Les retraites, l’Iran, la Burqa … les mécomptes du PS

Les socialistes viennent enfin, après bien des atermoiements, d’accoucher de leurs « propositions »sur la « réforme des retraites ». Plus habituée, depuis les trente-cinq heures, à la confrontation qu’à la concertation, Martine Aubry avait dans un premier temps raillé le gouvernement pour avoir ouvert le « débat » sans  avoir dans sa manche, comme elle en son temps, un projet tout ficelé à fourguer aux masses ébahies. Sans craindre la contradiction, elle s’est ensuite offusquée du manque d’écoute, lorsque les services du Premier ministre ont publiés en fin de semaine dernière leur Document d’orientation sur la réforme des retraites.

Le problème, c’est qu’à force d’attendre que tout soit sur la table, de ne rien divulguer de ses « géniales » intentions de peur que le Méchant Sarkozy ne les reprenne à son compte, on finit par endosser le rôle, peu enviable en politique, de la Grosse Buse de service.

Il faut dire que l’exercice est compliqué pour un parti dont les multiples têtes, plus ou moins pensantes, ne sont d’accord sur rien. Pour résoudre l’équation impossible on a donc décidé … de ne rien décider.

Bien sûr, la femme de l’un des avocats les plus en vue dans le monde des islamistes sait y faire en matière d’écran de fumée. Aussi la rue de Solferino accouche-t-elle d’un texte fourre-tout, comme à son habitude, dont la principale qualité n’est pas le réalisme mais l’art de ménager la Chèvre et le Chou. On  notera au passage que si personne ne s’est opposé à cet « attrape-tout » électoral, les plus pragmatiques, ou les moins démagogues, des socialistes – c’est selon – Manuel Valls, Malek Boutih et Gérard Collomb, ne l’ont pas approuvé pour autant.

Les Bonnes Recettes de Mamie Martine

Sans surprise, la Fille de son Père, nous propose … de ne rien changer à nos habitudes. Le dogme, un temps par elle écorné, du départ à 60 ans est, désormais, érigé en tabou absolu. Logiquement, donc, le projet s’articule autour de ce totem. Comme on n’allonge pas la durée de cotisation, on taxera à tout va !

Le Capital étant, comme chacun sait, l’ennemi du Travail, c’est là que se trouvent, sans aucune Méditations Poétiques pour la Martine, les gisements d’« inépuisables » ressources fiscales. Il conviendrait donc d’augmenter les « prélèvements » sur les bonus et les stock-options. Voilà une mesure qui ne mange pas le pain du bon peuple, tant le nombre des bénéficiaires est réduit. Le revers de cette médaille là c’est que, par ce fait même, cette ponction « indolore » ne résoudra pas plus le problème des retraites que « l’entaille » UMP dans le bouclier fiscal. Autant y aller franco, donc, en portant la ponction de 5 à 38 %.

La CSG sur les revenus du capital, elle, serait portée de 4 à 20 %. Présenté comme ça, tout le monde peut être pour : on s’imagine que les méchants spéculateurs et ces profiteurs de rentiers vont être mis à contribution. Erreur ! Le capital dans l’esprit des collectivistes : c’est l’épargne. Cette dernière est précisément ce qui vous reste de vos revenus quand vous avez payé vos impôts et vos factures. La double peine disparaît pour les délinquants étrangers, mais pas pour les salariés assujettis à l’IRPP. Citoyens, préparez vos assurances-vies, les féroces soldats socialistes mugissent déjà dans nos campagnes.

Comme le compte n’y est pas, on augmenterait au passage, sans avoir en avoir l’air,  de 0,5% cet impôt extrêmement populaire et social qu’est la TVA. Pour faire bonne mesure et ne pas être en reste, on augmenterait aussi les « cotisations salariales et patronales ». Le but de cette purge est de permettre le départ à 60 ans des « baby-boomers » et le maintien des privilèges exorbitants des salariés du « service public ». La « solidarité nationale entre les générations » c’est le terme socialiste pour tondre encore plus à ras ces moutons de contribuables.

La Démocratie participative rue de Solferino

Comme il faut faire mode, on nous sert une dose de « Care ». On propose une retraite à la carte avec bonus de pension pour ceux qui partent après l’âge légal « totémisé », sans préciser pour autant avec quel argent on paierait pareil dispositif. Les fonctionnaires ne sont évidemment pas les perdants de cette escroquerie : en-dehors de ceux qui bénéficient d’un emploi à vie, qui pourra avoir le nombre de trimestres suffisant pour bénéficier de ces surcotes ? On pense, pareillement, favoriser l’emploi des seniors en taxant les entreprises qui ne joueraient pas le jeu. On escompte, même, tirer 6 milliards d’euros de cette mesure. Voilà une bien curieuse conception de la pérennité des ressources fiscales. De deux choses l’une : soit cette imposition a l’effet attendu et les rentrées fiscales se tarissent, soit elle ne marche pas et on peut légitimement se poser la question de son utilité sur le long terme.

Comme toujours, on trouvera des « commentateurs » dans notre médiacratie pour louer pareilles mesures marquées du sceau de la « justice sociale ». A ce niveau de cécité, il est urgent de s’interroger sur l’orthographe qu’il convient de donner au mot « sceau » …

A force de s’opposer à tout on en devient stupide

Jusqu’à ces derniers jours, les héritiers de Jaurès nous avaient relativement épargnés en matière de politique étrangère. Ils avaient bien essayé, de ci, de là, de nous enfumer sur quelques « droits-de-l’hommeries » et autres complexes venus des « heures les plus sombres de notre histoire » mais les excès de l’Illuminée du Poitou en matière d’excuses et de contritions à destination de la planète entière les avaient, jusqu’ici, un peu refroidis dans leurs ardeurs.

Clotilde Reiss libre

C’était sans compter sur leur passion toute récente pour la transparence. Le retour de Clotilde Reiss retenue en otage par les Barbus de Téhéran leur a fournit une belle occasion de se ridiculiser. Réclamant à cor et à cris, une épée et une bassine, ils ont donné un puissant coup d’épée dans l’eau par l’intermédiaire de leur sémillant porte-parole, le toujours avenant Benoît Hamon. L’aspirant à redevenir parlementaire, en charge de la propagande, a exigé que toute la lumière soit faite sur les conditions, à ses yeux scandaleuses, auxquelles le gouvernement avait obtenu le retour de l’otage des mollahs.

Malgré les dénégations de circonstances, force est de constater que nous avons bel et bien échangé notre ressortissante contre un VRP du nucléaire et un odieux assassin. C’est regrettable mais c’est ainsi. Il semble que ce troc soit plus à mettre au discrédit de l’Iran qu’à celui de la France tant il met en lumière les méthodes de voyous des successeurs de Khomeiny. Il faut être sans vergogne pour polémiquer car, enfin, qu’elle était l’alternative ? La pureté socialiste exigeait-elle que Clothilde Reiss croupisse des années dans les geôles iraniennes pour que le meurtrier de Chapour Bakhtiar puisse continuer de purger une peine de perpétuité dont la période de sûreté était terminée et que l’on puisse extrader l’ingénieur nucléaire iranien vers Guantanamo ? Il me semblait pourtant avoir entendu les Humanistes de Solferino nous expliquer que l’Amérique était un enfer judicaire et que la perpétuité était une peine inhumaine. Ce sont ces mêmes Consciences qui poussaient des cris d’orfraie quand le Président a voulu rallonger la peine incompressible. Il est certain que ce genre de cas de conscience ne se posait pas du temps où l’invention du bon docteur Guillotin était en fonction, mais c’était avant qu’en 1981  nous ne passions « de l’ombre à la lumière ».

Voile intégral … vide sidéral

Cette gauche morale qui donne des leçons à tout le monde, n’en finit plus de se déconsidérer devant le péril islamiste. Les vieux réflexes tiers-mondistes hérités de sa jeunesse soixante-huitarde refont surface. Pour eux, l’islam ne saurait être extrémiste puisqu’elle est la religion des Opprimés, celle des victimes du Racisme Ordinaire. C’est oublier un peu vite les tendances hégémoniques de cette religion qui ne se cantonne pas à la sphère privée, comme on nous le serine à l’envie, mais qui entend, bien au contraire, gouverner les affaires du temps et les rapports entre les hommes selon ses critères exclusifs. C’est cet absolu du spirituel qui rend problématique l’assimilation des nouveaux arrivants. Le fait qu’ils aient le plus grand mal à se départir de ces mœurs moyenâgeuses rend les sociétés hôtes méfiantes à leur endroit. Nous ne nous sommes pas libérés de la tutelle des églises pour nous voir imposer celle de l’Imam du coin au nom du Respect du droit à la Différence. Prétendre que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés seraient dues au seul « racisme » des natifs est une contre vérité autant qu’une systématisation abusive dont le principe s’inspire en tout point des tares que l’on prétend combattre.

En s’obstinant à refuser cette vérité, les socialistes se déconsidèrent, en votant une simple résolution parlementaire condamnant le port du voile intégral en France, tout en refusant de condamner, par la loi, la pratique de cette coutume sectaire. Comme dans bien d’autres cas, là encore, il s’agit de s’opposer à Nicolas Sarkozy, pour le principe. Aucune alternative n’est proposée. S’en remettre à l’avis du Conseil d’Etat revient à donner du temps aux « fascislamistes » et à désespérer les assimilationnistes. Sous prétexte que nos gouvernements signent n’importe quelle convention sans en mesurer les conséquences dès qu’il s’agit de faire le paon devant trois douzaines d’apparatchiks des droits de l’homme, il conviendrait de respecter des pratiques obscurantistes ouvertement liberticides. Ce que ces « grands libéraux» de Saoudiens ne tolèrent pas à La Mecque, nos soi- disant « sages » qui conseillent si mal l’Etat en la matière l’encourageraient presque sur les bords de la Seine. Si l’on avait suivi les recommandations de cet aréopage de grands courageux, nos lycées seraient pleins de jeunes filles voilées au nom de la préservation de leur pudeur « offensée par le regard des non musulmans ».

Il n’est pas interdit d’être intelligent quand on est socialiste. Manuel Valls qui pratique le « multiculturalisme » au quotidien en est un exemple. Lui qui vient, le 18 mai dernier, à Montreuil, d’être confronté à l’expression violente de la « tolérance » des islamistes lors d’un débat organisé par l’association Ni putes Ni soumises sur le sujet, a déclaré qu’il la voterait, cette loi. Il restera une exception dans un parti qui a préféré, de tout temps, si l’on peut dire, se voiler la face. Cela étant, rien ne prouve qu’il ne fera pas école : il doit encore rester au pays des éléphants roses quelques dinosaures voltairiens qui ne doivent pas précisément porter les fanatiques du Prophètes dans leur cœur laïc.

Les socialistes ne deviendront crédibles, que lorsqu’ils auront été rattrapés par la réalité,  tant sur la fiscalité, l’économie, les relations internationales et les mœurs que sur la politique migratoire. On leur prêtera attention quand ils cesseront de vouloir mêler politique et bon sentiments, conduite des affaires publiques et moralisme à sens unique. Alors leurs programmes offriront une vraie alternative et non une succession de promesses intenables car gagées sur le vent dont on ne gonfle ses voiles que lorsque l’on est dans l’opposition. Le réalisme n’a jamais nui. Prendre les électeurs pour autre chose que des imbéciles dotés d’une mémoire de poisson rouge, non plus.

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