Archive for the ‘Economie’ Category

Carburants : de Jupiter à Marie Antoinette

novembre 7, 2018

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Depuis l’annonce de la hausse prochaine de la fiscalité sur les carburants notre gouvernement se retrouve dans la position, peu avantageuse, de la mouche qui rencontre une vitre. Du moindre ministre au Président en passant par le Premier ministre, tout le monde s’agite, dis tout et surtout son contraire. C’est à celui qui posera le mieux ses gonades sur la table à qui veut bien les admirer. Dans le même temps, nos dirigeants se vautrent dans la culpabilisation à dominante écologique, pour mieux vanter leur sens des responsabilités. C’est vrai, ça merde ! Ils œuvrent pour l’avenir de la planète et le bonheur des générations futures (comme le disait Cousteau quand il croisait un Mérou). Le CO2, voilà l’ennemi. La voiture c’est mal, elle en émet plein ! L’utiliser c’est donc polluer sciemment, nous n’avons qu’une planète et pas de plan B donc : il faut vous taxer ! Et vous, pauvres nains de contribuables qui ne comprenez rien aux desseins des Grands de ce monde, vous rechignez, vous pestez, vous osez contester et vous vous apprêtez à bloquer le pays… Bande d’ingrats rétrogrades, vous n’êtes pas dans le sens de l’histoire, vous êtes du côté des populistes !

Enfumage en règle

En vérité, en matière de climat, s’il est un gaz nocif c’est bien celui qui sort des bureaux feutrés de l’Inspection des finances où la technostructure déploie l’essentiel de son énergie à trouver les moyens de nous presser davantage le citron. Le CO2que tout le monde assimile maintenant à un polluant, alors qu’il est essentiel au cycle de la photosynthèse (sans laquelle il n’y a pas toutes ces jolies plantes qui sont à la base de notre alimentation) est devenu en une décennie folle, un instrument particulièrement efficace pour accroitre les recettes de l’État glouton. Pourquoi ?

IMG_1690Répétons-le, le gaz carbonique n’est pas un polluant contrairement aux monoxydes d’azote et de carbone, aux métaux lourds ou aux particules fines. Son rôle dans ce que les climatocrédules continuent, envers les évidences, de qualifier de « réchauffement climatique » est du reste largement remis en question. Nous avons enregistré ces dernières décennies une période d’accroissement des températures, c’est incontestable, comme il est tout aussi évident que ce mouvement s’est arrêté depuis une dizaine d’années. Une chose est certaine, le climat de notre planète est tout sauf stable et l’histoire que l’on enseigne hélas plus qu’épisodiquement est là pour nous le démontrer. Qu’il s’agisse des petites ères glacières qui provoquèrent famines et révolutions en cascades au 18émesiècle, en passant par un Moyen âge au temps, par période, si clément que les Danois baptisèrent la plus grande ile de l’Atlantique du joli nom de « terre verte » (Groenland), les exemples foisonnent comme les taxes à Bercy.

IMG_1713L’homme avait certes, à ces différentes époques, des activités variées, mais elles n’étaient ni industrielles et surtout très faiblement carbonées. Si le climat n’a pas attendu l’explosion des besoins en énergie fossile pour varier, c’est donc que le CO2ne doit pas être pour grand-chose dans toute cette affaire. Et puis, il faut bien admettre qu’il y a un peu de grandiloquence à croire que l’homme à lui seul peut dérégler une chose aussi grosse qu’une planète, non ? Quelques scientifiques agacés par le déferlement de conneries à consonance fortement millénariste que nous déversent quotidiennement nos médias sur le thème de la FIN DU MONDE se sont penchés sur la question. Il ressort de leurs travaux que – oh surprise ! – ce qui modifie le climat c’est essentiellement l’activité solaire. Plus précisément les taches qui apparaissent régulièrement à la surface de l’astre diurne et que les érudits européens observent depuis, au moins le 17émesiècle. En corrélant, à cette activité, les températures relevées depuis lors, sur cette même aire géographique, ils ont brillamment démontré que l’évolution du climat dépendait… du soleil. Quand il y a des tâches, il fait plus chaud et quand il n’y en a pas : il fait plus froid.

Caramba, encore raté !

IMG_1712Si cette nouvelle rassurante n’a pas eu beaucoup d’écho (c’est un euphémisme), c’est principalement en raison du fait qu’on ne peut pas taxer le soleil. Entendons-nous, en France nous pouvons tout taxer. Nous taxons bien l’air que nous expirons (vilain CO2) et certains esprits féconds s’échinent à tenter d’en faire de même avec celui qui sort des vaches. Les solutions malthusiennes sont là : arrêtez de manger de la viande et ne faites plus d’enfants (ou alors, bouffez-les !). Pour le soleil, point de culpabilisation qui vaille. Si vous arrêtez de prendre le soleil, lui continuera à briller. C’est donc un instrument de taxation particulièrement rétif. Et ça, nos génies de Bercy, ils détestent.

 

Alors, on en rajoute dans le pathos culpabilisateur sur le méchant CO2, mais comme ce dernier résiste mal au poids très relatif de notre beau pays surtaxé, dans un monde « voué à sa perte par la recherche du profit capitaliste »  et bien la ruse du guépard est éventée. Rappelez vous, le projet des marcheurs c’était de tout changer… pour que rien ne change. On nous avait promis des réformes audacieuses, la Start Up nation et nous avons eu Benalla… Au rayon des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, les marcheurs allaient réformer l’État et ne pas augmenter les impôts. L’un n’allant pas sans l’autre, cette noble intention avait de quoi séduire, particulièrement à droite. Ce qui explique l’écrasante majorité parlementaire d’un parti sorti des limbes 6 mois avant les législatives.

 

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À gauche c’est une autre affaire. On est viscéralement attaché à la dépense publique, car les forces de progrès sont intimement persuadées que c’est dans l’assistanat que se trouve la solution au bonheur humain, le travail étant, comme chacun le sait depuis Marx : une aliénation. Seulement la gauche ne veut pas voir que toute la gabegie administrative générée par cette version moderne des Leges frumentariae profite à la nouvelle aristocratie technocratique. Elle s’arcboute sur « le service public à la française » et s’appuie sur une presse subventionnée pour terroriser une droite qui ne demande qu’à l’être, pour ne rien faire. Nous avons ainsi vu le monstre administratif grossir sans fin, au fil des alternances et ses besoins de financement avec.

« Le carburant c’est pas bibi »

IMG_1706Nous en revenons donc au nœud du problème. Comme Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts et qu’il ne dégraisse pas le mammouth, les déficits se creusent et nous convergeons plus avec l’Italie qu’avec l’Allemagne. Il reste donc une solution : augmenter les taxes et/ou en créer de nouvelles. Sémantiquement, les taxes ne sont pas des impôts, mais pratiquement, c’est une tout autre histoire. Comme les magiciens qui sont au pouvoir se croient habiles, ils enveloppent leurs tours de passe-passe de quelques gratifications catégorielles tandis qu’ils assomment les retraités avec la CSG et les automobilistes avec la TIPP et la taxe carbone.

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Simplement là où le bât blesse, c’est que la ficelle tient plus de l’amarre que du fil de pêche. Si le but de la manœuvre était vraiment d’engager la transition énergétique, compte tenu des sommes nécessaires, en particulier dans l’habitat, c’est l’intégralité des taxes sur les carburants qu’il fallait y consacrer et non passer de 21 % en 2018 à 19 % en 2019 comme le prévoit le budget en cours de discussion. En admettant qu’il faille dissuader les automobilistes de rouler au diesel parce qu’il est plus polluant (c’est à voir) ou que sa consommation excède nos capacités de raffinage et donc creuse nos déficits commerciaux (là ce serait plus honnête et tout aussi recevable), pourquoi aligner le diesel sur l’essence et non l’inverse ? Si l’on veut inciter les consommateurs à revoir leurs habitudes, il est contreproductif d’augmenter les prix. Sauf si la dépense est contrainte et qu’elle l’est dans la partie du pays qui ne vous est pas favorable politiquement. Les villes de la mondialisation heureuse sont pourvues de transport en commun, de pistes cyclables et de jolis trottoirs et d’une multitude de marcheurs bien pensants. Dans la France périphérique, on ne peut vivre et travailler qu’en voiture. Rien pourtant ne retient les partisans du Président dans leurs diatribes contre ce qui prend de plus en plus l’apparence d’une révolte fiscale comme notre pays en a le secret. Comme Marie Antoinette suggérait (peut être apocryphement) que l’on remplace le pain dont manquait les Parisiens par de la brioche, les marcheurs suggèrent au français… de marcher. Si ce n’est pas bon pour la planète, c’est au moins bon pour la santé ! Et c’est ainsi qu’en pleine tournée mémorielle dans l’est de la France pour clore les « célébrations » du centenaire du suicide européen, le premier d’entre eux déclare à une brave dame que « le carburant c’est pas bibi ».

 

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Si le prix du pétrole augmente incontestablement pour retrouver les niveaux qui étaient le sien avant la crise de 2008, les taxes sur sa transformation se sont envolées et plus particulièrement sous la responsabilité de Bibi. Que Bibi fût à Bercy ou maintenant à l’Élysée, comme il est loin d’être idiot, il a senti le filon. Il s’en est même vanté en déclarant la veille, dans les quotidiens régionaux qu’il « assumait » ce choix en disant préférer « taxer l’essence que le travail » comme si pour une part considérable de nos compatriotes on pouvait se passer de l’un pour avoir l’autre (qui se trouve, il est vrai, de l’autre côté de la rue). Seulement on ne pose pas ses attributs sur la table en se donnant des airs de matamore, pour les remballer aussi sec quand un pigeon vous demande des comptes. On l’a bien compris, but de cette folie taxatoire est de nourrir le Moloch administratif français. Sans une profonde réforme de celui-ci, il n’est pas d’espoir d’amélioration possible. Si le 17 novembre la jacquerie prend de l’ampleur, nos gouvernants seront peut-être obligés de s’y mettre. À défaut, nous continuerons d’être essorés, car toutes nos élites appartiennent à ce cercle très fermé des bénéficiaires des « pertes en ligne » dues à la mise en œuvre « services publics à la française ». Quel que soit le lieu ou l’époque : les moutons ne se tondent pas tout seuls, il faut les y contraindre !

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VA TE FAIRE VOIR CHEZ LES GRECS

juillet 15, 2015

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Pan sur le bec ! Tout à leur Tsiprasomanie galopante, nos journalistes et autres faiseurs d’opinion ne l’ont pas vu venir. Alors que le psychodrame grec battait son plein et que l’inquiétude commencait à poindre sur la meilleure façon de sortir de ce bourbier, un sondage mené conjointement en France et en Allemagne confirmait qu’outre-Rhin, les Allemands faisaient confiance à leur Chancelière pour les sortir de la mouise. Jusque là, rien d’anormal. Le fait que les Français pensent à plus de 44 % que la même Angela détient la solution est nettement plus comique. Seuls 22 % de nos compatriotes estiment que Hollande « l’audacieux » est en mesure de faire le job (les naïfs). Il y a des jours où il n’est pas nécessaire de bouder son plaisir et le 8 juillet dernier compte au nombre de ceux-là. En être arrivé à ce stade de crédibilité, après seulement trois années de pouvoir, est un signe qui ne trompe pas. Le rejet inédit dont « jouit » celui qui ambitionnait d’être « un Président normal » est proprement hallucinant. Sa présidence normale se transforme, chaque jour un peu plus en une présidence d’anormal.

La crise grecque est surtout celle du socialisme

ixene-avion-hollande-crise-grecque_article_largeLa crise grecque met en pleine lumière la duplicité des socialistes (français et grecs) et l’inanité de leur pensée (l’homothétie est telle qu’il est délicat de mettre un pluriel). C’est avec la complicité active de François Mitterrand (et de ses successeurs) que les amis de Papandreou (et de son neveu) ont mis le pays de Socrate en coupe réglée. Appliquant les vieilles lunes de Solférino, les très francophiles animateurs du Pasok ont, durant 30 longues années, précipité la Grèce vers sa faillite actuelle. Avec une minutie de satrapes levantins, les socialistes grecs ont multiplié les postes de fonctionnaires comme autant de prébendes réservées à leurs seuls fidèles, tout en maintenant les oligarques et autres armateurs bien à l’abri de toute contribution. Ajoutez à cela des retraites mirobolantes et vous avez toutes les facettes d’un pays de rentiers artificiels, totalement dépendants du socialisme éclairé (so to speak). Vous me direz que nos socialistes à nous, n’ont pas procédé autrement et vous aurez raison. À cette différence près qu’en France, nous sommes les champions de la ponction fiscale. Notre génie taxatoire sait, en outre, qu’il peut s’appuyer sur une administration, d’autant plus prompte à la mise en œuvre de l’innovation que, contrairement à son homologue grecque, elle n’est que trop consciente de la fragilité de ses privilèges. Le fait que leur pérennité  dépende de sa capacité à faire cracher le contribuable au bassinet est le secret de la « réussite française » face à l’échec grec.

En France comme en Grèce, le riche est très riche, mais son faible nombre combiné à la liberté de circulation, rend le volatile très difficile à plumer. Il faut donc se rabattre sur le menu fretin qui a le double avantage d’être plus nombreux et nettement moins délocalisable. Et c’est ainsi que chez nous, grâce à l’habileté des socialistes (canal historique ou assimilé), le poids de l’impôt et de l’administration repose essentiellement sur la classe moyenne et moyenne supérieure, tandis qu’en Grèce, faute de système de collecte efficace, elle repose sur… le contribuable européen.

auste_rite__syrizaTous les crétins d’extrême gauche qui s’agitent en ce moment pour louer « Saint Tsipras » et prendre la défense du « Peuple grec humilié » veulent en réalité que perdure un système maffieux, consistant à faire prendre en charge par les contribuables de l’UE, en plus de leurs propres administrations, un peu de celle de la Grèce. Une sorte de mutualisation du parasitisme en quelque sorte. Les subprimes ne fonctionnaient pas autrement, avec le résultat final que nous connaissons. Le fait que l’opinion publique de nombreux pays membres (Allemagne en tête) réalise l’ampleur de l’arnaque, explique pourquoi ce « bon » Tsipras se trouve aujourd’hui si acculé que son référendum lui est devenu aussi utile qu’un cautère sur une jambe de bois.

Pour être libre, il ne faut rien devoir à personne

dessin-grece-1Poser à un Peuple la question de savoir s’il consent à faire des efforts pour se sortir de la merde, ou s’il préfère que d’autres payent pour lui, est un exercice au résultat couru d’avance mais qui ne relève absolument pas du populisme. Non, pas le moins du monde ! À ceux qui, habituellement, poussent cris d’orfraie dès que l’on suggère, par exemple, que l’Euro n’est pas forcément un instrument idéal au service de l’indépendance de la France, nous conseillons de réfléchir à ce qu’entraine leur soutien à Syriza. Les actuels défenseurs de la souveraineté grecque n’ont pourtant, en général, pas de mots assez durs pour mépriser le « populisme » de ceux qui, chez nous, désirent un débat sur l’identité française, la peine de mort, la déchéance de la nationalité française pour les terroristes …  Bref, ce qui est bon pour un Grec ne l’est pas pour un Français et vice-versa : la tartuferie de nos élites politico-médiatique est sans limites.


10984296_10153339152691140_1099156321089917529_nCeci étant, tout le monde comprend intuitivement que se pointer devant son banquier en lui disant que : parce qu’il vous a trop prêté, non seulement, vous ne le rembourserez pas, mais qu’en plus vous exigez de lui qu’il vous en prête encore, car vous n’avez toujours pas décidé de vous mettre au boulot, n’est pas le meilleur moyen de parvenir à ses fins. Quand, en plus, vous vous adressez à des États qui savent bien qu’ils ne reverront pas le premier centime de l’argent que vous leur avez préalablement extorqué, vous avez beaucoup de mal à les convaincre de remettre cent sous dans le bastringue, au nom du droit imprescriptible (mais fort discutable) de votre peuple à croire à toutes les fariboles que vous lui avez fait avaler pour parvenir au pouvoir.

Tdessin-grece-4ant que les inventeurs du tonneau des Danaïdes ne se donneront pas les moyens d’être un État moderne et non la survivance d’une province ottomane incapable de se suffire à elle même, la Grèce ne pourra pas compter au nombre des pays membres de l’Euro. Elle ne l’est qu’au prix d’un maquillage de ses comptes publics qui fait passer les bidouillages d’Enron pour une amusante broutille. Depuis des années que nous investissons à fonds perdu dans ce champ de ruines antiques, les gouvernements grecs qui se sont succédés n’ont jamais été foutus d’accoucher d’un cadastre. La fraude fiscale est tellement répandue chez les Hellènes que l’on ne peut plus parler, à ce stade, d’un sport national, mais bien plutôt d’un style de vie. Bref, la Grèce ne sera jamais indépendante tant qu’elle ne s’en donnera pas les moyens. Le referendum qui vient de se tenir, non seulement la condamne à sortir de l’Euro – car il prouve qu’ils ne feront jamais les efforts nécessaires – mais porte en lui, les germes d’une expulsion de l’Europe.

Le socialisme arrive toujours très vite à court de l’argent des autres

dessin-cartoon-grece-03Margareth Thatcher avait raison, les socialistes finissent toujours dans le mur. Nous ne devons notre survie qu’au fait que nos Présidents n’étaient socialistes que pour se faire élire. Imaginez un peu que Benoit Hamon, Claude Bartolone ou Gérard Filoche aient eu des responsabilités. C’est précisément ce qui est arrivé aux Grecs. Et maintenant, pour les sortir de la panade, ils comptent sur les fils spirituels de Georges Marchais et de Cohn-Bendit (mâtinés de Garcimore et de Devos). Le problème avec la faillite annoncée d’Athènes — faute d’avoir mis en œuvre les réformes qui ont permis à l’Espagne, au Portugal et à l’Irlande de s’en sortir – c’est que cet échec aura des conséquences sociales dramatiques.

82535534_pÀ force de se laisser bercer par les discours de tous les populistes qui leur promettent la lune, pour finalement les laisser sur le sable, les Grecs risquent de se montrer irritables, voire désespérément violents. Tsipras à beau tout promettre, nous savons déjà qu’il ne tiendra aucun de ses engagements européens car il a promis exactement le contraire à son Peuple. La question est moins de savoir quelle promesse il finira par respecter que de savoir quand les Grecs se rendront compte qu’on les berce d’illusion depuis 30 ans. Ils n’ont pas les moyens de leur train de vie et l’ajustement va être brutal. Dans un pays, en réalité, bien plus oriental qu’européen, la violence politique débouche, le plus souvent, sur une bonne vieille dictature de derrière les fagots. C’est en ce sens que « le berceau de la démocratie » risque de se faire jeter de l’Union Européenne, comme un malpropre. Lorsque nous aurons, à notre porte, un pronunciamiento militaire ou une nouvelle démocratie populaire qui l’une et l’autre ne trouveront leur salut que dans une confrontation avec l’ennemi héréditaire turc, nous serons dans de beaux draps et le populisme socialiste aura atteint, là, un de ses plus remarquables résultats.

Et nous, pendant ce temps là…

content_hollande-gre_ceFace à ces sombres perspectives, Normalito et Manolito bombent leurs torses velus et font … de la politique intérieure. Ils tentent l’impossible synthèse interne, entre leurs souverainistes Tsipraso-fanatiques et les autres qui trouvent que toutes ces conneries ont assez duré. Pépère gère la crise grecque en Premier secrétaire du PS qu’il n’a jamais cessé d’être. Il tente de dégager un consensus de Président de Conseil général autour de « valeurs » que plus personne ne partage. Il fait dans son coin, sa petite soupe, dans sa petite marmite en n’y conviant personne, surtout pas les Allemands. Pas étonnant, dans ces conditions que les Français plébiscitent Angela Merkel. Les journalistes dépendants ont beau clamer, sur tous les tons, que le referendum de Tsipras et le pseudo accord est un échec pour la Chancelière allemande, force est de constater que l’on peine à mesurer le succès de Hollande dans la même affaire.

L’Europe, le FMI et tous les partenaires – réunis au chevet d’une Grèce malade de son incapacité à devenir une nation moderne – ne sont pas le diable incarné. Alexis Tsipras n’est pas Saint Georges terrassant le dragon germanique. Il est, en réalité, le dernier avatar d’un passé révolu qui faisait de la Grèce un territoire archaïque, vivant aux crochets d’un puissant suzerain. Que ce dernier soit l’Empire romain, ottoman ou britannique, la France ou l’Union Européenne importe en réalité assez peu. La Grèce n’a jamais été indépendante. Faire du referendum du 5 juillet dernier, une manifestation de la liberté des Grecs, a autant de sens que de prétendre que le Tibet est une province autonome. La liberté a un coût : celui de la réforme qui passe par une sortie de l’Euro, une autonomie monétaire retrouvée (avec la dévaluation brutale qui l’accompagne), une compétitivité rétablie et un niveau de vie en rapport avec les richesses produites et non plus extorquées à crédit. Enfin il convient d’ajouter à tout cela : la mise en place d’un système fiscal moderne et non plus moyenâgeux.

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La France socialiste peut effectivement, une dernière fois, venir au secours de la Grèce sur un point très particulier. Il est en effet indéniable que le parti de l’intelligence réalise, en matière fiscale, la synthèse parfaite entre le clientélisme antique, la rapacité moderne et l’inquisition moyenâgeuse. Ses conseils seront donc très précieux. En dehors de cela, difficile de donner aux Grecs des leçons de réalisme économique, tant nous en manquons nous même. Si la Grèce est « une passion française » aux dires de Manolito, force est de constater que cet amour est aussi coûteux qu’à sens unique. Car, en dehors de la reconnaissance de la danseuse pour son riche (quoique …) bienfaiteur, qu’en retirons-nous ? Rappelons-nous que cet évergétisme français a un précédent. Bien avant le fiasco des emprunts russes, dans les années 1880, les épargnants de notre beau pays avaient déjà été plantés par la première faillite du pays de Platon. Aujourd’hui ce ne sont plus les épargnants, mais les contribuables qui seront l(b)aisés. Beau progrès ! Si l’histoire ne se répète jamais, en revanche, elle bégaye souvent.

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ANAPHORE ET CITRON PRESSE

novembre 6, 2014

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S’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozy à la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout ceux – qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal. A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

 La fin du consentement à l’impôt

Hollande-Louis-XVI-majestéForce est de reconnaître que personne n’aime s’acquitter de ses impôts. Tous ceux qui vous disent le contraire sont des Tartuffes ou ont un compte en Suisse (les deux peuvent se cumuler). Le prélèvement obligatoire (pléonasme) n’a jamais eu bonne presse et bien des têtes roulèrent dans de beaux paniers en osier pour ne pas avoir pris, à temps, la mesure de l’exaspération des contribuables. Si aux temps glorieux où un Peuple éclairé se révoltait face à l’absolutisme fiscal royal, la ponction fiscale menaçait, alors, la capacité des individus à se nourrir, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les contributions nous enlèvent du pouvoir d’achat que la pilule passe mieux.

 hopital-20-000-emplois-de-moinsBien au contraire, c’est précisément en raison des libertés acquises, depuis lors, au terme de « durs combats sociaux » que la situation empire. La survalorisation de l’individu et de ses droits imprescriptibles à jouir de tout et n’importe quoi ont sapé les bases notre société post-moderne : le consentement à l’impôt. Les droits sont survalorisés et les devoirs tus, alors qu’à bien y regarder : nous avons le devoir de payer d’avantage, pour des droits toujours plus restreint (sauf pour ceux qui ne payent rien). Jusqu’à très récemment, le citoyen contribuable ne percevait que les jolis services publics dont on lui louait les vertus et dont il profitait presque à l’œil (croyait-il) grâce à ses impôts. Les hôpitaux, les routes, les (forcément) gentilles infirmières, l’école et tous les autres bienfaits de l’État nounou étaient autant de vitrines du si fameux modèle français. Baigné dans cette propagande soviétique dès son plus jeune âge, le contribuable acceptait sans trop rechigner de cracher au bassinet, sans avoir conscience du coût toujours plus faramineux de la mise en œuvre du Barnum. En effet, au fil du temps, l’État n’est plus demeuré providentiel que pour ses fonctionnaires. Avoir réussi à faire croire que les ponctions fiscales, toujours plus fortes, étaient des cotisations mutualistes à la caisse du bonheur commun, voilà un des plus fabuleux tours de passe-passe de l’État moderne.

monument-beeeeettttttteeeeee-1-366x505Seulement à mesure que le système, incapable de se réformer — tant les sangsues étaient nombreuses à se repaître sur la bête – s’enfonçait dans des déficits abyssaux, les prélèvements destinés à préserver l’illusion de la gratuité du Service Public s’alourdirent. Le bidule était tellement vicié que la ponction ne suffisant plus, il fallut recourir à l’emprunt et baisser les prestations pour le maintenir à flot. À mesure que le bateau ivre partait à la dérive, le con tribuale médusé s’aperçut qu’il payait toujours plus chers pour des services de moins en moins bien assurés voire, plus assurés du tout. Il finit par comprendre (mais un peu tard) qu’on l’avait berné et que ses impôts profitaient à beaucoup, mais pas à lui. Bref, plus il payait, moins il recevait. La défiance envers des élus illusionnistes grandit alors de façon exponentielle chez les Français, en même temps que la gabegie généralisée de leurs zélites s’étalait au grand jour.

Ne nous y trompons pas, si les Français rejettent aussi massivement leurs hommes politiques, c’est qu’ils les jugent, à juste titre, responsables de ce fiasco interventionniste et du racket fiscal qui va avec. Ceci étant, si la lâcheté a été érigée en système de gouvernement, c’est aussi parce que les électeurs se sont montrés crédules au point de toujours élire celui qui leur promettait que les autres (les riches, le Kapital, les Allemands…) allaient payer l’addition. Nous sommes arrivés au bout de cette magnifique ficelle avec François Hollande. Pas de bol pour lui !

 Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles font vendre du papier

 85287693_oNous sommes au bord de la faillite et les Français sont pressurés comme jamais pour l’éviter. Malheureusement pour les clowns qui nous gouvernent, malgré ces prélèvements records, la situation ne s’améliore pas d’un iota puisqu’ils font tout sauf ce qu’ils devraient, pour que les choses changent. Au contraire, les nouvelles toujours plus réjouissantes du monde irréel dans lequel évoluent nos zélites ne font que rajouter à la crise de confiance dans laquelle se noie notre beau pays. Il faudra un jour se pencher sur les ressorts qui font que la Presse, en rapportant ces scandales à répétition scie, avec une obstination qui force le respect, la branche subventionnelle sur laquelle elle est confortablement assise depuis la Libération. Pas une semaine sans son lot de révélations croustillantes, sur la façon dont nos princes se vautrent dans l’argent dont ils nous délestent si prestement.

o92113_pauseSurvenant au moment où les Français découvraient avec effarement le montant de leur troisième tiers de pause fiscale, les phobies administratives du ministre Thévenot — qui ne payait plus (entre autre) ses impôts depuis trois ans — furent une pure joie qui vint utilement réactiver la vigoureuse démangeaison que nous avions tous ressentie dans le fondement lors de l’affaire Cahuzac. La longue litanie des promesses non tenues en matière d’imposition ou d’inversion incantatoire de la courbe du chômage n’a pas d’autre équivalent que l’incroyable suite de bobards servie à nos partenaires européens, pour les assurer que nous allons maitriser nos déficits publics. Le résultat de ces mensonges en cascade : la parole de l’État ne vaut pas tripette, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hexagone. Compte tenu de l’instabilité fiscale (doux euphémisme !) ambiante, plus personne ne bouge ni n’investit, pas plus les ménages que les acteurs économiques. Le pays se fige, l’activité se paralyse, la croissance zéro, chère aux Khmers verts, apparaît alors dans toute sa splendide misère prophétique.

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 La relance qui tue

emmanuel-macron-en-mao1Pendant ce temps-là, les as qui nous gouvernent ne savent plus où donner de la tête pour trouver l’idée la plus grotesque possible, destinée à nous sortir de la crise où leur agitation frénétique nous fait plonger tous les jours un peu plus profondément. Le petit génie que Moi Président nous a fait sortir de sa banque d’affaires a un plan pour redresser la France. Chouette ! Il l’annonce à grand coup de tambours et de trompettes médiatiques laudatives (comme il se doit avec le meilleur d’entre nous du moment). Le fruit de ses cogitations : travailler le dimanche en zone touristique et lever les freins qui pèsent sur le transport en autocar. La vache ! Toutes ces longues études coûteuses pour en arriver à ces conclusions. C’est sûr que quand on leur enlève les freins, les bus roulent mieux et que travailler le dimanche permet aux commerçants de vendre plus que s’ils étaient fermés. Chapeau l’artiste ! Et à part ça Emmanuel, qu’est-ce que tu voudras faire plus tard, quand tu seras grand ?

Sylvain-Pongi_barrage-sivens-tarn-jose-bove-etude-independanteBien sûr, pour tout keynésien qui se respecte, la relance passe par les grands travaux, mais là, il faut bien admettre que jusqu’à la fin du quinquennat, c’est mal barré. Maintenant que la gauche radicale a obtenu son Malik Oussekine à cheveux gras, nous ne sommes pas prés d’en voir la queue du commencement d’un de grand travail. Tout débute par une gentille manif festive et participative où des tas d’activistes – qui n’habitent pas le Tarn – se rendent à Sivens pour manifester leur exaspération de voir « une zone humide de plus » disparaître sous les coups des pelleteuses de ces salauds de paysans de la FNSEA productivistes. Il est entendu depuis Astérix légionnaire « qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », c’est acquis. Pour autan, le fait que tout ait été conduit dans les règles de l’art par ces ploucs d’élus socialistes du Conseil Général du Tarn ne fait rien à l’affaire. Ils ont légalement raison, mais légitimement tort comme le dira Nicolas Hullot, l’expert extraordinaire en sauvetage de planète en danger payé par nos sous. Nantis d’un raisonnement juridique aussi puissant, nos pacifistes verts se ruent donc sur le chantier en arrosant, au passage, les gendarmes mobiles à grands coups de cocktail Molotov. Moralité : préserver la biodiversité nécessite de brûler du flic.

Paisible manifestant de gauche

Paisible manifestant de gauche

Sur ce, les gendarmes « acculés sur une redoute » (un endroit stratégique qu’il est évident d’occuper quand rien ne vous y pousse) se dégagent de cette mauvaise passe en utilisant des grenades offensives, comme ils en ont le droit légitime lorsqu’une manif vire à l’émeute (et griller du poulet vivant n’a rien d’un sit-in pacifique). Malheureusement, l’une d’entre elles finit sa course – dans des circonstances qu’il conviendra d’éclaircir – dans le cou d’un « pacifiste  acculant », le tuant sur le coup (la tuile !). La mort d’un homme fut-il écologiste et djeune est toujours regrettable. Ce garçon avait des parents, tout comme les gendarmes qu’il prévoyait de rôtir. Ceci étant posé, imaginons qu’un jeune nationaliste ait pris la même grenade offensive, au même endroit alors qu’il acculait, lui aussi, les gendarmes pour protester contre… l’édification d’une Mosquée (au hasard) voulue par une municipalité pétrie de vivre ensemble. Croyez-vous que sa mort aurait donné lieu à un tel battage ? Plus encore, voyez-vous surgir des hordes brunes sur ce type de chantier cultuel (du reste plus nombreux que les barrages), à l’instar de ce que pratiquent systématiquement les Khmers verts dès que l’on projette de couper un arbre ? Leur indignation est la même, elle n’est juste pas dirigée vers la même cause. L’une est jugée légitime par les médias, l’autre pas. Ceci étant, leurs méthodes de contestations diffèrent « légèrement » en ce qui concerne la violence avec laquelle elle s’exprime (comme les Nantais vous le diront) et ce constat n’est pas favorable aux fanatiques de Mère Nature.

barrage2En démocratie, seules les élections doivent permettre de revenir sur une décision publique. Ni les manifestations ni les violences ne peuvent remettre en question un projet décidé par des élus du suffrage universel. L’indignation médiatique sélective ne doit pas décider de l’opportunité ou non de poursuivre un projet. En revenant sur la décision des élus du Tarn, le gouvernement commettra une lourde faute. Il légitimera le recours à la violence comme mode de contestation de l’action publique. Il encouragera les extrémistes dans leurs tentatives de déstabilisation et découragera les citoyens respectueux des lois. En démocratie, si les électeurs ne sont pas satisfaits des décisions prises par leurs élus, ils en changent. C’est même à cela que servent les élections. Permettre à des excités de remettre en cause ce principe fondateur de la République au prétexte que l’un d’entre eux est mort en tentant de casser du flic, c’est perdre toute crédibilité à venir. Comment jouer les vertus républicaines offensées par les saillies de Jean-Marie Le Pen (ou tout autre mâle blanc hétérosexuel) quand on laisse les amis de Monsieur Bové tout casser, sous le prétexte aussi fallacieux que douteux que « c’est bon pour la planète » ? Vous me direz que certaines décisions sont parfois irréversibles et que s’en remettre au seul jugement des élus est un peu hasardeux. Je vous répondrais que vous n’avez qu’à voir le Mariage pour tous et que c’est une raison de plus pour voter et, ce faisant, de faire très attention aux convictions de celui vers qui se porte votre suffrage. Si vous n’en pouvez plus du politiquement correct,  évitez donc de choisir les crétins qui se roulent dedans dès qu’un micro se tend vers leur servile cervelle de piaf.

 La réforme ou la mort

152953_16Au soir du 6 mai 2012, Hollandréou n’avait pas l’intention de bousculer les choses. Il était là pour en profiter, pas pour en chier. C’est même pour cette raison qu’il nous a fait le coup du Président normal. Face à la crise : un mec normal se planque en attendant que ça passe et c’est exactement ce que fait Moi Président depuis trente mois. Il faut dire qu’en plus de la majorité d’eunuques dont il est affublé, le voici maintenant frappé d’immobilisme absolu avec cette « mort tragique ». Il s’agite mollement, parcourt le monde pour y répandre sa pensée émolliente et ses bourdes embarrassantes. Nous assistons médusés à la débauche d’inactivité du cousin de province, un peu simplet, dont nous avons bien imprudemment fait notre Président. Monsieur P’tite Blague ne fait rien, et même ça il le fait mal. Nous ne somme plus gouverné, nous sommes divertis en attendant Dieu seul sait quoi (le retour de la croissance, l’arrivée du Messie, une idée, des couilles…). L’opposition s’occupe à s’opposer à elle même, pendant que le Front National tente de s’imposer comme la seule alternative à l’attentisme ambiant (tout en n’y croyant pas lui même). En vérité, nous sommes très mal barrés sachant qu’aucun des membres de l’équipage à qui nous avons confié notre destin n’est capable de tenir le moindre cap par gros temps.

89914882_oCe qui est passionnant dans le relatif statu quo que nous vivons à l’heure actuelle, c’est qu’il ne s’éternise que par la grâce de ces sales marchés financiers qui persistent à nous prêter leur sale argent à un taux dérisoirement bas, par rapport aux risques que nous leur faisons courir, en raison de notre inaction en matière d’assainissement de nos finances publiques. Le scénario catastrophe à la Grecque n’est pas une simple hypothèse de travail, il est couru d’avance en raison de notre indigence réformatrice. Nous repoussons, avec constance, les ajustements indispensables et nous persistons à dépenser un argent que nous n’avons plus, afin de poursuivre des chimères égalitaristes qui ne font qu’enfoncer les gens dans la dépendance. Le modèle français nous plombe. Malgré cela, des élus de tous bords, inconscients ou sournois continuent à s’accrocher à cette chimère comme la vérole au bas clergé breton. Les Français ne croient plus aux lendemains qui chantent et pourtant ceux qui prétendent les gouverner continuer de les pipeauter sur l’air de tout va très bien Madame la Marquise le modèle français est indépassable etc, etc.

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 Nous sommes à mi-mandat. Les nuages qui s’accumulent sont tellement noirs aux abords du précipice où nos monarques aveugles nous ont menés qu’il faut être particulièrement optimiste pour penser que nous nous en sortirons sans casse. Sur le pont des premières du Titanic, l’orchestre continue à jouer pendant que les secondes et troisièmes classes se noient. Ces salauds de riches qui gagnent plus de 6000 € par mois verront leurs allocs divisées par deux, tandis que nos gentils fonctionnaires continueront à toucher leur supplément familial de traitement, comme si de rien n’était. La frénésie de nouvelles taxes bat son plein au beau milieu du choc de simplification administrative. Les prestations chômages vont diminuer pendant que les intermittents du spectacle continueront à être très confortablement indemnisés. En 2015 on supprime la première tranche de l’impôt sur le revenu. Et allez hop ! Un fardeau toujours plus lourd porté par un nombre toujours plus restreint d’individus paupérisés par la masse des ayants droit : ça, c’est un modèle de développement économique durable. La stabilité politique qui en découlera ne va pas tarder à surprendre les humanistes. Nous nous préparons de bonnes années de franches rigolades démocratiques. Nous sommes sur le point de rencontrer le mur vers lequel nous nous précipitons vélocement, depuis tant d’années, et le choc va être bestial.

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DE LA TAXATION A LA SPOLIATION L’INEXORABLE SOVIÉTISATION DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE

novembre 28, 2013

 

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Chaque jour que Dieu fait, nous nous enfonçons un peu plus sûrement dans la crise, par la grâce d’une Présidence normale autoproclamée. Pourtant, pareil aveuglement, pareille persistance dans l’erreur, pareil acharnement à nier les évidences, ne relève pas de la normalité, mais de la pathologie. « Le socialisme arrive très rapidement à court de l’argent des autres » disait Margareth Thatcher en s’inspirant librement de Winston Churchill. Malheureusement pour nous, il semble que nos socialistes aient décidé d’appliquer ce principe jusqu’à l’absurde.

Taxes : du concours Lépine au ras le bol fiscal

waeCwQS9YQHIqr-tsFCq2DS5zLg@530x681Normalito a, nous assure-t-on du côté des médias subventionnés, pris la mesure de ce que son inénarrable ministre de l’économie a qualifié de ras-le-bol fiscal du peuple français. Il faut dire que depuis le retour des vacances, nous peinons à voir les effets pratiques de ce juste constat présidentiel, tant nous ne cessons de mesurer le sens aigu de la « justice » et de la « mesure » fiscale qui anime notre gouvernement. Pas une semaine sans qu’une nouvelle ponction ne vienne réjouir notre moral de consommateur et illustrer la désormais célèbre « pause fiscale » prévue pour 2014, 2015 les calendes grecques. Cette frénésie taxatoire n’épargne personne. Certes le mouvement avait été initié par le duo de comiques troupiers Sarkozy/Fillon, derniers héritiers en date du collectivisme de droite. Est-ce au prétexte que leurs prédécesseurs étaient d’irresponsables gaspilleurs que nos champions d’une France « apaisée » (jusqu’à la limite de l’émeute) doivent perpétuer une politique qui produit d’aussi navrants résultats ?

re_voltefiscaleÀ force de rejeter la faute sur Sarkozy — qui ne faisait qu’appliquer les mêmes recettes collectivo-keynesiennes que lui — Hollande prend le risque de se faire traiter d’autiste (au mieux). Toute sa campagne n’a été qu’une vaste fumisterie, toutes ses promesses des attrape-nigauds (il aurait eu tort de se priver, tant leur nombre semble inépuisable). Sa candidature a été tournée vers la satisfaction immédiate des intérêts de toute une ribambelle de minorités toutes plus égocentrées les unes que les autres. Une union électorale d’intérêts passablement divergents ne produit pas le ciment de solides fondations politiques. Une fois satisfaite dans ses espérances du moment, une minorité reprend le large et ne voue pas un culte permanent au grand sauveur. A contrario, si vous ne tenez pas vos promesses, vous créez un mécontentement tenace. C’est ce qui est arrivé au petit copain de Valérie Trierweiler. Les homosexuels ont eu leur mariage et pestent à présent, comme les autres, contre les taxes tandis que les immigrés qui n’ont toujours pas le droit de vote — qui ne servait qu’à faire monter le FN — en veulent diablement au meilleur ami de Jacques Chirac. Vous multipliez cela par des Bretons écotaxés, des automobilistes harcelés, des travailleurs surfiscalisés, des policiers ridiculisés, des victimes violées dans leurs droits et des voyous sacralisés et vous arrivez aux 15 % d’opinions favorables dévolus actuellement au bidibulle de l’Élysée.

Perpétuer un modèle à bout de souffle

2935620La seule justification à la persistance du socialisme comme méthode de gouvernement réside dans le fait que les politiciens qui le mettent en œuvre sont persuadés que c’est par l’assistanat qu’ils assurent leur pouvoir. Cette assertion est fausse, car leur légitimité est de plus en plus contestée et (car ?) ils n’ont plus que l’apparence du pouvoir. Toutes les décisions échappent assez largement à notre (nos) piteux gouvernement (s). Il n’est qu’à voir le ridicule des dernières propositions à destination des clubs hippiques pour s’en rendre compte. Bruxelles (comprendre les méchants) force la France à appliquer un taux de TVA à 20 % sur une activité qui se voyait taxée à 7 %. On comprend l’émotion d’une filière qui s’en remet, pour les conséquences de la mesure, à l’étude d’impact que le même gouvernement a obligeamment fournie à la Commission pour essayer de l’attendrir : – 6000 emplois… une paille pour un secteur qui, jusqu’ici, ne demandait rien à personne ! De là l’idée, forcément géniale complètement idiote, de Bercy, de compenser la ponction à coup de subventions… Kafka n’est pas mort, il a juste fusionné avec Courteline.

« Si ça bouge : taxez-le ! Si ça continue à bouger : régulez-le !

Si ça s’arrête de bouger : subventionnez-le ! »

Ronald Reagan quarantième Président des États-Unis (1911-2004)

mouton-bonnet-rougeBien sûr, le réflexe premier est de se demander ce que l’Europe peut bien avoir à foutre du taux de TVA applicable aux activités équestres. Cette bande de barges surpayés ferait mieux de se préoccuper des conséquences de la directive organisant le « détachement des travailleurs ». Cette usine à chômage fait que l’on peut importer en toute légalité du peintre, plombier, équarrisseur (rayer la mention inutile) Polonais, Moldave ou Roumain (idem) rémunéré comme s’il œuvrait dans son pays de cocagne, tandis que les nôtres qui coûtent trop cher, se morfondent à Pôle Emploi. Hélas, il y a fort à parier que l’Europe se soucie comme d’une guigne des canassons français. Il est plus que probable que cette activité n’ait simplement pas été, à temps, intégrée dans le champ des activités relevant du taux réduit. Nos « décideurs » allient, en la matière, l’incompétence la plus crasse à la fourberie la plus éhontée. Et ce sont les mêmes qui vont venir nous enfumer avec le populisme qui fait haïr l’Europe, tout en nous rappelant les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ». La gôôche n’a plus d’idée depuis le Front Populaire, elle n’a plus que le monopole de la morale. Elle en est pourtant singulièrement dépourvue.

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 Gribouille fait de l’économie

marianeAvant de se lamenter à longueur d’ondes et de colonnes subventionnées par le contribuable, sur la fin du « consentement à l’impôt » et autre révolte fiscale, il conviendrait de s’interroger sur les causes de ce « désenchantement du rêve français ». Comment se fait il que la Bretagne, terre socialiste depuis 20 ans, sombre ainsi en seulement 18 mois, dans le « populisme » le plus vil, avant que l’on ne dénonce son « nationalisme exacerbé » prélude au couplet sur le ventre fécond de la bête immonde (selon la dernière Vallserie à la mode). À dénombrer, ces derniers temps, les mécontents que génère l’exécutif normal, on en vient à se demander si la matrice de dite bête n’est pas une fabrique de chewing-gums (selon l’excellente expression de mon très estimé confrère H16). Hollande, le Président des 40 voleurs, s’est pris les babouches dans son tapis volant. Ignorant des mécanismes de l’économie de marché, comme seul peut l’être un énarque membre de la Cour des Comptes, il a probablement cru que Robin des Bois était un prix Nobel d’économie. Il a donc décidé d’appliquer ses généreuses théories, pour sauver le pays et sauter « belle Marianne » en prime. Hélas, une fois renversés le Prince Nicolas, son fils Jean et le Shérif de Sablé-sur-Sarthe, la méthode qui consiste à prendre aux riches pour donner aux pauvres a fait long feu. Le riche fout le camp à l’étranger, le pauvre tire tout sauf la croissance et la classe moyenne qui, jusqu’ici, assurait la bonne tenue de la consommation, se recroqueville, comme un boxeur sonné sous les coups bas d’un fisc déchaîné. La conséquence de tout ce gâchis c’est une croissance négative (novlangue pour récession) et une France qui plombe lourdement le timide redémarrage de la zone Euro. Toute ressemblance avec au choix : la Grèce, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal n’a rien de fortuit.

bonnets-rouges-taxes-exiles-L-R_d1CxDésargentée, affolée à l’idée de devoir assumer ses erreurs et ses errements populistes, notre élite politique est arrivée au bout de sa logique spoliatrice. Après le travail, elle s’en prend à l’épargne avec un raisonnement confondant d’imbécillité économique : « la justice commande de taxer le capital autant que le travail ». Ne tentez surtout pas d’apprendre à un collectiviste que sans capital il n’y a pas de travail, c’est au-delà de ses capacités cognitives. Le mal français est plus profond. Le fait que, pas un de ces beaux esprits ne se soit demandé si la solution ne consistait pas à réduire le périmètre de l’État afin de pouvoir abaisser la fiscalité du travail au niveau de celle du capital, est très préoccupant. Il est vrai que les moutons ne se tondent pas tout seuls.

Taxer l’épargne : une faute morale

 Taxer l’épargne après avoir alourdi, comme jamais, tous les autres prélèvements qui viennent priver les salariés du droit de jouir des fruits de leur travail est le plus sûr moyen de précipiter un pays vers sa ruine. Ce n’est pas quand la consommation se contracte, faute de liquidités disponibles dans les poches des consommateurs qu’il est judicieux de venir s’attaquer à leurs bas de laine. Contrairement à l’idée que s’en faisait Mitterrand (le grand économiste polygame de Vichy), l’épargnant ne s’enrichit pas en dormant. L’épargne ne tombe pas du ciel. Elle est le résultat d’un comportement économique rationnel qui fait qu’un individu décide, en toute conscience, de ne pas consommer l’intégralité de son revenu disponible. Ce faisant il met une partie de ses ressources de côté « au cas où ». L’épargne, spécialement en France, c’est une sécurité à laquelle on est d’autant plus attaché que les temps sont incertains. S’y attaquer en ce moment, c’est provoquer immédiatement un sentiment de panique, aussi utile à la reprise économique qu’un camp d’entraînement d’Al Qaida  l’est au développement du tourisme de masse.

BONNETS-ROUGES-EN-HOMAGE-A-COUSTEAUL’autre point tout aussi fondamental qui milite pour une non-imposition de l’épargne est justement que cet argent a déjà fait l’objet de prélèvements de toutes sortes. Que les sommes en question aient été héritées (droits de succession) ou retranchées du revenu disponible (après IRPP, TVA, TIPP et autres joyeusetés), l’épargne a déjà subi l’impôt. En remettre une couche au nom de la nécessaire solidarité avec : les nécessiteux, les services publics et tout autre parasite social est une escroquerie drapée dans le compassionnel. La vraie solidarité consiste à permettre aux acteurs privés (associations, fondations, œuvres caritatives) de collecter des fonds pour les répartir entre les personnes qui en ont besoin. Ces institutions le font beaucoup mieux que l’État et – bien qu’un effort en ce sens ne serait pas inutile – gaspillent au passage beaucoup moins que lui en frais généraux (comprendre les salaires des chargés de collecte et redistribution).

atelier-crise-greceVous m’objecterez que ce qui est taxé dans l’épargne, ce sont les plus-values, pas le capital. Demandez donc au Chypriotes grecs ce qu’ils pensent de cette brillante analyse servie par tout ce que la classe jactante compte de mous du neurone dans les journaux vus, parlés et écrits. Certes ils sont grecs et chypriotes de surcroît. Comme chacun le sait : au pays de l’ouzo, le pâtre se dore la pilule au bord d’une mer turquoise en attendant que les grands blonds du nord viennent lui apporter ses subsides. La France est la seconde puissance économique de l’Union Européenne que diable, une vieille démocratie, un pays bien administré et qui jamais ne sombrera dans les travers hellènes. C’est à voir ! La Grèce a été plombée par un secteur public hypertrophié, allié à un clientélisme électoral débridé : nous aussi ! La Grèce a perdu la confiance de ses partenaires par son incapacité à se réformer : nous n’en sommes plus très loin ! La Grèce a affolé les marchés et failli mettre l’Euro par terre, à cause de son incapacité à lever l’impôt : nous y sommes !

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 La procédure parlementaire pour les socialistesNe vous y trompez pas, la fiscalisation de l’épargne (capital et plus value) c’est le dernier pas avant l’abîme. Le Moloch ne tombera pas avant d’avoir tout sucé. Après un choc de simplification qui n’a secoué personne faute d’avoir eu lieu, les socialistes passent la surmultiplié dans l’enfumage en parlant de réforme fiscale. Voir un socialiste réformer l’impôt c’est comme voir un cycliste renoncer à ses « fortifiants », un syndicaliste travailler, un sandwich SNCF appétissant, un percepteur compréhensif, un ministre de la justice répressif ou un député UDI de droite : c’est une vue de l’esprit. Le fait que le lavabo qui sert de Premier ministre débute ses consultations par les syndicats qui, comme chacun le sait, ne représentent que les intérêts du secteur public est très révélateur. La raison d’être des parlementaires est précisément de représenter leurs mandants pour déterminer le budget de la nation et partant, le niveau des prélèvements à opérer sur les revenus des Français. Le fait que l’on noie le Parlement sous une avalanche de textes législatifs inapplicables qui n’ont pour seul objectif que de faire sortir l’infra ministre, auteur du texte en question, de l’obscurité qui le recouvre sitôt passé le « passionnant » débat, n’enlève rien à ce principe. C’est pour obtenir des impôts que les rois ont cédé leurs pouvoirs aux Parlements (plus où moins volontairement et certains ont même perdu la tête dans l’opération). Il n’empêche, terminer ces « consultations » par les politiques, en dit plus long sur la volonté d’aboutir des héritiers de Robespierre que toutes les belles intentions qui ne sont plus écoutées que par ceux qui aiment encore à être dupés.

Cependant, réjouissons-nous, car, dans cette actualité morose et terne, nous avons une lueur d’espoir, une raison d’espérer. Valérie Trierweiler — dont la parole nous manquait — nous a assuré qu’elle était déterminée à ne plus se taire (chouette !). Désormais c’est en s’inspirant de son modèle : Danielle Mitterrand (re chouette !) qu’elle entend participer  au fiasco de son concubin (Danielle, elle, préférait son Cubain moins con qu’hirsute, mais chacun ses goûts). À notre époque le ridicule ne tue plus, il désole tout simplement. Décidément, comme le faisait dire Michel Audiard à Lino Ventura : les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît… alors vous pensez si les connes sont détectables !

Trierweiler

TYRANNIE FISCALE

septembre 26, 2013

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C’est une antienne connue comme le loup blanc : trop d’impôt tue l’impôt. Sauf qu’en l’an 2 du quinquennat du Président Normal, nous n’en sommes plus là. Avec 46% du PIB, la pression fiscale atteint un maximum jamais franchit et les petites fourmis laborieuses sont écrasées par les cigales géantes qui chez nous portent le doux nom de fonctionnaires. D’où le raz-le-bol fiscal qui ne cesse de croitre, jusqu’à « interpeller » la conscience (il prétend en avoir une) de notre sémillant ministre de l’Economie et des Finances.

La grande arnaque de l’État providence

Président Normal se penchant vers un contribuable

Président Normal se penchant vers un contribuable

Tous ceux qui ont atteint le Lycée avant que Luc Châtel passe un jour rue de Grenelle le savent : l’impôt est le moyen par lequel le citoyen donne à l’État les moyens de rendre à la collectivité, les services que presque aucun individu ne peut s’offrir seul. Voilà pour la théorie. Dans la pratique, la perversion politique de gauche (pléonasme) a fait que ces services n’ont cessé de croitre, sans que jamais personne n’ait eu à donner un avis « éclairé » sur la question. Il faut dire qu’en matière d’éclairage, nos élites nous enfument depuis tellement longtemps que nous désespérons d’un jour pouvoir repérer la lumière au bout du tunnel dans lequel ils nous condamnent à errer. Gauche et droite confondues, les services fiscaux qui servent de nervis à cette attaque à main armée collectivisation ont, de surcroit, du citoyen, une notion bien à eux. Le contribuable leur apparaît d’avantage comme un imbécile à qui l’on réclame tribut que comme un être douée de raison. Et pourquoi voulez-vous qu’ils nous considèrent autrement, puisque les Français continuent majoritairement à croire que l’État providence – pour lequel ils suent sang et eau – est un horizon indépassable en dépit de sa faillite flagrante.

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rose-ecoIl faut dire qu’on nous a vendu jusqu’à plus soif, le mythe de la croissance par le biais de la demande et son corolaire en système soviétique keynésien : l’action publique. Personne ne s’est jamais posé la question de savoir comment cette dernière était financée. Ou plus précisément, à partir des années 70, lorsqu’on a déconnecté, la croissance de la production, personne n’a voulu voir que notre progression atone s’effectuait, alors, à crédit et que la spirale de l’endettement aidant, nous allions fatalement rencontrer un mur. Et bien, fidèles lecteurs, ce jour tant attendu est enfin arrivé ! Le génie administratif français a cela d’admirable que, couplé à la lâcheté politique, il a produit, durant des dizaines d’années, une capacité à refuser les évidences, proprement unique sur la planète. À cet égard, il n’y a qu’en France que l’on trouve encore des électeurs suffisamment benêts pour de croire que « seul le riche payera » quand le bang fatal se profile. Les 1,6 million de nouveaux contribuables 2013 sont les premiers surpris de leur nouvelle richesse. Mais comme les socialistes prétendent toujours que leurs « réformes » sont justes … alors !

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Trop de fonctionnaires = trop de fonctionnaires !

Les recettes pour sortir de la nasse sont pourtant connues. Nos élites refusent juste de les mettre en oeuvre. Outre le fait qu’elle est remplie d’Allemands, comment se fait-il que l’Allemagne s’en sorte si bien face à la crise que nous subissons depuis 2008 ? Il se trouve qu’à l’instar de ces salauds de Suédois, de ces cochons de Canadiens et aujourd’hui de ces traitres de Bataves, les Allemands n’ont jamais considéré que la France soit dotée d’un modèle social. Ou plutôt si, d’un contre modèle : d’une voie dans laquelle il serait suicidaire de s’engager. La place de la France dans le monde économique est donc celle d’un repoussoir, comme feu l’URSS en son temps. On a les fiertés qu’on peut !

statuts-fonctionnaires-Résolution-de-lécranCe qui « clive » (pour faire moderne) les pays qui s’en sortent de ceux qui sombrent, c’est bien la dépense publique et son corolaire : le nombre de fonctionnaires. Dans notre soviet, un fonctionnaire est à la charge du pays depuis son embauche, jusqu’à la fin de sa retraite (sa mort). Comme la plupart d’entre eux ont passé les concours à la sortie de la fac, nous en déduisons qu’ils sont à notre charge de la mamelle au tombeau. Lorsque l’on sait que notre beau pays compte 5,5 millions de fonctionnaires, soit un actif sur cinq, on comprend mieux que la vie soit difficile pour les quatre autres. Non contents d’être une charge, nos braves fonctionnaires sont gavés de privilèges qui vont de la sécurité de l’emploi, à des régimes de retraites dérogatoires et surabondés (devinez par qui) en passant par des horaires flexibles (les 35 heures sont une odieuse régression sociale dans bien des branches de la fonction publique qui les « abattent » plutôt sur un rythme bihebdomadaire). Ces privilèges ont un coût exorbitant que les Français découvrent petit à petit.

L’État c’est eux

in-ze-baba1-723x1024Depuis le retour au pouvoir du parti de l’intelligence, jamais le débat public n’avait atteint un tel niveau de bêtise crasse. Plus la situation s’aggrave plus les incapables les ministres se succèdent pour nous assurer que : la croissance frémit (ben tient !), la courbe du chômage va s’inverser (surement !), la TVA baisse en augmentant (lol), 2014 sera l’année de la pause fiscale (à non en fait c’est 2015), la transition énergétique n’alourdira pas les prélèvements (ouarf!), etc., etc. En vérité, il y a le feu au lac et le syndicat de défense de la fonction publique ne sait plus où donner de la tête pour poursuivre ses rapines. L’État en demande toujours plus, pour toujours moins de service. Il faut bien admettre qu’à force de régenter nos vies, en s’occupant de ce qui ne le regarde pas, l’État finit par ne plus rien faire correctement. Au final, il faut bien admettre que les fameux « services publics » – que les gauchistes défendent avec autant d’ardeur qu’un intermittent son régime spécial – rendent de moins en moins de service au public.

Mur des consPourquoi, dans notre pays, le fait d’exiger une baisse le nombre de fonctionnaires, au nom de la simple rationalité économique, revient à faire l’apologie du crime contre l’Humanité ? Parce que le pouvoir est confisqué depuis plus de quarante ans par ceux qui se servent du système. La France protégée, celle de la fonction publique (et assimilée), s’est distribué des prébendes et elle compte bien que cela continue. Tant pis si le pays courre droit à sa ruine ! La qualité des soins à l’Hôpital ne cesse de baisser : la faute au manque d’effectif. La criminalité s’envole : manque d’effectif. Les trains déraillent : entretient défaillant par … manque d’effectif. L’Éducation nationale nous livre un nombre toujours croissant d’inadaptés sociaux tous aussi violents qu’analphabètes : la faute au sous-effectif. Des magistrats érigent un mur des cons : la faute à … à non, là pas de faute !

L’Ancien Régime contre lequel les saints patrons de nos fonctionnaires – véritables saigneurs des temps modernes -se sont élevés en 1789 se définissait par la phrase de Louis le quatorzième selon laquelle : « l’État c’est moi ». Nous pouvons dire sans beaucoup risque de nous tromper qu’aujourd’hui : l’État c’est eux et que les salariés du privé sont les nouveaux serfs de cette néo noblesse de concours administratifs. En 200 ans, nous sommes passés de l’absolutisme royal à l’absolutisme administratif … quel progrès !

Tout a un terme

Seulement voilà, toute à la préservation de ses privilèges, notre noblesse ne s’est pas rendu compte que les temps changeaient (comme l’autre). La mondialisation que les ducs de l’ENA blanchis sous les harnais du CAC 40 appelaient de leur veux était porteuse, certes de plus values juteuses, mais aussi des germes de la sédition fiscale. En ouvrant nos frontières, nous avons ouvert nos yeux. L’Euro a encore accéléré le phénomène en rendant tangibles et intelligibles, les comparaisons entre les nations. Tout un chacun peut se rendre compte, par exemple, que l’enfer de la précarité allemande (pourtant si complaisamment « vanté » par nos médias) vaut, somme toute, bien mieux que le système français – qui n’est paradisiaque que pour le salarié sous statut. Nos jeunes se ruent à l’étranger pour fonder les entreprises qui nous font si cruellement défaut, laissant aux moins aventureux de leur génération, le loisir de devenir fonctionnaires.

chomophobieCette situation n’est pas une fatalité, il nous faut juste le courage d’y remédier. Pour ce faire, il est illusoire de compter sur les socialistes. Ils sont le parti de la fonction publique, ils ne feront rien. Pourquoi croyez-vous que Hollandreou ait renoncé si vite à sa promesse de grand soir fiscal ? L’eut-il tenue, qu’il lui aurait alors fallu mettre au grand jour, tous les petits et grands privilèges qui font que l’arnaque perdure depuis des décennies. Simplifier les prélèvements (je parle bien des prélèvements et non des seuls impôts ) c’est obligatoirement les baisser pour ceux qui produisent et les augmenter pour ceux qui sont payés par le travail des autres. Baisser les dépenses c’est en finir avec le statut de la fonction publique. Les militaires ne le restent pas beaucoup plus de vingt ans (dans le meilleur des cas), pourquoi voulez vous que les infirmières, les employés communaux, les ingénieurs des routes, les cantonniers et les professeurs soient employés à vie. Ils peuvent servir la collectivité un temps avant de retourner dans le privé. La Suède a mis en œuvre cette solution dans les années 90 et n’est pas notoirement sous-administrée depuis.

L’UMP entre la faucille et le marteau

lvl-succession-ump-5Puisque nous ne devons rien attendre du PS, devons-nous nous en remettre à l’UMP ? Si par l’UMP nous entendons ce rassemblement d’imbéciles qui n’a rien de mieux à faire que de s’assembler en conclave, dès que l’un des siens a osé penser que certains socialistes étaient bien aussi, si ce n’est plus, sectaires que les fanatiques du bleu marine, autant le dire tout de suite : il n’y a plus d’espoir ! La France est proche du chaos social et économique et ces crétins n’ont rien de mieux à délivrer que des brevets de civisme et des leçons en colmatage de digues républicaines … on croit rêver !

UnknownDifficile d’être une alternative crédible quand on n’a que le Front National comme seul horizon. Surtout que ces derniers sont loin d’être aussi abrutis que nos grandes consciences rassemblées sous le pommier originel feignent de le croire. Ils savent lire et si leur programme économique fleure encore bon le terril et Germinal, ils progressent à pas de géants vers le chemin de la cohérence. La sortie de l’Euro – qu’ils sont les seuls à promouvoir – commence à être étudiée par des gens sérieux. Ces travaux donnent du sens à leurs propositions : les dirigeants du FN comprennent Jacques SAPIR et s’en inspirent (NDLR Ce qui ne fait pas de lui un idéologue du FN, comme je l’ai pourtant entendu dire par un journaliste, sans doute adepte de la lapidation publique).

Tant que l’UMP se contentera de faire la course à la posture morale vis-à-vis du Front, elle s’enfoncera vers sa ruine. Il faut qu’elle accepte la confrontation et le débat d’idée (ce n’est pas un gros mot). Le FN est un parti structuré qui renforce sa doctrine. Les imprécations ne serviront à rien d’autre qu’à renforcer l’impression que l’UMP n’a pas d’autre proposition que celle , alléchante, de mettre les fesses de ses leaders dans les fauteuils actuellement occupés par les socialistes, pour poursuivre la même politique autiste. Entre le collectivisme socialiste et le colbertisme centralisateur bleu Marine, il existe pourtant un espace pour une doctrine qui place la liberté au cœur de son projet. Un mouvement qui fasse de la confiance en l’individu la règle et de la méfiance l’exception. Une philosophie de gouvernement qui libère les énergies pour refaire de la France le grand pays auquel ses atouts et sa situation exceptionnelle au cœur de l’espace européen la prédestinent. Le libéralisme a de l’avenir, chers amis, car c’est le seul moyen pour l’UMP d’exister (une adoption par défaut vaut mieux que pas d’adoption du tout). C’est aussi, alors que nous nous débattons dans le gouffre de nos déficits, la seule idée que nous ayons toujours obstinément refusé d’appliquer depuis le dernier budget voté à équilibre en … 1974.

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LA FIN DES HARICOTS

juin 6, 2013

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C’est un fait entendu, le monstre tentaculaire qu’est devenu l’Etat, au fil des expérimentations hasardeuses de la gauche, et du manque de courage politique de droite, est aujourd’hui  incontrôlable. Plus aucun domaine n’échappe à la frénésie réglementaire de l’État Nounou qui, « pour notre bien » se mêle toujours et davantage de ce qui ne le regarde pas. Cette spécificité bien française, d’une soviétisation toujours plus poussée de la société, n’échappe à personne… sauf aux Français. Nombre de nos compatriotes sont intimement persuadés qu’ils vivent dans un « enfer ultra libéral » et que seuls leurs dirigeants éclairés sont capables de les prémunir contre les ravages de  la finance apatride et mondialisée. Il n’est qu’à lire les tombereaux de stupidités journalistiques vendus aux ignorants comme de l’analyse économique, pour se rendre compte que nous vivons sur une autre planète, ou plutôt que l’URSS n’est pas morte en 1990, mais survit chez nous, grâce aux héritiers de Jaurès (de Jospin à Hollande en passant par Chirac et Raffarin).

Le culte de l’État providence

article_taxesD’une gauche aveuglée par une idéologie mortifère qui ne sait que se mirer, tel Narcisse, dans l’eau trouble de ses boniments, à une droite émasculée par son indigence intellectuelle et programmatique, tous nos politiciens n’ont de cesse que de louer l’État comme certains, sous d’autres latitudes (ou sur France inter), invoquent Mao et le « Petit Père des Peuples ». Cette valeur totémique refuge se double, chez nous, d’une prétendue permanence historique qui veut que de Colbert au Gosplan (pardon le Commissariat général au plan) les Français n’ont dû leur salut qu’aux efforts de l’État centralisé. Que cette analyse, fortement marxisante, ne résiste pas à un minimum d’analyse ne rebute personne. Le fait que sans la Révolution et sa « dérégulation » l’État royal aurait été bien en peine de présider au décollage industriel du XIXe siècle, ne trouble aucun esprit suiviste. En France, c’est bien connu, en dehors de l’Etat il n’y a que le vide, la loi de la jungle et l’arbitraire de l’argent.

blog -Etat-providence_caisses videsC’est au nom de cette ineptie que nous avons, année après année, renforcé le Moloch administratif. Il faut dire que nos politiciens et notre administration entretiennent des liens de consanguinité tellement poussés, qu’ils feraient passer les Bourbons d’Espagne pour des pratiquants zélés de la mixité raciale. Tout le mal vient précisément de cette proximité. Selon le vieil adage qui veut que les moutons ne se tondent pas tous seuls, comment voulez-vous que des dirigeants, qui n’ont comme seul horizon professionnel que celui de fonctionnaire, se mettent à être raisonnables et intelligents ? De là, cette frénésie réglementaire et législative qui n’a, au final, d’autre résultats que celui de dilapider en agents publics, l’argent durement exigé en impôts.

Le scandale de la France protégée

statuts-fonctionnaires-Résolution-de-lécranC’est que dans notre beau pays, l’État n’est véritablement providentiel que pour une seule catégorie de français : les fonctionnaires. Les autres suent sang et eau pour leur garantir un nombre ahurissant de privilèges, du reste très soigneusement cachés. C’est  dans ce pays, qui voue un culte délirant à l’égalité, que se trouvent en réalité concentrées les plus grandes disparités possibles en matière de droits (en dehors de la Corée du Nord et de Cuba). Il y a d’un coté ceux qui les ont tous et de l’autre ceux qui les leur payent par leurs impôts, leurs charges ou leur absence de travail, nous y reviendrons. Par charité nous ne mentionnerons pas plus que ça les enseignants à qui il faut bien deux semaines de « travail », pour approcher des trente-cinq heures quand ils ne sont pas tout simplement en vacances (deux semaines toutes les six, plus deux mois l’été). Attardons-nous un peu sur ces salaires, prétendument de misère, qui sont servis aux forçats du service public. Ils ne sont inférieurs au privé que dans les postes de cadre dirigeants, et ce pour une raison simple : il y a moins de dirigeants dans les entreprises que dans l’administration. À armée mexicaine : salaires mexicains… Pour la masse des agents, souvent sans qualification, ou si peu, il vaut bien mieux « travailler » dans le public : sans être bien meilleure, la paye y est au moins garantie à vie !

intro-chap-pouvir-fonctionnaires-248x300Autre injustice et non des moindres : les régimes de retraite. Au nom de la pénibilité de leurs tâches harassantes, les salariés du public partent bien plus tôt que dans le privé. Comme ils n’ont pas d’accident de carrière (comprendre de période de chômage) ils arrivent avant les autres au nombre de trimestres requis. Mais l’injustice ne s’arrête pas en si bon chemin. Leurs pensions sont aussi bien supérieures (1 500 € en moyenne contre 1 100 €, soit un tiers de plus). Là où le salarié du privé verra ses 25 meilleures années prises en compte pour le calcul de sa pension, le fonctionnaire lui, se la verra calculer sur ses six derniers mois d’activité. En ce domaine, ne nous leurrons pas ! Ce n’est pas parce qu’un rapport semble donner raison à la Commission Européenne en prônant une timide évolution vers la prise en compte des dix meilleures années que nous y viendrons. Rocard avait déjà pointé ce hiatus du doigt en 1990. Voyez où nous en sommes vingt-trois ans et quelque mille milliards de dettes plus tard…

Après le coup d’État : le hold up permanent

Fotolia_25631578_XSToute cette générosité de l’État envers ses servants à un coût, et celui-ci est démentiel. La source de nos déficits n’est pas tant à rechercher dans la fraude fiscale que dans le détournement massif de fonds publics auquel  se livre chaque année l’Etat, au bénéfice exclusif des fonctionnaires. Si le travail est si cher, c’est aussi et surtout parce que les régimes généraux (ceux des salariés du privé) sont appelés à contribution pour financer les largesses consenties aux régimes spéciaux  des fonctionnaires et assimilés : EDF, SNCF, RATP et autres monopoles publics (sans parler des intermittents du spectacle -1,5 milliards pour seulement 100 000 bénéficiaires).

csgDernier exemple en date : le pillage éhonté qui vient d’être commis sous nos yeux par François zéro, le Mandrake des finances publiques, au détriment des Caisses d’Allocations Familiales. La branche famille n’est pas déficitaire en raison des largesses, pourtant sujettes à caution, dont le système fait preuve à l’égard des nouveaux arrivants d’outre-Méditerranée qui se trouvent pris en charge, avec leur nombreuse descendance, bien avant d’avoir commencé à cotiser. Son déficit est uniquement causé par la rapacité de l’État qui pique dans le tronc des familles, pour alimenter sa boîte à promesse non financée. Voilà comment les socialistes nous annoncent, toute honte bue : qu’au nom de la nécessaire lutte contre les déficits (auto générés) il devient urgent de « faire payer les riches ».

Le riche voila l’ennemi

Tout à sa mission de réconciliation et d’apaisement après les déchirements de l’ère Sarkozy, Normalito n’avait pas plus tôt fini de permettre à tout le monde de se marier qu’il a décrété une autre grande cause nationale : ces salauds de riches n’ont pas besoin des allocs pour vivre. C’est une évidence de même portée que celle qui consiste à constater que les pauvres n’ont pas plus besoin de HLM ou du RSA pour vivre. Ils ont juste besoin de salaires décents. Seulement les leur donner, suppose de baisser les charges et donc de tailler dans les dépenses pour y parvenir. En clair cette politique implique de diminuer drastiquement le nombre de fonctionnaires : impossible, impensable ! Si nous ne doutons pas que la France ferait plus qu’y survivre, le PS, lui, y laisserait sa peau. Il devenait donc urgent de réagir. Le premier réflexe de « l’ennemi de la finance » fut donc de mettre les allocs sous condition de ressource. « Malheur à toi, horrible putois profanateur des idéaux d’universalité constitutifs de l’âme socialiste depuis Queuille » lui ont immédiatement rétorqué ses « camarades » restés socialistes. Et le mou de Tulle de revenir dessus. seulement en l’occurrence le fourbe Parthe n’a feint de reculer devant ces (ses) fossiles que pour mieux lancer sa flèche.

taxes[1]Après nous avoir savamment enfumé, par média interposé (tout larcin de pareille ampleur nécessite des complicités actives), sur l’insondable déficit de la branche famille, l’homme qui n’aimait pas les riches a décidé de les taxer encore d’avantage. Tant est si bien que le « pauvre » couple avec deux ados à charge qui gagne plus de 5 000 € (cette limite est très provisoire gageons que d’ici peu elle descende) va se voir taxer au nom de la préservation de l’universalité des prestations familiales. Là où l’on touche au sublime, c’est que le même couple avec un seul enfant, qui n’a jamais rien perçu de sa vie en provenance de la CAF, mais qui a toujours cotisé, va se voir aussi mis à contribution, par le biais de la baisse du quotient familial. « Que ces salauds de nantis se taisent, ils n’ont pas à la ramener, il y a tellement plus pauvres qu’eux », nous expliquent, en substance, des journalistes qui eux, bénéficient d’un abattement supplémentaire de 35 %(un complice a toujours un intérêt à l’être). C’est un peu comme si on expliquait aux smicards français que leurs jérémiades sont indécentes au prétexte qu’ils pourraient être Grecs ou Espagnols… C’est déjà ce que l’on fait ? À bon, désolé, autant pour moi.

Trop d’impôt tue l’impôt mais fait prospérer la fonction publique

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Avec plus de 45 % de prélèvements opérés, chaque année sur la richesse nationale, la rapacité de l’État n’est plus à démontrer. Le problème c’est que les pompeurs qui nous gouvernent nous ont toujours justifié leur voracité au nom de l’indépassable modèle français de protection sociale. En l’occurrence, il s’agit de nous vendre un système à la Madoff où les nouveaux entrants payent des sommes modestes (un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre) pour subvenir aux besoins forcément croissants des générations précédentes, à mesure que l’âge leur vient. Même en sortant de l’ENA on peut comprendre que la liste des bénéficiaires s’allongeant du fait de leur nombre et de leur préservation, il allait être demandé plus aux cotisants. Après avoir nié cette réalité pendant trente ans, les énarques qui nous gouvernent ont entrepris depuis une quinzaine d’années de rationner les prestations. Là où la logique qui prévalait au début de l’aventure aurait du les conduire à répartir ces efforts sur tous, nos braves fonctionnaires, par pur désintérêt c’est évident, n’ont fait porter cet effort que sur les salariés du privé.

chouette-des-cotisations-socialesLes faux droits ainsi garantis aux fonctionnaires et assimilés sont à l’origine de la diminution conséquente des prestations servies aux autres, mais, bien plus graves, ils sont aussi à l’origine du chômage de masse. En effet, et nous avons trop souvent tendance à l’oublier, le poids de cette « protection » sociale repose principalement sur l’employeur : d’où un coût du travail prohibitif, des délocalisations à répétition, une désindustrialisation galopante et au final le chômage record qui découle de tout cela. Quel l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas la faute de la mondialisation si nous avons plus de trois millions de chômeurs. Il n’y a pas de dumping social qui vaille. Il n’y a là que les conséquences d’un système d’irresponsabilité généralisée où l’argent public est joyeusement dilapidé au profit électoral (dans le meilleur des cas) d’une petite clique d’élus. Que les victimes de ce « transfert » de richesse subissent leur sort sans broncher, est à mettre nombre des miracles produits par l’acharnement à ne jamais enseigner l’économie aux enfants et à l’uniformité de la pensée journalistique qui conduit 90 % de cette profession à voter à gauche.

François Hollande grecSeulement à trop tirer sur la corde, elle finit par se voir avant de se rompre. Nous en sommes précisément aujourd’hui, au stade qui précède la rupture. Les salariés du privé voient clairement que ce qui leur a toujours été présenté comme une assurance (maladie, chômage, vieillesse) n’est en réalité qu’une ponction sans fin qui leur garantit de moins en moins de droits. La famille vient d’être dépouillée et les « riches » (on l’est vite par les temps qui courent) un peu plus pressurés pour combler les trous. Personne ne se fait plus d’illusion sur une retraite qui ne suffira pas à subvenir à ses besoins. Il ne reste plus que la maladie qui fasse encore illusion dans l’univers Potemkine créé par notre élite administrative. Ne nous leurrons pas, au train où vont les choses, Hollandréou ne va pas tarder à rationner aussi les soins. Il réfléchit à rembourser les dépenses en fonction des revenus. Vos cotisations étant assises sur votre salaire : plus vous gagnez, plus vous cotisez et moins vous êtes remboursé. Elle n’est pas belle la vie chez les socialos ? Encore un petit effort dans cette solidarité unidirectionnelle à la grecque et il en sera enfin définitivement fini du mythe de l’assurance sociale universelle. Sous couvert d’une nouvelle définition de la solidarité que l’on qualifiera alors de « citoyenne » (avec de la vaseline, ça passe toujours mieux), les moins pauvres seront sommés de payer toujours plus pour que les nécessiteux, certifiés conformes par l’administration, puissent bénéficier de ce à quoi ces salauds de riches n’auront justement plus droit.

Conclusion

Nous allons donc bientôt atteindre les limites du système. Déjà un certain nombre de courageux entreprennent de regagner leur liberté, en sortant de l’assurance maladie qui n’est plus un régime obligatoire depuis que la Cour de justice européenne en récemment a décidé ainsi. En effet, tous les régimes sociaux français sont des régimes professionnels de sécurité sociale et non des régimes légaux. En d’autre terme, il est donc maintenant loisible à tout un chacun, de s’assurer (au sens réel de ce mot) auprès de compagnies spécialisées pour ce type de risque. Vous trouvez cela aberrant et vous vous dites que seul l’Etat est capable de procéder à ce type de couverture ? Tentez d’oublier trente secondes que vous êtes Français, quittez le conditionnement qui vous a été inculqué dès votre plus jeune âge et réfléchissez. Votre voiture est-elle assurée par l’État ? L’assurance sur la vie est elle un monopole public ? Pourquoi ce qui fonctionne pour l’automobile ou la mort ne pourrait pas fonctionner pour l’humain et le vivant ? Parce que l’homme se dérègle à mesure qu’il vieillit et que la logique assurantielle de ces salauds de capitalistes laisserait mourir nos vieux alors que mugiraient dans nos campagnes ces féroces soldats de la finance mondialisée ? Les assureurs n’assurent-ils que les voitures neuves ? Les mauvais conducteurs sont-ils tous en défaut d’assurance ? Non, ils payent juste plus cher, mais pas en proportion des dégâts qu’ils occasionnent, car les bons conducteurs compensent. Ces salauds de capitalistes n’ont pas inventé l’eau chaude, ils se contentent de rationaliser les processus de mise en œuvre de collecte et d’indemnisation. Ils sont plus regardants quant aux conditions dans lesquelles ils engagent leur argent, ils gèrent avec rationalité leurs frais généraux et ils passent des accords avec des prestataires pour diminuer leurs frais et ceux de leurs assurés. Pourquoi voulez-vous qu’il en soit autrement en matière de retraite, de chômage ou de maladie ?

"Que ceux qui ont des couilles veuillent bien lever la main"

« Que ceux qui ont des couilles veuillent bien lever la main »

SOCIALISME ET LIBERTE

février 17, 2013

Socialisme et liberté

En parler toujours, n’y penser jamais. Voilà comment se résument les rapports ambigus que les socialistes français entretiennent avec la Liberté. Il n’est pas un événement, un débat, une controverse où les héritiers de Jaurès ne convoquent les mannes des héros de LEUR Révolution. Et les mêmes de se rouler allègrement dans les Droits de l’Homme avec la même énergie que le chien dans la charogne (pour la plus grande joie de ses maîtres). En réalité, pour ces mauvais génies de la Bastille, la seule liberté qui vaille est la leur. Celle d’autrui est dangereuse, car susceptible de mener à la remise en cause des dogmes auxquels, ces esprits simples adhèrent sans les discuter, depuis les bancs de Science Po (a minima). La Liberté politique et son corolaire : la Liberté d’entreprendre sont, dès lors, systématiquement pourchassées par des collectivistes de la pire espèce, drapés dans les oripeaux de la modernité.

Sans liberté d’entreprendre, il n’est point de croissance flatteuse

Bisounours-2Nous n’insisterons jamais assez sur la duplicité d’un Président qui se fait élire sur un programme économique autistique consistant à prétendre que la France est une île. À ce compte-là, comment s’étonner qu’il se croie autorisé à pratiquer toutes les expérimentations, même les plus hasardeuses, sans se sentir comptable d’aucune des conséquences pratiques qui en découlent. Une telle conception du monde contemporain ne se trouve plus guère partagée que par famille Kim en Corée du Nord. Il ressort de ce credo, une impression de cafouillage qui se traduit par une multitude d’entraves et de rapines à destination des plus entreprenants et qui ne sert qu’à faire croire aux imbéciles qui le veulent bien que son gouvernement pèse sur le cours des choses. Vous êtes pauvres et vous en souffrez, mais rassurez vous braves gens, loin de vous permettre de vous en sortir nous, gouvernement socialiste d’une France citoyenne et participative, nous allons faire en sorte que votre voisin soit autant dans la panade que vous. Avant de crier à la caricature et au crime de Lèse normalité, les thuriféraires du Président normal devraient se rappeler que François XVI a fait quatre enfants à la reine de la bravitude…

Il ressort de ce cloaque « bougiste », une cacophonie permanente qui a pour conséquence la paralysie de l’activité économique. Plus le message gouvernemental est brouillon, moins les entrepreneurs entreprennent. Même à l’ENA on doit être capable de comprendre que l’on reporte ses investissements lorsque l’on ne sait pas jusqu’où l’État va, au final, vous essorer à la fin de l’année. Avec la rapacité du Fisc, mieux vaut avoir de l’argent disponible. Ce qui est valable pour les chefs d’entreprises l’est d’ailleurs tout autant pour les particuliers. A ce titre, il ne sert à rien de plastronner en se gargarisant d’un taux d’épargne des ménages s’élevant à 16 % en France. Ce taux, ahurissant pour un pays comme le nôtre, est plus révélateur des angoisses face à l’avenir que de l’espérance en des lendemains qui chantent. Il en dit plus long sur la confiance qu’inspire le gouvernement que tous les sondages.

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À force de considérer le créateur d’entreprise comme un loup qui cherche à s’enrichir sur le dos de son prochain, à force de croire que le travail qu’il propose est une aliénation qu’il convient de combattre en encourageant les salariés à en faire le moins possible, à force de spolier l’investisseur de la juste rémunération de son risque, on finit par ne plus vivre qu’avec des assistés et des attristés. Faire que chaque Français dépende de l’État à des degrés divers est le plus sûr moyen qu’a trouvé l’élite administrative de ce pays pour assurer sa domination. Voilà pourquoi, seuls contre le reste du monde et toutes les évidences, nous persistons à croire que nous sommes une alternative au capitalisme. Tant que l’on trouvera normal que 90 % des journalistes se déclarent de gauche, tant qu’Alain Madelin servira d’homonyme à Méphistophélès, tant que le libéralisme sera considéré comme une malédiction et non comme une libération, nous continuerons à nous enfoncer dans la crise en nous vidant de nos forces vives.

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Pas de Liberté pour les ennemis de la Liberté

pensee-unique-723x1024Appliquant ce principe qui fit la gloire des Montagnards, nos penseurs socialistes organisent la marche forcée vers le progrès, en multipliant les lois liberticides. La seule liberté que chérissent les socialistes c’est celle de dire leur vérité. Toute opinion contraire est scandaleuse et se doit d’être combattue comme telle. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les princes qui nous gouvernent refusent le débat puisque pour eux le verbe négocier signifie céder aux exigences de leur adversaire (cf. la vulgate syndicale). Ils sont le Bien et disent le Droit, il est donc criminel de ne pas être d’accord avec eux. C’est ainsi que ces trente dernières années, nous avons vu fleurir les lois visant à réprimer les pensées déviantes. Sous couvert de lutter contre le si commode « ventre fécond de la bête immonde », la rue de Solférino et ses multiples officines ont établi une solide police de la pensée qui n’a pas grand-chose à envier à celles mises en place par les deux grands totalitarismes de la première moitié du vingtième siècle. Le principe de dénonciation et d’exposition des pénitents est exactement le même. Nous sommes, certes, préservés jusqu’ici des conséquences physiques d’une dissidence avec le prêt-à-penser. Pourtant, à entendre les plus extrémistes des tenants du politiquement correct, cet avantage est des plus provisoire.

 

Les socialistes et les contrôles au faciès

Les socialistes et les contrôles au faciès

Le mensonge d’État autour des chiffres de la délinquance est symptomatique de cette méfiance atavique des élites françaises envers la liberté de penser. Si l’on se penche sur la question avec un minimum de sérieux, on s’aperçoit vite que le phénomène ne fait que croître et embellir et que la violence qui l’accompagne ne cadre absolument pas avec l’excuse de pauvreté qui tient lieu d’explication à tout. Non, le dénuement ne pousse pas systématiquement au crime. Le pauvre n’est pas nécessairement plus violent que le riche. Le déterminisme social n’a pas plus de sens que le déterminisme racial. Ce qui fait sens, en revanche, c’est plutôt le déterminisme tribal. Lorsque l’on s’intéresse à la répartition spatiale de la délinquance, on s’aperçoit que les zones en forte progression sont celles où la population est la plus hétérogène. L’homogénéité est, au contraire, un facteur de stabilité et de sécurité. C’est vrai dans les écoles comme dans la rue. Il est urgent de se taire et de n’en point faire état aux petits blancs qui ont vite fait de tirer de ces faits bruts (si l’on peut dire) des conclusions hâtives (c’est bien connu).

C’est pour avoir exprimé, très partiellement, cette vérité par le prisme de la population carcérale qu’Éric Zemmour a été cloué au pilori, que ses chroniques matinales sur RTL on été amputées des deux tiers et qu’il a été relégué en toute fin de soirée à la télévision, comme un vulgaire porno soft. La même exécution médiatique a été réservée à la démographe Michelle Triballa pour avoir osé quantifier le remplacisme auquel se livre avec volupté notre élite tiermondiste. C’est toujours ce même phénomène qui vaut à Xavier Raufer, grand criminologue, un quasi-anonymat, lui qui a commis le péché de comparer les mœurs respectives des habitants de la Creuse et de la Seine-Saint-Denis, en matière de saccage de biens publics ou privés. Ne doutons pas que le même sort soit réservé à Laurent Obertone qui, bien que journaliste (comme quoi toutes les règles ont leur exception) ne va pas manquer de déchainer les pères la vertu avec son livre La France orange mécanique, tant il y démontre avec talent, à quel point de violence gratuite nous en sommes parvenus. La France de Normalito, plus dangereuse que celle de Napoléon III, voilà qui n’a pas fini de faire causer le républicain.

Timeo Danaos et dona ferentes[1]

297246_10151102013991977_162161107_nLa réalité que nos élites ont toujours feint d’ignorer est en passe de surgir violemment dans leur existence. Déjà au niveau économique, nos gouvernants ne peuvent plus se réfugier dans l’emprunt, pour différer les réformes d’ajustement que notre niveau réel de production nous impose. Il ne reste que des fonctionnaires ou des syndicalistes (pléonasme) pour croire que le modèle français en soit encore un. La Cour des comptes –  qui ne passe pourtant pas pour une pépinière de libéraux – n’a de cesse d’alerter le pouvoir sur la nécessité de couper dans les dépenses pour « tenir les objectifs ». Soyons francs, en la matière, le pluriel ne s’impose pas, tant la seule option est de ne pas décrocher de l’Allemagne. Il n’y a pas de miracle économique français. Si nous continuons à distribuer des prébendes à une quantité toujours plus importante de parasites, avec pour seule finalité celle de se maintenir au pouvoir, les mêmes causes, à Paris, produiront les mêmes effets qu’à Athènes. Hollande, n’a rien à envier à Papandréou. L’un et l’autre sont les héritiers de leur Tonton. Ils se comportent à l’identique. La grande faute repose sur l’opposition. C’est elle qui a tourné le dos à la Liberté en perpétuant ce système, lorsque les électeurs, lassés, l’ont porté par trois fois[2] aux responsabilités sur un programme ouvertement réformateur. La responsabilité du premier Maire de Paris depuis la Commune est de ce point de vue immense. Il a ouvert la voie à tous les renoncements. Lui même et ses successeurs, en trahissant leur camp pour plaire à des élites médiatiques mises en place par leurs adversaires, ils ont décidés de mettre leurs concitoyens sur la paille. Les plats de lentilles ne rassasient que très provisoirement ceux qui, pour succomber à leurs fumets, bradent leurs convictions. « Chirac : une colonne ; pas de celles qui soutiennent le temple, non ; une colonne Morris : de l’affichage sur du creux ».[3]  Pas étonnant que l’actuel locataire de l’Elysée le vénère tant.

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La liberté de penser, voilà l’ennemi

identite_nationale_francaise_rayer600L’excuse bateau de la crise ne passe plus. Cette explication que l’on nous sert pour justifier le fatalisme, la passivité et le manque d’imagination avec lesquels nos élites prétendent nous gouverner, ne convainc même plus un lycéen (pourvu qu’il sache lire). Il en va de même en matière d’identité nationale. En ce qui concerne les drames nés d’une politique d’immigration massive dissimulée, plus le mensonge d’État devient patent, plus il devient urgent de traquer le déviant. À la palanquée de journalistes militants vient s’ajouter le troupeau des associations sans adhérents, mais néanmoins pourvues de grasses subventions. Ces petits gardes rouges, gavés d’argent public, sont les vrais nervis du régime. C’est par eux que passent les procès staliniens fait à ceux qui bravent la pensée unique. Par ces temps de disette budgétaire, au lieu de s’émouvoir mollement des salaires des footballeurs ou plus bruyamment de l’exil fiscal du plus Russe de nos acteurs, il est curieux qu’un gouvernement impécunieux ne taille pas dans ces si généreuses subventions.

marianne_A4nb_500dpiSoyons fou ! Imaginons l’espace d’un instant, une France sans HALDE, sans SOS Racisme, sans CRIF, sans Ligue des Droits de l’Homme, sans Kommandantur auprès de laquelle dénoncer, à sens unique, son prochain. Deviendrions nous pour autant un pays à la dérive, fleuretant avec la dictature, si les lois Gayssot, Taubira et autres crétineries mémorielles étaient abolies ? Les Français sont-ils à ce point stupides qu’ils ne puissent tenir des débats sereins sur leur passé, sans que l’État ne vienne leur dire ce qu’il convient de penser ? Nous assistons au travers de la multiplication de ces entraves institutionnelles à la liberté de conscience, à l’agonie d’un système. Le bateau prend l’eau de toute part et l’équipage peine à le maintenir à flot, pendant que sur le pont des premières, l’orchestre joue sa partition comme si de rien n’était. La bête est à terre et ses derniers soubresauts sont d’autant plus féroces qu’elle se sait condamnée.

 

Les soixante-huitards fatigués qui nous tiennent lieu de professeurs de morale sont en train de tirer leur révérence. De leur révolution de pacotille ils ne nous laissent que les pots cassés. De leur paresse intellectuelle ne subsiste, hélas, que des interdits. Ne nous trompons pas ! C’est parce que ces résistants en peau de lapin sont incapables de défendre leurs convictions qu’ils ont multiplié les fatwas législatives. Le barnum s’écroule, à nous de savoir reconstruire une organisation cohérente où l’Etat est au service du peuple souverain et non l’inverse. Nous devons accoucher d’un mode de gouvernement fondé sur la Liberté de penser et d’entreprendre, où la confiance dans l’individu soit la règle et la méfiance l’exception. Ce monde est à construire et il nous appartient d’y prendre toute notre part. La Liberté ! Face au fanatisme et au dogmatisme de leur temps, des esprits éclairés l’ont inventée en France et pratiquée aux États-Unis[4]. Alors que ces périls nous menacent de nouveau, saurons-nous être assez fort pour réclamer leur héritage et nous affranchir, ce faisant, des carcans que notre aristocratie n’a jamais cessé de faire peser sur nos épaules  en 1788 comme en 2013 ?

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[1] Je crains les grecs même ceux qui apportent des cadeaux, phrase mise dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l’Enéide.

[2] 1986, 1993 et 2007. 2002 n’a été que la continuation du socialisme par le biais du radicalisme corrézien. A cette époque, Jacques Chirac n’avait pas prévu, comme en 1986, de renverser la table … bien au contraire.

[3] Claude Michel Cluny : Rêver avec Virgile

[4] Loin de moi l’idée de minimiser le rôle fondamental de l’Angleterre dans la marche vers la Liberté mais l’image est plus parlante si l’on considère que les Etats Unis d’Amérique ont mis en pratique beaucoup plus vite le concept de citoyen que les Anglais, chez qui le processus a été plus long.

UN TAXI POUR TOBROUK

janvier 12, 2013

The top of a taxi is seen in downtown Paris

 

Nous avons beau avoir libéré la Lybie de son despote auto éclairé, à grands coups de missiles, force est pourtant de constater qu’en matière économique en général et de transport de personne par véhicule avec chauffeur interposé en particulier, nous en sommes encore à l’âge de pierre. Ainsi, le 10 janvier dernier alors que la France médiatique était ramassée dans l’angoisse, à trois jours des rassemblements anti mariage gay, notre beau pays a de nouveau été paralysé par une corporation qui – c’est le propre de toutes ces institutions – entendait bien préserver ses avantages indument acquis.

Le taxi, symbole du soviétisme français

 

1100556_communismeIl est de prime abord paradoxal, de faire référence aux prouesses économiques de « l’avant-garde du Prolétariat » pour décrire une profession exercée principalement par des artisans. Le paradoxe n’est cependant qu’apparent, lorsque l’on se plonge dans le détail (là où se niche le diable, c’est bien connu, même de la G7). Que constatons-nous ? En vérité ce secteur – que d’aucuns prétendent libre – est en réalité aussi administré que la production des petits pois en Corée du Nord … avec la même efficacité. La pénurie, c’est ce que les technocrates produisent le mieux dès que l’on laisse libre cour à leurs talents pour planifier l’économie. Bien sûr, chez ceux nés après la chute du mur de Berlin, cet adage n’est plus aussi parlant que pour leurs aînés. Nous autres qui connûmes les longues files d’attente devant les vitrines vides des magasins administrés par les États progressistes savons ce que la planification apporte à l’édification de l’Homme : le manque. Bref, qui croit encore qu’un communiste est un défenseur de la liberté n’entendra rien à ce qui va suivre.

Passe encore que nos taxis soient – à de très rares exceptions près – parmi les plus sales et les moins normés de tous les pays développés. Admettons que leur sens de l’accueil et du service – qui n’a d’équivalent que chez les gardiens de prison – ne soit qu’une purge par laquelle il faut bien passer pour pouvoir être rapidement véhiculé. Tout le problème réside précisément dans ce rapidement. Quiconque a essayé, une fois dans sa vie, à Paris, d’attraper un de ces ambassadeurs du chic parisien, en dehors du créneau 10h-11h30 et 15h16h30 sait : qu’impossible est aussi, hélas, souvent français. Cette impossibilité de trouver un véhicule est encore plus accentuée dans les communes de banlieues ou en province. Là, aucun taxi en station (quand elles existent), tout juste propose-t-on, à ces emmerdeurs de voyageurs, de téléphoner à un « forçat de la route », pour qu’il consente à venir les chercher… moyennant les frais de déplacement, cela va sans dire.

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La raison à cette quasi-absence permanente est à rechercher, comme toujours, dans notre génie administratif qui, cumulé à un sens de l’économie de marché moyenâgeux, produit toujours le plus beau des mondes possibles. Cette profession est comme beaucoup d’autres une profession réglementée. En conséquence de quoi on ne peut être taxi sans une licence matérialisée par une plaque. Vous connaissez bien ce système, il est appliqué à la médecine avec le succès que l’on connaît. Il porte le joli nom de numerus clausus. Là où la seule ville de Londres compte plus de 70 000 taxis, la France (j’ai bien écrit la France) n’en compte que 55 000. Encore un atout pour renforcer l’attractivité du territoire que le monde entier nous envie !

Va voir ailleurs si j’y suis !

propagande2007Cette politique imbécile de raréfaction artificielle de l’offre pousse, naturellement, les titulaires des plaques de taxi à toutes les surenchères possibles. Il faut bien reconnaître à la décharge des individus concernés que, lorsque vous avez payé jusqu’à 300 000 euros le droit d’exercer ce beau métier, vous ne voyez pas d’un bon œil l’augmentation de leur nombre. La situation est inextricable. Toute tentative visant à multiplier le nombre de véhicules en circulation se heurte à l’opposition farouche des taxis en place. Une telle libéralité d’État aurait pour conséquence immédiate de faire baisser la valeur de votre « plaque ». Nous sommes donc condamnés à ne pas trouver de taxis quand nous en avons besoin, par la grâce de la vénalité des licences.

tripleAAfin de mettre un terme à cet archaïsme administratif, il conviendrait d’indemniser les actuels titulaires avant d’envisager de « multiplier les pains »… une paille dans l’état actuel de nos finances publiques ! Quoi qu’il en soit, les sans-culottes en Mercedes qui ont bloqué le pays pour montrer leur « ras-le-bol » ont agi avec un sens consommé du lieu commun syndical qui n’étonne plus personne chez nous. Au lieu de rester chez eux et de contraindre leurs clients à prendre les transports en commun, nos vaillants défenseurs de leurs intérêts bien compris ont préféré empêcher tout le monde de bosser en bloquant les routes. Comment leur en vouloir alors que le premier cheminot venu fait de même avec la bénédiction des Français – dit-on – sondages à l’appui ?

Vive l’Etat nounou

 

1306779539Ceci dit, la gauche est au pouvoir et nous savons tous, depuis le mariage gay que « la rue ne fait pas loi » dans ce pays (merci Madame Taubira, nous saurons nous en souvenir le moment venu). Pourtant au pays bénit de l’État omnipotent, les rentiers du système entendent jouir de leurs privilèges et somment toujours le gouvernement de les leur garantir. Nos braves artisans ne demandaient pas de revalorisation de leurs courses ou de meilleures conditions de travail pour leurs salariés (il y en a aussi). Non ! Ils entendaient que nos ministres restreignissent la concurrence que leur font les voitures avec chauffeur et les motos taxis. Et comme le ridicule ne tue plus (contrairement à la route on ne vous le répètera jamais assez), il fallait, en plus, que la Sécu continue à « sécuriser » l’activité des taxis ruraux pour lesquels, le transport de malades représente plus de 90 % de leur chiffre d’affaires. À ce train-là (si l’on peut dire) on se demande si la sécu n’aurait pas plus vite fait de les titulariser ces « artisans fonctionnaires ».

le-changement-c-est-maintenant-humourRefuser le changement, favoriser la rente c’est bien pour cela que les socialistes sont au pouvoir non ? Vous croyiez qu’ils étaient là pour favoriser le changement ? Mais le changement c’était hier, aujourd’hui le ministre du Redressement national vous explique, sans rire que l’irruption de Free sur le marché de la téléphonie mobile est une catastrophe industrielle. Les trois opérateurs historiques qui se goinfraient comme des cochons ne vont plus pouvoir s’en mettre plein les poches sur notre dos. Xavier Niel n’a pourtant rien d’un philanthrope. Il a juste fait ses comptes et constaté qu’en ramenant les prix d’un forfait illimité de 65 à 20 € il gagnait encore très confortablement sa vie et pouvait satisfaire à ses obligations de déploiement de réseaux. Si les trois gorets préexistants s’étaient entendus pour nous plumer il conviendrait que le ministre à la machine à découper le jambon sus nommé se préoccupât de leur faire rendre des comptes. Je croyais que le copain de Trierweiler devait faire rendre gorge à la Finance mondialisée ? Oui, mais non, ça, c’était avant ! Avant le changement qui a consisté à faire pareil qu’avant, mais avec un faux maigre qui est, depuis, redevenu un vrai gros…

 

Un proverbe allemand dit que Dieu a créé le pays parfait. Un pays tempéré, aux paysages variés et à la douceur de vivre inégalée : la France. Cependant afin de préserver les équilibres et de ménager les susceptibilités, le Créateur dans son infinie sagesse a peuplé ce pays de cocagne de Français. Si en plus ces derniers se donnent un mec normal pour les diriger …

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LE COUP DE MASSUE FISCAL

octobre 11, 2012

Si en 1981 nous passions, selon certains beaux esprits,  de l’ombre à la lumière, en ce qui concerne la fiscalité, l’arrivée de François Hollande le 6 mai 2012, nous a fait brutalement revenir à l’âge de pierre. Si l’on peut reconnaître une constance à Normalito, c’est bien celle de vouloir punir le possédant et dieu sait qu’il a, de ce dernier, une notion extensive. A l’instar du Boche : « Le riche paiera », tel fut, avec le dénigrement systématique de Nicolas Sarkozy, l’antienne de sa campagne. Comme son adversaire était, de notoriété socialiste l’ami des riches, la boucle était bouclée. Le résultat de cette farce c’est que les Français ont remplacé un agité par un incapable et qu’ils vont doublement en payer les conséquences.

Le choc des réalités

Nos petits marquis étaient à peine installés aux commandes de la fille ainée de l’Eglise que ces salauds de patrons lançaient leur première offensive destinée à saper l’action de « l’avenir radieux du prolétariat ». PSA, au bord de l’asphyxie et en notoire surcapacité de production, annonçait la fermeture de son usine d’Aulnay. Branle bas de combat dans toutes les soutes de la machine à décérébrer le pigeon l’électeur. Tout ce qui compte dans la gauche qui pense (et qui le fait savoir), y est allé de son couplet sur les deux cent familles, le complot des puissances de l’argent et bien sûr de l’héritage. Ces Peugeot, qui ne s’étaient donné que la peine de naitre, allaient rendre gorge et des comptes à la République. A défaut du feu nucléaire, le Président déclenchait sur eux le pétard Montebourg. Ce dernier, après avoir fait le paon devant les caméras et les ouvriers a dû, piteusement, faire machine arrière. Le rapport qu’il avait pourtant pris grand soin de commander à un camarade au nom de centurion romain (le rapport Sartorius), validait en tout point la stratégie de PSA. Caramba ! Voilà la Révolution trahie de l’intérieur.

La panade dans laquelle se débat l’industrie automobile française n’a en réalité que très peu à voir avec un quelconque complot du Capital ou l’héritage de ces salauds de droite. Elle doit tout à l’incurie de la gauche ! Qui sont en effet les crétins qui découvrent, sur le tard, les conséquences des politiques anti bagnoles menées depuis 10 ans dans les grandes villes contrôlées par des majorités roses vertes ? Qui sont ceux qui stigmatisent (pour reprendre à bon escient un verbe mis à toute les sauces) les automobilistes accusés de tous les maux pour complaire à des Khmers Verts qui ne dépassent pas 3% des voix aux Présidentielles ? Enfin, quelle est la sombre buse qui vient de doter les voies sur berges d’une multitude de feux rouges, générateurs de bouchons gigantesques, que le même cuistre a le culot de prétendre fantasmés par ses adversaires ?

Les abrutis sorciers de Solférino découvrent que, derrière ces maudites voitures, ce sont les emplois de centaines de milliers de travailleurs que leurs incantations écolo-apocalyptiques menacent. Le réchauffement climatique est discutable, tout comme peut l’être l’existence de Dieu. D’ailleurs le clergé de la bien pensance écologiste, ne reproche-t-il pas, précisément, à ses opposants de ne pas « croire » au réchauffement climatique ? Ce qui n’est en revanche que peu discutable, c’est le chômage de masse qui résulte d’un effondrement des ventes d’automobiles, consécutif à la chasse à l’auto, entreprise pour promouvoir le collectivisme ferroviaire.

La compétitivité pour les nuls

Alors, pour masquer les conséquences de leurs errements passés, les amis du Président chiffon[1] nous proposent un avenir radieux par la grâce de leur clairvoyance. Ils ont compris, après l’avoir nié pendant la campagne, que notre pays souffrait d’un défaut de compétitivité. Et nos énarques de nous promettre un choc en la matière. Dans les 5 prochaines années, c’est, des 40 milliards de la politique familiale, que le gouvernement compte alléger sa prédation sur les ressources des entreprises. Comment croyez vous donc qu’il va bien pouvoir s’y prendre pour ce faire ? En abaissant le volume des dépenses. Bien sûr que non ! Il va transférer à d’autres, la charge de payer un dispositif que nous ne pouvons plus nous offrir. Les ménages passeront à la casserole. Tous les ménages, pas un sur dix, tous ! Par la magie d’une augmentation de 2 à 4 points de la CSG, ce qui représente tout de même la bagatelle de 50€ par mois pour un salarié payé au SMIC.  Tous les Français, sans exception, vont donc prendre le choc de la compétitivité en pleine poire.

Si, à l’instar du traité « Merkozy » qu’il convenait – souvenez vous – de renégocier séance tenante, vous avez l’impression d’être pris pour un con, vous ne vous trompez pas ! Après avoir supprimé la TVA sociale, les socialistes nous inventent la CSG sociale. A cette différence près que ce ne sont pas les importations qui vont payer la note, mais le bon Peuple. Certes le gouvernement Fillon n’avait pas eu beaucoup plus de courage que les socialistes, puisqu’il ne coupait que symboliquement dans les dépenses. Lui aussi se contentait de transférer le bébé, sans en réduire le poids. Mais il n’avait pas les oeillères idéologiques de la gauche. Devant l’inévitable, ils auraient fini par se faire violence et bon gré, malgré, par tailler dans les dépenses. Les socialistes étant structurellement incapables de s’attaquer au gras, nous allons donc nous faire plumer sans cesse d’avantage, à mesure que ces « braves » gens tenteront de remplir le tonneau de danaïdes. Cette fuite en avant fiscale pose d’ailleurs le principe, plus général, du consentement devant l’impôt.

L’impôt juste n’est pas juste un impôt.

Contrairement à ce que le socialisme ambiant nous professe, l’impôt ne va pas de soi. Il résulte d’un contrat moral passé entre des hommes libres et un Etat. Les premiers mutualisant une partie leurs ressources, pour permettre au second de leur rendre un certain nombre de services qu’il leur serait impossible de s’offrir tout seul. Voilà pour le principe. Dans la réalité, nous assistons, en France, à un détournement complet de cette philosophie. Le « service » rendu  au « public » par l’Etat ayant été érigé au rang de Totem, il n’est plus question d’un quelconque « contrat ». En réalité, tout un tas de corporations de fonctionnaires ou assimilés tels, puisent allègrement dans le trésor public, les moyens de se servir de l’Etat. Toutes les ressources de la Nation doivent, en conséquence, aller nourrir le Moloch insatiable. Vous aurez, à ce titre, noté que les fameuses « remises consenties aux riches » et autres « niches fiscales » sont présentées comme autant « moins values fiscales » (sic !) dont on spolierait presque l’Etat. La presse est la grande fautive, elle qui, ne crachant pas sur ses propres avantages, n’en dénonce pas moins avec ardeur, ceux des autres. L’esprit vichyssois le plus pur anime cette jurande d’agioteurs d’idées (si l’on peut appeler ce brouet des idées).

Dans ces conditions d’accaparement de toute richesse au nom de l’idée supérieure que les fonctionnaires se font de l’Etat, il n’est pas étonnant que les pigeons tentent de fuir. Et nos énarques d’en appeler au patriotisme de ces traitres. Le fait que les partageux de l’argent des autres, en soient réduits à utiliser le vocabulaire qu’ils n’en finissent pas de vomir dans toute autre circonstance que fiscale, en dit long sur leur détresse. C’est que ces salauds de riches ne font pas que thésauriser. Ils consomment et même, pas qu’un peu ! Envoyer un nanti se faire voir la feuille d’impôt en Suisse, c’est un peu comme dégouter un Parisien de prendre sa voiture. Les conséquences sont immédiates. Les excès du collectivisme finissent toujours par se retourner contre ceux qui ont cru au miracle des « lendemains qui chantent » sans les efforts qui vont avec. Il faut dire qu’à force de dire à des bœufs qu’ils auront l’argent des autres en votant socialiste, certains esprits faibles finissent par y croire. C’est comme ça que l’on finit par se retrouver avec Hollande à la tribune de l’ONU (quand son ex lui permet d’y accéder).

Keynes trahi par les siens

Martine a enfin vu le loup !

Il faut bien reconnaître pourtant, que lorsque l’on ne consomme plus, on ne produit plus non plus. C’est d’ailleurs sur ce credo du soutien à la consommation que la gauche, au pouvoir depuis trente ans[2],a justifié les politiques économiques désastreuses qui nous ont mené dans le mur du surendettement. C’est qu’à entendre ces « brillants » économistes, il ne fallait surtout pas « tuer la consommation » qui comme chacun le sait est le « moteur » de l’économie française. On pourrait argüer, à juste titre, que ce n’est pas une raison pour faire tourner ce moteur à crédit mais, là n’est pas le propos.

Si l’on croit à ces foutaises, il faut donc faire en sorte de protéger le pouvoir d’achat de ceux qui font tourner la machine. Malheureusement ce ne sont pas les pauvres qui alimentent, en premier, ce fameux moteur. Malgré les transferts d’Etat – qui nous sont présentés comme de nature à permettre tous les excès consuméristes du prolétariat – ce sont d’abord ces salauds de riches qui, en surconsommant, permettent à ceux qui produisent d’offrir un emploi à leurs ouvriers. Ces derniers, à leur tour, participent à la fête, mais à un moindre degré. Car aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le pauvre consomme très peu de produit à forte valeur ajoutée. Dès lors, comme l’autre moteur de la croissance est « l’innovation technologique », on s’aperçoit vite fait que celui qui a les moyens de faire  tourner les usines nationales, c’est le bourgeois. Le prolo, lui, il fait tourner celles de ses concurrents Chinois, c’est plus à sa portée. A qui croyez vous donc que bénéficie, au final, les « primes rentrées » et autres fariboles de même tonneau social ? Lorsque par hasard le pauvre investit dans la technologie, c’est que l’on a subventionné son acte d’achat. C’est la « prime à la casse » mais surtout la politique de l’Euro fort qui rend les importations bon marché, ce qui incite à délocaliser sa production pour s’adapter à la concurrence, avec toutes les conséquences joyeuses que nous vivons actuellement (déficit record du commerce extérieur, chômage en hausse, moral en berne …). Donc, surtaxer les possédants en période de crise, c’est être sûr de trouver l’effet inverse de ce que l’on recherche. Ceux qui le peuvent fuiront et les autres, moins fortunés mais pas encore pauvres, économiseront ; mais dans un cas comme dans l’autre, ni les uns ni les autres ne consommeront. Et dire que dans la dialectique socialiste, une des plus grandes « fautes morales » de la monarchie a été la révocation de l’édit de Nantes …

Le Keynes killer

Conclusion, sans le vouloir, les Cahuzac et autres Moscovici, viennent de nous rendre un fier service. Leur politique enterre définitivement ce bon vieux Keynes. Bien évidemment, ils sont inconscients du miracle qu’ils accomplissent. Beati pauperes spiritu. Tout à leur tache de faire prendre au peuple de gôôôche, des vessies d’austérité pour les lanternes de la croissance, ils sont même persuadés du contraire. Il faut dire qu’en cette matière, comme pour l’immigration, il convient de nier l’évidence pour paraitre résoudre le problème, aux yeux de ceux qui n’ont jamais eu le courage de se poser la question des solutions a y apporter. A l’issue des cinq longues années du règne de Hollandréou, nous serons donc prêt à passer du socialisme à la lumière. Nous nous convertirons, enfin, aux vertus de l’économie de marché. Que de temps perdu en tergiversations et atermoiements de toutes sortes, pour finir par en arriver là où les Anglais, les Suédois et les Allemands (pour ne parler que des Européens) nous ont précédés. Mais enfin, ne dit-on pas qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ? Il est simplement trop tard pour le faire sans casse … Nous aurions pu nous épargner bien des peines et des drames mais il eût fallu pour cela avoir du courage. Nos politiciens en sont assez largement dépourvus, c’est une évidence mais c’est aussi le principe même de la démocratie : les électeurs n’ont jamais que les hommes politiques qu’ils méritent !


[1]Avez vous remarqué à quel point le chef de l’Etat aussi en pointe dans le domaine de la mode que l’est notre pays, peut être mal habillé ? Il combine, chose rare, une élégance de porte manteau à un goût suspect pour les cravates aux nœuds mous. Tout ça doit pouvoir se psychanalyser mais je ne suis pas sûr de goûter comme il se doit le message freudien inhérent à ces travers. 

[2] Il faut bien reconnaître que les dix dernières années, supposées être de droite, n’ont pas été plus libérales en matière économique qu’elles n’ont été nationales en matière d’identité ou strictes en matières de lutte contre la délinquance

UNE ENERGIE INDISPENSABLE

novembre 10, 2011

En ces temps troublés où la crise de la dette vient peser d’un poids conséquent dans le débat politique français, nous venons d’assister médusés à l’épilogue d’un « veau » de ville grotesque qui aura conduit le pays à se concentrer durant deux mois sur le vide absolu de la pensée socialiste. Autant de débats, de vacheries contenues, de petites phrases assassines et d’anti sarkozysme éhonté pour en arriver à faire de François Hollande le « Messie Dominici » des classes qui n’ont plus rien de laborieuses depuis des lustres. Voilà qui en dit certainement plus long sur notre cécité collective qu’une nuit au Sofitel de New-York sur les mœurs du socialisme mondialisé. Avez-vous retenu une proposition pour sortir de la crise ? Non et cela n’a rien d’étonnant ! Ces beaux esprits boursouflés d’orgueil nous ont chanté les louanges de l’Etat nounou pendant 6 mois. Ils nous ont accablé de leur « vista » économique en nous assurant que nous assistions actuellement à la ruine – nécessairement inéluctable, puisque c’est dans le Capital – du libéralisme. Curieuse analyse que celle qui voit condamner l’économie de marché à l’aune des dettes accumulées par des Etats soviétiformes. Si malgré tout, les socialistes parvenaient aux responsabilités, gageons qu’ils les fuiraient en s’en remettant à l’Allemagne ou à la Commission – autant dire au parti de l’étranger – pour pouvoir bafouiller en cas d’échec : « c’est pas moi c’est l’autre ». Il y a bien longtemps que le courage et le cran sont au PS ce que les testicules sont à l’eunuque : un lointain souvenir.

Le Vert est sur le flamby

Pourtant, si les socialistes n’ont strictement rien dit durant leurs opérations de propagandes, d’autres ont pensé à leur place et, malheureusement ou heureusement – c’est selon – ils l’ont fait bruyamment. Comme Solférino n’a pas l’ombre d’un programme économique alternatif, tout va se jouer sur l’affichage : le débat de société. Nous n’échapperons pas à ces avancées fondamentales que sont : le droit de vote des étrangers, la proportionnelle aux législatives, le mariage homosexuel et son corolaire sur l’adoption, sans parler de la nécessaire lutte contre l’intégrisme … catholique. Bref, nous serons plus droits-de-l’hommistes que jamais et nous donnerons des leçons au monde entier (surtout à ceux qui ne peuvent pas nous prêter d’argent). S’il ne s’en tient qu’à cela, François Hollande sera, au mieux, le Zapatero de la gauche française (quelle perspective enthousiasmante !). Le seul problème c’est que pour une raison connue seulement des socialistes, ils ont décidé d’être les otages des Verts.

Il est du reste, très paradoxal de voir la place tenue par des individus qui ne comptent dans le paysage politique français que lors des élections dont tout le monde se fout : les Européennes et les Régionales. A bien y regarder, les pastèques (vertes à l’extérieur et rouges à l’intérieur) ne réalisent jamais de scores significatifs aux Présidentielles, aux Législatives ou même aux Municipales. Le mode de scrutin les dessert car rares sont alors les territoires qui veulent, majoritairement, se doter d’un illuminé pour les représenter. Lors de ces consultations, ils ne parviennent même pas à la hauteur du PC (c’est dire s’ils comptent). Seulement, la classe parlante, les journalistes boboisant et autres faiseurs d’opinion, culpabilisés par leur train de vie sans commune mesure avec à leur apport à la société, ne jurent que par l’écolo. Il est devenu le rédempteur de cette génération perdue, gangrénée par le fric facile et un consumérisme débridé, quoiqu’honteux. A les entendre, il ne serait pas démocratique de s’asseoir sans égard sur les 2 et 4% enregistrés par les « fanatiques de la planète » en 2002 et 2007. A ce compte là, il est étonnant que Jean Marie Le Pen n’ait pas encore été Premier ministre… Les nouveaux « bienfaiteurs » de l’humanité n’ont pas, cette foi-ci, l’intention de faire de la figuration. Ils ont une mission sur cette terre : celle de sauver la planète, alors pas question de se faire enfumer par ces traitres de socialos comme entre 1997 et 2002. Si les socialistes veulent que le parti de la morale et de la bonne conscience se range derrière eux, il va falloir y mettre le prix. Les Verts veulent du concret, du lourd du solide, un programme de gouvernement qui fasse date. Ils ne veulent rien de moins que la sortie du nucléaire.

Lieux communs et contradictions apparentes chez les Khmers verts

En vérité, le Vert pousse plus loin que la normale la part de schizophrénie inhérente à tout être humain. Son côté social le conduit à vouloir le progrès de l’Homme mais son respect de la nature veut que ce bonheur se fasse sans nuire à la bio-diversité. D’où ces déclarations extravagantes sur l’indispensable lutte contre la pauvreté dans le monde et la condamnation sans appel de la déforestation et la pollution qui, pourtant, accompagnent, le plus souvent, les décollages économiques. Ils sont scandalisés par le travail des enfants, mais ne se posent aucune question sur les conditions de fabrications de leurs gadgets électroniques. La mondialisation est une horreur née des plans machiavéliques des ultra-libéraux cosmopolites, mais Steve Job est un Saint et l’Iphone est son prophète. Bref dire tout et – surtout – son contraire est, depuis toujours, le fonds de commerce du Parti de la bonne conscience.

 Il en va exactement de même sur le nucléaire. Les débuts de l’engagement politique de la plupart des dirigeants actuels de la secte verte remontent aux années 80 avec la crise des Euromissiles. En ces temps-là, les SS20 étaient à l’est et les pacifistes à l’ouest. Leur culture anti-nucléaire s’est forgée sur le mythe de l’apocalypse militaire née de l’équilibre de la terreur. A l’époque, pour eux, il valait mieux « être rouge que mort ». Comme la chute du mur de Berlin ne leur a pas permis de vivre ce bonheur, il a bien fallu qu’ils recyclent leurs prophéties apocalyptiques. Il faut dire qu’en la matière, la fission de l’atome a tout pour plaire. Si en dehors de l’explosion initiale, la radioactivité, est inodore, incolore et pour ainsi dire sans saveur, elle est surtout mortelle. D’où, la grande peur, facilement vendable : le nucléaire c’est le cancer. Ce slogan ravageur, car simplissime va faire flores et passer par la grâce de Tchernobyl, du militaire au civil. C’est un argument d’autorité imparable, d’autant plus que l’allongement de la durée de vie aidant, les cancers se développent au sein des populations des pays industrialisés. Là où une bonne diphtérie  aurait autrefois (ou dans le tiers monde) emporté son lot d’hommes jeunes et vigoureux, les progrès de la médecine ont prolongé la vie de bien des candidats au cancer. Celui qui découvrira un traitement contre cette terrible maladie nous débarrassera sans doute avec, des verts et de leur credo. Si, par hasard, vous manquez de motivation caritative, en voici une pour soutenir la recherche…

Une source d’énergie irremplaçable

Car à la fin des fins, que veut-on avec toute cette industrie de la peur verdâtre ? Nous faire retourner au temps béni des diligences ? Nous ne pouvons plus nous passer d’énergie et notre développement est tout entier basé sur la maîtrise d’une source abondante et abordable. Alors que notre industrie automobile s’est lancée dans le véhicule écologique, comment va-t-on la produire l’électricité nécessaire pour la propulser la bagnole du futur ? Les amis de Cohn-Bendit vont-ils pédaler dans de grandes fermes de dynamos ? Notez bien que ce serait un bon moyen d’occuper les troupeaux de jeunes oisifs qui squattent les halls d’immeubles et terrorisent leur quartier, mais je ne pense pas que nous soyons encore mûrs pour ça !

Un champion national ... Allemand

Non, pour remplacer le nucléaire à écouter tout ce qui prétend « penser bio », il faut songer à l’éolien (même Ségolène le dit). Il y a bien le photovoltaïque, mais sachant que s’engager dans le solaire dans un pays comme le nôtre et au stade où en est cette technologie revient à prétendre vouloir faire planer une brique, les verdocrates concentrent leur propagande sur les hélices. Voilà qui est, d’ailleurs, très révélateur des influences qui s’exercent sur ces grands pourfendeurs du capitalisme. En admettant que nous soyons assez idiots pour jeter par dessus bord, trente années d’excellence industrielle en nous lançant dans une construction effrénée de moulins à vent, à qui cela profiterait-il ? A l’industrie allemande bien sûr ! Car le moins que l’on puisse dire c’est que nous manquons de champions nationaux en la matière. Voilà qui tombe plutôt bien, la nation est un concept que le Vert a en horreur, surtout quand lui est accolé l’adjectif « française ». Le fait que l’écologie politique soit née outre Rhin et que l’égérie rouquemoutte de mai 68 y ait fait l’essentiel de son parcours politique avant de revenir nous pomper l’air, est naturellement le fruit du hasard. Ce que les Verts sont en train d’exiger de François Hollande n’est rien d’autre qu’une soumission totale et sans condition des intérêts économiques de l’hexagone à ceux de l’industrie allemande. Le renchérissement du coût de l’énergie posé par cette sortie brutale du nucléaire pèserait immanquablement sur les ménages mais aussi sur la compétitivité de la France. Alors que l’Allemagne abandonne ses centrales, elle craint par dessus tout le maintient du potentiel de production d’électricité français. Leur énergie va coûter de plus en plus cher à mesure que s’édifieront  leurs éoliennes. Dans ces conditions, nombre d’entreprises pourraient être tentées de s’installer dans le pays où le courant est moins cher. Voilà pourquoi il est indispensable aux Allemands que les Français renoncent au nucléaire. D’où l’activisme frénétique des « indignés » sur commande.

L’énergie nucléaire est-elle dangereuse ?

 Au fond du fond, voilà bien la seule question qui vaille. La poser en ces termes, de nos jours, revient à chatouiller le Torquemada qui sommeille en chaque journaliste.  Pour ne pas encourir l’excommunication médiatique, personne ne vous en parle donc jamais. Tentons, modestement, de rompre l’omerta et commençons par nous poser LA question qui tarabuste Evelyne Delhiat tous les soirs : est-ce bon pour la planète ? Curieusement, la réponse est oui ! Si l’on est convaincu par le réchauffement climatique, force est de constater que l’électricité produite à partir de cette source est propre et ne rejette que de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. Si l’on se fiche complètement du GIEC et de ses prédictions – c’est mon cas, mais je ne force personne –  on remarque, avec raison, qu’il faut bien moins de combustible pour produire du courant de cette façon. Cette constatation de bon sens n’est pas sans conséquence sur l’indépendance nationale. En effet, plus le volume de matière première nécessaire pour produire un volume donné d’électricité est faible, plus son acheminement et son stockage sont aisés. En conséquence le pays qui a fait le choix du nucléaire, voit son indépendance s’affirmer, à mesure que ses lignes d’approvisionnement deviennent plus sûres et moins coûteuses à mettre en œuvre, comme à protéger. Voilà pourquoi le Japon, entre autres, a développé une importante industrie nucléaire, en dépit d’Hiroshima.

Ceci posé, rentrons dans le vif du sujet : les morts. Avec les cinquante années de recul dont nous disposons sur l’exploitation des centrales nucléaires de par le vaste monde, pouvons-nous sérieusement contester que le nombre de morts imputable à l’atome soit bien inférieur à celui des autres modes de production (à volume égal, je laisse donc de côté les modes mineurs, pour l’instant, que sont l’éolien et le solaire) ? Combien de mineurs tués par des coups de grisou au regard des pompiers japonais mais surtout ukrainiens irradiés ? Combien de morts causés par les retombées du nuage de Tchernobyl au regard du nombre de décès dus à l’asthme à proximité des centrales à charbon chinoises ou à la silicose des mineurs de fonds ?

Tirer de ces questions, occultées sciemment par le lobby vert, que le nucléaire est sans danger, serait un abus tout aussi grand que celui de faire des centrales la peste absolue. Maîtriser les réactions atomiques pour produire de l’énergie est une activité à hauts risques qui nécessite d’intenses précautions et un nombre impressionnant de dispositifs de sécurités redondants. Contrairement à ce que  nous serinent les écolos, les industriels du secteur, ne sont pas des irresponsables, obsédés par la recherche du profit maximal au détriment des populations environnantes. Fukushima est un horrible concours de circonstance avec un séisme d’une magnitude inégalée doublée d’un tsunami d’ampleur biblique (l’un ne va pas toujours nécessairement avec l’autre). En réalité, le seul opérateur qui s’est toujours foutu du bien public, c’est l’Etat soviétique qui, lui, a mis en service des réacteurs dépourvus de tout système de sécurité efficient. Tchernobyl ce n’est tout de même pas le résultat de la fusion du cœur d’un réacteur ultralibéral me semble-t-il ?

Des vertus de la concurrence

Si comme nous venons de le voir, le marché est un gage de sécurité, la libre concurrence entre les industriels du secteur est aussi la garantie d’une plus grande efficacité.

Le nucléaire fait partie d’un des domaines d’excellence de l’industrie française. Le géant AREVA et son partenaire exploitant EDF sont passés maîtres dans l’art de concevoir des programmes ambitieux et sûrs pour produire une énergie bon marché. Si ce modèle a été, comme d’autres, une indéniable réussite, il semble qu’il ait également atteint ses limites. Nous constatons aujourd’hui que nos champions peinent à mettre au point les centrales de troisième génération que ce soit à Flamanville ou en Finlande. Si la recherche du profit était leur seul moteur, il y a bien longtemps que ces installations seraient en service. Comme il n’est bien évidemment pas question de prendre de risques, il faut remettre constamment l’ouvrage sur le métier. C’est long et c’est coûteux. Le danger que nous courrons ce faisant, ce n’est pas tant celui d’un accident que celui de nous enferrer dans une impasse.

Là aussi, même si on vous dit le contraire, nous constatons les méfaits du monopole. Pour des raisons qui tiennent autant à l’histoire qu’aux traditions françaises ce secteur n’a pas eu à connaître la stimulation de la libre concurrence. Il s’en est logiquement suivi le développement d’une industrie basée sur un  parti pris technologique unique : le réacteur à refroidissement par pression. Cette absence d’alternative est peut être la cause du ralentissement actuel de nos performances. Dans un avenir proche, nous allons avoir à renouveler une partie de notre parc de centrale. Peut-être devrions nous réfléchir à la pertinence de nos choix. Introduire une autre technique décuplerait à n’en pas douter l’ardeur de nos chercheurs et permettrait ainsi de substantielles économies au contribuable comme au client final.

On le voit, nous sommes, avec le nucléaire, à la croisée des chemins. Le prochain gouvernement devra opérer des choix. Il devra garantir l’excellence de notre industrie, préserver notre compétitivité et assurer l’indépendance nationale. Encore faut-il pour cela avoir les idées claires. Quand on a pour seule ambition de gouverner avec des Ayatollahs verts (pléonasme) pour donner à croire que l’on est ouvert à la différence, il paraît douteux de parvenir rapidement à cette clarté. Les décisions que la France devra prendre en matière énergétique dans les mois à venir comptent au nombre enjeux les plus cruciaux de 2012. Le débat – comprendre le bourrage de cranes – a déjà commencé et les Khmers Verts, comme à leur habitude, l’aborde dans l’anathème et l’excommunication en déniant au PDG d’EDF le droit d’y participer. Retenir leur argument visant à disqualifier Monsieur PROGLIO au motif de sa partialité reviendrait à bannir les écologiste des plateaux télé au nom du parallélisme des formes … On en est loin.

L’avenir énergétique que nous trace le PS n’est pas rose mais vert de gris, tant les dirigeants et leur « nouveau » grand leader charismatique, peinent à avoir, sur ce dossier, une ligne directrice. Le projet de gouvernement que les socialistes dessinent avec les écolos, nous plonge inexorablement vers le côté obscur de la Force. Le problème c’est que sur  cette « autre rive » chère à Jean Pierre Chevènement, si nous regorgeons de Padawan avec les Copé, Morano et autres Bertrand, nous manquons cruellement de Jedi. Comme je ne suis pas militant au point de croire – en dépit d’une certaine ressemblance – que Maître Yoda se soit installé depuis 2007 à l’Elysée avec la princesse Leiah, je crains fort que nous ne soyons pas sortis de l’auberge.