ANAPHORE ET CITRON PRESSE

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S’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozy à la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout ceux – qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal. A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

 La fin du consentement à l’impôt

Hollande-Louis-XVI-majestéForce est de reconnaître que personne n’aime s’acquitter de ses impôts. Tous ceux qui vous disent le contraire sont des Tartuffes ou ont un compte en Suisse (les deux peuvent se cumuler). Le prélèvement obligatoire (pléonasme) n’a jamais eu bonne presse et bien des têtes roulèrent dans de beaux paniers en osier pour ne pas avoir pris, à temps, la mesure de l’exaspération des contribuables. Si aux temps glorieux où un Peuple éclairé se révoltait face à l’absolutisme fiscal royal, la ponction fiscale menaçait, alors, la capacité des individus à se nourrir, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les contributions nous enlèvent du pouvoir d’achat que la pilule passe mieux.

 hopital-20-000-emplois-de-moinsBien au contraire, c’est précisément en raison des libertés acquises, depuis lors, au terme de « durs combats sociaux » que la situation empire. La survalorisation de l’individu et de ses droits imprescriptibles à jouir de tout et n’importe quoi ont sapé les bases notre société post-moderne : le consentement à l’impôt. Les droits sont survalorisés et les devoirs tus, alors qu’à bien y regarder : nous avons le devoir de payer d’avantage, pour des droits toujours plus restreint (sauf pour ceux qui ne payent rien). Jusqu’à très récemment, le citoyen contribuable ne percevait que les jolis services publics dont on lui louait les vertus et dont il profitait presque à l’œil (croyait-il) grâce à ses impôts. Les hôpitaux, les routes, les (forcément) gentilles infirmières, l’école et tous les autres bienfaits de l’État nounou étaient autant de vitrines du si fameux modèle français. Baigné dans cette propagande soviétique dès son plus jeune âge, le contribuable acceptait sans trop rechigner de cracher au bassinet, sans avoir conscience du coût toujours plus faramineux de la mise en œuvre du Barnum. En effet, au fil du temps, l’État n’est plus demeuré providentiel que pour ses fonctionnaires. Avoir réussi à faire croire que les ponctions fiscales, toujours plus fortes, étaient des cotisations mutualistes à la caisse du bonheur commun, voilà un des plus fabuleux tours de passe-passe de l’État moderne.

monument-beeeeettttttteeeeee-1-366x505Seulement à mesure que le système, incapable de se réformer — tant les sangsues étaient nombreuses à se repaître sur la bête – s’enfonçait dans des déficits abyssaux, les prélèvements destinés à préserver l’illusion de la gratuité du Service Public s’alourdirent. Le bidule était tellement vicié que la ponction ne suffisant plus, il fallut recourir à l’emprunt et baisser les prestations pour le maintenir à flot. À mesure que le bateau ivre partait à la dérive, le con tribuale médusé s’aperçut qu’il payait toujours plus chers pour des services de moins en moins bien assurés voire, plus assurés du tout. Il finit par comprendre (mais un peu tard) qu’on l’avait berné et que ses impôts profitaient à beaucoup, mais pas à lui. Bref, plus il payait, moins il recevait. La défiance envers des élus illusionnistes grandit alors de façon exponentielle chez les Français, en même temps que la gabegie généralisée de leurs zélites s’étalait au grand jour.

Ne nous y trompons pas, si les Français rejettent aussi massivement leurs hommes politiques, c’est qu’ils les jugent, à juste titre, responsables de ce fiasco interventionniste et du racket fiscal qui va avec. Ceci étant, si la lâcheté a été érigée en système de gouvernement, c’est aussi parce que les électeurs se sont montrés crédules au point de toujours élire celui qui leur promettait que les autres (les riches, le Kapital, les Allemands…) allaient payer l’addition. Nous sommes arrivés au bout de cette magnifique ficelle avec François Hollande. Pas de bol pour lui !

 Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles font vendre du papier

 85287693_oNous sommes au bord de la faillite et les Français sont pressurés comme jamais pour l’éviter. Malheureusement pour les clowns qui nous gouvernent, malgré ces prélèvements records, la situation ne s’améliore pas d’un iota puisqu’ils font tout sauf ce qu’ils devraient, pour que les choses changent. Au contraire, les nouvelles toujours plus réjouissantes du monde irréel dans lequel évoluent nos zélites ne font que rajouter à la crise de confiance dans laquelle se noie notre beau pays. Il faudra un jour se pencher sur les ressorts qui font que la Presse, en rapportant ces scandales à répétition scie, avec une obstination qui force le respect, la branche subventionnelle sur laquelle elle est confortablement assise depuis la Libération. Pas une semaine sans son lot de révélations croustillantes, sur la façon dont nos princes se vautrent dans l’argent dont ils nous délestent si prestement.

o92113_pauseSurvenant au moment où les Français découvraient avec effarement le montant de leur troisième tiers de pause fiscale, les phobies administratives du ministre Thévenot — qui ne payait plus (entre autre) ses impôts depuis trois ans — furent une pure joie qui vint utilement réactiver la vigoureuse démangeaison que nous avions tous ressentie dans le fondement lors de l’affaire Cahuzac. La longue litanie des promesses non tenues en matière d’imposition ou d’inversion incantatoire de la courbe du chômage n’a pas d’autre équivalent que l’incroyable suite de bobards servie à nos partenaires européens, pour les assurer que nous allons maitriser nos déficits publics. Le résultat de ces mensonges en cascade : la parole de l’État ne vaut pas tripette, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hexagone. Compte tenu de l’instabilité fiscale (doux euphémisme !) ambiante, plus personne ne bouge ni n’investit, pas plus les ménages que les acteurs économiques. Le pays se fige, l’activité se paralyse, la croissance zéro, chère aux Khmers verts, apparaît alors dans toute sa splendide misère prophétique.

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 La relance qui tue

emmanuel-macron-en-mao1Pendant ce temps-là, les as qui nous gouvernent ne savent plus où donner de la tête pour trouver l’idée la plus grotesque possible, destinée à nous sortir de la crise où leur agitation frénétique nous fait plonger tous les jours un peu plus profondément. Le petit génie que Moi Président nous a fait sortir de sa banque d’affaires a un plan pour redresser la France. Chouette ! Il l’annonce à grand coup de tambours et de trompettes médiatiques laudatives (comme il se doit avec le meilleur d’entre nous du moment). Le fruit de ses cogitations : travailler le dimanche en zone touristique et lever les freins qui pèsent sur le transport en autocar. La vache ! Toutes ces longues études coûteuses pour en arriver à ces conclusions. C’est sûr que quand on leur enlève les freins, les bus roulent mieux et que travailler le dimanche permet aux commerçants de vendre plus que s’ils étaient fermés. Chapeau l’artiste ! Et à part ça Emmanuel, qu’est-ce que tu voudras faire plus tard, quand tu seras grand ?

Sylvain-Pongi_barrage-sivens-tarn-jose-bove-etude-independanteBien sûr, pour tout keynésien qui se respecte, la relance passe par les grands travaux, mais là, il faut bien admettre que jusqu’à la fin du quinquennat, c’est mal barré. Maintenant que la gauche radicale a obtenu son Malik Oussekine à cheveux gras, nous ne sommes pas prés d’en voir la queue du commencement d’un de grand travail. Tout débute par une gentille manif festive et participative où des tas d’activistes – qui n’habitent pas le Tarn – se rendent à Sivens pour manifester leur exaspération de voir « une zone humide de plus » disparaître sous les coups des pelleteuses de ces salauds de paysans de la FNSEA productivistes. Il est entendu depuis Astérix légionnaire « qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », c’est acquis. Pour autan, le fait que tout ait été conduit dans les règles de l’art par ces ploucs d’élus socialistes du Conseil Général du Tarn ne fait rien à l’affaire. Ils ont légalement raison, mais légitimement tort comme le dira Nicolas Hullot, l’expert extraordinaire en sauvetage de planète en danger payé par nos sous. Nantis d’un raisonnement juridique aussi puissant, nos pacifistes verts se ruent donc sur le chantier en arrosant, au passage, les gendarmes mobiles à grands coups de cocktail Molotov. Moralité : préserver la biodiversité nécessite de brûler du flic.

Paisible manifestant de gauche

Paisible manifestant de gauche

Sur ce, les gendarmes « acculés sur une redoute » (un endroit stratégique qu’il est évident d’occuper quand rien ne vous y pousse) se dégagent de cette mauvaise passe en utilisant des grenades offensives, comme ils en ont le droit légitime lorsqu’une manif vire à l’émeute (et griller du poulet vivant n’a rien d’un sit-in pacifique). Malheureusement, l’une d’entre elles finit sa course – dans des circonstances qu’il conviendra d’éclaircir – dans le cou d’un « pacifiste  acculant », le tuant sur le coup (la tuile !). La mort d’un homme fut-il écologiste et djeune est toujours regrettable. Ce garçon avait des parents, tout comme les gendarmes qu’il prévoyait de rôtir. Ceci étant posé, imaginons qu’un jeune nationaliste ait pris la même grenade offensive, au même endroit alors qu’il acculait, lui aussi, les gendarmes pour protester contre… l’édification d’une Mosquée (au hasard) voulue par une municipalité pétrie de vivre ensemble. Croyez-vous que sa mort aurait donné lieu à un tel battage ? Plus encore, voyez-vous surgir des hordes brunes sur ce type de chantier cultuel (du reste plus nombreux que les barrages), à l’instar de ce que pratiquent systématiquement les Khmers verts dès que l’on projette de couper un arbre ? Leur indignation est la même, elle n’est juste pas dirigée vers la même cause. L’une est jugée légitime par les médias, l’autre pas. Ceci étant, leurs méthodes de contestations diffèrent « légèrement » en ce qui concerne la violence avec laquelle elle s’exprime (comme les Nantais vous le diront) et ce constat n’est pas favorable aux fanatiques de Mère Nature.

barrage2En démocratie, seules les élections doivent permettre de revenir sur une décision publique. Ni les manifestations ni les violences ne peuvent remettre en question un projet décidé par des élus du suffrage universel. L’indignation médiatique sélective ne doit pas décider de l’opportunité ou non de poursuivre un projet. En revenant sur la décision des élus du Tarn, le gouvernement commettra une lourde faute. Il légitimera le recours à la violence comme mode de contestation de l’action publique. Il encouragera les extrémistes dans leurs tentatives de déstabilisation et découragera les citoyens respectueux des lois. En démocratie, si les électeurs ne sont pas satisfaits des décisions prises par leurs élus, ils en changent. C’est même à cela que servent les élections. Permettre à des excités de remettre en cause ce principe fondateur de la République au prétexte que l’un d’entre eux est mort en tentant de casser du flic, c’est perdre toute crédibilité à venir. Comment jouer les vertus républicaines offensées par les saillies de Jean-Marie Le Pen (ou tout autre mâle blanc hétérosexuel) quand on laisse les amis de Monsieur Bové tout casser, sous le prétexte aussi fallacieux que douteux que « c’est bon pour la planète » ? Vous me direz que certaines décisions sont parfois irréversibles et que s’en remettre au seul jugement des élus est un peu hasardeux. Je vous répondrais que vous n’avez qu’à voir le Mariage pour tous et que c’est une raison de plus pour voter et, ce faisant, de faire très attention aux convictions de celui vers qui se porte votre suffrage. Si vous n’en pouvez plus du politiquement correct,  évitez donc de choisir les crétins qui se roulent dedans dès qu’un micro se tend vers leur servile cervelle de piaf.

 La réforme ou la mort

152953_16Au soir du 6 mai 2012, Hollandréou n’avait pas l’intention de bousculer les choses. Il était là pour en profiter, pas pour en chier. C’est même pour cette raison qu’il nous a fait le coup du Président normal. Face à la crise : un mec normal se planque en attendant que ça passe et c’est exactement ce que fait Moi Président depuis trente mois. Il faut dire qu’en plus de la majorité d’eunuques dont il est affublé, le voici maintenant frappé d’immobilisme absolu avec cette « mort tragique ». Il s’agite mollement, parcourt le monde pour y répandre sa pensée émolliente et ses bourdes embarrassantes. Nous assistons médusés à la débauche d’inactivité du cousin de province, un peu simplet, dont nous avons bien imprudemment fait notre Président. Monsieur P’tite Blague ne fait rien, et même ça il le fait mal. Nous ne somme plus gouverné, nous sommes divertis en attendant Dieu seul sait quoi (le retour de la croissance, l’arrivée du Messie, une idée, des couilles…). L’opposition s’occupe à s’opposer à elle même, pendant que le Front National tente de s’imposer comme la seule alternative à l’attentisme ambiant (tout en n’y croyant pas lui même). En vérité, nous sommes très mal barrés sachant qu’aucun des membres de l’équipage à qui nous avons confié notre destin n’est capable de tenir le moindre cap par gros temps.

89914882_oCe qui est passionnant dans le relatif statu quo que nous vivons à l’heure actuelle, c’est qu’il ne s’éternise que par la grâce de ces sales marchés financiers qui persistent à nous prêter leur sale argent à un taux dérisoirement bas, par rapport aux risques que nous leur faisons courir, en raison de notre inaction en matière d’assainissement de nos finances publiques. Le scénario catastrophe à la Grecque n’est pas une simple hypothèse de travail, il est couru d’avance en raison de notre indigence réformatrice. Nous repoussons, avec constance, les ajustements indispensables et nous persistons à dépenser un argent que nous n’avons plus, afin de poursuivre des chimères égalitaristes qui ne font qu’enfoncer les gens dans la dépendance. Le modèle français nous plombe. Malgré cela, des élus de tous bords, inconscients ou sournois continuent à s’accrocher à cette chimère comme la vérole au bas clergé breton. Les Français ne croient plus aux lendemains qui chantent et pourtant ceux qui prétendent les gouverner continuer de les pipeauter sur l’air de tout va très bien Madame la Marquise le modèle français est indépassable etc, etc.

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 Nous sommes à mi-mandat. Les nuages qui s’accumulent sont tellement noirs aux abords du précipice où nos monarques aveugles nous ont menés qu’il faut être particulièrement optimiste pour penser que nous nous en sortirons sans casse. Sur le pont des premières du Titanic, l’orchestre continue à jouer pendant que les secondes et troisièmes classes se noient. Ces salauds de riches qui gagnent plus de 6000 € par mois verront leurs allocs divisées par deux, tandis que nos gentils fonctionnaires continueront à toucher leur supplément familial de traitement, comme si de rien n’était. La frénésie de nouvelles taxes bat son plein au beau milieu du choc de simplification administrative. Les prestations chômages vont diminuer pendant que les intermittents du spectacle continueront à être très confortablement indemnisés. En 2015 on supprime la première tranche de l’impôt sur le revenu. Et allez hop ! Un fardeau toujours plus lourd porté par un nombre toujours plus restreint d’individus paupérisés par la masse des ayants droit : ça, c’est un modèle de développement économique durable. La stabilité politique qui en découlera ne va pas tarder à surprendre les humanistes. Nous nous préparons de bonnes années de franches rigolades démocratiques. Nous sommes sur le point de rencontrer le mur vers lequel nous nous précipitons vélocement, depuis tant d’années, et le choc va être bestial.

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4 Réponses to “ANAPHORE ET CITRON PRESSE”

  1. Lazare Says:

    A reblogué ceci sur lazarhumeurshistoireet a ajouté:

    «  » ON MARCHE SUR LA TÊTE 2 «  »
    ANAPHORE ET CITRON PRESSE extrait du blog de Marc SUIVRE
    https://marcsuivre.wordpress.com/2014/11/06/anaphore-et-citron-presse/

  2. ANAPHORE ET CITRON PRESSE | lazarhumeurshistoire Says:

    […] https://marcsuivre.wordpress.com/2014/11/06/anaphore-et-citron-presse/ […]

  3. Ribus Says:

    Dans l’affaire du « barrage » de Sivens, nos médias de la collaboration avec le pouvoir PS ont omis de dire que les voyous ont squatté la maison d’une dame de 70 ans, détruit un élevage de 1500 faisans, suivi des ouvriers qui travaillaient sur le chantier et taggé leur maison.

    Pour ceux qui en douteraient encore, nous sommes dirigés par des voyous qui le sont autant que ceux qui cassent tout dans nos rues.

    Hollande qui soutient ces gens n’est pas seulement un incapable ; il est indigne de sa fonction.

  4. Hollande : ça sent la fin de règne (déjà !) | Contrepoints Says:

    […] — Sur le web […]

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