LA SECONDE MORT DE L’UNION SOVIETIQUE

ленин

 

Il était de coutume de dire autrefois, avant la crise, dans les cénacles économiques mondiaux que la France était une Union Soviétique qui avait réussi. Avec un secteur public engloutissant 57 % de son PIB, force est de constater que la France n’est pas le pays le plus ultralibéral de la planète. Aussi pouvons nous dire, sans trop de risques de nous tromper, dans la situation présente d’accumulation de réussites économiques et d’inversion tous azimuts de la courbe du chômage, que la France : fille ainée de l’Union Soviétique est en passe de suivre sa mère dans le tombeau de ses illusions perdues.

 

L’État ou la grande illusion Potemkine

 

12074675_1177613345588388_1765844553547903347_nComme chez les soviets, il faut bien admettre que tout ce que notre nomenklatura technostructure entreprend pour nous démontrer son indispensable utilité se termine généralement par un fiasco retentissant. Régime Social des Indépendants, Pôle Emploi, réforme territoriale, Agence Nationale de Santé, AREVA… tout ce que nos hauts fonctionnaires touchent se transforme irrémédiablement en plomb. Qu’ils soient de droite ou de gauche, nos politiciens s’agitent dans un marigot administratif qu’ils n’ont même plus l’illusion de contrôler, faute de courage. Ils jouissent des apparences du pouvoir, tout en ayant abandonné jusqu’à l’idée même d’en avoir les attributs. Il y a, en effet, belle lurette que l’administration leur a coupé les oreilles et la queue. Seuls les eunuques administrent le sérail. Les Français ne sont pas dupes. De ce hiatus — entre la posture des élus et la réalité de leurs actions — découle ce que la presse subventionnée a baptisé « la grande défiance » entre le Peuple et ses représentants. Nous ne sommes pas subitement devenus indifférents à la politique, nous ne supportons juste plus le spectacle affligeant des pantins qui posent des diagnostics dont ils ne tirent jamais les conséquences.

 

Le monde politique français donne ainsi le spectacle, détestable, d’une fin de règne permanente où seuls les intérêts particuliers de quelques-uns sont pris en considération, au détriment de ceux de la masse du Peuple. Du mariage pour tous à l’obligation d’avoir un gilet jaune dans sa voiture, la politique n’agit plus que pour des segments de peuple. Il en est ainsi en matière d’immigration où des sommes considérables sont englouties, pour traiter les conséquences du refus de maitrise des flux que ce soit : en rénovations urbaines, développement social des quartiers et autres pactes de cohésion sociale, tandis que la France rurale sombre dans une misère toujours plus grande, en dépit des efforts d’une population de « lève-tôt ». Ajoutez-y le cocktail détonant du fiscalisme punitif socialiste (où ceux qui travaillent payent pour ceux qui ne foutent rien) et vous avez une assez bonne idée du « malaise français ».

 

RadarsL’Etat nous survend son rôle protecteur et désintéressé. Il nous fait la leçon en permanence, scrute et stigmatise nos comportements « déviants ». Le racisme est traqué, au point que l’on en vient à condamner un journaliste qui énonce une évidence, à propos de la religion ultra majoritaire parmi les détenus de nos prisons. Dans la même veine, les délits routiers sont punis avec la plus extrême sévérité par des juges qui, dans le même temps, se contentent de rappeler à la loi le « petit délinquant, multirécidiviste » qui leur est présenté pour la septième fois pour vol. Faire chier l’automobiliste et toujours plus facile, plus rentable et moins risqué que de s’en prendre à tous les bons à rien qui passent leurs journées à tenir les murs. Si le grand cirque médiatique, arbitre des élégances du siècle, s’appesantit tant sur la culture de l’excuse pour tout ce qui est minoritaire, c’est pour mieux dénoncer le mal absolu représenté par l’homme blanc, père de famille, propriétaire de son logement et de sa voiture. C’est parce que l’on peine à distinguer l’intérêt général derrière ce fatras idéologique dégoulinant de culpabilisme que l’on se détourne d’un État qui creuse, avec application, le trou dans lequel nous allons finir par l’enterrer.

 

L’État nounou craque de partout

 

rep-fse-socAvec les attentats de 2015, nous avons devant les yeux, ce que nous subodorions depuis longtemps : l’État est incapable de remplir sa mission première. Notre sécurité est remisée au rang de variable d’ajustement. On sacrifie notre sureté au profit d’objectifs humanistes aussi flous que vaseux et de grandes envolées lyriques sur des valeurs qui n’ont aucun intérêt, dès lors que l’on a renoncé à se battre pour les défendre. Les gesticulations auxquelles nous assistons, médusés, sur cette affaire de déchéance de la nationalité achèvent de prouver, aux sceptiques, qu’il n’y a plus aucun pilote dans l’avion.

 

Il faut dire qu’à force de dépenser, sans compter, un argent que nous n’avons jamais eu pour :

 

  • Assurer la paix sociale,
  • Importer de la main-d’œuvre destinée à peser à la baisse sur les salaires,
  • Maintenir dans ses privilèges une fonction publique pléthorique,
  • Renflouer par copinage, avec de l’argent public, des canards boiteux,
  • Prêter à fonds perdus à tous les dictateurs de la planète,
  • J’en passe et des meilleurs…

 

nous ne sommes plus en mesure d’assurer le minimum vital. Le grand défaut de la démocratie c’est qu’elle érige la démagogie en système. Plus on ment au Peuple, plus ce dernier se précipite vers vous. Les deux dernières présidentielles ont été, à ce sujet, spectaculairement édifiantes. Sarkozy Président n’a jamais fait ce qu’il avait promis comme candidat et Hollande président fait le contraire de ce qu’il avait promis pour tenter de succéder au premier.

 

Personne, depuis 40 ans, n’a jamais voulu redresser le barnum. Les réformes rustines ont succédé aux replâtrages en tout genre, mais les sources de gabegies ont toujours été alimentées. Au contraire, plus la situation empirait, plus on s’empressait d’ajouter une bonne dose de dépense publique supplémentaire, comme le pyromane projette de l’huile sur le feu. Résultat, nous sommes ruinés et quand nous sommes attaqués, nous ne pouvons même plus nous défendre, faute de moyens. Bravo les gars, bien joué !

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De l’impuissance à la soumission

islamcartoon

Une fois posé ce constat, nous serions en droit d’attendre de ceux qui prétendent nous gouverner, qu’ils renversent la table et avec elle l’ordre des priorités. Au lieu de couper dans les dépenses inutiles pour renforcer le régalien, nos socialistes louvoient sous les applaudissements de la classe jactante. Ils remettent aux calendes grecques la réorganisation indispensable de nos forces de sécurité sans parler de celle de notre appareil judiciaire et carcéral. Ils ne ferment aucun lieu de culte propagande salafiste, n’expulsent aucun prédicateur délirant, ni ne renversent la moindre alliance avec les puissances monarchiques du Golfe qui pourtant arment le bras de ces féroces soldats qui sont venus jusque dans nos bras mitrailler nos fils et nos compagnes.

 

12341553_10154361682323066_4442164261358712930_nSurtout pas aux armes citoyens, ne formez pas vos bataillons et qu’un sang impur ne vienne jamais abreuver nos sillons humanistes. Non, ce serait trop con ! « La France doit rester elle même », brament en cœur nos esthètes. Elle doit demeurer accueillante, tolérante et bien sûr ouverte à toute la misère du monde qui fait notre richesse et patati et patata… Nous ne mesurons que trop, les progrès de notre enrichissement, depuis 40 ans que cette politique miraculeuse est mise en œuvre sans discontinuer. Bernard Cazeneuve, notre sémillant et tant loué ministre de l’insécurité publique interdit toute manifestation à Calais. Non pas en raison des menaces que les migrants et autres ultras gauchistes font peser sur la population de Calais, mais parce que Pegida souhaite venir soutenir les Calaisiens, face à aux habitants de la jungle. Ils enchristent un Général qui a pourtant servi 3 de leurs Premiers ministres sous Tonton et laissent libres tous les gauchises hirsutes qui cassent du flic à la première occasion. Mes amis sachez le bien, nos socialistes ne vous le diront jamais assez : après Charlie et le Bataclan, le seul véritable ennemi c’est le retour du ventre fécond de la bête immonde, no pasaran !

 

image001Pratiqué à ce niveau, l’enfumage est un art industriel. Pendant que les socialistes sodomisent tous les diptères à 500 kilomètres autour du Palais Bourbon sur la « déchéance de la nationalité », les prêcheurs de haine continuent à appeler au djihad depuis le cœur nos banlieues. Nos services de renseignement hurlent tous les jours à leur hiérarchie que la situation s’aggrave, rien n’y fait ! Dans ces conditions, l’immobilisme criminel du Gouvernement Valls sur ces questions ne fait qu’accroître le danger qui nous menace. Alors que tout le monde s’attendait après les 130 morts de novembre à ce que nous fermions, au moins, les Mosquées radicales (à l’image de ce qui s’est fait en Tunisie), notre Premier ministre ne fait strictement rien. Nos gouvernants se vautrent dans le « pasd’amalgamisme » et ne cessent de louer les valeurs de paix et de tolérance d’une religion dont l’expansion historique ne doit rien à la violence, c’est bien connu. Les concessions et autres « accommodements raisonnables » ne flattent jamais que la haute opinion que nos gouvernants ont d’eux-mêmes. Les fondamentalistes se frottent les mains. Nos renoncements sont autant d’aveux de faiblesses. La France est un fruit à cueillir d’autant plus facilement que ses dirigeants font tout pour l’abattre. Les barbus ne reconnaissent que la force, nous leur offrons des fleurs. Plus le temps passe, plus le roman de Houellebecq quitte le domaine de la fiction pour s’approcher de celui de l’étude sociologique.

 

Nous subissons depuis des décennies les conséquences des choix de l’une des classes politiques les plus médiocres dont le pays ait jamais été affublé. Issue de la haute fonction publique, elle n’a cessé d’étendre le pouvoir de son corps d’origine, jusqu’à ce que sa créature devenue incontrôlable, la confine à l’impuissance. Comme en Union Soviétique la sclérose le dispute à la prévarication pour expliquer l’immobilisme. Face à cette faillite politique, nous en sommes réduits à attendre la venue d’un Napoléon ou d’une Jeanne d’Arc, pour nous sauver du précipice vers lequel notre propre aveuglement nous a conduits. Car, contrairement à 1789, nous ne pouvons pas mettre cette accumulation d’erreurs et cette incurie sur le dos des privilèges de la noblesse et de l’absolutisme royal. N’oublions jamais que nous avons la classe politique que nous méritons, car nous choisissons d’être représentés par elle. Cette aristocratie arrogante et méprisante, nous la maintenons au pouvoir par nos votes. A force de voter … du moins pour le moment … pour des crétins, il ne faut pas nous étonner qu’en retour, ils nous prennent pour des cons.

 

enjoy-socialism

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3 Réponses to “LA SECONDE MORT DE L’UNION SOVIETIQUE”

  1. zelectron Says:

    A l’évidence, en France, même le centre, la droite et y compris l’extrême droite sont imprégnés profondément de l’idéologie marxiste 😦

  2. philippedeboucaud Says:

    Extatic as usual

  3. h.maraval Says:

    « Comme chez les soviets, il faut bien admettre que tout ce que notre(nomenklatura) technostructure entreprend pour nous démontrer son indispensable utilité se termine généralement par un fiasco retentissant. »

    L’étatisme qui mène à la faillite ne date pas d’hier:
    Colbert et sa compagnie des Indes, a enrichi ses copains, ruiné le commerce maritime français et conduit une gigantesque faillite.

    Il est cependant cité en exemple par tous les manuels scolaires; cherchez l’erreur.

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