UNE JEUNESSE FRANÇAISE

 

Le mouvement social contre les retraites, que les Cassandres nous prévoyaient immense, s’essouffle. Les professionnels de la désinformation ont beau y mettre toute la force de leurs « convictions » multiples, rien n’y fait, le soufflé retombe. Notre pays se fait une raison, il va bien falloir travailler plus longtemps. Cette perspective, effrayante pour tout « progressiste » qui se respecte, doit être vigoureusement combattue. A l’apathie d’une France résignée doit donc logiquement répondre la flamme de la jeunesse.

Qui donc est foutu quand « la jeunesse est dans la rue » ?

Lorsque tout est perdu, les « forces du bien » font donner l’artillerie : les jeunes. Cette espèce de manifestant est si particulière à la France qu’elle vaut le coup que l’on s’y arrête un instant. Tout d’abord, qu’est-ce qu’un « jeune » ?

Le jeune, c’est ce que l’on sort du chapeau quand on est à court d’arguments, ou lorsque l’on n’arrive plus à convaincre personne. Tout juste sorti de l’œuf, le jeune est vierge de toute expérience et partant, de toute conviction :  il est donc, en cela, aisément manipulable. C’est d’ailleurs à cela que s’emploie,  dès son plus jeune âge, une horde de « pédagogues » obligeamment rémunérés par nos impôts pour lui farcir la tête avec les lubies les plus farfelues en vogue à l’extrême gauche. Une fois formé, le petit « garde rouge » pourra servir dans toutes les tentatives « progressistes » pour imposer de force un monde meilleur… pour ses aînés. Comme il symbolise l’avenir, on peut tout lui faire endosser, bref il est la justification de toute lutte. Dans le cas qui nous occupe, le problème c’est que le jeune crétin qui manifeste aujourd’hui, c’est aussi celui qui payera demain les emprunts faits sur son dos par ses bons à rien de parents ou grands parents, pendant tout Le temps qu’auront duré leurs gabegies. L’avenir de nos retraites, c’est lui : et c’est bien là que le bât blesse.

Ce qui est très remarquable dans l’irruption de la « jeunesse » dans la contestation de ce que le gouvernement prétend, sans rire, être une « réforme des retraites », c’est l’âge des « jeunes » qui se jettent dans la bataille. Il ne s’agit pas d‘étudiants, soutiers traditionnels des délires socialistes, mais de lycéens.

Si la manipulation porte sur les boutonneux c’est que leurs aînés ont, après le Biactol, découvert qu’ils pouvaient se servir de leurs neurones. Pas un étudiant, sérieux, n’achètera le mythe malthusien cher aux socialistes et que reprennent en chœur les décérébrés en attente du bac : que reculer l’âge de départ à la retraite, ce serait faire moins de place aux jeunes sur le marché du travail.  Il faut être à peine tombé du nid pour croire encore à ces fadaises-là. Si cette corrélation existait ailleurs que dans l’esprit brumeux des professeurs  « d’économie » du secondaire fidèles lecteurs de Libération et Télérama, nous n’aurions pas le plus fort taux de chômage des moins de 25 ans de toute l’Europe, tout en ayant l’âge de départ en retraite le plus bas.

En vérité, si l’on trouve tant de lycéens dans les cortèges, c’est qu’ils sont vraiment les seuls à être manipulables à ce point, et cela en dit long sur la réalité de la « mobilisation ».

L’inavouable querelle des chiffres

Selon que les estimations sont fournies par la police ou les syndicats, le nombre des « batteurs de pavés » varie du simple au triple. Si les journalistes ne tiraient pas des conclusions hasardeuses de ces chiffres de participation quant à la « vitalité » du mouvement, cela n’aurait guère d’importance. Or, nos médias conditionnent le succès des revendications  au nombre des manifestants qui les portent. Les chiffres deviennent donc déterminants car c’est  par eux que passe la manipulation de l’opinion. Lors des cortèges du mardi 12 octobre à Paris, les syndicats ont dénombré 300 000 participants, la police 89 000 et Médiapart, dont les amitiés avec le pouvoir sont de notoriété publique depuis l’affaire Bettencourt : 76 000.

Si maintenant les « camarades » journalistes sabotent le mouvement en « donnant » encore moins de manifestants que la police, il y a de quoi « désespérer Billancourt ». Il convient donc de réagir et de faire descendre les pubères dans la rue. La boucle est bouclée.

La France pays des Droits de l’Homme … pré-pubère :

Vu de l’étranger, l’irruption dans le débat des retraites de nos chers lycéens a de quoi surprendre. Des gamins à peine sortis des jupes de leurs mères auraient une idée suffisamment précise de leur avenir pour prétendre avoir voix au chapitre. Alors que ces braillards n’ont aucune idée du métier qu’ils vont exercer, ils savent déjà à quelle retraite ils vont pouvoir prétendre. Penser à la fin de sa vie avant de l’avoir commencée voilà qui s’appelle être prévoyant. Si l’on continue sur cette pente-là, d’ici peu les conventions-obsèques vont se multiplier dans le Primaire…

Il faut dire que, depuis le temps que l’on place nos gamins au centre du monde, ils ont fini par se prendre au jeu. On nous abreuve en permanence de leurs droits, tandis que les seuls devoirs qu’ils connaissent, encore que très imparfaitement chez certains, sont ceux qu’on leur demande parfois de faire à la maison en rentrant de l’école. Il ne faut surtout pas traumatiser les petits chéris de peur qu’ils ne deviennent psychopathes (ou libéraux !). Il est amusant de voir, alors que l’on n’a jamais pris autant de précautions pour les protéger de tout, que les militants d’ultra-gauche, qui en ont théoriquement la garde lorsqu’ils franchissent les portes de l’école « laïque, obligatoire et républicaine », les précipitent aussi allègrement dans les rues.

Pax socialista

En réalité, les plus déterminés des syndicalistes et les plus cyniques de nos politiciens se rejoignent pour faire de ces petits moutons de la chair à canon. C’est en toute connaissance de cause qu’ils les poussent à l’action, avec le secret espoir que l’un d’entre eux sera la victime d’une bavure policière qui contraindra le gouvernement à abandonner son texte. Avec ses complices du parti socialiste et les morts-vivants de l’ultra gauche, la FSU ne demanderait vraiment pas mieux qu’un nouveau Malik Oussekine.

A l’aune de ces calculs, on comprend mieux les délires mystico-religieux de Sainte Ségolène de Poitiers ou les appels compulsifs de la mère Martine sur le thème de la paix sociale et des risques d’affrontements. Nos deux commères prennent date. Qu’un acnéique vienne à périr sous les coups d’un CRS qui en aura plein le dos de recevoir sa cinquième poubelle enflammée, et nous verrons les deux harpies rivaliser de jactance sur le thème du « je vous l’avais bien dit ».

Malheureusement pour ces charognards, si une chose fonctionne encore bien en France, c’est la police. Contrairement aux élucubrations des gauchistes, nos forces de l’ordre sont douées d’une solide maîtrise de leurs nerfs et les accidents sont extrêmement rares rapportés à la violence dont usent quotidiennement à leur endroit les plus extrémistes des manifestants qui n’ont, eux, rien de pacifique.

Alors que même les forçats du rail lâchent la rampe, que les privilégiés de chez Total tentent de nous rejouer Germinal, le mouvement s’essouffle.  Les sondages bidonnés ne parviennent plus à mobiliser une opinion qui si, elle ne se réjouit pas d’avoir à travailler plus longtemps, n’en voit pas moins l’inéluctabilité de cette mesure. En désespoir de cause, on s’en remet aux plus jeunes pour tenter de faire reculer le gouvernement. Il est d’ailleurs très paradoxal de voir ceux qui vont se faire plumer défiler main dans la main avec les responsables du hold-up dont ils vont devoir payer les conséquences leur vie durant. Ces choses là ne se voient qu’en France : c’est sans doute cela l’exception culturelle.

 

 

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3 Réponses to “UNE JEUNESSE FRANÇAISE”

  1. Richard Says:

    reMARCable ;o) … As usual !

  2. Lexington Says:

    Très bon! J’aurais souhaité le republier sur Contrepoints.org avec votre accord, est-ce possible?

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