UNE LIBERTE SOUS CONDITION DE RESSOURCES INTELLECTUELLES

mai 9, 2015

nuage-mots Dans le paysage apocalyptique qui nous tient lieu de débat politique, l’apparence l’emporte systématiquement sur la conviction. Dans ces conditions il n’y a rien d’étonnant à ce que des acteurs fatigués nous imposent le spectacle obscène de leurs leçons de morale perpétuelles. Alors que nous entamons l’an 4 du règne de François le petit, nous glissons chaque jour un peu plus de la liberté vers l’oppression, au nom de cette morale que brandissent fièrement les fanatiques de la bien-pensance. Le fait qu’en dehors d’eux, plus personne n’adhère à ces fadaises pour instituteurs à cols roulés ne fait que décupler leurs ardeurs de Savonarole. La grande pieuvre de la pensée unique étend maintenant ses tentacules liberticides des médias, à l’école en passant par nos ordinateurs. Comme tout organisme dont la domination est remise en question, c’est quand elle perd pied que la bête est la plus dangereuse. De la loi sur le renseignement, à la comédie grotesque autour des fichiers fantômes de la ville de Béziers, le moindre événement médiatique donne lieu à une avalanche de moraline où les paradoxes apparents le disputent aux contradictions flagrantes, pour raboter toujours plus les libertés fondamentales que nos Pères nous ont léguées. Le Patriot Act à la française À la suite de l’attaque perpétrée par des salafistes saoudiens contre le World Trade center et le Pentagone, l’Amérique prit une série de mesures destinées à contrer la menace terroriste sur son sol. Ces lois d’exception ont permis aux gouvernements (le pluriel est capital) qui se sont succédés depuis à la tête du pays de prendre de considérables libertés avec Liberté. Comme l’Amérique n’est pas la France, quelques consciences locales se sont élevées pour dénoncer les abus, dans lesquels se sont voluptueusement roulés les services américains spécialisés dans le renseignement. Capture d’écran 2015-05-06 à 07.56.37 sine-liberte-d-expression-charlie-hebdo-599x709Dans notre beau pays épris de paix et de concorde civique, des causes dissemblables viennent de produire un effet sensiblement similaire. L’attaque odieuse contre la « liberté d’expression » des gauchistes qui a eu lieu le 7 janvier 2015, puis le massacre antisémite (nettement moins condamné) qui survint deux jours après, a donné lieu à une innovation législative qui n’a rien à envier aux expérimentations hasardeuses des Américains sur le sujet. Tout comme en Amérique n’importe qui pourra désormais être écouté et enregistré, sous le prétexte commode qu’il pourrait (le conditionnel fait tout à l’affaire) porter atteinte aux intérêts vitaux de la France (lesquels ne sont pas définis avec une précision d’orfèvre, c’est le moins que l’on puisse dire). Les socialistes — qui sont à la Liberté ce que la guillotine est à l’humanisme — protestent de leurs bonnes intentions et entonnent l’air connu du « nous n’en abuserons pas » (c’est ça, fume c’est du Belge !). CartooningForPeace_Copyright-RSFCe dispositif est disproportionné et parfaitement inefficace (en ce qui concerne le terrorisme). Le problème ce n’est pas la collecte des données, mais leur exploitation. Alors que nous ne savons que faire de nos « chances pour la France » qui reviennent en masse du pays des barbus en folie, le couteau entre les dents et la Kalach dans le slip, on nous explique que cette loi indigne va permettre à nos forces de sécurité de nous protéger efficacement. De qui se moque-t-on ? Les Kouachi n’avaient pas cessé d’être écoutés par la faute de dispositions législatives inadaptées, mais bien parce que l’on avait décidé d’affecter ailleurs les moyens humains destinés à exploiter les données recueillies auprès d’eux. On n’attrape pas des terroristes avec des algorithmes informatiques, mais avec des enquêtes de terrain et du bon sens humain. En réalité ce texte va permettre d’écouter les déviants de la pensée et les adversaires politiques, sans craindre de se faire gauler, comme dans le cas Sarkozy. valls-renseignementTout ceux qui, durant un débat parlementaire bien vite expédié (il en va de la sécurité de la Nation, merde !) auront eu le malheur de réfléchir, un minimum, à ce que tout ce barnum sécuritaire pouvait avoir comme implication réelle et pratique, auront été vilipendés comme « traitres à la Patrie » par le toujours très mesuré Manuel Valls. Au final, l’Assemblée a approuvé le bidule par 438 voix de moutons contre celles de 86 braves. Il est amusant de relever, à l’heure où l’on convoque si facilement les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » que, les ancêtres de cette bande de pleutres avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain dans des proportions quasi identiques en Juin 1940 (étonnant, non ?). Loi-sur-le-renseignement-le-conseil-constitutionnel-pose-ses-conditions_article_popin Le fascisme biterrois Pendant que nos députés s’asseyaient avec volupté sur nos libertés fondamentales, la gôôôche de salon s’émouvait à grand bruit, des agissements du « Nazi » que ces demeurés de Biterrois ont eu le mauvais goût de se donner pour Maire en mars 2014. Le jovial Robert MÉNARD vient d’effrayer les chaisières en déclarant que plus de 64 % des enfants scolarisés dans sa ville sont musulmans. Horreur, malheur et mânes du Veld’hiv » réunis, ne voilà – t-y pas le retour tant annoncé attendu du ventre fécond de la bête immonde. L’indignation est générale et tout le monde y va de son commentaire définitif sur : « les fichiers de la honte ». ob_40c9a4_imaginezFaire des fichiers ethniques c’est pas bien… en France. Les Anglais et les Américains qui les pratiquent régulièrement sont, sans doute, des fascistes qui s’ignorent. Mais revenons aux prémices de l’holocauste du 21e siècle qui se prépare dans cette bonne ville de Béziers. Devant l’énormité du crime proféré, à une heure de grande écoute, par l’édile « liberticide », il n’y avait rien de plus urgent que de dépêcher le SRPJ de Montpellier pour perquisitionner séance tenante l’Hôtel de Ville. Je m’étonne que, pour faire bonne mesure, le GIGN n’ait pas aussi été mobilisé. Dans une ville où la Police municipale est en passe d’être armée, c’eût été expédiant (et pas plus ridicule). Comme les limiers n’ont rien trouvé, le Maire a illico été auditionné par la PJ, pour un résultat… similaire. 11150990_10205245212624363_5837299710340118497_nIl faut être con comme un socialiste pour croire qu’il est nécessaire d’établir un fichier pour compter le nombre de petits musulmans dans une classe. L’écrasante majorité des parents musulmans donnant à leurs enfants un prénom islamiquement correct, histoire de bien marquer leur droit à la différence et leur volonté d’assimilation, il suffit de répertorier ces prénoms pour se faire une idée assez précise du nombre d’enfants n’étant pas stigmatisé (oh le vilain mot) par un nom de Saint Catholique Apostolique et Romain, dans le système scolaire public de la ville de Béziers. Au fait : compter n’est pas ficher. Si les pandores ne trouvent pas le fichier « maudit », c’est qu’il n’existe que dans l’esprit des manipulateurs qui veulent convoquer l’esprit du « fichier juif » de la Préfecture de Police de Paris des « années sombres de notre histoire ». Tout est affaire de méthode Nous avons tous compris que le crime ne réside pas tant dans le comptage en lui même que dans son objet. Si quantifier les musulmans est indigne des valeurs de la République, que dire de la méthode de comptage étrangement similaire employée par le « journal » Libération pour déplorer le « manque de diversité » dans les cabinets ministériels du gouvernement de Pépère en juin 2012 et reproduit ci-après ? 11203713_10206686394581290_875079073967970432_n Répertorier de façon très empirique les prénoms et les noms « à consonance chrétienne » au Journal Officiel pour en déduire qu’il n’y a que des « blancos » chez les conseillers de nos princes, c’est bien. Additionner les prénoms musulmans dans les écoles élémentaires c’est mal. D’un simple point de vue d’efficacité statistique, la méthode Libé manque cruellement de rigueur, car nos compatriotes « ultra-marins » (ce qui ne veut pas dire qu’ils préfèrent frénétiquement le bateau, juste qu’ils viennent des iles autres que la Corse), ces braves gens, disais-je, sont le plus souvent nantis de prénoms et autres patronymes qui les différencient très peu des « Gaulois ». C’est ce que l’on appelle l’assimilation… L’air de rien, glissons bien vite à côté de la plaque… 6929204-10593961Dans cette affaire, ce qui choque le progressiste, c’est que le maire de Béziers comptabilise des musulmans supposés. C’est vrai qu’il apparait un peu facile, à certains, de ranger un petit Mohamed au rang des musulmans, alors qu’il se peut que ce charmant bambin puisse avoir de facétieux parents bouddhistes. L’exception est toujours possible, mais relevons ensemble qu’en l’occurrence, elle ne paraît pas statistiquement dirimante. Ce sont pourtant ces mêmes consciences qui se précipitèrent le 11 janvier dernier, pour s’exclamer, comme un seul homme, en s’arrachant les poils du torse que le policier lâchement assassiné devant Charlie hebdo s’appelant Karim, les musulmans étaient, eux aussi, les victimes des frères Kouachi. Deux poids, deux mesures… 11249164_772553382857411_5149225528211265928_nLe crime consiste donc à démontrer ce que la doxa nie farouchement. Il est alors urgent de procéder à la reductio ad hitlerium, histoire d’enterrer le débat légitime. Et il faut bien admettre qu’en l’occurrence, toutes les buses servant le culte du politiquement comme il faut y sont allées franco (si l’on peut dire). Comprenons-les : elles étaient persuadées de tenir LA preuve du fascisme bien blanc (pas vert) et bien de chez nous (pas importé du Proche Orient). Même Pépère, en visite au pays des droits de l’Homme barbu en djellaba et de la femme cloitrée en Burka, y est allé de sa réflexion définitive. On aurait voulu faire passer les intentions réellement liberticides du gouvernement en matière de surveillance des masses pour des lanternes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Vers un enseignement public ethnique ob_e819a4_10904122-416037458546122-6814427601206Tout le monde s’indigne de ce qui s’apparente de plus en plus à un comptage et de moins en moins à un fichage, sans s’émouvoir de ce que révèle ce chiffre de 64 %. Il met pourtant en lumière un phénomène que Manuel Valls n’hésitait pas à qualifier abusivement, il y a peu, d’apartheid territorial. Le terme est impropre, car l’apartheid implique une contrainte, alors que dans ce cas précis, cette séparation est librement assumée par ceux qui mettent leurs enfants dans les écoles privées. C’est même là que réside toute la question. En effet, de deux choses l’une : soit ce calcul est farfelu (et je gage que l’on ne va pas tarder à nous le faire savoir), soit il est exact et l’on ne comprend pas, dans ces conditions, comment Robert MÉNARD a pu être élu Maire, si les deux tiers des enfants scolarisés sur sa commune sont musulmans. Leurs géniteurs ne passent pas pour être les plus fidèles des électeurs du « Rassemblement  Bleu Marine ». Il doit donc y en avoir d’autres… ailleurs. Ces 64 % s’expliquent par une fracture communautaire. L’école publique pour les musulmans, le privé pour les autres et tout cela est bien plus inquiétant pour le « vivre ensemble » cher à tous ces Tartuffes que le fait de compter ou même de ficher. smileyLa même dynamique est à l’œuvre avec les projets délirants des pédagauchistes du ministère de la rééducation nationale. La réforme du collège engagée par ce gouvernement d’irresponsables contre la droite (c’est habituel) et une bonne partie du corps enseignant (ça, ça l’est beaucoup moins) en est la parfaite illustration. La fabrique à analphabète de renommée mondiale qu’est devenue cette institution apporte ainsi la touche finale à son grand projet de société. Ils ne se cachent même plus. L’objectif des abrutis sorciers qui se sont appropriés ce ministère est de « former des citoyens » (comprendre de parfaits petits gardes rouges). Les soixante-huitards ont gagné : l’école forme l’homme nouveau, en l’arrachant à son déterminisme familial et national. Enfin, ce noble objectif est poursuivi uniquement pour les obscurantistes chrétiens. Les autres, forts de leur droit imprescriptible à la différence qui est aussi une chance pour la France, sont invités à progresser dans l’ouverture au monde que leur procure à la fois leur condition de nouveaux damnés de la terre et celle de fils du Prophète. Le savoir  rend libre tandis que l’ignorance asservit. Nos pédagogues ont, dans ce domaine, un objectif très précis. NlE1ql8gm0wK_N78PTaSJS6n5m0@535x301 Les socialistes sont passés dans leur mode d’exercice du pouvoir et pour notre plus grand malheur, de l’imagination à la folie complète. Après avoir assuré leur emprise sur les esprits, par le biais de la bolchévisation de l’instruction publique, ils ont aujourd’hui étendu leur contrôle sur la société des médias, avant de l’étendre, demain, à l’ensemble de la population à force de manipulations et autres enfumages savamment orchestrés. La loi sur le renseignement — qui est en passe d’être adoptée — donnera au gouvernement socialiste, les moyens qui lui manquent, pour venir traquer les déviants qui osent encore s’opposer à son hégémonie, jusque dans leur intimité (les toilettes c’est du vocabulaire d’autocrate russe). Il investira ainsi Internet, le dernier espace de liberté qui échappe encore à ses griffes avides. Ne nous leurrons pas et cessons de compter sur « l’esprit républicain » qui anime nos fonctionnaires d’autorité, pour échapper à cette fatalité. Ils ne s’opposeront pas à ce grand flicage à venir. Lorsque l’on voit la façon dont la Police parisienne a traité les gens qui se promenaient vêtus de vêtements siglés « Manif Pour Tous », on en déduit que la conscience de nos poulets est plus proche de celle de leurs homologues de la place Tian’anmen que de ceux qui officient à Trafalgar Square. Pouvons-nous compter sur l’opposition, une fois réinstallée au pouvoir, pour revenir sur ces lois de satrape ? Il est plus que raisonnable qu’un doute puisse, à ce sujet, légitimement s’insinuer dans nos esprits… provisoirement libres. big-brother_hollande

ELOGE DU BICAMERISME

avril 17, 2015

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Il y a de cela peu de temps et prenant prétexte d’une question que l’on ne lui posait pas, l’ineffable cuistre qui sert de Président à l’Assemblé dite nationale déclarait que l’avenir du Sénat était de se fondre dans un grand machin inutile avec les suceurs de fonds publics du Conseil Economique Social et Environnemental. Posé en des termes élégants, comme seul un spécialiste de la gabegie budgétaire (élu de Seine Saint-Denis qui plus est) peut en produire, le débat qui s’en suivit ne manqua pas de provoquer les foudres de Gérard Larcher, le nouveau Président du Sénat. La petite plaisanterie ayant eu lieu alors que les frères Kouachi venaient à peine de faire entendre leur droit imprescriptible à la différence, elle eut le bonheur, entre autres conséquences, de provoquer un travail séparé sur l’analyse des causes ayant conduit à ce drame « de l’intégration en panne ». Au lieu d’un rapport commun Sénat-Assemblée nationale, nous avons donc eu droit à deux constats distincts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la comparaison apporte autant d’eau au moulin de Bartolone sur l’inutilité supposée du Sénat que l’Etat Islamique contribue à l’émancipation de la femme.

L’Assemblée nationale se ridiculise…

bartolone-caricatureSelon les termes de la commande présidentielle, il revenait au Parlement de produire des éclaircissements sur le « sentiment d’appartenance républicaine ». Partant du principe, pour le moins sujet à caution, que la République adoucit les mœurs en matière de propagation de la foi religieuse à coup de mitraillette, Pépère voulait savoir ce qui pouvait bien pousser des « enfants de France » au meurtre de masse. Afin de lutter contre les amalgames et les stéréotypes qui sont, comme chacun le sait, à la source des maux dont nous souffrons, les deux branches du pouvoir législatif allait donc se livrer à un état des lieux… distinct.

Comme avec les socialistes le pire n’est jamais à craindre, mais toujours à redouter, Bartolone affirme donc péremptoirement, au terme de l’exercice, dans son tissu d’âneries relié double face, que ce fameux « sentiment d’appartenance républicaine » n’est en rien lié au mode d’acquisition de la nationalité, ni à la religion (hrem hum reuh reuh !). Monsieur Bartolone s’est probablement penché sur la délicate question de l’intégration des moines bouddhistes dans la République française, pour nous livrer pareil sophisme. Comme le ridicule ne lui fait pas peur, il enfonce le clou, tel un légionnaire Romain sur le Golgotha un Vendredi saint : “le sujet des appartenances religieuses, des origines familiales ou de l’actualité de la loi de 1905 (sur la laïcité, ndlr) n’est jamais apparu spontanément”. Non, mais sérieusement bonhomme, tu vis sur quelle planète et tu as interrogé quelles personnes, en dehors de tes collaborateurs ?

Smiley-hitlerLa cause de tous les malheurs est connue de notre bon Claude. Pour lui,  si certains sont à l’écart de ce « sentiment d’appartenance », comme “les absents des marches des 10 et 11 janvier”, ce n’est en rien lié à “la religion des uns ou des autres” (non, penses -tu, c’est dû à leurs pratiques sexuelles !), mais au fait “que notre République est aujourd’hui malade de phénomènes de repli, de cloisonnement, d’entre-soi”. Repli, cloisonnement, entre soi… bon sang, mais c’est bien sûr : Charlie Hebdo, c’est la faute au FN. Sommes-nous stupides de ne pas y avoir pensé de nous-mêmes, heureusement que ce bon Bartolone est là pour nous rappeler les évidences. S’il y a bien un problème en France en 2015, c’est le FN et la cohorte de cathos intégristes “ultras fanatisés” qui lui est indissociablement attachée. Le danger qui guette la France, c’est l’alliance entre Marine et Monseigneur 23, pas la conquête islamique des banlieues de nos villes.

i.mobofree.comSi vous trouvez ce constat accablant, attendez-vous à ne pas être déçu par le remède. Le petit télégraphiste du 9-3 a trouvé la panacée, celle qui fera qu’il n’y aura dorénavant plus de Kouachy et autres Coulibaly. La source du mal qui ronge la société française aura été tarie par le génie de Bobigny. C’est simple comme bonjour et les socialistes le réclament depuis 2003. La citoyenneté c’est un droit (ah bon ?), mais aussi un devoir (sans dec ?). Les immigrés et leurs enfants qui ne rejettent pas la République (et la France) pour de triviales questions religieuses (c’est bien connu) rentreront dans le rang, dès que le vote aura été rendu OBLIGATOIRE ! Ils te tirent dessus, mais si tu les forces à aller voter, ils vont, comme par enchantement, déposer leurs armes et célébrer avec toi la République dans une joyeuse farandole fraternelle. Putain, Claude arrête de fumer la moquette, ça te crame les neurones !
648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueAutre idée d’enfer qui va tout changer : obliger les élèves de l’ENA ou d’autres Grandes Ecoles (lesquelles, selon quels critères ?) à effectuer un stage de trois mois en zone sensible. Là, on touche au sublime. Il est évident qu’en mettant le nez de nos zélites en devenir, dans les ghettos de nos chères banlieues, la magie va opérer. Des populations qui s’ignoraient (sauf lors des attaques de RER) vont du coup se tomber dans les bras et, bien évidemment, “s’enrichir de leurs différences”. Pour ce qui est de l’enrichissement, je vois assez bien comment, lors de ces rencontres improbables, les pauv’ victimes de l’apartheid territorial vont s’y prendre pour améliorer leurs fins de mois. Je distingue, en revanche, moins bien ce qu’en retireront les “privilégiés” qui leur seront ainsi envoyés en pâture, si ce n’est une vue assez précise de ce que décrit la famille Le Pen depuis trois décennies. En résumé, l’Assemblée s’évertue à démontrer l’indémontrable avec l’aplomb absolu du donneur de leçon patenté. Pas de doute, avec de telles productions, nos impôts sont bien utilisés.

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… Pendant que le Sénat nous surprend

jpg_bakmailarcher-80ac3-6e54eEt le Sénat dans tout ça me direz vous ? Au risque de surprendre les amateurs d’idées libérales préconçues, le Palais du Luxembourg a produit une analyse aussi réaliste que celle de l’Assemblée est imaginaire. Pour surprenant que cela puisse paraître, Gérard Larcher — qui jusqu’ici ne passait pas pour un homme prompt à renverser les tables — est allé plus loin qu’un gaulliste n’est jamais allé sur ces questions, depuis que le Général ait expliqué doctement que s’il avait abandonné l’Algérie c’était parce qu’il ne souhaitait pas que “Colombey-les-deux-Eglises devienne Colombey-les-deux Mosquées”.

image002 2Gérard Larcher avait déjà commencé à effaroucher les chaisières en déclarant, il y a quelques semaines de cela, que : “notre capacité d’intégration est saturée, on n’intègre pas bien”. Et le chœur des vierges de crier à l’abomination, à la discrimination et autre faribolations de circonstances. Cet avant-propos, marqué au coin du bon sens, est suivi, au fil de ce rapport, d’un nombre impressionnant de constats, tous plus pertinents les uns que les autres. S’il réaffirme que l’Islam est compatible avec la République (ce qui ne mange pas de pain), il en profite pour expliquer comment doit s’organiser cette compatibilité. Accrochez vous, vous n’êtes pas (plus, pour les plus âgés) habitués à cela. Le Président du Sénat l’écrit en ces termes : “je pense l’Islam compatible avec la République, mais il faut que la République fasse avec lui ce qu’il a fait il y a 110 ans avec le catholicisme” et d’ajouter in petto “j’affirme des principes : la supériorité des lois de la République qui ne peuvent faire l’objet ni d’accommodement ni de transaction, l’égalité hommes-femmes, l’indépendance de la recherche scientifique, le droit à l’apostasie, c’est-à-dire de pouvoir changer de religion…” Vous ne rêvez pas, vous avez bien lu et lui l’a bien écrit !

 

parti-socialisteFichtre, diantre que voilà des affirmations qui tendraient à confiner tout autre que l’auteur de ces lignes, dans le camp du Mal absolu par les progressistes autoproclamés. Seulement Gérard Larcher n’est pas le premier venu. Puisque la sombre buse qui lui sert d’homologue à l’Assemblée lui a signifié son inutilité législative, le Sénateur des Yvelines a décidé de briser l’omerta. Comme le Sénat ne sert à rien, il a décidé d’en faire, pour l’occasion, le porte-parole de la France réelle. C’est habile et politiquement très bien joué. Du coup, l’archaïsme change de camps. Le roi est nu et la vision “cul-cul la praline” du vivre ensemble, défendue contre toute évidence par le parti socialiste, passe pour une grosse daube indigeste.
11060867_10153159624017088_2564924227189525350_nMais le Sénat ne s’arrête pas en si bon chemin. À propos de l’école qui rempli si bien sa mission de diffusion massive de l’illettrisme, Gérard Larcher en remet une couche à laquelle, les profs qui voient encore des élèves (ce qui exclue les syndicalistes et les députés socialistes) ne pourront que souscrire. “À force de chanter les différences, on a oublié de chanter ce qui nous unit”. “Nous assistons à une école qui vit le repli communautariste. Je ne mets pas celle-ci en cause, mais on ne peut plus y enseigner de manière apaisée l’histoire, les sciences naturelles ou le sport”. Dès lors, juge-t-il, “on a besoin que l’autorité se réaffirme”. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le Président du Sénat accélère en dénonçant l’impasse des politiques de la ville qui ont surtout conduit à l’abandon des campagnes. “Il y a aussi des gens qui ont le sentiment qu’on ne s’intéresse plus à eux, qu’on les oublie. Ils ont le sentiment d’un État complexe, lointain, normalisateur”. Il propose de faire “de la réhabilitation de cette France d’à côté un axe prioritaire d’action de l’État”, “en ne faisant plus du financement de la politique de la ville et des quartiers l’exclusive priorité”. Dire que les fonctionnaires qui nous gouvernent, tout imbus de l’autorité de l’État qu’ils soient, sont perçus dans nos campagnes, avec la même aménité (et pour les mêmes raisons) que les clowns de Bruxelles, voilà qui va miner le moral de notre zélite administrative.

10906110_10205977612859121_8074542850760984440_nEnfin là où l’autre engeance du “parti de l’intelligence” veut envoyer les énarques en ZEP, le Président Larcher suggère, lui, de rendre le service civique obligatoire (mais pas nécessairement dans les Bantoustans), pour ceux qui s’apprêtent à devenir fonctionnaires, mais aussi pour tous les candidats à la nationalité française. Arrêtons-nous un instant sur cette proposition. Elle est pleine de bon sens, car elle plonge l’apprenti fonctionnaire dans le bain de la réalité de l’intérêt général et met le futur Français en capacité d’appréhender la complexité de la communauté nationale qu’il rejoint. Dans un cas comme dans l’autre, seules les personnes motivées seront volontaires. Toute personne de bonne foi (ce qui exclut les fonctionnaires syndicalistes et les militants antiracistes) percevra le bénéfice de cette mesure. Ces bienfaits seront même décuplés en ce qui concerne les femmes. Elles s’affranchiront ainsi des tutelles masculines qui peuvent s’avérer très pesantes, particulièrement dans la seule des trois religions du Livre, dont le Prophète n’était pas juif…

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On le voit, particulièrement en cette occasion, loin d’être une institution inutile, le Sénat est la chambre où peut se produire l’inattendu. Cette prise en compte du pays réel prouve que loin d’être une source de dépense inutile, le bicamérisme permet à nos parlementaires de réfléchir. Là où l’Assemblée fait de la politique, le Sénat, lui, construit patiemment le droit. Oui, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par un collège restreint de “grands” électeurs. Oui, ils ne répondent pas directement de leurs votes devant le Peuple, ni devant le très partial tribunal médiatique. Oui, leur indépendance est étonnante dans une démocratie. Mais c’est précisément cette indépendance qui les rend indispensables, car elle les protège de la dictature de l’instant et du politiquement correct (enfin pour ceux qui n’aspirent plus à être ministres). Nous avons l’habitude de pester contre les trains qui arrivent en retard et de ne manifester qu’une indifférence polie pour ceux qui sont à l’heure. Alors que depuis des lustres notre classe politique plante, au mieux, sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir les conséquences de son incurie en matière migratoire, je pense qu’il est indispensable de manifester notre approbation quand quelques rares courageux (comme notre bon Président Larcher) osent braver les interdits. À défaut, ces “Braves” n’entendront que le concert des vertus outragées et il y a fort à parier qu’alors, rendus sourds par ces cris d’orfraie, ils finiront par passer leur tour lorsque la prochaine occasion de décrire la réalité vécue par leurs électeurs se présentera. On ne peut pas pester contre l’aveuglement de nos élus et ne pas les féliciter quand, enfin, leurs yeux se décillent.

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ET DE DEUX !

avril 2, 2015

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Voilà, c’est fait ! Une fois encore, le train des illusions socialistes s’est encastré dans le mur des réalités que ses conducteurs refusaient obstinément de voir. Ce faisant, ils perdent leurs ancrages locaux, avec une constance qui force le respect. Ces déroutes communales puis départementales, en attendant la conclusion régionale, ne sont pas neutres. Entamée après la bérézina de 1992, la lente conquête de « la France des territoires » avait permis au PS de résister à l’implosion, au soir de la défaite de la folle du Poitou, en 2007. Dans la bataille de chiffonniers homérique qui s’en suivit, Martine Aubry avait tellement bourré les urnes pour faire barrage à l’ex de son prédécesseur, qu’à côté, la guerre Fillon-Copé est passée pour une votation suisse. À l’heure où les grands féodaux socialistes se retrouvent à poil, on est en droit de se demander ce qu’il restera du PS après les Présidentielles de 2017, si Pépère mord la poussière.

Les Français sont-ils vraiment des veaux ?

ob_dc893c_votez-meuhLe consensus journalistique moutonnier veut que le pouvoir perde « systématiquement » les élections abusivement qualifiées « d’intermédiaires » par ces mêmes cuistres. Ce terme est impropre, car il s’applique au régime politique américain qui prévoit, entre autres, un renouvellement de la moitié du parlement à la mi-mandat du Président. Point de cela chez nous, ce qui permet à Manuel de faire son Bravo sur les estrades, en clamant haut et fort que « quoi qu’il arrive » il restera bien « cuté » dans son fauteuil de Premier sinistre après la défaite. Tout cela est on ne peut plus constitutionnellement correct, à défaut d’être politiquement intelligent, dans la mesure où l’Exécutif procède du Législatif et non du Conseil fut-il : municipal, départemental ou régional.

11024771_10205248952597873_5001477424220546505_nCette petite précision institutionnelle à l’usage des journalistes étant posée, intéressons-nous à cette fameuse « malédiction ». Il est exact que depuis François Mitterrand (au moins) les scrutins locaux tournent, le plus souvent, à la fessée pour la majorité parlementaire en place. Il est tout aussi vrai qu’avec des hauts et des bas — qui doivent plus au mode de scrutin qu’à la mobilisation des électeurs — les Français se tournent vers les opposants institutionnels. Il leur arrive même aussi de placer des extrémistes en tête (oh le vilain retour de la bêêête immonde que voici !). C’est généralement le cas lors des élections où ils estiment (à juste titre) que les conséquences d’un tel vote seront à peu près nulles sur leur vie quotidienne. C’est ce qui explique le succès du Front familial des Le Pen lors des Européennes (oui, je sais, l’Europe c’est important, mais comme rien ne se décide au Parlement, on peut y envoyer n’importe quel clown). Maintenant que nous avons démontré que les Français sont beaucoup moins cons que leur élite ne le pense à longueur d’ondes et de colonnes, interrogeons-nous, afin de tenter de comprendre pourquoi, les majorités nationales sont sanctionnées lors des scrutins locaux.

Malédiction du pouvoir ou juste retour des choses ?

president-des-bisousParler de malédiction est encore une manière d’éluder la question. S’en remettre à la fatalité exonère celui qui s’y emploie, de toute analyse objective des conditions qui ont présidé à la déroute en question. Pourtant, à bien y regarder, ces choses-là n’arrivent pas sans raison et si les branlées touchent aussi bien la droite que la gauche, force est de constater qu’elles ne le font pas avec la même intensité, ni de la même façon. La droite se fait déculotter là où la gauche se fait étriller. L’explication est simple. Elle tient au hiatus qui nait de la mère de toutes les batailles : la Présidentielle. C’est en effet lors de cette élection que tout se joue. La droite se fait élire en proposant des remèdes qu’elle n’applique pas, là où la gauche arrive au pouvoir en expliquant que personne ne va souffrir. La droite pèche par omission, la gauche ment sans vergogne. Les pipeaux étant de nature différente, la sanction n’est pas la même et la droite, quand elle perd, a beaucoup moins mal au cul que la gauche. Ceci étant, pourquoi les candidats à la magistrature suprême racontent-ils n’importe quoi avec tant d’application ?

10995608_1039620856066076_1080169545595616818_nMaintenant que la Présidentielle est couplée aux législatives, il semble indispensable aux stratèges de « faire rêver l’électeur » (c’était déjà le cas avant, mais il y a aujourd’hui, du fait de cette réforme inepte : 577 candidats à la députation qui comptent sur le vendeur de vent en chef pour parvenir à leurs fins). Du coup, tout est bon pour appâter le cochon et, plus la situation est difficile, plus le bobard est gros. Regardez Hollande en 2012 : « lui Président » n’a reculé devant rien. Tout autre que « lui socialiste » se serait fait traiter de « démago », mais là, non. Le sort de la France est fixé pour 5 longues années, au terme d’un débat biaisé par le fait que les journalistes qui le portent à la connaissance des électeurs sont de parti pris (au sens premier du terme). Entendons-nous bien, à l’étranger les journalistes ne sont pas plus objectifs que chez nous. Ils sont juste plus divers dans leurs engagements partisans. L’absence de diversité d’opinion dans la presse française concourt puissamment à cette gigantesque arnaque qui a consisté à faire croire aux Français que le problème était Sarkozy (et que seuls les riches paieront, que la seule ennemie c’est la finance, etc. etc.).

UMPS

4266223759Si la droite, en n’engageant pas les réformes promises, déçoit ses électeurs lorsqu’elle est aux responsabilités, la gauche, elle, exaspère les siens en faisant le contraire de ce qu’elle a dit, une fois parvenue au pouvoir. La droite ne l’est vraiment que dans l’opposition et les socialistes ne sont jamais autant de gauche que quand ils espèrent remplacer la droite. S’en suit un improbable brouet idéologique qui fait les délices du Front national sous le terme simple, mais furieusement parlant « d’UMPS ». Cependant, à y regarder de près, l’ampleur des récentes défaites socialistes ne s’explique pas seulement par la déception de ses électeurs, mais, aussi par une prise de conscience, dans le pays, de la nécessité de mettre un terme au « modèle français » qui consiste surtout, à ne jamais faire les réformes que la situation exige. Les électeurs sortent doucement du consensus mou. Contrairement à ce que croit Bayrou, la France ne souffre pas tant de l’absence des centristes que de la mise en œuvre de leur pensée émolliente depuis de trop longues années.

10347235_10205895305761107_148766594336644595_n En effet, le « surmoi » centriste veut que depuis 40 ans : la droite pose le diagnostic et ne met rien en œuvre pour y remédier, alors que la gauche se propose de diaboliser le thermomètre pour éviter qu’il ne serve à prendre la température. Dans les deux cas, personne ne fait rien et l’état du patient se détériore. La hausse vertigineuse des impôts que nous subissons depuis 5 ans n’a rien résolu de nos maux, elle a juste permis à l’État de continuer à payer ses fonctionnaires. Les efforts considérables consentis par les Français n’améliorant pas leur situation, leur irritation monte et les médias de s’interroger sur le sens de cette colère. Le score ridicule de l’histrion Mélanchon prouve, au moins, que les électeurs n’attendent plus rien des keynesiano-collectivistes. Les socialistes sont revenus au pouvoir avec un candidat charismatique comme un lavabo, au point d’avoir fait campagne sur le fait d’être « normal ». Il nous a vendu un « New Deal » et met en œuvre une politique à la Hoover. Les socialistes ont menti aux Français en prétendant pouvoir améliorer les choses sans effort et payent, aujourd’hui dans les urnes, le prix de ce forfait originel. En réalité, la difficulté du moment vient surtout du fait qu’à force de désillusions, les électeurs se tournent vers ceux qui, n’ayant jamais été au pouvoir, ne peuvent pas les avoir déçus : le Front national

La République nous appelle

10006593_750459081733508_4357783828522216831_nDire que les solutions économiques proposées par le FN sont ineptes est une nécessité, mais ce ne sera pas la solution, car le mal est beaucoup plus profond. Pas plus que la morale, la rationalité économique ne détournera un électeur du Front, il n’en est plus là. C’est qu’en plus d’être économique, la crise est surtout identitaire. À force d’expliquer tout par la « misère sociale », nos politiques ont oublié de s’interroger sur ce qui donne corps à la Nation qu’ils prétendent diriger. Le retour tant attendu de la croissance (qu’il conviendrait d’encourager plutôt que d’espérer qu’elle tombe du ciel) ne changera pas fondamentalement la donne, car il convient surtout de refonder notre pacte national pour remettre le pays à l’endroit.

Asterix-en-HispanieIl faut donc se donner les moyens de mettre en œuvre une politique authentiquement de droite car contrairement à ce que bêlent les journaux, nous ne l’avons plus été depuis Pompidou. Il faut, en conséquence, rompre avec cette idée — tellement moderne qu’elle est incarnée par Juppé et Duhamel — que ce pays veut être gouverné au centre. Il l’est depuis quarante ans avec les résultats que l’on connaît ! Nous devons revenir à nos fondamentaux et promouvoir la Liberté. Pour installer cette idée, il est indispensable d’en finir avec le mythe de l’Égalité, érigé en absolu totémique. L’Egalité n’est pas un nivellement, mais l’assurance de disposer des mêmes droits et partant des mêmes chances. Déshabiller Paul n’a jamais permis à Jacques d’avoir chaud, contrairement à l’adage socialiste répandu, car cette opération est tellement contre nature qu’elle ne produit que l’éparpillement des richesses au bénéfice des intermédiaires nécessaires à sa mise en œuvre forcée. En résumé : elle permet à Philibert le haut fonctionnaire d’enfiler le manteau de Paul. Pour y parvenir sans que Paul et Jacques ne se coalisent pour le rendre à la vie civile, il explique au premier qu’il est un mauvais Français, car le second à froid et popularise cet intéressant concept par l’entremise d’Évariste le journaliste et de Béatrice l’institutrice.

Pour casser la spirale populiste de l’égalitarisme, il est donc indispensable de changer les codes et ceux qui les véhiculent. Nous devrons investir massivement dans la désoviétisation de l’enseignement au moyen de l’autonomie des établissements, de la mise au placard des docteurs en pédagogies et autres « sciences » de l’éducation et par la contractualisation des personnels. Enfin, le principe de la fin de l’intervention publique dans les médias devra être une règle absolue. Lorsque les journalistes se retrouveront au chômage faute d’avoir intéressé leurs lecteurs à leurs élucubrations, il est probable que nous trouverons plus de pluralité dans la presse française.

11101230_10206464339833944_2690489626704458276_nEn France, c’est l’alliance de la plume et du tableau noir qui nous confine dans cette recherche éperdue de l’Egalité miraculeuse. Pour plaire aux éditorialistes et aux profs, il faut être de gauche dans l’hexagone et se joindre à une politique d’inspiration libérale en Europe. Il faut « s’ouvrir à la diversité du monde » et être hermétique à toutes les objections qu’elle suscite. Il faut « être intransigeant sur les valeurs de la République » et mettre en œuvre tous les accommodements raisonnables possibles, pour que les étrangers puissent persister dans l’être. Il faut être généreux avec l’argent des autres et bien cacher le sien. Il faut dénoncer l’apartheid pour mieux en assurer la mise en place effective. Bref, il faut être fils de Républicain Espagnol, avoir épousé une violoniste, faire de la com’ en toute circonstance et surtout, se comporter toujours comme si le sort du monde dépendait de la manière dont vous vous levez le matin.

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S’il est indispensable de rééquilibrer les choses en faveur de la Liberté, nous ne pouvons ignorer l’impérieuse nécessité de Fraternité que nous imposent les temps difficiles que nous vivons. Ce qui a fait la France, c’est ce triptyque républicain popularisé – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – par l’épopée napoléonienne. La Liberté a permis la formidable explosion d’énergie qui a fait la France moderne. L’Égalité (des droits) a mis en marche l’ascenseur social et l’émergence de cette classe moyenne sans laquelle, il n’est pas de stabilité politique possible. Enfin, progressivement, à mesure que les deux premiers principes de notre devise portaient leurs fruits, la communauté nationale trouvait les moyens de se réunir, pour protéger les plus faibles. Seulement, pour que la Fraternité puisse se mettre en œuvre, il faut que l’on perçoive un frère dans cet autre, dans ce voisin qui n’a en partage avec nous qu’une même citoyenneté. La Fraternité est un élan naturel en temps de guerre. Elle est plus compliquée à mettre en œuvre en temps de paix. Cet aspect a été totalement gommé depuis 40 ans au profit d’une solidarité anonyme, obligatoire et culpabilisante. Les Français ont été priés, un peu brutalement, de faire de la place à de nouveaux arrivants, sans qu’on leur laisse le temps de voir en eux des frères. Il est probable que les couleurs exotiques de ces nouveaux Français aient pu freiner, de prime abord, cette fraternisation. Tout comme, à l’inverse, il est indiscutable que la valorisation populiste de leurs différences a pu conduire certains à la partition ethnique. Seulement, les minorités ne peuvent durablement cohabiter avec une majorité qu’en adoptant ses codes. Refuser cette évolution naturelle ne peut que mener au désastre. Sans assimilation il n’y a point de fraternité qui vaille. Après nous être ouvert au monde, nous devons faire en sorte que ceux qui en sont issus deviennent Français, non pas par le seul fait du droit, mais par l’envie. C’est à cette unique condition que nous résoudrons notre crise identitaire : en inspirant le désir d’être Français. Pour ce faire il faut cesser de laisser croire que nous devons nous adapter à des habitudes de vies qui nous sont étrangères. À Rome fait comme les Romains, dit l’adage. Il est plus que temps que nous souvenions des nombreux Empereurs que nous avons donné à l’Urbs et que nous retrouvions notre romanité.

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HUMOUR DE GAUCHE

février 19, 2015

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C’est un fait acquis : les socialistes vivent dans un monde parallèle. De ce décalage spatio-temporel nait la multitude de hiatus qui font d’eux la risée de leurs contemporains. Comment peut-on gouverner en étant aussi coupé des réalités ? La réponse est dans la question. La certitude de vivre dans le camp du progrès y est pour beaucoup. Il est vrai que vu du pays de Candy : il n’y a que des méchants et des gentils. Ce maçonisme de bazar qui semble leur tenir lieu de viatique, veut que la gauche soit l’incarnation du Bien. Cette hypothèse, audacieuse à l’aune des zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, les pousse probablement à voir le monde qui les entoure en blanc ou en noir, sans aucune nuance de gris (on ne leur en demande pourtant pas 50, juste 3 ou 4). C’est de leurs certitudes puériles que viennent ce conformisme hallucinant et cette intolérance légendaire qui les conduit, si souvent, au ridicule le plus achevé en matière de déclarations péremptoires.

L’esprit du 11 janvier

10945571_905095256187597_6764609870118395228_nDepuis les attentats nous n’entendons plus que ça, au point que le fameux « esprit du 11 janvier » envahit toute la communication gouvernementale. Pas un problème, pas une contestation du génie intrinsèque du socialisme Hollando-Vallsiste sans évocation de « l’Esprit ». Un Hamon qui fait sa mauvaise tête et refuse de voter la loi Macron : hop Esprit es-tu là ? Le Front National menace la République socialiste soviétique dans le Doubs : l’Esprit du 11 janvier est convoqué à la rescousse. Une critique pointe contre Taubira : Esprit du 11 janvier. Le nombre de chômeurs explose: Esprit du 11 janvier. Il fait froid : Esprit du 11 janvier. Vos impôts augmentent : Esprit du 11 janvier. Sarkozy est sur écoute : Esprit du 11 janvier (ah non, zut, là c’était avant !). C’est bien simple, depuis les attentats un vent de spiritualité inégalé semble souffler sur les cendres du Parti Socialiste.

32e6a5d5f5c11caa807afc70410f68c8_400x400Il en va ainsi de l’amère de Paris. Avant les attentats elle était farouchement opposée à la candidature de sa ville à l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Compte tenu des précédentes bâches, toutes plus ruineuses les unes que les autres que nous a infligées le Comité International Olympique ces 20 dernières années, elle n’avait, pour une fois, pas tout à fait tort. Seulement depuis, l’Esprit est passé par là et « mais Maire », transfigurée par cette visitation est devenue une « farouche partisane » de ce beau projet, tout plein de « vivre ensemble » dedans. Pour détourner sans vergogne et à son seul profit un événement aussi tragique (les attentats, pas la candidature), il faut être socialiste. Imaginez un instant que Nicolas Sarkozy, Président de la République, ait osé en faire ne serait-ce que le tiers du commencement de la moitié, que n’aurait-on entendu ? Là, rien, tout ce qui est autorisé à penser détourne la tête, pour ne surtout pas voir le câble d’amarrage qui tient lieu de ficelle à cette bonne vieille manip’ socialiste.

Nous sommes tous Danois

imageEn parlant de manipulation, les Nordiques font une belle bande d’emmerdeurs ! Alors que le petit monde de la socialie était en train de nous expliquer doctement que le 7 janvier était la faute de la France moisie ; que nous ne savions pas comment donner sa chance à toute cette jeunesse qui ne rêve (en fait) que de vivre comme Bernard Arnaud avec le QI d’un footballeur et le dynamisme d’un ado 15 ans ; les danois viennent foutre en l’air cette belle opération de culpabilisation du bobo mitonnée aux petits oignons. Leur tireur faisait bien partie de la minorité religieuse adepte de la liberté d’expression à coup de fusil, mais on cherche désespérément les ghettos et l’apartheid au pays de la petite sirène. Encore un bel amalgame qui fout le camp. Dire que l’on avait presque réussi à faire oublier les vacances à la Grande Motte dont les frères Kouachi ont bénéficié durant toute leur jeunesse aux frais du contribuable, tout comme les boulots de ce pauvre Coulibaly à la Mairie de Paris ou dans d’autres structures toujours financées par vos impôts.

10931302_10206182029813659_3459110384451847418_nCependant, avec des socialistes inspirés par l’Esprit du 11 janvier, on n’est jamais loin du pathos estampillé « récup’ à deux balles ». Les cadavres danois n’étaient pas encore froids que le PS appelait déjà à une manifestation de soutien devant l’ambassade du Danemark. Je parie que toute la gauche qui cause est allée, ce même week-end, sur les Champs reprendre deux fois du saumon au Flora Danica histoire de « témoigner son soutien » au Peuple danois. Un malheur n’arrivant jamais seul, ces pauvres habitants de Copenhague ont dû, en plus de leurs malheurs, se fader le Cazeneuve : nouveau missi dominici de la « liberté d’expression menacée par le fanatisme » de la religion-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom. Et les mêmes de nous tracer le parallèle avec Charlie Hebdo : un homme seul là où les autres étaient trois, le crétin éliminé en moins de 24 heures contre 72 chez nous et surtout : en France les terroristes sont rentrés partout comme dans un moulin tandis qu’au Danemark le clampin est resté à la porte. C’est LA MÊME CHOSE, puisque l’on vous le dit !

Mais oui mon lapin, c'est ça

Mais oui mon lapin, c’est ça

Antisémitisme de gauche


561688_10151163404376720_1193289392_nEt pendant ce temps-là, chez nous, alors que Manuel Valls parle d’islamofascisme comme un vulgaire Éric Zemmour – qu’il conseillait pourtant de ne pas lire (mais ça, c’était avant) – un mitterrandiste pur jus, nous explique, comme si de rien n’était, que le Premier ministre de la France est sous « influence juive ». J’ai appris, à cette occasion, probablement comme beaucoup de mes compatriotes que la violoniste qui sert d’épouse au gars Manuel était juive, ce dont je me fous éperdument. Voilà le parti de l’intelligence pourtant bien embarrassé et par l’un des siens de surcroit (Heureusement que l’inoubliable interprète de Raymond Bettoun venait de disparaître). Probablement un peu honteuse d’avoir fourni tant de zélotes (si l’on peut dire) à la collaboration avec l’Allemagne nazie, la gauche française s’était pourtant depuis, refait une virginité à l’ombre de la toute-puissance du « parti des 40 000 fusillés » entrés en Résistance à partir de juin 1941. Hélas, avec la disparition du Parti Communiste, les réflexes antisémites de la gauche radicale reviennent au galop. C’est ainsi que sous couvert de la défense du peuple palestinien, nombre d’extrêmes gauchistes dénoncent depuis des années « la finance apatride » et finissent par se retrouver avec les barbus à l’été 2014, dans les rues de Paris, pour crier « mort aux juifs ». L’extrême gauche n’est pas le PS me direz vous, seulement vu le nombre de trotskistes qui cachetonnent rue de Solférino, chassez le naturel, il revient au galop. Le camarade Cambadélis, en bon premier sectaire avait donné le ton la semaine dernière, en déplorant, l’air chafouin que « l’on assimile les juifs à Israël et les musulmans à l’Etat Islamique » avant de rétropédaler. Cette promiscuité idéologique ne choque pas grand monde. Imaginons que Jean Marie Le Pen ait dit la même chose (oui, imaginons un instant). Du reste, comme il n’est pas dépourvu d’humour, je lui suggère de le faire et de s’excuser ensuite de cette lamentable« Cambadélisation des esprit »… Comment s’étonner de pareille apathie puisque l’on enseigne plus l’histoire autrement que comme un catéchisme laïc, destiné à promouvoir « les valeurs de la République ». Là aussi il faut être de gauche pour croire au « vivre ensemble » quand les profs ne peuvent pas parler de la Shoa, sans risquer l’émeute avec ceux de leurs élèves qui représentent une « chance de la France ».

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L’Histoire est une science, humaine donc imparfaite, mais nous l’admettons communément comme une science. Lorsque l’on en fait l’instrument d’une idéologie, voire une idéologie à part entière, le risque est grand de produire l’inverse de l’effet recherché. Il en va ainsi avec le génocide des juifs d’Europe. Du rôle d’incidente de l’histoire du second conflit mondial, il en devient le principal élément dans les manuels de nos collégiens et lycéens. Tout est alors passé au crible de la morale du moment. Cette dernière étant tout sauf intemporelle — car le fruit de l’époque qui la consacre – l’appliquer à l’étude d’un événement passé ne peut que conduire à l’accumulation d’anachronismes qui sont la plaie de l’Histoire. Pour tirer des leçons d’un événement, quel qu’il soit, il faut le comprendre et pour ce faire, il ne faut pas l’analyser avec nos a priori d’aujourd’hui. Il faut, en la matière, se garder du « y avait qu’à, fallait qu’on ». L’extermination d’un peuple est un drame épouvantable. Que l’on fasse de la protection des juifs un marqueur de l’esprit de tolérance qui anime nos démocraties modernes me semble loin d’être idiot, surtout en regard de ce qui s’est passé dans les années 30. Que l’on se jette, au nom de la morale actuelle, l’attitude des protagonistes du dernier conflit mondial à la figure, en fonction de leurs réactions vis-à-vis du massacre, me semble déjà beaucoup plus critiquable. Enfin qu’au nom des victimes de la folie nazie, toute critique argumentée envers Israël ou une personne de confession juive devienne de l’antisémitisme, me semble être un détournement de l’histoire, porteur de bien des tragédies à venir, ainsi qu’une justification en or fournie à tous les adeptes du « complot juif mondial ». Malgré tous ces dangers, la « reductio ad hitlerium » est un instrument dialectique dont use et abuse régulièrement la gauche qui cause.

A l’étranger aussi, les socialistes sont tordants.

IMAGE0~13Si nous sommes devenus avec le Venezuela, le conservatoire mondial des archéosocialos, nous n’avons pas le monopole des imbéciles heureux. De ce point de vue, les Grecs ne sont pas mal non plus. Les Hellènes ne se sont pas contentés de nous envoyer de nouveaux clowns pour nous distraire. Ils ont poussé le vice jusqu’à élire des gens qui croient pouvoir changer le monde par le seul fait de leur démagogie. Le fait que deux générations de Papandréou se soient succédées pour dilapider un pognon que les successeurs de Périclès n’avaient pas, faute d’avoir sciemment négligé le moyen d’en faire entrer dans les caisses par le biais, entre autres, de la collecte de l’impôt, ne choque personne. Pas plus que les déclarations hallucinantes du nouvel Hercule sur le sang qu’il est prêt à verser pour l’honneur de son pays n’ont suscité le moindre ricanement (en France, parce qu’en Allemagne on ne s’en est pas privé). Rien ne peut entamer leur sérieux et leur donner vaguement le sentiment du ridicule, pas même le fait de dire qu’ils iront « jusqu’au bout et même au-delà » (après Buzz, voici Alexis l’Eclair). Pourtant, ce qui achève de prouver que Tsipras est bien socialiste, ce ne sont pas ses phrases grandiloquentes, c’est son absence totale de sens des réalités. Quand il déclare, sans l’ombre d’un sourire, qu’il compte sur la France pour être la garante de la croissance en Europe, il monte sur l’Olympe de la bêtise collectiviste. Sérieusement bonhomme ! Avec Hollandréou : la croissance en Europe, garantie par la France ?

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image003Laissons les Grecs à leurs conjectures économiques et concentrons-nous sur un socialiste, économiste à l’étranger et fanatique de licence grecque en matière de sexualité à ses (visiblement nombreuses) heures perdues. Non, mes amis, je n’ai aucune idée sur les mœurs de Thomas Picketti, en revanche la presse est pleine de ceux de DSK. Il est impossible de conclure un papier sur l’humour de gauche sans évoquer le champion toute catégorie du foutage de gueule. Faire croire à la terre entière que l’on se consacre au développement de sa prospérité globale, à la tête du Fond Monétaire International, alors qu’en réalité, on semble n’avoir à l’esprit que les prochaines promenades de popaul, voilà qui est bien socialiste. Et à tous les moralistes qui se désolent des frasques lilloises du meilleur économiste du monde, tout en se félicitant qu’une femme de chambre du Sofitel nous ait évité la honte de l’avoir pour Président, je rappellerais que l’actuel titulaire de la fonction, tout en prétendant se dévouer corps et âmes au redressement du pays, emmenait régulièrement popaul se redresser rue du Cirque, à scooter, dans le dos de celle qui lui avait voué son âme… Timeo socialistos et dona ferentes !

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Toute cette profusion de bourdes, prononcées avec un sérieux de légat du Pape, achève de me convaincre qu’il est criminel de légaliser le cannabis auquel, tous ces grands esprits s’adonnent avec passion. Visiblement, les dommages au cerveau sont irrémédiables et la conséquence des concentrations déraisonnables de THB sur la stabilité spatio-temporelle des fumeurs réguliers, ne plaide pas pour la mise en vente libre d’un produit aussi véritablement stupéfiant.

UNION NATIONALE ?

janvier 26, 2015

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Depuis la sanglante équipée des terroristes islamistes contre notre beau pays, il n’est plus un journaliste qui ne bêle le mot d’Union Nationale comme un mantra destiné à absoudre sa corporation des conséquences dramatiques de leur aveuglement (euphémisme !) relatif à une immigration de masse extraeuropéenne non maitrisée. Ce bien joli mot — très raccord avec cette étrange notion de guerre sans ennemis que les mêmes moutons énoncent à qui mieux mieux – sonne étonnamment creux. Pour qu’il y ait « Union Nationale » il faudrait d’abord s’entendre sur ce que cela implique, tant en ce qui concerne la définition de l’Union que celle du Nationale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux termes englobent des réalités bien différentes, selon que l’on est au pouvoir ou dans l’opposition. L’Union pour le gouvernement consiste à faire taire toute discussion dans sa majorité éclatée et à tenter de contraindre l’opposition à la boucler pareillement, par « voie de fait » de Presse complaisante, interposée. Quant au fait qu’elle soit « Nationale » cela fait rire la terre entière, tant les socialistes se sont toujours, jusqu’ici, superbement foutu de la Nation, préférant abandonner ce concept à une France qu’ils considéraient comme « moisie », il y a encore quelques jours de cela.

Poudre aux yeux

6a00d8341bfb9a53ef01b7c73acbfc970b-800wiLa première vertu des attentats des 7 et 9 janvier dernier consiste donc, pour le ramassis d’incapables contents d’eux qui nous gouverne catastrophiquement depuis deux ans, à faire croire qu’ils viennent d’arriver aux affaires. Du passé faisons table rase et profitons de l’émotion collective, pour vendre de la verroterie sécuritaire aux indigènes apeurés (et oublieux). Ceux qui ont consciencieusement sapé le travail de la police en lui coupant les crédits et les moyens, qui ont porté la culture de l’excuse au pinacle au point de voter une loi qui prévoit de libérer tous les criminels condamnés à moins de 7 années de prison, sont les mêmes qui prétendent, aujourd’hui, la main sur le cœur, nous protéger avec… des lois.

10801906_10153098249099175_209597118810642676_nL’opposition a beau jeu de se moquer des effets d’annonce du Président Hollande et de son suppléant Valls. Le recrutement de 1 500 policiers (sur 3 ans !) ne résoudra rien puisque les premiers recrutés ne seront opérationnels, au mieux, qu’en 2017. Au rythme où les fous vont se former en Syrie, autant vider la mer avec un seau. Il en va de même sur la « moindre décroissance du nombre de militaires » annoncés par le gominé de l’Élysée. La formule est merveilleuse. On nous annonce que nous sommes en guerre et le grand Strategos à scooter décrète que nous supprimerons 27 000 postes dans les armées au lieu des 34 000 prévus. Cerise pourrie sur le gâteau rance, comme on avait déjà prévu de nous passer de ces braves gens qu’il va nous falloir payer, nous allons rogner sur… le matériel (comprendre l’armement). Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? C’est sûr que l’on va se sentir drôlement protégés, si on équipe nos valeureux soldats de lances pierres. Je n’ai rien contre les mythes fondateurs, mais bon, David et Goliath et les soldats de Valmy, face aux fanatiques islamistes, ça ne va pas tenir la route bien longtemps.

Marche et/ou crève

president-des-bisousSecond effet « kiss cool » des attentats : resserrer les rangs de la gauche derrière le Président tout mou. Batterie de sondages de circonstance à l’appui, le pouvoir bombe le torse et tord le cou à la dissidence qui, ces derniers temps, poussait dru dans les verts pâturages socialistes. Passer « en temps de guerre » de 15 à 40 % de satisfaction, ce n’est pas un exploit thatchérien… Cela prouve simplement que les Français rendent grâce à l’autre incapable, de n’avoir, pour une fois, pas été plus ridicule que nécessaire. On peut légitimement douter de l’adhésion du Peuple, même si la presse subventionnée le proclame urbi et orbi, persuadée qu’elle est, d’être encore prise au sérieux.

Sans-titreSi l’on parle en terme de stratégie politique (et même politicienne), le pouvoir qui était aux abois se saisit de l’occasion pour faire taire son opposition interne. Les frondeurs qui étaient pris dans leurs contradictions alimentaires ne pouvaient déjà pas renverser le gouvernement qu’ils vomissaient, de peur de la dissolution qui les aurait mis au chômage. Les voilà maintenant contraints de ne plus rien dire, de peur d’apparaître comme des traitres à la cause. Heureusement que les Grecs ont décidé de se suicider à coup d’extrême gauche, cela permet à Mélanchon, Duflot et Laurent (l’ectoplasme qui dirige ce qui fut le PC) de faire croire qu’ils existent.

guide-de-survie-au-socialismeIl est amusant de voir tous ces résistants en peau de lapin, ces as de la posture progressistes, ces thuriféraires des valeurs de la gauche éternelle se coucher au premier coup de Kalachnikov. Il faut dire que ce sont les mêmes qui nous expliquaient jusqu’au 6 janvier dernier, la chance que toute cette jeunesse, même fanatisée, représentait pour la France. Les mêmes qui refusaient tous les amalgames et toute stigmatisation nous assourdissent par leurs silences. Ils réalisent probablement que leurs électeurs ne les suivent plus sur ces délires de bisounours. L’ennemi intérieur vient de se révéler et tant pis si, au passage, les idiots utiles — qui leur ont ciré les babouches avec tant d’empressement — sont emportés avec l’eau du bain. Dommage qu’il ait fallu 17 morts pour en arriver à cette prise de conscience.

Liberté, Liberté chérie

Alors que la cinquième colonne — que nos gouvernants sont bien en peine de quantifier – nous menace aujourd’hui très directement, comment pouvons-nous y faire face ? Le premier réflexe de toute cette bande de clowns est, bien évidemment, de restreindre les libertés. Selon la — toujours d’actualité à gauche — formule des partisans de la Terreur : « il n’y a pas de libertés pour les ennemis de la Liberté ». Certes, seulement j’ai peur que les socialistes soient dotés, en la matière, du même sens de la mesure que leur modèle indépassable : Antoine Fouquier-Tinville.

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Savoir que l’hidalgo catalan va mettre en œuvre des mesures permettant de lutter contre le djihadisme m’inquiète au plus haut point. Non qu’il ne me semble utile, urgent ou indispensable d’empêcher ces cinglés de nuire. J’ai simplement quelques légitimes inquiétudes à voir cette mission confiée à Manuel Valls. Savoir que celui qui prenait des libertés avec celles de ses concitoyens vêtus d’un Tee Shirt siglé de la « Manif pour Tous », lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, sera demain en charge des mesures à prendre afin « de mieux encadrer l’usage de l’internet » me donne des frissons.
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Je ne suis pas un fan de Dieudonné, tant s’en faut. Je ne ris pas à ses blagues et je ne partage pas sa vision paranoïaque du complot juif mondial. Je trouve cependant pour le moins paradoxal que la première mesure du gouvernement socialiste, après les manifestations du dimanche 11 janvier pour la liberté d’expression, consiste précisément, à mettre au gnouf le sieur Mbala Mabala pour un jeu de mots, certes limite, mais qui relevait justement de sa libre expression. La liberté n’est pas à géométrie variable. Elle n’est pas uniquement valable pour Charlie (et ses 4 millions de nouveaux fans). Nous n’avons pas à l’interdire pour Minute, Dieudonné ou tout autre prédicateur fanatisé : islamiste, protestant, négationniste, papiste, réchauffiste ou même écologiste (oui, grande est ma mansuétude). Je pense au contraire, à l’instar de quelques libéraux, que l’on a même tout à gagner à laisser s’exprimer les imbéciles. Ils se ridiculisent d’eux-mêmes et il est toujours plus utile au « vivre ensemble » de leur porter la contradiction que de les laisser s’exprimer en vase clos.

Apartheid mon cul !

10632867_10152602954758213_130803092743396080_nSeulement, à voir les premières réactions des éminences qui nous gouvernent, on ne peut s’empêcher de se dire que ce n’est pas gagné. La culture de l’excuse est toujours solidement ancrée dans ce qui leur sert de cerveau. Le dernier délire en date de Manuel sur « l’apartheid ethnique et territorial » dont se serait rendue coupable la République est à pleurer ou à vomir, c’est selon. Que veut dire cette expression à la con ? Que les incapables qui se sont succédé au pouvoir depuis trente ans auraient entretenu une ségrégation raciale de fait, sinon de droit ? Mais que faisaient donc pendant ce temps là : SOS Racisme, la LICRA et toutes les autres ligues de vertus droit-de-l’hommistes grassement subventionnées par nos sous ? Visiblement rien ! Il est donc urgent d’intenter un procès en détournement de fonds public à tous les multiples « responsables » (je pouffe) de ces officines de rééducation nationale.

chat-600x399J’ai, toujours dans ce registre culpabilisateur, beaucoup de mal à avaler l’argument de l’abandon des « quartiers sensibles » à leur triste sort. Depuis trente ans nous y avons englouti plus de 350 milliards d’euros en rénovation urbaine, politique de la ville et autres coûteux gadgets à promouvoir le vivre ensemble, sans pour autant prêter la moindre attention à la misère bien réelle, elle aussi, du monde rural. Si certaines villes comptent 80 % de logements sociaux, ce n’est pas tant à cause de l’égoïsme présumé de leurs voisines que de l’appétit des Maires de gauche qui ont tous vu, d’un très bon œil, s’édifier ces constructions de cages à électeurs captifs. Si les « quartiers » sont devenus des « ghettos », c’est aussi parce que leurs habitants se sont accommodés de cet état de fait. Le communautarisme n’est pas né du racisme de la société française, mais bien du refus des nouveaux arrivants de s’assimiler à elle. Pour beaucoup de musulmans, le vivre ensemble a été littéralement transposé en « vivre entre nous ». Les « cités » ne sont pas de « non droit », juste de « non droit » français. Ce rejet de l’assimilation ne concerne pas tous les immigrants, mais principalement quand même, des musulmans.
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Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il n’y a que pour l’Islam que la laïcité est un problème. Brandir cette dernière comme le totem indépassable du « vivre ensemble » (toujours lui) et des valeurs de la République, sans reconnaître dans le même temps, la nécessité d’une prise en compte des résistances particulières de la religion musulmane à ce concept, est une erreur profonde. Nous avons beau faire, tant que nous ne nommerons pas les choses correctement, nous ne parviendrons pas à résoudre les problèmes. L’Islam est une religion qui englobe le spirituel et le temporel dans un tout, ce qui est très éloigné de nos schémas culturels. Le délit de blasphème n’existe plus depuis Voltaire et nous n’entendons pas le rétablir. Pour installer un Islam DE France, il faut commencer par dissocier religion et identité, individus et communauté, ethnicité et nationalité. C’est du reste, en partie ce qui ce passe car, contrairement aux affirmations péremptoires du Manuel, nombreux sont les Français musulmans qui, refusant le communautarisme, tournent le dos aux ghettos pour se fondre dans la masse du Peuple. C’est bien, du reste, ce qui crispe les fondamentalistes et qui arme les intégristes contre la République. Ce mouvement de fond à un nom, celui de la Liberté. À l’instar de l’économie française, les musulmans de France ont besoin d’urgence, d’une bonne cure de Libéralisme.

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On le voit, l’Union Nationale n’est qu’une façade Potemkine. Un artifice destiné à permettre à un pouvoir aux abois de continuer à gesticuler. Le problème révélé par les attaques perpétrées contre notre pays est trop large, pour que ceux qui n’ont jamais voulu voir les conséquences de leur clientélisme angélisme puissent efficacement le résoudre. Nous avons besoin de temps, d’efforts et surtout de constance. En ce sens, et en ce sens seulement, l’Union Nationale peut être utile. Elle doit accoucher d’un consensus permettant à la Nation de se défendre et de se reprendre. Il faut en finir avec les « accommodements raisonnables ». Nous ne devons pas relâcher notre attention et nous laisser distraire par les procès en racisme, intentés par ceux qui rêvent de revanche sur un passé colonial qui n’obsède plus qu’eux. Les Français en ont assez d’être tenus constamment responsables des actions de leurs ancêtres, par des gens qui ne sont même pas foutus d’assumer celles de leurs enfants. Il n’y a pas de « vivre ensemble » qui vaille, il y a juste un « vivre comme nous » qui compte. Tous ceux qui veulent « vivre comme au pays » doivent être fermement invités à y retourner d’urgence.

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ISLAMOFOLIE

janvier 9, 2015

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Après le massacre perpétré, au nom d’Allah, avec une sauvagerie peu commune sous nos latitudes, par au moins deux pauvres buses fanatisées par des prédicateurs de haine islamiste, de nombreuses questions se posent. Par charité chrétienne, je ne m’étendrai pas plus qu’il ne le faut sur la vacuité du discours de notre scootériste de Président. En sept longues minutes d’enfilage de perles et d’enfoncement de portes béantes, l’amant de la rue du Cirque n’a pas réussi une seule fois à qualifier les faits de terrorisme, ni même à mentionner la religion dont se réclamaient les nazislamistes qui ont attaqué Charlie Hebdo. Il a agité ses petites mains potelées devant son pupitre, en brassant, cette fois, un peu moins d’air qu’au-dessus de son bureau vide du 31 décembre (c’est toujours ça). Si nous avons, ce coup ci, échappé aux anaphores, il ne nous a hélas pas épargné sa série de poncifs bien pensants, sur la force de la France ainsi qu’un nombre d’appels ahurissants au Rassemblement ce qui m’a fait penser, l’ombre d’un instant, que Sarkozy avait pris possession du corps du meilleur ami de Jacques Chirac.

Allah Akbar… ou pas

aberrations-islam-lacitCommençons par remettre les choses à l’endroit. Amalgame ou pas, ce n’est pas au nom du Bouddha ou de Saint-Denis (le martyre, pas la ville éponyme parce que là il peut y avoir confusion) que ces fanatiques se sont lancés dans l’épuration de caricaturistes, à grands coups de Kalachnikov. Je comprends parfaitement que les musulmans calmes se sentent choqués par un tel dévoiement de leur religion. Je dis aussi qu’au rythme où ces barbares invoquent leur dieu à tue-tête, chaque fois qu’ils veulent s’en prendre à la vie de ceux qui ne pensent pas comme eux : en commando chez Charlie, derrière le volant d’une camionnette à Dijon ou muni d’un couteau dans un commissariat à Joué les Tour, il y a fort à parier que d’ici peu Allah Akbar finisse un peu par sonner comme Heil Hitler dans l’imaginaire collectif.

648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueIl faudrait aussi arrêter de raconter des conneries au bon Peuple. Ces gens ne sont pas fous. Ils répondent probablement à un endoctrinement, mais ils n’ont aucune excuse, dans la France du 21ème siècle, pour s’être laissé embobiner de la sorte. S’ils en sont à ce point, c’est qu’il ne leur déplait pas d’aller se trapper du « Céfran » comme ils disent, et on doit au moins leur reconnaître qu’ils en ont une notion très étendue, comme en témoigne le sort qu’ils ont réservé au malheureux policier lâchement assassiné alors qu’il ne représentait plus une menace pour eux. À ce propos, cet homme, mort au service de ses concitoyens se prénommait Ahmed. Ils l’ont tué parce qu’il portait l’uniforme de la police de la République française. Mettre en avant sa religion supposée (qu’en savons nous à ce stade ?) pour nous servir le refrain connu du pasdamalgame est une insulte à sa mémoire. Que sous-entend en effet ce type de raisonnement idiot ? Que la réaction logique d’un musulman dans ce genre de situation serait de rester en retrait, voire de faire le coup de feu avec ses frères et que s’il n’a pas cédé à ce « penchant naturel » c’est qu’il était bien assimilé ? Ce policier est mort en tentant de faire ce qu’il pouvait, avec les moyens dont il disposait et l’entrainement qu’il avait suivi. Tout comme son confrère chargé de protéger Charb, il n’a rien pu faire compte tenu de la disproportion des moyens et y a laissé sa vie et une famille éplorée. La religion de ces deux serviteurs de l’ordre ne doit rien à l’affaire : ils sont morts en héros.

Pas en mon nom : mon cul !

640x478_8663_vignette_glez-charlie-hebdo-bd-logo-111102Çà et là, depuis que nous n’ignorons plus rien des méthodes de barbares employés par les islamistes pour que le monde — et surtout leurs contemporains — se plie à l’image qu’ils se font de la planète idéale, nous voyons fleurir de jolis petits panonceaux de bisounours musulmans siglés « Not in my name » ou plus rarement « Pas en mon nom » (le français est moins télégénique). Et les caméras de s’attarder sur de gentilles petites femmes voilées et les gentils barbus qui les encadrent en trimbalant le dit écriteau de concert. Mais si les gars, c’est précisément « in your name » que ces crétins prétendent parler. Etre déguisé en Belphégor et brandir ce stupide panneau ne vous met pas à l’abri des amalgames. Participez à un apéro saucisson vin rouge avec du jambon de dinde si vous y tenez absolument et là, vous pourrez brandir vos petites pancartes. Au contraire, ce n’est pas en tentant d’expliquer le geste des meurtriers par les abus supposés de Charlie Hebdo, le racisme des Français ou l’islamophobie des chrétiens que vous allez arranger les choses. Ces assassins sont des salauds, il faut les traiter et les dénoncer comme tels et cesser d’ergoter sur le sexe des vierges auxquelles ils pensent avoir droit pour leurs « glorieux » faits d’armes.

kIg5wOui, les musulmans de bonne foi doivent se lever. Pas nécessairement pour se justifier, car ils n’ont rien fait de mal, mais pour dénoncer le fait qu’ils sont atterrés par de telles actions, comme tout individu et non en tant que collectif. La religion musulmane doit évoluer en épousant les mœurs du pays d’accueil, pas en tentant de les faire coïncider avec des pratiques venues des pays qu’ils ont fuis. La France est une terre de culture latine, profondément pétrie de traditions judéo-chrétiennes. Énoncer cette affirmation ce n’est pas rejeter l’altérité musulmane, juste la ramener à son statut d’arrivée de fraîche date. Il est plus que temps que nos politiques cessent de jouer les mijaurées humanistes et qu’ils s’attèlent à débarrasser l’Islam de France de ses adeptes obscurantistes. C’est de cette inaction pluridécennale que découlent les amalgames « pas beaux ». Ce tabou – abusivement qualifié de républicain – est édicté au nom même des valeurs que ces grandes consciences ont foulées au pied depuis tant d’années, avec leurs lois mémorielles successives. A cet égard, il est savoureux d’entendre tous ces Savonaroles célébrer de la liberté d’expression au pays des lois Gayssot et Taubira…

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Amalgames

10150568_838276506232269_8678068422900219622_nParlons en, justement, de ces fameux amalgames dont nous devons nous défier. L’islamophobie est le prétexte invoqué par les fanatiques pour justifier tous les délires édictés au nom de l’Islam. Leur « droit » supposé « à la différence » n’est que le prétexte à la perpétuation de dogmes et de rites d’un autre âge à la recherche d’une « pureté originelle » qui, comme tout ce qui est « originel », n’a en réalité jamais existé. L’islamophobie est, bien au contraire, un réflexe naturel de défense d’un corps saint, contre une agression extérieure. Elle marque le rejet de l’islamisme : doctrine obscurantiste qui mène au fanatisme et de là, au terrorisme. L’amalgame qu’il convient de combattre est bien plutôt celui qui vise, au nom des accommodements raisonnables, à assimiler ceux qui se dressent contre une pratique dévoyée de l’Islam : l’islamisme, à des anti musulmans. Autant l’islamophobie est à encourager chez nos concitoyens, surtout musulmans, autant la musulmanophobie est à combattre. L’islam, débarrassé de ses sourates guerrières, n’est pas un danger, c’est une philosophie religieuse qui vaut bien les autres. Il est plus que temps de mettre un terme aux prêches de ces radicaux qui défient la République en voilant leurs femmes de la tête aux pieds, en exigeant des menus spéciaux et qui, par fidélité envers un homme qui vivait au 7e siècle dans le désert Saoudien, se sentent obligés de se trimbaler en djellaba par -10 dans la Haute Vienne.

En frappant des journalistes de gauche progressistes, ces fanatiques ont scié la branche de compréhension révolutionnaire sur laquelle ils prospéraient. Espérons qu’il ne faille pas attendre un nouvel « holocauste journalistique» sur le plateau du Petit Journal pour que la presse alignée, cesse de diaboliser systématiquement ceux qui alertent sur les dangers du fondamentalisme musulman et du communautarisme. Nous devons réinvestir et surveiller les lieux de cultes musulmans et expulser les imams vecteurs de haine et leurs zélotes. Il convient pareillement d’enfermer dans des centres de détentions spécifiques, les endoctrinés qui reviennent de leurs séjours de « formation professionnelle » en Syrie, au Mali, en Libye ou en Irak.

31---Gotlib-Gods-Club-2Certains de ces zélotes sont français, me direz vous et bien intéressons-nous donc à cette question. Beaucoup de jeunes issus de l’immigration maghrébine sont nés sous nos cieux, c’est un fait. Tout comme l’est également celui qui veut que nous nous soyons toujours montrés très tolérants en matière de double nationalité. Puisqu’ils haïssent la France au point de porter les armes contre elle, soyons humanistes : soulageons-les du poids de leur assujettissement à notre pays et rendons-les à ceux qui voulaient les garder. Pour ce qui concerne les intégristes « convertis », il n’est pas concevable (au pays des droits de l’homme) de les maintenir de force dans un univers qu’ils rejettent si violemment. Nous devons mettre à profit les excellentes relations que nous entretenons avec les pétromonarchies du golfe, pour les inciter à les laisser s’installer sous des cieux plus propices à leurs attentes spirituelles. Après tout, les pétro monarques n’ont pas été avares de leurs dollars pour en faire des musulmans selon leurs goûts, alors autant qu’ils en profitent un maximum.

Le retour en force de la Realpolitik

miege-alsace-nouvelle-716x1024Nous constatons aujourd’hui le triste résultat de nos futiles tentatives d’exportation de la démocratie. Nous avons déboulonné de vieux dictateurs laïcs formés par les Soviétiques au profit de fanatiques sunnites financés par les Saoudiens (et autres mécènes de la péninsule arabique). À l’instar des grand-mères face à Mamie Nova, les populations locales ne nous disent pas merci. Leurs souffrances sont bien pires qu’avant et leurs libertés tout aussi chimériques. Elles ont, en prime, la joie : qui de mourir de faim ou de froid, qui d’être persécuté pour ses opinions (vieille habitude) ou pour sa religion (belle innovation). À l’exception provisoire de la Tunisie, toutes nos interventions de ces 20 dernières années ont été des fiascos retentissants. Rendons-nous service, rendons leur service : bâillonnons BHL et foutons la paix au monde arabo-musulman. Tapons-leur dessus quand ils nous menacent, mais cessons de vouloir les éduquer au bonheur de notre démocratie. Ils sont comme les Chinois : ils n’en veulent pas. Le temps du« droit d’ingérence » a vécu, il faut que l’on s’y fasse. Vladimir Poutine a encore un temps d’avance sur nous, n’oublions pas la passion des Russes pour le jeu d’échecs (et les montagnes) et arrêtons de jouer aux Dames (et aux cons) dans le désert.

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Le 7 janvier 2015, nous avons été frappés pour ce que nous sommes : une Nation libre qui ne reconnait aucun Dieu et qui, parce qu’elle a déjà bien du mal à supporter un Président élu, ne peut absolument pas envisager de se voir imposer un maître par la force. Les Français sont un peuple libre et beaucoup des musulmans qui ont choisi de rejoindre la France l’ont fait pour cette raison. Il n’est pas question de laisser des criminels qui détestent notre pays et ses valeurs, les intimider et nous pousser à les rejeter au nom d’une religion dont ils n’ont que le nom en partage.

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ENFUMAGE EN SOCIALIE

décembre 18, 2014

Enfumage

Ce qu’il y a de bien, quand le parti de l’imagination est au pouvoir, c’est que nos gouvernants ne reculent devant rien pour se ridiculiser. Il faut dire qu’en la matière, l’exemple vient d’en haut, puisque le Ribouldingue qui nous sert de Président Normal n’en loupe pas une non plus. Il ne peut pas s’abstenir de nous ridiculiser dès qu’il nous représente à l’étranger. En prenant la parole ou en photo, dès qu’il peut apparaitre comme avantageusement idiot : il se précipite. Comme disait le regretté Pierre Desproges à propos de Marguerite Duras, François zéro ne dit pas que des conneries, il en écrit aussi. Il vient, ainsi, de nous livrer « un discours fort sur l’immigration » où nous avons encore eu droit à tous les poncifs du genre. Tout est mélangé dans un fatras boboïsant où le compassionnel le dispute au culpabilisant et surtout où le passé est tellement contorsionné, pour rentrer dans le moule politiquement correct qu’il n’en a plus aucun sens. Cette politisation outrancière de l’Histoire, rendue possible par la sous-alphabétisation savamment entretenue par les idéologues pédagauchistes de l’Education prétendument nationale, n’augure rien de bon des salmigondis moralisateurs qui nous attendent dans les années à venir. L’asservissement de la science historique aux lubies en noir et blanc de la doxa droit de l’hommiste à la mode, nous promet d’autres morceaux de bravoure du même tonneau. Je passerai rapidement, par pure charité chrétienne, sur l’envolée ou il nous explique que « les immigrés sont une chance pour la France … surtout ceux qui sont morts pour elle durant les deux guerres mondiales », là, on frise l’absolu.

La nécessaire lutte contre l’islamophobie

64_dilem_120416015959Non, le pays part en couille, mais l’eunuque qui nous gouverne ne trouve rien de plus urgent à engager comme combat que celui de la lutte contre l’islamophobie. Bien entendu, dans la même veine, il est crucial de donner le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales, au prétexte que ça se fait ailleurs. D’abord c’est idiot car ceux qui font ainsi des étrangers, des citoyens de seconde zone sont précisément ceux qui fondent l’accès à la nationalité sur le droit du sang. Chez nous, alors que l’on devient Français pratiquement sans le savoir et/ou le vouloir, cette question n’a aucun sens et ne sert qu’à instruire le procès en racisme de ses opposants. C’est commode le racisme, il n’y a pas de courbe à inverser, juste des paroles lénifiantes à tenir et des réalités à nier. Tous ceux qui se posent trop de question sont islamophobes. Pour autant, qu’il convienne de ne pas cataloguer l’ensemble des croyants, à l’aune des agissements d’une minorité de fous fanatisés, je veux bien l’entendre, mais de là à faire taire toutes les questions légitimes qui se posent au pays, à propos des exigences, toujours plus grandes de certains musulmans, il y a plus qu’un pas. Ne nous y trompons pas, Pépère nous refait le coup du miteux de Jarnac en mettant toutes ces affaires dans un même sac moralisateur.

10404380_841704919214538_2808392462936903194_nLes Français sont un peuple issu de vagues de migrations successives : c’est un fait ! La peur de l’étranger est une constante : c’est vrai (et pas spécifiquement française, les Saoudiens sont aussi très méfiants en la matière). Le problème c’est que les immigrants précédents se sont intégrés en l’espace de deux générations, là où les nouveaux peinent à le faire à la troisième voire, à la quatrième. Il n’y a plus d’Italiens, de Polonais, d’Espagnols ou de Portugais : il y a des Français. De même il n’y a plus de Vietnamiens, juste quelques Chinois mais dans vingt ans, nous n’en parlerons plus. En revanche il y a toujours des Algériens, des Tunisiens et des Marocains. Il faut dire que depuis quarante ans, nos zélites n’ont rien eu de plus indispensable à faire que d’exalter leur droit à la différence (et à la double nationalité), tout en les parquant dans un assistanat émollient qui les rend dépendants des politiques publiques clientélistes et surtout de l’économie souterraine. Cette dernière se développe d’autant plus facilement qu’elle peut s’appuyer sur les réseaux claniques des différentes diasporas. Elle a donc tout intérêt au statu quo en matière d’assimilation.

Résumons-nous. Pour les socialistes : les musulmans doivent rester entre eux pour être sûrs de ne pas sortir d’un prolétariat qui leur fournit leur assise électorale. Pour les trafiquants, ces mêmes immigrés ne doivent surtout pas se diluer dans la nation hôte, au risque de perdre leurs précieux réseaux. Les socialistes importent la misère du monde sur laquelle prospèrent les mafias : le cercle vertueux du développement soviétique, à coups de bons sentiments et de culpabilisation de la population autochtone est en place.

Les musulmans sont-ils discriminés dans notre pays ?

arton90-500x400La question peut paraître iconoclaste si l’on compare la situation de nos compatriotes et invités de confession musulmane, avec celle, beaucoup moins enviable, des chrétiens d’orient. À entendre certains représentants de l’Islam en France (oui, l’Islam de France est une vue de l’esprit des lumières qui tarde à se concrétiser), nous ne sommes pas loin d’un martyre similaire. La récente décision de quelques Maires de cesser de proposer aux élèves fréquentant les cantines scolaires, des menus de substitution les jours où du porc se trouve être au menu, est considérée comme une odieuse provocation.

Ba0ccLLIIAABjAv.jpg-largeUne fois rappelé que la cantine n’est pas une obligation de service public et que manger hallal ne compte pas au nombre des Droits de l’Homme, nous ne sommes guère avancés, tant cette évidence semble loin de parvenir jusqu’au lobe de la conscience, dans les cerveaux embrumés de nos élites pétries de vivre ensemble. Le nombre hallucinant de lieux de cultes musulmans qui s’édifient dans notre beau pays, à un rythme effréné ces dernières années, devrait plutôt plaider en faveur de la tolérance (pour ne pas dire autre chose) de la France. Gageons que la récente chute des cours du pétrole va peut-être, momentanément, freiner cette frénésie édificatrice. Encore une bonne raison de se réjouir de l’exploitation des pétroles de schistes par ces « salauds d’Américains ».

france_belgique_europe_tremblent_devant_islamLes fanatiques qui prônent la mise en place d’un véritable apartheid religieux, en France, afin de respecter la « pureté » des musulmans sont heureusement peu nombreux. Il n’empêche que ce sont ces dingues que l’on entend se plaindre en permanence. Hélas, la majorité garde, en la matière, un silence si assourdissant que l’on en vient à douter de son existence. Ce sont ces mêmes excités qui veulent la mort de nos juifs, pour « venger leurs frères palestiniens » et encore eux qui justifient le djihad en Syrie par tout un fatras islamico-identitaro-politique grotesque. Ils exercent, à n’en pas douter, un terrorisme intellectuel (et parfois physique) qui ne pousse pas à l’expression la majorité dite « silencieuse ». Je pense qu’il est plus que temps que ces parasites exercent leur liberté de circulation, pour aller s’établir dans des contrées plus proches de leurs choix de vies. Au besoin, il me paraît même sain de les y encourager vivement. Nous le devons à la paix civile et aussi à cette majorité de musulmans qui n’ont absolument aucun penchant pour la Charia. Pour faire bonne mesure, nous devrions leur adjoindre les idiots utiles qui se targuent de penser librement et qui en appellent si bruyamment à la justice pour interdire des crèches à l’approche de Noël. Je suis sûr que les autocrates et autres théocrates moyen-orientaux seraient preneur de leur philosophie émancipatrice. Ces illuminés participent, eux aussi, du joyeux bordel ambiant qui pousse toujours plus de Français vers un Front National que l’inanité de son programme économique devrait pourtant renvoyer vers les abîmes où disparurent, naguère, les derniers communistes.

Là où il y a de la gêne, il y a visiblement encore plus de plaisir

10849848_10205535226239732_2647993592312360272_nPendant que les talibans démontrent, dans les écoles du Pakistan, toute l’étendue de leur mansuétude islamique envers l’enfance, chez nous, les ministres ne savent plus ou donner de la tête — qu’ils portent encore provisoirement sur leurs épaules de Roumi — pour se rendre ridicule. À toute harpie, tout honneur, la folle du Poitou devenue par la magie des regroupements de Régions : la nouvelle Aliénée d’Aquitaine nous gratifie d’un festival en la matière. Elle commence par se couvrir d’une gloire facile, en prétendant découvrir l’inanité de l’arrêté du Préfet de la Région Ile de France, visant à interdire les feux de cheminée à compter du 1er janvier prochain (6 mois après la publication de l’acte en question). Que cette mesure inapplicable soit totalement stupide, personne n’en disconvient, à part chez les technos chargés de faire chier les Français du développement durable. On imagine bien, l’abattement des brigades de pandores missionnés pour vérifier si les cheminées qui fument sont bien conformes.

210967Non, Ségo zinzin nous en remet une couche sur ces salauds de concessionnaires d’autoroutes, profiteurs capitalistes apatrides et j’en oublie certainement des meilleures dans le genre. Elle envisage, nous dit-on « dans son entourage » (les pauvres), de résilier les contrats conclus par le gouvernement Villepin et re-nationaliser le bastringue. Il est vrai que l’État n’ayant plus de parole depuis l’annulation de la vente des Mistrals, pourquoi s’embarrasser de sa signature ? Le plus comique dans l’affaire, c’est qu’elle compte, sans doute pour ce faire, sur l’argent des Chinois à qui elle vend nos aéroports. Enfin s’il lui reste un peu de pognon, après s’être acquittée des pénalités que ne manquera pas de lui réclamer Ecomouv’, la dernière victime en date des projets délirants des administrations que nos politiques ne contrôlent plus, elle pourra surement l’utiliser pour payer un insert au Préfet de la Région Ile de France qu’elle a quasiment traité d’abruti devant la France entière (il ne doit pas faire partie de la promotion Voltaire celui-là).

Tout est bon dans la réglementation

blog -changement de Hollande-dans tes reves_ChaunuRidicules, aussi, sont les argumentations sur les « libéralisations » qui découleraient de la loi de l’homonyme du Préfet du Prétoire de Tibère qui nous sert de ministre de l’Économie. Le disciple du bon docteur Attali – qui est à l’économie ce que Landru était au féminisme – nous pond une loi fourre-tout qui, comme son nom l’indique, permet à tout le monde de dire n’importe quoi et de préférence à front renversé. Ainsi nous voyons des socialistes agnostiques s’égosiller sur le changement de civilisation (sic !) qui verrait des hordes de pauvres français sacrifier au veau d’or consumériste, le jour du Seigneur. C’est touchant de voir les adeptes du Grand Orient joindre leur voix bêlante, au concert de lamentations qui monte des églises désertées, pour faire du dimanche le jour de la trêve de la nippe.

Dessin1La Droite Prétendument Libérale (DPL, comme il y eut une Religion Prétendument Réformée) n’est pas en reste. Elle défend farouchement les monopoles de ses électeurs. Elle le fait avec une telle subtilité que l’on croirait entendre un socialiste lorsqu’on lui parle du statut de la fonction publique. Quoi, on introduirait de la liberté là où règne un ordre qui permet de s’assurer de la tranquille rentabilité des officines et autres cabinets établis ? Le fait que cette réglementation ait été mise en place par le vainqueur de Verdun aux zheureslesplussombresdenotrehistoire, ne pose pour une fois, visiblement aucun problème à personne (c’est pareil pour la fête des Mères me ferez vous remarquer à juste titre). Je vous l’accorde, ce n’est pas en mettant tout ce bordel à plat que nous allons créer les masses d’emplois qui manquent à l’équilibre (je pouffe !) de nos comptes sociaux. Les pharmaciens sont des marchands de soupe, mais que l’on est bien content de trouver pour faire la promotion des mesures d’austérité d’économie de la sécu. Les avocats et les huissiers sont des gens que personne ne va voir de son plein gré. Quand aux notaires, pour être nantis, ils ne sont pour autant pas légion et 85 % de ce qu’ils vous estourbissent, lorsque vous avez recours à eux, va dans les poches sans fonds de l’État.

Revenons un instant sur les notaires. Les socialistes sont merveilleux. Ils en font le symbole des blocages de notre société. Leur monopole malthusien viendrait compromettre l’avenir d’une myriade d’étudiants en droit, désireux de s’établir dans le rôle envié du collecteur d’impôt. Un numerus clausus injuste bride scandaleusement l’essor économique que l’on pourrait tirer de l’enthousiasme de cette jeunesse avide. Un peu comme les taxis patentés vis-à-vis des chauffeurs UBER en quelque sorte…

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Nous ne serions pas dans une telle panade que toute cette agitation porterait à sourire. Malheureusement, elle est la marque de fabrique d’un Président qui n’a jamais eu d’autre ambition que celle de ne rien faire. Nous avons troqué un agité pour un roi fainéant, au pire moment qui soit. Le génie français réside, nous dit-on, dans cette capacité au sursaut qui permet à la France de se sortir des pires situations. Le pendant de cette aptitude c’est, sans doute aussi, ce don inégalé pour se mettre volontairement dans la pire des merdes possibles. Nous en avons avec Hollandréou, ses femmes et ses ministres, la triste illustration.

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LA PRESSE FRANÇAISE OU LE TROPISME DE L’AGENCE TASS

novembre 25, 2014

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Il fut un temps, avant que le Mur de Berlin ne cède et n’entraîne avec lui l’Histoire dans sa chute, il fut un temps donc, où feu le monde communiste était rythmé par les dépêches de l’agence officielle du Parti communiste d’Union Soviétique : l’Agence TASS. Il va de soi que ce monstre d’objectivité journalistique abreuvait, aussi et abondamment, les succursales occidentales de l’Empire et tous les crétins utiles au triomphe du prolétariat. Seule source autorisée à dire le bien, l’agence se caractérisait par une prose convenue, un sens de la mesure hors du commun et une vista politique qui ne se retrouve plus guère, aujourd’hui, que chez Europe Ecologie les Verts. Bien que défunte, en sa forme totalitaire depuis 1992 et la mort du Communisme d’État en Russie, l’esprit de l’agence TASS est toujours bien vivant dans ce petit village qui résiste encore à l’envahisseur ultralibéral : la presse française.

Une presse à l’opinion bien singulière

political-correctness1Dans notre beau pays de France, on sait depuis que nous avons renversé le joug de nos rois qu’il n’y a de Liberté que pour ses amis ( à la liberté, pas au roi). Mis en pratique par les journalistes de notre début de troisième millénaire, ce principe révolutionnaire nous donne le paysage médiatique apocalyptique dans lequel nous nous débattons. Une presse en théorie libre qui ne diffuse qu’un seul et même point de vue libertaro-bolchevik. Ce consensus hérité de mai 68 ensuque le débat public dans une bien-pensance émolliente dont il est interdit de sortir sous peine d’excommunication. Des moines replets veillent au respect scrupuleux des dogmes et s’érigent en arbitres des élégances : favorisant, ici, la carrière des uns à l’aune de leur servilité et brisant, là, celle des rétifs à la perpétuation de leur magistère.

capture-decran-2013-03-02-a-10-08-08Le produit de cet indigeste brouet idéologique ne fait pas un pli : la France est le seul pays au monde, avec la Corée du Nord, où les enquêtes d’opinion font ressortir que le Capitalisme évoque quelque chose de positif pour seulement 33 % des personnes interrogées (source enquête TNS Sofres fondation Gabriel Péri mai 2010). De fait, la presse est pleine des méfaits de cet ultralibéralisme qui pousse chaque jour vers la précarité des millions de victimes : au Royaume-Uni (chômage : 6,3 %), en Autriche (chômage : 5 %), en Allemagne (chômage : 5 %) ou encore aux États-Unis (chômage : 6,06 %). Alors que chacun sait bien que dans le paradis des travailleurs (protégés) qu’est la France contemporaine, nous nageons dans le plein emploi au point d’importer des brassées de migrants sans qualification, pour tenir les postes que notre vaillante industrie ne peut plus trouver localement.

L’Indépendance dans l’interdépendance

political-correctness-voltaireCe qu’il y a de fascinant dans cette doxa médiatique, c’est qu’il se trouve encore un tiers des Français pour penser qu’il serait peut-être temps d’essayer autre chose que le socialisme que ce dernier soit orthodoxe ou honteux. Le problème vient de la collusion totale qui prévaut entre Presse et Administration. Ces deux animaux à sang chaud (il n’y a pas plus accrochées à leurs privilèges que ces deux castes) sont tellement imbriqués l’un dans l’autre qu’il est possible de parler de véritable symbiose dans le parasitisme, tant leurs intérêts se recoupent. L’Administration se doit d’entretenir la fable du « besoin d’Etat » pour justifier de sa main mise sur la société et ses ressources, tandis que l’autre ne vit que par les subventions directes (aides à la presse papier, redevance télé) et indirectes (autorisations d’émettre) dispensées par la première.

cache_7303873Prenez cet épisode surréaliste de l’été dernier où le grand machin indépendant rempli de socialistes : le CSA a condamné LCI pour préserver les plates bandes hertziennes de BFM et surtout d’Itélé. Que le marché publicitaire ne soit pas extensible à l’infini, je veux bien le concevoir. Qu’en revanche le Soviet Suprême Audiovisuel décide que l’un des trois concurrents n’aura pas le droit de s’aligner sur la grille de départ me choque au plus haut point. En eût-il été autrement qu’il y avait fort à parier que la victime de cette compétition (principe fondateur du capitalisme honni) aurait risqué d’être la filiale du groupe Canal : vaisseau amiral du politiquement correct et du lavage de cerveau français depuis 30 ans. En s’arrangeant, avant toute chose entre amis, on est certain de bien s’entendre. Un tripatouillage boursier s’appelle un délit d’initié. Comment qualifier ce type d’entente médiatico-dirigiste entre gens de bonne compagnie ? Une grosse magouille ? Oui, c’est assez parlant.

Un troupeau de moutons

clementine-melois-cent-titres-17Le corollaire de cette promiscuité incestueuse avec l’aristocratie politico-administrative fait du journaliste de base, un besogneux de la propagande, un soutier de la pensée autorisée au point d’en être caricatural, comme la presse soviétique en son temps. Lorsqu’un hérétique est lancé en pâture aux hordes de plumitifs à l’indignation radio, télé ou politico commandée (rayer la mention inutile) ce sont les mêmes anathèmes qui fleurissent contre le mécréant. Au point que l’on est en droit de croire qu’un seul et même cabinet occulte fournit les éléments de langage à tout ce petit monde. A titre d’illustration, le fait que ce qui nous sert de Premier ministre n’ait rien d’autre à dire, face au livre de Zemmour que : « ce Monsieur ne vaut pas la peine qu’on le lise » a de quoi nous laisser songeurs. Bon il est vrai que venant de celui qui dirige un gouvernement dont la ministre de la Culture a abandonné la lecture il y a deux ans, la saillie ne devrait pas nous surprendre, mais le même homme n’avait pas poussé les feux de la même façon sur Valérie très très vénère. On peut aussi supposer qu’il n’avait pas intérêt, non plus, à ce qu’elle balance ce qu’elle avait sur lui, mais bon quand même !

TKZeEJzVous l’avez compris depuis le temps que ça dure : le véritable ennemi c’est Sarkozy ! Il est difficile de comprendre ce que ce pauvre homme a du reste bien pu leur faire à tous, pour mériter pareille hargne. A-t-il entrainé le pays vers les rivages aventureux de l’ultra libéralisme ? Avec 30 milliards de hausses d’impôts et 56 % du PIB de dépense publique : le bilan libéral du Président Sarkozy est bien mince. Est-ce parce qu’il s’est mis à pourchasser l’étranger pour le bouter hors de France contre toute la tradition républicaine réunie ? Avec 200 000 entrées légales par an, le quinquennat du paria ne brille pas trop non plus dans ce domaine. Est-ce alors parce qu’il s’en est pris un peu vite à la Princesse de Clève ? Après la sortie de Fleur Pellerin qui est toujours ministre, il avait bien le droit de ne pas porter Madame de La Fayette dans son cœur. En fait, le vrai tort de Sarko c’est de n’être pas du Sérail. Cette bête politique est d’abord un militant. Sa carrière, il ne l’a faite qu’à force de choix tactiques et de convictions (fluctuantes certes, mais bon, je n’en vois pas un qui dans ce troupeau d’eunuques pourrait engager une lapidation sur ce thème). Il ne doit rien au système et n’est même jamais passé par l’administration. Il a parfaitement compris le mal qui rongeait le pays depuis trente ans et a fait, en 2007, la plus époustouflante campagne de rupture depuis celle de Mitterrand en 1981. Après il n’a rien fait, ou si peu, mais ce n’est pas grave, la gentry le déteste parce qu’il aurait pu le faire. Il est donc urgent de s’assurer qu’il ne soit pas en mesure de revenir tenter le coup.

La Pravda en action

nobullshitObserver la façon dont la presse parle de Nicolas Sarkozy, c’est comprendre pourquoi elle inspire aussi confiance qu’un envoyé de Staline en Ukraine pour y améliorer la condition du Koulak. Tout ce que fait ce pauvre homme est mauvais. Son retour est raté, c’est un fait très entendu depuis deux mois. Juppé, l’homme le plus détesté de France, pour avoir tout lâché aux grévistes de 1995, la quintessence de cette énarchie responsable des pires renoncements français est portée au pinacle. Le Maire de Bordeaux le sait très bien et en rajoute, lui, dans la caricature  (il aurait tort de se priver). Le voilà pour l’adoption des homos, contre la vente des Mistrals à la Russie et d’ici une semaine gageons qu’il sera : contre la fessée, pour l’euthanasie et trouvera intéressant le principe de la fin des notes à l’école. La dualité Juppé Sarko c’est le courant alternatif sur lequel s’alimente (au sens propre) la presse française. L’un est paré de toutes les vertus du temps, l’autre de toutes les tares.

miege-bobards-deontologie-roms-tf1 Regardez cette affaire d’abrogation de la loi Taubira. Sarkozy est accusé d’avoir cédé à la foule. Comme si toutes les courbettes de François Hollande, alors candidat, à destination du Lobby LGBT étaient quelque chose de différent. Ce qui est hilarant dans cette histoire c’est que le mariage pour tous est, à ce jour, la seule réalisation concrète du mec normal qui voulait réenchanter le rêve français et qui aura foutu le pays à feu et à sang pour parvenir à 4000 mariages par ans. Dans ces conditions il est donc interdit d’y revenir et honte à celui qui mal y pense. Rien n’est de trop pour discréditer Sarko. À tel point que tous ceux qui le critiquent ont table ouverte au banquet médiatique. Même ceux de ses amis que la grande Presse prenaient pour les plus parfaits crétins deviennent, par la magie de leur opposition à la remise en cause du mariage gay, les nouvelles icônes du moment. Qu’il est touchant de voir Jean-Michel APATHIE minauder autour de Nadine MORANO qu’il tenait jusqu’ici pour la dernière des truites. Frédéric LEFEBVRE et dans une moindre mesure Christian ESTROSI sont, eux aussi, portés aux nues par une corporation qui, il y a une semaine, les prenaient pour ce qu’il y a de plus abjecte dans la politique politicienne.

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Toute cette agitation trahit en réalité une sourde angoisse. L’argent manque et les digues cèdent les une après les autres. Les Français se réveillent d’un long sommeil trompeur, par la grâce de feuilles d’impôts toujours plus lourdes à porter en regard d’une situation qui ne cesse de se détériorer. La paupérisation de la classe moyenne inférieure porte en elle les germes d’une révolte qui peut mener à une Révolution, avec toutes les aventures susceptibles d’en découler. La lâcheté (au mieux) ou le cynisme (plus surement) en tout cas : la désinvolture (assurément) avec lesquels la France d’en haut a mené celle d’en bas vers l’abîme, n’a pas d’autre exemple récent que le règne de Louis XVI. Puissions-nous nous débarrasser rapidement et sans trop d’agitation de son avatar actuel afin que la France rejoigne, sans trop de dommages, la longue liste des pays qui se sont, eux, adaptés au monde réel à temps.

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ANAPHORE ET CITRON PRESSE

novembre 6, 2014

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S’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozy à la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout ceux – qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal. A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

 La fin du consentement à l’impôt

Hollande-Louis-XVI-majestéForce est de reconnaître que personne n’aime s’acquitter de ses impôts. Tous ceux qui vous disent le contraire sont des Tartuffes ou ont un compte en Suisse (les deux peuvent se cumuler). Le prélèvement obligatoire (pléonasme) n’a jamais eu bonne presse et bien des têtes roulèrent dans de beaux paniers en osier pour ne pas avoir pris, à temps, la mesure de l’exaspération des contribuables. Si aux temps glorieux où un Peuple éclairé se révoltait face à l’absolutisme fiscal royal, la ponction fiscale menaçait, alors, la capacité des individus à se nourrir, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les contributions nous enlèvent du pouvoir d’achat que la pilule passe mieux.

 hopital-20-000-emplois-de-moinsBien au contraire, c’est précisément en raison des libertés acquises, depuis lors, au terme de « durs combats sociaux » que la situation empire. La survalorisation de l’individu et de ses droits imprescriptibles à jouir de tout et n’importe quoi ont sapé les bases notre société post-moderne : le consentement à l’impôt. Les droits sont survalorisés et les devoirs tus, alors qu’à bien y regarder : nous avons le devoir de payer d’avantage, pour des droits toujours plus restreint (sauf pour ceux qui ne payent rien). Jusqu’à très récemment, le citoyen contribuable ne percevait que les jolis services publics dont on lui louait les vertus et dont il profitait presque à l’œil (croyait-il) grâce à ses impôts. Les hôpitaux, les routes, les (forcément) gentilles infirmières, l’école et tous les autres bienfaits de l’État nounou étaient autant de vitrines du si fameux modèle français. Baigné dans cette propagande soviétique dès son plus jeune âge, le contribuable acceptait sans trop rechigner de cracher au bassinet, sans avoir conscience du coût toujours plus faramineux de la mise en œuvre du Barnum. En effet, au fil du temps, l’État n’est plus demeuré providentiel que pour ses fonctionnaires. Avoir réussi à faire croire que les ponctions fiscales, toujours plus fortes, étaient des cotisations mutualistes à la caisse du bonheur commun, voilà un des plus fabuleux tours de passe-passe de l’État moderne.

monument-beeeeettttttteeeeee-1-366x505Seulement à mesure que le système, incapable de se réformer — tant les sangsues étaient nombreuses à se repaître sur la bête – s’enfonçait dans des déficits abyssaux, les prélèvements destinés à préserver l’illusion de la gratuité du Service Public s’alourdirent. Le bidule était tellement vicié que la ponction ne suffisant plus, il fallut recourir à l’emprunt et baisser les prestations pour le maintenir à flot. À mesure que le bateau ivre partait à la dérive, le con tribuale médusé s’aperçut qu’il payait toujours plus chers pour des services de moins en moins bien assurés voire, plus assurés du tout. Il finit par comprendre (mais un peu tard) qu’on l’avait berné et que ses impôts profitaient à beaucoup, mais pas à lui. Bref, plus il payait, moins il recevait. La défiance envers des élus illusionnistes grandit alors de façon exponentielle chez les Français, en même temps que la gabegie généralisée de leurs zélites s’étalait au grand jour.

Ne nous y trompons pas, si les Français rejettent aussi massivement leurs hommes politiques, c’est qu’ils les jugent, à juste titre, responsables de ce fiasco interventionniste et du racket fiscal qui va avec. Ceci étant, si la lâcheté a été érigée en système de gouvernement, c’est aussi parce que les électeurs se sont montrés crédules au point de toujours élire celui qui leur promettait que les autres (les riches, le Kapital, les Allemands…) allaient payer l’addition. Nous sommes arrivés au bout de cette magnifique ficelle avec François Hollande. Pas de bol pour lui !

 Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles font vendre du papier

 85287693_oNous sommes au bord de la faillite et les Français sont pressurés comme jamais pour l’éviter. Malheureusement pour les clowns qui nous gouvernent, malgré ces prélèvements records, la situation ne s’améliore pas d’un iota puisqu’ils font tout sauf ce qu’ils devraient, pour que les choses changent. Au contraire, les nouvelles toujours plus réjouissantes du monde irréel dans lequel évoluent nos zélites ne font que rajouter à la crise de confiance dans laquelle se noie notre beau pays. Il faudra un jour se pencher sur les ressorts qui font que la Presse, en rapportant ces scandales à répétition scie, avec une obstination qui force le respect, la branche subventionnelle sur laquelle elle est confortablement assise depuis la Libération. Pas une semaine sans son lot de révélations croustillantes, sur la façon dont nos princes se vautrent dans l’argent dont ils nous délestent si prestement.

o92113_pauseSurvenant au moment où les Français découvraient avec effarement le montant de leur troisième tiers de pause fiscale, les phobies administratives du ministre Thévenot — qui ne payait plus (entre autre) ses impôts depuis trois ans — furent une pure joie qui vint utilement réactiver la vigoureuse démangeaison que nous avions tous ressentie dans le fondement lors de l’affaire Cahuzac. La longue litanie des promesses non tenues en matière d’imposition ou d’inversion incantatoire de la courbe du chômage n’a pas d’autre équivalent que l’incroyable suite de bobards servie à nos partenaires européens, pour les assurer que nous allons maitriser nos déficits publics. Le résultat de ces mensonges en cascade : la parole de l’État ne vaut pas tripette, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hexagone. Compte tenu de l’instabilité fiscale (doux euphémisme !) ambiante, plus personne ne bouge ni n’investit, pas plus les ménages que les acteurs économiques. Le pays se fige, l’activité se paralyse, la croissance zéro, chère aux Khmers verts, apparaît alors dans toute sa splendide misère prophétique.

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 La relance qui tue

emmanuel-macron-en-mao1Pendant ce temps-là, les as qui nous gouvernent ne savent plus où donner de la tête pour trouver l’idée la plus grotesque possible, destinée à nous sortir de la crise où leur agitation frénétique nous fait plonger tous les jours un peu plus profondément. Le petit génie que Moi Président nous a fait sortir de sa banque d’affaires a un plan pour redresser la France. Chouette ! Il l’annonce à grand coup de tambours et de trompettes médiatiques laudatives (comme il se doit avec le meilleur d’entre nous du moment). Le fruit de ses cogitations : travailler le dimanche en zone touristique et lever les freins qui pèsent sur le transport en autocar. La vache ! Toutes ces longues études coûteuses pour en arriver à ces conclusions. C’est sûr que quand on leur enlève les freins, les bus roulent mieux et que travailler le dimanche permet aux commerçants de vendre plus que s’ils étaient fermés. Chapeau l’artiste ! Et à part ça Emmanuel, qu’est-ce que tu voudras faire plus tard, quand tu seras grand ?

Sylvain-Pongi_barrage-sivens-tarn-jose-bove-etude-independanteBien sûr, pour tout keynésien qui se respecte, la relance passe par les grands travaux, mais là, il faut bien admettre que jusqu’à la fin du quinquennat, c’est mal barré. Maintenant que la gauche radicale a obtenu son Malik Oussekine à cheveux gras, nous ne sommes pas prés d’en voir la queue du commencement d’un de grand travail. Tout débute par une gentille manif festive et participative où des tas d’activistes – qui n’habitent pas le Tarn – se rendent à Sivens pour manifester leur exaspération de voir « une zone humide de plus » disparaître sous les coups des pelleteuses de ces salauds de paysans de la FNSEA productivistes. Il est entendu depuis Astérix légionnaire « qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », c’est acquis. Pour autan, le fait que tout ait été conduit dans les règles de l’art par ces ploucs d’élus socialistes du Conseil Général du Tarn ne fait rien à l’affaire. Ils ont légalement raison, mais légitimement tort comme le dira Nicolas Hullot, l’expert extraordinaire en sauvetage de planète en danger payé par nos sous. Nantis d’un raisonnement juridique aussi puissant, nos pacifistes verts se ruent donc sur le chantier en arrosant, au passage, les gendarmes mobiles à grands coups de cocktail Molotov. Moralité : préserver la biodiversité nécessite de brûler du flic.

Paisible manifestant de gauche

Paisible manifestant de gauche

Sur ce, les gendarmes « acculés sur une redoute » (un endroit stratégique qu’il est évident d’occuper quand rien ne vous y pousse) se dégagent de cette mauvaise passe en utilisant des grenades offensives, comme ils en ont le droit légitime lorsqu’une manif vire à l’émeute (et griller du poulet vivant n’a rien d’un sit-in pacifique). Malheureusement, l’une d’entre elles finit sa course – dans des circonstances qu’il conviendra d’éclaircir – dans le cou d’un « pacifiste  acculant », le tuant sur le coup (la tuile !). La mort d’un homme fut-il écologiste et djeune est toujours regrettable. Ce garçon avait des parents, tout comme les gendarmes qu’il prévoyait de rôtir. Ceci étant posé, imaginons qu’un jeune nationaliste ait pris la même grenade offensive, au même endroit alors qu’il acculait, lui aussi, les gendarmes pour protester contre… l’édification d’une Mosquée (au hasard) voulue par une municipalité pétrie de vivre ensemble. Croyez-vous que sa mort aurait donné lieu à un tel battage ? Plus encore, voyez-vous surgir des hordes brunes sur ce type de chantier cultuel (du reste plus nombreux que les barrages), à l’instar de ce que pratiquent systématiquement les Khmers verts dès que l’on projette de couper un arbre ? Leur indignation est la même, elle n’est juste pas dirigée vers la même cause. L’une est jugée légitime par les médias, l’autre pas. Ceci étant, leurs méthodes de contestations diffèrent « légèrement » en ce qui concerne la violence avec laquelle elle s’exprime (comme les Nantais vous le diront) et ce constat n’est pas favorable aux fanatiques de Mère Nature.

barrage2En démocratie, seules les élections doivent permettre de revenir sur une décision publique. Ni les manifestations ni les violences ne peuvent remettre en question un projet décidé par des élus du suffrage universel. L’indignation médiatique sélective ne doit pas décider de l’opportunité ou non de poursuivre un projet. En revenant sur la décision des élus du Tarn, le gouvernement commettra une lourde faute. Il légitimera le recours à la violence comme mode de contestation de l’action publique. Il encouragera les extrémistes dans leurs tentatives de déstabilisation et découragera les citoyens respectueux des lois. En démocratie, si les électeurs ne sont pas satisfaits des décisions prises par leurs élus, ils en changent. C’est même à cela que servent les élections. Permettre à des excités de remettre en cause ce principe fondateur de la République au prétexte que l’un d’entre eux est mort en tentant de casser du flic, c’est perdre toute crédibilité à venir. Comment jouer les vertus républicaines offensées par les saillies de Jean-Marie Le Pen (ou tout autre mâle blanc hétérosexuel) quand on laisse les amis de Monsieur Bové tout casser, sous le prétexte aussi fallacieux que douteux que « c’est bon pour la planète » ? Vous me direz que certaines décisions sont parfois irréversibles et que s’en remettre au seul jugement des élus est un peu hasardeux. Je vous répondrais que vous n’avez qu’à voir le Mariage pour tous et que c’est une raison de plus pour voter et, ce faisant, de faire très attention aux convictions de celui vers qui se porte votre suffrage. Si vous n’en pouvez plus du politiquement correct,  évitez donc de choisir les crétins qui se roulent dedans dès qu’un micro se tend vers leur servile cervelle de piaf.

 La réforme ou la mort

152953_16Au soir du 6 mai 2012, Hollandréou n’avait pas l’intention de bousculer les choses. Il était là pour en profiter, pas pour en chier. C’est même pour cette raison qu’il nous a fait le coup du Président normal. Face à la crise : un mec normal se planque en attendant que ça passe et c’est exactement ce que fait Moi Président depuis trente mois. Il faut dire qu’en plus de la majorité d’eunuques dont il est affublé, le voici maintenant frappé d’immobilisme absolu avec cette « mort tragique ». Il s’agite mollement, parcourt le monde pour y répandre sa pensée émolliente et ses bourdes embarrassantes. Nous assistons médusés à la débauche d’inactivité du cousin de province, un peu simplet, dont nous avons bien imprudemment fait notre Président. Monsieur P’tite Blague ne fait rien, et même ça il le fait mal. Nous ne somme plus gouverné, nous sommes divertis en attendant Dieu seul sait quoi (le retour de la croissance, l’arrivée du Messie, une idée, des couilles…). L’opposition s’occupe à s’opposer à elle même, pendant que le Front National tente de s’imposer comme la seule alternative à l’attentisme ambiant (tout en n’y croyant pas lui même). En vérité, nous sommes très mal barrés sachant qu’aucun des membres de l’équipage à qui nous avons confié notre destin n’est capable de tenir le moindre cap par gros temps.

89914882_oCe qui est passionnant dans le relatif statu quo que nous vivons à l’heure actuelle, c’est qu’il ne s’éternise que par la grâce de ces sales marchés financiers qui persistent à nous prêter leur sale argent à un taux dérisoirement bas, par rapport aux risques que nous leur faisons courir, en raison de notre inaction en matière d’assainissement de nos finances publiques. Le scénario catastrophe à la Grecque n’est pas une simple hypothèse de travail, il est couru d’avance en raison de notre indigence réformatrice. Nous repoussons, avec constance, les ajustements indispensables et nous persistons à dépenser un argent que nous n’avons plus, afin de poursuivre des chimères égalitaristes qui ne font qu’enfoncer les gens dans la dépendance. Le modèle français nous plombe. Malgré cela, des élus de tous bords, inconscients ou sournois continuent à s’accrocher à cette chimère comme la vérole au bas clergé breton. Les Français ne croient plus aux lendemains qui chantent et pourtant ceux qui prétendent les gouverner continuer de les pipeauter sur l’air de tout va très bien Madame la Marquise le modèle français est indépassable etc, etc.

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 Nous sommes à mi-mandat. Les nuages qui s’accumulent sont tellement noirs aux abords du précipice où nos monarques aveugles nous ont menés qu’il faut être particulièrement optimiste pour penser que nous nous en sortirons sans casse. Sur le pont des premières du Titanic, l’orchestre continue à jouer pendant que les secondes et troisièmes classes se noient. Ces salauds de riches qui gagnent plus de 6000 € par mois verront leurs allocs divisées par deux, tandis que nos gentils fonctionnaires continueront à toucher leur supplément familial de traitement, comme si de rien n’était. La frénésie de nouvelles taxes bat son plein au beau milieu du choc de simplification administrative. Les prestations chômages vont diminuer pendant que les intermittents du spectacle continueront à être très confortablement indemnisés. En 2015 on supprime la première tranche de l’impôt sur le revenu. Et allez hop ! Un fardeau toujours plus lourd porté par un nombre toujours plus restreint d’individus paupérisés par la masse des ayants droit : ça, c’est un modèle de développement économique durable. La stabilité politique qui en découlera ne va pas tarder à surprendre les humanistes. Nous nous préparons de bonnes années de franches rigolades démocratiques. Nous sommes sur le point de rencontrer le mur vers lequel nous nous précipitons vélocement, depuis tant d’années, et le choc va être bestial.

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ON MARCHE SUR LA TÊTE 2

octobre 23, 2014

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Nous avons vu dans un premier temps que notre société post-moderne fait une place démesurée aux élucubrations des plus instables de nos contemporains. La simple charité ne peut, à elle seule, expliquer cette propension qu’ont les médias à donner aussi facilement un forum à tout ce que notre monde compte de cinglés. Plus une opinion semble folle, plus elle trouve un écho dans le grand cirque qui nous sert de vie publique. Face à la folie et à l’hystérie collective qu’elle engendre, il n’y a plus de place pour la raison. Le danger, bien réel, d’un gouvernement de l’instant, commandé par la seule force de l’émotion est à nos portes. Ceux qui dénonçaient, sous Sarkozy, des lois « circonstancielles » destinées à répondre à l’indignation suscitée par un fait divers particulièrement odieux sont les mêmes qui poussent à légiférer sur l’euthanasie, dès qu’un cas particulièrement douloureux se présente devant le tribunal de l’opinion. Comme la rationalité n’apporte plus la gloire, l’important est de faire le plus de bruit possible pour grappiller son instant de célébrité cathodique. Les acteurs ne sont plus à une contradiction près et nous assistons médusés, à leurs contorsions abracadabrantesques.

 Le racisme à sens unique

miege-mrapUne petite analyse, marrante tout plein, des démences qui s’expriment dans la lutte contre le racisme peut contribuer à expliquer pourquoi nous avons aujourd’hui plusieurs villes et deux sénateurs FN. Nous savons depuis les belles aventures, dans les années 80, de Harlem et de ses potes qu’il ne fallait pas toucher que le racisme, comme le dérèglement climatique, est exclusivement un truc de blancs. Les minorités visibles sont immunisées contre ce péché, car elles sont pures (un concept de pureté du reste aussi fascinant que fascisant à souhait, convenons-en). Les races n’existent pas, mais les communautés issues de ces races inexistantes (qui sont la nouvelle richesse de la France) sont magnifiées… à l’exception de la communauté « provisoirement » majoritaire et indigène. Quand on voit le danger qu’a pu représenter pour « le vivre ensemble » des biens pensants, la Manif Pour Tous, on imagine trop bien la frayeur qui agiterait nos gouvernants s’il venait à l’idée de quelques plaisantins, d’organiser une Hétéro-pride. À coup sûr, la République ne s’en relèverait pas.

raciste-anti-blancAutre exemple : toujours en mal de reconnaissance (et du pognon qui va avec), les organisations autoproclamées représentatives de la communauté noire organisent depuis quelques années, l’élection de Miss Black. La couleur de peau est en l’occurrence, un facteur essentiel de discrimination (ce qui en bon français veut dire : choix). Baser un concours sur la couleur de peau, voilà une idée neuve qui fleure bon l’apartheid qui n’est, après tout à bien y regarder, qu’une version très « chacun chez soi » du « vivre ensemble » si cher à nos zélites. Il est vrai que Miss France étant exclusivement réservé aux blanches : aucune femme noire n’y a jamais été couronnée ! En conséquence, il convenait de remédier, prestement, à cette odieuse injustice. On attend donc maintenant, avec une certaine impatience, la première Miss Burka et diversité ! Dans la même veine, le groupe M6 propose une chaine tout simplement intitulée M6 Music Black. Imaginez qu’un jour, France Télévision propose une chaine intitulée : Music Country et Folklore Blanc… Toutes cette survalorisation des différences raciales entre les minorités visibles et la majorité rendue intentionnellement invisible, participe sans doute au succès de notre « destin national ». Un destin tellement exceptionnel que des fous se précipitent toujours plus nombreux en Syrie, avec sans doute l’intention louable d’y exporter notre si remarquable modèle d’intégration. Faire passer ce pays de l’ombre Alaouite à la lumière Sunnite par une saine terreur dispensée à grand coup de lapidations et autres décapitations : l’universalisme français contemporain dans toute sa splendeur.

L’intégrisme n’est une menace que s’il est catholique

6a01156fb0b420970c013485649ebf970cDans la France contemporaine, le vrai danger ne vient pas de l’islam, c’est très entendu, mais du catholicisme c’est bien connu. Les Manifs pour Tous sont bien plus dangereuses que les rassemblements pacifistes organisés par ceux qui soutiennent leurs frères palestiniens aux cris de Mort aux Juifs. Il ne faut, surtout pas stigmatiser mes amis. L’islam est une religion de paix et si l’on tue autant en son nom, ce n’est que du fait d’une infime minorité. Bon, c’est probable, mais le moins que l’on puisse dire c’est que l’immense majorité des croyants est particulièrement silencieuse. Non que personne ne s’indigne du dévoiement de cette religion par des fanatiques poilus, mais plus surement parce que la peur fait recette et que l’intelligence lasse. Et les musulmans ne sont pas les seuls à blâmer quand nos dirigeants se payent de mots pour éviter d’appeler un chat un chat et un fou de Dieu un fou.

64_dilem_120416015959Ainsi, pour nos dirigeants éclairés, l’État Islamique qui vient de nous déclarer la guerre n’est pas un Etat, certes, mais surtout, il n’est pas Islamique. Nous l’appelons donc DAESH. C’est de l’arabe, c’est exactement la même chose, mais sans le mot islamisme, en français, dedans. Surtout pas d’amalgame camarade ! Au lieu de donner la parole aux musulmans, légitimement scandalisés par les méthodes des barbares qui se revendiquent de la même religion qu’eux, il convient de faire disparaître toute référence à l’islam. Se cacher derrière son petit doigt, ne fait pas disparaître le péril. Le vrai danger ce n’est pas l’Islam, c’est l’intrusion dans notre monde, d’une doctrine qui veut imposer la pratique de cette religion par la force et la terreur. Cette idéologie à un nom : l’islamisme et il ne connaît aucune modération, au contraire d’un Islam qui peut, lui, être pacifiquement pratiqué par des citoyens français, aussi respectueux de la croyance d’autrui que la république l’est de la leur. Ce sont ces modérés qu’il convient de promouvoir et de défendre au nom des droits de l’homme, pas les hordes de crétins fanatisés qui voilent leurs femmes, exigent un apartheid alimentaire pour leurs gamins et souhaitent utiliser les Mosquées comme autant de rampes de lancement pour les djihads à venir.

1474077025Les « ismes » sont rarement pacifiques ou alors c’est que, comme pour les poulpes, on leur a durement tapé dessus pour les attendrir. Voyez le Christianisme. Aujourd’hui, c’est tout doux, mais c’est qu’il a fallu lui en mettre dans la tronche pour en arriver à un stade si élevé de compassion, qu’il pousse pratiquement les curés à passer la truelle à l’imam pour édifier une Mosquée. À voir ce qui reste du christianisme, on y est peut-être allé un peu fort. Quoi qu’il en soit, l’islamisme light, ça n’existe pas ! Il ne viendrait à personne l’idée de suggérer que le racisme puisse être une théorie sociale modérée dévoyée par quelques fanatiques qui nuisent à la pratique pacifique de l’immense majorité de ses adeptes. Personne n’a jamais intenté de procès à Monsieur Désir en racistophobie, alors cessons d’accabler ceux qui luttent contre l’islamisme, en en faisant des islamophobes quant ils ne sont que des combattants de la liberté.

 Le socialisme est mort, mais les socialistes ne le savent pas

32858138Comme le canard qui continue de bouger une fois sa tête tranchée, les socialistes persistent à s’agiter dans tous les sens, sans doute afin de se persuader que leur existence en a encore un (sens). En réalité, plus rien ne justifie leurs élucubrations, mais ils persévèrent, persuadés que le monde ne peut se passer de leur parole, même si plus personne ne parle leur langue. J’en veux pour preuve les réactions infantiles qui ont suivi le second effet Kisscool des Municipales de mars dernier : la perte du Sénat. Cette anomalie démocratique, selon les mots de Lionel qui, en sa qualité de trotskiste en connaissait un rayon tant en anomalie qu’en démocratie, le Sénat donc est revenu dans le viseur de la gauche qui cause comme ce qu’il y a de plus urgent à réformer. Pendant trois ans, tout allait bien. Maintenant que ces salauds de droite sont de nouveau aux commandes, il convient de supprimer la chambre haute qui ne sert plus à rien. Soit, mais s’il faut supprimer les gadgets inutiles, on pourrait peut être commencer par tous ces fromages où règnent la gabegie et le népotisme entre camarades qui se repassent les plats, sans aucun contrôle démocratique. Je veux bien entendu parler : du Conseil Economique et Social, du CSA, du défenseur des droits, de l’INPES et autres ducomité des finances locales… j’arrête là la litanie de ces « machins » destinés à tuer l’initiative et à rééduquer le citoyen, ils sont tellement nombreux que même l’État ne s’y retrouve pas.

203-deputes-du-parti-socialiste-sur-290-demandent-aux-frondeurs-de-rentrer-dans-le-rang_4960454-L En parlant de rééducation, nous n’avons pas fini de rire. Les possibilités d’action de notre Président Normal étant réduites à peau de balle par la grâce combinée de son incompétence économique, de son aveuglement idéologique de synthèse et des déficits qu’il s’échine à continuer de creuser, les pantins qui lui servent de ministres ne vont faire que s’agiter dans le bocal pendant les deux ans et demi qui lui restent à tirer. Les autoroutes gratuites le week-end de la folle du Poitou ne sont que les prolégomènes au grand n’importe quoi qui nous guète. Stéphane, Le Foll de la Sarthe en est lui réduit à abjurer la grande distribution de se lancer dans le patriotisme alimentaire pour lutter contre la déflation. On croit rêver quand le même lance « la journée de lutte contre le gaspillage alimentaire ». Le message de cette journée indispensable au vivre ensemble : il faut finir son assiette ! Vous avez bien lu : l’État nounou dans toute la splendeur de son lustre, aussi couteux qu’inutile. Des conneries de cet acabit, le gouvernement socialiste en sort deux à trois par semaine. Comme il nous en reste 120 avant de renvoyer pépère en Corrèze, on peut donc s’attendre à de belles poilades d’ici mai 2017.

1625504_10152801310879851_1344416672484586049_nIl y a, du reste, bien longtemps que les ténors du PS nous ont habitués à privilégier l’accessoire sur l’essentiel. Faire du mariage un droit fondamental de l’Homme quand la situation économique précipite des millions de personnes dans la précarité, il fallait être socialiste pour le réaliser. De même : libérer des milliers de détenus, au prétexte que la prison est criminogène, tout en renforçant la répression sur les automobilistes coupables de résister égoïstement aux charmes de la collectivisation des transports est une trouvaille de nature à remonter la cote de popularité d’un Président mal aimé. Enfin que dire d’une école qui n’a jamais formée autant d’illettrés, mais que l’on continue à gaver de fonctionnaires, comme si la dépense seule pouvait apprendre à lire (compter il y a longtemps que nous avons renoncé : regardez le nombre de députés qui votent ce qu’ils appellent des budgets depuis 40 ans). On sait depuis belle lurette que l’argent gaspillé en enseignants ne fait rien à l’affaire. Même pour les plus réfractaires aux évidences, il est difficile de croire que 60 000 profs recrutés avec des notes allant jusqu’à 4/20 aux concours seront de nature à faire progresser les choses. Remarquez ce n’est pas grave, Nadjat veut remplacer les notes (odieusement stigmatisantes) par des lettres. Avec cette logique hilarante, on finira bien, un jour, par noter les candidats aux concours de la fonction publique avec des gommettes.

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Le monde est fou et il n’est pas prêt de s’arrêter de l’être. Il n’est pas pour autant interdit aux sains d’esprits d’en finir avec la lâcheté qui consiste à démissionner devant les élucubrations des cinglés, sous prétexte qu’il est plus confortable de ne rien dire. Il est vrai que dans un État Potemkine qui a aussi fortement inversé le sens de ses valeurs, il est parfois risqué de rappeler des évidences. Lorsque vous n’avez pas la bonne couleur, la bonne religion ou la bonne orientation politique pour les dire, ces mêmes évidences peuvent vous valoir des condamnations, parfois bien plus fortes que celles encourues par des détrousseurs de petits vieux. C’est lorsque l’on commence à risquer la prison pour avoir exprimé ses idées que les choses se compliquent. On en vient subitement à réaliser qu’à force de ne pas réagir, on a gentiment glissé de la démocratie à la dictature. Généralement, on s’en aperçoit trop tard !

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