Accommodements raisonnables

Cyclone tropical

C’est par ces mots que nos cousins du Québec, désignent les concessions faites par la culture indigène aux mœurs allogènes au nom d’un supposé bien commun. En réalité, ce phénomène désigne maintenant le renoncement progressif des autochtones à leurs valeurs fondatrices devant les exigences toujours plus fortes des nouveaux venus. Cette évolution sémantique ne touche pas que le Canada.

A force d’accommodements successifs, d’abandons et de fuites en avant, force est de constater que l’on approche du point de rupture et que nos concitoyens en viennent à douter de la possibilité de vivre paisiblement avec des populations aux mœurs si éloignés des leurs.

Comment leur reprocher d’avoir peur, lorsque des hordes de supporters fanatiques envahissent le centre de Marseille et se mettent à tout casser sous prétexte que l’Algérie a été battue par l’Egypte lors des éliminatoires de la coupe du monde en novembre dernier ? Si l’équipe de France doit affronter les algériens en juin prochain en Afrique du Sud, la nuit du match promet d’être chaude en cas de victoire française … avec ou sans main. Au passage saluons la grande sagesse de la communauté irlandaise de France qui a su noyer sa rancœur et sa déception dans une bonne Guinness plutôt que d’exprimer sa « rage » et sa « haine » en s’en prenant, entre autre, au mobilier urbain.

Le débat sur le voile islamique ne doit pas faire oublier l’arrêt stupéfiant de la cour d’appel d’Aix en Provence qui a donné droit à des dommages et intérêts résultant d’une perte de chance à cette jeune fille musulmane qu’un accident scolaire avait privé de son hymen.

Que doit on penser d’une élite qui se refuse à commenter les émeutes de Metz  ou tout un quartier est à feu et à sang pour « venger » la mort accidentelle d’un voleur de scooter poursuivi comme il se doit par les forces de l’ordre? Il n’est plus besoins de s’interroger sur la raison de l’existence de zones de non droit sur notre territoire. Les pouvoirs publics l’organisent d’eux même en interdisant à la police de faire son métier au nom de la paix civile. En reconnaissant aux bandes ethniques des droits implicites sur ce qu’ils considèrent comme leurs territoires, la République se constitue un chapelet de bantoustans qu’il sera bien difficile de résorber pacifiquement.

La culture de l’excuse et la lâcheté de nos gouvernants nous ont conduit dans cette impasse. Ce n’est pas la bonne conscience dégoulinante de cette élite germanopratine qui tonne contre le racisme des français depuis la terrasse du Flore qui va arranger les choses. Que connaissent ils de la réalité du choc que représente la rencontre de notre civilisation avec le monde musulman en dehors de ce que la fréquentation de leurs homologues du Maghreb et leurs séjours répétés à la Mamounia leur ont permis d’appréhender.

Nous avons besoins d’un long et douloureux travail sur nous même pour passer ce cap. Il ne s’agit pas seulement et uniquement de faire évoluer les « gaulois ». Avant de songer à l’accommoder, peut être faudrait il penser à déterminer ce qu’est notre pacte national. Ce qu’il est, et pas ce que nos bien pensants rêvent qu’il soit. La majorité silencieuse n’est pas plus facile à manipuler que les minorités agissantes au seul prétexte qu’elle fait moins de bruit. Le pays d’accueil n’a pas à s’adapter aux nouveaux venus. Seule la contrainte coloniale peut conduire un peuple à se soumettre. Les choses ne nous ont jamais encore été présentées sous cet angle bien que certains le ressentent comme tel. Abandonnons ces renoncements permanents. Affirmons nos principes et acceptons celles et ceux qui les font leurs. Cessons de demander aux français de s’adapter à une évolution qu’on leur a très largement imposée.

A défaut, les lendemains pourraient être pénibles. Les vieux peuples sont comme les fleuves, lents à sortir de leurs lits. Lorsque l’on force leur nature ou qu’on leur manque par trop de considération, ils s’embrasent et se révoltent. Les signaux se sont multipliés ces dernières années. En 2002 puis en 2007, des messages clairs ont été envoyés. Rien n’a été entrepris pour redresser la barre malgré les promesses et les engagements. La puissance du politiquement correcte est telle que toute velléité de changement est étouffée dans l’œuf par la bien-pensance. Il est dangereux de toujours donner des gages aux mêmes, d’ignorer trop longtemps la volonté de ses électeurs. A force d’agir en sens unique, nos gouvernants pourraient bien réveiller le colosse qui sommeille et se prendre à regretter le temps où ils pouvaient encore améliorer les choses à coups d’accommodements raisonnables partagés.

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