LA RESISTANCE C’EST MAINTENANT !

Voilà, nous y sommes, la victoire tant annoncée est enfin survenue et la presse peut souffler, la liberté a enfin triomphé. Depuis le 6 mai, sans aucune retenue, les thuriféraires du nouveau régime nous inondent de la geste «normale » de « leur » nouveau Président. Ce dernier possessif est bien la marque de ce suffrage si imparfaitement universel, ou jamais les médias ne furent aussi engagés voire enragés. Jamais un camp ne fut à ce point porté aux nues. Jamais l’autre rive, chère à Jean-Pierre Chevènement, ne fut à ce point vilipendée et caricaturée par des socialistes qui prévoient pourtant – sans rire – de rassembler le pays. Le Président dont vient de se doter « la France qui cause » est, de ce fait, tout sauf normal.

Cherchez la femme

Comme tout progressiste qui se respecte, François Hollande est un militant acharné de la cause des femmes. C’est entendu, cet homme qui doit tout à trois femmes a, en effet, tout pour plaire à l’air du temps. Le génie de Tulle n’a pas eu de mots assez tendres pour nous décrire – nous survendre – l’amour qu’il portait à sa mère. C’est la première de ces trois femmes qui a fait de lui le socialiste qu’il est. Belle réussite en effet que d’avoir produit la quintessence de la dérobade. Un mou du genou, toujours partisan de ce fameux compromis qui permet, en toute normalité, de renvoyer à plus tard, les décisions urgentes. Pour marquer son passage à l’âge adulte, cet homme de synthèse s’est mis en ménage avec la seconde de ces trois femmes. Celui qui n’était pas encore Président et déjà plus très normal s’est alors consacré à l’élevage des socialistes pendant que la mère de ses enfants devenait ministre … elle ! Puis, jamais deux sans trois, c’est grâce à la troisième femme qu’il accède aujourd’hui au pouvoir suprême.

Seulement chez notre nouveau Président, l’ingratitude le dispute au pathétique. Dans son discours de winner, alors que le ciel de Tulle déversait ses larmes sur la cathédrale et sur la foule des corréziens enivrés  par le triomphe du successeur de Jacques Chirac, le cuistre n’eut pas une pensée pour celle à qui il devait tout. Nafissatou Diallo fut, en effet, la grande oubliée de cette nouvelle gauche qui porte pourtant haut la nécessité pour les minorités de jouir de tous nos droits sur cette belle terre de France. Il aurait eu tort de s’en priver, personne ne lui en fit la remarque. Imaginez un seul instant que Jean-François Copé accède en 2017 au pouvoir suprême, après que François Fillon, le favori des sondages, se soit retiré de la course pour avoir culbuté une femme de chambre à … Sablé-sur-Sarthe. Croyez vous que tous les médias garderaient le même silence pudique  sur cet extraordinaire concours de circonstance ? Une faute morale certainement, un complot nous verrons … comme disait l’autre.

La grande peur de la cohabitation

 Depuis le triomphe du « candidat de l’espoir », les expertologues n’en finissent plus de disserter sur les dangers d’une future cohabitation. C’est que tout à leur joie, très communiquée à défaut d’être communicative, nos journalistes se sont rappelés, le 7 mai au matin, qu’un Président sans majorité à l’Assemblée, ça ne sert qu’à inaugurer les pots de fleurs des autres. Il faut dire que son seul argument de campagne ayant été de virer Sarkozy, il est à craindre que le pays ne considère ce programme comme rempli au soir du 6 mai. Le problème quand on n’a pas d’autre idée que de s’asseoir dans le fauteuil de l’autre, c’est qu’on ne peut pas demander à aller au delà une fois que cela s’est réalisé. Le monde ne s’arrête pas de tourner et la France n’est pas une ile. Nous avons beau être endormis par les sirènes du 20 heures, il est difficile de croire que l’élection de l’Himalaya de la pensée Limousine, fera disparaître la crise mondiale. Le risque est donc bien réel, compte tenu de la faiblesse de l’écart entre les deux prétendants, que les Français choisissent de ne pas poursuivre l’aventure avec les socialistes. Cette hypothèse terrorise les rédactions et les écoles de journalisme. C’est qu’ils les veulent leurs réformes de société nos médiocrates ! Le mariage homo, le droit de vote des étrangers et la libération du chichon, ne peuvent pas attendre la fin de la crise. Ce salaud de Sarkozy a été abattu, certes, mais ses troupes rétrogrades bougent encore et osent inciter le pays à faire barrage à l’Etat PS.

Il faut dire que pour leur plus grand malheur, nos Rouletabille modernes n’ont eu de cesse ces dernières années de nous dénoncer les excès d’un Etat RPR puis UMP qui n’existait que dans leurs esprits malades. On a assez reproché au Président sorti ses ouvertures à répétition, pour faire un sort à cette légende urbaine. Seulement voilà, s’ils gagnent en juin prochain, les socialistes détiendront plus de pouvoirs que la droite n’en a jamais réuni entre ses mains. L’Assemblée s’ajoutera au Sénat, aux Régions, aux deux tiers des Conseils généraux, à la quasi totalité des métropoles de France et à la majorité des villes de plus de 15 000 habitants. Compte tenu du noyautage syndical  dans la magistrature et de l’impartialité nord-coréenne dont la presse vient de faire preuve, le PS détiendra l’exécutif, le législatif, le judiciaire et le « quatrième pouvoir ». Rien ne viendra freiner – au moins pendant deux longues années – les ambitions de nos bien-pensants qui pourront achever de remplacer le Peuple par un autre plus à leur main.

Un programme bien peu national

Jeunes socialistes toulousains fêtant la victoire

On l’a dit durant toute la campagne, la France connaît une crise sans précédent. Aux tourbillons économiques qui vont engloutir notre trop couteux « modèle social », viennent s’ajouter les tempêtes autour de l’identité d’un peuple ignoré et méprisé par ses élites. Loin de conduire les affaires de la nation vers un avenir radieux, celles et ceux qui se sont succédés pour conduire les destinées du pays ont, délibérément, menti sur les changements à l’œuvre en matière d’immigration, tout en empêchant de tenir un débat serein sur cette évolution, sous couvert de lutte contre le racisme.

Or le glissement d’une France de l’assimilation à une France mosaïque de peuples disparates assemblés par le seul miracle des prestations sociales est un choix de civilisation qui aurait mérité que l’on s’y penche un peu,  compte tenu de ce qu’il sous tend. Pour avoir favorisé l’émergence d’un communautarisme triomphant, nos élites ont pris le risque de voir le pays se briser. Alors que les précédentes vagues d’immigrants avaient eté sommées de se fondre dans le creuset national français, le refus de l’assimilation porté intellectuellement par les héritiers de Mitterrand a fait naitre des Bantoustans au sein de notre territoire. C’est ainsi que François Hollande n’est que le Président des banlieues et des centres urbains. L’élu des très aisés et des très aidés en quelque sorte. Ces deux univers qui vivent en parallèles sans jamais se voir, sont le socle de cette nouvelle gauche hors sol. Les petites villes et les campagnes, les ouvriers et la France moyenne ont eux choisi massivement la droite. Non pas pour ses qualités de gestionnaires mais pour la défense de son identité.

Le pire des deux systèmes

Le nouveau Président de la République .. euh Française ?

Avec les législatives de juin, la France d’en bas a la possibilité d’envoyer un message fort à celle d’en haut : nous ne nous laisserons pas changer impunément ! Le plus vieux pays d’Europe ne veut pas se dissoudre dans une humanité qui n’a rien d’apatride et de fraternelle. Le nationalisme ne peut pas être « moisi » que lorsqu’il s’agit de se sentir Français. Il n’y avait pas que des drapeaux rouges le 6 mai au soir place de la Bastille. Les étendards Africains du nord comme du sud y étaient présents en nombre. De ça, personne ne parle chez nos arbitres des élégances médiatiques. Je veux bien que l’on revendique un peu de « différence » dans nos médias mais je souhaiterais qu’avant la couleur de peau, nous puissions percevoir les bienfaits de la diversité … d’opinion.

De quatre-vingt à quatre-vingt dix pourcents des journalistes s’estiment de gauche. Pour peu, on se croirait à Cuba. La chasse aux sorcières a déjà commencée et l’on se pince en entendant les uns et les autres se défendre d’avoir eu des sympathies Sarkosistes. A ce rythme là, Marie Druker va finir tondue pour avoir couché avec François Baroin. Pas étonnant, dans ces conditions, que la France ait toujours été gouvernée dans le sens du toujours plus d’Etat. Le colbertisme Molochite qui  nous tient lieu de doctrine économique depuis la crise du Kippour, s’est teinté d’un social libéralisme bien-pensant véhiculé par Jacques Delors. Sous couverts de lutter contre « l’ultra libéralisme », nos dirigeants – par conviction à gauche, par lâcheté à droite – ont mis en place, sous le contrôle sourcilleux des médias,  un brouet qui nous plombe depuis des décennies, sous prétexte de nous protéger.

La seule chose que ce monstre protège c’est la masse de ses serviteurs. Ce modèle n’est qu’une pompe à fric, permettant aux fonctionnaires de jouir de toujours plus de privilèges et aux élites de rejoindre le mode de vie de leurs homologues mondiaux. En vérité, nos gouvernement –  et parmi eux singulièrement les socialistes – ont dérégulés à tour de bras. Seulement cette libération s’est toujours limitée aux grandes entreprises. Pour elles, plus d’entrave, à elles la liberté de mouvement et la fiscalité à la carte. Les PME, les artisans et commerçants, les professionnels libéraux eux, en revanche sont toujours plus taxés, contrôlés et encadrés par une bureaucratie d’autant plus tatillonne qu’elle se repait sur l’objet de ses « attentions ».

Conclusion

Depuis trente ans, les princes qui nous gouvernent ont abandonnés le Peuple pour les rives, autrement plus attrayantes, du fantasme du village mondial. Pour ce faire, les barrières ont été abaissées pour les puissants alors que les sans grades voyaient se multiplier les entraves à la liberté d’entreprendre. Un homme voulait mettre fin à cette spirale infernale, il avait compris les maux dont souffrait la France et avait réussit avec des mots simples à faire comprendre aux Français que tout espoir n’était pas perdu, qu’un grand destin s’offrait encore à eux. En 2007 Nicolas Sarkozy posait un diagnostic parfait sur l’Etat de la France. En 2012 le pays lui a rappelé qu’une crise économique n’est pas une excuse pour oublier de mettre en œuvre ses promesses. Puisse ses successeurs s’en rappeler alors que débute la campagne des législatives.

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6 Réponses to “LA RESISTANCE C’EST MAINTENANT !”

  1. Jazzlife Says:

    Du grand MS !
    Merci pour cet article soigneusement rédigé.
    Un régale !
    Au plaisir de vous lire.
    Cdt

  2. pelouze Says:

    Et oui!

  3. andré Says:

    Que faire quand on n’a pas de medias pour divulguer la vérité? Les guachistes refusent de lire nos mails, voire se brouillent avec nous, tant ils sont sectaires. La propagande maoïste, stalinienne, hitlérienne,( ces 3 socialismes), n’est pas morte; on va bientôt nous emprisonner si nous sommes seulement soupçonnés de penser autrement (ref: le livre « les cygnes sauvages »)
    Actuellement, si vous êtes de droite ou chrétien, il vous faut presque agiter une crécelle quand vous arrivez comme les lépreux
    En plus, Je crois que nous entrons dans une ère avec à notre tête une éminence grise genre Pompadour, Montespan, épouse de Mao

  4. LaBinouse Says:

    Mon cher Marc, quelques mots sur les autres projets en cours seraient également les bienvenus car leurs conséquences sont encore plus désastreuses à très court terme comme à très long terme.
    Relancer la croissance : comment ? avec des eurobonds…. Autrement dit, on finance de la croissance par… encore plus d’endettement ! Plus d’endettement, une note dégradée, un taux d’intérêt d’emprunt sur les marchés (indispensable – malgré nos discours de vierges effarouchées à gauche – puisque nos dirigeants ont fait le choix de ne plus s’autofinancer : merci au trio Mythe-Errant/Mauroy/Delors) plus élevé, plus d’endettement… Quand on est c…, on est c… chantait le poète. Obama – aussi soulman soit-il- et Flamby sont à l’image des peuples des démocraties modernes : incapables d’assumer leur(s) responsabilité(s) et remettant à celui qui succèdera à leur second mandat (car Hollande qui retrouvera une croissance à 2% pourra s’en égosiller et être réélu par nos bovins de compatriotes) le soin de se démerder avec une situation toujours pire que celle des années précédentes.
    La réforme des retraites : retoucher une réforme injuste ? D’une part, la réforme de sarko – quand bien même était-elle responsable – était tardive (Jospin aurait dû régler cette situation) et insuffisante. Les réalités démographiques sont ce qu’elles sont. Déjà que l’on refuse de se pencher sur la composition et les comportements démographiques (fécondité notamment) de notre population (Halte au fascisme ma bonne dame!), si en plus on se bande les yeux avec un discours délirant et infantile sur l’injuste, nos parents et nous-mêmes pouvons d’ores et déjà envisager de travailler au noir dans les ateliers chinois dans les sous-sols des arrondissements populaires – donc humains (sic) – de Paris. D’autre part, plus que jamais, nos hommes et femmes politiques (de la parité diantre ! pour la compétence, on verra plus tard) dressent des écrans de fumée à un peuple intellectuellement peu à même de comprendre le discours de duperie qu’on lui tient. On retouche une partie exsangue de la réforme Fillon puisque ne sont visés que ceux qui ont cotisé plus de 40 ans et ont commencé à travailler très jeunes. Cela existait autrefois et, certes, cela représente un coût. Mais cette tendance au travail précoce me semble être bien loin derrière nous.
    Merci d’avoir mis une indépendantiste à la tête du Ministère de la Justice. Cher François H., que de symboles : une guyannaise à la tête d’un ministère régalien : les minorités en voie de devenir majoritaires se sentent reconnues ! Mais si on se moque de cette couleur de peau pourquoi balancer des « symboles » (…) comme ça ? (v. égal. le ministère des anciens combattants ) Pourquoi un ministère du « redressement » productif ? Pour marquer la virilité de ton gouvernement ou pour mieux assassiner politiquement Montebourg car tu sais qu’il n’y a plus grand chose à redresser ?
    Alors que notre pays n’a jamais autant dépensé pour le solidarité nationale et que le revenu médian du français est stable depuis 20-30, on nous prône de l’injustice et l’inégalité à tour de bras !
    Descartes est mort : l’esprit critique doit être tourné vers notre propre discours, hors les Français et les médias s’y refusent. Chacun cherche à maintenir ses petits privilèges. Rien de très socialiste…

  5. LaBinouse Says:

    Merci pour ta plume Marc !!

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