LA FIN DES HARICOTS

juillet 6, 2016

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Le cataclysme planétaire tant redouté s’est produit. La comète du populisme est entrée, en mugissant, dans l’atmosphère feutrée des spécialistes en « bien-des-peuples-contre-leur-grés », menaçant jusqu’à la survie même des dinosaures de la pensée européiste. Le plus drôle dans cette affaire, c’est que le malheur vient du loup que les Eurobéats avaient, bien imprudemment, laissé entrer dans la bergerie. Les Godons nous ont, une fois de plus, botté le cul et le moins que l’on puisse dire, c’est que le postérieur de nos gouvernants leur cuit rudement. Comment en sommes-nous arrivés là ? Quelle mouche a bien pu piquer des Anglais qui avaient tous les avantages de l’Europe, sans aucun inconvénient (ou presque) jusqu’à l’été 2015 et quelles perspectives voyons-nous émerger de ce joyeux bordel, comme seul l’aveuglement de nos zélites est capable d’en produire périodiquement ?

 

Les raisons du Brexit

 

En dehors des explications confondantes de mépris pour le Peuple (fût-il Britannique) et sa souveraineté que nous assènent en cœur depuis le 23 juin les Thénardier de la déconstruction européenne, comment en sommes-nous arrivés là ? Évacuons d’abord les explications ploutocratiques qui personnalisent les causes à outrance. Non, ce n’est pas aux seuls Boris Johnson et Nigel Farage que le camp du Brexit doit sa victoire. Certes, ils ont usé de leurs talents oratoires et ont fait de la politique en présentant les choses à leur avantage, mais l’autre camp aussi. Si les Anglais ont décidé de partir c’est que Big Mother leur foutait une peur bleue et qu’ils ont préféré reprendre leur destin en main, plutôt que de le laisser entre celles de Madame Merkel.

 

france_belgique_europe_tremblent_devant_islamPlus que Nigel ou Boris, c’est bien Angela et sa politique de migration irresponsable qui a achevé le peu de confiance que les Britanniques avaient encore dans le machin de Bruxelles. Depuis de longues années, ils confiaient à nos côtes le soin de parquer les « envahisseurs » que l’Europe n’avait pas été foutue de renvoyer chez eux. Rien d’étonnant, dans ces conditions, que la perspective de se voir imposer des quotas supplémentaires de Muezzins syriaco-mesopothamiens, réfugiés ou pas, les ait convaincus de claquer la porte. Le rêve européen vendu par Madame Merkel, depuis la désormais fameuse « crise des migrants » de l’été 2015, et ses accords douteux avec Erdogan le Magnifique n’est autre que celui d’un grand remplacement. Les Anglais qui ont résisté à Adolf, Napoléon, Philippe et tous les comiques désireux de les conquérir comme le premier Guillaume venu n’ont guère gouté la perspective de devoir prendre leur five o’clock tea, les genoux tournés en direction de La Mecque. L’Angleterre est une ile et entend bien le rester.

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N’en déplaise aux autruches l’immigration a bien été au centre de la campagne référendaire. Dans un pays que des politiques courageux ont guéri du chômage, les migrations intraeuropéennes sont, certes, moins menaçantes en termes d’identité, mais tout aussi dévastatrices. Elles contribuent à rompre le libre jeu du marché. En effet, on ne peut pas se prétendre libéral et ne jouer ce jeu qu’à la baisse. Ce qui est rare est cher. Or, si l’on admet que le marché détermine les prix par la libre rencontre de l’offre et de la demande, il faut accepter en retour — lorsque les conditions du plein emploi sont réunies, par l’effet conjugué des réformes économiques et d’une faible démographie — que les salaires repartent à la hausse, du fait de la raréfaction de la main d’œuvre. Si le rêve européen consiste précisément à s’élargir encore plus à l’est, pour trouver une main-d’œuvre disponible toujours moins chère, il ne faut pas s’étonner que les Peuples de l’ouest ne partagent pas les « ambitions » intéressées de leurs zélites. Le moins-disant social, c’est toujours pour le prolo, jamais pour le cadre sup, l’intellectuel, le financier, l’artiste ou le haut fonctionnaire. Et comme les premiers sont nettement plus nombreux que les seconds, il ne faut pas s’étonner qu’ils votent contre un système qui les biaise (et je reste poli).

 

Le grand retour de la frontière

putin-mildly-amusedC’est indubitablement le grand enseignement de ce scrutin. La frontière est une protection. Les abaisser c’est se rendre vulnérable : vulnérable à l’invasion, vulnérable à la paupérisation. Comme l’a si bien exprimé Bernard Henri Lévy, le géostratège ultime : le Brexit c’est « La victoire du populisme, de la démagogie, de la xénophobie, des casseurs, des fachos, de Poutine ». On ne peut mieux résumer la frustration des zélites devant le lait britannique épandu. Tout le mépris de classe dont sont capables les intellectuels français se trouve rassemblé dans ce jugement lapidaire. Marie-Antoinette et sa brioche sont enfoncées, on ne peut pas faire plus caricatural : le départ des Anglais c’est la victoire de Poutine… magique !

 

1562114_1466756358_1562078-1466753495-brexit-11_565x509pC’est bien connu : lors d’un referendum, le Peuple ne répond jamais à la question qui lui est posée… par ses maîtres. C’est bien la tare de ce type de scrutin ! On demande aux Anglais s’ils veulent continuer dans le camp du bien avec BHL ou sortir de l’aventure européenne pour se diriger vers les noirs rivages de l’égoïsme insulaire et ils décident, contre toute attente, de planter l’histrion. Une chose est sûre, l’Europe n’est pas rassurante et les Anglais ont majoritairement décidé de s’en défier. Ils nous prouvent ainsi que la Nation reste le cadre indépassable dans lequel se pense la sécurité des individus. Les grands ensembles se montrent toujours moins enclins à protéger les plus humbles que le destin politique de ceux qui les dirigent n’en dépend pas directement. Quel commissaire a-t-il été élu à son poste ? Bref, la démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres, comme le disait Sir Winston. Les Anglais, fidèles à leur grand homme viennent de décider de quitter le côté obscur de la farce. Nous allons donc devoir nous réhabituer à subir des contrôles qui n’avaient jamais disparu, puisque nos amis d’outre-Manche avaient toujours refusé de participer aux accords de Schengen.

Quelles perspectives ?

CbfuDSGUcAABFIiCe départ des Anglais est en effet très paradoxal. Non seulement ils n’ont jamais été qu’à moitié dans l’Europe, mais en plus ils avaient la perspective d’être encore moins contraints. Alors qu’elle avait tout obtenu des européistes : droit de regard sur la gouvernance de l’Euro, un traité de libre-échange avec les États-Unis, un rabais substantiel sur leur contribution, la perfide Albion s’en est allée. Que nos zélites aient été jusqu’à leur promettre les fesses de la crémière en plus du beurre et de l’argent du beurre en dit long sur ce qu’ils pensent de l’attractivité réelle de leur usine à gaz intégrée. Quand on les entend pérorer sur les avantages de l’Union, on croit écouter de nouveau le Premier secrétaire du PCUS, nous vanter les mérites de la patrie des travailleurs. Les dirigeants anglais avaient presque réussi le hold-up parfait, mais leur peuple en a décidé autrement… pour le plus grand bonheur des autres.

 

Car avec cette sortie précipitée, le Royaume est désormais plus désuni que jamais. Leurs zélites se ruent sur de prétendues racines irlandaises pour obtenir un passeport européen. L’Écosse voit dans l’Europe son viatique pour prendre une indépendance qui lui a toujours été refusé depuis le raccourcissement de Marie Stuart. L’Irlande du Nord, très dépendante des subventions agricoles, songe sérieusement à se réunifier à l’Eire qui, elle, voit tout le bénéfice qu’elle va pouvoir tirer d’être la dernière terre anglophone de l’EU.

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Il n’y a du reste pas que l’Irlande qui doive se réjouir du retour de l’Angleterre vers le grand large. La France en profitera aussi grandement. L’Allemagne n’aura plus de roue de secours vers laquelle se tourner quand le partenaire « historique » se montre un peu trop (ou pas assez, c’est selon) entreprenant. Même amoindri par plus de 40 ans de socialisme, tantôt honteux, tantôt assumé, notre pays voit mécaniquement son poids croître du fait du départ britannique. L’Espagne va même peut-être y gagner son rocher tant convoité de Gibraltar. Il n’y aura guère que l’Italie pour regretter les sujets de Sa Majesté et les Grecs pour pleurer sur le renvoi aux calendes nationales du retour des frises de leur Panthéon. Les Etats-Unis ne s’y trompent, d’ailleurs, pas.

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Le début de la fin de l’Europe passoire

 

20160222-brexit-couleurComme l’ont finement vu les tenants du politiquement correct, ce scrutin peut s’analyser comme un vote de repli identitaire et économique. Il marque, nous l’avons vu, le grand retour du fait national dans un univers de pensée qui s’évertuait jusqu’ici, à tout le moins, à nier son utilité. La Nation c’est la guerre proclamait le chœur bêlant des progressistes. Refuser l’altérité c’est se replier sur un quant-à-soi mortifère, j’en passe et des meilleures. Le toujours modéré Alain MINC a ainsi déclaré : « Ce référendum n’est pas la victoire des peuples sur les élites, mais des gens peu formés sur les gens éduqués ». Rien que ça ! Salauds de pauvres, on leur accorde le droit de vote et ils en profitent pour en abuser. Ah que la dictature de la majorité est tout d’un coup bien lourde à porter pour cette minorité bien née, habituée à diriger par la grâce de ses diplômes.

 

Asterix-en-HispanieIl faut bien reconnaitre que la Nation étant le seul bien des pauvres, comme disait l’autre, il n’est pas très étonnant que ces derniers s’y accrochent. Surtout que malgré tous les efforts déployés par les fédéralistes, c’est encore dans un cadre national que s’effectuent les élections. La plaisanterie qui tient lieu de simulacre démocratique à Strasbourg ne trompe même pas un Zimbabwéen et ne peut, de ce fait, prétendre à une quelconque légitimité. L’Europe telle qu’elle s’est développée est une construction technocratique hors sol qui s’est donné pour mission d’harmoniser le continent, sur le dos des peuples, pour permettre la libre circulation des marchandises. Si le capitalisme est infiniment supérieur au socialisme en termes de progrès humain, il n’en reste pas moins un moyen et non une fin. La mondialisation a d’indéniables vertus émancipatrices en matière de développement. Elle ne peut cependant être acceptée que si elle améliore la condition des uns sans détériorer celle des autres. Au sein de l’Europe, l’alignement des conditions d’existences des ouvriers français sur celles de leurs homologues polonais — même si cette dernière est plus enviable que celle des Vénézuéliens — ne peut être une perspective acceptable politiquement.

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Le paradoxe du Brexit réside dans le fait que c’est la nation la plus largement responsable de cette dérive mercantile de l’aventure européenne qui quitte en premier le navire. De Gaulle avait toujours refusé l’adhésion de la Grande-Bretagne, précisément parce qu’elle ne partageait pas, avec les fondateurs, l’objectif d’une union politique du vieux continent, l’économie n’étant qu’un moyen d’y parvenir. De concessions en compromis, d’élargissements en renoncements, nous n’avons cessé depuis, d’adopter un mode de fonctionnement anglo-saxon qui, combiné à l’arrogance administrative française et à l’entêtement allemand, a produit la catastrophe que nous appelons UE. Cette Union qui débat sans fin du diamètre des concombres, tout en laissant des hordes de migrants venir jusque dans nos bras, prétendre « qu’Allah sauve la Reine », vaut-elle vraiment qu’on la pleure ?

 

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Après tout ce gâchis, il reste donc à nos politiciens à remettre l’ouvrage sur le métier. Une chose est sûre : si elle reste dans cette impasse et continue à se construire contre les peuples, il n’y aura plus d’Europe dans 10 ans. L’Europe doit s’intéresser au bien-être de ses citoyens, unir ses moyens pour les faire progresser et les protéger. Contrairement à ce que croit l’ineffable Harlem Désir, ce n’est pas plus de programmes Erasmus qui fera aimer l’Europe. Elle doit être ce que l’on nous avait vendu avec Maastricht : l’instrument de la préférence communautaire et non celui de seul parangon du libre échange dans un monde dominé par l’intérêt national de nos partenaires et concurrents. Seuls, nous sommes trop petits pour rivaliser avec les États-Unis, la Chine ou les nouveaux émergents. Rassemblés, nous avons la taille critique pour être de nouveaux égoïstes, comme les autres n’ont jamais cessé de l’être à notre endroit.

 

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TOUT VA BIEN !

avril 28, 2016

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Vous ne l’avez peut être pas remarqué, mais au crépuscule du règne de François le petit : le pays va mieux. Pépère court, du reste, les plateaux télé pour l’affirmer haut et fort. Manolito, son toujours modéré Premier sinistre, n’y va pas par quatre chemins pour marteler le crédo : les incrédules  sont des traitres ! Et toute la batterie de parasites sociaux qui hantent (au choix) : les ministères à la machine à découper le jambon, le parlement ou les rédactions, d’embrayer sur l’air de Madame la Marquise. Dans cette affaire, le pathétique le dispute au ridicule le plus consommé. Incapable de produire la moindre réformette sans mettre ses camarades dans la rue, Hollande se raccroche à la méthode Coué, comme un pendu à sa corde. Alors qu’il nous reste encore un an à supporter cet affligeant spectacle, la droite s’apprête, hélas, à nous présenter sa version du bordel permanent, avec des primaires qui s’annoncent aussi déprimantes qu’une intervention de Stéphane LE FOLL. Nous vivons, décidément, une époque vraiment formidable !

Le sursaut économique est au coin de la rue

maxresdefaultLa France va mieux, car l’économie s’améliore… comme tout un chacun peut le constater. La France va mieux, car les impôts diminuent… comme tout un chacun peut, là aussi, le constater. La France qui cause se gargarise des chiffres du chômage de mars. Moins 60 000 chômeurs en un mois, voilà qui vient, pile-poil, corroborer les prédictions présidentielles. Depuis quatre ans qu’il nous l’annonce, l’inversion tant attendue se pointe, enfin, à un an de la présidentielle. Elle n’est pas belle la vie ?

hollande_je_vais_bien_tout_va_bien_lobo_lobofakesSimplement si l’on s’intéresse un tant soit peu à ce chiffre, quasi miraculeux, on s’aperçoit que les vases communicants sont à l’œuvre et pas qu’un peu. La baisse qui concerne les chômeurs de catégorie A (ceux n’ayant eu aucune activité) est compensée à 6 000 unités près par une augmentation des catégories B et C (chômeurs en activité partielle). Résumons-nous : au pays du socialisme progressiste triomphant, la baisse du chômage (-6 000) est due à une augmentation de l’emploi précaire, voire très précaire. Un peu comme en Allemagne ou au Royaume-Uni, deux pays ultralibéraux sur lesquels daubent régulièrement les génies économiques qui nous gouvernent. Brillant résultat qu’il convient de médiatiser au plus vite…

Les clowns sont de retour

melenchinestalenchon1Signe indéniable de l’amélioration, tant claironnée, nous fêtons en ce printemps 2016 le grand retour des sangsues institutionnelles : les intermittents du spectacle. Bien décidés à persévérer dans l’art de ne rien foutre avec l’argent des autres, ces activistes de l’improduction sont de nouveau en lutte contre un système capitaliste, forcément pourri, mais dont ils comptent bien obtenir des subsides sonnants et trébuchants. En lutte permanente pour l’égalité et contre la société de consommation, nos Tartuffes des temps modernes entendent bien continuer à détourner les cotisations des salariés à leur profit exclusif, histoire de… consommer.

4994545Les grandes menaces apocalyptiques sont, elles aussi, de retour. Les festivals d’été sont menacés. Oh ben zut alors ! Compte tenu de fait que pas un de ces évènements n’est autosuffisant financièrement, on ne va donc pas pouvoir gaspiller dépenser autant d’argent public que les années précédentes. Le fait que ces 200 000 profiteurs soient responsables à eux seuls de plus du quart du déficit de l’assurance chômage n’émeut personne. Parmi les bénéficiaires de ces largesses, une bonne part (les techniciens) pourrait, du reste, être utilement salariée à plein temps par les boîtes de productions qui utilisent leurs services. Les bénéfices, comme les dividendes, seraient alors moins juteux. Ce sont d’ailleurs souvent les propriétaires de ces entreprises de spectacle qui viennent nous faire la leçon sur la précarité du « prolétariat » et la nécessaire protection du contrat de travail. Curieux pays, tout de même où, sous le prétexte fallacieux d’être un artiste on peut ne travailler qu’un mois sur deux, tout en étant assuré de toucher la même somme d’argent en fin de mois. Les intermittents ont trouvé la martingale, pas étonnant qu’ils la défendent avec énergie. On lutte contre les privilèges des autres, jamais contre les siens.

Il n’y a plus de saison

12346511_1178261482216187_4764051093351196481_nS’il n’y avait que l’économie pour venir troubler la quiétude de l’amant de Julie Gayet (lui aussi intermittent du spectacle à ses heures). Hélas, même la météo s’y met. Tout à sa joie d’avoir obtenu l’accord du millénaire (au moins) sur le réchauffement climatique, par l’entremise du père du meilleur joueur de poker de la galaxie, notre Président tout mou ne voit pas venir l’obstacle de la réalité qui rattrape tout climato-alarmiste. La planète a fini de se réchauffer depuis la fin des années 90 et le CO2, tant honni, est responsable, excusez du peu, d’un accroissement de 18 millions de km2 de la surface végétale présente sur le globe (source : journal Nature Climate Change avril 2016). La raison de ce verdissement planétaire ? Ce méchant CO2 qui, nourrissant les plantes, les voit croître quand il se trouve être plus abondant. Incroyable ce que la science peut être pénible quand elle vient ainsi contrecarrer des décennies d’abrutissement public.

Et comme un désastre ne suffit pas, voilà que les récoltes sont menacées par un printemps particulièrement froid qui voit la neige tomber en plaine fin avril. Après nous avoir bassinés avec l’hiver le plus doux jamais enregistré de mémoire de journaliste, voilà la propagande bien à la peine, pour nous expliquer les raisons de ce froid réchauffement climatique de printemps. La sagesse populaire nous avait pourtant habituées à ce type de caprices : « En avril ne te découvre pas d’un fil », disait-elle, mais il est bien connu que ce type de dictons : c’est du populisme.

Un état d’urgence à géométrie variable

bisou-hollande-1Dans la France qui va mieux, il est un autre sujet de poilade sans fin : la sécurité. Nous vivons, depuis l’irruption armée du multiculturalisme dans une salle de spectacle et aux terrasses de nos cafés, dans un État d’urgence permanent. Même si la bande à Hollande s’est pris les pieds dans le tapis et n’a pas réussi à constitutionnaliser ses âneries, force est de constater que les « autorités » ne reculent devant rien pour emmerder le monde au nom de sa sécurité… avec des résultats très discutables.

Depuis novembre nous devons subir des fouilles de plus en plus tâtillonnes, exercées par des « professionnels » formés à la hâte et dont le pédigrée n’est pas toujours vérifié avec le soin qu’il conviendrait. Résultat des fouilles « visuelles » menées avec la dextérité de Ray Charles et des queues qui s’allongent sur les trottoirs formant ainsi autant de cibles potentielles, pour les pratiquants d’une religion de paix et de tolérance à coups de Kalachnikov.

methode-coue-mode-demploi-reussir-objectifs-L-At5Pd6Autre particularité intéressante de l’État d’urgence : le « mouvement » Nuit Debout. Depuis le mois de mars, une petite centaine de résistants en peau de lapin se relaient pour débattre doctement de tout un tas de vieilles lunes bobo-gauchistes. Ce faisant, ils saccagent les lieux et mettent en œuvre leur hédonisme forcené en ne respectant : ni les riverains, ni les cantonniers chargés de nettoyer les écuries d’Augias chaque matin. Le fait que ces crétins crasseux investissent les lieux tous les soirs, fassent griller leurs merguez, vomissent leurs bières et leur tolérance relative, sans que les pandores ne les embarquent, me fait bien plus sérieusement douter de la démocratie française que tous leurs discours d’idiots inutiles.

Souvenez-vous de ce qu’il advenait dans la république populaire et irréprochable de Monsieur Hollande, lorsque des veilleurs venaient pacifiquement, sans bruit et sans discours outrancier, manifester leur opposition au mariage pour tous sous les fenêtres de la Garde des sots. Ils étaient promptement embarqués manu militari. J’ai encore le souvenir de ces pères de famille arrêtés en pleine rue, comme aux zheureslesplussombresdenotrehistoire, pour le simple port d’un tee-shirt siglé de la Manif Pour Tous. Tous ces débordements nord-coréens avaient lieu avant l’instauration de l’état d’urgence… tout va décidément très bien !

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Hé ho, la gauche : la France va bien ! Comme le dit l’adage médical : avant de mourir, le patient se portait comme un charme. Notre pauvre pays avance chaque jour un peu plus vers l’abîme et les incapables qui le gouvernent n’ont aucunement l’intention de l’en détourner. Ils comptent sur la conjoncture pour remédier à leurs insuffisances. Hélas, faute de réformes, cette dernière influe de moins en moins sur notre destin. Le pays s’enfonce dans le chômage de masse avec la bénédiction de syndicats qui ne représentent plus que les fonctionnaires. L’aristocratie administrative a pris la place de la noblesse d’Ancien régime… avec le même succès.

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LA SECONDE MORT DE L’UNION SOVIETIQUE

février 16, 2016

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Il était de coutume de dire autrefois, avant la crise, dans les cénacles économiques mondiaux que la France était une Union Soviétique qui avait réussi. Avec un secteur public engloutissant 57 % de son PIB, force est de constater que la France n’est pas le pays le plus ultralibéral de la planète. Aussi pouvons nous dire, sans trop de risques de nous tromper, dans la situation présente d’accumulation de réussites économiques et d’inversion tous azimuts de la courbe du chômage, que la France : fille ainée de l’Union Soviétique est en passe de suivre sa mère dans le tombeau de ses illusions perdues.

 

L’État ou la grande illusion Potemkine

 

12074675_1177613345588388_1765844553547903347_nComme chez les soviets, il faut bien admettre que tout ce que notre nomenklatura technostructure entreprend pour nous démontrer son indispensable utilité se termine généralement par un fiasco retentissant. Régime Social des Indépendants, Pôle Emploi, réforme territoriale, Agence Nationale de Santé, AREVA… tout ce que nos hauts fonctionnaires touchent se transforme irrémédiablement en plomb. Qu’ils soient de droite ou de gauche, nos politiciens s’agitent dans un marigot administratif qu’ils n’ont même plus l’illusion de contrôler, faute de courage. Ils jouissent des apparences du pouvoir, tout en ayant abandonné jusqu’à l’idée même d’en avoir les attributs. Il y a, en effet, belle lurette que l’administration leur a coupé les oreilles et la queue. Seuls les eunuques administrent le sérail. Les Français ne sont pas dupes. De ce hiatus — entre la posture des élus et la réalité de leurs actions — découle ce que la presse subventionnée a baptisé « la grande défiance » entre le Peuple et ses représentants. Nous ne sommes pas subitement devenus indifférents à la politique, nous ne supportons juste plus le spectacle affligeant des pantins qui posent des diagnostics dont ils ne tirent jamais les conséquences.

 

Le monde politique français donne ainsi le spectacle, détestable, d’une fin de règne permanente où seuls les intérêts particuliers de quelques-uns sont pris en considération, au détriment de ceux de la masse du Peuple. Du mariage pour tous à l’obligation d’avoir un gilet jaune dans sa voiture, la politique n’agit plus que pour des segments de peuple. Il en est ainsi en matière d’immigration où des sommes considérables sont englouties, pour traiter les conséquences du refus de maitrise des flux que ce soit : en rénovations urbaines, développement social des quartiers et autres pactes de cohésion sociale, tandis que la France rurale sombre dans une misère toujours plus grande, en dépit des efforts d’une population de « lève-tôt ». Ajoutez-y le cocktail détonant du fiscalisme punitif socialiste (où ceux qui travaillent payent pour ceux qui ne foutent rien) et vous avez une assez bonne idée du « malaise français ».

 

RadarsL’Etat nous survend son rôle protecteur et désintéressé. Il nous fait la leçon en permanence, scrute et stigmatise nos comportements « déviants ». Le racisme est traqué, au point que l’on en vient à condamner un journaliste qui énonce une évidence, à propos de la religion ultra majoritaire parmi les détenus de nos prisons. Dans la même veine, les délits routiers sont punis avec la plus extrême sévérité par des juges qui, dans le même temps, se contentent de rappeler à la loi le « petit délinquant, multirécidiviste » qui leur est présenté pour la septième fois pour vol. Faire chier l’automobiliste et toujours plus facile, plus rentable et moins risqué que de s’en prendre à tous les bons à rien qui passent leurs journées à tenir les murs. Si le grand cirque médiatique, arbitre des élégances du siècle, s’appesantit tant sur la culture de l’excuse pour tout ce qui est minoritaire, c’est pour mieux dénoncer le mal absolu représenté par l’homme blanc, père de famille, propriétaire de son logement et de sa voiture. C’est parce que l’on peine à distinguer l’intérêt général derrière ce fatras idéologique dégoulinant de culpabilisme que l’on se détourne d’un État qui creuse, avec application, le trou dans lequel nous allons finir par l’enterrer.

 

L’État nounou craque de partout

 

rep-fse-socAvec les attentats de 2015, nous avons devant les yeux, ce que nous subodorions depuis longtemps : l’État est incapable de remplir sa mission première. Notre sécurité est remisée au rang de variable d’ajustement. On sacrifie notre sureté au profit d’objectifs humanistes aussi flous que vaseux et de grandes envolées lyriques sur des valeurs qui n’ont aucun intérêt, dès lors que l’on a renoncé à se battre pour les défendre. Les gesticulations auxquelles nous assistons, médusés, sur cette affaire de déchéance de la nationalité achèvent de prouver, aux sceptiques, qu’il n’y a plus aucun pilote dans l’avion.

 

Il faut dire qu’à force de dépenser, sans compter, un argent que nous n’avons jamais eu pour :

 

  • Assurer la paix sociale,
  • Importer de la main-d’œuvre destinée à peser à la baisse sur les salaires,
  • Maintenir dans ses privilèges une fonction publique pléthorique,
  • Renflouer par copinage, avec de l’argent public, des canards boiteux,
  • Prêter à fonds perdus à tous les dictateurs de la planète,
  • J’en passe et des meilleurs…

 

nous ne sommes plus en mesure d’assurer le minimum vital. Le grand défaut de la démocratie c’est qu’elle érige la démagogie en système. Plus on ment au Peuple, plus ce dernier se précipite vers vous. Les deux dernières présidentielles ont été, à ce sujet, spectaculairement édifiantes. Sarkozy Président n’a jamais fait ce qu’il avait promis comme candidat et Hollande président fait le contraire de ce qu’il avait promis pour tenter de succéder au premier.

 

Personne, depuis 40 ans, n’a jamais voulu redresser le barnum. Les réformes rustines ont succédé aux replâtrages en tout genre, mais les sources de gabegies ont toujours été alimentées. Au contraire, plus la situation empirait, plus on s’empressait d’ajouter une bonne dose de dépense publique supplémentaire, comme le pyromane projette de l’huile sur le feu. Résultat, nous sommes ruinés et quand nous sommes attaqués, nous ne pouvons même plus nous défendre, faute de moyens. Bravo les gars, bien joué !

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De l’impuissance à la soumission

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Une fois posé ce constat, nous serions en droit d’attendre de ceux qui prétendent nous gouverner, qu’ils renversent la table et avec elle l’ordre des priorités. Au lieu de couper dans les dépenses inutiles pour renforcer le régalien, nos socialistes louvoient sous les applaudissements de la classe jactante. Ils remettent aux calendes grecques la réorganisation indispensable de nos forces de sécurité sans parler de celle de notre appareil judiciaire et carcéral. Ils ne ferment aucun lieu de culte propagande salafiste, n’expulsent aucun prédicateur délirant, ni ne renversent la moindre alliance avec les puissances monarchiques du Golfe qui pourtant arment le bras de ces féroces soldats qui sont venus jusque dans nos bras mitrailler nos fils et nos compagnes.

 

12341553_10154361682323066_4442164261358712930_nSurtout pas aux armes citoyens, ne formez pas vos bataillons et qu’un sang impur ne vienne jamais abreuver nos sillons humanistes. Non, ce serait trop con ! « La France doit rester elle même », brament en cœur nos esthètes. Elle doit demeurer accueillante, tolérante et bien sûr ouverte à toute la misère du monde qui fait notre richesse et patati et patata… Nous ne mesurons que trop, les progrès de notre enrichissement, depuis 40 ans que cette politique miraculeuse est mise en œuvre sans discontinuer. Bernard Cazeneuve, notre sémillant et tant loué ministre de l’insécurité publique interdit toute manifestation à Calais. Non pas en raison des menaces que les migrants et autres ultras gauchistes font peser sur la population de Calais, mais parce que Pegida souhaite venir soutenir les Calaisiens, face à aux habitants de la jungle. Ils enchristent un Général qui a pourtant servi 3 de leurs Premiers ministres sous Tonton et laissent libres tous les gauchises hirsutes qui cassent du flic à la première occasion. Mes amis sachez le bien, nos socialistes ne vous le diront jamais assez : après Charlie et le Bataclan, le seul véritable ennemi c’est le retour du ventre fécond de la bête immonde, no pasaran !

 

image001Pratiqué à ce niveau, l’enfumage est un art industriel. Pendant que les socialistes sodomisent tous les diptères à 500 kilomètres autour du Palais Bourbon sur la « déchéance de la nationalité », les prêcheurs de haine continuent à appeler au djihad depuis le cœur nos banlieues. Nos services de renseignement hurlent tous les jours à leur hiérarchie que la situation s’aggrave, rien n’y fait ! Dans ces conditions, l’immobilisme criminel du Gouvernement Valls sur ces questions ne fait qu’accroître le danger qui nous menace. Alors que tout le monde s’attendait après les 130 morts de novembre à ce que nous fermions, au moins, les Mosquées radicales (à l’image de ce qui s’est fait en Tunisie), notre Premier ministre ne fait strictement rien. Nos gouvernants se vautrent dans le « pasd’amalgamisme » et ne cessent de louer les valeurs de paix et de tolérance d’une religion dont l’expansion historique ne doit rien à la violence, c’est bien connu. Les concessions et autres « accommodements raisonnables » ne flattent jamais que la haute opinion que nos gouvernants ont d’eux-mêmes. Les fondamentalistes se frottent les mains. Nos renoncements sont autant d’aveux de faiblesses. La France est un fruit à cueillir d’autant plus facilement que ses dirigeants font tout pour l’abattre. Les barbus ne reconnaissent que la force, nous leur offrons des fleurs. Plus le temps passe, plus le roman de Houellebecq quitte le domaine de la fiction pour s’approcher de celui de l’étude sociologique.

 

Nous subissons depuis des décennies les conséquences des choix de l’une des classes politiques les plus médiocres dont le pays ait jamais été affublé. Issue de la haute fonction publique, elle n’a cessé d’étendre le pouvoir de son corps d’origine, jusqu’à ce que sa créature devenue incontrôlable, la confine à l’impuissance. Comme en Union Soviétique la sclérose le dispute à la prévarication pour expliquer l’immobilisme. Face à cette faillite politique, nous en sommes réduits à attendre la venue d’un Napoléon ou d’une Jeanne d’Arc, pour nous sauver du précipice vers lequel notre propre aveuglement nous a conduits. Car, contrairement à 1789, nous ne pouvons pas mettre cette accumulation d’erreurs et cette incurie sur le dos des privilèges de la noblesse et de l’absolutisme royal. N’oublions jamais que nous avons la classe politique que nous méritons, car nous choisissons d’être représentés par elle. Cette aristocratie arrogante et méprisante, nous la maintenons au pouvoir par nos votes. A force de voter … du moins pour le moment … pour des crétins, il ne faut pas nous étonner qu’en retour, ils nous prennent pour des cons.

 

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DECHEANCE

janvier 13, 2016

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Le monde des petits hommes qui se succèdent depuis des décennies à la tête de notre Etat Potemkine est en émoi. Simplet, le dernier des nains que nous avons bien imprudemment placé au sommet de la pyramide de médiocrité qui nous tient lieu d’exécutif vient d’avoir une série d’idées tordues, pour lutter contre le terrorisme. Seul un socialiste pouvait avoir le courage de prendre de telles mesures … extrêmes, bêlent ses laudateurs à carte de presse, tandis que les autres s’étranglent devant tant de « renoncements » à leurs valeurs républicaines … de gôôôche. Qu’il est loin le temps où Grincheux, le nain apatride suppôt du capitalisme spoliateur mettait tous les plumitifs d’accord. Toutes ses propositions n’étaient elles pas marquées du sceau de l’infamie des zheureslesplussombresdenotrehistoire ? Qu’il était alors doux d’endosser l’habit du Résistant en peau de lapin qui seyait si bien aux progressistes en chambre ! Quand la fortune et la compromission vous éloignent tant du quotidien de la plèbe, vous en venez à la mépriser. Comme vous ne pouvez faire sans, car elle est la justification à votre existence oisive, vous en substituez une nouvelle… par importation. Une fois nantie de vos nouveaux damnés de la terre, vous donnez des leçons de morale à vos opposants de tous ordres. En les traitant de racistes, fascistes, bêtes immondes, vous terrorisez vos adversaires et vous camouflez utilement les questions qui fâchent, sous le tapis de votre trop bonne conscience. Pour le cas où cela ne suffirait pas, les trois qualificatifs peuvent utilement se cumuler dans l’épithète de nazi. La reductio ad hitlerium vient, alors, irrémédiablement clore tout débat où vos contradictions apparaissent de manière trop prononcées. Telle était la vie paisible de l’intellectuel engagé (par la gauche) jusqu’à cette terrible année 2015. Hélas, voilà que les chances pour la France tant célébrées par ces tartuffes s’avèrent être de gros boulets explosifs. 149 Français — parmi lesquels un nombre non négligeable de gens ayant cru à ces fadaises multiculturelles — sont morts sous les balles des fanatiques islamistes. Rien ne devrait plus être comme avant … et pourtant les nains s’agitent pour que rien ne change.

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L’État socialiste n’est plus bon à rien

 

Nous l’avons déjà analysé à la suite du 13 novembre, l’État ne sert plus à rien. Il a tellement enflé, il s’est tellement dispersé et éloigné de ses missions premières qu’il ne parvient plus à assurer la plus substantielle, celle qui commande toutes les autres : la sécurité. Si les citoyens consentent à se délester d’une part de plus en plus importante de leurs revenus en impôts et taxes diverses au profit de Gargantua, c’est uniquement pour que celui-ci assume, à leur profit, des tâches qu’ils ne peuvent assurer seuls. Lorsque l’État engoncé dans ses habitudes et certitudes, corseté par les liens tissés par un nombre prodigieux de lobbys lilliputiens se montre incapable de se réorganiser pour les protéger, les Français se rebiffent et font, du Front national, le premier parti de France.

 

putin-mildly-amusedRien d’étonnant à cela. Et pourtant, malgré les dénégations de la classe jactante, rien n’a été fait depuis janvier. Les fous de Dieu vont et viennent à leur guise entre la France et les zones de combats pour les valeurs moyenâgeuses de l’Islam. Il serait inconvenant de répondre au défi terroriste en abandonnant notre liberté disent les idiots utile de la soumission. Dans le même temps, nous n’allons pas nous questionner sur les liens, pour le moins troubles, qu’entretiennent nos alliés du golfe Arabo-Persique avec nos ennemis islamistes. Non, des gens qui ont l’obscurantisme religieux en partage ne peuvent vouloir conspirer à notre perte … Mes amis mettez vous le bien dans le crâne : notre seul ennemi c’est le Front National. Résultat : le 13 novembre et 130 morts de plus.

 

Dès le lendemain, les nains se sont dit (à juste titre) qu’il fallait réagir. Ils ont convoqué le Congrès à Versailles et ils ont proclamé l’État d’Urgence. En quoi consiste justement cette mesure phare du socialisme triomphant ? Il ne s’agit, ni plus, ni moins que de redonner à la police, les moyens qui lui ont été enlevés au fil des années, par toute la bien pensance socialisante, au nom des droits de l’homme. Perquisition de nuits, écoutes et filatures se succèdent sans passer par l’intermédiaire des gardes juges rouges dressés à la haine du flic et formés à lui mettre des bâtons dans les roues. C’est bien connu : la Police c’est Vichy. D’abord y avait-il des juges lors de la rafle du Vel’d’Hiv ?

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Déchéance de la nationalité et autres tartufferies de gauche

 

gifa-sad-rabbitBig Mother est une ivrogne sénile et ventripotente qui ne sait donc que pérorer tout en se repaissant du labeur de ses enfants. Dans ces conditions, le débat surréaliste auquel nous assistons autour de cette question de double nationalité vient utilement masquer ces failles béantes. Cependant, la crise que nous vivons est d’une telle ampleur qu’elle met à nu les contradictions sur lequel l’édifice branlant du pacte national, conçu et voulu par nos élites, a été bâti. La façade se lézarde et les fondations tremblent. Nos gouvernants qui n’ont jamais osé affronter le débat sur l’immigration et ses conséquences se retrouvent pris au piège de leurs dénégations successives. Celui-ci leur revient et en pleine figure.

 

ob_622310_ignace-decheance-nationalite-terrorismLe fond de la question n’est pas que cette mesure de déchéance crée deux catégories de français. Le problème c’est la possibilité offerte à tant de chances pour la France, de continuer à l’être aussi pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. C’est cela qui crée deux catégories de Français, pas le fait que l’ont puisse retirer aux uns leur passeport « Gaulois » surnuméraire. Le nombre proprement hallucinant de personnes concernées par ces questions de double nationalité devrait nous faire réfléchir sur leur volonté d’intégration (à ce stade parler d’assimilation est une vue de l’esprit). De cela bien sûr, personne ne cause à gauche. Non, ils veulent même ôter toute portée à une mesure réclamée par 90% des français en l’étendant. La déchéance pour tous : le changement c’est vraiment maintenant ! En vérité, s’ils s’agitent autant sur cette question, c’est que les tartuffes du PS (et leurs homologues de la droite honteuse) sentent bien qu’ils sont en train de reculer. Pour la première fois depuis la mort de la France du Général de Gaulle, l’identité nationale revient en fanfare et le drapeau n’est plus une honte. Ce débat vient à point nommé après tous ceux que nous n’avions osé aborder sur le même thème : les joueurs de foot qui ne chantent pas la Marseillaise, la réécriture de nos livres d’histoire pour ne pas offenser nos « invités », les horaires homme/femme dans les piscines et tous ces arrangements raisonnables qui font dire à nombre de nos compatriotes qu’ils ne sont plus chez eux.

 

Hollande scie consciencieusement la branche

 

4844901_7_1b03_decheance-de-nationalite-et-militants-ps_788a8347936a4777b10075dee2138fd9Hollande, l’homme de la synthèse, celui dont tous les clients vantent le génie politique s’est pris, avec cette histoire de déchéance, les pieds dans le tapis. Il croyait corseter la droite en reprenant une de ses propositions, la forçant ainsi à avaler sa réforme constitutionnelle. Il s’est aliéné sa majorité. Comme les imbéciles sont beaucoup plus nombreux, il a d’abord braqué tous ceux qui croient que les droits de l’homme sont les nouveaux commandements divins, remis à Badinter au détour d’un buisson-ardent du jardin du Luxembourg. Ne riez pas, ils sont légions (les croyants, pas les buissons ardents). Ensuite viennent ceux (moins nombreux) qui, ayant construit leur carrière sur la défense des populations nouvellement installées, sentent que ces mesures vont un peu changer les choses. Enfin il y a les cyniques (beaucoup moins nombreux, car il faut être intelligent) qui réalisent que le magistère de la gauche sur le camp du bien prend fin avec cette mesure « symbolique ». C’est la raison pour laquelle ils la combattent aussi farouchement, en abusant de la crédulité des imbéciles et en faisant monter au créneau les ayants droit.

 

fascism-socialismPourtant, même lorsque l’ont est aussi à l’aise à droite que l’auteur de ces lignes, force est de constater que la mesure en question ne va pas bien loin. Sa portée est limitée et n’est pas de nature à terroriser un terroriste, selon l’expression du seul véritable ministre de l’Intérieur que nous n’ayons jamais eu en 40 ans. Simplement c’est un précédent. Pour la première fois depuis 40 ans, donc, une mesure, symbolique, réclamée par la droite est en passe d’être adoptée par la gauche. Depuis Giscard c’est toujours l’inverse qui s’est produit. La gauche impose ses symboles à une droite qui s’excuse de ne pas y avoir penser elle même. À l’inverse, le PS déroule ses totems sans retenue : peine de mort, 35 heures, impôts sur la fortune et taxation à tout va, cop 21, mariage homo… Tout ce qui vient de la droite est rejeté avec dédain par un Peuple de gauche sûr de lui et dominateur. Cette histoire de déchéance de nationalité marque donc un coup d’arrêt à la toute-puissance de la gauche. Bien sûr nous ne passerons pas, en cette seule occasion, de l’ombre à la lumière. À droite, nombreux sont encore ceux qui s’excusent de ne pas être de gauche. Nous avons encore quelques belles contritions à subir et le refrain du progressisme débridé n’est pas sur le point de rester bloqué dans gorge des héritiers de Karl Marx. Seulement une borne aura été posée et qui plus est, dans la constitution.

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Lorsque les évènements se précipiteront (car les barbus recommenceront), les mous devront laisser la place à des responsables déterminés. Alors, nous disposerons d’un instrument susceptible d’apporter une partie de la solution. Notre devoir est de nous protéger. Notre obligation est de nous débarrasser de ceux qui, par leurs actes, se mettent en dehors de la communauté nationale. Il ne faut pas empêcher les apprentis djihadistes de partir vers leur destinée. Le pardon est l’affaire de Dieu disait le général Norman Scharzkopf, notre boulot est d’organiser la rencontre. Il faut rendre le retour de ces « martyrs » impossible. Pour ce faire, les binationaux doivent être déchus de leur nationalité française et embastillés (pour ne pas dire enchristés), dès qu’ils prennent les armes contre la France, en Syrie au Mali ou au Yémen et non attendre qu’ils reviennent nous tirer dessus. Nos nationaux, quant à eux, seront enfermés dans des camps au fin fond de la Guyane d’où ils ne seront plus une menace que pour les piranhas. Le Maroc et l’Algérie ont des méthodes éprouvées, pour résoudre la question du terrorisme islamique. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, laissons jouer le principe de subsidiarité. La Tunisie, elle, est peut-être moins en pointe dans ce domaine, du fait des conséquences de ce que nous avons bien imprudemment appelé le printemps arabe. Jouons alors pleinement notre rôle d’ancienne puissance tutélaire et établissons les bases d’une coopération régionale fructueuse en la matière, entre ce petit pays et ses deux grands voisins du Maghreb. La question qui doit tarauder nos dirigeants n’est pas celle de savoir comment excuser le radicalisme islamique, mais comment l’éradiquer. Nous devons revoir les conditions dans lesquelles nous accordons la nationalité française. Nous devons expulser sans faiblir ceux qui propagent la haine de la France et nous désintéresser totalement du sort qui leur sera réservé dans leur pays d’origine. Nous devons dans le même temps assimiler (et non pas intégrer) tous ceux qui se reconnaissent en nous et nous devons, dans un même mouvement, faire taire tous les idiots utiles qui se soumettent d’ores et déjà à l’envahisseur hirsute, sexiste et totalitaire, au lieu de lui résister.

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GUERRE SUR ORDONNANCE

novembre 25, 2015

 

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Les morts des attentats du 13 novembre n’étaient pas encore tous identifiés que déjà, François le faiseur s’adressait à la Nation rassemblée à Versailles, pour lui annoncer son entrée en guerre. La guerre est depuis, Guy Mollet, la panacée à l’incurie de tout socialiste, en quête de respectabilité. En fait de discours fondateur, nous avons eu droit à un robinet d’eau tiède. Pépère nous a enfilé une série d’annonces sécuritaires qu’il s’était toujours, jusqu’ici, refusé à mettre en œuvre. Nous n’avons, depuis ce funeste vendredi 13, échappé à aucun des poncifs de la duplicité politicienne du « camp du bien » : de l’abattement surjoué, aux coups de mentons martialo-valsistes, en passant par le pasdamalgamise et l’indispensable appel au maintien du « modèle de vivre ensemble » (il faudrait bien un jour finir par choisir entre apartheid et modèle pour qualifier les choses …). La France n’est pas seulement malade, elle est apathique ! Tous les Diafoirus du cirque politico-médiatique se relaient, jour et nuit, pour lui prescrire des ordonnances qui, si elles étaient par malheur appliquées, ne manqueraient pas de l’achever. Le patient serait enfin mort guérît. L’illusion se dissipe. L’heure est grave, car les Français semblent désormais rejeter massivement les prescriptions qui ont, toujours, fait la fortune de nos docteurs Folamour. Les socialistes, grands servants de l’ordre des docteurs Jeckyll, nous ont fait prendre depuis 30 ans, les vessies du vivre ensemble, pour les lanternes des Lumières, et ont, ce faisant, joué sciemment avec nos mythes pour mieux nous berner. Ils vont en payer le prix.

La médiacratie à son meilleur niveau

Hollande-Louis-XVI-majesté - copieC’est donc la panique dans la France qui cause. Il faut dire qu’il y a le feu au lac. Pensez, cela fait des années que nos élites avisées prospèrent sur le terreau – oh combien fertile ! – de la culpabilisation. Honte à ces égoïstes qui prônent la fermeture de ces ignobles frontières, responsables (entre autres) de la noyade de tous ces bons migrants qui viennent jusque dans nos bras, par amour de la liberté et des allocations. Jetons l’anathème sur tous ceux qui prétendent que le communautarisme sème les graines de la guerre civile. Alors que la culture de l’excuse a servi de viatique à ces humanistes pour se donner une conscience à bas coût, les premières victimes se ramassent dans nos « cités ». C’est là que toute une jeunesse décervelée perdue, passe ses journées à tenir les murs tout en ne comprenant pas qu’on lui refuse de vivre comme un footballeur nabab sans transpirer. C’est qu’ils sont bien en peine de comprendre qu’il faut travailler pour vivre, ces petits, puisque nous leur serinons que nous leur devons tout, en vertu de l’exploitation éhontée que nous aurions faite des richesses de leurs pères… que nous leur avons rendu avec l’indépendance. Toute cette belle et juteuse exploitation de la naïveté française, s’est brisée, un doux soir de novembre, alors qu’une dizaine de « chances pour la France (ou la Belgique for what it means) » avait décidé de punir la Liberté et la joie de vivre, rassemblées en terrasse et au Bataclan.

smileyAlors, dès le lendemain matin, toute la classe jactante s’est précipitée pour nous masquer la terrifiante réalité : la faillite complète de l’État nounou. Le mythe de l’État protecteur vole en éclat, car en la matière : le plantage est total. Pensez donc, Big Brother nous dit depuis des décennies comment fumer, boire et baiser. Les flics servent à traquer le pédophile et le délinquant routier, tandis que les douaniers se concentrent sur les fraudeurs du fisc. La seule frontière vraiment surveillée de ce pays, est celle que nous partageons avec la Suisse. Résultat : personne pour nous dire que la Kalachnikov est nuisible à la santé. Personne (ou si peu) pour empêcher le trafic d’arme et surtout : pas de descentes dans les banlieues pour découvrir les arsenaux, au nom de la légitime lutte contre ces vilaines stigmatisations qui sont LA cause de la radicalisation d’une « jeunesse » d’ordinaire si paisible.

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Surtout pas d’amalgame

11150167_10206664316912333_6166357674037966365_nTout à leurs recherches sur la concorde civique pleine de bisous dedans, nos politiciens aveugles n’ont pas vu arriver le mur vers lequel leur machiavélisme angélisme nous a précipités. 129 morts plus tard, ils n’ont pas changé, ou si peu. Ils nous refont le coup de Charlie, alors qu’ils se sont bien gardés d’en tirer la moindre conséquence. Pourquoi parcourir les plateaux de télévision le menton haut et le verbe fort, en expliquant que l’on va fermer des mosquées (dont on encourageait, jusqu’ici, la construction avec l’aide de nos amis du Qatar) et expulser des Imams, alors que tout ceci aurait du être entrepris, dès que souffla « l’esprit du 11 janvier » ? Pourquoi remettre à plus tard ce qui était indispensable début 2015 ? La guerre nous avait été déclarée bien avant le 13 novembre. Ceux qui sont tombés le 7 janvier ne l’avaient pas « bien cherché ». Sauf à considérer qu’être journaliste ou juif c’est précisément « l’avoir bien cherché ». Je ne vois pas pourquoi ce gouvernement d’incapables qui n’a pas entrepris à l’époque, ce qu’il semblerait vouloir mettre en œuvre aujourd’hui, aurait ma confiance au nom de l’Union nationale. Cette Union, ils en ont abusé pour faire taire toute critique et fuir leurs écrasantes responsabilités. Ils sont nuls, ils sont pleutres, ils sont fourbes et pour tout dire : ils sont cons. Ils sont en tout cas incapables de s’occuper de ma sécurité et toutes leurs gesticulations n’y changeront rien. Ils détestent l’ordre et les institutions qui l’incarnent, ils n’auront que mon mépris en guise de chaise curule.

image001Le résultat de leur incurie, nous l’avons devant les yeux. On ne peut pas dire que le « vivre ensemble » ait beaucoup progressé depuis la tuerie du vendredi 13. Et par pitié que l’on nous lâche avec cette tarte à la crème de « l’amalgame ». Car bordel de Dieu (oui, bordel de Dieu est le mot le plus juste pour décrire ce foutoir), bordel de Dieu, donc, pourrait-on m’expliquer ce que ces imbéciles de politiciens sous-entendent avec leurs « amalgames » ? Depuis que les fanatiques du Prophète ont entrepris de nous punir de ne pas partager leurs joyeux points de vue sur l’existence, avons-nous vu se déclencher d’immenses ratonades dans le XVIème arrondissement ? Avons-nous constaté une recrudescence des mises à sac des magasins d’alimentation ouverts tard le soir dans le XVIIème ou à Neuilly ? Les abords de Levallois ou de la Sorbonne sont-ils gardés par les jeunesses catholiques fanatisées qui jettent des pierres sur les journalistes et autres femmes voilées ? Bien sûr que non. En France, en 2015, l’amalgame est le fait exclusif des quartiers livrés à l’œuvre civilisatrice d’une religion de paix et de tolérance. Ils s’embrasent dès que l’un des leurs trouve la mort au guidon d’un deux roues qu’il conduit sans casque. L’amalgame tant redouté par nos politiciens les soirs d’attentats n’est jamais invoqué par les mêmes, quand les « chances pour la France » mettent leurs villes à feu et à sang, car la Police est toujours supposée leur être hostile, de même que la Nation hôte.

Mettre des mots sur les maux

je-suis-un-charlotLes mots ont un sens et refuser de nommer l’ennemi est déjà, en soi, une preuve de lâcheté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mou du genou Premier et ses camarades explosent les compteurs en la matière. Dans son adresse à la Nation, les terroristes ne sont pas islamistes, pas plus que l’État de ces barbares n’est, lui aussi, islamiste. Nous allons vaincre le terrorisme (la bonne blague) pas l’islamisme (ce qui serait nettement plus efficace). Nos amis du Golfe ne nous pardonneraient pas pareille confusion impie. Alors pour désigner l’ennemi, les socialistes (et autres arbitres des élégances) abusent de l’acronyme arabe DAECH (avec des prononciations folkloriques qui vont de « dash » à « dèche ») pour surtout éviter de mettre de l’Islam dans leurs condamnations.

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Bien sûr tous les musulmans ne sont pas coupables. Pour autant, les décérébrés criminels du vendredi 13 n’ont tout de même pas hurlé le nom du Métropolite de Constantinople en perpétrant leurs lâches assassinats que je sache. Un autre point important est à porter à l’attention des plumitifs de la bien-pensance. Ces brutes fanatisées n’ont « exécuté » personne. Une exécution est effectuée en vertu d’une décision de justice. Vendredi 13 décembre, il n’y avait aucune justice à l’œuvre derrière l’acharnement de ces Trolls. Ce sont des meurtriers, des assassins ou des criminels, mais en aucun cas des exécuteurs. Les salafistes et autres wahhabites sont nos ennemis. Les assassins sont tous sunnites depuis le World Trade Center. Il est donc grand temps de renverser nos alliances, d’envoyer promener les pétromonarques du golfe et leurs milliards sanguinolents. L’Islam n’est peut-être pas LE problème, mais la façon dont le vivent nombre de ses « fidèles » est UN problème. Pour trouver, ensemble, des solutions, il faut d’abord commencer par nommer les choses. Pour prétendre éviter les amalgames, il faut d’abord surtout refuser les euphémismes.

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Les socialistes viennent de rencontrer, violemment, la 5éme colonne dont ils niaient, jusqu’ici, farouchement l’existence. Plus le temps passe, plus le fanatisme se répand, surtout quand on se bande les yeux pour ne pas le voir à l’œuvre. Le PS a mis en place la plus grande fumisterie de l’histoire de ce pays. Il a sciemment favorisé la montée du communautarisme, à des fins électoralistes, tout en criminalisant les résistances à ses sombres desseins. La gauche porte ainsi une responsabilité écrasante dans le drame que nous venons de connaître. Mais elle n’est pas seule ! Toute la bande de grands couards, prétendument de droite, qui se vautrent dans l’invective, à la moindre injonction des journalistes « indépendants » n’échappera pas à ses responsabilités. Depuis des années, la droite honteuse, traque tout ce qui ne pense pas correctement dans ses rangs. Taraudés par leur surmoi de gauche, les énarques échoués à droite lancent des fatwa sur tous ceux qui tentent d’alerter sur les conséquences de ces compromissions. Les « arrangements raisonnables » sont le fait d’une idéologie relativiste, d’une haine de la nation et de soi même menées pourtant dans l’ entre-soi le plus strict. Les bobos ont donné le La du suicide français depuis trente ans. L’inanité de cette pensée émolliente éclate au grand jour. Nous sommes en guerre, selon notre Président tout mou. Alors, célébrons la patrie, soutenons nos soldats, soyons fiers de notre drapeau et de notre hymne. Affirmons nos valeurs : sortons, buvons, célébrons la vie et surtout soyons pleinement, entièrement et totalement Français.

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VA TE FAIRE VOIR CHEZ LES GRECS

juillet 15, 2015

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Pan sur le bec ! Tout à leur Tsiprasomanie galopante, nos journalistes et autres faiseurs d’opinion ne l’ont pas vu venir. Alors que le psychodrame grec battait son plein et que l’inquiétude commencait à poindre sur la meilleure façon de sortir de ce bourbier, un sondage mené conjointement en France et en Allemagne confirmait qu’outre-Rhin, les Allemands faisaient confiance à leur Chancelière pour les sortir de la mouise. Jusque là, rien d’anormal. Le fait que les Français pensent à plus de 44 % que la même Angela détient la solution est nettement plus comique. Seuls 22 % de nos compatriotes estiment que Hollande « l’audacieux » est en mesure de faire le job (les naïfs). Il y a des jours où il n’est pas nécessaire de bouder son plaisir et le 8 juillet dernier compte au nombre de ceux-là. En être arrivé à ce stade de crédibilité, après seulement trois années de pouvoir, est un signe qui ne trompe pas. Le rejet inédit dont « jouit » celui qui ambitionnait d’être « un Président normal » est proprement hallucinant. Sa présidence normale se transforme, chaque jour un peu plus en une présidence d’anormal.

La crise grecque est surtout celle du socialisme

ixene-avion-hollande-crise-grecque_article_largeLa crise grecque met en pleine lumière la duplicité des socialistes (français et grecs) et l’inanité de leur pensée (l’homothétie est telle qu’il est délicat de mettre un pluriel). C’est avec la complicité active de François Mitterrand (et de ses successeurs) que les amis de Papandreou (et de son neveu) ont mis le pays de Socrate en coupe réglée. Appliquant les vieilles lunes de Solférino, les très francophiles animateurs du Pasok ont, durant 30 longues années, précipité la Grèce vers sa faillite actuelle. Avec une minutie de satrapes levantins, les socialistes grecs ont multiplié les postes de fonctionnaires comme autant de prébendes réservées à leurs seuls fidèles, tout en maintenant les oligarques et autres armateurs bien à l’abri de toute contribution. Ajoutez à cela des retraites mirobolantes et vous avez toutes les facettes d’un pays de rentiers artificiels, totalement dépendants du socialisme éclairé (so to speak). Vous me direz que nos socialistes à nous, n’ont pas procédé autrement et vous aurez raison. À cette différence près qu’en France, nous sommes les champions de la ponction fiscale. Notre génie taxatoire sait, en outre, qu’il peut s’appuyer sur une administration, d’autant plus prompte à la mise en œuvre de l’innovation que, contrairement à son homologue grecque, elle n’est que trop consciente de la fragilité de ses privilèges. Le fait que leur pérennité  dépende de sa capacité à faire cracher le contribuable au bassinet est le secret de la « réussite française » face à l’échec grec.

En France comme en Grèce, le riche est très riche, mais son faible nombre combiné à la liberté de circulation, rend le volatile très difficile à plumer. Il faut donc se rabattre sur le menu fretin qui a le double avantage d’être plus nombreux et nettement moins délocalisable. Et c’est ainsi que chez nous, grâce à l’habileté des socialistes (canal historique ou assimilé), le poids de l’impôt et de l’administration repose essentiellement sur la classe moyenne et moyenne supérieure, tandis qu’en Grèce, faute de système de collecte efficace, elle repose sur… le contribuable européen.

auste_rite__syrizaTous les crétins d’extrême gauche qui s’agitent en ce moment pour louer « Saint Tsipras » et prendre la défense du « Peuple grec humilié » veulent en réalité que perdure un système maffieux, consistant à faire prendre en charge par les contribuables de l’UE, en plus de leurs propres administrations, un peu de celle de la Grèce. Une sorte de mutualisation du parasitisme en quelque sorte. Les subprimes ne fonctionnaient pas autrement, avec le résultat final que nous connaissons. Le fait que l’opinion publique de nombreux pays membres (Allemagne en tête) réalise l’ampleur de l’arnaque, explique pourquoi ce « bon » Tsipras se trouve aujourd’hui si acculé que son référendum lui est devenu aussi utile qu’un cautère sur une jambe de bois.

Pour être libre, il ne faut rien devoir à personne

dessin-grece-1Poser à un Peuple la question de savoir s’il consent à faire des efforts pour se sortir de la merde, ou s’il préfère que d’autres payent pour lui, est un exercice au résultat couru d’avance mais qui ne relève absolument pas du populisme. Non, pas le moins du monde ! À ceux qui, habituellement, poussent cris d’orfraie dès que l’on suggère, par exemple, que l’Euro n’est pas forcément un instrument idéal au service de l’indépendance de la France, nous conseillons de réfléchir à ce qu’entraine leur soutien à Syriza. Les actuels défenseurs de la souveraineté grecque n’ont pourtant, en général, pas de mots assez durs pour mépriser le « populisme » de ceux qui, chez nous, désirent un débat sur l’identité française, la peine de mort, la déchéance de la nationalité française pour les terroristes …  Bref, ce qui est bon pour un Grec ne l’est pas pour un Français et vice-versa : la tartuferie de nos élites politico-médiatique est sans limites.


10984296_10153339152691140_1099156321089917529_nCeci étant, tout le monde comprend intuitivement que se pointer devant son banquier en lui disant que : parce qu’il vous a trop prêté, non seulement, vous ne le rembourserez pas, mais qu’en plus vous exigez de lui qu’il vous en prête encore, car vous n’avez toujours pas décidé de vous mettre au boulot, n’est pas le meilleur moyen de parvenir à ses fins. Quand, en plus, vous vous adressez à des États qui savent bien qu’ils ne reverront pas le premier centime de l’argent que vous leur avez préalablement extorqué, vous avez beaucoup de mal à les convaincre de remettre cent sous dans le bastringue, au nom du droit imprescriptible (mais fort discutable) de votre peuple à croire à toutes les fariboles que vous lui avez fait avaler pour parvenir au pouvoir.

Tdessin-grece-4ant que les inventeurs du tonneau des Danaïdes ne se donneront pas les moyens d’être un État moderne et non la survivance d’une province ottomane incapable de se suffire à elle même, la Grèce ne pourra pas compter au nombre des pays membres de l’Euro. Elle ne l’est qu’au prix d’un maquillage de ses comptes publics qui fait passer les bidouillages d’Enron pour une amusante broutille. Depuis des années que nous investissons à fonds perdu dans ce champ de ruines antiques, les gouvernements grecs qui se sont succédés n’ont jamais été foutus d’accoucher d’un cadastre. La fraude fiscale est tellement répandue chez les Hellènes que l’on ne peut plus parler, à ce stade, d’un sport national, mais bien plutôt d’un style de vie. Bref, la Grèce ne sera jamais indépendante tant qu’elle ne s’en donnera pas les moyens. Le referendum qui vient de se tenir, non seulement la condamne à sortir de l’Euro – car il prouve qu’ils ne feront jamais les efforts nécessaires – mais porte en lui, les germes d’une expulsion de l’Europe.

Le socialisme arrive toujours très vite à court de l’argent des autres

dessin-cartoon-grece-03Margareth Thatcher avait raison, les socialistes finissent toujours dans le mur. Nous ne devons notre survie qu’au fait que nos Présidents n’étaient socialistes que pour se faire élire. Imaginez un peu que Benoit Hamon, Claude Bartolone ou Gérard Filoche aient eu des responsabilités. C’est précisément ce qui est arrivé aux Grecs. Et maintenant, pour les sortir de la panade, ils comptent sur les fils spirituels de Georges Marchais et de Cohn-Bendit (mâtinés de Garcimore et de Devos). Le problème avec la faillite annoncée d’Athènes — faute d’avoir mis en œuvre les réformes qui ont permis à l’Espagne, au Portugal et à l’Irlande de s’en sortir – c’est que cet échec aura des conséquences sociales dramatiques.

82535534_pÀ force de se laisser bercer par les discours de tous les populistes qui leur promettent la lune, pour finalement les laisser sur le sable, les Grecs risquent de se montrer irritables, voire désespérément violents. Tsipras à beau tout promettre, nous savons déjà qu’il ne tiendra aucun de ses engagements européens car il a promis exactement le contraire à son Peuple. La question est moins de savoir quelle promesse il finira par respecter que de savoir quand les Grecs se rendront compte qu’on les berce d’illusion depuis 30 ans. Ils n’ont pas les moyens de leur train de vie et l’ajustement va être brutal. Dans un pays, en réalité, bien plus oriental qu’européen, la violence politique débouche, le plus souvent, sur une bonne vieille dictature de derrière les fagots. C’est en ce sens que « le berceau de la démocratie » risque de se faire jeter de l’Union Européenne, comme un malpropre. Lorsque nous aurons, à notre porte, un pronunciamiento militaire ou une nouvelle démocratie populaire qui l’une et l’autre ne trouveront leur salut que dans une confrontation avec l’ennemi héréditaire turc, nous serons dans de beaux draps et le populisme socialiste aura atteint, là, un de ses plus remarquables résultats.

Et nous, pendant ce temps là…

content_hollande-gre_ceFace à ces sombres perspectives, Normalito et Manolito bombent leurs torses velus et font … de la politique intérieure. Ils tentent l’impossible synthèse interne, entre leurs souverainistes Tsipraso-fanatiques et les autres qui trouvent que toutes ces conneries ont assez duré. Pépère gère la crise grecque en Premier secrétaire du PS qu’il n’a jamais cessé d’être. Il tente de dégager un consensus de Président de Conseil général autour de « valeurs » que plus personne ne partage. Il fait dans son coin, sa petite soupe, dans sa petite marmite en n’y conviant personne, surtout pas les Allemands. Pas étonnant, dans ces conditions que les Français plébiscitent Angela Merkel. Les journalistes dépendants ont beau clamer, sur tous les tons, que le referendum de Tsipras et le pseudo accord est un échec pour la Chancelière allemande, force est de constater que l’on peine à mesurer le succès de Hollande dans la même affaire.

L’Europe, le FMI et tous les partenaires – réunis au chevet d’une Grèce malade de son incapacité à devenir une nation moderne – ne sont pas le diable incarné. Alexis Tsipras n’est pas Saint Georges terrassant le dragon germanique. Il est, en réalité, le dernier avatar d’un passé révolu qui faisait de la Grèce un territoire archaïque, vivant aux crochets d’un puissant suzerain. Que ce dernier soit l’Empire romain, ottoman ou britannique, la France ou l’Union Européenne importe en réalité assez peu. La Grèce n’a jamais été indépendante. Faire du referendum du 5 juillet dernier, une manifestation de la liberté des Grecs, a autant de sens que de prétendre que le Tibet est une province autonome. La liberté a un coût : celui de la réforme qui passe par une sortie de l’Euro, une autonomie monétaire retrouvée (avec la dévaluation brutale qui l’accompagne), une compétitivité rétablie et un niveau de vie en rapport avec les richesses produites et non plus extorquées à crédit. Enfin il convient d’ajouter à tout cela : la mise en place d’un système fiscal moderne et non plus moyenâgeux.

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La France socialiste peut effectivement, une dernière fois, venir au secours de la Grèce sur un point très particulier. Il est en effet indéniable que le parti de l’intelligence réalise, en matière fiscale, la synthèse parfaite entre le clientélisme antique, la rapacité moderne et l’inquisition moyenâgeuse. Ses conseils seront donc très précieux. En dehors de cela, difficile de donner aux Grecs des leçons de réalisme économique, tant nous en manquons nous même. Si la Grèce est « une passion française » aux dires de Manolito, force est de constater que cet amour est aussi coûteux qu’à sens unique. Car, en dehors de la reconnaissance de la danseuse pour son riche (quoique …) bienfaiteur, qu’en retirons-nous ? Rappelons-nous que cet évergétisme français a un précédent. Bien avant le fiasco des emprunts russes, dans les années 1880, les épargnants de notre beau pays avaient déjà été plantés par la première faillite du pays de Platon. Aujourd’hui ce ne sont plus les épargnants, mais les contribuables qui seront l(b)aisés. Beau progrès ! Si l’histoire ne se répète jamais, en revanche, elle bégaye souvent.

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UN CHOMAGE TRES … REPUBLICAIN

juin 8, 2015


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Jack Lang ayant un jour déclaré que le Parti Socialiste était celui de l’intelligence, il est donc logique de penser que lorsque ce dernier est au pouvoir, notre pays le devient de facto. C’est du reste comme cela qu’il faut prendre l’étrange décision des dirigeants de Facebook d’implanter, à Paris, leur laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle. Il est vrai qu’en matière d’artifice, avec les socialistes, nous sommes en avance de plusieurs siècles sur les autres nations. Des courbes du chômage qui n’en finissent plus de s’inverser négativement, en passant par toutes les usines à gaz fiscales destinées à rééduquer les déviants à inciter les citoyens à œuvrer pour la planète, nous ne manquons pas de solutions fictives à proposer aux grands défis de notre époque. Le tout en respectant les grands principes républicains qui sont, on l’aura compris, le credo de nos temps obscurs. Du reste, quel plus bel exemple d’intelligence artificielle que celui de notre Président bien mal aimé, lui qui n’a pas son pareil pour, toujours, nous dénicher LA connerie à ne pas faire.

La République nous ®appelle

ob_fb03a2_umprepublicainsDernière stupidité en date : contester puérilement le nom dont vient de se doter l’UMP. Comble de l’horreur pour un socialiste « normal », la République — qu’il invoque totémiquement du soir au matin, pour nous fourguer tout et son contraire — est préemptée par le camp d’en face. Marine Le Pen eût-elle décidé de découper son père en rondelles en adoptant cette dénomination (un peu neuneu, il faut bien l’avouer) que les PS n’auraient pas été plus indignés. Comment ce facho de Sarkozy a-t-il bien pu oser faire main basse sur les oripeaux dont se drape la socialie dès qu’il s’agit de diffuser sa moraline délétère ? Et la médiacratie, en service commandé, d’embrayer derrière le PS pour dénoncer le « scandale ».

En admettant que plus grand monde ne se souvienne de l’UNR et de l’UDR, les temps du RPR ne sont pas si lointains qu’il faille pousser des cris d’orfraie à la seule perspective de voir des gens de droite se référer à la République, fut-elle la cinquième du nom. Ils n’allaient tout de même pas s’appeler « Les Monarchistes » pour se conformer aux clichés véhiculés par des socialistes qui eux, c’est bien connu, « ne sont animés que des meilleures intentions ». En tout cas, une chose est sure, ils ne risquaient pas de se dénommer « Les Libéraux », tant la Liberté leur est un concept, à peu près aussi étranger que le courage et la constance.

La course à l’ouverture d’esprit

christianophobie-miegeSi Marthe Richard n’avait pas rendu l’exercice théorique, l’averse de bons sentiments qui attendait les militants Républicains, lors de leur congrès fondateur le 30 mai dernier, aurait pu provoquer la réaction suivante : « La tolérance, Monsieur, il y a des maisons pour cela ! » Rien ne nous aura été épargné dans le style « vivons heureux au pays du vivre ensemble ». Il est interdit de dire du mal des ministres qui coulent : la Justice pour l’une, le système « éducatif » pour l’autre. Elles sont issues des « minorités visibles » donc infaillibles. Les critiquer c’est être raciste, ne pas être d’accord c’est du nazisme ! Il est exact que ces deux mamouths ne les avaient pas attendus pour branler sérieusement du manche. Il n’en reste pas moins que Tata Taubira et Cousine Belkacem achèvent leurs bêtes respectives, avec un talent et une énergie qui laisserait songeur, le plus stakhanoviste des bouchers Charal. Prétendre que les politiques ne peuvent plus rien à la marche des affaires est une ânerie. Ils ne peuvent plus améliorer les choses qu’à l’insu de leur plein gré, c’est un fait, mais ils peuvent, en toute bonne conscience, rendre apocalyptiques des situations déjà cauchemardesques.

i.mobofree.comLe pire dans tout cela c’est que l’alternance n’y changera probablement rien. Bien entendu, pour se faire élire, le candidat du moment nous promettra tout et son contraire. Encore que… À écouter les thuriféraires d’Alain Juppé, sa grandeur consiste justement à dire maintenant qu’il ne changera rien (je l’avoue je schématise, mais c’est quand même bien ce qu’il fera au final s’il accède au graal). C’est un concept comme un autre, bien que peu enthousiasmant ! Sarkozy avait été élu en 2007 en nous affirmant : « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ». Il a ensuite passé le plus clair de son mandat à faire ce qu’il n’avait jamais dit et à faire croire qu’il avait fait ce qu’il avait dit. Juppé, lui, commence par dire ce qu’il ne fera pas, pour être bien sûr de ne pas avoir à dire ce qu’il fera. Pas étonnant qu’il soit l’homme de droite préféré de la gauche.

La stratégie « normale » de François Hollande

courbe-chomage-jmPour le Président le moins populaire de la cinquième République, il n’existe pas trente-six façons de prolonger son inaction au-delà de 2017. Alors que ses résultats lamentables devraient l’inciter à se cacher sous le tapis en attendant que ça passe, Pépère repart en campagne, comme si de rien n’était. Il déterre les morts pour les placer au Panthéon, il court de commémoration en repentance à tel point qu’il s’excuse de tout sauf d’exister. Cette agitation frénétique n’a d’autre objectif que de tuer dans l’œuf toute pensée stratégique rationnelle dans le marigot qui lui tient lieu de parti. Son action est si positive qu’il sait qu’il a autant de chance d’arriver à ses fins que Depardieu de gagner le Marathon de Paris. Pour renverser le cours des choses, il lui faut provoquer un « 21 avril à l’envers » et éliminer le candidat de droite. Même comme cela, son élection n’est pas acquise, mais seulement vraisemblable. En effet, la France n’est pas encore mûre pour la passionaria des terrils, mais sait-on jamais, deux ans avec Hollande c’est très long et tout peut arriver. Pour espérer l’emporter quand même, il n’a qu’une seule solution : que les Républicains désignent Juppé comme candidat, à l’issue d’une primaire où tous les prétendants se seront écharpés sur le thème de la morale et du Front National (corolaire du thème précédent). La presse subventionnée par nos sous, l’y aide du reste puissamment, en faisant de Juppé le Balladur, Jospin, Ségolène Royal (rayez la mention inutile) du moment.

3Le meilleur d’entre les Républicains (aux dires de Chirac) occupe le créneau très couru du centre bien pensant socialo-compatible. En ce sens, il « croit en l’action de l’État » (c’est d’ailleurs une foi qu’il partage avec Marine Le Pen et Florian Philippot, mais passons bien vite). Tout le monde sait bien que ce positionnement est électoralement étroit (le centre, pas la croyance en l’infaillibilité de l’État, hélas) car peu d’électeurs s’en satisfont (la Duhamélisation des esprits n’est pas encore complète, Deo gracias !). Même si ceux qui votent pour le centre sont très bruyamment satisfaits d’eux même, ils ne représentent guère plus de 15 % des voix (au mieux). En admettant que le Maire de Bordeaux s’arrache et se fasse violence en campagne (après tout, Balladur est bien monté sur une table avant de se ramasser) ses positions droits-de-l’hommistes et tolérantes ne lui vaudront pas de dépasser les 20 %.
MIEGEmosqueesMarine — que le système médiatique poussera à fond (voir plus haut) — fera autour des 30 %. Il ne restera plus à Pépère qu’à rassembler son camp de base (pour le PS c’est acquis, depuis le « succès » de la motion Cambadélis), à limiter la dispersion extrême gauchiste à Mélanchon. Le tour sera joué et les 20 % franchis. Les verts peuvent bien risquer de gripper la machine, mais leur poids électoral découlant de leurs propositions fumeuses les rend, en dehors de Paris, singulièrement négligeables. Seul le rouquemoute allemand récemment nationalisé serait en mesure de fédérer les bobos mais même comme cela… Et voilà comment un Président haï risque de nous enfumer pour 5 longues années supplémentaires. Quand on voit ce qu’il a fait en trois ans, on imagine dans quel état sera la France de 2022… Ce n’est, après tout, rien d’autre que l’hypothèse de Houellebeck.

France's President Francois Hollande attends the recording of his New Year's speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE - Tags: POLITICS)

France’s President Francois Hollande attends the recording of his New Year’s speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE – Tags: POLITICS)

La France, l’homme malade de l’Europe

757647025Oui, ce n’est pas très charitable de penser que François Hollande ruinera la France au terme de son second quinquennat. Pourquoi attendre 2022, alors qu’il est en passe de réaliser l’exploit aux trois cinquièmes du premier, je vous le concède. Loin de s’inverser, la courbe du chômage n’en finit pas de monter et avec elle son cortège de drames humains. Pendant ce temps-là, les socialistes s’accrochent aux totems sociaux (CDI, seuils, prélèvements confiscatoires, représentation syndicale…) comme la vérole sur le bas clergé. Nous sommes le seul pays d’Europe à ne pas profiter du retour de la croissance et de la baisse conjuguée du pétrole et de l’Euro : même pas mal ! Nous fleuretons avec les 5,5 millions de chômeurs et une dette qui avoisine les 100 % du PIB : vous reprendrez bien 150 000 emplois aidés avec vos sous supplémentaires ! Il est urgent de rétablir la confiance avec les entrepreneurs qui, seuls, peuvent créer des emplois : amis patron de PME, tu auras toi aussi ton délégué syndical ! Les socialistes ont ce talent rare, de pouvoir faire dérailler les trains en gare rien qu’en les regardant.

miege-tresor-770x1109-366x527Le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas comprendre que leur politique est mortifère. C’est impossible pour eux puisqu’ils font le bien. Un petit exemple de l’étendue de leurs bienfaits nous est donné par leur politique de maquillage des comptes de réduction des déficits. Selon l’Association des Maires de France, les collectivités locales représentent 37 % de l’investissement public. Elles sont responsables d’un peu plus de 4 % du déficit public et vont pourtant supporter l’essentiel des efforts de réduction de la dépense. Que pensez-vous qu’il va se passer dans les prochaines années, si rien ne vient endiguer cette catastrophe ? L’investissement public va s’effondrer (-25% en 2017 par rapport à 2014), pour le plus grand bonheur de ce capitalisme, certes de connivence, mais pourtant grand pourvoyeur d’emplois peu qualifiés (BTP, services collectifs, transports). Ces mêmes emplois qui nous sont si nécessaires pour absorber les 140 000 « chances pour la France » qui sortent chaque année, sans aucune qualification, de la machine à fabriquer des analphabètes qui nous tient lieu d’instruction publique. On peut se gargariser d’avoir une natalité supérieure à celle de nos voisins. Lorsque l’on réalise que ce dynamisme n’est en réalité que le fruit de l’importation massive d’étrangers que l’on se refuse par ailleurs à assimiler, l’équation devient affreusement simple et le suicide français, cher à Eric Zemmour, totalement patent. Mais chut, il ne faudrait surtout pas stigmatiser qui que ce soit, il en va du vivre ensemble en qualité de « gros soumis » comme disent les jeunes d’aujourd’hui.

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La France coule et notre aristocratie administrative s’en fout royalement. L’essentiel c’est que leurs privilèges perdurent. Les scandales qui se multiplient comme celui de la Présidente de l’INA qui claque 40 000 € de taxis en une année, alors qu’elle a un chauffeur, ne provoquent aucune réaction, à part celle de la recaser dans un placard doré au ministère de la Culture. Dans ce foutoir généralisé, la seule réforme que veulent porter les socialistes pour se trainer lamentablement jusqu’en 2017, c’est celle du prélèvement à la source des impôts directs. Oh la belle idée que voilà ! Comme il n’est pas question de nous faire cadeau d’une année de prélèvement, ces dingues sont en train de nous concocter une usine à gaz qui nous permettra d’apurer notre « dette fiscale » ancien système tout en nous pompant nos impôts « nouvelle formule » à la source. Payer deux fois ses impôts, en une année (ou plus, le tout est de savoir en combien de fois nous allons couper la queue du chien) voilà qui va très certainement relancer la croissance…

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UNE LIBERTE SOUS CONDITION DE RESSOURCES INTELLECTUELLES

mai 9, 2015

nuage-mots Dans le paysage apocalyptique qui nous tient lieu de débat politique, l’apparence l’emporte systématiquement sur la conviction. Dans ces conditions il n’y a rien d’étonnant à ce que des acteurs fatigués nous imposent le spectacle obscène de leurs leçons de morale perpétuelles. Alors que nous entamons l’an 4 du règne de François le petit, nous glissons chaque jour un peu plus de la liberté vers l’oppression, au nom de cette morale que brandissent fièrement les fanatiques de la bien-pensance. Le fait qu’en dehors d’eux, plus personne n’adhère à ces fadaises pour instituteurs à cols roulés ne fait que décupler leurs ardeurs de Savonarole. La grande pieuvre de la pensée unique étend maintenant ses tentacules liberticides des médias, à l’école en passant par nos ordinateurs. Comme tout organisme dont la domination est remise en question, c’est quand elle perd pied que la bête est la plus dangereuse. De la loi sur le renseignement, à la comédie grotesque autour des fichiers fantômes de la ville de Béziers, le moindre événement médiatique donne lieu à une avalanche de moraline où les paradoxes apparents le disputent aux contradictions flagrantes, pour raboter toujours plus les libertés fondamentales que nos Pères nous ont léguées. Le Patriot Act à la française À la suite de l’attaque perpétrée par des salafistes saoudiens contre le World Trade center et le Pentagone, l’Amérique prit une série de mesures destinées à contrer la menace terroriste sur son sol. Ces lois d’exception ont permis aux gouvernements (le pluriel est capital) qui se sont succédés depuis à la tête du pays de prendre de considérables libertés avec Liberté. Comme l’Amérique n’est pas la France, quelques consciences locales se sont élevées pour dénoncer les abus, dans lesquels se sont voluptueusement roulés les services américains spécialisés dans le renseignement. Capture d’écran 2015-05-06 à 07.56.37 sine-liberte-d-expression-charlie-hebdo-599x709Dans notre beau pays épris de paix et de concorde civique, des causes dissemblables viennent de produire un effet sensiblement similaire. L’attaque odieuse contre la « liberté d’expression » des gauchistes qui a eu lieu le 7 janvier 2015, puis le massacre antisémite (nettement moins condamné) qui survint deux jours après, a donné lieu à une innovation législative qui n’a rien à envier aux expérimentations hasardeuses des Américains sur le sujet. Tout comme en Amérique n’importe qui pourra désormais être écouté et enregistré, sous le prétexte commode qu’il pourrait (le conditionnel fait tout à l’affaire) porter atteinte aux intérêts vitaux de la France (lesquels ne sont pas définis avec une précision d’orfèvre, c’est le moins que l’on puisse dire). Les socialistes — qui sont à la Liberté ce que la guillotine est à l’humanisme — protestent de leurs bonnes intentions et entonnent l’air connu du « nous n’en abuserons pas » (c’est ça, fume c’est du Belge !). CartooningForPeace_Copyright-RSFCe dispositif est disproportionné et parfaitement inefficace (en ce qui concerne le terrorisme). Le problème ce n’est pas la collecte des données, mais leur exploitation. Alors que nous ne savons que faire de nos « chances pour la France » qui reviennent en masse du pays des barbus en folie, le couteau entre les dents et la Kalach dans le slip, on nous explique que cette loi indigne va permettre à nos forces de sécurité de nous protéger efficacement. De qui se moque-t-on ? Les Kouachi n’avaient pas cessé d’être écoutés par la faute de dispositions législatives inadaptées, mais bien parce que l’on avait décidé d’affecter ailleurs les moyens humains destinés à exploiter les données recueillies auprès d’eux. On n’attrape pas des terroristes avec des algorithmes informatiques, mais avec des enquêtes de terrain et du bon sens humain. En réalité ce texte va permettre d’écouter les déviants de la pensée et les adversaires politiques, sans craindre de se faire gauler, comme dans le cas Sarkozy. valls-renseignementTout ceux qui, durant un débat parlementaire bien vite expédié (il en va de la sécurité de la Nation, merde !) auront eu le malheur de réfléchir, un minimum, à ce que tout ce barnum sécuritaire pouvait avoir comme implication réelle et pratique, auront été vilipendés comme « traitres à la Patrie » par le toujours très mesuré Manuel Valls. Au final, l’Assemblée a approuvé le bidule par 438 voix de moutons contre celles de 86 braves. Il est amusant de relever, à l’heure où l’on convoque si facilement les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » que, les ancêtres de cette bande de pleutres avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain dans des proportions quasi identiques en Juin 1940 (étonnant, non ?). Loi-sur-le-renseignement-le-conseil-constitutionnel-pose-ses-conditions_article_popin Le fascisme biterrois Pendant que nos députés s’asseyaient avec volupté sur nos libertés fondamentales, la gôôôche de salon s’émouvait à grand bruit, des agissements du « Nazi » que ces demeurés de Biterrois ont eu le mauvais goût de se donner pour Maire en mars 2014. Le jovial Robert MÉNARD vient d’effrayer les chaisières en déclarant que plus de 64 % des enfants scolarisés dans sa ville sont musulmans. Horreur, malheur et mânes du Veld’hiv » réunis, ne voilà – t-y pas le retour tant annoncé attendu du ventre fécond de la bête immonde. L’indignation est générale et tout le monde y va de son commentaire définitif sur : « les fichiers de la honte ». ob_40c9a4_imaginezFaire des fichiers ethniques c’est pas bien… en France. Les Anglais et les Américains qui les pratiquent régulièrement sont, sans doute, des fascistes qui s’ignorent. Mais revenons aux prémices de l’holocauste du 21e siècle qui se prépare dans cette bonne ville de Béziers. Devant l’énormité du crime proféré, à une heure de grande écoute, par l’édile « liberticide », il n’y avait rien de plus urgent que de dépêcher le SRPJ de Montpellier pour perquisitionner séance tenante l’Hôtel de Ville. Je m’étonne que, pour faire bonne mesure, le GIGN n’ait pas aussi été mobilisé. Dans une ville où la Police municipale est en passe d’être armée, c’eût été expédiant (et pas plus ridicule). Comme les limiers n’ont rien trouvé, le Maire a illico été auditionné par la PJ, pour un résultat… similaire. 11150990_10205245212624363_5837299710340118497_nIl faut être con comme un socialiste pour croire qu’il est nécessaire d’établir un fichier pour compter le nombre de petits musulmans dans une classe. L’écrasante majorité des parents musulmans donnant à leurs enfants un prénom islamiquement correct, histoire de bien marquer leur droit à la différence et leur volonté d’assimilation, il suffit de répertorier ces prénoms pour se faire une idée assez précise du nombre d’enfants n’étant pas stigmatisé (oh le vilain mot) par un nom de Saint Catholique Apostolique et Romain, dans le système scolaire public de la ville de Béziers. Au fait : compter n’est pas ficher. Si les pandores ne trouvent pas le fichier « maudit », c’est qu’il n’existe que dans l’esprit des manipulateurs qui veulent convoquer l’esprit du « fichier juif » de la Préfecture de Police de Paris des « années sombres de notre histoire ». Tout est affaire de méthode Nous avons tous compris que le crime ne réside pas tant dans le comptage en lui même que dans son objet. Si quantifier les musulmans est indigne des valeurs de la République, que dire de la méthode de comptage étrangement similaire employée par le « journal » Libération pour déplorer le « manque de diversité » dans les cabinets ministériels du gouvernement de Pépère en juin 2012 et reproduit ci-après ? 11203713_10206686394581290_875079073967970432_n Répertorier de façon très empirique les prénoms et les noms « à consonance chrétienne » au Journal Officiel pour en déduire qu’il n’y a que des « blancos » chez les conseillers de nos princes, c’est bien. Additionner les prénoms musulmans dans les écoles élémentaires c’est mal. D’un simple point de vue d’efficacité statistique, la méthode Libé manque cruellement de rigueur, car nos compatriotes « ultra-marins » (ce qui ne veut pas dire qu’ils préfèrent frénétiquement le bateau, juste qu’ils viennent des iles autres que la Corse), ces braves gens, disais-je, sont le plus souvent nantis de prénoms et autres patronymes qui les différencient très peu des « Gaulois ». C’est ce que l’on appelle l’assimilation… L’air de rien, glissons bien vite à côté de la plaque… 6929204-10593961Dans cette affaire, ce qui choque le progressiste, c’est que le maire de Béziers comptabilise des musulmans supposés. C’est vrai qu’il apparait un peu facile, à certains, de ranger un petit Mohamed au rang des musulmans, alors qu’il se peut que ce charmant bambin puisse avoir de facétieux parents bouddhistes. L’exception est toujours possible, mais relevons ensemble qu’en l’occurrence, elle ne paraît pas statistiquement dirimante. Ce sont pourtant ces mêmes consciences qui se précipitèrent le 11 janvier dernier, pour s’exclamer, comme un seul homme, en s’arrachant les poils du torse que le policier lâchement assassiné devant Charlie hebdo s’appelant Karim, les musulmans étaient, eux aussi, les victimes des frères Kouachi. Deux poids, deux mesures… 11249164_772553382857411_5149225528211265928_nLe crime consiste donc à démontrer ce que la doxa nie farouchement. Il est alors urgent de procéder à la reductio ad hitlerium, histoire d’enterrer le débat légitime. Et il faut bien admettre qu’en l’occurrence, toutes les buses servant le culte du politiquement comme il faut y sont allées franco (si l’on peut dire). Comprenons-les : elles étaient persuadées de tenir LA preuve du fascisme bien blanc (pas vert) et bien de chez nous (pas importé du Proche Orient). Même Pépère, en visite au pays des droits de l’Homme barbu en djellaba et de la femme cloitrée en Burka, y est allé de sa réflexion définitive. On aurait voulu faire passer les intentions réellement liberticides du gouvernement en matière de surveillance des masses pour des lanternes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Vers un enseignement public ethnique ob_e819a4_10904122-416037458546122-6814427601206Tout le monde s’indigne de ce qui s’apparente de plus en plus à un comptage et de moins en moins à un fichage, sans s’émouvoir de ce que révèle ce chiffre de 64 %. Il met pourtant en lumière un phénomène que Manuel Valls n’hésitait pas à qualifier abusivement, il y a peu, d’apartheid territorial. Le terme est impropre, car l’apartheid implique une contrainte, alors que dans ce cas précis, cette séparation est librement assumée par ceux qui mettent leurs enfants dans les écoles privées. C’est même là que réside toute la question. En effet, de deux choses l’une : soit ce calcul est farfelu (et je gage que l’on ne va pas tarder à nous le faire savoir), soit il est exact et l’on ne comprend pas, dans ces conditions, comment Robert MÉNARD a pu être élu Maire, si les deux tiers des enfants scolarisés sur sa commune sont musulmans. Leurs géniteurs ne passent pas pour être les plus fidèles des électeurs du « Rassemblement  Bleu Marine ». Il doit donc y en avoir d’autres… ailleurs. Ces 64 % s’expliquent par une fracture communautaire. L’école publique pour les musulmans, le privé pour les autres et tout cela est bien plus inquiétant pour le « vivre ensemble » cher à tous ces Tartuffes que le fait de compter ou même de ficher. smileyLa même dynamique est à l’œuvre avec les projets délirants des pédagauchistes du ministère de la rééducation nationale. La réforme du collège engagée par ce gouvernement d’irresponsables contre la droite (c’est habituel) et une bonne partie du corps enseignant (ça, ça l’est beaucoup moins) en est la parfaite illustration. La fabrique à analphabète de renommée mondiale qu’est devenue cette institution apporte ainsi la touche finale à son grand projet de société. Ils ne se cachent même plus. L’objectif des abrutis sorciers qui se sont appropriés ce ministère est de « former des citoyens » (comprendre de parfaits petits gardes rouges). Les soixante-huitards ont gagné : l’école forme l’homme nouveau, en l’arrachant à son déterminisme familial et national. Enfin, ce noble objectif est poursuivi uniquement pour les obscurantistes chrétiens. Les autres, forts de leur droit imprescriptible à la différence qui est aussi une chance pour la France, sont invités à progresser dans l’ouverture au monde que leur procure à la fois leur condition de nouveaux damnés de la terre et celle de fils du Prophète. Le savoir  rend libre tandis que l’ignorance asservit. Nos pédagogues ont, dans ce domaine, un objectif très précis. NlE1ql8gm0wK_N78PTaSJS6n5m0@535x301 Les socialistes sont passés dans leur mode d’exercice du pouvoir et pour notre plus grand malheur, de l’imagination à la folie complète. Après avoir assuré leur emprise sur les esprits, par le biais de la bolchévisation de l’instruction publique, ils ont aujourd’hui étendu leur contrôle sur la société des médias, avant de l’étendre, demain, à l’ensemble de la population à force de manipulations et autres enfumages savamment orchestrés. La loi sur le renseignement — qui est en passe d’être adoptée — donnera au gouvernement socialiste, les moyens qui lui manquent, pour venir traquer les déviants qui osent encore s’opposer à son hégémonie, jusque dans leur intimité (les toilettes c’est du vocabulaire d’autocrate russe). Il investira ainsi Internet, le dernier espace de liberté qui échappe encore à ses griffes avides. Ne nous leurrons pas et cessons de compter sur « l’esprit républicain » qui anime nos fonctionnaires d’autorité, pour échapper à cette fatalité. Ils ne s’opposeront pas à ce grand flicage à venir. Lorsque l’on voit la façon dont la Police parisienne a traité les gens qui se promenaient vêtus de vêtements siglés « Manif Pour Tous », on en déduit que la conscience de nos poulets est plus proche de celle de leurs homologues de la place Tian’anmen que de ceux qui officient à Trafalgar Square. Pouvons-nous compter sur l’opposition, une fois réinstallée au pouvoir, pour revenir sur ces lois de satrape ? Il est plus que raisonnable qu’un doute puisse, à ce sujet, légitimement s’insinuer dans nos esprits… provisoirement libres. big-brother_hollande

ELOGE DU BICAMERISME

avril 17, 2015

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Il y a de cela peu de temps et prenant prétexte d’une question que l’on ne lui posait pas, l’ineffable cuistre qui sert de Président à l’Assemblé dite nationale déclarait que l’avenir du Sénat était de se fondre dans un grand machin inutile avec les suceurs de fonds publics du Conseil Economique Social et Environnemental. Posé en des termes élégants, comme seul un spécialiste de la gabegie budgétaire (élu de Seine Saint-Denis qui plus est) peut en produire, le débat qui s’en suivit ne manqua pas de provoquer les foudres de Gérard Larcher, le nouveau Président du Sénat. La petite plaisanterie ayant eu lieu alors que les frères Kouachi venaient à peine de faire entendre leur droit imprescriptible à la différence, elle eut le bonheur, entre autres conséquences, de provoquer un travail séparé sur l’analyse des causes ayant conduit à ce drame « de l’intégration en panne ». Au lieu d’un rapport commun Sénat-Assemblée nationale, nous avons donc eu droit à deux constats distincts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la comparaison apporte autant d’eau au moulin de Bartolone sur l’inutilité supposée du Sénat que l’Etat Islamique contribue à l’émancipation de la femme.

L’Assemblée nationale se ridiculise…

bartolone-caricatureSelon les termes de la commande présidentielle, il revenait au Parlement de produire des éclaircissements sur le « sentiment d’appartenance républicaine ». Partant du principe, pour le moins sujet à caution, que la République adoucit les mœurs en matière de propagation de la foi religieuse à coup de mitraillette, Pépère voulait savoir ce qui pouvait bien pousser des « enfants de France » au meurtre de masse. Afin de lutter contre les amalgames et les stéréotypes qui sont, comme chacun le sait, à la source des maux dont nous souffrons, les deux branches du pouvoir législatif allait donc se livrer à un état des lieux… distinct.

Comme avec les socialistes le pire n’est jamais à craindre, mais toujours à redouter, Bartolone affirme donc péremptoirement, au terme de l’exercice, dans son tissu d’âneries relié double face, que ce fameux « sentiment d’appartenance républicaine » n’est en rien lié au mode d’acquisition de la nationalité, ni à la religion (hrem hum reuh reuh !). Monsieur Bartolone s’est probablement penché sur la délicate question de l’intégration des moines bouddhistes dans la République française, pour nous livrer pareil sophisme. Comme le ridicule ne lui fait pas peur, il enfonce le clou, tel un légionnaire Romain sur le Golgotha un Vendredi saint : “le sujet des appartenances religieuses, des origines familiales ou de l’actualité de la loi de 1905 (sur la laïcité, ndlr) n’est jamais apparu spontanément”. Non, mais sérieusement bonhomme, tu vis sur quelle planète et tu as interrogé quelles personnes, en dehors de tes collaborateurs ?

Smiley-hitlerLa cause de tous les malheurs est connue de notre bon Claude. Pour lui,  si certains sont à l’écart de ce « sentiment d’appartenance », comme “les absents des marches des 10 et 11 janvier”, ce n’est en rien lié à “la religion des uns ou des autres” (non, penses -tu, c’est dû à leurs pratiques sexuelles !), mais au fait “que notre République est aujourd’hui malade de phénomènes de repli, de cloisonnement, d’entre-soi”. Repli, cloisonnement, entre soi… bon sang, mais c’est bien sûr : Charlie Hebdo, c’est la faute au FN. Sommes-nous stupides de ne pas y avoir pensé de nous-mêmes, heureusement que ce bon Bartolone est là pour nous rappeler les évidences. S’il y a bien un problème en France en 2015, c’est le FN et la cohorte de cathos intégristes “ultras fanatisés” qui lui est indissociablement attachée. Le danger qui guette la France, c’est l’alliance entre Marine et Monseigneur 23, pas la conquête islamique des banlieues de nos villes.

i.mobofree.comSi vous trouvez ce constat accablant, attendez-vous à ne pas être déçu par le remède. Le petit télégraphiste du 9-3 a trouvé la panacée, celle qui fera qu’il n’y aura dorénavant plus de Kouachy et autres Coulibaly. La source du mal qui ronge la société française aura été tarie par le génie de Bobigny. C’est simple comme bonjour et les socialistes le réclament depuis 2003. La citoyenneté c’est un droit (ah bon ?), mais aussi un devoir (sans dec ?). Les immigrés et leurs enfants qui ne rejettent pas la République (et la France) pour de triviales questions religieuses (c’est bien connu) rentreront dans le rang, dès que le vote aura été rendu OBLIGATOIRE ! Ils te tirent dessus, mais si tu les forces à aller voter, ils vont, comme par enchantement, déposer leurs armes et célébrer avec toi la République dans une joyeuse farandole fraternelle. Putain, Claude arrête de fumer la moquette, ça te crame les neurones !
648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueAutre idée d’enfer qui va tout changer : obliger les élèves de l’ENA ou d’autres Grandes Ecoles (lesquelles, selon quels critères ?) à effectuer un stage de trois mois en zone sensible. Là, on touche au sublime. Il est évident qu’en mettant le nez de nos zélites en devenir, dans les ghettos de nos chères banlieues, la magie va opérer. Des populations qui s’ignoraient (sauf lors des attaques de RER) vont du coup se tomber dans les bras et, bien évidemment, “s’enrichir de leurs différences”. Pour ce qui est de l’enrichissement, je vois assez bien comment, lors de ces rencontres improbables, les pauv’ victimes de l’apartheid territorial vont s’y prendre pour améliorer leurs fins de mois. Je distingue, en revanche, moins bien ce qu’en retireront les “privilégiés” qui leur seront ainsi envoyés en pâture, si ce n’est une vue assez précise de ce que décrit la famille Le Pen depuis trois décennies. En résumé, l’Assemblée s’évertue à démontrer l’indémontrable avec l’aplomb absolu du donneur de leçon patenté. Pas de doute, avec de telles productions, nos impôts sont bien utilisés.

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… Pendant que le Sénat nous surprend

jpg_bakmailarcher-80ac3-6e54eEt le Sénat dans tout ça me direz vous ? Au risque de surprendre les amateurs d’idées libérales préconçues, le Palais du Luxembourg a produit une analyse aussi réaliste que celle de l’Assemblée est imaginaire. Pour surprenant que cela puisse paraître, Gérard Larcher — qui jusqu’ici ne passait pas pour un homme prompt à renverser les tables — est allé plus loin qu’un gaulliste n’est jamais allé sur ces questions, depuis que le Général ait expliqué doctement que s’il avait abandonné l’Algérie c’était parce qu’il ne souhaitait pas que “Colombey-les-deux-Eglises devienne Colombey-les-deux Mosquées”.

image002 2Gérard Larcher avait déjà commencé à effaroucher les chaisières en déclarant, il y a quelques semaines de cela, que : “notre capacité d’intégration est saturée, on n’intègre pas bien”. Et le chœur des vierges de crier à l’abomination, à la discrimination et autre faribolations de circonstances. Cet avant-propos, marqué au coin du bon sens, est suivi, au fil de ce rapport, d’un nombre impressionnant de constats, tous plus pertinents les uns que les autres. S’il réaffirme que l’Islam est compatible avec la République (ce qui ne mange pas de pain), il en profite pour expliquer comment doit s’organiser cette compatibilité. Accrochez vous, vous n’êtes pas (plus, pour les plus âgés) habitués à cela. Le Président du Sénat l’écrit en ces termes : “je pense l’Islam compatible avec la République, mais il faut que la République fasse avec lui ce qu’il a fait il y a 110 ans avec le catholicisme” et d’ajouter in petto “j’affirme des principes : la supériorité des lois de la République qui ne peuvent faire l’objet ni d’accommodement ni de transaction, l’égalité hommes-femmes, l’indépendance de la recherche scientifique, le droit à l’apostasie, c’est-à-dire de pouvoir changer de religion…” Vous ne rêvez pas, vous avez bien lu et lui l’a bien écrit !

 

parti-socialisteFichtre, diantre que voilà des affirmations qui tendraient à confiner tout autre que l’auteur de ces lignes, dans le camp du Mal absolu par les progressistes autoproclamés. Seulement Gérard Larcher n’est pas le premier venu. Puisque la sombre buse qui lui sert d’homologue à l’Assemblée lui a signifié son inutilité législative, le Sénateur des Yvelines a décidé de briser l’omerta. Comme le Sénat ne sert à rien, il a décidé d’en faire, pour l’occasion, le porte-parole de la France réelle. C’est habile et politiquement très bien joué. Du coup, l’archaïsme change de camps. Le roi est nu et la vision “cul-cul la praline” du vivre ensemble, défendue contre toute évidence par le parti socialiste, passe pour une grosse daube indigeste.
11060867_10153159624017088_2564924227189525350_nMais le Sénat ne s’arrête pas en si bon chemin. À propos de l’école qui rempli si bien sa mission de diffusion massive de l’illettrisme, Gérard Larcher en remet une couche à laquelle, les profs qui voient encore des élèves (ce qui exclue les syndicalistes et les députés socialistes) ne pourront que souscrire. “À force de chanter les différences, on a oublié de chanter ce qui nous unit”. “Nous assistons à une école qui vit le repli communautariste. Je ne mets pas celle-ci en cause, mais on ne peut plus y enseigner de manière apaisée l’histoire, les sciences naturelles ou le sport”. Dès lors, juge-t-il, “on a besoin que l’autorité se réaffirme”. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le Président du Sénat accélère en dénonçant l’impasse des politiques de la ville qui ont surtout conduit à l’abandon des campagnes. “Il y a aussi des gens qui ont le sentiment qu’on ne s’intéresse plus à eux, qu’on les oublie. Ils ont le sentiment d’un État complexe, lointain, normalisateur”. Il propose de faire “de la réhabilitation de cette France d’à côté un axe prioritaire d’action de l’État”, “en ne faisant plus du financement de la politique de la ville et des quartiers l’exclusive priorité”. Dire que les fonctionnaires qui nous gouvernent, tout imbus de l’autorité de l’État qu’ils soient, sont perçus dans nos campagnes, avec la même aménité (et pour les mêmes raisons) que les clowns de Bruxelles, voilà qui va miner le moral de notre zélite administrative.

10906110_10205977612859121_8074542850760984440_nEnfin là où l’autre engeance du “parti de l’intelligence” veut envoyer les énarques en ZEP, le Président Larcher suggère, lui, de rendre le service civique obligatoire (mais pas nécessairement dans les Bantoustans), pour ceux qui s’apprêtent à devenir fonctionnaires, mais aussi pour tous les candidats à la nationalité française. Arrêtons-nous un instant sur cette proposition. Elle est pleine de bon sens, car elle plonge l’apprenti fonctionnaire dans le bain de la réalité de l’intérêt général et met le futur Français en capacité d’appréhender la complexité de la communauté nationale qu’il rejoint. Dans un cas comme dans l’autre, seules les personnes motivées seront volontaires. Toute personne de bonne foi (ce qui exclut les fonctionnaires syndicalistes et les militants antiracistes) percevra le bénéfice de cette mesure. Ces bienfaits seront même décuplés en ce qui concerne les femmes. Elles s’affranchiront ainsi des tutelles masculines qui peuvent s’avérer très pesantes, particulièrement dans la seule des trois religions du Livre, dont le Prophète n’était pas juif…

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On le voit, particulièrement en cette occasion, loin d’être une institution inutile, le Sénat est la chambre où peut se produire l’inattendu. Cette prise en compte du pays réel prouve que loin d’être une source de dépense inutile, le bicamérisme permet à nos parlementaires de réfléchir. Là où l’Assemblée fait de la politique, le Sénat, lui, construit patiemment le droit. Oui, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par un collège restreint de “grands” électeurs. Oui, ils ne répondent pas directement de leurs votes devant le Peuple, ni devant le très partial tribunal médiatique. Oui, leur indépendance est étonnante dans une démocratie. Mais c’est précisément cette indépendance qui les rend indispensables, car elle les protège de la dictature de l’instant et du politiquement correct (enfin pour ceux qui n’aspirent plus à être ministres). Nous avons l’habitude de pester contre les trains qui arrivent en retard et de ne manifester qu’une indifférence polie pour ceux qui sont à l’heure. Alors que depuis des lustres notre classe politique plante, au mieux, sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir les conséquences de son incurie en matière migratoire, je pense qu’il est indispensable de manifester notre approbation quand quelques rares courageux (comme notre bon Président Larcher) osent braver les interdits. À défaut, ces “Braves” n’entendront que le concert des vertus outragées et il y a fort à parier qu’alors, rendus sourds par ces cris d’orfraie, ils finiront par passer leur tour lorsque la prochaine occasion de décrire la réalité vécue par leurs électeurs se présentera. On ne peut pas pester contre l’aveuglement de nos élus et ne pas les féliciter quand, enfin, leurs yeux se décillent.

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ET DE DEUX !

avril 2, 2015

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Voilà, c’est fait ! Une fois encore, le train des illusions socialistes s’est encastré dans le mur des réalités que ses conducteurs refusaient obstinément de voir. Ce faisant, ils perdent leurs ancrages locaux, avec une constance qui force le respect. Ces déroutes communales puis départementales, en attendant la conclusion régionale, ne sont pas neutres. Entamée après la bérézina de 1992, la lente conquête de « la France des territoires » avait permis au PS de résister à l’implosion, au soir de la défaite de la folle du Poitou, en 2007. Dans la bataille de chiffonniers homérique qui s’en suivit, Martine Aubry avait tellement bourré les urnes pour faire barrage à l’ex de son prédécesseur, qu’à côté, la guerre Fillon-Copé est passée pour une votation suisse. À l’heure où les grands féodaux socialistes se retrouvent à poil, on est en droit de se demander ce qu’il restera du PS après les Présidentielles de 2017, si Pépère mord la poussière.

Les Français sont-ils vraiment des veaux ?

ob_dc893c_votez-meuhLe consensus journalistique moutonnier veut que le pouvoir perde « systématiquement » les élections abusivement qualifiées « d’intermédiaires » par ces mêmes cuistres. Ce terme est impropre, car il s’applique au régime politique américain qui prévoit, entre autres, un renouvellement de la moitié du parlement à la mi-mandat du Président. Point de cela chez nous, ce qui permet à Manuel de faire son Bravo sur les estrades, en clamant haut et fort que « quoi qu’il arrive » il restera bien « cuté » dans son fauteuil de Premier sinistre après la défaite. Tout cela est on ne peut plus constitutionnellement correct, à défaut d’être politiquement intelligent, dans la mesure où l’Exécutif procède du Législatif et non du Conseil fut-il : municipal, départemental ou régional.

11024771_10205248952597873_5001477424220546505_nCette petite précision institutionnelle à l’usage des journalistes étant posée, intéressons-nous à cette fameuse « malédiction ». Il est exact que depuis François Mitterrand (au moins) les scrutins locaux tournent, le plus souvent, à la fessée pour la majorité parlementaire en place. Il est tout aussi vrai qu’avec des hauts et des bas — qui doivent plus au mode de scrutin qu’à la mobilisation des électeurs — les Français se tournent vers les opposants institutionnels. Il leur arrive même aussi de placer des extrémistes en tête (oh le vilain retour de la bêêête immonde que voici !). C’est généralement le cas lors des élections où ils estiment (à juste titre) que les conséquences d’un tel vote seront à peu près nulles sur leur vie quotidienne. C’est ce qui explique le succès du Front familial des Le Pen lors des Européennes (oui, je sais, l’Europe c’est important, mais comme rien ne se décide au Parlement, on peut y envoyer n’importe quel clown). Maintenant que nous avons démontré que les Français sont beaucoup moins cons que leur élite ne le pense à longueur d’ondes et de colonnes, interrogeons-nous, afin de tenter de comprendre pourquoi, les majorités nationales sont sanctionnées lors des scrutins locaux.

Malédiction du pouvoir ou juste retour des choses ?

president-des-bisousParler de malédiction est encore une manière d’éluder la question. S’en remettre à la fatalité exonère celui qui s’y emploie, de toute analyse objective des conditions qui ont présidé à la déroute en question. Pourtant, à bien y regarder, ces choses-là n’arrivent pas sans raison et si les branlées touchent aussi bien la droite que la gauche, force est de constater qu’elles ne le font pas avec la même intensité, ni de la même façon. La droite se fait déculotter là où la gauche se fait étriller. L’explication est simple. Elle tient au hiatus qui nait de la mère de toutes les batailles : la Présidentielle. C’est en effet lors de cette élection que tout se joue. La droite se fait élire en proposant des remèdes qu’elle n’applique pas, là où la gauche arrive au pouvoir en expliquant que personne ne va souffrir. La droite pèche par omission, la gauche ment sans vergogne. Les pipeaux étant de nature différente, la sanction n’est pas la même et la droite, quand elle perd, a beaucoup moins mal au cul que la gauche. Ceci étant, pourquoi les candidats à la magistrature suprême racontent-ils n’importe quoi avec tant d’application ?

10995608_1039620856066076_1080169545595616818_nMaintenant que la Présidentielle est couplée aux législatives, il semble indispensable aux stratèges de « faire rêver l’électeur » (c’était déjà le cas avant, mais il y a aujourd’hui, du fait de cette réforme inepte : 577 candidats à la députation qui comptent sur le vendeur de vent en chef pour parvenir à leurs fins). Du coup, tout est bon pour appâter le cochon et, plus la situation est difficile, plus le bobard est gros. Regardez Hollande en 2012 : « lui Président » n’a reculé devant rien. Tout autre que « lui socialiste » se serait fait traiter de « démago », mais là, non. Le sort de la France est fixé pour 5 longues années, au terme d’un débat biaisé par le fait que les journalistes qui le portent à la connaissance des électeurs sont de parti pris (au sens premier du terme). Entendons-nous bien, à l’étranger les journalistes ne sont pas plus objectifs que chez nous. Ils sont juste plus divers dans leurs engagements partisans. L’absence de diversité d’opinion dans la presse française concourt puissamment à cette gigantesque arnaque qui a consisté à faire croire aux Français que le problème était Sarkozy (et que seuls les riches paieront, que la seule ennemie c’est la finance, etc. etc.).

UMPS

4266223759Si la droite, en n’engageant pas les réformes promises, déçoit ses électeurs lorsqu’elle est aux responsabilités, la gauche, elle, exaspère les siens en faisant le contraire de ce qu’elle a dit, une fois parvenue au pouvoir. La droite ne l’est vraiment que dans l’opposition et les socialistes ne sont jamais autant de gauche que quand ils espèrent remplacer la droite. S’en suit un improbable brouet idéologique qui fait les délices du Front national sous le terme simple, mais furieusement parlant « d’UMPS ». Cependant, à y regarder de près, l’ampleur des récentes défaites socialistes ne s’explique pas seulement par la déception de ses électeurs, mais, aussi par une prise de conscience, dans le pays, de la nécessité de mettre un terme au « modèle français » qui consiste surtout, à ne jamais faire les réformes que la situation exige. Les électeurs sortent doucement du consensus mou. Contrairement à ce que croit Bayrou, la France ne souffre pas tant de l’absence des centristes que de la mise en œuvre de leur pensée émolliente depuis de trop longues années.

10347235_10205895305761107_148766594336644595_n En effet, le « surmoi » centriste veut que depuis 40 ans : la droite pose le diagnostic et ne met rien en œuvre pour y remédier, alors que la gauche se propose de diaboliser le thermomètre pour éviter qu’il ne serve à prendre la température. Dans les deux cas, personne ne fait rien et l’état du patient se détériore. La hausse vertigineuse des impôts que nous subissons depuis 5 ans n’a rien résolu de nos maux, elle a juste permis à l’État de continuer à payer ses fonctionnaires. Les efforts considérables consentis par les Français n’améliorant pas leur situation, leur irritation monte et les médias de s’interroger sur le sens de cette colère. Le score ridicule de l’histrion Mélanchon prouve, au moins, que les électeurs n’attendent plus rien des keynesiano-collectivistes. Les socialistes sont revenus au pouvoir avec un candidat charismatique comme un lavabo, au point d’avoir fait campagne sur le fait d’être « normal ». Il nous a vendu un « New Deal » et met en œuvre une politique à la Hoover. Les socialistes ont menti aux Français en prétendant pouvoir améliorer les choses sans effort et payent, aujourd’hui dans les urnes, le prix de ce forfait originel. En réalité, la difficulté du moment vient surtout du fait qu’à force de désillusions, les électeurs se tournent vers ceux qui, n’ayant jamais été au pouvoir, ne peuvent pas les avoir déçus : le Front national

La République nous appelle

10006593_750459081733508_4357783828522216831_nDire que les solutions économiques proposées par le FN sont ineptes est une nécessité, mais ce ne sera pas la solution, car le mal est beaucoup plus profond. Pas plus que la morale, la rationalité économique ne détournera un électeur du Front, il n’en est plus là. C’est qu’en plus d’être économique, la crise est surtout identitaire. À force d’expliquer tout par la « misère sociale », nos politiques ont oublié de s’interroger sur ce qui donne corps à la Nation qu’ils prétendent diriger. Le retour tant attendu de la croissance (qu’il conviendrait d’encourager plutôt que d’espérer qu’elle tombe du ciel) ne changera pas fondamentalement la donne, car il convient surtout de refonder notre pacte national pour remettre le pays à l’endroit.

Asterix-en-HispanieIl faut donc se donner les moyens de mettre en œuvre une politique authentiquement de droite car contrairement à ce que bêlent les journaux, nous ne l’avons plus été depuis Pompidou. Il faut, en conséquence, rompre avec cette idée — tellement moderne qu’elle est incarnée par Juppé et Duhamel — que ce pays veut être gouverné au centre. Il l’est depuis quarante ans avec les résultats que l’on connaît ! Nous devons revenir à nos fondamentaux et promouvoir la Liberté. Pour installer cette idée, il est indispensable d’en finir avec le mythe de l’Égalité, érigé en absolu totémique. L’Egalité n’est pas un nivellement, mais l’assurance de disposer des mêmes droits et partant des mêmes chances. Déshabiller Paul n’a jamais permis à Jacques d’avoir chaud, contrairement à l’adage socialiste répandu, car cette opération est tellement contre nature qu’elle ne produit que l’éparpillement des richesses au bénéfice des intermédiaires nécessaires à sa mise en œuvre forcée. En résumé : elle permet à Philibert le haut fonctionnaire d’enfiler le manteau de Paul. Pour y parvenir sans que Paul et Jacques ne se coalisent pour le rendre à la vie civile, il explique au premier qu’il est un mauvais Français, car le second à froid et popularise cet intéressant concept par l’entremise d’Évariste le journaliste et de Béatrice l’institutrice.

Pour casser la spirale populiste de l’égalitarisme, il est donc indispensable de changer les codes et ceux qui les véhiculent. Nous devrons investir massivement dans la désoviétisation de l’enseignement au moyen de l’autonomie des établissements, de la mise au placard des docteurs en pédagogies et autres « sciences » de l’éducation et par la contractualisation des personnels. Enfin, le principe de la fin de l’intervention publique dans les médias devra être une règle absolue. Lorsque les journalistes se retrouveront au chômage faute d’avoir intéressé leurs lecteurs à leurs élucubrations, il est probable que nous trouverons plus de pluralité dans la presse française.

11101230_10206464339833944_2690489626704458276_nEn France, c’est l’alliance de la plume et du tableau noir qui nous confine dans cette recherche éperdue de l’Egalité miraculeuse. Pour plaire aux éditorialistes et aux profs, il faut être de gauche dans l’hexagone et se joindre à une politique d’inspiration libérale en Europe. Il faut « s’ouvrir à la diversité du monde » et être hermétique à toutes les objections qu’elle suscite. Il faut « être intransigeant sur les valeurs de la République » et mettre en œuvre tous les accommodements raisonnables possibles, pour que les étrangers puissent persister dans l’être. Il faut être généreux avec l’argent des autres et bien cacher le sien. Il faut dénoncer l’apartheid pour mieux en assurer la mise en place effective. Bref, il faut être fils de Républicain Espagnol, avoir épousé une violoniste, faire de la com’ en toute circonstance et surtout, se comporter toujours comme si le sort du monde dépendait de la manière dont vous vous levez le matin.

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S’il est indispensable de rééquilibrer les choses en faveur de la Liberté, nous ne pouvons ignorer l’impérieuse nécessité de Fraternité que nous imposent les temps difficiles que nous vivons. Ce qui a fait la France, c’est ce triptyque républicain popularisé – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – par l’épopée napoléonienne. La Liberté a permis la formidable explosion d’énergie qui a fait la France moderne. L’Égalité (des droits) a mis en marche l’ascenseur social et l’émergence de cette classe moyenne sans laquelle, il n’est pas de stabilité politique possible. Enfin, progressivement, à mesure que les deux premiers principes de notre devise portaient leurs fruits, la communauté nationale trouvait les moyens de se réunir, pour protéger les plus faibles. Seulement, pour que la Fraternité puisse se mettre en œuvre, il faut que l’on perçoive un frère dans cet autre, dans ce voisin qui n’a en partage avec nous qu’une même citoyenneté. La Fraternité est un élan naturel en temps de guerre. Elle est plus compliquée à mettre en œuvre en temps de paix. Cet aspect a été totalement gommé depuis 40 ans au profit d’une solidarité anonyme, obligatoire et culpabilisante. Les Français ont été priés, un peu brutalement, de faire de la place à de nouveaux arrivants, sans qu’on leur laisse le temps de voir en eux des frères. Il est probable que les couleurs exotiques de ces nouveaux Français aient pu freiner, de prime abord, cette fraternisation. Tout comme, à l’inverse, il est indiscutable que la valorisation populiste de leurs différences a pu conduire certains à la partition ethnique. Seulement, les minorités ne peuvent durablement cohabiter avec une majorité qu’en adoptant ses codes. Refuser cette évolution naturelle ne peut que mener au désastre. Sans assimilation il n’y a point de fraternité qui vaille. Après nous être ouvert au monde, nous devons faire en sorte que ceux qui en sont issus deviennent Français, non pas par le seul fait du droit, mais par l’envie. C’est à cette unique condition que nous résoudrons notre crise identitaire : en inspirant le désir d’être Français. Pour ce faire il faut cesser de laisser croire que nous devons nous adapter à des habitudes de vies qui nous sont étrangères. À Rome fait comme les Romains, dit l’adage. Il est plus que temps que nous souvenions des nombreux Empereurs que nous avons donné à l’Urbs et que nous retrouvions notre romanité.

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