toute critique et fuir leurs écrasantes responsabilités. Ils sont nuls, ils sont pleutres, ils sont fourbes et pour tout dire : ils sont cons. Ils sont en tout cas incapables de s’occuper de ma sécurité et toutes leurs gesticulations n’y changeront rien. Ils détestent l’ordre et les institutions qui l’incarnent, ils n’auront que mon mépris en guise de chaise curule.

image001Le résultat de leur incurie, nous l’avons devant les yeux. On ne peut pas dire que le « vivre ensemble » ait beaucoup progressé depuis la tuerie du vendredi 13. Et par pitié que l’on nous lâche avec cette tarte à la crème de « l’amalgame ». Car bordel de Dieu (oui, bordel de Dieu est le mot le plus juste pour décrire ce foutoir), bordel de Dieu, donc, pourrait-on m’expliquer ce que ces imbéciles de politiciens sous-entendent avec leurs « amalgames » ? Depuis que les fanatiques du Prophète ont entrepris de nous punir de ne pas partager leurs joyeux points de vue sur l’existence, avons-nous vu se déclencher d’immenses ratonades dans le XVIème arrondissement ? Avons-nous constaté une recrudescence des mises à sac des magasins d’alimentation ouverts tard le soir dans le XVIIème ou à Neuilly ? Les abords de Levallois ou de la Sorbonne sont-ils gardés par les jeunesses catholiques fanatisées qui jettent des pierres sur les journalistes et autres femmes voilées ? Bien sûr que non. En France, en 2015, l’amalgame est le fait exclusif des quartiers livrés à l’œuvre civilisatrice d’une religion de paix et de tolérance. Ils s’embrasent dès que l’un des leurs trouve la mort au guidon d’un deux roues qu’il conduit sans casque. L’amalgame tant redouté par nos politiciens les soirs d’attentats n’est jamais invoqué par les mêmes, quand les « chances pour la France » mettent leurs villes à feu et à sang, car la Police est toujours supposée leur être hostile, de même que la Nation hôte.

Mettre des mots sur les maux

je-suis-un-charlotLes mots ont un sens et refuser de nommer l’ennemi est déjà, en soi, une preuve de lâcheté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mou du genou Premier et ses camarades explosent les compteurs en la matière. Dans son adresse à la Nation, les terroristes ne sont pas islamistes, pas plus que l’État de ces barbares n’est, lui aussi, islamiste. Nous allons vaincre le terrorisme (la bonne blague) pas l’islamisme (ce qui serait nettement plus efficace). Nos amis du Golfe ne nous pardonneraient pas pareille confusion impie. Alors pour désigner l’ennemi, les socialistes (et autres arbitres des élégances) abusent de l’acronyme arabe DAECH (avec des prononciations folkloriques qui vont de « dash » à « dèche ») pour surtout éviter de mettre de l’Islam dans leurs condamnations.

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Bien sûr tous les musulmans ne sont pas coupables. Pour autant, les décérébrés criminels du vendredi 13 n’ont tout de même pas hurlé le nom du Métropolite de Constantinople en perpétrant leurs lâches assassinats que je sache. Un autre point important est à porter à l’attention des plumitifs de la bien-pensance. Ces brutes fanatisées n’ont « exécuté » personne. Une exécution est effectuée en vertu d’une décision de justice. Vendredi 13 décembre, il n’y avait aucune justice à l’œuvre derrière l’acharnement de ces Trolls. Ce sont des meurtriers, des assassins ou des criminels, mais en aucun cas des exécuteurs. Les salafistes et autres wahhabites sont nos ennemis. Les assassins sont tous sunnites depuis le World Trade Center. Il est donc grand temps de renverser nos alliances, d’envoyer promener les pétromonarques du golfe et leurs milliards sanguinolents. L’Islam n’est peut-être pas LE problème, mais la façon dont le vivent nombre de ses « fidèles » est UN problème. Pour trouver, ensemble, des solutions, il faut d’abord commencer par nommer les choses. Pour prétendre éviter les amalgames, il faut d’abord surtout refuser les euphémismes.

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Les socialistes viennent de rencontrer, violemment, la 5éme colonne dont ils niaient, jusqu’ici, farouchement l’existence. Plus le temps passe, plus le fanatisme se répand, surtout quand on se bande les yeux pour ne pas le voir à l’œuvre. Le PS a mis en place la plus grande fumisterie de l’histoire de ce pays. Il a sciemment favorisé la montée du communautarisme, à des fins électoralistes, tout en criminalisant les résistances à ses sombres desseins. La gauche porte ainsi une responsabilité écrasante dans le drame que nous venons de connaître. Mais elle n’est pas seule ! Toute la bande de grands couards, prétendument de droite, qui se vautrent dans l’invective, à la moindre injonction des journalistes « indépendants » n’échappera pas à ses responsabilités. Depuis des années, la droite honteuse, traque tout ce qui ne pense pas correctement dans ses rangs. Taraudés par leur surmoi de gauche, les énarques échoués à droite lancent des fatwa sur tous ceux qui tentent d’alerter sur les conséquences de ces compromissions. Les « arrangements raisonnables » sont le fait d’une idéologie relativiste, d’une haine de la nation et de soi même menées pourtant dans l’ entre-soi le plus strict. Les bobos ont donné le La du suicide français depuis trente ans. L’inanité de cette pensée émolliente éclate au grand jour. Nous sommes en guerre, selon notre Président tout mou. Alors, célébrons la patrie, soutenons nos soldats, soyons fiers de notre drapeau et de notre hymne. Affirmons nos valeurs : sortons, buvons, célébrons la vie et surtout soyons pleinement, entièrement et totalement Français.

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VA TE FAIRE VOIR CHEZ LES GRECS

juillet 15, 2015

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Pan sur le bec ! Tout à leur Tsiprasomanie galopante, nos journalistes et autres faiseurs d’opinion ne l’ont pas vu venir. Alors que le psychodrame grec battait son plein et que l’inquiétude commencait à poindre sur la meilleure façon de sortir de ce bourbier, un sondage mené conjointement en France et en Allemagne confirmait qu’outre-Rhin, les Allemands faisaient confiance à leur Chancelière pour les sortir de la mouise. Jusque là, rien d’anormal. Le fait que les Français pensent à plus de 44 % que la même Angela détient la solution est nettement plus comique. Seuls 22 % de nos compatriotes estiment que Hollande « l’audacieux » est en mesure de faire le job (les naïfs). Il y a des jours où il n’est pas nécessaire de bouder son plaisir et le 8 juillet dernier compte au nombre de ceux-là. En être arrivé à ce stade de crédibilité, après seulement trois années de pouvoir, est un signe qui ne trompe pas. Le rejet inédit dont « jouit » celui qui ambitionnait d’être « un Président normal » est proprement hallucinant. Sa présidence normale se transforme, chaque jour un peu plus en une présidence d’anormal.

La crise grecque est surtout celle du socialisme

ixene-avion-hollande-crise-grecque_article_largeLa crise grecque met en pleine lumière la duplicité des socialistes (français et grecs) et l’inanité de leur pensée (l’homothétie est telle qu’il est délicat de mettre un pluriel). C’est avec la complicité active de François Mitterrand (et de ses successeurs) que les amis de Papandreou (et de son neveu) ont mis le pays de Socrate en coupe réglée. Appliquant les vieilles lunes de Solférino, les très francophiles animateurs du Pasok ont, durant 30 longues années, précipité la Grèce vers sa faillite actuelle. Avec une minutie de satrapes levantins, les socialistes grecs ont multiplié les postes de fonctionnaires comme autant de prébendes réservées à leurs seuls fidèles, tout en maintenant les oligarques et autres armateurs bien à l’abri de toute contribution. Ajoutez à cela des retraites mirobolantes et vous avez toutes les facettes d’un pays de rentiers artificiels, totalement dépendants du socialisme éclairé (so to speak). Vous me direz que nos socialistes à nous, n’ont pas procédé autrement et vous aurez raison. À cette différence près qu’en France, nous sommes les champions de la ponction fiscale. Notre génie taxatoire sait, en outre, qu’il peut s’appuyer sur une administration, d’autant plus prompte à la mise en œuvre de l’innovation que, contrairement à son homologue grecque, elle n’est que trop consciente de la fragilité de ses privilèges. Le fait que leur pérennité  dépende de sa capacité à faire cracher le contribuable au bassinet est le secret de la « réussite française » face à l’échec grec.

En France comme en Grèce, le riche est très riche, mais son faible nombre combiné à la liberté de circulation, rend le volatile très difficile à plumer. Il faut donc se rabattre sur le menu fretin qui a le double avantage d’être plus nombreux et nettement moins délocalisable. Et c’est ainsi que chez nous, grâce à l’habileté des socialistes (canal historique ou assimilé), le poids de l’impôt et de l’administration repose essentiellement sur la classe moyenne et moyenne supérieure, tandis qu’en Grèce, faute de système de collecte efficace, elle repose sur… le contribuable européen.

auste_rite__syrizaTous les crétins d’extrême gauche qui s’agitent en ce moment pour louer « Saint Tsipras » et prendre la défense du « Peuple grec humilié » veulent en réalité que perdure un système maffieux, consistant à faire prendre en charge par les contribuables de l’UE, en plus de leurs propres administrations, un peu de celle de la Grèce. Une sorte de mutualisation du parasitisme en quelque sorte. Les subprimes ne fonctionnaient pas autrement, avec le résultat final que nous connaissons. Le fait que l’opinion publique de nombreux pays membres (Allemagne en tête) réalise l’ampleur de l’arnaque, explique pourquoi ce « bon » Tsipras se trouve aujourd’hui si acculé que son référendum lui est devenu aussi utile qu’un cautère sur une jambe de bois.

Pour être libre, il ne faut rien devoir à personne

dessin-grece-1Poser à un Peuple la question de savoir s’il consent à faire des efforts pour se sortir de la merde, ou s’il préfère que d’autres payent pour lui, est un exercice au résultat couru d’avance mais qui ne relève absolument pas du populisme. Non, pas le moins du monde ! À ceux qui, habituellement, poussent cris d’orfraie dès que l’on suggère, par exemple, que l’Euro n’est pas forcément un instrument idéal au service de l’indépendance de la France, nous conseillons de réfléchir à ce qu’entraine leur soutien à Syriza. Les actuels défenseurs de la souveraineté grecque n’ont pourtant, en général, pas de mots assez durs pour mépriser le « populisme » de ceux qui, chez nous, désirent un débat sur l’identité française, la peine de mort, la déchéance de la nationalité française pour les terroristes …  Bref, ce qui est bon pour un Grec ne l’est pas pour un Français et vice-versa : la tartuferie de nos élites politico-médiatique est sans limites.


10984296_10153339152691140_1099156321089917529_nCeci étant, tout le monde comprend intuitivement que se pointer devant son banquier en lui disant que : parce qu’il vous a trop prêté, non seulement, vous ne le rembourserez pas, mais qu’en plus vous exigez de lui qu’il vous en prête encore, car vous n’avez toujours pas décidé de vous mettre au boulot, n’est pas le meilleur moyen de parvenir à ses fins. Quand, en plus, vous vous adressez à des États qui savent bien qu’ils ne reverront pas le premier centime de l’argent que vous leur avez préalablement extorqué, vous avez beaucoup de mal à les convaincre de remettre cent sous dans le bastringue, au nom du droit imprescriptible (mais fort discutable) de votre peuple à croire à toutes les fariboles que vous lui avez fait avaler pour parvenir au pouvoir.

Tdessin-grece-4ant que les inventeurs du tonneau des Danaïdes ne se donneront pas les moyens d’être un État moderne et non la survivance d’une province ottomane incapable de se suffire à elle même, la Grèce ne pourra pas compter au nombre des pays membres de l’Euro. Elle ne l’est qu’au prix d’un maquillage de ses comptes publics qui fait passer les bidouillages d’Enron pour une amusante broutille. Depuis des années que nous investissons à fonds perdu dans ce champ de ruines antiques, les gouvernements grecs qui se sont succédés n’ont jamais été foutus d’accoucher d’un cadastre. La fraude fiscale est tellement répandue chez les Hellènes que l’on ne peut plus parler, à ce stade, d’un sport national, mais bien plutôt d’un style de vie. Bref, la Grèce ne sera jamais indépendante tant qu’elle ne s’en donnera pas les moyens. Le referendum qui vient de se tenir, non seulement la condamne à sortir de l’Euro – car il prouve qu’ils ne feront jamais les efforts nécessaires – mais porte en lui, les germes d’une expulsion de l’Europe.

Le socialisme arrive toujours très vite à court de l’argent des autres

dessin-cartoon-grece-03Margareth Thatcher avait raison, les socialistes finissent toujours dans le mur. Nous ne devons notre survie qu’au fait que nos Présidents n’étaient socialistes que pour se faire élire. Imaginez un peu que Benoit Hamon, Claude Bartolone ou Gérard Filoche aient eu des responsabilités. C’est précisément ce qui est arrivé aux Grecs. Et maintenant, pour les sortir de la panade, ils comptent sur les fils spirituels de Georges Marchais et de Cohn-Bendit (mâtinés de Garcimore et de Devos). Le problème avec la faillite annoncée d’Athènes — faute d’avoir mis en œuvre les réformes qui ont permis à l’Espagne, au Portugal et à l’Irlande de s’en sortir – c’est que cet échec aura des conséquences sociales dramatiques.

82535534_pÀ force de se laisser bercer par les discours de tous les populistes qui leur promettent la lune, pour finalement les laisser sur le sable, les Grecs risquent de se montrer irritables, voire désespérément violents. Tsipras à beau tout promettre, nous savons déjà qu’il ne tiendra aucun de ses engagements européens car il a promis exactement le contraire à son Peuple. La question est moins de savoir quelle promesse il finira par respecter que de savoir quand les Grecs se rendront compte qu’on les berce d’illusion depuis 30 ans. Ils n’ont pas les moyens de leur train de vie et l’ajustement va être brutal. Dans un pays, en réalité, bien plus oriental qu’européen, la violence politique débouche, le plus souvent, sur une bonne vieille dictature de derrière les fagots. C’est en ce sens que « le berceau de la démocratie » risque de se faire jeter de l’Union Européenne, comme un malpropre. Lorsque nous aurons, à notre porte, un pronunciamiento militaire ou une nouvelle démocratie populaire qui l’une et l’autre ne trouveront leur salut que dans une confrontation avec l’ennemi héréditaire turc, nous serons dans de beaux draps et le populisme socialiste aura atteint, là, un de ses plus remarquables résultats.

Et nous, pendant ce temps là…

content_hollande-gre_ceFace à ces sombres perspectives, Normalito et Manolito bombent leurs torses velus et font … de la politique intérieure. Ils tentent l’impossible synthèse interne, entre leurs souverainistes Tsipraso-fanatiques et les autres qui trouvent que toutes ces conneries ont assez duré. Pépère gère la crise grecque en Premier secrétaire du PS qu’il n’a jamais cessé d’être. Il tente de dégager un consensus de Président de Conseil général autour de « valeurs » que plus personne ne partage. Il fait dans son coin, sa petite soupe, dans sa petite marmite en n’y conviant personne, surtout pas les Allemands. Pas étonnant, dans ces conditions que les Français plébiscitent Angela Merkel. Les journalistes dépendants ont beau clamer, sur tous les tons, que le referendum de Tsipras et le pseudo accord est un échec pour la Chancelière allemande, force est de constater que l’on peine à mesurer le succès de Hollande dans la même affaire.

L’Europe, le FMI et tous les partenaires – réunis au chevet d’une Grèce malade de son incapacité à devenir une nation moderne – ne sont pas le diable incarné. Alexis Tsipras n’est pas Saint Georges terrassant le dragon germanique. Il est, en réalité, le dernier avatar d’un passé révolu qui faisait de la Grèce un territoire archaïque, vivant aux crochets d’un puissant suzerain. Que ce dernier soit l’Empire romain, ottoman ou britannique, la France ou l’Union Européenne importe en réalité assez peu. La Grèce n’a jamais été indépendante. Faire du referendum du 5 juillet dernier, une manifestation de la liberté des Grecs, a autant de sens que de prétendre que le Tibet est une province autonome. La liberté a un coût : celui de la réforme qui passe par une sortie de l’Euro, une autonomie monétaire retrouvée (avec la dévaluation brutale qui l’accompagne), une compétitivité rétablie et un niveau de vie en rapport avec les richesses produites et non plus extorquées à crédit. Enfin il convient d’ajouter à tout cela : la mise en place d’un système fiscal moderne et non plus moyenâgeux.

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La France socialiste peut effectivement, une dernière fois, venir au secours de la Grèce sur un point très particulier. Il est en effet indéniable que le parti de l’intelligence réalise, en matière fiscale, la synthèse parfaite entre le clientélisme antique, la rapacité moderne et l’inquisition moyenâgeuse. Ses conseils seront donc très précieux. En dehors de cela, difficile de donner aux Grecs des leçons de réalisme économique, tant nous en manquons nous même. Si la Grèce est « une passion française » aux dires de Manolito, force est de constater que cet amour est aussi coûteux qu’à sens unique. Car, en dehors de la reconnaissance de la danseuse pour son riche (quoique …) bienfaiteur, qu’en retirons-nous ? Rappelons-nous que cet évergétisme français a un précédent. Bien avant le fiasco des emprunts russes, dans les années 1880, les épargnants de notre beau pays avaient déjà été plantés par la première faillite du pays de Platon. Aujourd’hui ce ne sont plus les épargnants, mais les contribuables qui seront l(b)aisés. Beau progrès ! Si l’histoire ne se répète jamais, en revanche, elle bégaye souvent.

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UN CHOMAGE TRES … REPUBLICAIN

juin 8, 2015


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Jack Lang ayant un jour déclaré que le Parti Socialiste était celui de l’intelligence, il est donc logique de penser que lorsque ce dernier est au pouvoir, notre pays le devient de facto. C’est du reste comme cela qu’il faut prendre l’étrange décision des dirigeants de Facebook d’implanter, à Paris, leur laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle. Il est vrai qu’en matière d’artifice, avec les socialistes, nous sommes en avance de plusieurs siècles sur les autres nations. Des courbes du chômage qui n’en finissent plus de s’inverser négativement, en passant par toutes les usines à gaz fiscales destinées à rééduquer les déviants à inciter les citoyens à œuvrer pour la planète, nous ne manquons pas de solutions fictives à proposer aux grands défis de notre époque. Le tout en respectant les grands principes républicains qui sont, on l’aura compris, le credo de nos temps obscurs. Du reste, quel plus bel exemple d’intelligence artificielle que celui de notre Président bien mal aimé, lui qui n’a pas son pareil pour, toujours, nous dénicher LA connerie à ne pas faire.

La République nous ®appelle

ob_fb03a2_umprepublicainsDernière stupidité en date : contester puérilement le nom dont vient de se doter l’UMP. Comble de l’horreur pour un socialiste « normal », la République — qu’il invoque totémiquement du soir au matin, pour nous fourguer tout et son contraire — est préemptée par le camp d’en face. Marine Le Pen eût-elle décidé de découper son père en rondelles en adoptant cette dénomination (un peu neuneu, il faut bien l’avouer) que les PS n’auraient pas été plus indignés. Comment ce facho de Sarkozy a-t-il bien pu oser faire main basse sur les oripeaux dont se drape la socialie dès qu’il s’agit de diffuser sa moraline délétère ? Et la médiacratie, en service commandé, d’embrayer derrière le PS pour dénoncer le « scandale ».

En admettant que plus grand monde ne se souvienne de l’UNR et de l’UDR, les temps du RPR ne sont pas si lointains qu’il faille pousser des cris d’orfraie à la seule perspective de voir des gens de droite se référer à la République, fut-elle la cinquième du nom. Ils n’allaient tout de même pas s’appeler « Les Monarchistes » pour se conformer aux clichés véhiculés par des socialistes qui eux, c’est bien connu, « ne sont animés que des meilleures intentions ». En tout cas, une chose est sure, ils ne risquaient pas de se dénommer « Les Libéraux », tant la Liberté leur est un concept, à peu près aussi étranger que le courage et la constance.

La course à l’ouverture d’esprit

christianophobie-miegeSi Marthe Richard n’avait pas rendu l’exercice théorique, l’averse de bons sentiments qui attendait les militants Républicains, lors de leur congrès fondateur le 30 mai dernier, aurait pu provoquer la réaction suivante : « La tolérance, Monsieur, il y a des maisons pour cela ! » Rien ne nous aura été épargné dans le style « vivons heureux au pays du vivre ensemble ». Il est interdit de dire du mal des ministres qui coulent : la Justice pour l’une, le système « éducatif » pour l’autre. Elles sont issues des « minorités visibles » donc infaillibles. Les critiquer c’est être raciste, ne pas être d’accord c’est du nazisme ! Il est exact que ces deux mamouths ne les avaient pas attendus pour branler sérieusement du manche. Il n’en reste pas moins que Tata Taubira et Cousine Belkacem achèvent leurs bêtes respectives, avec un talent et une énergie qui laisserait songeur, le plus stakhanoviste des bouchers Charal. Prétendre que les politiques ne peuvent plus rien à la marche des affaires est une ânerie. Ils ne peuvent plus améliorer les choses qu’à l’insu de leur plein gré, c’est un fait, mais ils peuvent, en toute bonne conscience, rendre apocalyptiques des situations déjà cauchemardesques.

i.mobofree.comLe pire dans tout cela c’est que l’alternance n’y changera probablement rien. Bien entendu, pour se faire élire, le candidat du moment nous promettra tout et son contraire. Encore que… À écouter les thuriféraires d’Alain Juppé, sa grandeur consiste justement à dire maintenant qu’il ne changera rien (je l’avoue je schématise, mais c’est quand même bien ce qu’il fera au final s’il accède au graal). C’est un concept comme un autre, bien que peu enthousiasmant ! Sarkozy avait été élu en 2007 en nous affirmant : « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ». Il a ensuite passé le plus clair de son mandat à faire ce qu’il n’avait jamais dit et à faire croire qu’il avait fait ce qu’il avait dit. Juppé, lui, commence par dire ce qu’il ne fera pas, pour être bien sûr de ne pas avoir à dire ce qu’il fera. Pas étonnant qu’il soit l’homme de droite préféré de la gauche.

La stratégie « normale » de François Hollande

courbe-chomage-jmPour le Président le moins populaire de la cinquième République, il n’existe pas trente-six façons de prolonger son inaction au-delà de 2017. Alors que ses résultats lamentables devraient l’inciter à se cacher sous le tapis en attendant que ça passe, Pépère repart en campagne, comme si de rien n’était. Il déterre les morts pour les placer au Panthéon, il court de commémoration en repentance à tel point qu’il s’excuse de tout sauf d’exister. Cette agitation frénétique n’a d’autre objectif que de tuer dans l’œuf toute pensée stratégique rationnelle dans le marigot qui lui tient lieu de parti. Son action est si positive qu’il sait qu’il a autant de chance d’arriver à ses fins que Depardieu de gagner le Marathon de Paris. Pour renverser le cours des choses, il lui faut provoquer un « 21 avril à l’envers » et éliminer le candidat de droite. Même comme cela, son élection n’est pas acquise, mais seulement vraisemblable. En effet, la France n’est pas encore mûre pour la passionaria des terrils, mais sait-on jamais, deux ans avec Hollande c’est très long et tout peut arriver. Pour espérer l’emporter quand même, il n’a qu’une seule solution : que les Républicains désignent Juppé comme candidat, à l’issue d’une primaire où tous les prétendants se seront écharpés sur le thème de la morale et du Front National (corolaire du thème précédent). La presse subventionnée par nos sous, l’y aide du reste puissamment, en faisant de Juppé le Balladur, Jospin, Ségolène Royal (rayez la mention inutile) du moment.

3Le meilleur d’entre les Républicains (aux dires de Chirac) occupe le créneau très couru du centre bien pensant socialo-compatible. En ce sens, il « croit en l’action de l’État » (c’est d’ailleurs une foi qu’il partage avec Marine Le Pen et Florian Philippot, mais passons bien vite). Tout le monde sait bien que ce positionnement est électoralement étroit (le centre, pas la croyance en l’infaillibilité de l’État, hélas) car peu d’électeurs s’en satisfont (la Duhamélisation des esprits n’est pas encore complète, Deo gracias !). Même si ceux qui votent pour le centre sont très bruyamment satisfaits d’eux même, ils ne représentent guère plus de 15 % des voix (au mieux). En admettant que le Maire de Bordeaux s’arrache et se fasse violence en campagne (après tout, Balladur est bien monté sur une table avant de se ramasser) ses positions droits-de-l’hommistes et tolérantes ne lui vaudront pas de dépasser les 20 %.
MIEGEmosqueesMarine — que le système médiatique poussera à fond (voir plus haut) — fera autour des 30 %. Il ne restera plus à Pépère qu’à rassembler son camp de base (pour le PS c’est acquis, depuis le « succès » de la motion Cambadélis), à limiter la dispersion extrême gauchiste à Mélanchon. Le tour sera joué et les 20 % franchis. Les verts peuvent bien risquer de gripper la machine, mais leur poids électoral découlant de leurs propositions fumeuses les rend, en dehors de Paris, singulièrement négligeables. Seul le rouquemoute allemand récemment nationalisé serait en mesure de fédérer les bobos mais même comme cela… Et voilà comment un Président haï risque de nous enfumer pour 5 longues années supplémentaires. Quand on voit ce qu’il a fait en trois ans, on imagine dans quel état sera la France de 2022… Ce n’est, après tout, rien d’autre que l’hypothèse de Houellebeck.

France's President Francois Hollande attends the recording of his New Year's speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE - Tags: POLITICS)

France’s President Francois Hollande attends the recording of his New Year’s speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE – Tags: POLITICS)

La France, l’homme malade de l’Europe

757647025Oui, ce n’est pas très charitable de penser que François Hollande ruinera la France au terme de son second quinquennat. Pourquoi attendre 2022, alors qu’il est en passe de réaliser l’exploit aux trois cinquièmes du premier, je vous le concède. Loin de s’inverser, la courbe du chômage n’en finit pas de monter et avec elle son cortège de drames humains. Pendant ce temps-là, les socialistes s’accrochent aux totems sociaux (CDI, seuils, prélèvements confiscatoires, représentation syndicale…) comme la vérole sur le bas clergé. Nous sommes le seul pays d’Europe à ne pas profiter du retour de la croissance et de la baisse conjuguée du pétrole et de l’Euro : même pas mal ! Nous fleuretons avec les 5,5 millions de chômeurs et une dette qui avoisine les 100 % du PIB : vous reprendrez bien 150 000 emplois aidés avec vos sous supplémentaires ! Il est urgent de rétablir la confiance avec les entrepreneurs qui, seuls, peuvent créer des emplois : amis patron de PME, tu auras toi aussi ton délégué syndical ! Les socialistes ont ce talent rare, de pouvoir faire dérailler les trains en gare rien qu’en les regardant.

miege-tresor-770x1109-366x527Le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas comprendre que leur politique est mortifère. C’est impossible pour eux puisqu’ils font le bien. Un petit exemple de l’étendue de leurs bienfaits nous est donné par leur politique de maquillage des comptes de réduction des déficits. Selon l’Association des Maires de France, les collectivités locales représentent 37 % de l’investissement public. Elles sont responsables d’un peu plus de 4 % du déficit public et vont pourtant supporter l’essentiel des efforts de réduction de la dépense. Que pensez-vous qu’il va se passer dans les prochaines années, si rien ne vient endiguer cette catastrophe ? L’investissement public va s’effondrer (-25% en 2017 par rapport à 2014), pour le plus grand bonheur de ce capitalisme, certes de connivence, mais pourtant grand pourvoyeur d’emplois peu qualifiés (BTP, services collectifs, transports). Ces mêmes emplois qui nous sont si nécessaires pour absorber les 140 000 « chances pour la France » qui sortent chaque année, sans aucune qualification, de la machine à fabriquer des analphabètes qui nous tient lieu d’instruction publique. On peut se gargariser d’avoir une natalité supérieure à celle de nos voisins. Lorsque l’on réalise que ce dynamisme n’est en réalité que le fruit de l’importation massive d’étrangers que l’on se refuse par ailleurs à assimiler, l’équation devient affreusement simple et le suicide français, cher à Eric Zemmour, totalement patent. Mais chut, il ne faudrait surtout pas stigmatiser qui que ce soit, il en va du vivre ensemble en qualité de « gros soumis » comme disent les jeunes d’aujourd’hui.

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La France coule et notre aristocratie administrative s’en fout royalement. L’essentiel c’est que leurs privilèges perdurent. Les scandales qui se multiplient comme celui de la Présidente de l’INA qui claque 40 000 € de taxis en une année, alors qu’elle a un chauffeur, ne provoquent aucune réaction, à part celle de la recaser dans un placard doré au ministère de la Culture. Dans ce foutoir généralisé, la seule réforme que veulent porter les socialistes pour se trainer lamentablement jusqu’en 2017, c’est celle du prélèvement à la source des impôts directs. Oh la belle idée que voilà ! Comme il n’est pas question de nous faire cadeau d’une année de prélèvement, ces dingues sont en train de nous concocter une usine à gaz qui nous permettra d’apurer notre « dette fiscale » ancien système tout en nous pompant nos impôts « nouvelle formule » à la source. Payer deux fois ses impôts, en une année (ou plus, le tout est de savoir en combien de fois nous allons couper la queue du chien) voilà qui va très certainement relancer la croissance…

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UNE LIBERTE SOUS CONDITION DE RESSOURCES INTELLECTUELLES

mai 9, 2015

nuage-mots Dans le paysage apocalyptique qui nous tient lieu de débat politique, l’apparence l’emporte systématiquement sur la conviction. Dans ces conditions il n’y a rien d’étonnant à ce que des acteurs fatigués nous imposent le spectacle obscène de leurs leçons de morale perpétuelles. Alors que nous entamons l’an 4 du règne de François le petit, nous glissons chaque jour un peu plus de la liberté vers l’oppression, au nom de cette morale que brandissent fièrement les fanatiques de la bien-pensance. Le fait qu’en dehors d’eux, plus personne n’adhère à ces fadaises pour instituteurs à cols roulés ne fait que décupler leurs ardeurs de Savonarole. La grande pieuvre de la pensée unique étend maintenant ses tentacules liberticides des médias, à l’école en passant par nos ordinateurs. Comme tout organisme dont la domination est remise en question, c’est quand elle perd pied que la bête est la plus dangereuse. De la loi sur le renseignement, à la comédie grotesque autour des fichiers fantômes de la ville de Béziers, le moindre événement médiatique donne lieu à une avalanche de moraline où les paradoxes apparents le disputent aux contradictions flagrantes, pour raboter toujours plus les libertés fondamentales que nos Pères nous ont léguées. Le Patriot Act à la française À la suite de l’attaque perpétrée par des salafistes saoudiens contre le World Trade center et le Pentagone, l’Amérique prit une série de mesures destinées à contrer la menace terroriste sur son sol. Ces lois d’exception ont permis aux gouvernements (le pluriel est capital) qui se sont succédés depuis à la tête du pays de prendre de considérables libertés avec Liberté. Comme l’Amérique n’est pas la France, quelques consciences locales se sont élevées pour dénoncer les abus, dans lesquels se sont voluptueusement roulés les services américains spécialisés dans le renseignement. Capture d’écran 2015-05-06 à 07.56.37 sine-liberte-d-expression-charlie-hebdo-599x709Dans notre beau pays épris de paix et de concorde civique, des causes dissemblables viennent de produire un effet sensiblement similaire. L’attaque odieuse contre la « liberté d’expression » des gauchistes qui a eu lieu le 7 janvier 2015, puis le massacre antisémite (nettement moins condamné) qui survint deux jours après, a donné lieu à une innovation législative qui n’a rien à envier aux expérimentations hasardeuses des Américains sur le sujet. Tout comme en Amérique n’importe qui pourra désormais être écouté et enregistré, sous le prétexte commode qu’il pourrait (le conditionnel fait tout à l’affaire) porter atteinte aux intérêts vitaux de la France (lesquels ne sont pas définis avec une précision d’orfèvre, c’est le moins que l’on puisse dire). Les socialistes — qui sont à la Liberté ce que la guillotine est à l’humanisme — protestent de leurs bonnes intentions et entonnent l’air connu du « nous n’en abuserons pas » (c’est ça, fume c’est du Belge !). CartooningForPeace_Copyright-RSFCe dispositif est disproportionné et parfaitement inefficace (en ce qui concerne le terrorisme). Le problème ce n’est pas la collecte des données, mais leur exploitation. Alors que nous ne savons que faire de nos « chances pour la France » qui reviennent en masse du pays des barbus en folie, le couteau entre les dents et la Kalach dans le slip, on nous explique que cette loi indigne va permettre à nos forces de sécurité de nous protéger efficacement. De qui se moque-t-on ? Les Kouachi n’avaient pas cessé d’être écoutés par la faute de dispositions législatives inadaptées, mais bien parce que l’on avait décidé d’affecter ailleurs les moyens humains destinés à exploiter les données recueillies auprès d’eux. On n’attrape pas des terroristes avec des algorithmes informatiques, mais avec des enquêtes de terrain et du bon sens humain. En réalité ce texte va permettre d’écouter les déviants de la pensée et les adversaires politiques, sans craindre de se faire gauler, comme dans le cas Sarkozy. valls-renseignementTout ceux qui, durant un débat parlementaire bien vite expédié (il en va de la sécurité de la Nation, merde !) auront eu le malheur de réfléchir, un minimum, à ce que tout ce barnum sécuritaire pouvait avoir comme implication réelle et pratique, auront été vilipendés comme « traitres à la Patrie » par le toujours très mesuré Manuel Valls. Au final, l’Assemblée a approuvé le bidule par 438 voix de moutons contre celles de 86 braves. Il est amusant de relever, à l’heure où l’on convoque si facilement les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » que, les ancêtres de cette bande de pleutres avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain dans des proportions quasi identiques en Juin 1940 (étonnant, non ?). Loi-sur-le-renseignement-le-conseil-constitutionnel-pose-ses-conditions_article_popin Le fascisme biterrois Pendant que nos députés s’asseyaient avec volupté sur nos libertés fondamentales, la gôôôche de salon s’émouvait à grand bruit, des agissements du « Nazi » que ces demeurés de Biterrois ont eu le mauvais goût de se donner pour Maire en mars 2014. Le jovial Robert MÉNARD vient d’effrayer les chaisières en déclarant que plus de 64 % des enfants scolarisés dans sa ville sont musulmans. Horreur, malheur et mânes du Veld’hiv » réunis, ne voilà – t-y pas le retour tant annoncé attendu du ventre fécond de la bête immonde. L’indignation est générale et tout le monde y va de son commentaire définitif sur : « les fichiers de la honte ». ob_40c9a4_imaginezFaire des fichiers ethniques c’est pas bien… en France. Les Anglais et les Américains qui les pratiquent régulièrement sont, sans doute, des fascistes qui s’ignorent. Mais revenons aux prémices de l’holocauste du 21e siècle qui se prépare dans cette bonne ville de Béziers. Devant l’énormité du crime proféré, à une heure de grande écoute, par l’édile « liberticide », il n’y avait rien de plus urgent que de dépêcher le SRPJ de Montpellier pour perquisitionner séance tenante l’Hôtel de Ville. Je m’étonne que, pour faire bonne mesure, le GIGN n’ait pas aussi été mobilisé. Dans une ville où la Police municipale est en passe d’être armée, c’eût été expédiant (et pas plus ridicule). Comme les limiers n’ont rien trouvé, le Maire a illico été auditionné par la PJ, pour un résultat… similaire. 11150990_10205245212624363_5837299710340118497_nIl faut être con comme un socialiste pour croire qu’il est nécessaire d’établir un fichier pour compter le nombre de petits musulmans dans une classe. L’écrasante majorité des parents musulmans donnant à leurs enfants un prénom islamiquement correct, histoire de bien marquer leur droit à la différence et leur volonté d’assimilation, il suffit de répertorier ces prénoms pour se faire une idée assez précise du nombre d’enfants n’étant pas stigmatisé (oh le vilain mot) par un nom de Saint Catholique Apostolique et Romain, dans le système scolaire public de la ville de Béziers. Au fait : compter n’est pas ficher. Si les pandores ne trouvent pas le fichier « maudit », c’est qu’il n’existe que dans l’esprit des manipulateurs qui veulent convoquer l’esprit du « fichier juif » de la Préfecture de Police de Paris des « années sombres de notre histoire ». Tout est affaire de méthode Nous avons tous compris que le crime ne réside pas tant dans le comptage en lui même que dans son objet. Si quantifier les musulmans est indigne des valeurs de la République, que dire de la méthode de comptage étrangement similaire employée par le « journal » Libération pour déplorer le « manque de diversité » dans les cabinets ministériels du gouvernement de Pépère en juin 2012 et reproduit ci-après ? 11203713_10206686394581290_875079073967970432_n Répertorier de façon très empirique les prénoms et les noms « à consonance chrétienne » au Journal Officiel pour en déduire qu’il n’y a que des « blancos » chez les conseillers de nos princes, c’est bien. Additionner les prénoms musulmans dans les écoles élémentaires c’est mal. D’un simple point de vue d’efficacité statistique, la méthode Libé manque cruellement de rigueur, car nos compatriotes « ultra-marins » (ce qui ne veut pas dire qu’ils préfèrent frénétiquement le bateau, juste qu’ils viennent des iles autres que la Corse), ces braves gens, disais-je, sont le plus souvent nantis de prénoms et autres patronymes qui les différencient très peu des « Gaulois ». C’est ce que l’on appelle l’assimilation… L’air de rien, glissons bien vite à côté de la plaque… 6929204-10593961Dans cette affaire, ce qui choque le progressiste, c’est que le maire de Béziers comptabilise des musulmans supposés. C’est vrai qu’il apparait un peu facile, à certains, de ranger un petit Mohamed au rang des musulmans, alors qu’il se peut que ce charmant bambin puisse avoir de facétieux parents bouddhistes. L’exception est toujours possible, mais relevons ensemble qu’en l’occurrence, elle ne paraît pas statistiquement dirimante. Ce sont pourtant ces mêmes consciences qui se précipitèrent le 11 janvier dernier, pour s’exclamer, comme un seul homme, en s’arrachant les poils du torse que le policier lâchement assassiné devant Charlie hebdo s’appelant Karim, les musulmans étaient, eux aussi, les victimes des frères Kouachi. Deux poids, deux mesures… 11249164_772553382857411_5149225528211265928_nLe crime consiste donc à démontrer ce que la doxa nie farouchement. Il est alors urgent de procéder à la reductio ad hitlerium, histoire d’enterrer le débat légitime. Et il faut bien admettre qu’en l’occurrence, toutes les buses servant le culte du politiquement comme il faut y sont allées franco (si l’on peut dire). Comprenons-les : elles étaient persuadées de tenir LA preuve du fascisme bien blanc (pas vert) et bien de chez nous (pas importé du Proche Orient). Même Pépère, en visite au pays des droits de l’Homme barbu en djellaba et de la femme cloitrée en Burka, y est allé de sa réflexion définitive. On aurait voulu faire passer les intentions réellement liberticides du gouvernement en matière de surveillance des masses pour des lanternes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Vers un enseignement public ethnique ob_e819a4_10904122-416037458546122-6814427601206Tout le monde s’indigne de ce qui s’apparente de plus en plus à un comptage et de moins en moins à un fichage, sans s’émouvoir de ce que révèle ce chiffre de 64 %. Il met pourtant en lumière un phénomène que Manuel Valls n’hésitait pas à qualifier abusivement, il y a peu, d’apartheid territorial. Le terme est impropre, car l’apartheid implique une contrainte, alors que dans ce cas précis, cette séparation est librement assumée par ceux qui mettent leurs enfants dans les écoles privées. C’est même là que réside toute la question. En effet, de deux choses l’une : soit ce calcul est farfelu (et je gage que l’on ne va pas tarder à nous le faire savoir), soit il est exact et l’on ne comprend pas, dans ces conditions, comment Robert MÉNARD a pu être élu Maire, si les deux tiers des enfants scolarisés sur sa commune sont musulmans. Leurs géniteurs ne passent pas pour être les plus fidèles des électeurs du « Rassemblement  Bleu Marine ». Il doit donc y en avoir d’autres… ailleurs. Ces 64 % s’expliquent par une fracture communautaire. L’école publique pour les musulmans, le privé pour les autres et tout cela est bien plus inquiétant pour le « vivre ensemble » cher à tous ces Tartuffes que le fait de compter ou même de ficher. smileyLa même dynamique est à l’œuvre avec les projets délirants des pédagauchistes du ministère de la rééducation nationale. La réforme du collège engagée par ce gouvernement d’irresponsables contre la droite (c’est habituel) et une bonne partie du corps enseignant (ça, ça l’est beaucoup moins) en est la parfaite illustration. La fabrique à analphabète de renommée mondiale qu’est devenue cette institution apporte ainsi la touche finale à son grand projet de société. Ils ne se cachent même plus. L’objectif des abrutis sorciers qui se sont appropriés ce ministère est de « former des citoyens » (comprendre de parfaits petits gardes rouges). Les soixante-huitards ont gagné : l’école forme l’homme nouveau, en l’arrachant à son déterminisme familial et national. Enfin, ce noble objectif est poursuivi uniquement pour les obscurantistes chrétiens. Les autres, forts de leur droit imprescriptible à la différence qui est aussi une chance pour la France, sont invités à progresser dans l’ouverture au monde que leur procure à la fois leur condition de nouveaux damnés de la terre et celle de fils du Prophète. Le savoir  rend libre tandis que l’ignorance asservit. Nos pédagogues ont, dans ce domaine, un objectif très précis. NlE1ql8gm0wK_N78PTaSJS6n5m0@535x301 Les socialistes sont passés dans leur mode d’exercice du pouvoir et pour notre plus grand malheur, de l’imagination à la folie complète. Après avoir assuré leur emprise sur les esprits, par le biais de la bolchévisation de l’instruction publique, ils ont aujourd’hui étendu leur contrôle sur la société des médias, avant de l’étendre, demain, à l’ensemble de la population à force de manipulations et autres enfumages savamment orchestrés. La loi sur le renseignement — qui est en passe d’être adoptée — donnera au gouvernement socialiste, les moyens qui lui manquent, pour venir traquer les déviants qui osent encore s’opposer à son hégémonie, jusque dans leur intimité (les toilettes c’est du vocabulaire d’autocrate russe). Il investira ainsi Internet, le dernier espace de liberté qui échappe encore à ses griffes avides. Ne nous leurrons pas et cessons de compter sur « l’esprit républicain » qui anime nos fonctionnaires d’autorité, pour échapper à cette fatalité. Ils ne s’opposeront pas à ce grand flicage à venir. Lorsque l’on voit la façon dont la Police parisienne a traité les gens qui se promenaient vêtus de vêtements siglés « Manif Pour Tous », on en déduit que la conscience de nos poulets est plus proche de celle de leurs homologues de la place Tian’anmen que de ceux qui officient à Trafalgar Square. Pouvons-nous compter sur l’opposition, une fois réinstallée au pouvoir, pour revenir sur ces lois de satrape ? Il est plus que raisonnable qu’un doute puisse, à ce sujet, légitimement s’insinuer dans nos esprits… provisoirement libres. big-brother_hollande

ELOGE DU BICAMERISME

avril 17, 2015

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Il y a de cela peu de temps et prenant prétexte d’une question que l’on ne lui posait pas, l’ineffable cuistre qui sert de Président à l’Assemblé dite nationale déclarait que l’avenir du Sénat était de se fondre dans un grand machin inutile avec les suceurs de fonds publics du Conseil Economique Social et Environnemental. Posé en des termes élégants, comme seul un spécialiste de la gabegie budgétaire (élu de Seine Saint-Denis qui plus est) peut en produire, le débat qui s’en suivit ne manqua pas de provoquer les foudres de Gérard Larcher, le nouveau Président du Sénat. La petite plaisanterie ayant eu lieu alors que les frères Kouachi venaient à peine de faire entendre leur droit imprescriptible à la différence, elle eut le bonheur, entre autres conséquences, de provoquer un travail séparé sur l’analyse des causes ayant conduit à ce drame « de l’intégration en panne ». Au lieu d’un rapport commun Sénat-Assemblée nationale, nous avons donc eu droit à deux constats distincts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la comparaison apporte autant d’eau au moulin de Bartolone sur l’inutilité supposée du Sénat que l’Etat Islamique contribue à l’émancipation de la femme.

L’Assemblée nationale se ridiculise…

bartolone-caricatureSelon les termes de la commande présidentielle, il revenait au Parlement de produire des éclaircissements sur le « sentiment d’appartenance républicaine ». Partant du principe, pour le moins sujet à caution, que la République adoucit les mœurs en matière de propagation de la foi religieuse à coup de mitraillette, Pépère voulait savoir ce qui pouvait bien pousser des « enfants de France » au meurtre de masse. Afin de lutter contre les amalgames et les stéréotypes qui sont, comme chacun le sait, à la source des maux dont nous souffrons, les deux branches du pouvoir législatif allait donc se livrer à un état des lieux… distinct.

Comme avec les socialistes le pire n’est jamais à craindre, mais toujours à redouter, Bartolone affirme donc péremptoirement, au terme de l’exercice, dans son tissu d’âneries relié double face, que ce fameux « sentiment d’appartenance républicaine » n’est en rien lié au mode d’acquisition de la nationalité, ni à la religion (hrem hum reuh reuh !). Monsieur Bartolone s’est probablement penché sur la délicate question de l’intégration des moines bouddhistes dans la République française, pour nous livrer pareil sophisme. Comme le ridicule ne lui fait pas peur, il enfonce le clou, tel un légionnaire Romain sur le Golgotha un Vendredi saint : “le sujet des appartenances religieuses, des origines familiales ou de l’actualité de la loi de 1905 (sur la laïcité, ndlr) n’est jamais apparu spontanément”. Non, mais sérieusement bonhomme, tu vis sur quelle planète et tu as interrogé quelles personnes, en dehors de tes collaborateurs ?

Smiley-hitlerLa cause de tous les malheurs est connue de notre bon Claude. Pour lui,  si certains sont à l’écart de ce « sentiment d’appartenance », comme “les absents des marches des 10 et 11 janvier”, ce n’est en rien lié à “la religion des uns ou des autres” (non, penses -tu, c’est dû à leurs pratiques sexuelles !), mais au fait “que notre République est aujourd’hui malade de phénomènes de repli, de cloisonnement, d’entre-soi”. Repli, cloisonnement, entre soi… bon sang, mais c’est bien sûr : Charlie Hebdo, c’est la faute au FN. Sommes-nous stupides de ne pas y avoir pensé de nous-mêmes, heureusement que ce bon Bartolone est là pour nous rappeler les évidences. S’il y a bien un problème en France en 2015, c’est le FN et la cohorte de cathos intégristes “ultras fanatisés” qui lui est indissociablement attachée. Le danger qui guette la France, c’est l’alliance entre Marine et Monseigneur 23, pas la conquête islamique des banlieues de nos villes.

i.mobofree.comSi vous trouvez ce constat accablant, attendez-vous à ne pas être déçu par le remède. Le petit télégraphiste du 9-3 a trouvé la panacée, celle qui fera qu’il n’y aura dorénavant plus de Kouachy et autres Coulibaly. La source du mal qui ronge la société française aura été tarie par le génie de Bobigny. C’est simple comme bonjour et les socialistes le réclament depuis 2003. La citoyenneté c’est un droit (ah bon ?), mais aussi un devoir (sans dec ?). Les immigrés et leurs enfants qui ne rejettent pas la République (et la France) pour de triviales questions religieuses (c’est bien connu) rentreront dans le rang, dès que le vote aura été rendu OBLIGATOIRE ! Ils te tirent dessus, mais si tu les forces à aller voter, ils vont, comme par enchantement, déposer leurs armes et célébrer avec toi la République dans une joyeuse farandole fraternelle. Putain, Claude arrête de fumer la moquette, ça te crame les neurones !
648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueAutre idée d’enfer qui va tout changer : obliger les élèves de l’ENA ou d’autres Grandes Ecoles (lesquelles, selon quels critères ?) à effectuer un stage de trois mois en zone sensible. Là, on touche au sublime. Il est évident qu’en mettant le nez de nos zélites en devenir, dans les ghettos de nos chères banlieues, la magie va opérer. Des populations qui s’ignoraient (sauf lors des attaques de RER) vont du coup se tomber dans les bras et, bien évidemment, “s’enrichir de leurs différences”. Pour ce qui est de l’enrichissement, je vois assez bien comment, lors de ces rencontres improbables, les pauv’ victimes de l’apartheid territorial vont s’y prendre pour améliorer leurs fins de mois. Je distingue, en revanche, moins bien ce qu’en retireront les “privilégiés” qui leur seront ainsi envoyés en pâture, si ce n’est une vue assez précise de ce que décrit la famille Le Pen depuis trois décennies. En résumé, l’Assemblée s’évertue à démontrer l’indémontrable avec l’aplomb absolu du donneur de leçon patenté. Pas de doute, avec de telles productions, nos impôts sont bien utilisés.

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… Pendant que le Sénat nous surprend

jpg_bakmailarcher-80ac3-6e54eEt le Sénat dans tout ça me direz vous ? Au risque de surprendre les amateurs d’idées libérales préconçues, le Palais du Luxembourg a produit une analyse aussi réaliste que celle de l’Assemblée est imaginaire. Pour surprenant que cela puisse paraître, Gérard Larcher — qui jusqu’ici ne passait pas pour un homme prompt à renverser les tables — est allé plus loin qu’un gaulliste n’est jamais allé sur ces questions, depuis que le Général ait expliqué doctement que s’il avait abandonné l’Algérie c’était parce qu’il ne souhaitait pas que “Colombey-les-deux-Eglises devienne Colombey-les-deux Mosquées”.

image002 2Gérard Larcher avait déjà commencé à effaroucher les chaisières en déclarant, il y a quelques semaines de cela, que : “notre capacité d’intégration est saturée, on n’intègre pas bien”. Et le chœur des vierges de crier à l’abomination, à la discrimination et autre faribolations de circonstances. Cet avant-propos, marqué au coin du bon sens, est suivi, au fil de ce rapport, d’un nombre impressionnant de constats, tous plus pertinents les uns que les autres. S’il réaffirme que l’Islam est compatible avec la République (ce qui ne mange pas de pain), il en profite pour expliquer comment doit s’organiser cette compatibilité. Accrochez vous, vous n’êtes pas (plus, pour les plus âgés) habitués à cela. Le Président du Sénat l’écrit en ces termes : “je pense l’Islam compatible avec la République, mais il faut que la République fasse avec lui ce qu’il a fait il y a 110 ans avec le catholicisme” et d’ajouter in petto “j’affirme des principes : la supériorité des lois de la République qui ne peuvent faire l’objet ni d’accommodement ni de transaction, l’égalité hommes-femmes, l’indépendance de la recherche scientifique, le droit à l’apostasie, c’est-à-dire de pouvoir changer de religion…” Vous ne rêvez pas, vous avez bien lu et lui l’a bien écrit !

 

parti-socialisteFichtre, diantre que voilà des affirmations qui tendraient à confiner tout autre que l’auteur de ces lignes, dans le camp du Mal absolu par les progressistes autoproclamés. Seulement Gérard Larcher n’est pas le premier venu. Puisque la sombre buse qui lui sert d’homologue à l’Assemblée lui a signifié son inutilité législative, le Sénateur des Yvelines a décidé de briser l’omerta. Comme le Sénat ne sert à rien, il a décidé d’en faire, pour l’occasion, le porte-parole de la France réelle. C’est habile et politiquement très bien joué. Du coup, l’archaïsme change de camps. Le roi est nu et la vision “cul-cul la praline” du vivre ensemble, défendue contre toute évidence par le parti socialiste, passe pour une grosse daube indigeste.
11060867_10153159624017088_2564924227189525350_nMais le Sénat ne s’arrête pas en si bon chemin. À propos de l’école qui rempli si bien sa mission de diffusion massive de l’illettrisme, Gérard Larcher en remet une couche à laquelle, les profs qui voient encore des élèves (ce qui exclue les syndicalistes et les députés socialistes) ne pourront que souscrire. “À force de chanter les différences, on a oublié de chanter ce qui nous unit”. “Nous assistons à une école qui vit le repli communautariste. Je ne mets pas celle-ci en cause, mais on ne peut plus y enseigner de manière apaisée l’histoire, les sciences naturelles ou le sport”. Dès lors, juge-t-il, “on a besoin que l’autorité se réaffirme”. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le Président du Sénat accélère en dénonçant l’impasse des politiques de la ville qui ont surtout conduit à l’abandon des campagnes. “Il y a aussi des gens qui ont le sentiment qu’on ne s’intéresse plus à eux, qu’on les oublie. Ils ont le sentiment d’un État complexe, lointain, normalisateur”. Il propose de faire “de la réhabilitation de cette France d’à côté un axe prioritaire d’action de l’État”, “en ne faisant plus du financement de la politique de la ville et des quartiers l’exclusive priorité”. Dire que les fonctionnaires qui nous gouvernent, tout imbus de l’autorité de l’État qu’ils soient, sont perçus dans nos campagnes, avec la même aménité (et pour les mêmes raisons) que les clowns de Bruxelles, voilà qui va miner le moral de notre zélite administrative.

10906110_10205977612859121_8074542850760984440_nEnfin là où l’autre engeance du “parti de l’intelligence” veut envoyer les énarques en ZEP, le Président Larcher suggère, lui, de rendre le service civique obligatoire (mais pas nécessairement dans les Bantoustans), pour ceux qui s’apprêtent à devenir fonctionnaires, mais aussi pour tous les candidats à la nationalité française. Arrêtons-nous un instant sur cette proposition. Elle est pleine de bon sens, car elle plonge l’apprenti fonctionnaire dans le bain de la réalité de l’intérêt général et met le futur Français en capacité d’appréhender la complexité de la communauté nationale qu’il rejoint. Dans un cas comme dans l’autre, seules les personnes motivées seront volontaires. Toute personne de bonne foi (ce qui exclut les fonctionnaires syndicalistes et les militants antiracistes) percevra le bénéfice de cette mesure. Ces bienfaits seront même décuplés en ce qui concerne les femmes. Elles s’affranchiront ainsi des tutelles masculines qui peuvent s’avérer très pesantes, particulièrement dans la seule des trois religions du Livre, dont le Prophète n’était pas juif…

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On le voit, particulièrement en cette occasion, loin d’être une institution inutile, le Sénat est la chambre où peut se produire l’inattendu. Cette prise en compte du pays réel prouve que loin d’être une source de dépense inutile, le bicamérisme permet à nos parlementaires de réfléchir. Là où l’Assemblée fait de la politique, le Sénat, lui, construit patiemment le droit. Oui, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par un collège restreint de “grands” électeurs. Oui, ils ne répondent pas directement de leurs votes devant le Peuple, ni devant le très partial tribunal médiatique. Oui, leur indépendance est étonnante dans une démocratie. Mais c’est précisément cette indépendance qui les rend indispensables, car elle les protège de la dictature de l’instant et du politiquement correct (enfin pour ceux qui n’aspirent plus à être ministres). Nous avons l’habitude de pester contre les trains qui arrivent en retard et de ne manifester qu’une indifférence polie pour ceux qui sont à l’heure. Alors que depuis des lustres notre classe politique plante, au mieux, sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir les conséquences de son incurie en matière migratoire, je pense qu’il est indispensable de manifester notre approbation quand quelques rares courageux (comme notre bon Président Larcher) osent braver les interdits. À défaut, ces “Braves” n’entendront que le concert des vertus outragées et il y a fort à parier qu’alors, rendus sourds par ces cris d’orfraie, ils finiront par passer leur tour lorsque la prochaine occasion de décrire la réalité vécue par leurs électeurs se présentera. On ne peut pas pester contre l’aveuglement de nos élus et ne pas les féliciter quand, enfin, leurs yeux se décillent.

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ET DE DEUX !

avril 2, 2015

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Voilà, c’est fait ! Une fois encore, le train des illusions socialistes s’est encastré dans le mur des réalités que ses conducteurs refusaient obstinément de voir. Ce faisant, ils perdent leurs ancrages locaux, avec une constance qui force le respect. Ces déroutes communales puis départementales, en attendant la conclusion régionale, ne sont pas neutres. Entamée après la bérézina de 1992, la lente conquête de « la France des territoires » avait permis au PS de résister à l’implosion, au soir de la défaite de la folle du Poitou, en 2007. Dans la bataille de chiffonniers homérique qui s’en suivit, Martine Aubry avait tellement bourré les urnes pour faire barrage à l’ex de son prédécesseur, qu’à côté, la guerre Fillon-Copé est passée pour une votation suisse. À l’heure où les grands féodaux socialistes se retrouvent à poil, on est en droit de se demander ce qu’il restera du PS après les Présidentielles de 2017, si Pépère mord la poussière.

Les Français sont-ils vraiment des veaux ?

ob_dc893c_votez-meuhLe consensus journalistique moutonnier veut que le pouvoir perde « systématiquement » les élections abusivement qualifiées « d’intermédiaires » par ces mêmes cuistres. Ce terme est impropre, car il s’applique au régime politique américain qui prévoit, entre autres, un renouvellement de la moitié du parlement à la mi-mandat du Président. Point de cela chez nous, ce qui permet à Manuel de faire son Bravo sur les estrades, en clamant haut et fort que « quoi qu’il arrive » il restera bien « cuté » dans son fauteuil de Premier sinistre après la défaite. Tout cela est on ne peut plus constitutionnellement correct, à défaut d’être politiquement intelligent, dans la mesure où l’Exécutif procède du Législatif et non du Conseil fut-il : municipal, départemental ou régional.

11024771_10205248952597873_5001477424220546505_nCette petite précision institutionnelle à l’usage des journalistes étant posée, intéressons-nous à cette fameuse « malédiction ». Il est exact que depuis François Mitterrand (au moins) les scrutins locaux tournent, le plus souvent, à la fessée pour la majorité parlementaire en place. Il est tout aussi vrai qu’avec des hauts et des bas — qui doivent plus au mode de scrutin qu’à la mobilisation des électeurs — les Français se tournent vers les opposants institutionnels. Il leur arrive même aussi de placer des extrémistes en tête (oh le vilain retour de la bêêête immonde que voici !). C’est généralement le cas lors des élections où ils estiment (à juste titre) que les conséquences d’un tel vote seront à peu près nulles sur leur vie quotidienne. C’est ce qui explique le succès du Front familial des Le Pen lors des Européennes (oui, je sais, l’Europe c’est important, mais comme rien ne se décide au Parlement, on peut y envoyer n’importe quel clown). Maintenant que nous avons démontré que les Français sont beaucoup moins cons que leur élite ne le pense à longueur d’ondes et de colonnes, interrogeons-nous, afin de tenter de comprendre pourquoi, les majorités nationales sont sanctionnées lors des scrutins locaux.

Malédiction du pouvoir ou juste retour des choses ?

president-des-bisousParler de malédiction est encore une manière d’éluder la question. S’en remettre à la fatalité exonère celui qui s’y emploie, de toute analyse objective des conditions qui ont présidé à la déroute en question. Pourtant, à bien y regarder, ces choses-là n’arrivent pas sans raison et si les branlées touchent aussi bien la droite que la gauche, force est de constater qu’elles ne le font pas avec la même intensité, ni de la même façon. La droite se fait déculotter là où la gauche se fait étriller. L’explication est simple. Elle tient au hiatus qui nait de la mère de toutes les batailles : la Présidentielle. C’est en effet lors de cette élection que tout se joue. La droite se fait élire en proposant des remèdes qu’elle n’applique pas, là où la gauche arrive au pouvoir en expliquant que personne ne va souffrir. La droite pèche par omission, la gauche ment sans vergogne. Les pipeaux étant de nature différente, la sanction n’est pas la même et la droite, quand elle perd, a beaucoup moins mal au cul que la gauche. Ceci étant, pourquoi les candidats à la magistrature suprême racontent-ils n’importe quoi avec tant d’application ?

10995608_1039620856066076_1080169545595616818_nMaintenant que la Présidentielle est couplée aux législatives, il semble indispensable aux stratèges de « faire rêver l’électeur » (c’était déjà le cas avant, mais il y a aujourd’hui, du fait de cette réforme inepte : 577 candidats à la députation qui comptent sur le vendeur de vent en chef pour parvenir à leurs fins). Du coup, tout est bon pour appâter le cochon et, plus la situation est difficile, plus le bobard est gros. Regardez Hollande en 2012 : « lui Président » n’a reculé devant rien. Tout autre que « lui socialiste » se serait fait traiter de « démago », mais là, non. Le sort de la France est fixé pour 5 longues années, au terme d’un débat biaisé par le fait que les journalistes qui le portent à la connaissance des électeurs sont de parti pris (au sens premier du terme). Entendons-nous bien, à l’étranger les journalistes ne sont pas plus objectifs que chez nous. Ils sont juste plus divers dans leurs engagements partisans. L’absence de diversité d’opinion dans la presse française concourt puissamment à cette gigantesque arnaque qui a consisté à faire croire aux Français que le problème était Sarkozy (et que seuls les riches paieront, que la seule ennemie c’est la finance, etc. etc.).

UMPS

4266223759Si la droite, en n’engageant pas les réformes promises, déçoit ses électeurs lorsqu’elle est aux responsabilités, la gauche, elle, exaspère les siens en faisant le contraire de ce qu’elle a dit, une fois parvenue au pouvoir. La droite ne l’est vraiment que dans l’opposition et les socialistes ne sont jamais autant de gauche que quand ils espèrent remplacer la droite. S’en suit un improbable brouet idéologique qui fait les délices du Front national sous le terme simple, mais furieusement parlant « d’UMPS ». Cependant, à y regarder de près, l’ampleur des récentes défaites socialistes ne s’explique pas seulement par la déception de ses électeurs, mais, aussi par une prise de conscience, dans le pays, de la nécessité de mettre un terme au « modèle français » qui consiste surtout, à ne jamais faire les réformes que la situation exige. Les électeurs sortent doucement du consensus mou. Contrairement à ce que croit Bayrou, la France ne souffre pas tant de l’absence des centristes que de la mise en œuvre de leur pensée émolliente depuis de trop longues années.

10347235_10205895305761107_148766594336644595_n En effet, le « surmoi » centriste veut que depuis 40 ans : la droite pose le diagnostic et ne met rien en œuvre pour y remédier, alors que la gauche se propose de diaboliser le thermomètre pour éviter qu’il ne serve à prendre la température. Dans les deux cas, personne ne fait rien et l’état du patient se détériore. La hausse vertigineuse des impôts que nous subissons depuis 5 ans n’a rien résolu de nos maux, elle a juste permis à l’État de continuer à payer ses fonctionnaires. Les efforts considérables consentis par les Français n’améliorant pas leur situation, leur irritation monte et les médias de s’interroger sur le sens de cette colère. Le score ridicule de l’histrion Mélanchon prouve, au moins, que les électeurs n’attendent plus rien des keynesiano-collectivistes. Les socialistes sont revenus au pouvoir avec un candidat charismatique comme un lavabo, au point d’avoir fait campagne sur le fait d’être « normal ». Il nous a vendu un « New Deal » et met en œuvre une politique à la Hoover. Les socialistes ont menti aux Français en prétendant pouvoir améliorer les choses sans effort et payent, aujourd’hui dans les urnes, le prix de ce forfait originel. En réalité, la difficulté du moment vient surtout du fait qu’à force de désillusions, les électeurs se tournent vers ceux qui, n’ayant jamais été au pouvoir, ne peuvent pas les avoir déçus : le Front national

La République nous appelle

10006593_750459081733508_4357783828522216831_nDire que les solutions économiques proposées par le FN sont ineptes est une nécessité, mais ce ne sera pas la solution, car le mal est beaucoup plus profond. Pas plus que la morale, la rationalité économique ne détournera un électeur du Front, il n’en est plus là. C’est qu’en plus d’être économique, la crise est surtout identitaire. À force d’expliquer tout par la « misère sociale », nos politiques ont oublié de s’interroger sur ce qui donne corps à la Nation qu’ils prétendent diriger. Le retour tant attendu de la croissance (qu’il conviendrait d’encourager plutôt que d’espérer qu’elle tombe du ciel) ne changera pas fondamentalement la donne, car il convient surtout de refonder notre pacte national pour remettre le pays à l’endroit.

Asterix-en-HispanieIl faut donc se donner les moyens de mettre en œuvre une politique authentiquement de droite car contrairement à ce que bêlent les journaux, nous ne l’avons plus été depuis Pompidou. Il faut, en conséquence, rompre avec cette idée — tellement moderne qu’elle est incarnée par Juppé et Duhamel — que ce pays veut être gouverné au centre. Il l’est depuis quarante ans avec les résultats que l’on connaît ! Nous devons revenir à nos fondamentaux et promouvoir la Liberté. Pour installer cette idée, il est indispensable d’en finir avec le mythe de l’Égalité, érigé en absolu totémique. L’Egalité n’est pas un nivellement, mais l’assurance de disposer des mêmes droits et partant des mêmes chances. Déshabiller Paul n’a jamais permis à Jacques d’avoir chaud, contrairement à l’adage socialiste répandu, car cette opération est tellement contre nature qu’elle ne produit que l’éparpillement des richesses au bénéfice des intermédiaires nécessaires à sa mise en œuvre forcée. En résumé : elle permet à Philibert le haut fonctionnaire d’enfiler le manteau de Paul. Pour y parvenir sans que Paul et Jacques ne se coalisent pour le rendre à la vie civile, il explique au premier qu’il est un mauvais Français, car le second à froid et popularise cet intéressant concept par l’entremise d’Évariste le journaliste et de Béatrice l’institutrice.

Pour casser la spirale populiste de l’égalitarisme, il est donc indispensable de changer les codes et ceux qui les véhiculent. Nous devrons investir massivement dans la désoviétisation de l’enseignement au moyen de l’autonomie des établissements, de la mise au placard des docteurs en pédagogies et autres « sciences » de l’éducation et par la contractualisation des personnels. Enfin, le principe de la fin de l’intervention publique dans les médias devra être une règle absolue. Lorsque les journalistes se retrouveront au chômage faute d’avoir intéressé leurs lecteurs à leurs élucubrations, il est probable que nous trouverons plus de pluralité dans la presse française.

11101230_10206464339833944_2690489626704458276_nEn France, c’est l’alliance de la plume et du tableau noir qui nous confine dans cette recherche éperdue de l’Egalité miraculeuse. Pour plaire aux éditorialistes et aux profs, il faut être de gauche dans l’hexagone et se joindre à une politique d’inspiration libérale en Europe. Il faut « s’ouvrir à la diversité du monde » et être hermétique à toutes les objections qu’elle suscite. Il faut « être intransigeant sur les valeurs de la République » et mettre en œuvre tous les accommodements raisonnables possibles, pour que les étrangers puissent persister dans l’être. Il faut être généreux avec l’argent des autres et bien cacher le sien. Il faut dénoncer l’apartheid pour mieux en assurer la mise en place effective. Bref, il faut être fils de Républicain Espagnol, avoir épousé une violoniste, faire de la com’ en toute circonstance et surtout, se comporter toujours comme si le sort du monde dépendait de la manière dont vous vous levez le matin.

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S’il est indispensable de rééquilibrer les choses en faveur de la Liberté, nous ne pouvons ignorer l’impérieuse nécessité de Fraternité que nous imposent les temps difficiles que nous vivons. Ce qui a fait la France, c’est ce triptyque républicain popularisé – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – par l’épopée napoléonienne. La Liberté a permis la formidable explosion d’énergie qui a fait la France moderne. L’Égalité (des droits) a mis en marche l’ascenseur social et l’émergence de cette classe moyenne sans laquelle, il n’est pas de stabilité politique possible. Enfin, progressivement, à mesure que les deux premiers principes de notre devise portaient leurs fruits, la communauté nationale trouvait les moyens de se réunir, pour protéger les plus faibles. Seulement, pour que la Fraternité puisse se mettre en œuvre, il faut que l’on perçoive un frère dans cet autre, dans ce voisin qui n’a en partage avec nous qu’une même citoyenneté. La Fraternité est un élan naturel en temps de guerre. Elle est plus compliquée à mettre en œuvre en temps de paix. Cet aspect a été totalement gommé depuis 40 ans au profit d’une solidarité anonyme, obligatoire et culpabilisante. Les Français ont été priés, un peu brutalement, de faire de la place à de nouveaux arrivants, sans qu’on leur laisse le temps de voir en eux des frères. Il est probable que les couleurs exotiques de ces nouveaux Français aient pu freiner, de prime abord, cette fraternisation. Tout comme, à l’inverse, il est indiscutable que la valorisation populiste de leurs différences a pu conduire certains à la partition ethnique. Seulement, les minorités ne peuvent durablement cohabiter avec une majorité qu’en adoptant ses codes. Refuser cette évolution naturelle ne peut que mener au désastre. Sans assimilation il n’y a point de fraternité qui vaille. Après nous être ouvert au monde, nous devons faire en sorte que ceux qui en sont issus deviennent Français, non pas par le seul fait du droit, mais par l’envie. C’est à cette unique condition que nous résoudrons notre crise identitaire : en inspirant le désir d’être Français. Pour ce faire il faut cesser de laisser croire que nous devons nous adapter à des habitudes de vies qui nous sont étrangères. À Rome fait comme les Romains, dit l’adage. Il est plus que temps que nous souvenions des nombreux Empereurs que nous avons donné à l’Urbs et que nous retrouvions notre romanité.

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HUMOUR DE GAUCHE

février 19, 2015

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C’est un fait acquis : les socialistes vivent dans un monde parallèle. De ce décalage spatio-temporel nait la multitude de hiatus qui font d’eux la risée de leurs contemporains. Comment peut-on gouverner en étant aussi coupé des réalités ? La réponse est dans la question. La certitude de vivre dans le camp du progrès y est pour beaucoup. Il est vrai que vu du pays de Candy : il n’y a que des méchants et des gentils. Ce maçonisme de bazar qui semble leur tenir lieu de viatique, veut que la gauche soit l’incarnation du Bien. Cette hypothèse, audacieuse à l’aune des zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, les pousse probablement à voir le monde qui les entoure en blanc ou en noir, sans aucune nuance de gris (on ne leur en demande pourtant pas 50, juste 3 ou 4). C’est de leurs certitudes puériles que viennent ce conformisme hallucinant et cette intolérance légendaire qui les conduit, si souvent, au ridicule le plus achevé en matière de déclarations péremptoires.

L’esprit du 11 janvier

10945571_905095256187597_6764609870118395228_nDepuis les attentats nous n’entendons plus que ça, au point que le fameux « esprit du 11 janvier » envahit toute la communication gouvernementale. Pas un problème, pas une contestation du génie intrinsèque du socialisme Hollando-Vallsiste sans évocation de « l’Esprit ». Un Hamon qui fait sa mauvaise tête et refuse de voter la loi Macron : hop Esprit es-tu là ? Le Front National menace la République socialiste soviétique dans le Doubs : l’Esprit du 11 janvier est convoqué à la rescousse. Une critique pointe contre Taubira : Esprit du 11 janvier. Le nombre de chômeurs explose: Esprit du 11 janvier. Il fait froid : Esprit du 11 janvier. Vos impôts augmentent : Esprit du 11 janvier. Sarkozy est sur écoute : Esprit du 11 janvier (ah non, zut, là c’était avant !). C’est bien simple, depuis les attentats un vent de spiritualité inégalé semble souffler sur les cendres du Parti Socialiste.

32e6a5d5f5c11caa807afc70410f68c8_400x400Il en va ainsi de l’amère de Paris. Avant les attentats elle était farouchement opposée à la candidature de sa ville à l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Compte tenu des précédentes bâches, toutes plus ruineuses les unes que les autres que nous a infligées le Comité International Olympique ces 20 dernières années, elle n’avait, pour une fois, pas tout à fait tort. Seulement depuis, l’Esprit est passé par là et « mais Maire », transfigurée par cette visitation est devenue une « farouche partisane » de ce beau projet, tout plein de « vivre ensemble » dedans. Pour détourner sans vergogne et à son seul profit un événement aussi tragique (les attentats, pas la candidature), il faut être socialiste. Imaginez un instant que Nicolas Sarkozy, Président de la République, ait osé en faire ne serait-ce que le tiers du commencement de la moitié, que n’aurait-on entendu ? Là, rien, tout ce qui est autorisé à penser détourne la tête, pour ne surtout pas voir le câble d’amarrage qui tient lieu de ficelle à cette bonne vieille manip’ socialiste.

Nous sommes tous Danois

imageEn parlant de manipulation, les Nordiques font une belle bande d’emmerdeurs ! Alors que le petit monde de la socialie était en train de nous expliquer doctement que le 7 janvier était la faute de la France moisie ; que nous ne savions pas comment donner sa chance à toute cette jeunesse qui ne rêve (en fait) que de vivre comme Bernard Arnaud avec le QI d’un footballeur et le dynamisme d’un ado 15 ans ; les danois viennent foutre en l’air cette belle opération de culpabilisation du bobo mitonnée aux petits oignons. Leur tireur faisait bien partie de la minorité religieuse adepte de la liberté d’expression à coup de fusil, mais on cherche désespérément les ghettos et l’apartheid au pays de la petite sirène. Encore un bel amalgame qui fout le camp. Dire que l’on avait presque réussi à faire oublier les vacances à la Grande Motte dont les frères Kouachi ont bénéficié durant toute leur jeunesse aux frais du contribuable, tout comme les boulots de ce pauvre Coulibaly à la Mairie de Paris ou dans d’autres structures toujours financées par vos impôts.

10931302_10206182029813659_3459110384451847418_nCependant, avec des socialistes inspirés par l’Esprit du 11 janvier, on n’est jamais loin du pathos estampillé « récup’ à deux balles ». Les cadavres danois n’étaient pas encore froids que le PS appelait déjà à une manifestation de soutien devant l’ambassade du Danemark. Je parie que toute la gauche qui cause est allée, ce même week-end, sur les Champs reprendre deux fois du saumon au Flora Danica histoire de « témoigner son soutien » au Peuple danois. Un malheur n’arrivant jamais seul, ces pauvres habitants de Copenhague ont dû, en plus de leurs malheurs, se fader le Cazeneuve : nouveau missi dominici de la « liberté d’expression menacée par le fanatisme » de la religion-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom. Et les mêmes de nous tracer le parallèle avec Charlie Hebdo : un homme seul là où les autres étaient trois, le crétin éliminé en moins de 24 heures contre 72 chez nous et surtout : en France les terroristes sont rentrés partout comme dans un moulin tandis qu’au Danemark le clampin est resté à la porte. C’est LA MÊME CHOSE, puisque l’on vous le dit !

Mais oui mon lapin, c'est ça

Mais oui mon lapin, c’est ça

Antisémitisme de gauche


561688_10151163404376720_1193289392_nEt pendant ce temps-là, chez nous, alors que Manuel Valls parle d’islamofascisme comme un vulgaire Éric Zemmour – qu’il conseillait pourtant de ne pas lire (mais ça, c’était avant) – un mitterrandiste pur jus, nous explique, comme si de rien n’était, que le Premier ministre de la France est sous « influence juive ». J’ai appris, à cette occasion, probablement comme beaucoup de mes compatriotes que la violoniste qui sert d’épouse au gars Manuel était juive, ce dont je me fous éperdument. Voilà le parti de l’intelligence pourtant bien embarrassé et par l’un des siens de surcroit (Heureusement que l’inoubliable interprète de Raymond Bettoun venait de disparaître). Probablement un peu honteuse d’avoir fourni tant de zélotes (si l’on peut dire) à la collaboration avec l’Allemagne nazie, la gauche française s’était pourtant depuis, refait une virginité à l’ombre de la toute-puissance du « parti des 40 000 fusillés » entrés en Résistance à partir de juin 1941. Hélas, avec la disparition du Parti Communiste, les réflexes antisémites de la gauche radicale reviennent au galop. C’est ainsi que sous couvert de la défense du peuple palestinien, nombre d’extrêmes gauchistes dénoncent depuis des années « la finance apatride » et finissent par se retrouver avec les barbus à l’été 2014, dans les rues de Paris, pour crier « mort aux juifs ». L’extrême gauche n’est pas le PS me direz vous, seulement vu le nombre de trotskistes qui cachetonnent rue de Solférino, chassez le naturel, il revient au galop. Le camarade Cambadélis, en bon premier sectaire avait donné le ton la semaine dernière, en déplorant, l’air chafouin que « l’on assimile les juifs à Israël et les musulmans à l’Etat Islamique » avant de rétropédaler. Cette promiscuité idéologique ne choque pas grand monde. Imaginons que Jean Marie Le Pen ait dit la même chose (oui, imaginons un instant). Du reste, comme il n’est pas dépourvu d’humour, je lui suggère de le faire et de s’excuser ensuite de cette lamentable« Cambadélisation des esprit »… Comment s’étonner de pareille apathie puisque l’on enseigne plus l’histoire autrement que comme un catéchisme laïc, destiné à promouvoir « les valeurs de la République ». Là aussi il faut être de gauche pour croire au « vivre ensemble » quand les profs ne peuvent pas parler de la Shoa, sans risquer l’émeute avec ceux de leurs élèves qui représentent une « chance de la France ».

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L’Histoire est une science, humaine donc imparfaite, mais nous l’admettons communément comme une science. Lorsque l’on en fait l’instrument d’une idéologie, voire une idéologie à part entière, le risque est grand de produire l’inverse de l’effet recherché. Il en va ainsi avec le génocide des juifs d’Europe. Du rôle d’incidente de l’histoire du second conflit mondial, il en devient le principal élément dans les manuels de nos collégiens et lycéens. Tout est alors passé au crible de la morale du moment. Cette dernière étant tout sauf intemporelle — car le fruit de l’époque qui la consacre – l’appliquer à l’étude d’un événement passé ne peut que conduire à l’accumulation d’anachronismes qui sont la plaie de l’Histoire. Pour tirer des leçons d’un événement, quel qu’il soit, il faut le comprendre et pour ce faire, il ne faut pas l’analyser avec nos a priori d’aujourd’hui. Il faut, en la matière, se garder du « y avait qu’à, fallait qu’on ». L’extermination d’un peuple est un drame épouvantable. Que l’on fasse de la protection des juifs un marqueur de l’esprit de tolérance qui anime nos démocraties modernes me semble loin d’être idiot, surtout en regard de ce qui s’est passé dans les années 30. Que l’on se jette, au nom de la morale actuelle, l’attitude des protagonistes du dernier conflit mondial à la figure, en fonction de leurs réactions vis-à-vis du massacre, me semble déjà beaucoup plus critiquable. Enfin qu’au nom des victimes de la folie nazie, toute critique argumentée envers Israël ou une personne de confession juive devienne de l’antisémitisme, me semble être un détournement de l’histoire, porteur de bien des tragédies à venir, ainsi qu’une justification en or fournie à tous les adeptes du « complot juif mondial ». Malgré tous ces dangers, la « reductio ad hitlerium » est un instrument dialectique dont use et abuse régulièrement la gauche qui cause.

A l’étranger aussi, les socialistes sont tordants.

IMAGE0~13Si nous sommes devenus avec le Venezuela, le conservatoire mondial des archéosocialos, nous n’avons pas le monopole des imbéciles heureux. De ce point de vue, les Grecs ne sont pas mal non plus. Les Hellènes ne se sont pas contentés de nous envoyer de nouveaux clowns pour nous distraire. Ils ont poussé le vice jusqu’à élire des gens qui croient pouvoir changer le monde par le seul fait de leur démagogie. Le fait que deux générations de Papandréou se soient succédées pour dilapider un pognon que les successeurs de Périclès n’avaient pas, faute d’avoir sciemment négligé le moyen d’en faire entrer dans les caisses par le biais, entre autres, de la collecte de l’impôt, ne choque personne. Pas plus que les déclarations hallucinantes du nouvel Hercule sur le sang qu’il est prêt à verser pour l’honneur de son pays n’ont suscité le moindre ricanement (en France, parce qu’en Allemagne on ne s’en est pas privé). Rien ne peut entamer leur sérieux et leur donner vaguement le sentiment du ridicule, pas même le fait de dire qu’ils iront « jusqu’au bout et même au-delà » (après Buzz, voici Alexis l’Eclair). Pourtant, ce qui achève de prouver que Tsipras est bien socialiste, ce ne sont pas ses phrases grandiloquentes, c’est son absence totale de sens des réalités. Quand il déclare, sans l’ombre d’un sourire, qu’il compte sur la France pour être la garante de la croissance en Europe, il monte sur l’Olympe de la bêtise collectiviste. Sérieusement bonhomme ! Avec Hollandréou : la croissance en Europe, garantie par la France ?

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image003Laissons les Grecs à leurs conjectures économiques et concentrons-nous sur un socialiste, économiste à l’étranger et fanatique de licence grecque en matière de sexualité à ses (visiblement nombreuses) heures perdues. Non, mes amis, je n’ai aucune idée sur les mœurs de Thomas Picketti, en revanche la presse est pleine de ceux de DSK. Il est impossible de conclure un papier sur l’humour de gauche sans évoquer le champion toute catégorie du foutage de gueule. Faire croire à la terre entière que l’on se consacre au développement de sa prospérité globale, à la tête du Fond Monétaire International, alors qu’en réalité, on semble n’avoir à l’esprit que les prochaines promenades de popaul, voilà qui est bien socialiste. Et à tous les moralistes qui se désolent des frasques lilloises du meilleur économiste du monde, tout en se félicitant qu’une femme de chambre du Sofitel nous ait évité la honte de l’avoir pour Président, je rappellerais que l’actuel titulaire de la fonction, tout en prétendant se dévouer corps et âmes au redressement du pays, emmenait régulièrement popaul se redresser rue du Cirque, à scooter, dans le dos de celle qui lui avait voué son âme… Timeo socialistos et dona ferentes !

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Toute cette profusion de bourdes, prononcées avec un sérieux de légat du Pape, achève de me convaincre qu’il est criminel de légaliser le cannabis auquel, tous ces grands esprits s’adonnent avec passion. Visiblement, les dommages au cerveau sont irrémédiables et la conséquence des concentrations déraisonnables de THB sur la stabilité spatio-temporelle des fumeurs réguliers, ne plaide pas pour la mise en vente libre d’un produit aussi véritablement stupéfiant.

UNION NATIONALE ?

janvier 26, 2015

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Depuis la sanglante équipée des terroristes islamistes contre notre beau pays, il n’est plus un journaliste qui ne bêle le mot d’Union Nationale comme un mantra destiné à absoudre sa corporation des conséquences dramatiques de leur aveuglement (euphémisme !) relatif à une immigration de masse extraeuropéenne non maitrisée. Ce bien joli mot — très raccord avec cette étrange notion de guerre sans ennemis que les mêmes moutons énoncent à qui mieux mieux – sonne étonnamment creux. Pour qu’il y ait « Union Nationale » il faudrait d’abord s’entendre sur ce que cela implique, tant en ce qui concerne la définition de l’Union que celle du Nationale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux termes englobent des réalités bien différentes, selon que l’on est au pouvoir ou dans l’opposition. L’Union pour le gouvernement consiste à faire taire toute discussion dans sa majorité éclatée et à tenter de contraindre l’opposition à la boucler pareillement, par « voie de fait » de Presse complaisante, interposée. Quant au fait qu’elle soit « Nationale » cela fait rire la terre entière, tant les socialistes se sont toujours, jusqu’ici, superbement foutu de la Nation, préférant abandonner ce concept à une France qu’ils considéraient comme « moisie », il y a encore quelques jours de cela.

Poudre aux yeux

6a00d8341bfb9a53ef01b7c73acbfc970b-800wiLa première vertu des attentats des 7 et 9 janvier dernier consiste donc, pour le ramassis d’incapables contents d’eux qui nous gouverne catastrophiquement depuis deux ans, à faire croire qu’ils viennent d’arriver aux affaires. Du passé faisons table rase et profitons de l’émotion collective, pour vendre de la verroterie sécuritaire aux indigènes apeurés (et oublieux). Ceux qui ont consciencieusement sapé le travail de la police en lui coupant les crédits et les moyens, qui ont porté la culture de l’excuse au pinacle au point de voter une loi qui prévoit de libérer tous les criminels condamnés à moins de 7 années de prison, sont les mêmes qui prétendent, aujourd’hui, la main sur le cœur, nous protéger avec… des lois.

10801906_10153098249099175_209597118810642676_nL’opposition a beau jeu de se moquer des effets d’annonce du Président Hollande et de son suppléant Valls. Le recrutement de 1 500 policiers (sur 3 ans !) ne résoudra rien puisque les premiers recrutés ne seront opérationnels, au mieux, qu’en 2017. Au rythme où les fous vont se former en Syrie, autant vider la mer avec un seau. Il en va de même sur la « moindre décroissance du nombre de militaires » annoncés par le gominé de l’Élysée. La formule est merveilleuse. On nous annonce que nous sommes en guerre et le grand Strategos à scooter décrète que nous supprimerons 27 000 postes dans les armées au lieu des 34 000 prévus. Cerise pourrie sur le gâteau rance, comme on avait déjà prévu de nous passer de ces braves gens qu’il va nous falloir payer, nous allons rogner sur… le matériel (comprendre l’armement). Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? C’est sûr que l’on va se sentir drôlement protégés, si on équipe nos valeureux soldats de lances pierres. Je n’ai rien contre les mythes fondateurs, mais bon, David et Goliath et les soldats de Valmy, face aux fanatiques islamistes, ça ne va pas tenir la route bien longtemps.

Marche et/ou crève

president-des-bisousSecond effet « kiss cool » des attentats : resserrer les rangs de la gauche derrière le Président tout mou. Batterie de sondages de circonstance à l’appui, le pouvoir bombe le torse et tord le cou à la dissidence qui, ces derniers temps, poussait dru dans les verts pâturages socialistes. Passer « en temps de guerre » de 15 à 40 % de satisfaction, ce n’est pas un exploit thatchérien… Cela prouve simplement que les Français rendent grâce à l’autre incapable, de n’avoir, pour une fois, pas été plus ridicule que nécessaire. On peut légitimement douter de l’adhésion du Peuple, même si la presse subventionnée le proclame urbi et orbi, persuadée qu’elle est, d’être encore prise au sérieux.

Sans-titreSi l’on parle en terme de stratégie politique (et même politicienne), le pouvoir qui était aux abois se saisit de l’occasion pour faire taire son opposition interne. Les frondeurs qui étaient pris dans leurs contradictions alimentaires ne pouvaient déjà pas renverser le gouvernement qu’ils vomissaient, de peur de la dissolution qui les aurait mis au chômage. Les voilà maintenant contraints de ne plus rien dire, de peur d’apparaître comme des traitres à la cause. Heureusement que les Grecs ont décidé de se suicider à coup d’extrême gauche, cela permet à Mélanchon, Duflot et Laurent (l’ectoplasme qui dirige ce qui fut le PC) de faire croire qu’ils existent.

guide-de-survie-au-socialismeIl est amusant de voir tous ces résistants en peau de lapin, ces as de la posture progressistes, ces thuriféraires des valeurs de la gauche éternelle se coucher au premier coup de Kalachnikov. Il faut dire que ce sont les mêmes qui nous expliquaient jusqu’au 6 janvier dernier, la chance que toute cette jeunesse, même fanatisée, représentait pour la France. Les mêmes qui refusaient tous les amalgames et toute stigmatisation nous assourdissent par leurs silences. Ils réalisent probablement que leurs électeurs ne les suivent plus sur ces délires de bisounours. L’ennemi intérieur vient de se révéler et tant pis si, au passage, les idiots utiles — qui leur ont ciré les babouches avec tant d’empressement — sont emportés avec l’eau du bain. Dommage qu’il ait fallu 17 morts pour en arriver à cette prise de conscience.

Liberté, Liberté chérie

Alors que la cinquième colonne — que nos gouvernants sont bien en peine de quantifier – nous menace aujourd’hui très directement, comment pouvons-nous y faire face ? Le premier réflexe de toute cette bande de clowns est, bien évidemment, de restreindre les libertés. Selon la — toujours d’actualité à gauche — formule des partisans de la Terreur : « il n’y a pas de libertés pour les ennemis de la Liberté ». Certes, seulement j’ai peur que les socialistes soient dotés, en la matière, du même sens de la mesure que leur modèle indépassable : Antoine Fouquier-Tinville.

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Savoir que l’hidalgo catalan va mettre en œuvre des mesures permettant de lutter contre le djihadisme m’inquiète au plus haut point. Non qu’il ne me semble utile, urgent ou indispensable d’empêcher ces cinglés de nuire. J’ai simplement quelques légitimes inquiétudes à voir cette mission confiée à Manuel Valls. Savoir que celui qui prenait des libertés avec celles de ses concitoyens vêtus d’un Tee Shirt siglé de la « Manif pour Tous », lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, sera demain en charge des mesures à prendre afin « de mieux encadrer l’usage de l’internet » me donne des frissons.
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Je ne suis pas un fan de Dieudonné, tant s’en faut. Je ne ris pas à ses blagues et je ne partage pas sa vision paranoïaque du complot juif mondial. Je trouve cependant pour le moins paradoxal que la première mesure du gouvernement socialiste, après les manifestations du dimanche 11 janvier pour la liberté d’expression, consiste précisément, à mettre au gnouf le sieur Mbala Mabala pour un jeu de mots, certes limite, mais qui relevait justement de sa libre expression. La liberté n’est pas à géométrie variable. Elle n’est pas uniquement valable pour Charlie (et ses 4 millions de nouveaux fans). Nous n’avons pas à l’interdire pour Minute, Dieudonné ou tout autre prédicateur fanatisé : islamiste, protestant, négationniste, papiste, réchauffiste ou même écologiste (oui, grande est ma mansuétude). Je pense au contraire, à l’instar de quelques libéraux, que l’on a même tout à gagner à laisser s’exprimer les imbéciles. Ils se ridiculisent d’eux-mêmes et il est toujours plus utile au « vivre ensemble » de leur porter la contradiction que de les laisser s’exprimer en vase clos.

Apartheid mon cul !

10632867_10152602954758213_130803092743396080_nSeulement, à voir les premières réactions des éminences qui nous gouvernent, on ne peut s’empêcher de se dire que ce n’est pas gagné. La culture de l’excuse est toujours solidement ancrée dans ce qui leur sert de cerveau. Le dernier délire en date de Manuel sur « l’apartheid ethnique et territorial » dont se serait rendue coupable la République est à pleurer ou à vomir, c’est selon. Que veut dire cette expression à la con ? Que les incapables qui se sont succédé au pouvoir depuis trente ans auraient entretenu une ségrégation raciale de fait, sinon de droit ? Mais que faisaient donc pendant ce temps là : SOS Racisme, la LICRA et toutes les autres ligues de vertus droit-de-l’hommistes grassement subventionnées par nos sous ? Visiblement rien ! Il est donc urgent d’intenter un procès en détournement de fonds public à tous les multiples « responsables » (je pouffe) de ces officines de rééducation nationale.

chat-600x399J’ai, toujours dans ce registre culpabilisateur, beaucoup de mal à avaler l’argument de l’abandon des « quartiers sensibles » à leur triste sort. Depuis trente ans nous y avons englouti plus de 350 milliards d’euros en rénovation urbaine, politique de la ville et autres coûteux gadgets à promouvoir le vivre ensemble, sans pour autant prêter la moindre attention à la misère bien réelle, elle aussi, du monde rural. Si certaines villes comptent 80 % de logements sociaux, ce n’est pas tant à cause de l’égoïsme présumé de leurs voisines que de l’appétit des Maires de gauche qui ont tous vu, d’un très bon œil, s’édifier ces constructions de cages à électeurs captifs. Si les « quartiers » sont devenus des « ghettos », c’est aussi parce que leurs habitants se sont accommodés de cet état de fait. Le communautarisme n’est pas né du racisme de la société française, mais bien du refus des nouveaux arrivants de s’assimiler à elle. Pour beaucoup de musulmans, le vivre ensemble a été littéralement transposé en « vivre entre nous ». Les « cités » ne sont pas de « non droit », juste de « non droit » français. Ce rejet de l’assimilation ne concerne pas tous les immigrants, mais principalement quand même, des musulmans.
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Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il n’y a que pour l’Islam que la laïcité est un problème. Brandir cette dernière comme le totem indépassable du « vivre ensemble » (toujours lui) et des valeurs de la République, sans reconnaître dans le même temps, la nécessité d’une prise en compte des résistances particulières de la religion musulmane à ce concept, est une erreur profonde. Nous avons beau faire, tant que nous ne nommerons pas les choses correctement, nous ne parviendrons pas à résoudre les problèmes. L’Islam est une religion qui englobe le spirituel et le temporel dans un tout, ce qui est très éloigné de nos schémas culturels. Le délit de blasphème n’existe plus depuis Voltaire et nous n’entendons pas le rétablir. Pour installer un Islam DE France, il faut commencer par dissocier religion et identité, individus et communauté, ethnicité et nationalité. C’est du reste, en partie ce qui ce passe car, contrairement aux affirmations péremptoires du Manuel, nombreux sont les Français musulmans qui, refusant le communautarisme, tournent le dos aux ghettos pour se fondre dans la masse du Peuple. C’est bien, du reste, ce qui crispe les fondamentalistes et qui arme les intégristes contre la République. Ce mouvement de fond à un nom, celui de la Liberté. À l’instar de l’économie française, les musulmans de France ont besoin d’urgence, d’une bonne cure de Libéralisme.

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On le voit, l’Union Nationale n’est qu’une façade Potemkine. Un artifice destiné à permettre à un pouvoir aux abois de continuer à gesticuler. Le problème révélé par les attaques perpétrées contre notre pays est trop large, pour que ceux qui n’ont jamais voulu voir les conséquences de leur clientélisme angélisme puissent efficacement le résoudre. Nous avons besoin de temps, d’efforts et surtout de constance. En ce sens, et en ce sens seulement, l’Union Nationale peut être utile. Elle doit accoucher d’un consensus permettant à la Nation de se défendre et de se reprendre. Il faut en finir avec les « accommodements raisonnables ». Nous ne devons pas relâcher notre attention et nous laisser distraire par les procès en racisme, intentés par ceux qui rêvent de revanche sur un passé colonial qui n’obsède plus qu’eux. Les Français en ont assez d’être tenus constamment responsables des actions de leurs ancêtres, par des gens qui ne sont même pas foutus d’assumer celles de leurs enfants. Il n’y a pas de « vivre ensemble » qui vaille, il y a juste un « vivre comme nous » qui compte. Tous ceux qui veulent « vivre comme au pays » doivent être fermement invités à y retourner d’urgence.

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ISLAMOFOLIE

janvier 9, 2015

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Après le massacre perpétré, au nom d’Allah, avec une sauvagerie peu commune sous nos latitudes, par au moins deux pauvres buses fanatisées par des prédicateurs de haine islamiste, de nombreuses questions se posent. Par charité chrétienne, je ne m’étendrai pas plus qu’il ne le faut sur la vacuité du discours de notre scootériste de Président. En sept longues minutes d’enfilage de perles et d’enfoncement de portes béantes, l’amant de la rue du Cirque n’a pas réussi une seule fois à qualifier les faits de terrorisme, ni même à mentionner la religion dont se réclamaient les nazislamistes qui ont attaqué Charlie Hebdo. Il a agité ses petites mains potelées devant son pupitre, en brassant, cette fois, un peu moins d’air qu’au-dessus de son bureau vide du 31 décembre (c’est toujours ça). Si nous avons, ce coup ci, échappé aux anaphores, il ne nous a hélas pas épargné sa série de poncifs bien pensants, sur la force de la France ainsi qu’un nombre d’appels ahurissants au Rassemblement ce qui m’a fait penser, l’ombre d’un instant, que Sarkozy avait pris possession du corps du meilleur ami de Jacques Chirac.

Allah Akbar… ou pas

aberrations-islam-lacitCommençons par remettre les choses à l’endroit. Amalgame ou pas, ce n’est pas au nom du Bouddha ou de Saint-Denis (le martyre, pas la ville éponyme parce que là il peut y avoir confusion) que ces fanatiques se sont lancés dans l’épuration de caricaturistes, à grands coups de Kalachnikov. Je comprends parfaitement que les musulmans calmes se sentent choqués par un tel dévoiement de leur religion. Je dis aussi qu’au rythme où ces barbares invoquent leur dieu à tue-tête, chaque fois qu’ils veulent s’en prendre à la vie de ceux qui ne pensent pas comme eux : en commando chez Charlie, derrière le volant d’une camionnette à Dijon ou muni d’un couteau dans un commissariat à Joué les Tour, il y a fort à parier que d’ici peu Allah Akbar finisse un peu par sonner comme Heil Hitler dans l’imaginaire collectif.

648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueIl faudrait aussi arrêter de raconter des conneries au bon Peuple. Ces gens ne sont pas fous. Ils répondent probablement à un endoctrinement, mais ils n’ont aucune excuse, dans la France du 21ème siècle, pour s’être laissé embobiner de la sorte. S’ils en sont à ce point, c’est qu’il ne leur déplait pas d’aller se trapper du « Céfran » comme ils disent, et on doit au moins leur reconnaître qu’ils en ont une notion très étendue, comme en témoigne le sort qu’ils ont réservé au malheureux policier lâchement assassiné alors qu’il ne représentait plus une menace pour eux. À ce propos, cet homme, mort au service de ses concitoyens se prénommait Ahmed. Ils l’ont tué parce qu’il portait l’uniforme de la police de la République française. Mettre en avant sa religion supposée (qu’en savons nous à ce stade ?) pour nous servir le refrain connu du pasdamalgame est une insulte à sa mémoire. Que sous-entend en effet ce type de raisonnement idiot ? Que la réaction logique d’un musulman dans ce genre de situation serait de rester en retrait, voire de faire le coup de feu avec ses frères et que s’il n’a pas cédé à ce « penchant naturel » c’est qu’il était bien assimilé ? Ce policier est mort en tentant de faire ce qu’il pouvait, avec les moyens dont il disposait et l’entrainement qu’il avait suivi. Tout comme son confrère chargé de protéger Charb, il n’a rien pu faire compte tenu de la disproportion des moyens et y a laissé sa vie et une famille éplorée. La religion de ces deux serviteurs de l’ordre ne doit rien à l’affaire : ils sont morts en héros.

Pas en mon nom : mon cul !

640x478_8663_vignette_glez-charlie-hebdo-bd-logo-111102Çà et là, depuis que nous n’ignorons plus rien des méthodes de barbares employés par les islamistes pour que le monde — et surtout leurs contemporains — se plie à l’image qu’ils se font de la planète idéale, nous voyons fleurir de jolis petits panonceaux de bisounours musulmans siglés « Not in my name » ou plus rarement « Pas en mon nom » (le français est moins télégénique). Et les caméras de s’attarder sur de gentilles petites femmes voilées et les gentils barbus qui les encadrent en trimbalant le dit écriteau de concert. Mais si les gars, c’est précisément « in your name » que ces crétins prétendent parler. Etre déguisé en Belphégor et brandir ce stupide panneau ne vous met pas à l’abri des amalgames. Participez à un apéro saucisson vin rouge avec du jambon de dinde si vous y tenez absolument et là, vous pourrez brandir vos petites pancartes. Au contraire, ce n’est pas en tentant d’expliquer le geste des meurtriers par les abus supposés de Charlie Hebdo, le racisme des Français ou l’islamophobie des chrétiens que vous allez arranger les choses. Ces assassins sont des salauds, il faut les traiter et les dénoncer comme tels et cesser d’ergoter sur le sexe des vierges auxquelles ils pensent avoir droit pour leurs « glorieux » faits d’armes.

kIg5wOui, les musulmans de bonne foi doivent se lever. Pas nécessairement pour se justifier, car ils n’ont rien fait de mal, mais pour dénoncer le fait qu’ils sont atterrés par de telles actions, comme tout individu et non en tant que collectif. La religion musulmane doit évoluer en épousant les mœurs du pays d’accueil, pas en tentant de les faire coïncider avec des pratiques venues des pays qu’ils ont fuis. La France est une terre de culture latine, profondément pétrie de traditions judéo-chrétiennes. Énoncer cette affirmation ce n’est pas rejeter l’altérité musulmane, juste la ramener à son statut d’arrivée de fraîche date. Il est plus que temps que nos politiques cessent de jouer les mijaurées humanistes et qu’ils s’attèlent à débarrasser l’Islam de France de ses adeptes obscurantistes. C’est de cette inaction pluridécennale que découlent les amalgames « pas beaux ». Ce tabou – abusivement qualifié de républicain – est édicté au nom même des valeurs que ces grandes consciences ont foulées au pied depuis tant d’années, avec leurs lois mémorielles successives. A cet égard, il est savoureux d’entendre tous ces Savonaroles célébrer de la liberté d’expression au pays des lois Gayssot et Taubira…

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Amalgames

10150568_838276506232269_8678068422900219622_nParlons en, justement, de ces fameux amalgames dont nous devons nous défier. L’islamophobie est le prétexte invoqué par les fanatiques pour justifier tous les délires édictés au nom de l’Islam. Leur « droit » supposé « à la différence » n’est que le prétexte à la perpétuation de dogmes et de rites d’un autre âge à la recherche d’une « pureté originelle » qui, comme tout ce qui est « originel », n’a en réalité jamais existé. L’islamophobie est, bien au contraire, un réflexe naturel de défense d’un corps saint, contre une agression extérieure. Elle marque le rejet de l’islamisme : doctrine obscurantiste qui mène au fanatisme et de là, au terrorisme. L’amalgame qu’il convient de combattre est bien plutôt celui qui vise, au nom des accommodements raisonnables, à assimiler ceux qui se dressent contre une pratique dévoyée de l’Islam : l’islamisme, à des anti musulmans. Autant l’islamophobie est à encourager chez nos concitoyens, surtout musulmans, autant la musulmanophobie est à combattre. L’islam, débarrassé de ses sourates guerrières, n’est pas un danger, c’est une philosophie religieuse qui vaut bien les autres. Il est plus que temps de mettre un terme aux prêches de ces radicaux qui défient la République en voilant leurs femmes de la tête aux pieds, en exigeant des menus spéciaux et qui, par fidélité envers un homme qui vivait au 7e siècle dans le désert Saoudien, se sentent obligés de se trimbaler en djellaba par -10 dans la Haute Vienne.

En frappant des journalistes de gauche progressistes, ces fanatiques ont scié la branche de compréhension révolutionnaire sur laquelle ils prospéraient. Espérons qu’il ne faille pas attendre un nouvel « holocauste journalistique» sur le plateau du Petit Journal pour que la presse alignée, cesse de diaboliser systématiquement ceux qui alertent sur les dangers du fondamentalisme musulman et du communautarisme. Nous devons réinvestir et surveiller les lieux de cultes musulmans et expulser les imams vecteurs de haine et leurs zélotes. Il convient pareillement d’enfermer dans des centres de détentions spécifiques, les endoctrinés qui reviennent de leurs séjours de « formation professionnelle » en Syrie, au Mali, en Libye ou en Irak.

31---Gotlib-Gods-Club-2Certains de ces zélotes sont français, me direz vous et bien intéressons-nous donc à cette question. Beaucoup de jeunes issus de l’immigration maghrébine sont nés sous nos cieux, c’est un fait. Tout comme l’est également celui qui veut que nous nous soyons toujours montrés très tolérants en matière de double nationalité. Puisqu’ils haïssent la France au point de porter les armes contre elle, soyons humanistes : soulageons-les du poids de leur assujettissement à notre pays et rendons-les à ceux qui voulaient les garder. Pour ce qui concerne les intégristes « convertis », il n’est pas concevable (au pays des droits de l’homme) de les maintenir de force dans un univers qu’ils rejettent si violemment. Nous devons mettre à profit les excellentes relations que nous entretenons avec les pétromonarchies du golfe, pour les inciter à les laisser s’installer sous des cieux plus propices à leurs attentes spirituelles. Après tout, les pétro monarques n’ont pas été avares de leurs dollars pour en faire des musulmans selon leurs goûts, alors autant qu’ils en profitent un maximum.

Le retour en force de la Realpolitik

miege-alsace-nouvelle-716x1024Nous constatons aujourd’hui le triste résultat de nos futiles tentatives d’exportation de la démocratie. Nous avons déboulonné de vieux dictateurs laïcs formés par les Soviétiques au profit de fanatiques sunnites financés par les Saoudiens (et autres mécènes de la péninsule arabique). À l’instar des grand-mères face à Mamie Nova, les populations locales ne nous disent pas merci. Leurs souffrances sont bien pires qu’avant et leurs libertés tout aussi chimériques. Elles ont, en prime, la joie : qui de mourir de faim ou de froid, qui d’être persécuté pour ses opinions (vieille habitude) ou pour sa religion (belle innovation). À l’exception provisoire de la Tunisie, toutes nos interventions de ces 20 dernières années ont été des fiascos retentissants. Rendons-nous service, rendons leur service : bâillonnons BHL et foutons la paix au monde arabo-musulman. Tapons-leur dessus quand ils nous menacent, mais cessons de vouloir les éduquer au bonheur de notre démocratie. Ils sont comme les Chinois : ils n’en veulent pas. Le temps du« droit d’ingérence » a vécu, il faut que l’on s’y fasse. Vladimir Poutine a encore un temps d’avance sur nous, n’oublions pas la passion des Russes pour le jeu d’échecs (et les montagnes) et arrêtons de jouer aux Dames (et aux cons) dans le désert.

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Le 7 janvier 2015, nous avons été frappés pour ce que nous sommes : une Nation libre qui ne reconnait aucun Dieu et qui, parce qu’elle a déjà bien du mal à supporter un Président élu, ne peut absolument pas envisager de se voir imposer un maître par la force. Les Français sont un peuple libre et beaucoup des musulmans qui ont choisi de rejoindre la France l’ont fait pour cette raison. Il n’est pas question de laisser des criminels qui détestent notre pays et ses valeurs, les intimider et nous pousser à les rejeter au nom d’une religion dont ils n’ont que le nom en partage.

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