PEUR SUR LA FRANCE

Dix ans après les Etats-Unis, huit ans après L’Espagne et six ans après l’Angleterre, c’est au tour de la France d’être frappée par la barbarie nazislamiste. Après avoir, nié l’existence du problème posé par la montée du radicalisme islamiste dans la société française, puis ensuite,  avec la même énergie, prôné des « accommodements raisonnables » au nom de l’irréversibilité du phénomène, les élites aveugles qui nous gouvernent ont dû se rendre à l’évidence : la France est aussi une cible. Le problème c’est qu’ à l’exception peut-être du Royaume Uni, l’importance de la communauté musulmane dans notre pays, donne à ce phénomène une toute autre résonnance que chez nos compagnons d’infortune. C’est qu’après avoir abandonnés les Harkis pour éviter que Colombey les Deux Eglises ne devienne Colombey les Deux Mosquées, nous avons ouvert les vannes à l’installation d’une immigration économique qui considérait la France comme une ressource et non comme un espoir. Bref, nous avons tourné le dos à ceux qui nous faisaient confiance pour ouvrir les bras à ceux qui se défiaient de nous. Bien que l’on nous explique le contraire à longueurs d’ondes, cette tragédie sanglante va peser de tout son poids sur la fin de la campagne et par delà, sur le prochain quinquennat.  Revue de détail de ces conséquences en chaîne.

Un boulevard à droite

Bien sûr tout le monde pense que Marine Le Pen tirera le meilleur parti de ce drame national. Il faut dire que la petite entreprise familiale n’a eu de cesse d’annoncer la venue de ce type de tragédie, sous les quolibets des bien pensants. Maintenant que le « fantasme » s’est réalisé, difficile de ne pas se rappeler des prédictions apocalyptiques du menhir breton qui, sans note, haranguait les foules inquiètes, sur la montée de « l’anti France ». La chance relative des professionnels de l’enfumage, c’est que ce n’est précisément plus Jean-Marie Le Pen qui tient l’article, c’est sa fille. Si la filiation ne peut être niée – et pour cause – la fille souffre, à un degré moindre certes, du même problème que Sarkozy : la copie est toujours moins bonne que l’original. Le paradoxe est moins relatif qu’il y paraît. Depuis le début de la campagne, sure de sa prééminence sur le credo de l’immigration, Marine a délaissé ce fond de commerce qu’elle pensait acquis, pour faire dans la surenchère Etatiste avec Mélanchon. On ne l’attendait pas à pareille fête et il faut bien reconnaître qu’elle n’y excelle pas. Cette course à l’échalote marxiste avec le Hugo Chavez de l’Essonne a dérouté nombre de ses partisans et a surtout permis à Nicolas Sarkozy de redevenir audible, sur les questions identitaires, qu’il avait pourtant largement délaissées depuis 2007.

Seulement voilà, cette folle semaine toulousaine, a permis au Président de glisser de l’audible au crédible, sur une thématique revenue sur le devant de la scène, avec la violence d’un boomerang dont on avait pourtant mis beaucoup d’énergie à se débarrasser. Servi par les circonstances, il est apparu comme le père protecteur de la nation, rallumant instantanément les images subliminales qui font sa geste depuis 20 ans. La légende de « Super Sarko » est née un jour de mai 1993 à la maternelle de Neuilly et n’a cessée, depuis, de s’enrichir au gré des évènements et des postes occupés par son bénéficiaire. En dépit des efforts de ses adversaires pour imposer la contre image du Fouquet’s et autre « casse toi pauv’con », la statue du commandeur n’est jamais partie bien loin dans l’inconscient collectif. Le Président s’est arrêté de faire campagne, il a décrété l’état d’urgence et l’appareil d’état a répondu à la perfection. En quarante huit heures, le meurtrier était identifié, cerné et au final neutralisé. Veni, vidi, vici … Difficile de faire mieux.

Un magnifique piège à cons

S’il faut être à la masse comme Eva Joli pour voir dans ces évènements une mise en scène présidentielle, force est de constater que les équipes du Président ne sont pas restées inactives. Le tour de force ne vient pas tant de l’épilogue que des fuites sur les débuts de l’enquête.

Le gang des donneurs de leçon

Alors que le Président et son Ministre de l’Intérieur répétaient, contrits, au soir de la tuerie de l’école juive, que les enquêteurs ne privilégiaient aucune piste, manière de laisser croire qu’ils n’en avaient guère, d’aucuns laissaient filtrer des informations concernant certains suspects au profil bien particulier. Alors qu’en réalité l’on commençait à cibler Merah, les parachutistes chassés de l’armée pour sympathies néonazies supposées, étaient jetés en pâture à tout ce que la bien-pensance compte de chiens de Pavlov. Le contre feu était parfait tant il soulageait les consciences immigrationnistes. Ce qui s’est passé après est très révélateur des conditionnements politiques de ce pays. Alors que tout le monde, dans le contexte actuel, penche spontanément, après la tuerie de l’école, vers la piste islamiste, la simple évocation de la « peste brune » permet au déconomètre de se remettre en marche. Ainsi, à des degrés divers, trois poids lourds de la présidentielle se sont-ils laissés abusés par cette fiction, au point de jouer les Cassandre, fort mal à propos et de perdre ainsi en crédibilité ce qu’ils espéraient gagner en bonne conscience. Face à la connerie à ne pas faire, il n’y a pas que le journaliste qui dégaine sans réfléchir, le politicien à la ramasse, aussi !

Le plus touché par cette précipitation est sans conteste François Bayrou. Tel un joueur compulsif devant un tapis vert, il a tout misé sur le noir. Les prières pour les morts n’étaient pas encore dites que Saint François de Pau pourfendait déjà les pensées impures et stigmatisait les intentions malignes sur sa droite :

Oupss

“On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. Nous ne savons rien sur celui qui a perpétré cette tuerie, mais nous sentons bien que cela n’est pas sans lien avec une certaine évolution de la France”  (sic !)

Au lendemain de cette saillie toute en nuance et très « Union nationale », Mélanchon et Hollande ne craignaient pas d’en rajouter une louche, sur le vilain populiste du Faubourg Saint-Honoré, qui flatte les plus vils instincts de l’électorat. Les mots qui font mal, la viande hallal, la vulgarité, bla bla bla,  on connaît la suite … Quelques heures plus tard, le facho étaient en fait un islamiste et la belle construction sur « le ventre encore fécond de la bête immonde », pouvait rejoindre la poubelle du prêt à penser dont elle n’aurait jamais dû sortir. Si tout ce petit monde avait été aussi dépourvu de préjugés qu’ils aiment à nous le faire croire, ils eussent ainsi évité de passer pour des cons.

Un avant goût du Hollandisme en action

Il faut dire que les images de la semaine écoulée sont très cruelles pour François Hollande. Celui que les sondages ont installé depuis des mois à l’Elysée le 7 mai prochain, est apparu comme le premier de la classe qui voit un concurrent lui ravir le cœur de la Maitresse. Il a passé son temps à courir après le Président de la République, en s’obstinant à ne pas comprendre qu’il ne l’était précisément pas encore, lui même, Président. Cela a donné des scènes surréalistes comme ce « twitt » envoyé par Manuel Valls en plein office religieux à Notre Dame de Nazareth, pour rassurer le Peuple de gauche sur la participation effective de son champion aux « réjouissances ». Le puéril le dispute à l’abject. Dire qu’au jeu des postes répartis avant que les Français aient votés, ce cuistre est supposé devenir le successeur de Claude Guéant à l’Intérieur… A défaut d’un grand flic, au moins aurons nous avec lui, un nouveau Léon Zitrone au poste de ministre des cultes.

Les images sont cruelles donc. En France la publicité comparative est interdite. Pourtant, cette semaine nous avons vu, durant les cérémonies d’hommages, ce que pourrait être une présidence Flamby. Le contraste entre le vrai Président et celui qui joue à l’être, avant d’avoir été élu, était saisissant. Si une présidence « normale » consiste à avoir l’air emprunté et constipé face à des gamins au garde à vous dans le préau d’une école du Pré-Saint-Gervais, l’anormalité va connaître un regain de sympathie inattendu.

Ce qui doit changer

En vérité, la rage meurtrière de Mohamed Merah, la nature ignoble de ses actes et la froide cruauté avec lesquels, cet illuminé a commis ses crimes, ont profondément frappé l’imagination des Français. Abattre « courageusement » des militaires dans le dos, tirer sur un père et ses enfants à l’entrée d’une école, poursuivre une fillette de 7 ans, la tirer par les cheveux pour lui loger une balle dans la tête, témoigne du degré de haine et de folie auquel en était parvenu cet individu. Au delà de ce cas particulier, c’est l’ensemble de ces naturalisés par hasard que la Nation regarde pour la première fois dans les yeux. Et le spectacle n’est pas reluisant. La culture de l’excuse qui a constamment expliqué à ces gamins paumés, que la France leur devait quelque chose, a enfanté ce type de monstre fanatisé. La haine de la France déversée à satiété, sur cette même jeunesse, par une élite tiermondiste a produit l’impensable.

Mohammed Merah illustre mieux que tous les discours, la « chance » que peut représenter pour la France, une immigration aussi mal maitrisée. Déduire de son parcours que tout musulman (immigré ou pas) est un terroriste en puissance est une imbécillité, au moins aussi énorme que d’expliquer que c’est un cas isolé. Ne nous voilons pas la face – façon de parler – si l’immense majorité des musulmans de France est révulsée par ses crimes, il est aussi le héros de nombre de petits caïds. Portés par le discours victimaire dominant, combien sont-ils, à croire que c’est la société et non leur incapacité pathologique à s’y insérer qui est responsable de leur exclusion ? Combien de ces « déracinés », devenus Français à contrecœur nourrissent-ils à l’endroit du pays qui les accueille, des sentiments de haine, les poussant à devenir des tueurs d’enfants ? Nous avons vu fleurir ces derniers jours des tags à la gloire de Merah dans nos « quartiers sensibles ». On en parle peu car il ne faut pas « stigmatiser ». De combien de ces djihadistes, partis se former au maniement de la terreur de masse sous couvert d’apprentissage de l’arabe littéraire devrons nous nous débarrasser pour retrouver une certaine sérénité ?

Car voilà bien le nœud du problème. L’angélisme avec lequel, les gouvernements français successifs ont traités ces « fous de dieu » partis à l’étranger se faire lobotomiser ce qui leur restait de cerveau, fait froid dans le dos. A première vue, Merah se serait rendu à la frontière Pakistano-Afghane. Il fut l’élève des Talibans avec lesquels il a peut-être fait le coup de feu contre une coalition à laquelle participe pourtant l’Armée française. Prendre les armes contre sa patrie est constitutif d’une trahison dans tous les pays du Monde. Chez nous, on se contente de faire  suivre les intéressés par la DCRI,  comme s’il s’agissait de paisibles « touristes salafistes » revenus chez eux après une escapade aux sources de leur culture. L’exception culturelle appliquée aux djihadistes !  Au pays des Droits de l’Homme, tant qu’ils n’ont tué personne ils sont libres ! Prôner le contraire, ce serait porter une inadmissible atteinte à leur droit imprescriptible à nuire, un jour, à leur prochain. Bref ce serait « discriminant».

Le vrai scandale, ce n’est pas qu’il ait fallu 15 jours à la Police pour le mettre hors d’état de nuire.  C’est plutôt qu’il ait fallu attendre des mois, qu’il passe à l’acte pour lui mettre – au sens premier du terme – du plomb dans la tête. Nous sommes « civilisés », c’est un fait que ces brutes refusent. Dès lors que faire de tous ces apprentis terroristes qui reviennent en France après leur « formation théorique » ? Nous avons le droit, et même le devoir, de nous protéger de ces prédateurs. Les Etats-Unis ont Guantanamo qui en dépit des promesses du candidat Obama, continue de fonctionner à plein régime. Il nous faut d’urgence nous doter d’un semblable lieu de regroupement. Les DOM-TOM sont exsangues parait-il, il devient donc vital de diversifier les sources de revenus de … la Guyane, par exemple. A  coté de Kourou, nous devons relancer ce qui fit la fortune des lieux pendant des siècles. Rouvrons l’Ile du Diable et faisons casser des cailloux à tous ces fanatiques, dans de jolis uniformes rayés.

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3 Réponses to “PEUR SUR LA FRANCE”

  1. Quentin Says:

    Parfait

  2. jacquespeter Says:

    Un Etat de droit a le droit de se défendre contre ceux qui précisément veulent détruire l’état de droit et les droits naturels des individus.
    Il faut pouvoir les arrêter, les juger et éventuellement les expulser ou les mettre en prison. Je pense que les lois existent déjà et qu’il suffirait de les appliquer.

  3. Jazzlife Says:

    Toujours très intéressant de vous lire…
    Merci

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