HOMO ÇA PIONCE

En cette chaude rentrée de septembre, les motifs d’hilarité sont nombreux. Je passe, charitablement, sur les vacances de Normal 1er et de sa concubine capitonnée (cf les photos de VSD) au Fort de Brégançon. Une fois précisé que le terme de « fort » s’applique au château présidentiel et non à son occupant, nous évacuerons le spectacle lamentable de « Monsieur Hulot » et de sa copine qui prennent le train « comme tout le monde » pour aller à la plage « comme tout le monde ». Si « tout le monde » va bientôt finir sur le sable grâce à Moralisator et à son intéressante politique fiscale, la grande occupation de la rentrée pour ce gouvernement « rassemblé » (sic !) de 39 ministres, promet d’être celle du trompe l’oeil.

La technique du rideau de fumée

 Quand vous n’avez rien fait en cent jours et que vous vous apprêtez à persévérer dans cette voie durant les quatre prochaines années[1], alors qu’une crise mondiale d’ampleur biblique ébranle le monde, il vous faut absolument trouver un truc pour camoufler votre inertie. C’est qu’il n’est pas si simple d’être l’héritier de Jacques Chirac quand la situation nécessite De Gaulle. Il nous fallait Colbert et les urnes nous ont donné Deschanel. Il n’y a pas de problème si urgent qu’une absence de solution ne puisse résoudre, telle est la maxime de Normalito. Et ce dernier de compter sur les autres (comprendre les Allemands) pour trouver les solutions appropriées.

Seulement gouverner un peuple qui entretient encore des rêves de grandeur n’est pas une chose facile. En dépit de toute l’énergie dépensée, depuis des décennies, par les beaux esprits socialistes pour tirer la France vers le bas à coup de repentance, de réécriture de l’Histoire et de dénigrement de ses réussites, ces salauds de Français continuent à attendre de leurs dirigeants qu’ils soient force de proposition dans le concert des nations. Voilà qui est fâcheux quand on n’a pas la moindre idée à proposer pour sortir d’un merdier que l’on n’a absolument pas pris le temps d’analyser.  Comme on a passé sa campagne à faire croire à des bobos gogos que le seul problème s’appelait Sarkozy, une fois épuisées les joies de l’héritage, il faut donc allumer des contre feux pour masquer son inaction.

Salaud de riche !

La France est en faillite ! Fillon l’avait dit en 2007, avant d’apporter sa pierre à l’édifice de notre dette abyssale en creusant sagement le trou de quelques 600 milliards supplémentaire. C’est sans doute pour marquer, à l’instar de Nathalie Kosciusko- Morisset, sont opposition (servile), à la politique menée par cet usurpateur de le Président Sarkozy, que le rival de Jean-François Copé, a tenté de faire croire que, ce faisant, il luttait contre les déficits.

La situation ne s’étant pas améliorée depuis, le Maire de Nantes et le Président du Conseil Général de la Corrèze, en conjuguant leurs immenses talents, nous ont apportés la solution : le matraquage fiscal. Vingt six milliards à trouver avant les dérapages que l’on constatera après coup. C’est gigantesque ! Puisque l’on se refuse à couper dans les dépenses, on racle les bas de laines et les feuilles de payes. Pour détourner l’attention de ce braquage de  haut vol (si l’on peut dire) on amuse la galerie avec cette taxe stupide de 75%. Cette mesure n’a aucun impact en matière de recette (150 millions par ans), elle n’est là que pour rendre crédible l’ineptie suivante qui concise à faire croire à un peuple d’analphabètes économique, que seuls les riches paieront (comme les boches après la Grande Guerre).

Deux unes qui n’appellent nullement à la haine

A ce compte là, de nombreux Français qui l’ignoraient vont se découvrir nantis du jour au lendemain. Les riches sont des accapareurs à qui il faut faire rendre gorge, c’est un refrain connu mais le problème c’est qu’ils sont peu nombreux et très mobiles, donc difficiles à plumer. Les pauvres et les médians, en revanche sont légion et peu susceptibles de s’exiler. C’est donc sur eux que reposera l’essentiel de l’effort par l’alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail (pan dans ton bas de laine camarade) et par l’augmentation de la CSG. Vous verrez que nos socialistes finiront même par relever la TVA. Il leur faut juste un peu de temps pour monter un mécanisme de compensation à la con destiné à faire croire que les pauvres ne seront pas touchés, histoire de vous faire gober que c’est une mesure de « justice sociale ».

Face à la crise mondiale soyons gays

Comme on ne fait strictement rien pour améliorer le sort des gens pris dans la crise, parce que l’on ne veut pas se donner les moyens de réformer le pays, la seule solution consiste à donner l’illusion de la réforme. C’est là, dans le domaine sociétal que le « bougisme » prend toute sa signification. Les masses laborieuses n’ont plus rien à espérer d’un progrès social qui n’intéresse plus les socialistes depuis belle lurette. Ils vont donc assister au triomphe du lobbying des minorités actives et en tout premier lieu de celui des journalistes LGBT[2].

 C’est que le père des enfants de Ségolène Royal n’avait pas trop le choix. Elu par les barbus sur la vague promesse de leur donner un poids politique en leur permettant de voter aux élections locales, il s’est fracassé sur le mur des réalités institutionnelles. Comme les banlieues sont aussi nulles en droit « constit » que le reste de la population en économie, personne n’a vu le loup pourtant si cher à la Grand Mère de Martine Aubry. Pour réformer la constitution, la voie normale est celle du referendum populaire, c’est la règle. Lorsqu’il n’est pas nécessaire de déranger le Peuple pour une question subalterne, on convoque les parlementaires qui modifient le texte suprême, à la majorité des trois cinquièmes, c’est l’exception. Par une perversité comme seuls nos politiciens en ont le secret, ces priorités de bon sens voulu par le Général De Gaulle ont été inverties par ses successeurs (tous ses successeurs).  Comme François Hollande ne dispose pas de la majorité requise au congrès et que le bon peuple ne veut pas entendre parler de cette réforme : exit les barbus et bonjour les homos.

Ce qu’il y a d’hilarant dans cette affaire de mariage entre personnes de même sexe – outre le fait que celui par lequel elle arrive n’a précisément jamais voulu se marier – c’est qu’elle soulève plus de problèmes qu’elle n’en résout. En effet, après nous avoir fait croire le contraire pendant longtemps, le but de la manœuvre n’est pas de parvenir à une égalité des droits civils, déjà réglée par le PACS, mais bien de permettre à ces nouveaux couples, d’avoir des enfants. Et là nous touchons au sublime.

La nature est homophobe

En effet, le mariage étant, à la base, destiné à sécuriser les processus de reproduction pour simplifier les questions de filiations préalables aux successions, le législateur a prévu que le père de famille soit le géniteur présumé des enfants nés de son mariage. La grande demande des couples homosexuels est donc que cette présomption de « paternité » leur soit, à eux aussi, octroyée.

Hélas, Mère Nature – qui n’est bonne que dans l’esprit embrumé par le cannabis des électeurs de Cécile Duflot – fait preuve d’un inadmissible conservatisme en matière de procréation. Comme pour bénéficier de la fée électricité, il faut unir une fiche mâle à son équivalent femelle pour produire un bébé. Certes ce scandale conceptuel peut être contourné par le biais de la procréation artificielle mais là encore Gaïa ostracise honteusement une moitié de l’humanité gay en réservant le « privilège » de la grossesse aux seules femmes. Comme Hollande est un parangon d’égalité et que la nature ne l’est pas, les lesbiennes n’auront pas le droit à la procréation médicalement assistée. Na! Quand bien même leur aurait-on accordé que le problème juridique de la présomption de paternité serait resté entier, car elle ne peut pas, pour d’évidentes raisons physiologiques, être le fait de la partie non parturiente du couple considéré – sauf à faire hurler de rire dans les facs de droit et les prétoires mais c’est un autre débat.

Enfin le second effet « Kiss Cool » de cette réforme « poudre aux yeux » concerne l’adoption. Le vivier national étant déjà très sous dimensionné pour faire face aux besoins des couple normaux stériles (oui, je suis bien conscient des risques que je prend avec l’utilisation cet adjectif discriminant!), il y a fort à parier que les nouveaux arrivant auront massivement recours à l’étranger. Le Monde est remplis d’enfants malheureux qui n’attendent que des gentils parents homosexuels pleins d’amours et d’affection … c’est bien connu. Là où les choses se compliquent c’est que les pays d’origine de ces bambins n’ont pas toujours une vision aussi « humaniste » que François Hollande et consort en matière de droit imprescriptible à l’enfant. Nombre de ces nations d’arriérés considèrent en effet l’homosexualité comme un crime et ne sont pas du tout prêtes à troquer leurs mœurs de Cro-Magnon en matière sexuelle, pour se rouler avec bonheur dans les délices du modernisme occidental.

Par un paradoxe comme seul l’histoire contemporaine en à le secret, ce sont ceux qui conspuent l’impérialisme occidental – au nom de la liberté inaliénable de l’indigène à sauver sa culture menacée par l’uniformisation américaine – qui se voient frustrés dans leurs « désirs de parentalité » par leurs bons sauvages. Le discernement n’étant pas la qualité première des autorités politiques de ce type de pays, ce sont tous les adoptants français qui se verront restreindre l’accès aux orphelins, au principe qu’on ne sait jamais ce qu’il peut advenir d’eux, dans un pays assez laxiste pour autoriser le mariage de deux personnes du même sexe. Voilà donc une magnifique réforme perdant-perdant en attendant la prochaine, inspirée par le monde de la culture parisienne : la dépénalisation du chichon.

Créer plus de problèmes que l’on en résout avec une réformette qui n’a d’intérêt que pour une toute petite minorité d’activistes télévisés, voilà la réalité de cette fausse bonne idée. Mais de tout ceci notre Président normal n’en a cure. Ce qui compte c’est de faire savoir que l’on se remue, pas de se préoccuper de l’efficacité des mesures que l’on promeut. Tant que l’on parle de ces conneries, on ne parle pas de la crise et on peut remettre à demain ce que l’on devait faire hier. D’un autre coté, nous l’avons bien cherché ! Donner le pouvoir à une bande d’énarques pour trouver une solution à la crise, c’est comme vouloir repeupler une ville en donnant la clef du harem aux eunuques du sérail. Dans les deux cas, les responsables de la mise en œuvre de ces politiques, manquent des mêmes attributs nécessaires à la réussite de leurs ambitions.


[1] La cinquième année étant « électorale » le Corrézien  sus mentionné déploiera une énergie considérable pour nous convaincre que si nous n‘avons rien vu jusque là, nous sommes sur le point de voir ce que nous allons voir en renouvelant son mandat… Il aura alors totalement achevé sa mue et se sera transformé en Sarkozy de gauche.

[2] Lesbien Gay Bi et Trans (NB : on est rarement les quatre à la fois mais ça peut arriver)

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Une Réponse to “HOMO ÇA PIONCE”

  1. Quentin Piepszownik Says:

    Le problême sous jacent à tes propos est le courage en politique. Mais avant de solutionner nos soucis … si on y arrive … il faut que chacun s’accorde sur un constat. Et ce constat n’est pas partagé par l’ensemble de l’opinion.
    Comme tu le dis on tappe sur les riches. Réflexe vieux comme Hérode, consistant à penser qu’ils sont responsables ou à minima, bon à combler les trous… Mais pas besoin à notre peuple d’avoir fait les grandes écoles pour savoir qu’on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a … comme dirait mon vieux grand père, on finit toujours par passer à la caisse. Ce n’est pas les riches de ce pays qui ont dépensé le fric qu’on n’a jamais eu … la dette d’un état appartient inévitablement …. à l’état !!!
    Nos politiques n’ont tellement plus le sens des responsabilités qu’on acceptera encore et toujours les redoublants. Comment croire que tout le monde ait constaté la même chose alors qu’on gouverne encore avec la dépense … Mais je dois me rendre à l’évidence … on gouverne plus par électoralisme que par sens du devoir et du bien commun. Chose qui pose aussi problème à la gauche car elle a dans son ADN ( et je sais de quoi je parle ) la notion d’idéologie exacerbée. L’intérêt général n’existe pas pour elle car il serait une apparition de la pensée unique satanique.
    C’est donc au regard de cette même idéologie qu’ils nous feront avaler des reformettes stupides sur les gays, fumeurs de pétards, barbus en tout genre etc…

    L’enjeu pour ces 4 ans et demi à venir … resister et surtour espérer une convergence des forces politiques sur un constat évident et alarmant… on est dans la merde, on ne produit plus, on a une crise du travail bien implantée, notre école ne fonctionne pas comme elle devrait avec le budget qu’elle a, le rapport qualité prix de notre service public est merdique, on manque cruellement de médecin et personnel hospitalier, nos universités sont rétrogradées, nos banlieux pullulent de zones de non droit, la dérision est montrée du doigt, la laicité et la shoah ne peuvent plus être enseignées sans heurs, on fait la promotion de minorités agissantes qui mêlent politique et religion.

    Je réponds à cela par deux observations

    nos parents ont ils été traumatisés de porter l’uniforme à l’école ? n’est ce pas ça l’égalité des chances ?

    nos parents ont ils été traumatisés face à la punition et à la règle de droit respectée et appliquée ?

    —————————————————————————————–

    Laissons nos patrons tranquilles et qu’ils continuent de donner le peu de taf qui reste
    Soyons fièrs de nos couleurs
    Mettons en place un vrai service public de l’orientation pour qu’on ne se retrouve pas avec des gens qui n’ont jamais eu envie d’aller au taf et qui par conséquent ne produisent pas assez
    Libéralisons l’économie pour favoriser l’esprit d’entreprise et le gout du risque.
    Faisons des économies de structure pour à l’avenir dépenser intelligemment.
    Faisons le juste milieu des droits et des devoirs.

    Vive la FRANCE

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