UNE RENTREE… DANS LE LARD

Contrairement à ce que ce sous-titre peut laisser supposer, je ne m’insurgerai pas ici, une nouvelle fois, contre le scandale des Quicks islamistes : si la Caisse des Dépôts et Consignations veut faire fortune avec la religion, grand bien lui fasse ! Cessons, pour défendre la laïcité, de mettre les pieds dans cette enseigne, et gardons pour d’autres un argent qu’il est bien dur de gagner. Préférons un saucisson vin rouge sur le zinc à un burger dégoulinant d’un gras agréé par le Mufti : cela fera le plus grand bien à nos artères. Soyons charitables, pour une fois, et transférons nos problèmes cardiaques aux barbus intégristes. Ils ont, comme tout le monde, le droit à un bon infarctus, et si en plus il est hallal…

Mon jeu de mot se référait, en fait, aux cellules adipeuses du Mammouth cher à Claude Allègre.

Toute rentrée scolaire arrive avec son lot de découvertes, d’interrogations, de revendications et d’effarements, très inégalement développés et rapportés par nos médias. En matière de marronniers, juin nous apporte notre dose de boutonneux hystériques passant un bac qu’il serait plus économique de leur donner sans condition, vu qu’il faut vraiment qu’ils y mettent du leur pour le louper.

Septembre, lui, nous amène ses cohortes de futurs incultes, menés à l’école par des parents inconscients du fait qu’en réalité ils traînent leur progéniture chérie vers l’abattoir de leurs illusions. Comme chaque année, en effet, le Moloch de l’école publique, laïque obligatoire et républicaine réclame son contingent de victimes à décérébrer, sur l’autel de ses principes pédagogiques dictatoriaux. Comme chaque année, nos bien-pensants des ondes, si prompt à nous endormir avec les poncifs susmentionnés ou à relayer les sempiternelles jérémiades syndicales sur le manque de moyens et d’effectif, sont bien silencieux quant à ce qui va être fourré dans le crâne de nos chères têtes « blondes ».

C’est que le corps du délit, commis par ce qu’il est de plus en plus difficile d’appeler « Education nationale » sans pouffer de rire, est constitué par les programmes. Depuis des années, au prétexte que 80% d’une classe d’âge devrait être titulaire du baccalauréat, on taille dans le vif : on « allège », on « adapte », bref on baisse le niveau des enseignements pour permettre au plus grand nombre d’avoir l’illusion de parvenir… dans le mur. A force de vouloir gommer les zinégalités, on les fait exploser. On élague, paraît-il, pour recentrer les élèves sur les « fondamentaux ». Il faut dire qu’un nombre préoccupant d’élèves de seconde maîtrisent très imparfaitement – pour dire le moins – le français, les mathématiques et l’anglais. Pour y parvenir sans surcharger les pauvres petits, on rogne sur la physique, l’histoire, les langues mortes et les options. Résultat, les lycées où peu d’élèves ont des lacunes dans ces « fondamentaux », maintiennent les enseignements, tandis que les autres sont obligés de les sacrifier au profit de ces viatiques indispensables. Les établissements en difficulté s’enfoncent ainsi encore un peu plus, et leurs élèves avec eux. Au lieu de reconnaître que le problème vient de la concentration des élèves n’ayant pas le français pour langue maternelle dans des zones déclarées « sensibles », et d’y mettre les moyens pour leur inculquer notre langue dès le plus jeune âge, nous nous retrouvons avec des « bahuts » poubelles qui font « contre mauvais sabir, bon cœur » en organisant la garde coûteuse de futurs chômeurs. Donner dans nos banlieues des cours de « français première langue étrangère » serait reconnaître la réalité d’une opération de repeuplement que la bien-pensance s’obstine à nier.

Le Zambèze vaut mieux que la Corrèze

Pourtant, le vernis craque et, à force de tout sacrifier au politiquement correct qui veut que « notre diversité » soit notre force, nos « pédagogues » tombent dans le communautarisme le plus cru. Cette tendance à la valorisation des différences est, à juste titre me semble-t-il, dénoncé par un nombre grandissant d’enseignants lâchés – il n’y a pas d’autre mot – par un système autiste, dans les Bantoustans qui nous tiennent parfois lieu de banlieue. On en arrive, au nom de la préservation-des-identités-multiples-qui-font-notre-richesse à une ethnicisation toujours plus poussée des enseignements.

C’est particulièrement vrai en Histoire. Cette année, au collège, Louis XIV et Napoléon passent à la trappe. Les criminels qui conçoivent les programmes considèrent que le public (comprendre : « les élèves ») ayant changé (tiens, comme c’est curieux) il convient de ne plus enseigner l’Histoire de France – trop européo-centrée – mais qu’il convient, au contraire, d’instruire les populations fraîchement débarquées, en France, sur leurs origines. Les Lumières cèderont donc la place, à l’exception naturellement de 1789, à la mise en valeur de l’apport incontesté – sauf par ce facho-de-Sarkozy – de l’Afrique à l’aventure de l’humanité. Ceci posé, sans le Roi Soleil et l’Empereur il va être singulièrement compliqué d’y comprendre quoi que ce soit, à la Révolution. Sans compter que passer de Lucy aux Royaumes zoulous et dahoméens risque d’être coton (ou arachide, toute autre monoculture faisant l’affaire).

En la matière, les démissionnaires de l’éducation rejoignent les remplacistes. Il n’est plus question, depuis belle lurette, d’assimiler les populations étrangères qui choisissent notre pays pour refaire leur vie. Nous n’en sommes même plus à tenter de les intégrer. Nous les confortons, au contraire dans leurs différences. Il ne faut plus se fondre dans la masse, il faut lui faire pendant. Il s’agit, en réalité,  de mettre en œuvre le projet fou de notre élite transnationale qui, à défaut de changer LE Peuple, a entrepris de changer DE Peuple. L’Histoire, même si elle est très mal comprise lorsqu’elle ne s’appuie pas sur de solides connaissances géographiques, permet aux individus de savoir d’où ils viennent, à défaut de prévoir où ils vont. Elle est en outre le ciment de l’identité nationale et c’est bien pourquoi elle est si violemment attaquée.

Contrairement au football : il y a trop de blancs dans l’Histoire de France

Faire intégrer à un élève que l’on s’est battu durant des siècles avant de bâtir un projet de développement commun qui garantisse la paix entre les nations de notre continent, est une tâche noble mais rude. Il convient d’expliquer les réalités physiques et les ressorts psychologiques de chaque peuple, et de ne pas passer sous silence, pour ce faire, des réalités géopolitiques qui peuvent toujours avoir des résonances contemporaines. Il est bien plus facile de faire l’impasse sur les raisons de ces conflits incessants que de tenter de les faire comprendre. Normal, dans ces conditions, de passer sous silence ces XVII et XVIIIème siècles si cruciaux pour appréhender ce qu’est l’Europe d’aujourd’hui, et de les remplacer par un salmigondis de fadaises sur l’histoire rêvée de l’Afrique. Dans la mesure où cette histoire est, dans ces contrées, essentiellement orale – à de rares exceptions qui, justement pour cette raison, ne seront pas étudiées – on ne risque pas d’être contredit par la recherche. On peut alors bâtir une fable politiquement correcte qui flattera le nouvel arrivant dans le sens du poil, tout en n’oubliant pas, bien sûr, de culpabiliser le « petit Blanc» en raison des crimes commis par ses ancêtres. Il convient de fournir une histoire métissée à un peuple que l’on veut au diapason ; même, et surtout, si elle n’existe pas.

Le continent noir a une histoire riche et passionnante mais qui ne se réduit pas au commerce triangulaire. Elle est toute aussi sombre et sanglante que la nôtre. L’égoïsme des uns s’est exprimé au détriment du bonheur des autres. Il n’est qu’à se pencher sur la chronologie du conflit entre Hutu et Tutsi pour comprendre que les deux communautés se massacrent allègrement depuis des générations sans avoir besoin d’aide extérieure pour ce faire. L’homme africain est un loup pour ses semblables, au même titre que ses homologues des autres continents. Le mythe rousseauiste du Bon sauvage n’a pas plus de réalité que son pendant tiers-mondiste : celui du méchant colon. Les maux de l’Afrique du XXIème siècle s’inscrivent dans une perspective bien plus large que ne le laissent supposer les explications simplistes en vogue actuellement. Mais qui se soucie de cela en dehors de quelques universitaires, que l’on a bien pris soin de ne pas consulter ?

Enfin, pourquoi l’Afrique et pas la Chine ? De nombreux immigrants viennent d’Asie et non d’Afrique. Il est vrai que si « les Chinois » connaissent d’énormes difficultés d’intégration liées à la barrière de la langue, celles-ci s’estompent, chez eux, en l’espace d’une génération. Leur histoire, leurs enfants la connaissent – où à défaut ils ont acquis les moyens de la connaître par eux-mêmes – et il est fort probable qu’ils soient assez rétifs à l’idée que nos « pédagogues » s’en font, du moins si nous nous basons sur le nombre relativement restreint de sinisants dans la stratosphère de la pensée pédagogique.

La grande tare de l’Histoire de France chez ces fossoyeurs de la nation, c’est qu’elle a été faite par des Blancs. Or, depuis les lois Gayssot, il est délictueux d’affirmer que les Français le seraient. Il convient donc de réformer d’urgence un enseignement aussi ouvertement raciste.

Bref, l’idée qui domine cette aberration est bien de séparer les élèves, et non d’instruire de futurs citoyens responsables de leur avenir car assurés de leur passé. Une masse d’incultes est toujours plus facile à manipuler. Moins on formera d’esprits curieux, moins les dogmes seront remis en cause. L’Eglise des premiers siècles n’a pas procédé autrement afin d’assurer son monopole sur les âmes. Elle n’eut de cesse de combattre par tous les moyens la culture païenne qui lui préexistait. Nous avons alors progressivement oublié notre héritage grec et latin : le monde classique a disparu. Les nouveaux illuminés du « village planétaire », les fous du « métissage » et les intégristes du « droit à la différence » nous précipitent vers un nouvel âge d’or de l’obscurantisme. La fausse modernité dont se parent si généreusement nos « maîtres » camoufle en réalité un retour à grande vitesse vers le Moyen-Age le plus profond.

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3 Réponses to “UNE RENTREE… DANS LE LARD”

  1. Dominique Many Says:

    pas d’accord avec toi sur le Quick « Hallal » : la seule réponse à apporter tient en une phrase : la Liberté du Commerce et de l’Industrie. L’Etat n’a pas à dicter sa conduite à Quick ou à qui que ce soit qui en ferait de même. Je ne vois pas en quoi l’ouverture de Quick hallal, ou n’importe quel commerce consistant en une offre économique ciblée, mettrait en péril le pacte laïc et républicain. Ce d’autant moins que le commerce hallal constitue un fort potentiel économique, en croissance constante et exponentielle, qui a d’ores et déjà permis de créer ou de sauvegarder des emplois. Avec cette polémique qui ne devrait pas en être une, on excite les peurs des gens, on joue sur la peur de la différence, la peur de l’Autre. D’ailleurs cela dit au passage, tous les musulmans ne sont pas des barbus intégristes et tous les barbus intégristes ne se rendent pas chez Quick. Je ne suis donc pas opposé à ce que les musulmans mangent la même merde que les non-musulmans chez Quick, mais hallal; du moment que les non-musulmans ont la possibilité de manger du non-hallal car il ne faudrait pas que sous prétexte de permettre aux uns de manger à la même enseigne que les autres, les autres se voient imposé de manger hallal comme les uns. A cet égard, j’attire ton attention sur le changement ordonné par Laurent Blanc pour l’Equipe de France de football : nous l’ignorions, mais les joueurs musulmans de l’Equipe de France avaient imposé que les buffets pris en commun, soient exclusivement hallal. Laurent Blanc a décidé d’un compromis, ménageant à la fois Gourcuff et Ribéry : les buffets ne seront plus exclusivement hallal, mais…on n’y servira pas de porc ! voilà nos cochons de l’affaire Zahia, interdits de jambon…

    Au demeurant je trouve cette règle du hallal, comme celle du casher, totalement absurde au 21ème siècle. je n’arrive pas à conceptualiser que des hommes et des femmes vivant dans le monde d’aujourd’hui, soient encore convaincus qu’un Dieu schizophrène a conçu un animal commestible, pour mieux interdire à ses créatures d’y toucher…et qu’il existerait un Dieu à ce point tordu pour ne pas se préoccuper des douleurs de ce Monde, et qui en revanche se montrerait très à cheval sur les principes alimentaires. On pourrait donc violer, tuer, soumettre, humilier, lapider, du moment qu’on mange hallal ou casher ! tout ceci est d’un risible et d’un dérisoire…

    hélas aujourd’hui le ridicule tue encore : un illuminé qui ne représente que lui-même, menace du fin fond de sa bourgade américaine, de brûler un livre appelé Coran. Et cela suffit pour mettre en émoi la planète entière ! sans doute ce que l’on appelle l’effet papillon…

    N’oublions pas (et c’est un ex-futur-curé qui te le dit) que la plupart des guerres prennent leur source dans des motifs religieux. Les hommes ne méritent pas Dieu, ils n’y ont rien compris.

    S’agissant à présent des programmes scolaires : le Préfet Vuibert, qui sévit dans le Rhône, a dit lors d’un dîner de l’association « Rhône-Alpes Diversité » auquel j’assistais : « les poemes Berberes ne seront jamais enseignés au même titre que Les Fourberies de Scapin ». Une fois n’est pas coutume, je me suis insurgé contre une vision figée, gravée dans le marbre, de la culture et de l’identité françaises. Car dire aux nouveaux arrivants qu’ils doivent s’assimiler, se fondre dans le moule du « nos ancêtres les gaulois », en faisant table rase de leurs origines et de leur passé propre, sans pouvoir rien apporter, c’est méconnaître l’essence même de notre civilisation qui s’est nourrie des différents apports de ceux qui s’y sont installés, plus ou moins pacifiquement mais le débat n’est pas là.

    l’identité est une notion tellement fluctuante qu’elle ne pouvait conduire qu’à une opposition entre les tenants de la « France éternelle », arc-boutés sur le passé, et ceux qui voient sa sociologie actuelle et qui demandent que la société soit davantage en adéquation avec celle-ci. La France de 2010 n’est pas la France d’il y a 50 ans, ni même 20 ans…
    c’est parfois difficile à admettre, mais la réalité est là.

    alors, quelle histoire enseigner ? Napoléon disait que l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs, ce en quoi il n’avait pas tout à fait tort… mais cela a t’il un sens de ne pas mettre l’Histoire en adéquation avec les réalités sociologiques de la France d’aujourd’hui ?

    le problème, tu l’évoques, est avant tout une question de programmes : pour « habiller Mouloud », on « déshabille Paul ». Comprendre : pour intégrer au programme d’histoire les origines diverses des têtes de moins en moins blondes et de plus en plus brunes qui l’étudient, on rogne sur les fondamentaux. davantage d’Afrique et moins de Louis XIV. Alors que l’on devrait bien au contraire, enseigner les deux !! Je ne veux pas d’une France « à l’américaine », ignorante de tout ce qui dépasse ses frontières et du monde qui l’entoure. je frémis de constater que les élèves américains ne savent pas, pour la plupart, où se situe cette France qui leur a pourtant donné La Fayette et fondé la Nouvelle Orléans… de même nos cancres français doivent ils avoir une vision globale de l’histoire du monde, quitte à rajouter des heures de cours (nous sommes les recordmen du monde des jours de vacances…). La Révolution ET la traite négrière, sans occulter d’ailleurs le rôle des populations locales dans cette dernière. C’est ainsi que nous pourrons non pas cultiver les différences en maintenant sagement à l’écart une partie toujours plus grande et plus revendicative de notre population, mais faire en sorte que nous formions une vraie nation, qui se retrouve dans une histoire et des valeurs communes, et qui ait pour aspiration ce qui constitue l’alchimie indispensable à l’existence d’un pays : la volonté de vivre ensemble, un destin commun. ensemble, et pas les uns à côté des autres, repliés sur soi et sur sa « communauté » et ses particularismes. Mais est-ce vraiment possible ?

    • marcsuivre Says:

      Tu ne m’as pas bien lu sur le Quick. Je ne réclame aucune intervention de la puissance publique qui a bien d’autre chats (entre autre) à fouetter. Je suggère de boycotter ces imbéciles qui tentent de faire du pognon en flattant le barbu dans le sens du poil.

      Pour le reste mon brave ami, j’ai passé une partie de ma jeunesse en Afrique où l’enseignement quoique en lycée français était adapté aux conditions locales. J’ai donc appris la géographie et l’histoire africaine ainsi que l’histoire de France. C’est vrai qu’en ce temps là on bossait un peu au lycée. Il n’en demeure pas moins qu’à Rome, il fallait faire comme les Romains. Nous raconter des balivernes sur Shaka Zulu au prétexte d’intéresser l’auditoire est un véritable scandale. Je n’ai rien contre l’enseignement de l’histoire africaine … à Dakar. Ils ont choisit la France, c’est bête mais c’est comme ça, ils doivent apprendre l’histoire du pays dans lequel ils vivent pas celle du pays qu’ils ont quitté.

      Quant à ton Préfet, il a parfaitement raison. Même si elles doivent être enseignées, les poésies Berbères ne peuvent l’être au même titre que les fourberies de scapin car elles ne sont pas constitutives du fond de la culture et de l’identité française. Ce qui ne veut pas dire qu’elles n’ont pas leur place ni qu’elles n’apportent rien à cette culture. Juste qu’elles sont minoritaires et ont vocation à le rester. Colombey les deux Eglises ne deviendra pas Colombey les deux Mosquées.

      Je te souhaite néanmoins une bonne reprise et de fructueuses affaires 🙂

  2. Une rentrée dans le lard… « Francaisdefrance's Blog Says:

    […] et source: https://marcsuivre.wordpress.com/2010/09/09/une-rentree%E2%80%A6-dans-le-lard/ Laisser un […]

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