CHRETIENS D’IRAK ET CRETINS DE FRANCE

 

En Irak, spectaculairement,  mais hélas aussi un peu partout au Moyen Orient, on s’achemine,  doucement mais sûrement,  vers la fin du christianisme.  Non que les Coptes et autres Syriaques aient soudain décidé de se convertir en masse, bien au contraire.  Alors qu’ils somment l’Occident  d’en finir avec « l’islam des caves », les tenants de la « Religion d’Amour, de Tolérance  et de paix » qui domine en ces contrées ont simplement décidé que les infidèles n’avaient plus leur place parmi eux.

La fable de la bienveillance islamique

S’il est un conte plaisant, très en vogue dans les milieux interlopes de l’intelligence mondialisée, c’est bien celui de cette « tolérance » des musulmans. A croire les propagandistes acharnés de cette fiction, le haut degré de civilisation des partisans de Mahomet les mettrait à l’abri des tentations,  si chrétiennes,  d’intolérance et de persécution à l’égard de tout ceux qui ne prient pas comme eux.  L’attentat en plein cœur de la Cathédrale de Bagdad,  les assassinats de prêtres en Turquie,  la chasse aux missionnaires en Kabylie,  tout comme les condamnations à mort pour cause de blasphème au Pakistan,  auraient pourtant dû ouvrir les yeux des plus béats zélateurs de ces si admirables pacifistes Barbus.

La réalité, c’est que nous assistons depuis quelques années à une chasse organisée au chrétien,  qui a pour but de rendre « religieusement purs » les pays musulmans.  La si fameuse « communauté internationale » a même un nom pour ce type de comportements.  Il se trouve cependant peu de grands esprits pour  dénoncer des agissements, si contraires à « l’idée » que l’on se fait généralement de l’Homme. Qui osera appeler un chat un chat  et nettoyage ethnique  l’élimination des chrétiens d’Orient ?

Deux poids et deux mesures

C’est que l’expression n’est pas neutre ! Lorsque dans les années 90, les  Serbes se trouvèrent confrontés à la montée des tensions religieuses dans les ruines de l’Etat Titiste, ils  procédèrent selon une méthode éprouvée de longue date dans les Balkans (comme partout ailleurs depuis des siècles) : l’épuration ethnique.

Il convenait alors de redonner une cohérence territoriale et religieuse à un patchwork mal taillé. Seulement voilà, les grandes âmes anglo-saxonnes qui venaient de casser de l’irakien avec la bénédiction des pétromonarchies du golfe ne l’entendirent pas de cette oreille. Elles rameutèrent le ban et l’arrière ban de leurs affidés au nom de la défense des minorités religieuses « injustement opprimées » et bombardèrent Belgrade en cassant du Slave (et du Chinois au passage mais là, c’était une erreur).

En nous joignant à cette « opération de police » au nom de la pensée correcte, nous avons participé au démembrement de notre plus vieil allié dans la région. Nous le faisions pour le principe,  car nous ne pouvions tolérer qu’un homme fût persécuté en raison de sa foi ; héritage des « années sombres de notre histoire » oblige. Pourtant, les troupes que nous engageâmes alors en Bosnie puis plus tard au Kosovo revinrent toutes avec le même message : « nous nous trompons d’ennemis ». La Grande Muette étant ce qu’elle est et la presse « libre » aussi, nos dirigeants ont fait ce qu’il convient de faire en pareil cas : les sourds.

Et maintenant que les chrétiens d’Orient sont  exactement dans la même position que les Bosniaques et autres Kosovars d’hier, que faisons nous pour leur venir en aide ?

Rien, puisqu’ils ne sont la cible que

« d’extrémistes qui ne sauraient être confondus avec la grande majorité des musulmans ».

En réalité, le tort des Serbes est d’avoir eu un Etat pour organiser les choses. Ils se seraient contentés d’actes perpétrés par des « groupes de terroristes incontrôlables  et fanatisés» à l’encontre de leurs minorités religieuses qu’ils seraient encore chez eux au Kosovo.  Elle a bonne mine, la « communauté internationale » avec ses grands principes qui ne sont en définitive applicables qu’à ceux qui veulent bien se les laisser imposer.  L’universalisme si cher à l’Occident en prend encore un coup.  Avec pour conséquence que les seuls que l’on puisse impunément ratonner en ce bas monde, sont précisément ceux qui croient à l’universalité de l’Homme : les chrétiens.

Ces Crétins  qui font des histoires en croyant la faire

En France pendant ce temps là, on débat du sexe des anges et on en vient à s’interroger sur le fait de savoir s’il est bien convenable d’accueillir aussi ouvertement  les chrétiens persécutés.  C’est vrai qu’il est tellement plus noble d’ouvrir nos bras à toute la « misère du monde » qui n’a qu’une hâte,  une fois installée chez nous : celle de se doter, entre autre, des lieux nécessaires à l’expression de cette foi si pacifique qui leur tient lieu de mode de vie. Bien sûr tous les musulmans ne sont pas intégristes, mais à force de tout lâcher on en vient à désespérer précisément ceux qui ont embrassé avec enthousiasme nos valeurs de liberté et de laïcité. La foi est une affaire privée qui n’a jamais provoqué autre chose que des catastrophes lorsqu’on l’a agitée en public. Il y a des églises et non des mosquées dans chaque village de France, ben c’est comme ça ! On ne va pas passer notre temps à s’excuser des racines que nos gouvernants n’évoquent que du bout des lèvres, pour un bénéfice nul puisque cette négation, ne règle rien aux problèmes d’intégration de populations qui la refusent. La capacité qu’ont nos élites à se faire botter le cul, tout en en redemandant, est proprement stupéfiante.

Nous en avons l’illustration avec le débat qui depuis la rentrée et en dépit, ou peut être à cause, des spasmes d’agonie de la France protégée, agite le petit monde de la pensée unique autours des projets culturels de la Présidence.  Nicolas Sarkozy, comme ses prédécesseurs, est pris du complexe de Pharaon et souhaite laisser une empreinte muséographique de son règne. Dans ce domaine, au moins avait-il annoncé la couleur, puisque durant sa campagne il avait fait part de son souhait de voir se créer un Musée de l’Histoire de France.

Les échéances se rapprochant, le projet prenant forme, « l’intelligence académique » s’émeut des projets du « grand » homme. C’est que, pour les fossoyeurs de la Nation qui prospèrent depuis la fin de la dernière guerre mondiale,  sur sa négation,  une pareille institution serait un blasphème.  A les lire et surtout à les entendre (la critique du Président provoque immanquablement vers son auteur la pousse d’une forêt de micros), ce projet est porteur du vice suprême : celui de l’Histoire officielle.

On l’avait bien vu au travers de la révision des programmes d’histoire au collège : il convient de lutter contre un tel fléau.  On enseignera donc les apports de Shaka Zulu à la grande saga de la cohabitation pacifique entre nomades et sédentaires, pendant que l’on passera à la trappe Louis XIV et Versailles. On discutera des mérites comparés de Napoléon et de Hitler tandis que l’on nous présentera les vertus de la conquête musulmane,  injustement rejetée pour des motifs odieusement racistes par ce fasciste de Charles Martel.

Un musée de l’Histoire de  France, vous n’y pensez pas ! C’est le retour de l’ordre moral, c’est le spectre de Vichy,  c’est la mort de l’esprit critique…  et, surtout, de toutes les lucratives bondieuseries tiers-mondistes que l’on publie ces derniers temps sous prétexte d’ouvrir notre histoire au monde. Notons au passage que ces envolées lyriques contre les initiatives historiographiques de notre actuel Président n’ont pas eu cours lorsqu’il s’était agit pour son prédécesseur,  de donner dans l’air multiculturel du temps, en nous pondant,  son pourtant très officiel Musée de l’Immigration à la Porte Dorée.  On a les indignations que l’on peut et surtout que l’on doit, lorsque l’on a fait profession de penser.  A manquer de « sens critique » dans le sens autorisé,  on risque vite de ne plus pouvoir très bien vivre de son « art ».

Martine se rend avec armes et « convictions » au BHV

En attendant, dans le camp du Bien, c’est l’effervescence.  Alors que Sarkozy cherchait à nous « surprendre » en ne changeant rien à son gouvernement, les socialistes accouchent  de deux cents propositions  qui feraient passer les cent dix de Mitterrand pour un parangon de mesure  et de sérieux politique. Ce qui vient de se jouer est très sérieux, bien plus que le pseudo remaniement, et le virage du PS vers son ultra-gauche n’est que le début de la Nuit des longs couteaux sociales.

Personne n’est oublié dans le Bazar de l’Hamon Virulent : de la baisse imposée des loyers à l’augmentation des salaires pour les « précaires, en passant par l’allocation-autonomie pour le « djeune » ; du droit de vote des étrangers à la fin des « contrôles au faciès » pour les « minoritézopprimées », il y en a pour tous les goûts.

En matière de mœurs rien ne les retient plus on plus,  quoique… S’il va de soi que le « mariage » homosexuel sera reconnu  et l’adoption par un couple de même sexe favorisée,  en matière de prostitution ils en reviennent à la vieille pudibonderie marxiste  puisque c’est le client qui,  s’imaginent-ils,  sera pénalisé. On attend avec impatience la mise en pratique de ce type de mesures destinées à « libérer les femmes de l’exploitation sexuelle »,  dans les endroits connus pour l’abondance des « travailleurs du sexe » comme la Porte Dauphine ou le Bois de Boulogne — quoique,  là,  ça peut parfois prêter à confusion : attention, Benoît, dans ce genre d’affaires on peut vite passer des bonnes intentions  à l’odieuse « stigmatisation d’une communauté comme aux heures les plus sombres de notre histoire ».

Le plus drôle dans tout ça, c’est que les mêmes nous expliquent que,  lorsqu’il s’en prend aux Roms  le gouvernement caresse éhontément son électorat dans le sens du poil.  Benoît Hamon, lui, avec ses « propositions pour l’égalité réelle »,  ne saurait avoir pareilles arrières-pensées démagogiques. Pensez donc ! C’est un homme de bien puisque il est socialiste. Il se contente donc de dénoncer  les riches comme responsables des malheurs des pauvres. Il ne s’en cache pas et son approche de la question est binaire:

« Notre conviction est que la mobilité dans la hiérarchie sociale sera d’autant plus facilitée que les barreaux de l’échelle sociale seront proches les uns des autres ».

C’est comme pour les 35 heures : il s’agit,  selon les bonnes recettes socialistes,  de répartir la pénurie.  Et retirer des barreaux à l’échelle,  n’est-ce pas le plus sûr moyen de ne pas donner aux gens l’idée saugrenue d’y monter ? On peut aussi, dans le même ordre d’idée les scier,  ou carrément,  la retirer, l’échelle : comme ça,  plus de problèmes.

L’enthousiasme mesuré des moins stupides de ses « amis» ne l’émeut pas.  Peu lui importe les « mous du genou » : au matin du grand soir, les traîtres seront pendus,  et ce ne sont pas ces Menchéviks de Strauss-kahniens vendus à la finance mondialisée et apatride qui retiendront le bras vengeur du prolétariat.

Lorsqu’on lui fait remarquer que certains de ses projets sont, pour le moins irréalistes, le Cave se rebiffe, et ses partisans d’expliquer que tout est une affaire de volonté politique, l’Etat étant précisément là pour contraindre… CQFD !

Il n’y a plus qu’en France que l’on élève ce genre de basse-cour. Encore quelques années d’opposition comme cela et les Socialistes vont nous ressortir le programme de Pol-Pot. Il ne reste qu’un petit effort à fournir et plus aucun Barbu ne voudra venir s’installer dans notre paradis soviétique retrouvé.  Ce n’est pas leur but, mais ce sera probablement la seule conséquence heureuse de leur arrivée au pouvoir.

 

 

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Une Réponse to “CHRETIENS D’IRAK ET CRETINS DE FRANCE”

  1. Obrecht Says:

    Trop rares, les commentaires relatant la vérité.

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