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UNE LIBERTE SOUS CONDITION DE RESSOURCES INTELLECTUELLES

mai 9, 2015

nuage-mots Dans le paysage apocalyptique qui nous tient lieu de débat politique, l’apparence l’emporte systématiquement sur la conviction. Dans ces conditions il n’y a rien d’étonnant à ce que des acteurs fatigués nous imposent le spectacle obscène de leurs leçons de morale perpétuelles. Alors que nous entamons l’an 4 du règne de François le petit, nous glissons chaque jour un peu plus de la liberté vers l’oppression, au nom de cette morale que brandissent fièrement les fanatiques de la bien-pensance. Le fait qu’en dehors d’eux, plus personne n’adhère à ces fadaises pour instituteurs à cols roulés ne fait que décupler leurs ardeurs de Savonarole. La grande pieuvre de la pensée unique étend maintenant ses tentacules liberticides des médias, à l’école en passant par nos ordinateurs. Comme tout organisme dont la domination est remise en question, c’est quand elle perd pied que la bête est la plus dangereuse. De la loi sur le renseignement, à la comédie grotesque autour des fichiers fantômes de la ville de Béziers, le moindre événement médiatique donne lieu à une avalanche de moraline où les paradoxes apparents le disputent aux contradictions flagrantes, pour raboter toujours plus les libertés fondamentales que nos Pères nous ont léguées. Le Patriot Act à la française À la suite de l’attaque perpétrée par des salafistes saoudiens contre le World Trade center et le Pentagone, l’Amérique prit une série de mesures destinées à contrer la menace terroriste sur son sol. Ces lois d’exception ont permis aux gouvernements (le pluriel est capital) qui se sont succédés depuis à la tête du pays de prendre de considérables libertés avec Liberté. Comme l’Amérique n’est pas la France, quelques consciences locales se sont élevées pour dénoncer les abus, dans lesquels se sont voluptueusement roulés les services américains spécialisés dans le renseignement. Capture d’écran 2015-05-06 à 07.56.37 sine-liberte-d-expression-charlie-hebdo-599x709Dans notre beau pays épris de paix et de concorde civique, des causes dissemblables viennent de produire un effet sensiblement similaire. L’attaque odieuse contre la « liberté d’expression » des gauchistes qui a eu lieu le 7 janvier 2015, puis le massacre antisémite (nettement moins condamné) qui survint deux jours après, a donné lieu à une innovation législative qui n’a rien à envier aux expérimentations hasardeuses des Américains sur le sujet. Tout comme en Amérique n’importe qui pourra désormais être écouté et enregistré, sous le prétexte commode qu’il pourrait (le conditionnel fait tout à l’affaire) porter atteinte aux intérêts vitaux de la France (lesquels ne sont pas définis avec une précision d’orfèvre, c’est le moins que l’on puisse dire). Les socialistes — qui sont à la Liberté ce que la guillotine est à l’humanisme — protestent de leurs bonnes intentions et entonnent l’air connu du « nous n’en abuserons pas » (c’est ça, fume c’est du Belge !). CartooningForPeace_Copyright-RSFCe dispositif est disproportionné et parfaitement inefficace (en ce qui concerne le terrorisme). Le problème ce n’est pas la collecte des données, mais leur exploitation. Alors que nous ne savons que faire de nos « chances pour la France » qui reviennent en masse du pays des barbus en folie, le couteau entre les dents et la Kalach dans le slip, on nous explique que cette loi indigne va permettre à nos forces de sécurité de nous protéger efficacement. De qui se moque-t-on ? Les Kouachi n’avaient pas cessé d’être écoutés par la faute de dispositions législatives inadaptées, mais bien parce que l’on avait décidé d’affecter ailleurs les moyens humains destinés à exploiter les données recueillies auprès d’eux. On n’attrape pas des terroristes avec des algorithmes informatiques, mais avec des enquêtes de terrain et du bon sens humain. En réalité ce texte va permettre d’écouter les déviants de la pensée et les adversaires politiques, sans craindre de se faire gauler, comme dans le cas Sarkozy. valls-renseignementTout ceux qui, durant un débat parlementaire bien vite expédié (il en va de la sécurité de la Nation, merde !) auront eu le malheur de réfléchir, un minimum, à ce que tout ce barnum sécuritaire pouvait avoir comme implication réelle et pratique, auront été vilipendés comme « traitres à la Patrie » par le toujours très mesuré Manuel Valls. Au final, l’Assemblée a approuvé le bidule par 438 voix de moutons contre celles de 86 braves. Il est amusant de relever, à l’heure où l’on convoque si facilement les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » que, les ancêtres de cette bande de pleutres avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain dans des proportions quasi identiques en Juin 1940 (étonnant, non ?). Loi-sur-le-renseignement-le-conseil-constitutionnel-pose-ses-conditions_article_popin Le fascisme biterrois Pendant que nos députés s’asseyaient avec volupté sur nos libertés fondamentales, la gôôôche de salon s’émouvait à grand bruit, des agissements du « Nazi » que ces demeurés de Biterrois ont eu le mauvais goût de se donner pour Maire en mars 2014. Le jovial Robert MÉNARD vient d’effrayer les chaisières en déclarant que plus de 64 % des enfants scolarisés dans sa ville sont musulmans. Horreur, malheur et mânes du Veld’hiv » réunis, ne voilà – t-y pas le retour tant annoncé attendu du ventre fécond de la bête immonde. L’indignation est générale et tout le monde y va de son commentaire définitif sur : « les fichiers de la honte ». ob_40c9a4_imaginezFaire des fichiers ethniques c’est pas bien… en France. Les Anglais et les Américains qui les pratiquent régulièrement sont, sans doute, des fascistes qui s’ignorent. Mais revenons aux prémices de l’holocauste du 21e siècle qui se prépare dans cette bonne ville de Béziers. Devant l’énormité du crime proféré, à une heure de grande écoute, par l’édile « liberticide », il n’y avait rien de plus urgent que de dépêcher le SRPJ de Montpellier pour perquisitionner séance tenante l’Hôtel de Ville. Je m’étonne que, pour faire bonne mesure, le GIGN n’ait pas aussi été mobilisé. Dans une ville où la Police municipale est en passe d’être armée, c’eût été expédiant (et pas plus ridicule). Comme les limiers n’ont rien trouvé, le Maire a illico été auditionné par la PJ, pour un résultat… similaire. 11150990_10205245212624363_5837299710340118497_nIl faut être con comme un socialiste pour croire qu’il est nécessaire d’établir un fichier pour compter le nombre de petits musulmans dans une classe. L’écrasante majorité des parents musulmans donnant à leurs enfants un prénom islamiquement correct, histoire de bien marquer leur droit à la différence et leur volonté d’assimilation, il suffit de répertorier ces prénoms pour se faire une idée assez précise du nombre d’enfants n’étant pas stigmatisé (oh le vilain mot) par un nom de Saint Catholique Apostolique et Romain, dans le système scolaire public de la ville de Béziers. Au fait : compter n’est pas ficher. Si les pandores ne trouvent pas le fichier « maudit », c’est qu’il n’existe que dans l’esprit des manipulateurs qui veulent convoquer l’esprit du « fichier juif » de la Préfecture de Police de Paris des « années sombres de notre histoire ». Tout est affaire de méthode Nous avons tous compris que le crime ne réside pas tant dans le comptage en lui même que dans son objet. Si quantifier les musulmans est indigne des valeurs de la République, que dire de la méthode de comptage étrangement similaire employée par le « journal » Libération pour déplorer le « manque de diversité » dans les cabinets ministériels du gouvernement de Pépère en juin 2012 et reproduit ci-après ? 11203713_10206686394581290_875079073967970432_n Répertorier de façon très empirique les prénoms et les noms « à consonance chrétienne » au Journal Officiel pour en déduire qu’il n’y a que des « blancos » chez les conseillers de nos princes, c’est bien. Additionner les prénoms musulmans dans les écoles élémentaires c’est mal. D’un simple point de vue d’efficacité statistique, la méthode Libé manque cruellement de rigueur, car nos compatriotes « ultra-marins » (ce qui ne veut pas dire qu’ils préfèrent frénétiquement le bateau, juste qu’ils viennent des iles autres que la Corse), ces braves gens, disais-je, sont le plus souvent nantis de prénoms et autres patronymes qui les différencient très peu des « Gaulois ». C’est ce que l’on appelle l’assimilation… L’air de rien, glissons bien vite à côté de la plaque… 6929204-10593961Dans cette affaire, ce qui choque le progressiste, c’est que le maire de Béziers comptabilise des musulmans supposés. C’est vrai qu’il apparait un peu facile, à certains, de ranger un petit Mohamed au rang des musulmans, alors qu’il se peut que ce charmant bambin puisse avoir de facétieux parents bouddhistes. L’exception est toujours possible, mais relevons ensemble qu’en l’occurrence, elle ne paraît pas statistiquement dirimante. Ce sont pourtant ces mêmes consciences qui se précipitèrent le 11 janvier dernier, pour s’exclamer, comme un seul homme, en s’arrachant les poils du torse que le policier lâchement assassiné devant Charlie hebdo s’appelant Karim, les musulmans étaient, eux aussi, les victimes des frères Kouachi. Deux poids, deux mesures… 11249164_772553382857411_5149225528211265928_nLe crime consiste donc à démontrer ce que la doxa nie farouchement. Il est alors urgent de procéder à la reductio ad hitlerium, histoire d’enterrer le débat légitime. Et il faut bien admettre qu’en l’occurrence, toutes les buses servant le culte du politiquement comme il faut y sont allées franco (si l’on peut dire). Comprenons-les : elles étaient persuadées de tenir LA preuve du fascisme bien blanc (pas vert) et bien de chez nous (pas importé du Proche Orient). Même Pépère, en visite au pays des droits de l’Homme barbu en djellaba et de la femme cloitrée en Burka, y est allé de sa réflexion définitive. On aurait voulu faire passer les intentions réellement liberticides du gouvernement en matière de surveillance des masses pour des lanternes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Vers un enseignement public ethnique ob_e819a4_10904122-416037458546122-6814427601206Tout le monde s’indigne de ce qui s’apparente de plus en plus à un comptage et de moins en moins à un fichage, sans s’émouvoir de ce que révèle ce chiffre de 64 %. Il met pourtant en lumière un phénomène que Manuel Valls n’hésitait pas à qualifier abusivement, il y a peu, d’apartheid territorial. Le terme est impropre, car l’apartheid implique une contrainte, alors que dans ce cas précis, cette séparation est librement assumée par ceux qui mettent leurs enfants dans les écoles privées. C’est même là que réside toute la question. En effet, de deux choses l’une : soit ce calcul est farfelu (et je gage que l’on ne va pas tarder à nous le faire savoir), soit il est exact et l’on ne comprend pas, dans ces conditions, comment Robert MÉNARD a pu être élu Maire, si les deux tiers des enfants scolarisés sur sa commune sont musulmans. Leurs géniteurs ne passent pas pour être les plus fidèles des électeurs du « Rassemblement  Bleu Marine ». Il doit donc y en avoir d’autres… ailleurs. Ces 64 % s’expliquent par une fracture communautaire. L’école publique pour les musulmans, le privé pour les autres et tout cela est bien plus inquiétant pour le « vivre ensemble » cher à tous ces Tartuffes que le fait de compter ou même de ficher. smileyLa même dynamique est à l’œuvre avec les projets délirants des pédagauchistes du ministère de la rééducation nationale. La réforme du collège engagée par ce gouvernement d’irresponsables contre la droite (c’est habituel) et une bonne partie du corps enseignant (ça, ça l’est beaucoup moins) en est la parfaite illustration. La fabrique à analphabète de renommée mondiale qu’est devenue cette institution apporte ainsi la touche finale à son grand projet de société. Ils ne se cachent même plus. L’objectif des abrutis sorciers qui se sont appropriés ce ministère est de « former des citoyens » (comprendre de parfaits petits gardes rouges). Les soixante-huitards ont gagné : l’école forme l’homme nouveau, en l’arrachant à son déterminisme familial et national. Enfin, ce noble objectif est poursuivi uniquement pour les obscurantistes chrétiens. Les autres, forts de leur droit imprescriptible à la différence qui est aussi une chance pour la France, sont invités à progresser dans l’ouverture au monde que leur procure à la fois leur condition de nouveaux damnés de la terre et celle de fils du Prophète. Le savoir  rend libre tandis que l’ignorance asservit. Nos pédagogues ont, dans ce domaine, un objectif très précis. NlE1ql8gm0wK_N78PTaSJS6n5m0@535x301 Les socialistes sont passés dans leur mode d’exercice du pouvoir et pour notre plus grand malheur, de l’imagination à la folie complète. Après avoir assuré leur emprise sur les esprits, par le biais de la bolchévisation de l’instruction publique, ils ont aujourd’hui étendu leur contrôle sur la société des médias, avant de l’étendre, demain, à l’ensemble de la population à force de manipulations et autres enfumages savamment orchestrés. La loi sur le renseignement — qui est en passe d’être adoptée — donnera au gouvernement socialiste, les moyens qui lui manquent, pour venir traquer les déviants qui osent encore s’opposer à son hégémonie, jusque dans leur intimité (les toilettes c’est du vocabulaire d’autocrate russe). Il investira ainsi Internet, le dernier espace de liberté qui échappe encore à ses griffes avides. Ne nous leurrons pas et cessons de compter sur « l’esprit républicain » qui anime nos fonctionnaires d’autorité, pour échapper à cette fatalité. Ils ne s’opposeront pas à ce grand flicage à venir. Lorsque l’on voit la façon dont la Police parisienne a traité les gens qui se promenaient vêtus de vêtements siglés « Manif Pour Tous », on en déduit que la conscience de nos poulets est plus proche de celle de leurs homologues de la place Tian’anmen que de ceux qui officient à Trafalgar Square. Pouvons-nous compter sur l’opposition, une fois réinstallée au pouvoir, pour revenir sur ces lois de satrape ? Il est plus que raisonnable qu’un doute puisse, à ce sujet, légitimement s’insinuer dans nos esprits… provisoirement libres. big-brother_hollande

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ELOGE DU BICAMERISME

avril 17, 2015

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Il y a de cela peu de temps et prenant prétexte d’une question que l’on ne lui posait pas, l’ineffable cuistre qui sert de Président à l’Assemblé dite nationale déclarait que l’avenir du Sénat était de se fondre dans un grand machin inutile avec les suceurs de fonds publics du Conseil Economique Social et Environnemental. Posé en des termes élégants, comme seul un spécialiste de la gabegie budgétaire (élu de Seine Saint-Denis qui plus est) peut en produire, le débat qui s’en suivit ne manqua pas de provoquer les foudres de Gérard Larcher, le nouveau Président du Sénat. La petite plaisanterie ayant eu lieu alors que les frères Kouachi venaient à peine de faire entendre leur droit imprescriptible à la différence, elle eut le bonheur, entre autres conséquences, de provoquer un travail séparé sur l’analyse des causes ayant conduit à ce drame « de l’intégration en panne ». Au lieu d’un rapport commun Sénat-Assemblée nationale, nous avons donc eu droit à deux constats distincts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la comparaison apporte autant d’eau au moulin de Bartolone sur l’inutilité supposée du Sénat que l’Etat Islamique contribue à l’émancipation de la femme.

L’Assemblée nationale se ridiculise…

bartolone-caricatureSelon les termes de la commande présidentielle, il revenait au Parlement de produire des éclaircissements sur le « sentiment d’appartenance républicaine ». Partant du principe, pour le moins sujet à caution, que la République adoucit les mœurs en matière de propagation de la foi religieuse à coup de mitraillette, Pépère voulait savoir ce qui pouvait bien pousser des « enfants de France » au meurtre de masse. Afin de lutter contre les amalgames et les stéréotypes qui sont, comme chacun le sait, à la source des maux dont nous souffrons, les deux branches du pouvoir législatif allait donc se livrer à un état des lieux… distinct.

Comme avec les socialistes le pire n’est jamais à craindre, mais toujours à redouter, Bartolone affirme donc péremptoirement, au terme de l’exercice, dans son tissu d’âneries relié double face, que ce fameux « sentiment d’appartenance républicaine » n’est en rien lié au mode d’acquisition de la nationalité, ni à la religion (hrem hum reuh reuh !). Monsieur Bartolone s’est probablement penché sur la délicate question de l’intégration des moines bouddhistes dans la République française, pour nous livrer pareil sophisme. Comme le ridicule ne lui fait pas peur, il enfonce le clou, tel un légionnaire Romain sur le Golgotha un Vendredi saint : “le sujet des appartenances religieuses, des origines familiales ou de l’actualité de la loi de 1905 (sur la laïcité, ndlr) n’est jamais apparu spontanément”. Non, mais sérieusement bonhomme, tu vis sur quelle planète et tu as interrogé quelles personnes, en dehors de tes collaborateurs ?

Smiley-hitlerLa cause de tous les malheurs est connue de notre bon Claude. Pour lui,  si certains sont à l’écart de ce « sentiment d’appartenance », comme “les absents des marches des 10 et 11 janvier”, ce n’est en rien lié à “la religion des uns ou des autres” (non, penses -tu, c’est dû à leurs pratiques sexuelles !), mais au fait “que notre République est aujourd’hui malade de phénomènes de repli, de cloisonnement, d’entre-soi”. Repli, cloisonnement, entre soi… bon sang, mais c’est bien sûr : Charlie Hebdo, c’est la faute au FN. Sommes-nous stupides de ne pas y avoir pensé de nous-mêmes, heureusement que ce bon Bartolone est là pour nous rappeler les évidences. S’il y a bien un problème en France en 2015, c’est le FN et la cohorte de cathos intégristes “ultras fanatisés” qui lui est indissociablement attachée. Le danger qui guette la France, c’est l’alliance entre Marine et Monseigneur 23, pas la conquête islamique des banlieues de nos villes.

i.mobofree.comSi vous trouvez ce constat accablant, attendez-vous à ne pas être déçu par le remède. Le petit télégraphiste du 9-3 a trouvé la panacée, celle qui fera qu’il n’y aura dorénavant plus de Kouachy et autres Coulibaly. La source du mal qui ronge la société française aura été tarie par le génie de Bobigny. C’est simple comme bonjour et les socialistes le réclament depuis 2003. La citoyenneté c’est un droit (ah bon ?), mais aussi un devoir (sans dec ?). Les immigrés et leurs enfants qui ne rejettent pas la République (et la France) pour de triviales questions religieuses (c’est bien connu) rentreront dans le rang, dès que le vote aura été rendu OBLIGATOIRE ! Ils te tirent dessus, mais si tu les forces à aller voter, ils vont, comme par enchantement, déposer leurs armes et célébrer avec toi la République dans une joyeuse farandole fraternelle. Putain, Claude arrête de fumer la moquette, ça te crame les neurones !
648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueAutre idée d’enfer qui va tout changer : obliger les élèves de l’ENA ou d’autres Grandes Ecoles (lesquelles, selon quels critères ?) à effectuer un stage de trois mois en zone sensible. Là, on touche au sublime. Il est évident qu’en mettant le nez de nos zélites en devenir, dans les ghettos de nos chères banlieues, la magie va opérer. Des populations qui s’ignoraient (sauf lors des attaques de RER) vont du coup se tomber dans les bras et, bien évidemment, “s’enrichir de leurs différences”. Pour ce qui est de l’enrichissement, je vois assez bien comment, lors de ces rencontres improbables, les pauv’ victimes de l’apartheid territorial vont s’y prendre pour améliorer leurs fins de mois. Je distingue, en revanche, moins bien ce qu’en retireront les “privilégiés” qui leur seront ainsi envoyés en pâture, si ce n’est une vue assez précise de ce que décrit la famille Le Pen depuis trois décennies. En résumé, l’Assemblée s’évertue à démontrer l’indémontrable avec l’aplomb absolu du donneur de leçon patenté. Pas de doute, avec de telles productions, nos impôts sont bien utilisés.

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… Pendant que le Sénat nous surprend

jpg_bakmailarcher-80ac3-6e54eEt le Sénat dans tout ça me direz vous ? Au risque de surprendre les amateurs d’idées libérales préconçues, le Palais du Luxembourg a produit une analyse aussi réaliste que celle de l’Assemblée est imaginaire. Pour surprenant que cela puisse paraître, Gérard Larcher — qui jusqu’ici ne passait pas pour un homme prompt à renverser les tables — est allé plus loin qu’un gaulliste n’est jamais allé sur ces questions, depuis que le Général ait expliqué doctement que s’il avait abandonné l’Algérie c’était parce qu’il ne souhaitait pas que “Colombey-les-deux-Eglises devienne Colombey-les-deux Mosquées”.

image002 2Gérard Larcher avait déjà commencé à effaroucher les chaisières en déclarant, il y a quelques semaines de cela, que : “notre capacité d’intégration est saturée, on n’intègre pas bien”. Et le chœur des vierges de crier à l’abomination, à la discrimination et autre faribolations de circonstances. Cet avant-propos, marqué au coin du bon sens, est suivi, au fil de ce rapport, d’un nombre impressionnant de constats, tous plus pertinents les uns que les autres. S’il réaffirme que l’Islam est compatible avec la République (ce qui ne mange pas de pain), il en profite pour expliquer comment doit s’organiser cette compatibilité. Accrochez vous, vous n’êtes pas (plus, pour les plus âgés) habitués à cela. Le Président du Sénat l’écrit en ces termes : “je pense l’Islam compatible avec la République, mais il faut que la République fasse avec lui ce qu’il a fait il y a 110 ans avec le catholicisme” et d’ajouter in petto “j’affirme des principes : la supériorité des lois de la République qui ne peuvent faire l’objet ni d’accommodement ni de transaction, l’égalité hommes-femmes, l’indépendance de la recherche scientifique, le droit à l’apostasie, c’est-à-dire de pouvoir changer de religion…” Vous ne rêvez pas, vous avez bien lu et lui l’a bien écrit !

 

parti-socialisteFichtre, diantre que voilà des affirmations qui tendraient à confiner tout autre que l’auteur de ces lignes, dans le camp du Mal absolu par les progressistes autoproclamés. Seulement Gérard Larcher n’est pas le premier venu. Puisque la sombre buse qui lui sert d’homologue à l’Assemblée lui a signifié son inutilité législative, le Sénateur des Yvelines a décidé de briser l’omerta. Comme le Sénat ne sert à rien, il a décidé d’en faire, pour l’occasion, le porte-parole de la France réelle. C’est habile et politiquement très bien joué. Du coup, l’archaïsme change de camps. Le roi est nu et la vision “cul-cul la praline” du vivre ensemble, défendue contre toute évidence par le parti socialiste, passe pour une grosse daube indigeste.
11060867_10153159624017088_2564924227189525350_nMais le Sénat ne s’arrête pas en si bon chemin. À propos de l’école qui rempli si bien sa mission de diffusion massive de l’illettrisme, Gérard Larcher en remet une couche à laquelle, les profs qui voient encore des élèves (ce qui exclue les syndicalistes et les députés socialistes) ne pourront que souscrire. “À force de chanter les différences, on a oublié de chanter ce qui nous unit”. “Nous assistons à une école qui vit le repli communautariste. Je ne mets pas celle-ci en cause, mais on ne peut plus y enseigner de manière apaisée l’histoire, les sciences naturelles ou le sport”. Dès lors, juge-t-il, “on a besoin que l’autorité se réaffirme”. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le Président du Sénat accélère en dénonçant l’impasse des politiques de la ville qui ont surtout conduit à l’abandon des campagnes. “Il y a aussi des gens qui ont le sentiment qu’on ne s’intéresse plus à eux, qu’on les oublie. Ils ont le sentiment d’un État complexe, lointain, normalisateur”. Il propose de faire “de la réhabilitation de cette France d’à côté un axe prioritaire d’action de l’État”, “en ne faisant plus du financement de la politique de la ville et des quartiers l’exclusive priorité”. Dire que les fonctionnaires qui nous gouvernent, tout imbus de l’autorité de l’État qu’ils soient, sont perçus dans nos campagnes, avec la même aménité (et pour les mêmes raisons) que les clowns de Bruxelles, voilà qui va miner le moral de notre zélite administrative.

10906110_10205977612859121_8074542850760984440_nEnfin là où l’autre engeance du “parti de l’intelligence” veut envoyer les énarques en ZEP, le Président Larcher suggère, lui, de rendre le service civique obligatoire (mais pas nécessairement dans les Bantoustans), pour ceux qui s’apprêtent à devenir fonctionnaires, mais aussi pour tous les candidats à la nationalité française. Arrêtons-nous un instant sur cette proposition. Elle est pleine de bon sens, car elle plonge l’apprenti fonctionnaire dans le bain de la réalité de l’intérêt général et met le futur Français en capacité d’appréhender la complexité de la communauté nationale qu’il rejoint. Dans un cas comme dans l’autre, seules les personnes motivées seront volontaires. Toute personne de bonne foi (ce qui exclut les fonctionnaires syndicalistes et les militants antiracistes) percevra le bénéfice de cette mesure. Ces bienfaits seront même décuplés en ce qui concerne les femmes. Elles s’affranchiront ainsi des tutelles masculines qui peuvent s’avérer très pesantes, particulièrement dans la seule des trois religions du Livre, dont le Prophète n’était pas juif…

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On le voit, particulièrement en cette occasion, loin d’être une institution inutile, le Sénat est la chambre où peut se produire l’inattendu. Cette prise en compte du pays réel prouve que loin d’être une source de dépense inutile, le bicamérisme permet à nos parlementaires de réfléchir. Là où l’Assemblée fait de la politique, le Sénat, lui, construit patiemment le droit. Oui, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect, par un collège restreint de “grands” électeurs. Oui, ils ne répondent pas directement de leurs votes devant le Peuple, ni devant le très partial tribunal médiatique. Oui, leur indépendance est étonnante dans une démocratie. Mais c’est précisément cette indépendance qui les rend indispensables, car elle les protège de la dictature de l’instant et du politiquement correct (enfin pour ceux qui n’aspirent plus à être ministres). Nous avons l’habitude de pester contre les trains qui arrivent en retard et de ne manifester qu’une indifférence polie pour ceux qui sont à l’heure. Alors que depuis des lustres notre classe politique plante, au mieux, sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir les conséquences de son incurie en matière migratoire, je pense qu’il est indispensable de manifester notre approbation quand quelques rares courageux (comme notre bon Président Larcher) osent braver les interdits. À défaut, ces “Braves” n’entendront que le concert des vertus outragées et il y a fort à parier qu’alors, rendus sourds par ces cris d’orfraie, ils finiront par passer leur tour lorsque la prochaine occasion de décrire la réalité vécue par leurs électeurs se présentera. On ne peut pas pester contre l’aveuglement de nos élus et ne pas les féliciter quand, enfin, leurs yeux se décillent.

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ET DE DEUX !

avril 2, 2015

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Voilà, c’est fait ! Une fois encore, le train des illusions socialistes s’est encastré dans le mur des réalités que ses conducteurs refusaient obstinément de voir. Ce faisant, ils perdent leurs ancrages locaux, avec une constance qui force le respect. Ces déroutes communales puis départementales, en attendant la conclusion régionale, ne sont pas neutres. Entamée après la bérézina de 1992, la lente conquête de « la France des territoires » avait permis au PS de résister à l’implosion, au soir de la défaite de la folle du Poitou, en 2007. Dans la bataille de chiffonniers homérique qui s’en suivit, Martine Aubry avait tellement bourré les urnes pour faire barrage à l’ex de son prédécesseur, qu’à côté, la guerre Fillon-Copé est passée pour une votation suisse. À l’heure où les grands féodaux socialistes se retrouvent à poil, on est en droit de se demander ce qu’il restera du PS après les Présidentielles de 2017, si Pépère mord la poussière.

Les Français sont-ils vraiment des veaux ?

ob_dc893c_votez-meuhLe consensus journalistique moutonnier veut que le pouvoir perde « systématiquement » les élections abusivement qualifiées « d’intermédiaires » par ces mêmes cuistres. Ce terme est impropre, car il s’applique au régime politique américain qui prévoit, entre autres, un renouvellement de la moitié du parlement à la mi-mandat du Président. Point de cela chez nous, ce qui permet à Manuel de faire son Bravo sur les estrades, en clamant haut et fort que « quoi qu’il arrive » il restera bien « cuté » dans son fauteuil de Premier sinistre après la défaite. Tout cela est on ne peut plus constitutionnellement correct, à défaut d’être politiquement intelligent, dans la mesure où l’Exécutif procède du Législatif et non du Conseil fut-il : municipal, départemental ou régional.

11024771_10205248952597873_5001477424220546505_nCette petite précision institutionnelle à l’usage des journalistes étant posée, intéressons-nous à cette fameuse « malédiction ». Il est exact que depuis François Mitterrand (au moins) les scrutins locaux tournent, le plus souvent, à la fessée pour la majorité parlementaire en place. Il est tout aussi vrai qu’avec des hauts et des bas — qui doivent plus au mode de scrutin qu’à la mobilisation des électeurs — les Français se tournent vers les opposants institutionnels. Il leur arrive même aussi de placer des extrémistes en tête (oh le vilain retour de la bêêête immonde que voici !). C’est généralement le cas lors des élections où ils estiment (à juste titre) que les conséquences d’un tel vote seront à peu près nulles sur leur vie quotidienne. C’est ce qui explique le succès du Front familial des Le Pen lors des Européennes (oui, je sais, l’Europe c’est important, mais comme rien ne se décide au Parlement, on peut y envoyer n’importe quel clown). Maintenant que nous avons démontré que les Français sont beaucoup moins cons que leur élite ne le pense à longueur d’ondes et de colonnes, interrogeons-nous, afin de tenter de comprendre pourquoi, les majorités nationales sont sanctionnées lors des scrutins locaux.

Malédiction du pouvoir ou juste retour des choses ?

president-des-bisousParler de malédiction est encore une manière d’éluder la question. S’en remettre à la fatalité exonère celui qui s’y emploie, de toute analyse objective des conditions qui ont présidé à la déroute en question. Pourtant, à bien y regarder, ces choses-là n’arrivent pas sans raison et si les branlées touchent aussi bien la droite que la gauche, force est de constater qu’elles ne le font pas avec la même intensité, ni de la même façon. La droite se fait déculotter là où la gauche se fait étriller. L’explication est simple. Elle tient au hiatus qui nait de la mère de toutes les batailles : la Présidentielle. C’est en effet lors de cette élection que tout se joue. La droite se fait élire en proposant des remèdes qu’elle n’applique pas, là où la gauche arrive au pouvoir en expliquant que personne ne va souffrir. La droite pèche par omission, la gauche ment sans vergogne. Les pipeaux étant de nature différente, la sanction n’est pas la même et la droite, quand elle perd, a beaucoup moins mal au cul que la gauche. Ceci étant, pourquoi les candidats à la magistrature suprême racontent-ils n’importe quoi avec tant d’application ?

10995608_1039620856066076_1080169545595616818_nMaintenant que la Présidentielle est couplée aux législatives, il semble indispensable aux stratèges de « faire rêver l’électeur » (c’était déjà le cas avant, mais il y a aujourd’hui, du fait de cette réforme inepte : 577 candidats à la députation qui comptent sur le vendeur de vent en chef pour parvenir à leurs fins). Du coup, tout est bon pour appâter le cochon et, plus la situation est difficile, plus le bobard est gros. Regardez Hollande en 2012 : « lui Président » n’a reculé devant rien. Tout autre que « lui socialiste » se serait fait traiter de « démago », mais là, non. Le sort de la France est fixé pour 5 longues années, au terme d’un débat biaisé par le fait que les journalistes qui le portent à la connaissance des électeurs sont de parti pris (au sens premier du terme). Entendons-nous bien, à l’étranger les journalistes ne sont pas plus objectifs que chez nous. Ils sont juste plus divers dans leurs engagements partisans. L’absence de diversité d’opinion dans la presse française concourt puissamment à cette gigantesque arnaque qui a consisté à faire croire aux Français que le problème était Sarkozy (et que seuls les riches paieront, que la seule ennemie c’est la finance, etc. etc.).

UMPS

4266223759Si la droite, en n’engageant pas les réformes promises, déçoit ses électeurs lorsqu’elle est aux responsabilités, la gauche, elle, exaspère les siens en faisant le contraire de ce qu’elle a dit, une fois parvenue au pouvoir. La droite ne l’est vraiment que dans l’opposition et les socialistes ne sont jamais autant de gauche que quand ils espèrent remplacer la droite. S’en suit un improbable brouet idéologique qui fait les délices du Front national sous le terme simple, mais furieusement parlant « d’UMPS ». Cependant, à y regarder de près, l’ampleur des récentes défaites socialistes ne s’explique pas seulement par la déception de ses électeurs, mais, aussi par une prise de conscience, dans le pays, de la nécessité de mettre un terme au « modèle français » qui consiste surtout, à ne jamais faire les réformes que la situation exige. Les électeurs sortent doucement du consensus mou. Contrairement à ce que croit Bayrou, la France ne souffre pas tant de l’absence des centristes que de la mise en œuvre de leur pensée émolliente depuis de trop longues années.

10347235_10205895305761107_148766594336644595_n En effet, le « surmoi » centriste veut que depuis 40 ans : la droite pose le diagnostic et ne met rien en œuvre pour y remédier, alors que la gauche se propose de diaboliser le thermomètre pour éviter qu’il ne serve à prendre la température. Dans les deux cas, personne ne fait rien et l’état du patient se détériore. La hausse vertigineuse des impôts que nous subissons depuis 5 ans n’a rien résolu de nos maux, elle a juste permis à l’État de continuer à payer ses fonctionnaires. Les efforts considérables consentis par les Français n’améliorant pas leur situation, leur irritation monte et les médias de s’interroger sur le sens de cette colère. Le score ridicule de l’histrion Mélanchon prouve, au moins, que les électeurs n’attendent plus rien des keynesiano-collectivistes. Les socialistes sont revenus au pouvoir avec un candidat charismatique comme un lavabo, au point d’avoir fait campagne sur le fait d’être « normal ». Il nous a vendu un « New Deal » et met en œuvre une politique à la Hoover. Les socialistes ont menti aux Français en prétendant pouvoir améliorer les choses sans effort et payent, aujourd’hui dans les urnes, le prix de ce forfait originel. En réalité, la difficulté du moment vient surtout du fait qu’à force de désillusions, les électeurs se tournent vers ceux qui, n’ayant jamais été au pouvoir, ne peuvent pas les avoir déçus : le Front national

La République nous appelle

10006593_750459081733508_4357783828522216831_nDire que les solutions économiques proposées par le FN sont ineptes est une nécessité, mais ce ne sera pas la solution, car le mal est beaucoup plus profond. Pas plus que la morale, la rationalité économique ne détournera un électeur du Front, il n’en est plus là. C’est qu’en plus d’être économique, la crise est surtout identitaire. À force d’expliquer tout par la « misère sociale », nos politiques ont oublié de s’interroger sur ce qui donne corps à la Nation qu’ils prétendent diriger. Le retour tant attendu de la croissance (qu’il conviendrait d’encourager plutôt que d’espérer qu’elle tombe du ciel) ne changera pas fondamentalement la donne, car il convient surtout de refonder notre pacte national pour remettre le pays à l’endroit.

Asterix-en-HispanieIl faut donc se donner les moyens de mettre en œuvre une politique authentiquement de droite car contrairement à ce que bêlent les journaux, nous ne l’avons plus été depuis Pompidou. Il faut, en conséquence, rompre avec cette idée — tellement moderne qu’elle est incarnée par Juppé et Duhamel — que ce pays veut être gouverné au centre. Il l’est depuis quarante ans avec les résultats que l’on connaît ! Nous devons revenir à nos fondamentaux et promouvoir la Liberté. Pour installer cette idée, il est indispensable d’en finir avec le mythe de l’Égalité, érigé en absolu totémique. L’Egalité n’est pas un nivellement, mais l’assurance de disposer des mêmes droits et partant des mêmes chances. Déshabiller Paul n’a jamais permis à Jacques d’avoir chaud, contrairement à l’adage socialiste répandu, car cette opération est tellement contre nature qu’elle ne produit que l’éparpillement des richesses au bénéfice des intermédiaires nécessaires à sa mise en œuvre forcée. En résumé : elle permet à Philibert le haut fonctionnaire d’enfiler le manteau de Paul. Pour y parvenir sans que Paul et Jacques ne se coalisent pour le rendre à la vie civile, il explique au premier qu’il est un mauvais Français, car le second à froid et popularise cet intéressant concept par l’entremise d’Évariste le journaliste et de Béatrice l’institutrice.

Pour casser la spirale populiste de l’égalitarisme, il est donc indispensable de changer les codes et ceux qui les véhiculent. Nous devrons investir massivement dans la désoviétisation de l’enseignement au moyen de l’autonomie des établissements, de la mise au placard des docteurs en pédagogies et autres « sciences » de l’éducation et par la contractualisation des personnels. Enfin, le principe de la fin de l’intervention publique dans les médias devra être une règle absolue. Lorsque les journalistes se retrouveront au chômage faute d’avoir intéressé leurs lecteurs à leurs élucubrations, il est probable que nous trouverons plus de pluralité dans la presse française.

11101230_10206464339833944_2690489626704458276_nEn France, c’est l’alliance de la plume et du tableau noir qui nous confine dans cette recherche éperdue de l’Egalité miraculeuse. Pour plaire aux éditorialistes et aux profs, il faut être de gauche dans l’hexagone et se joindre à une politique d’inspiration libérale en Europe. Il faut « s’ouvrir à la diversité du monde » et être hermétique à toutes les objections qu’elle suscite. Il faut « être intransigeant sur les valeurs de la République » et mettre en œuvre tous les accommodements raisonnables possibles, pour que les étrangers puissent persister dans l’être. Il faut être généreux avec l’argent des autres et bien cacher le sien. Il faut dénoncer l’apartheid pour mieux en assurer la mise en place effective. Bref, il faut être fils de Républicain Espagnol, avoir épousé une violoniste, faire de la com’ en toute circonstance et surtout, se comporter toujours comme si le sort du monde dépendait de la manière dont vous vous levez le matin.

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S’il est indispensable de rééquilibrer les choses en faveur de la Liberté, nous ne pouvons ignorer l’impérieuse nécessité de Fraternité que nous imposent les temps difficiles que nous vivons. Ce qui a fait la France, c’est ce triptyque républicain popularisé – et ce n’est pas le moindre des paradoxes – par l’épopée napoléonienne. La Liberté a permis la formidable explosion d’énergie qui a fait la France moderne. L’Égalité (des droits) a mis en marche l’ascenseur social et l’émergence de cette classe moyenne sans laquelle, il n’est pas de stabilité politique possible. Enfin, progressivement, à mesure que les deux premiers principes de notre devise portaient leurs fruits, la communauté nationale trouvait les moyens de se réunir, pour protéger les plus faibles. Seulement, pour que la Fraternité puisse se mettre en œuvre, il faut que l’on perçoive un frère dans cet autre, dans ce voisin qui n’a en partage avec nous qu’une même citoyenneté. La Fraternité est un élan naturel en temps de guerre. Elle est plus compliquée à mettre en œuvre en temps de paix. Cet aspect a été totalement gommé depuis 40 ans au profit d’une solidarité anonyme, obligatoire et culpabilisante. Les Français ont été priés, un peu brutalement, de faire de la place à de nouveaux arrivants, sans qu’on leur laisse le temps de voir en eux des frères. Il est probable que les couleurs exotiques de ces nouveaux Français aient pu freiner, de prime abord, cette fraternisation. Tout comme, à l’inverse, il est indiscutable que la valorisation populiste de leurs différences a pu conduire certains à la partition ethnique. Seulement, les minorités ne peuvent durablement cohabiter avec une majorité qu’en adoptant ses codes. Refuser cette évolution naturelle ne peut que mener au désastre. Sans assimilation il n’y a point de fraternité qui vaille. Après nous être ouvert au monde, nous devons faire en sorte que ceux qui en sont issus deviennent Français, non pas par le seul fait du droit, mais par l’envie. C’est à cette unique condition que nous résoudrons notre crise identitaire : en inspirant le désir d’être Français. Pour ce faire il faut cesser de laisser croire que nous devons nous adapter à des habitudes de vies qui nous sont étrangères. À Rome fait comme les Romains, dit l’adage. Il est plus que temps que nous souvenions des nombreux Empereurs que nous avons donné à l’Urbs et que nous retrouvions notre romanité.

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ANAPHORE ET CITRON PRESSE

novembre 6, 2014

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S’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozy à la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout ceux – qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal. A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

 La fin du consentement à l’impôt

Hollande-Louis-XVI-majestéForce est de reconnaître que personne n’aime s’acquitter de ses impôts. Tous ceux qui vous disent le contraire sont des Tartuffes ou ont un compte en Suisse (les deux peuvent se cumuler). Le prélèvement obligatoire (pléonasme) n’a jamais eu bonne presse et bien des têtes roulèrent dans de beaux paniers en osier pour ne pas avoir pris, à temps, la mesure de l’exaspération des contribuables. Si aux temps glorieux où un Peuple éclairé se révoltait face à l’absolutisme fiscal royal, la ponction fiscale menaçait, alors, la capacité des individus à se nourrir, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les contributions nous enlèvent du pouvoir d’achat que la pilule passe mieux.

 hopital-20-000-emplois-de-moinsBien au contraire, c’est précisément en raison des libertés acquises, depuis lors, au terme de « durs combats sociaux » que la situation empire. La survalorisation de l’individu et de ses droits imprescriptibles à jouir de tout et n’importe quoi ont sapé les bases notre société post-moderne : le consentement à l’impôt. Les droits sont survalorisés et les devoirs tus, alors qu’à bien y regarder : nous avons le devoir de payer d’avantage, pour des droits toujours plus restreint (sauf pour ceux qui ne payent rien). Jusqu’à très récemment, le citoyen contribuable ne percevait que les jolis services publics dont on lui louait les vertus et dont il profitait presque à l’œil (croyait-il) grâce à ses impôts. Les hôpitaux, les routes, les (forcément) gentilles infirmières, l’école et tous les autres bienfaits de l’État nounou étaient autant de vitrines du si fameux modèle français. Baigné dans cette propagande soviétique dès son plus jeune âge, le contribuable acceptait sans trop rechigner de cracher au bassinet, sans avoir conscience du coût toujours plus faramineux de la mise en œuvre du Barnum. En effet, au fil du temps, l’État n’est plus demeuré providentiel que pour ses fonctionnaires. Avoir réussi à faire croire que les ponctions fiscales, toujours plus fortes, étaient des cotisations mutualistes à la caisse du bonheur commun, voilà un des plus fabuleux tours de passe-passe de l’État moderne.

monument-beeeeettttttteeeeee-1-366x505Seulement à mesure que le système, incapable de se réformer — tant les sangsues étaient nombreuses à se repaître sur la bête – s’enfonçait dans des déficits abyssaux, les prélèvements destinés à préserver l’illusion de la gratuité du Service Public s’alourdirent. Le bidule était tellement vicié que la ponction ne suffisant plus, il fallut recourir à l’emprunt et baisser les prestations pour le maintenir à flot. À mesure que le bateau ivre partait à la dérive, le con tribuale médusé s’aperçut qu’il payait toujours plus chers pour des services de moins en moins bien assurés voire, plus assurés du tout. Il finit par comprendre (mais un peu tard) qu’on l’avait berné et que ses impôts profitaient à beaucoup, mais pas à lui. Bref, plus il payait, moins il recevait. La défiance envers des élus illusionnistes grandit alors de façon exponentielle chez les Français, en même temps que la gabegie généralisée de leurs zélites s’étalait au grand jour.

Ne nous y trompons pas, si les Français rejettent aussi massivement leurs hommes politiques, c’est qu’ils les jugent, à juste titre, responsables de ce fiasco interventionniste et du racket fiscal qui va avec. Ceci étant, si la lâcheté a été érigée en système de gouvernement, c’est aussi parce que les électeurs se sont montrés crédules au point de toujours élire celui qui leur promettait que les autres (les riches, le Kapital, les Allemands…) allaient payer l’addition. Nous sommes arrivés au bout de cette magnifique ficelle avec François Hollande. Pas de bol pour lui !

 Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles font vendre du papier

 85287693_oNous sommes au bord de la faillite et les Français sont pressurés comme jamais pour l’éviter. Malheureusement pour les clowns qui nous gouvernent, malgré ces prélèvements records, la situation ne s’améliore pas d’un iota puisqu’ils font tout sauf ce qu’ils devraient, pour que les choses changent. Au contraire, les nouvelles toujours plus réjouissantes du monde irréel dans lequel évoluent nos zélites ne font que rajouter à la crise de confiance dans laquelle se noie notre beau pays. Il faudra un jour se pencher sur les ressorts qui font que la Presse, en rapportant ces scandales à répétition scie, avec une obstination qui force le respect, la branche subventionnelle sur laquelle elle est confortablement assise depuis la Libération. Pas une semaine sans son lot de révélations croustillantes, sur la façon dont nos princes se vautrent dans l’argent dont ils nous délestent si prestement.

o92113_pauseSurvenant au moment où les Français découvraient avec effarement le montant de leur troisième tiers de pause fiscale, les phobies administratives du ministre Thévenot — qui ne payait plus (entre autre) ses impôts depuis trois ans — furent une pure joie qui vint utilement réactiver la vigoureuse démangeaison que nous avions tous ressentie dans le fondement lors de l’affaire Cahuzac. La longue litanie des promesses non tenues en matière d’imposition ou d’inversion incantatoire de la courbe du chômage n’a pas d’autre équivalent que l’incroyable suite de bobards servie à nos partenaires européens, pour les assurer que nous allons maitriser nos déficits publics. Le résultat de ces mensonges en cascade : la parole de l’État ne vaut pas tripette, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hexagone. Compte tenu de l’instabilité fiscale (doux euphémisme !) ambiante, plus personne ne bouge ni n’investit, pas plus les ménages que les acteurs économiques. Le pays se fige, l’activité se paralyse, la croissance zéro, chère aux Khmers verts, apparaît alors dans toute sa splendide misère prophétique.

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 La relance qui tue

emmanuel-macron-en-mao1Pendant ce temps-là, les as qui nous gouvernent ne savent plus où donner de la tête pour trouver l’idée la plus grotesque possible, destinée à nous sortir de la crise où leur agitation frénétique nous fait plonger tous les jours un peu plus profondément. Le petit génie que Moi Président nous a fait sortir de sa banque d’affaires a un plan pour redresser la France. Chouette ! Il l’annonce à grand coup de tambours et de trompettes médiatiques laudatives (comme il se doit avec le meilleur d’entre nous du moment). Le fruit de ses cogitations : travailler le dimanche en zone touristique et lever les freins qui pèsent sur le transport en autocar. La vache ! Toutes ces longues études coûteuses pour en arriver à ces conclusions. C’est sûr que quand on leur enlève les freins, les bus roulent mieux et que travailler le dimanche permet aux commerçants de vendre plus que s’ils étaient fermés. Chapeau l’artiste ! Et à part ça Emmanuel, qu’est-ce que tu voudras faire plus tard, quand tu seras grand ?

Sylvain-Pongi_barrage-sivens-tarn-jose-bove-etude-independanteBien sûr, pour tout keynésien qui se respecte, la relance passe par les grands travaux, mais là, il faut bien admettre que jusqu’à la fin du quinquennat, c’est mal barré. Maintenant que la gauche radicale a obtenu son Malik Oussekine à cheveux gras, nous ne sommes pas prés d’en voir la queue du commencement d’un de grand travail. Tout débute par une gentille manif festive et participative où des tas d’activistes – qui n’habitent pas le Tarn – se rendent à Sivens pour manifester leur exaspération de voir « une zone humide de plus » disparaître sous les coups des pelleteuses de ces salauds de paysans de la FNSEA productivistes. Il est entendu depuis Astérix légionnaire « qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », c’est acquis. Pour autan, le fait que tout ait été conduit dans les règles de l’art par ces ploucs d’élus socialistes du Conseil Général du Tarn ne fait rien à l’affaire. Ils ont légalement raison, mais légitimement tort comme le dira Nicolas Hullot, l’expert extraordinaire en sauvetage de planète en danger payé par nos sous. Nantis d’un raisonnement juridique aussi puissant, nos pacifistes verts se ruent donc sur le chantier en arrosant, au passage, les gendarmes mobiles à grands coups de cocktail Molotov. Moralité : préserver la biodiversité nécessite de brûler du flic.

Paisible manifestant de gauche

Paisible manifestant de gauche

Sur ce, les gendarmes « acculés sur une redoute » (un endroit stratégique qu’il est évident d’occuper quand rien ne vous y pousse) se dégagent de cette mauvaise passe en utilisant des grenades offensives, comme ils en ont le droit légitime lorsqu’une manif vire à l’émeute (et griller du poulet vivant n’a rien d’un sit-in pacifique). Malheureusement, l’une d’entre elles finit sa course – dans des circonstances qu’il conviendra d’éclaircir – dans le cou d’un « pacifiste  acculant », le tuant sur le coup (la tuile !). La mort d’un homme fut-il écologiste et djeune est toujours regrettable. Ce garçon avait des parents, tout comme les gendarmes qu’il prévoyait de rôtir. Ceci étant posé, imaginons qu’un jeune nationaliste ait pris la même grenade offensive, au même endroit alors qu’il acculait, lui aussi, les gendarmes pour protester contre… l’édification d’une Mosquée (au hasard) voulue par une municipalité pétrie de vivre ensemble. Croyez-vous que sa mort aurait donné lieu à un tel battage ? Plus encore, voyez-vous surgir des hordes brunes sur ce type de chantier cultuel (du reste plus nombreux que les barrages), à l’instar de ce que pratiquent systématiquement les Khmers verts dès que l’on projette de couper un arbre ? Leur indignation est la même, elle n’est juste pas dirigée vers la même cause. L’une est jugée légitime par les médias, l’autre pas. Ceci étant, leurs méthodes de contestations diffèrent « légèrement » en ce qui concerne la violence avec laquelle elle s’exprime (comme les Nantais vous le diront) et ce constat n’est pas favorable aux fanatiques de Mère Nature.

barrage2En démocratie, seules les élections doivent permettre de revenir sur une décision publique. Ni les manifestations ni les violences ne peuvent remettre en question un projet décidé par des élus du suffrage universel. L’indignation médiatique sélective ne doit pas décider de l’opportunité ou non de poursuivre un projet. En revenant sur la décision des élus du Tarn, le gouvernement commettra une lourde faute. Il légitimera le recours à la violence comme mode de contestation de l’action publique. Il encouragera les extrémistes dans leurs tentatives de déstabilisation et découragera les citoyens respectueux des lois. En démocratie, si les électeurs ne sont pas satisfaits des décisions prises par leurs élus, ils en changent. C’est même à cela que servent les élections. Permettre à des excités de remettre en cause ce principe fondateur de la République au prétexte que l’un d’entre eux est mort en tentant de casser du flic, c’est perdre toute crédibilité à venir. Comment jouer les vertus républicaines offensées par les saillies de Jean-Marie Le Pen (ou tout autre mâle blanc hétérosexuel) quand on laisse les amis de Monsieur Bové tout casser, sous le prétexte aussi fallacieux que douteux que « c’est bon pour la planète » ? Vous me direz que certaines décisions sont parfois irréversibles et que s’en remettre au seul jugement des élus est un peu hasardeux. Je vous répondrais que vous n’avez qu’à voir le Mariage pour tous et que c’est une raison de plus pour voter et, ce faisant, de faire très attention aux convictions de celui vers qui se porte votre suffrage. Si vous n’en pouvez plus du politiquement correct,  évitez donc de choisir les crétins qui se roulent dedans dès qu’un micro se tend vers leur servile cervelle de piaf.

 La réforme ou la mort

152953_16Au soir du 6 mai 2012, Hollandréou n’avait pas l’intention de bousculer les choses. Il était là pour en profiter, pas pour en chier. C’est même pour cette raison qu’il nous a fait le coup du Président normal. Face à la crise : un mec normal se planque en attendant que ça passe et c’est exactement ce que fait Moi Président depuis trente mois. Il faut dire qu’en plus de la majorité d’eunuques dont il est affublé, le voici maintenant frappé d’immobilisme absolu avec cette « mort tragique ». Il s’agite mollement, parcourt le monde pour y répandre sa pensée émolliente et ses bourdes embarrassantes. Nous assistons médusés à la débauche d’inactivité du cousin de province, un peu simplet, dont nous avons bien imprudemment fait notre Président. Monsieur P’tite Blague ne fait rien, et même ça il le fait mal. Nous ne somme plus gouverné, nous sommes divertis en attendant Dieu seul sait quoi (le retour de la croissance, l’arrivée du Messie, une idée, des couilles…). L’opposition s’occupe à s’opposer à elle même, pendant que le Front National tente de s’imposer comme la seule alternative à l’attentisme ambiant (tout en n’y croyant pas lui même). En vérité, nous sommes très mal barrés sachant qu’aucun des membres de l’équipage à qui nous avons confié notre destin n’est capable de tenir le moindre cap par gros temps.

89914882_oCe qui est passionnant dans le relatif statu quo que nous vivons à l’heure actuelle, c’est qu’il ne s’éternise que par la grâce de ces sales marchés financiers qui persistent à nous prêter leur sale argent à un taux dérisoirement bas, par rapport aux risques que nous leur faisons courir, en raison de notre inaction en matière d’assainissement de nos finances publiques. Le scénario catastrophe à la Grecque n’est pas une simple hypothèse de travail, il est couru d’avance en raison de notre indigence réformatrice. Nous repoussons, avec constance, les ajustements indispensables et nous persistons à dépenser un argent que nous n’avons plus, afin de poursuivre des chimères égalitaristes qui ne font qu’enfoncer les gens dans la dépendance. Le modèle français nous plombe. Malgré cela, des élus de tous bords, inconscients ou sournois continuent à s’accrocher à cette chimère comme la vérole au bas clergé breton. Les Français ne croient plus aux lendemains qui chantent et pourtant ceux qui prétendent les gouverner continuer de les pipeauter sur l’air de tout va très bien Madame la Marquise le modèle français est indépassable etc, etc.

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 Nous sommes à mi-mandat. Les nuages qui s’accumulent sont tellement noirs aux abords du précipice où nos monarques aveugles nous ont menés qu’il faut être particulièrement optimiste pour penser que nous nous en sortirons sans casse. Sur le pont des premières du Titanic, l’orchestre continue à jouer pendant que les secondes et troisièmes classes se noient. Ces salauds de riches qui gagnent plus de 6000 € par mois verront leurs allocs divisées par deux, tandis que nos gentils fonctionnaires continueront à toucher leur supplément familial de traitement, comme si de rien n’était. La frénésie de nouvelles taxes bat son plein au beau milieu du choc de simplification administrative. Les prestations chômages vont diminuer pendant que les intermittents du spectacle continueront à être très confortablement indemnisés. En 2015 on supprime la première tranche de l’impôt sur le revenu. Et allez hop ! Un fardeau toujours plus lourd porté par un nombre toujours plus restreint d’individus paupérisés par la masse des ayants droit : ça, c’est un modèle de développement économique durable. La stabilité politique qui en découlera ne va pas tarder à surprendre les humanistes. Nous nous préparons de bonnes années de franches rigolades démocratiques. Nous sommes sur le point de rencontrer le mur vers lequel nous nous précipitons vélocement, depuis tant d’années, et le choc va être bestial.

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EN FINIR AVEC 68, C’EST PAS FACILE !

septembre 22, 2014

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Le tribun catalan de l’Essonne avait ouvert le bal au début de la semaine en assenant à ses députés — qui sont payés pour cela — un discours de confiance d’un chiant, comme on n’en fait plus depuis Castro. Pépère se devait donc de faire mieux. Et… il ne nous a pas déçus ! Pourtant en dehors de la pluie qui s’abat maintenant sur lui en toute occasion, avec une violence qui n’a d’égale que l’insondable profondeur de sa médiocrité, rien de nouveau sous le cumulonimbus. Poncifs et lieux communs se sont succédés à un rythme rarement atteint, au point que les 400 militants à carte de presse, invités à écouter le Dieu du flou, baillaient à s’en décrocher la mâchoire. La seule information à retenir de cette lénifiante logorrhée du 18 septembre 2014, c’est le passage remarqué de la Présidence normale à la Présidence pas facile.

 Monsieur petite blague n’a plus rien à dire

10660374_692887654128935_6963039835043793918_nEn dehors de martyriser les journalistes – qui sont, eux aussi, payés pour ça – à quoi peut donc bien servir pareil exercice imposé (à tous les sens du terme) ? Il faut dire que dans notre démocratie où les politiciens ne décident plus de rien, où la parole a remplacé les actes, quand on ne cause pas, on finit par être oublié. Vous me direz qu’avec 13 % d’opinions favorables, il est peut-être plus que temps, pour François Hollande, de se faire oublier. Seulement voilà les Duhamel de toutes obédiences (:.) vous rétorqueront qu’il ne faut pas ajouter une crise institutionnelle, à la crise économique et sociale (et patati et patata). Et tous d’attendre la parole présidentielle, comme le shaman la pluie (sauf que chez nous les deux tombent simultanément et en quantité).

 ps-tva-225x320Bref je cause donc je suis, ou, plus exactement, je suis donc je cause. La Présidence forte voulue par de Gaulle est réduite à un théâtre d’ombres, où un vieil acteur usé vient soigner ses complexes en public. Tout le pathétique de la situation est résumé dans sa nouvelle anaphore : c’est pas facile. Ben oui mon pépère, c’est pas facile, d’être Président. C’est pas facile, de ne plus avoir de pognon à dilapider parce que les prédécesseurs ont vidés les caisses, avec toutes sortes de mesures à la con. C’est pas facile, de discuter avec des Allemands qui, eux, ont fait les efforts que nous nous refusons à faire. C’est pas facile, après avoir tout pété, de tout remettre en place, sans admettre que l’on s’est un poil, gouré. C’est pas facile, d’aller voir le peuple de gauche que l’on accable de taxes, alors qu’on lui avait expressément promis que seuls ces salauds de droite allaient cracher au bassinet. Oui, c’est pas facile, mais fallait pas y aller ! Personne ne t’a forcé à raconter toutes les âneries que tu as débitées, pour te retrouver à l’Élysée. C’est pas facile, mais c’est bien fait pour toi !

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 La gauche populiste face aux réalités

LogoPSLa seule chose qui rassemble les Tartuffes de gauche et les fait s’aligner comme à la parade, c’est leur aversion sur-affichée du Populisme. Le populiste, c’est l’autre, c’est bien connu. La droite est mauvaise, précisément parce qu’elle n’est jamais loin du populisme. Réguler l’immigration : Populisme ! Contrôler les bénéficiaires des multiples allocations qui assujettissent les individus à l’État, tel le veau à la vache : Populisme ! Vouloir que l’École apprenne à lire à nos enfants et le Français aux nouveaux arrivants : Populisme ! Envisager que l’Histoire de France puisse être autre chose qu’une longue suite de battage de coulpe : Populisme ! Penser que l’islam comme vecteur d’identité pose un problème à la Nation : Populisme ! Exiger la responsabilité des juges : Populisme !

 mon-ennemi-cest-la-finance-4-495x260Cependant, à bien y réfléchir comment doit-on qualifier un candidat qui explique à une masse de pauvres (sans dents), que seuls les riches (nantis de dentiers) paieront  pour remettre le pays à flot ? N’est-ce pas le propre du populisme que de rechercher les votes des petits et des sans-grades, en leur faisant miroiter qu’ils pourront ainsi prendre leur revanche sur ceux que la fortune a favorisés ? N’est-on pas populiste quand on prétend corriger les inégalités (rebaptisées injustices) à coup d’impôts ? Lorsque l’on déclare ne pas aimer les riches et que l’on prétend que la finance est son ennemi, ne se vautre-t-on pas, ainsi, dans le populisme le plus vil ? Cette haine revendiquée des riches ne s’apparente-t-elle pas à la technique éprouvée du bouc émissaire comme aux zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ? C’est amusant, du reste, chez les socialistes cette fascination pour les années 30. Le discours électoraliste de Pépère sur les riches et la finance y aurait trouvé toute sa place. Il suffit de remplacer « riche » par « juif » et de qualifier la « finance » « d’apatride » pour nous retrouver aux plus belles heures de la collaboration. Si les socialistes dénoncent vigoureusement la paille populiste dans l’œil de la droite, ce n’est que pour mieux s’abstenir de retirer la poutre qui transperce le leur. Ils ont, en politique, des nausées bien sélectives et ne craignent pas de fleureter avec les méthodes réprouvées quand leur intérêt le leur commande. On aurait dû se méfier. C’est au Bourget qu’a atterri Daladier après Munich et il faut bien admettre que Doriot, Déat et Laval étaient plus socialistes que nationaux.

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Le collectivisme en action

 Capture-decran-2013-03-02-a-10.08.08La gauche se sert du populisme comme d’un éteignoir à idée. C’est toujours cette même rengaine qui est utilisée pour esquiver le débat et surtout échapper à l’inventaire que l’on se doit, pourtant, de dresser devant toute faillite. Et Dieu sait que la pensée de gauche a fait banqueroute. Car, toutes ces idées généreuses, dont la gauche nous a rebattu les oreilles et que la droite n’a jamais eu le courage de combattre, nous ont conduit dans l’impasse où nous sommes aujourd’hui. Pépère courage, le vrai mou et le faux dur qui lui ont servi de Premiers ministres successifs sont les derniers avatars de la grande escroquerie qui a pris corps dans les cafés enfumés de Saint Germain des Prés, après la pseudo révolution 68.

 livre-d-histoireIl s’agissait, en ce temps là, d’en finir avec le capitalisme. Pour cela il fallait abattre la Nation, ce rempart ultime contre le progrès social représenté, alors, par l’URSS. Les prolétaires se laissaient trop facilement abuser par le patriotisme. Cet atavisme les ayant amenés, par deux fois, à repousser les alléchantes démonstrations d’amitié de l’Allemagne, il convenait d’en finir avec ce dangereux sentiment d’attachement, pour favoriser l’amitié franco-russe. Une fois le Général et ses Compagnons disparus, les fossoyeurs de la Nation eurent le champ, d’autant plus libre que l’inculture historique de la droite française leur ouvrait le boulevard de l’antiracisme. C’est au nom de cette idéologie destructrice, basée sur la honte de la collaboration, le complexe colonial (grande œuvre de gauche) et la « reductio ad hitlerium » de la moindre contestation que la gôôôôche morale des Mitterrand, Cahuzac, Aquilino Morelle, Taubira et autres Thevenoud s’est installée au pouvoir. Et ce ne sont pas les pseudo alternances qui ont changé cet état de fait.

miege-laicite-amenagements-591x819-customCette gauche, jacobine et donneuse de leçon, s’est répandue dans tous les rouages de l’État, comme un cancer, pour mieux le subjuguer. Droguées à la dépense publique, les administrations ont alors pris un poids démesuré et ont petit à petit étouffé l’activité privée. Elles abandonnaient la défense de l’intérêt général pour ne s’intéresser qu’à leur propre perpétuation. La dépense figurait la volonté politique et le résultat final n’importait plus. Le pays ayant résorbé la pauvreté grâce à l’élan des trente glorieuses, la gauche, aidée en cela par les idiots utiles du libéralisme sans frontières, a achevé son œuvre, en important plus de 10 millions de nouveaux prolétaires des tréfonds des pays du Sud. Les autochtones les plus fragiles étaient priés de leur faire de la place, tandis que les organisateurs de ce trafic étalaient leur tolérance et leur progressisme, tout en se mettant bien à l’abri des nouveaux entrants aux meurs hétéroclites. La troisième mondialisation se mettait en branle et tant pis si entre-temps l’URSS avait sombré corps et âmes. Le but restait inchangé : en finir avec la Nation.

 Pour en finir avec la dictature de la pensée unique de gauche

 PS-is-deadNe nous leurrons pas, la faillite prochaine du pays ne suffira pas, à elle seule, à nous remettre dans le droit chemin. Il n’est qu’à voir la morgue des crétins qui nous gouvernent. Ils sont tous persuadés que leurs mouvements de godille sont de nature à dévier le bateau France de la trajectoire qui le conduit inexorablement vers les hauts fonds de la banqueroute. Et ce n’est pas Bruxelles qui nous sauvera non plus de ces fous. Pour preuve, l’Europe vient de faire de Moscovici, cette quintessence du dirigisme énarchique, son nouveau commissaire aux affaires économiques. Tant qu’à faire pourquoi DSK n’a-t-il pas été nommé aux droits des femmes ?

ump-logo-2008C’est sur ces entrefaites que Nicolas Sarkozy sort du bois. Il brigue, oh surprise, la succession du Président tout mou. Son plus gros problème sera de nous expliquer comment il fera entre 2017 et 2022, ce qu’il n’a pas fait entre 2007 et 2012. Mais l’homme est habile et je gage qu’il y parviendra. Il n’a cependant pas encore ouvert la bouche qu’une partie ce qui pense chez les libéraux lui tape dessus avec une énergie toute socialiste. Chers amis adeptes de la liberté, vous avez raison, son premier mandat a été marqué du sceau de l’étatisme et du dirigisme le plus pur. Votre légitime courroux vous a produit Hollande. Croyez-vous que vous agiter comme vous le faites en sautillant sur place, pour lui jeter son passif à la figure sera de nature à faire progresser nos idées ? Pensez-vous qu’Alain Juppé soit une alternative libéralo-compatible ? Lui le grand commis de l’État – l’homme de droite préféré de la gauche – celui qui depuis son exil sur les bords du St Laurent, du meilleur d’entre nous est devenu le meilleur d’entre eux. Alain Juppé, le Jean-Claude Duss de la politique française serait celui qui ferait passer la France de l’ombre de l’Étatisme à la lumière libérale ? Soyons sérieux !

 violonwc3J’entends bien, ici où là, certains caresser le fol espoir que François Fillon soit à même de faire cette synthèse tant attendue entre la droite sociale et la droite libérale. Il en affiche, en tout cas, la volonté et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’air serait séduisant si ce brave homme n’avait pas mis en musique, les mesures étatistes que vous reprochez, à juste titre, à Nicolas Sarkozy. Qui s’est accroché à son poste, malgré la souffrance qu’il ressentait jusque dans ses nerfs sciatiques ? Je veux bien croire que les hommes peuvent changer. Pourquoi présumer que l’un a vu la lumière, à l’issue de la défaite de 2012 et pas l’autre ? Au final, il faut bien reconnaître que l’un a plus d’énergie et de persévérance que l’autre. Si Fillon était aussi crédible que vous semblez le penser, il ne laisserait pas un tel boulevard à Sarko. Le retour de ce dernier est d’autant plus facile que son « retrait » de deux ans n’a pas permis de faire émerger une alternative sérieuse dans son camp. Il vaut mieux, dans ces conditions, accompagner le mouvement et peser dans les choix à venir que de crier au loup avec des socialistes qui, du haut de leurs réussites présentes, prétendent, sans rire, que son bilan sera le boulet de Sarkozy.

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Nous sommes à la fin d’une époque. Les 30 mois qui nous restent avant la prochaine présidentielle, n’en doutons pas, seront gaspillés par la gauche, comme elle a perdu les 30 premiers. Les socialistes n’avaient qu’un objectif prendre le pouvoir. Ne commettons pas la même erreur et préparons-nous à l’exercer. Nous ne parviendrons à gouverner que si nous avons, au préalable, prévenu les Français des sacrifices qu’ils vont devoir réaliser, pour remettre le pays à flot. Il faudra revoir tous nos logiciels et envoyer promener les vieilles lunes de 68. Tout candidat qui prétendra sauver le modèle social français doit être suspecté de duperie. Ce modèle qui n’en a jamais été un, doit du reste être réinventé (le « ré » peut légitimement sembler superflu). Il faudra nous recentrer sur nos problèmes et arrêter de donner des leçons au monde. Il conviendra de résorber la pauvreté sur notre sol, avant d’en importer de nouvelles. Terminé les accommodements raisonnables ! Donnons-nous le temps d’assimiler (et non d’intégrer), comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire, les 10 millions de nouveaux habitants que nous avons reçu en héritage de la gauche étatiste. Réduisons le périmètre de l’Etat. Redonnons aux individus le goût de la réussite et la possibilité de jouir en toute quiétude de ses fruits. Finissons-en avec une fiscalité punitive et confiscatoire qui pousse à l’exil et plongeons-nous, avec enthousiasme, dans la compétition fiscale européenne. Nous avons le choix. Le déclassement n’est encore qu’une possibilité, il ne tient qu’à nous de renverser le cours des choses. Personne ne le fera à notre place et les lendemains ne seront pas roses. Le rose qui est, du reste, la couleur de nos illusions perdues. Nous ne devons plus vendre du rêve et du vent, mais promettre qu’en échange de la sueur et des larmes de ses citoyens, notre pays redeviendra la terre de tous les possibles, comme il l’était avant 1968.

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SOCIALISME ET REALITE

septembre 8, 2014

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Depuis que Manuel s’en est greffé une paire, en purgeant (très partiellement) les cautions de gauche de l’attelage hétéroclite que nos médias s’acharnent à appeler un Gouvernement, il n’est pas une journée sans que les nouveaux convertis ne se répandent dans les médias pour nous faire partager leur émerveillement d’avoir découvert la Lune. Cette libération jubilatoire d’une parole visiblement aussi longuement que douloureusement contenue, lorsqu’il s’agissait de prendre la place de la droite, a quelque chose de touchant. Pour peu, on se croirait revenu aux temps des fulgurances géostratégiques BHLiennes sur la Libye ou la Syrie. Bref, la digue est rompue et le gouvernement semble se jouer de tous les dogmes socialistes, si chers à la Mère Tapedur de Lille. Seulement, comme toujours avec la gauche caviar, tout n’est qu’apparence et Manuel Valls tient plus du Mussolini en modèle réduit (comparez le port de leurs mentons respectifs) que du Blair tatcherisé.

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 Virage Libéral et austérité

 Comme nous pouvions nous y attendre, la presse dans un réflexe aussi pavlovien que prévisible (c’est un peu le principe) n’en finit pas de nous vendre le « virage social libéral du Gouvernement Valls ». Social-libéral, c’est très vite dit ! Outre l’antinomie de terme à terme qui n’a jamais rebuté un journaliste, il est aussi difficile de percevoir le libéralisme à l’œuvre dans le foutoir hystérique que nous sèment nos ministres depuis le remaniement, qu’il nous est compliqué de repérer une réussite économique à mettre au crédit des 14 longues années de pouvoir de Tonton. En revanche, quiconque a ouvert la délicieuse missive de Bercy lui annonçant son troisième tiers aura, lui, bien perçu le côté socialiste. Bref la seule chose de vraie qu’ait récemment dite Manuel, c’est que nous n’avons pas encore pratiqué l’austérité.

10641261_534928043275776_5353707988416450515_nIl est, en effet, bien difficile de se prétendre austère quand on recrute 60 000 enseignants, que l’on recolle la retraite à 60 ans, que les déficits ne sont pas endigués que l’on nome ministre du commerce extérieur, un mec qui n’a rien déclaré au fisc depuis des années et que l’on s’apprête à liquider notre industrie d’armement sur l’autel des intérêts de l’oncle Sam. Dès lors, dénoncer la politique d’austérité – que ne mène absolument pas le gouvernement – comme responsable de la situation catastrophique de l’économie française est d’une stupidité consommée. Il est vrai que si l’on raisonne au niveau européen, l’argument peut être entendu puisque de nombreux pays subissent une austérité budgétaire bien réelle. Cependant, au risque de froisser l’économiste qui sommeille à poings fermés dans le cerveau de Montebourg : c’est précisément dans ces pays là que la croissance redémarre. D’où le léger mieux qui faisait claironner au « sans couilles », élu des « sans dents » le 14 juillet dernier que la crise était finie. Seulement, comme la France ne s’y est pas précisément mise à cette austérité honnie, elle n’est pas en mesure de participer au festin, voire, elle plombe la reprise des autres. En résumé on peut toujours beugler sur ces salauds d’Allemands, ceux qui étouffent la croissance européenne se trouvent à Paris et non à Berlin. En outre, les mêmes intelligences cosmiques considèrent qu’il serait indécent que Moscovici ne soit pas chargé de l’économie au niveau du continent. Ben oui il a tellement bien réussi en France pendant deux ans… Il y a des jours ou l’on se dit que loin d’être méchants, nos partenaires européens sont surtout très patients avec nous.

 La crise ou le mistigri socialiste

10647190_939813056045051_5566201421689370569_nDonc, après nous avoir dit que la crise n’existait pas et que tout venait de Sarkozy, le pouvoir nous a joué pendant plus de deux ans, l’air du « prosperity around the corner ». Puis, à force de franchir les « corner » sans y trouver la moindre trace de « prosperity » François le dentiste nous a fait le coup de la crise qui disparaît. Pouf ! Finie la méchante crise, disparus les vilains chômeurs, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes imaginaires possibles. Le déni des réalités, si cher aux socialistes, et qui faisait dire en son temps à Clémenceau qu’il reconnaissait un discours de Jaurès au fait que tous les verbes étaient au futur, ce déni est parvenu à son terme au cours de l’été. Miracle de l’âge de raison, c’est en devenant sexagénaire (c’est fou ce que le sexe à généré pour lui du reste) que, tout d’un coup, Pépère s’est rendu compte que la merde était toujours là. Pire, il s’est convaincu qu’elle risquait de lui sauter à la gueule. Nous sommes donc passés, en l’espace d’un mois d’août pluvieux, du déni le plus total, au catastrophisme le plus absolu.

10614408_328891307290143_2438193102796636494_nEn réalité, qu’ils nient ou qu’ils en rajoutent, nos socialistes font toujours la même chose face à la crise : rien ou à peu près. Maintenant que l’on ne peut plus fiscalement tondre le Peuple sans risquer la révolte, le PS est placé devant un choix cornélien. Il doit réduire les dépenses et pour cela il n’a que deux options qui à force d’être différées vont devoir se cumuler. Soit il baisse les retraites et les prestations sociales et il s’aliène les vieux (population qui a stupidement l’habitude de voter). Soit il taille dans les dépenses et se met à dos les fonctionnaires et autres rentiers de l’État nounou qui sont encore au nombre des 13 % d’imbéciles à faire confiance au priapique de l’Élysée. D’où la sortie pathétique des Montebourg, Hamon et autres Filoches : le boche paiera, y-a-qu’à faut qu’on. Sauf que ces temps-là sont révolus, le populisme de gauche — dont je traiterai dans un article a venir — a ruiné le pays pour porter ces Tartuffes au pouvoir. À force d’avoir acheté des voix à crédit, ils ne peuvent plus rien relancer, la machine est à plat. Les parasites se sont taillés des rentes de situation que le pouvoir est incapable de résorber. En matière économique, nos socialistes n’en sont qu’aux prolégomènes de la prise de conscience. Ils ne sont plus sur Mars, mais ils n’ont pas encore atterri et pendant ce temps là, le mur se rapproche à grande vitesse. Hollandreou n’est pas loin.

 La vengeance de Valérie

10603339_10153155582444676_8832769567319557120_nC’est durant cette phase délicate d’atterrissage et alors que nous nous remettions à peine de nos émotions sur le prétendu virage Libéral que la limogée de l’hiver dernier revient, en fanfare, sur le devant de l’actualité. Vexée de ne pas avoir été mise dans la confidence, toute la classe jactante se bouche le nez et crie au scandale, tout en se délectant du livre en cachette, comme une dame catéchète qui vient lire, goulument, sa dose de peopleries dans la salle d’attente de son gynécologue. Valoche, donc, nous livre sa vérité sur l’enfer qu’elle a vécu aux côtés de celui pour lequel elle a abandonné le mari dont elle porte encore le nom.

 Que la pauvrette ait connu l’enfer, nous voulons bien le croire, aux vues des cornes dont l’a affublé son présidentiel amant. Qu’elle ait eu la tentation de lui faire payer l’humiliation planétaire qu’il lui a infligée, en se rendant nuitamment en deux roues, chez une actrice dont je n’arrivais pas, jusqu’alors, à faire coïncider le nom et le visage est, somme toute, un réflexe bien humain. Que pépère et ses proches se lamentent de la façon dont la répudiée de l’Élysée s’y prend pour régler ses comptes est d’une naïveté confondante. Quoi, si on ne peut même plus coucher avec une journaliste, sans que celle-ci se mette à tout déballer par écrit quand on passe à une autre, où va-t-on ?

impasse-hollandeIl faut dire que ces révélations sont consternantes. Outre le fait que l’on apprend qu’il « aime » autant les pauvres que les riches, ce qui explique sans doute sa voracité fiscale, on est abasourdi de voir à quel point ce clown fait tout sauf son boulot. Il passe plus de temps qu’un ado boutonneux sur son téléphone. Savoir que le mec normal qui prétend nous sortir de la crise la plus violente depuis 1929, n’arrête de pianoter sur son putain de portable que pour aller faire du scooter rue de Cirque, m’indigne au plus haut point. Je comprends qu’il soit nécessaire aux Dieux qui nous gouvernent de faire quelques erreurs pour se rapprocher du quotidien de leurs contemporains, mais de là à se ridiculiser à ce point !

 Média fiction

 10632867_10152602954758213_130803092743396080_nImaginons un instant que Cécilia ait écrit un livre, dans lequel Nicolas Sarkozy ait parlé des « sans dents ». Pensez-vous que  la France qui cause ait fait preuve de la retenue qui la caractérise en ce moment ? Croyez-vous que les socialistes seraient restés sur leur Aventin en déclarant que tout ceci est du ressort de la vie privée et que l’exploiter serait indigne ? Je vois d’ici les mots s’étalant en gras en Une des journaux et les tombereaux de micros-trottoirs où des Français, légitimement scandalisés, déverseraient leur indignation en boucle sur les chaines infos. Mais en socialie normale, rien ou alors si peu. Si vous voulez vous rendre compte de l’ampleur de l’exaspération, tournez-vous vers les médias libres, vers internet où la blogosphère et autre tweet se déchainent. « Sans dents » est même devenu le second hashtag le plus suivi, le jour de la parution du livre de « souvenirs » de Valérie. Les ravages sont considérables, mais la Pravdmafia n’en parle pas.

10300869_329033873942553_5775829009008710098_nAu train où vont les choses, nous allons finir par nous apercevoir que c’est pour punir Vladimir de ne pas l’avoir prévenu de la parution prochaine du brulot de son ex que François a suspendu la livraison des Mistral à la Sainte Russie. On ne mesure jamais assez le poids de leurs alcôves sur les décisions surprenantes que prennent les grands de ce monde. On reste toutefois confondu devant la surprise apparemment générale qui a saisi nos zélites à l’occasion de la sortie de ce bouquin. Rendez vous compte que ce qui nous sert de Président n’a pas hésité à mettre sur écoute son prédécesseur, pendant des mois mais n’a pas eut l’intuition que la répudiée pouvait, un tant soit peu, lui préparer un tour de cochon. Soit il est assez con pour croire que son charme le mettait à l’abri de la vengeance d’une femme bafouée, soit les services spécialisés (qui ne sont pourtant pas très regardants quant à la légalité de leurs méthodes) sont conduit par de sombres buses, dotées des mêmes capacités d’anticipation que l’huitre. Dans les deux cas, cela n’a rien de rassurant !

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Les socialistes sont complètement à l’ouest et ne savent plus où ils habitent. Comme ils sont impuissants, ils s’agitent dans tous les sens en essayant de se rendre intéressants, pour le cas, fort improbable, où ils feraient mieux que leurs homologues grecs à l’issue de leur bail de cinq ans. La débâcle s’annonce terrible tant le décalage est immense entre les bobards qu’ils professent et la réalité que vivent les Français. Nous n’en sommes pas encore à la mi-mandat que nous avons l’impression d’être au terme d’un règne de trente ans. À l’aune des 28 mois que nous venons de subir, nous pouvons légitimement être inquiets pour les 32 qui nous restent à tirer. Culbuto va peut-être bien finir par être le premier Président à ne pas aller, de son vivant, au terme de son mandat. Nous ne couperions alors pas à une remise à plat de nos institutions, ce qui ne présage rien de bon, tant nos constitutions ont toutes été de sombres crottes, à l’exception de celle de 58. Il est de bon ton de la dénigrer, notamment, à cause de François le normal. Elle avait, à l’origine, été prévue pour donner à un homme les moyens de faire face aux périls qui menaceraient la France, pas pour nous mettre à l’abri d’un parfait crétin. François Hollande est un désastre qu’il n’était pas très difficile de prévoir. Tous ses « amis » socialistes se relayaient pour nous le décrire comme tel. Qui aurait pu imaginer qu’un médiocre de ce calibre puisse, un jour, se poser en successeur du Général de Gaulle. Audiard prétendait que l’on reconnaissait un con au fait qu’il osait tout… malheureusement pour la France, loin de le reconnaître pour ce qu’il était, nous l’avons élu.

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LA FETE AU SLIP … NATIONAL

juillet 14, 2014

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Nous sommes le 14 juillet et si le réchauffement climatique et le fanatisme religieux font que les femmes se couvrent, il est une catastrophe à laquelle nous n’avons aucun moyen d’échapper : l’interview du Président normal. Tout heureux d’avoir, pour une fois, mis le nez dehors sans se recevoir des brocs de flotte, Pépère nous a livré une série de prédictions et de banalités dans l’air du temps, comme lui seul en a le secret. Petite revue de détail des prédictions de l’Oracle de Tulles.

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« Nous sommes sortis de la crise de la zone euro. La reprise est là, mais elle est trop fragile »

Nostradamus est enfoncé. Chaque année, au 14 juillet, avec la régularité de la montre suisse de Jérôme Cahuzac, il voit la croissance et la reprise. Le jour où nous n’y aurons pas le droit, de deux choses l’une : soit nous aurons une reprise du feu de dieu, soit nous envierons la Grèce. Pour ce qui est de l’Euro, attendez-vous à en chier, car, si le meilleur économiste de France estime que nous sommes sortis de la crise, il y a fort à parier que la tempête approche à grands pas.

 

« Le pacte (de responsabilité, NDLR), c’est verser 43 milliards d’euros aux entreprises pendant trois ans. Et ce sont des salariés qui peuvent vérifier ce que l’entreprise fait de cet argent. Je vous mets sur la table avec une garantie, les parlementaires viennent de voter les textes, ce qui va se produire du côté de l’Etat pendant trois ans : soutien aux entreprises, baisses d’impôts pour les ménages, économies budgétaires. Tout est connu, tout est posé sur la table et rien ne sera modifié, alors les entreprises je leur dis maintenant, c’est à vous aussi de marquer votre confiance ».

Je laisse de côté le Français très approximatif qui tend à faire douter de la rigueur du concours d’entrée à l’ENA. À côté de lui, Sarkozy fait figure de Secrétaire perpétuel de l’Académie. Notons, en passant, qu’alléger les impôts qui plombent nos entreprises c’est, pour notre Président : verser 43 milliards aux entreprises… Quand on vous dit que nous vivons en Union soviétique, on ne vous ment pas. Tout ce qui est produit est propriété de l’Etat. Si ce n’est dans les faits, au moins dans la tête de nos gouvernants et ça, ca fiche franchement les jetons. Pour le reste, amis entrepreneurs, puisqu’il nous le met sur la table, nous serions bien mesquins de ne pas lui marquer not’  confiance à not’  bon Maître.

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Sur le chômage (3,4 millions), « nous n’avons pas tout testé ». « À la rentrée, il y aura une rencontre – je la présiderai moi-même – pour lever tous les obstacles par rapport à l’apprentissage. “Ce que peut faire l’enseignement public de plus, ce que peut faire l’État – il y a 700 apprentis seulement dans la fonction publique d’État-, ce que peuvent faire les entreprises en plus, on va tous s’y mettre”, a-t-il ajouté, réitérant l’objectif de “500 000 apprentis d’ici à 2017”.

Ça, visiblement, à prés de trois millions et demi de chômeurs (version officielle) on n’a pas tout testé. Alors on va tout miser sur le truc qu’on a supprimé l’année dernière : l’apprentissage. C’est bien l’apprentissage, c’est utile pour les plus de cinquante ans l’apprentissage. Puis comme on n’a pas assez d’emplois aidés dans la fonction publique on va se mettre à fabriquer des apprentis. C’est génial et vous noterez au passage que la sortie est accompagnée de son traditionnel objectif irréaliste : 500 000 apprentis d’ici 2017. 2017 c’est l’horizon indépassable de Pépère. C’est l’année où la courbe du chômage s’inversera, où les aveugles verront, où Juppé aura des cheveux et où Manuel, Arnaud et les autres marcheront sur l’eau.

 

“Il faut aller vite. Pas une minute ne sera perdue pour la réforme. Dès la rentrée, nous allons avancer sur l’apprentissage, sur l’investissement…”

Pas une minute à perdre, mais toutes les vacances pour ne rien branler.

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Il n’y a pas “le moindre différend” avec Valls, “rien ne peut nous séparer”. “Si j’ai choisi Manuel Valls, c’est parce qu’il met de l’efficacité, de l’organisation et de la rapidité.”

Là où ce bon à rien de Ayrault était inefficace, désorganisé et lent, je m’en suis remis à Speedy Gonzales. Vraiment, quel con ai-je été pour me garder ce boulet deux ans …

FRANCE-POLITICS-ASSEMBLY

Les impôts sont “un sujet sensible”. Leur baisse interviendra “dès 2014”. “Une partie de ceux qui en payaient davantage en paieront moins et d’autres en paieront plus.” Il y aura ensuite des baisses d’impôts pour “plusieurs centaines de milliers” de contribuables en 2015.

Là on touche au sublime, à l’absolu. Une partie de ceux qui en payaient davantage en paieront moins et d’autres en paieront plus. Ben oui, faut bien compenser, ce n’est pas comme si nous allions faire des économies. Et la défense du Service public alors ? C’est qu’il faut bien payer pour tous ces services aussi utiles que fascinants comme la Halde, Hadopi, le Défenseur des Droits, la SNCF qui fait grève, la Poste qui ne distribue plus de courrier, etc., etc. Et puis des centaines de milliers de contribuables auront une baisse d’impôts en 2015. Demain on rase gratis et je rappelle aux crédules qu’une baisse débute dés une remise de un euro.

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“Israël peut se défendre s’il est attaqué”, mais il doit avoir “de la retenue, de la réserve”.

Il aurait été franchement dommage, en réélisant Nicolas l’agité, de nous priver des fulgurances géostratégiques de François le Normal. Ami israélien, sache que pour la France, si tu es attaqué, tu as le droit de te défendre, mais avec retenue et réserve. Cette assertion, toute en finesse, est magnifique. Après le Grand Siècle, Talleyrand et Briand (Aristide, pas Dany) on est heureux d’en être arrivé là. Hollande est à la diplomatie ce que Nivelle était à la stratégie et Lebrun à l’esprit de résistance. Elle n’a strictement aucun sens cette formule à la con. À force de ménager la chèvre et le chou, on en arrive à se faire courser par la chèvre, tandis que le chou pourrit par la racine. Regardez donc ces gentils manifestants islamo-ultragauchistes qui ont attaqué deux synagogues hier. Il faut dire que ces lieux de cultes – qu’un vert qualifiait, pour justifier l’assaut, “d’ambassades d’Israël” – les avaient, en effet, odieusement provoqués. Ne dressaient elles pas avec insolence, leur opulence sioniste sur leur parcours festif qui entrainait nos proPalestiniens de Barbès à Bastille ? Pour en revenir à la Géopolitique pour les nuls, qu’est-ce donc que la retenue ? La réserve on voit à peu près et Benjamin est justement en train de la mobiliser, la réserve, pour aller, en toute retenue, botter le train du Hamas à Gaza. Vraiment, quel génie, mon Dieu faites qu’il se taise plutôt que de sortir de pareilles idioties.

 

Le conflit israélo-palestinien “ne peut pas s’importer en France. Il n’y aura aucune tolérance à l’égard de tel ou tel débordement”

Il ne se tait pas ? Décidément il n’y a pas de Bon Dieu ! Que veut-il dire par là ? Il va rétablir les frontières pour empêcher l’importation de ce conflit ? Non je déconne !

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En 2015, il y aura des réformes concernant “la santé, l’accompagnement du très grand vieillissement, la relance du service civique ou le lancement d’un grand plan pour le numérique à l’école”.

Comprendre : en 2015, pour ce qui est de la sécu, on ne va plus aider que les très grands vieux, les petits vieux, eux, seront de la revue ! Comme ils sont nettement plus nombreux, ça nous fera des économies. À part cela, nous allons donner du travail aux Chinois en empruntant pour donner des tablettes à nos analphabètes. Je l’ai fait en Corrèze et ça a ruiné le Département. Quand une expérience est aussi bonne, il serait idiot de ne pas la généraliser.

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Des “réformes de société” seront faites en 2016 comme le droit de vote des étrangers auquel “je suis favorable pour les élections locales”.

Revoilà le serpent de mer, le grand retour du sociétal de rassemblement façon : mariage pour tous sauf pour moi. Chiche mon Pépère, puisque tu n’as pas de majorité là dessus, demande au Peuple par référendum ce qu’il en pense, tu ne vas pas être déçu. Surtout si d’ici là tes copains ont en toute retenue mis le feu à deux ou trois synagogues histoire de montrer la chance qu’ils représentent pour la France.

 

“Je veux que les Français vivent mieux à la fin de mon mandat.”

Aucun doute là dessus, ton départ sera un grand soulagement et nous vivrons bien mieux la fin de ton mandat que son début !

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“On commet toujours des erreurs”, notamment sur la promesse non tenue d’inversion de la courbe du chômage.

Elle est où l’ânerie ? D’en avoir fait la promesse ou de l’avoir réitérée pendant un an en prétendant tous les mois, contre toute logique, que tu allais y arriver ? Notez qu’au pluriel de départ correspond un singulier à l’arrivée. Je suis sûr qu’il avait d’autres exemples en tête… ce que c’est que la modestie !

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À propos des problèmes de Nicolas Sarkozy avec la justice, le président a assuré n’être jamais intervenu et a rappelé “le principe d’indépendance de la justice”.

Pas de doute, elle est indépendante. Le fait que tous les juges qui s’intéressent au mari de Carla Bruni fassent partie du Syndicat de Magistrature est surement dû au hasard. À ce compte là, pas besoin d’intervenir, il suffit de nommer. C’est quoi le pluriel d’impartial ? Des partiaux ?

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S’agissant d’une éventuelle primaire PS pour 2017, “je ne me pose pas cette question”.

Ca tombe bien, nous non plus !

 

“J’ai une règle, la vie privée doit être la vie privée. Donc je fais en sorte de la mettre en œuvre, cette règle”. “Et lorsque j’aurai des informations à vous communiquer, je le ferai. Mais je n’en ai aucune”.

La vie privée doit être la vie privée. C’est presque aussi beau que le passage sur Israël. Vite, donnez-moi une bassine et une épée que je donne des coups d’épée dans l’eau. C’est sûr que tu as tellement bien communiqué sur la rue du Cirque que l’on attend avec gourmandise que tu aies des informations à nous donner. On en salive d’avance.

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LA FRANCE QUI CAUSE EST HEMIPLEGIQUE

juillet 3, 2014

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L’expérience accumulée par l’humanité depuis que nous sommes passés de quatre à deux pattes fait que pour rester en équilibre il est nécessaire de se reposer sur ses deux pieds. Ce concept, hautement novateur pour nos aïeux, n’a cessé de se décliner depuis, à mesure que l’Homme progressait vers la connaissance et ce faisant domestiquait le monde. Il en est de même en politique : à trop pencher dans un sens, on finit par se casser la gueule. Le mal français n’est pas à rechercher bien loin. Son élitisme uniforme et le terrorisme intellectuel qu’exercent les tenants du dogme du politiquement comme il faut sont responsables du marasme dans lequel nous pataugeons allégrement depuis trente ans. Si vous en doutez voilà de quoi participer à votre prise de conscience.

L’homme de droite à tous les droits à condition d’être de gauche

8521402665595Afin d’illustrer cet axiome, intéressons-nous à la polémique déclenchée par la nomination prochaine de Jacques Toubon au poste de défenseur des droits. Une foi de plus nous vivons au pays du père Ubu. En premier lieu le simple fait que l’on se sente obligé, dans les hautes sphères, d’appointer un défenseur à quoi que ce soit est d’un ridicule achevé. Nous avons des juges et des tribunaux pour faire respecter nos droits. Dès lors, quel besoin avons-nous de mettre en place des bidules, tous plus coûteux les uns que les autres, et qui finissent immanquablement, au bout du compte, par saisir la justice ? Vous me direz qu’il convient de créer les indispensables intermédiaires pour permettre à l’envieux ou au raté de dénoncer anonymement (cela va sans dire) celui qu’il jalouse et vous aurez raison. En dehors de perpétuer les usages en vigueur lors de la mise en œuvre du premier traité d’amitié franco-allemand signé à Montoire tous ces gadgets droitdel’hommistes ne servent à rien d’autre qu’à gaspiller un argent que nous n’avons plus. Alors que Pépère s’est trouvé une nouvelle marotte, celle de la simplification du mille-feuille institutionnel, voilà une simplification aussi utile qu’indispensable : fermer tous ces comités Théodule budgétivores.

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Comme nous n’en prenons pas vraiment le chemin, revenons-en au machin compassionnel qui est supposé défendre nos droits (ouarf ouarf ouarf), contre subventions sonnantes et trébuchantes. Jean Jacques Aillagon, lointain successeur de Toubon dans ce beau ministère de la Culture — que le monde entier nous envie, mais se garde bien de copier – (le ministère, pas Toubon) Jean-Jacques donc, a pris la défense de son compagnon de route en chiraquie, dans une vibrante tribune du Point. Il y proclame sa foi dans son camarade en écrivant ceci :

« Jacques Toubon a pu céder naguère à la stupide bipolarité de la vie politique française. Une pratique avec laquelle cet homme compétent et sérieux a rompu.”

En français, cette fulgurance se traduit à peu près par : Jacques Toubon a commis des erreurs dans sa jeunesse, mais que l’on se rassure, il a vu la lumière, mes frères, vous pouvez le désigner en toute conscience, il est authentiquement de gauche. Ouf ! Nous qui pensions stupidement, avec tout le bordel orchestré par la gauche, que Toubon était de droite, nous voilà rassurés.

Plus c’est gros, plus c’est faux, plus ça passe en boucle sur les chaines infos

84961673_o Avec cette nomination, nous avons assisté à ce que la « bolchosphère » produit de meilleur. Tout ce qui compte dans ce milieu qui œuvre pour le bien, vous l’aurez compris, s’est très vite mobilisé autour de l’homophobie supposée de ce brave Toubon. Certes, Jacques ne compte pas au nombre, sans cesse grandissant, des homopoliticus. Son hétérosexualité fut même, un temps, aussi légendaire dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris que celle de son Maître que ces dames gratifiaent du sobriquet flatteur de « 5 minutes douche comprise ». L’histoire ne dit rien de l’endurance de l’ancien Maire du 13ème arrondissement de Paris. En revanche la nouvelle légende noire de l’Assemblée veut faire de lui un anti gay virulent.

ob_0cbd46_liberte-de-penserRendez-vous compte, en 1982, il aurait voté contre la dépénalisation des relations homosexuelles (sic !). Un crime impardonnable en notre République communautariste et très gay-friendly-dans-l’air-du-temps-écolo-comme-il-faut. C’est là que le gogo condamne et que le curieux s’interroge. Comment se fait-il qu’à l’instar de la peine de mort, la « dépénalisation de l’homosexualité » (re sic) ne soit pas plus universellement célébrée et festivement commémorée au titre des grandes conquêtes sociétales de la gôôôche de gouvernement ? Et l’affreux curieux de creuser la question pour découvrir qu’en réalité, en 1982, les partisans de l’intelligence ont dépénalisé le fait, pour un majeur, d’avoir des relations à caractère homosexuelles avec un mineur… Réfléchissons un peu, si les relations homosexuelles avaient été criminalisées dans notre pays, comme elles le furent dans l’Angleterre victorienne, par exemple, pourquoi l’élite homosexuelle européenne en général et anglaise en particulier voyait-elle notre pays comme un havre de liberté (avant 1981) ?

Tout ce que cette lamentable bronca anti Toubon nous prouve, c’est que ses opposants sont plus sectaires que rigoureux et qu’en 1982 l’homme était encore de droite. Il s’était alors opposé à la dépénalisation du détournement de mineur. Rien de plus, rien de moins, mais c’est sans doute déjà top pour les « défenseurs » des droits à sens unique.

Vive la diversité !

1011083_279555472188139_2013528719_n-366x518La France qui cause n’a pas de mots assez durs, ni de stigmatisations trop vives pour pointer du doigt le manque de diversité dans le Paysage Audiovisuel Français qu’elle truste. Ce faisant elle scie, avec une étonnante vivacité, la branche sur laquelle elle trône depuis quarante ans, mais je partage assez ce point de vue. Il est exact que la société française est plurielle et que les journalistes de l’audiovisuel ne la représentent que très partiellement voire très partialement. Je diverge cependant sur les moyens à mettre en œuvre pour y remédier. Là où le politiquement correct – qui abhorre le mot « race » – veut plus de « couleur » dans le PAF, je me contente de souhaiter plus d’idées. Peu m’importe la couleur de celui (ou celle) qui porte la contradiction, pourvu qu’elle existe. En effet, lorsque 80 % des journalistes se déclarent de gauche dans un système politique où le Front National atteint 25 % des suffrages exprimés et où seul un million de voix sur quarante-six permirent le « triomphe » du Moi Président sur l’hydre Sarkozy en 2012, je me dis qu’un peu de pluralité ne nuirait pas à mon pays.

10308173_10152401086242566_6751187155191038113_nDans un même registre, il ne serait pas inutile que nos élus soient un peu plus représentatifs du pays. Dans la nouvelle législature, on compte 185 fonctionnaires et enseignants contre 32 cadres du privé. Si l’on ajoute à cela les retraités, on arrive à un nombre ahurissant de pensionnés d’État parmi nos « représentants ». Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que le premier réflexe de nos dirigeants soit d’augmenter les impôts pour préserver notre mondialement célèbre « modèle social français ». Il est, en effet, très rare que les moutons se tondent eux-mêmes. Enfin, je n’aurai pas la cruauté de demander à ce que l’économie soit traitée par des gens sérieux alors qu’elle est « enseignée » par des trotskistes. Un petit nombre de journalistes s’exercent, dans ce domaine, à la liberté d’esprit. Est-ce parce que la matière est sous enseignée et totalement ignorée des Français que la liberté de penser y est plus grande ? Toujours est-il qu’il est plaisant de constater les bottages des culs pompeux des Eli Cohen et autres Jacques Attali, régulièrement administrés par les Nicolas Doze et autres François Langlet. Ceci dit, la route vers la liberté est semée d’embuches et je ne doute pas que d’ici peu ces « ultras libéraux » soient traités en paria par toute leur profession, à l’instar des Yvan Rioufol et autres Élisabeth Levy. C’est qu’il ne fait pas bon penser de travers dans un pays qui considère le Figaro comme un journal de droite.

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Les choses bougent. Lentement mais sûrement, le carcan qui obstrue la pensée française se fendille. Les œillères ne remplissent plus que très imparfaitement leur rôle et les comparaisons internationales nous prouvent, de plus en plus, que malgré les prescriptions des eunuques du sérail, nous faisons fausse route. Combien de catastrophes devrons-nous cependant encore endurer pour que notre vieux pays se prenne enfin en main et se redresse ? Nous ne sommes surprenants que lorsque nous sommes au pied du mur. Pour ce qui est de ce type d’obstacle de briques, nous nous sommes dotés d’un moteur de fusée pour nous précipiter dessus en klaxonnant. François Hollande – qui ne comprend toujours pas ce qu’il fait là – déploie une énergie hors norme pour nous envoyer nous y fracasser. Il est le pur produit d’une élite qui s’est acharnée à débusquer le plus stupide des siens, pour être sûr que rien ne change jamais. Pourtant, à trop tirer sur la ficelle, elle finit par se rompre et en la matière, notre intelligencia n’aura jamais produit de meilleur sécateur que son Président Normal.

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LE GRAND N’IMPORTE QUOI

juin 4, 2014



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La France vient de voter pour la seconde fois en moins de deux mois. Pour la seconde fois, donc, les électeurs ont, on ne peut plus clairement, exprimé leur opposition au gouvernement de François Hollande et à sa politique de gribouille. Seulement de la seconde raclée consécutive enregistrée par le pouvoir socialiste, nous n’entendrons évidemment pas parler. La classe jactante se concentre sur la crise, oh combien plus passionnante et « imprévisible » qui secoue l’UMP. Cette dernière n’en finit pas de mourir de n’être qu’un syndicat d’élus sans autre ambition que celle de leur assurer un siège. Tentons de voir au-delà du brouillard médiatique fait d’analyses convenues. Scrutons l’avenir des deux partis de gouvernement et les raisons objectives qui poussent, scrutin après scrutin, toujours plus de Français vers le Front National.

Oh surprise, l’UMP se déchire !

ump-lolPartant du principe que l’on ne s’étripe bien qu’entre amis, les caciques de l’UMP se vomissent, s’insultent et s’entretuent en public depuis le 25 mai au soir. La belle affaire ! Depuis leur défaite de 2012, ils ne se sont jamais vraiment abstenus de se coller des mandales. Tout au plus ont-ils mis sous le boisseau leurs détestations réciproques, le temps de ravir des villes à la gauche. Une fois l’affaire faite, il convenait de reprendre au plus vite, la lutte pour la soupe. Cinq points d’écart avec le FN auront finalement eu raison d’un Mouvement qui n’a jamais rien eu de Populaire et qui n’est plus qu’une parodie d’Union depuis bien longtemps.

moliere-miege-723x1024Crée en 2002 pour fédérer, autour de Chirac, la galaxie des notables centre mous qui venaient de s’apercevoir que Giscard puis Balladur avaient leur avenir derrière eux, l’UMP n’a jamais eu – et pour cause – de corpus idéologique bien défini. Gaulliste, mais pas trop pour ne pas effrayer les européistes béats, Libérale, mais pas trop pour ne pas faire fuir les socialistes contrariés et enfin Etatiste dans l’âme, mais sans trop le dire, pour éviter de trop ressembler à son modèle : le Parti Socialiste. L’UMP s’apparente parfaitement au Chiraquisme  dont elle est issue : un mélange d’opportunisme et de bouillie idéologique dans l’air du temps. Un parti ou la communication prime sur le fond, un bateau ivre qui surfe sur les modes. Un mouvement qui se défini par un consensus, lui-même déterminé par ses adversaires socialistes, appuyés par des médias dont 80% des journalistes votent à gauche. Bref, un parti d’attachés de presse : un mouvement d’eunuques.

ump6Après s’être fait honteusement distancer par un Front National régénéré, il convenait donc de réagir. La seule conclusion en provenance des penseurs de l’UMP : c’est que le parti doit se rapprocher du Centre… Un quart des électeurs se porte sur les listes de Marine Le Pen et la stratégie gagnante, pour cette bande de Simplets, c’est de faire la course à gauche. Pas de doute, à force de vouloir plaire à la France qui cause, l’UMP va finir par devenir le PS dont les médias rêvent. Je doute que les électeurs y trouvent leur compte. À ce train-là, l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen n’est peut-être plus une simple vue de l’esprit.

Le PS en voie de disparition

Parti-socialisteÀ voir avec quelle constance, le parti de l’intelligence réagit à ses déroutes électorales, il n’est pas exclu que le seul bien que François Hollande aura finalement fait au pays soit celui de la disparition du PS. Songeons qu’en à peine deux ans, le menteur à teinture a réussi l’exploit de ramener le PS là où Tonton la Francisque l’avait laissé … après 14 années de pouvoir. En 1994, il y a 20 ans, le PS avait aussi atteint le score lamentable de 14% aux Européennes. En ce temps là, pourtant, il devait affronter la concurrence d’un PRG mené par un Nanar au mieux de sa forme. Donc, à bien y regarder, le résultat des Européennes annonce davantage la mort du PS qu’il n’augure du triomphe du Front. Mais il convient de bien cacher ce constat !

FN-premier-parti-ouvrier-de-France-530x743-customJe sais qu’un peuple habitué aux Duhaméleries de toutes sortes aura du mal à croire à la chose, mais le PS est dans une bien plus mauvaise posture qu’une UMP empêtrée dans ses fausses factures. Le parti de Jaurès n’est plus qu’une coquille vide et ses héritiers sont totalement à poil. Ils se battent contre une réalité, sur laquelle ils n’ont plus de prise et sont trahis par des « leaders » qui n’ont qu’une hâte : celle de faire le contraire de ce qu’ils se sont engagés à mettre en oeuvre pour être élus. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que les électeurs de François Hollande restent chez eux. Il avait promis de renégocier le traité européen signé par le vilain Sarkozy et cette sorcière de Merkel. Il s’était engagé à ne faire payer que les riches et le retour du plein emploi n’était qu’une question de mois. Résultat : il s’est couché devant Angela, les Français n’ont jamais payé autant d’impôts et l’inversion de la courbe du chômage n’est prévue, au mieux, que pour 2017. Bien sûr le Peuple de gauche a eu au passage le mariage pour tous, avant d’avoir une grande vague de libération de criminels maintenant que les élections sont passées. Il n’est pas improbable qu’il ait bientôt en prime : l’obligation de rouler à 80 km/h sur les routes départementales en attendant une peine de prison, si l’électeur floué est pris en train de conduire avec une clope au bec et son chiard à l’arrière de sa bagnole.

blog -Hollande-gamelle maintenant Avec un tel bilan, difficile d’être optimiste. Les socialistes ne sont crédibles sur rien. Le seul à être (provisoirement) un tant soit peu populaire est le plus à droite d’entre eux. Encore avons-nous pu juger que – contrairement aux espérances élyséennes et au melon dont est affublé le nouveau Premier ministre de Normalito – la nomination de Manuel n’aura, en rien, diminué la nouvelle claque annoncée. Aurions-nous gardé le très dynamique Jean-Marc Ayrault que cela n’eut même, très probablement, rien changé du tout. On le voit, le PS a son avenir derrière lui. Il n’y a plus que les journalistes et les fonctionnaires de l’éducation nationale (un monde qui fonctionne en un rassurant vase clos) pour encore croire que le PS sert à quelque chose. D’où cette frénésie de la bien-pensance à vouloir faire de l’UMP un parti de gauche présentable. Pour ce faire, il faut virer Copé (c’est fait) y mettre Juppé (on y arrive) et ils tiendront leur nouvelle marionnette, propre à leur assurer de conserver leur lucratif ascendant sur ce brave Peuple qui les nourrit, à la sueur de son front.

Les ressorts du vote FN

economie_FN_REDUITNous nous acheminons donc allègrement vers un nouveau bipartisme dans lequel l’une des alternative est impossible. Le Front National, on l’aura compris, c’est Vichy. Dans ces conditions on peine à comprendre son succès grandissant. A première vue, avec une pensée économique aussi indigente, on se demande vraiment comment ces braves gens du FN s’y prennent pour séduire le pays. Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, le Parti Communiste, autre parangon d’intelligence économique, caracolait à des hauteurs comparables. Le fait, nous l’avons vu, que les Français soient parmi les peuples les plus ignorants des ressorts de l’économie moderne avec les Coréens du nord et les Cubains aide un peu, je le concède, mais enfin ça n’explique pas tout. Il se trouve que chez nous, le réflexe social-étatiste s’additionne au sursaut national là ou partout ailleurs ces deux pulsions se scindent (au moins depuis la mort du peintre autrichien).

h-20-1779503-1257590051 Ne déduisez pas de la proximité de ces deux qualificatifs que je sombre dans la reductio ad Hitlerium. Le Front National n’est pas le NSDAP, ses permanents ne sont des fascistes que face aux résistants en peau de lapin et ses électeurs ne sont pas des nostalgiques du Maréchal Pétain, même s’ils sont nombreux à souhaiter une bonne fête à leur maman (mais c’est une autre histoire). Le Front National n’a du reste même plus grand-chose à voir avec un parti d’extrême droite, si l’on s’en tient à ses discours. En économie il est plus proche de Mélanchon que de n’importe qui d’autre et en matière d’immigration, il ne profère plus aucun propos qui n’ait pu être, ou a effectivement été, tenu par le Général de Gaulle. Difficile, dans ces conditions, d’en faire le ventre-fécond-de-la-bête-immonde que l’on nous survend, au point que plus personne ne saurait maintenant reconnaître un vrai nazi, tant le terme est galvaudé (voir l’aveuglement de la presse BHLisée face aux « héros » de la « révolution » ukrainienne). Si les gens ont voté aussi massivement pour les candidats présentés par Marine Le Pen, c’est en raison de la conjonction de deux facteurs très liés: le ras le bol fiscal et le ras le bol migratoire.

manuausterite212Depuis la crise des subprimes, les Français sont accablés d’impôts. Aux trente milliards de Sarko-Fillon se sont ajoutés les 36 de Hollande. 66 milliards en quatre ans (et ce n’est surement pas fini) cela fait quand même la bagatelle de 440 milliards de francs en plus, soit le rendement de l’Impôt sur le Revenu, l’année où nous sommes passés à l’Euro. Il y a quand même de quoi réfléchir quand on veut bien se poser et considérer ces chiffres dans leur réalité crue. À droite comme à gauche, le réflexe de nos gouvernants a été d’augmenter les impôts, pas de baisser les dépenses. Il fallait sauver l’indépassable modèle social français. Et le tout pour quel résultat ? Le chômage continue de croître, la sécurité diminue, les services publics ferment, les territoires ruraux sont abandonnés, l’éducation nationale n’a jamais fourni autant d’analphabètes pour aussi cher et maintenant l’Armée va se voir compter les moyens d’assurer la défense de nos intérêts dans le monde.

front-nationalPendant ce temps là, l’État continue à favoriser la venue d’une main-d’œuvre bon marché, en total déphasage avec les moeurs de notre société et peu désireuse de s’y adapter. Le contribuable voit ses impôts augmenter, ses prestations se raréfier au profit de nouveaux venus qui sont prioritaires et auxquels on lui demande de s’adapter. Et vous croyez qu’avec tout ça, les électeurs vont continuer à suivre des gens qui ne font que leur expliquer : que ce débarquement est une chance pour la France, que refuser l’inéluctabilité de la chose mettrait en péril l’image de la France dans le monde (au mieux) ou qu’ils ne sont qu’une bande de crétins racistes et moisis de surcroit (j’exagère ? Non : lisez Libération et Alain Juppé).

Le succès du Front National n’est pas l’annonce du tripartisme

politique-l-ump-en-pleine-tempete_1920163Le résultat du 25 mai n’annonce pas la naissance du tripartisme. En vérité, si la seule réaction à ces élections consiste à voir l’UMP se gauchiser, alors le PS disparaitra, faute d’espace. Les bien pensants se feront une raison et rejoindront Juppé dans une grande farandole d’idées généreuses … pour les autres. Les crypto marxistes nous recréerons une gauche radicale, d’autant plus violente qu’elle sera incapable de représenter une alternative crédible, tout occupée qu’elle sera à se bouffer la gueule pour savoir qui sera le tenant du socialisme le plus pur. Le Peuple, lui, n’aura plus de choix qu’entre des pseudo socialistes mondialistes honteux et des économistes de terril qui prônent le retour au franc sans en préparer les conséquences, persuadés en bons catéchètes que le verbe peut tout.

premier-parti-de-France1Il est vraisemblable qu’avec le temps et la perspective de victoires à portée de main, le Front attire plus et se métamorphose, ce faisant, en un mouvement capable de produire une pensée économique rationnelle. Tant que ce ne sera pas le cas, il représente un grand danger. Non pas en raison de son penchant autoritaire fantasmé, mais bien en raison de son incapacité à diriger le pays. Si les municipales ont été si favorables à l’UMP, c’est uniquement en raison de l’absence de cadres FN crédibles. Ce qui est vrai pour une ville l’est évidemment pour un pays. Vous voyez Florian Philippot Ministre des Finances vous ? Ou encore Steeve Briois à l’Education nationale ? Bon c’est vrai Montebourg est ministre de l’Économie et Hamon est chargé de rééduquer vos enfants, mais bon, c’est quand même ridicule. Le FN doit donc s’étoffer, se staffer comme on dit dans le jargon en vogue dans les partis politiques. Si toutes les villes de plus de 10 000 habitants avaient eu une liste FN, il n’aurait pas fallu attendre mai pour qu’il soit le premier parti de France. Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec l’abstention. Depuis deux mois le seul argument politico-médiatique pour nous pousser vers les urnes, c’était justement le « risque » de voir le FN terminer premier. On a vu ce que cette perspective pouvait avoir d’effrayante pour plus de 56% des Français.

 

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Le Front National s’inscrit, malheureusement maintenant, comme la seule option à la fausse alternance à laquelle nous assistons depuis 1981 (1983 pour être honnête, et même décembre 1986 pour être encore plus précis). Depuis ces dates, au gré des élections, ce sont les mêmes politiques qui ont été mises en œuvre. Avec ici ou là des inflexions sociétales contestables qui ont été le seul marqueur de la gauche (Peine de mort, 35 heures, mariage pour tous…). Là où nos médias ont raison à propos du FN, c’est qu’il n’est pas comme les autres partis. Il risque d’appliquer son programme et rien n’indique qu’il y renoncera une fois placé devant le mur des réalités (comme ce vieux renard de Mitterrand). Si l’on veut le combattre efficacement, il faut cesser les imprécations moralisatrices qui sont totalement inefficaces. Il faut que la droite cesse de s’excuser de ne pas être de gauche. Il faut que le centre reste ce qu’il est : un marais européiste qui survit grâce aux miettes qu’il grappille au nom de son droit contestable à l’existence (soyons réalistes, à bien y regarder, le centriste est un socialiste juste un peu moins fasciné par toutes les minorités). Il faut que la droite se saisisse, une bonne fois, de la question de l’immigration et s’attelle, comme dans tous les autres pays européens, à définir vraiment, cette fameuse identité nationale après laquelle nous courrons désespérément.

Il faut enfin expliquer pourquoi la liberté est le plus sûr moyen d’assurer la prospérité et le développement des peuples. Il faut cesser d’imposer le pire de la globalisation : une immigration sans contrôle, l’abaissement des normes, les délocalisations et la désindustrialisation qui vont avec. Il faut profiter du meilleur : l’incitation à l’innovation et au progrès, la diffusion rapide des connaissances, la multiplication des consommateurs et des échanges. Il faut accompagner la mondialisation et non s’accrocher à un monde qui n’est plus, en rendant toujours plus coûteuses les adaptations nécessaires. Il faut accepter le principe de la destruction créatrice et non la freiner. Bref, il faut être libéral ! Il faut cependant pour cela que les libéraux qui seront à la manœuvre, cessent de voir la Nation comme un obstacle, mais l’envisagent comme le cadre indépassable de régulation, sans laquelle : aucune liberté ne peut s’épanouir durablement … tant la pente naturelle de l’être humain l’incite à construire les monopoles qui nuisent tant aux libertés.

 

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AMOUR, SEXE, POLITIQUE ET VIE PRIVEE

janvier 16, 2014

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Hosanna ! Le Roi a une nouvelle maîtresse … quoique, pour en avoir une il aurait préalablement fallu avoir une femme mais ne nous arrêtons pas à ces détails sordidement réactionnaires et réjouissons nous ! Alors que le monde entier se régale des frasques d’un Président — dont on peine à comprendre la conception qu’il se fait de la normalité — la question que tous les médias hexagonaux se posent est de savoir si, ces vilains doryphores de Closer (oui, ce magazine est Allemand) peuvent encore être considérés comme des journalistes. Cette interrogation, lancinante dans la France qui cause, se doit d’être posée à l’aune de ce qu’est cette affaire. La dernière coucherie en date du lapin dont nous nous sommes — bien imprudemment – dotés comme Président de la République, relève-t – elle de sa vie privée, où pas ?

Toute peine mérite salaire

1509174_479133308874839_1247367282_nLa réponse à cette épineuse question n’est pas simple. Je passe sur la touchante unanimité de la cohorte de faux culs qui nous tient lieu de classe politique. Leur condamnation du « journalisme de caniveaux » ne vaut que pour leur peur d’être pris, un jour, à leur tour, la main dans le même sac de nœuds sentimentalo-politique. Étant donné les mœurs de cette bande de Tartuffes dont la fidélité repose, pour les plus sages (ou les vraiment trop laids), sur un manque criant d’occasion, nous ne nous pencherons pas plus que cela sur leurs cris d’orfraie. Il est, au passage, amusant de voir la classe politique voler au secours de la vie privée du chef de l’État alors qu’ils viennent d’enterrer celle de leurs concitoyens, en votant l’article 20 de la loi de programmation militaire qui prévoit que les agences de renseignement françaises pourront intercepter leurs communications électroniques sans l’approbation d’un juge.

IMG_9482La question n’est donc pas de savoir avec qui François zéro couche, mais bien plutôt comment il le fait. Entendons-nous bien, je ne fais pas ici référence à ses prouesses, mais bien aux conditions matérielles dans lesquelles elles s’exercent. Donner à un homme, les moyens de rencontrer sa maîtresse en « toute discrétion » (up to a point !) en mettant fort gentiment à sa disposition un bien immobilier dont on a fort opportunément la jouissance (c’est approprié) à quelques encâblures du palais entretenu par les contribuables, voilà qui fait partie des services réputés signalés. Là où ce vaudeville nous concerne, c’est précisément au niveau des contreparties. Imaginez un instant que vous ayez accès direct à l’Homme le plus puissant (politiquement !) de France, car vous hébergez ses amours secrètes. Oh la belle proximité que voilà ! Et en un rien de temps, vous avez l’oreille du Président…

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Il semblerait que ce « pied-à-terre » ait abrité l’ex femme d’un homme, dont le passé sulfureux avec le gang de la brise de mer, lui sert de viatique pour se reconvertir dans la production de scénarii pour Canal +. Il est vrai que lorsque l’on produit une série sur la maffia, mieux vaut s’adresser à des spécialistes qu’à des nonnes. C’est dans cette même charmante association de bienfaiteurs de l’humanité (le Cercle de jeu Wagram, blanchisserie du gang susnommé) que François PUPPONI, le Maire de Sarcelles et intime de DSK s’était justement fait remarquer par la Justice. Comme le monde est petit ! Et les journalistes décidément peu curieux. Coucher avec une actrice dans un appartement utilisé par un personnage au passé sulfureux, voilà qui ne pose aucune question à personne et qui relève de la vie privée pour la presse française. Heureusement que nos journalistes « d’investigation » se concentrent sur le complot nazi ourdi par Éric Zemmour et les Ultra-Libéraux…

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Femme bafouée n’attend pas de nombreuses années avant de se venger

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Dans cette affaire, celle qui ravit naguère le père de ses enfants à Ségolène se trouve aujourd’hui dans la confortable position de l’arroseuse arrosée. Valérie – qui réussi le tour de force d’être encore moins populaire que Dieudonné – rejoint Hillary CLINTON et Anne SINCLAIR dans le rôle, enviable, de la cocue de dimension planétaire. Le fait que les trois coureurs de jupons responsables de ces déballages en mondovision soient tous socialistes devrait inquiéter les épouses et les concubines des autres moralisateurs collectivistes qui ne se sont pas encore fait gauler. Mesdames sachez que : plus votre socialiste prend de la hauteur, plus il s’apprécie sexuellement et plus votre déconvenue sentimentale sera médiatisée. À bonne entendeuse…

1525105_10151909118320918_1128287184_nCependant, si l’on en juge par l’épisode du tweet de soutien à l’adversaire législatif de Madame Ex en juin 2012 à La Rochelle, on sait que Valérie TRIERWEILER n’est pas du genre à rester sagement au coin du feu comme une vulgaire Bernadette. Celle qu’il faut bien désormais appeler : la seconde dame de France, ne va pas en rester là. Gageons que son « hospitalisation » n’est pas de nature à améliorer son état d’esprit, sauf si son mec normal l’a fait enfermée chez les dingues (mœurs de dictateur du prolétariat, convenons-en). De deux choses l’une : soit elle reste avec lui et normalito sera alors castré chimiquement et à la botte (bref une brute), soit elle s’en va et elle risque de lui faire payer très cher son humiliation. Avouez, à la décharge de Valérie, que Moi Président n’a pas été très classe avec elle. Se faire larguer par voie de presse, ça vous donne aux ruptures par SMS une délicatesse jusqu’ici injustement ignorée. Souvenons-nous que, comme Anne SINCLAIR, sa camarade d’infortune conjugale, Valérie est une journaliste. Qu’elle n’a probablement pas ménagé sa peine pour faire de son ectoplasme, le Président Normal que personne ne nous envie et qui nous enchante depuis près de vingt longs mois. C’est qu’il y avait du boulot pour nous le vendre celui-là ! Elle est donc sans doute au centre d’un nombre impressionnant de coups fourrés médiatico-politiques qui, une fois déballés (et ils le seront), vont faire du bien cette République que Manuel ne cesse de vouloir « irréprochable » dans l’hilarité générale.

julieAprès nous avoir régalé de Dieudoniaiseries depuis des semaines, le pouvoir socialo-médiatique nous gave maintenant, avec l’air de ne pas y toucher, des frasques conjugales normales d’un petit gros devenu irrésistible, par la grâce du suffrage universel. Toute cette agitation pathétique prouve bien que ce système est à bout de souffle. Il faudra plus qu’un électrochoc pour que les Français cessent de croire que l’on se fout de plus en plus ouvertement de leur gueule. Les copains du Président ont beau dégainer tous les sondages qu’ils veulent, cette dernière séquence n’apportera rien de bon à sa Normalitude. Les Français sont las de voir leur Prince courir derrière les réfugiées kosovares, traquer les quenelles honnies et promouvoir le mariage pour tous sauf pour lui. Savoir qu’il passe ses journées à organiser ses parties de jambes en l’air du soir, au lieu de les sortir d’une crise qu’il vient pourtant d’admettre avoir largement sous-estimé (ah tiens !), ne va que les conforter d’avantage dans l’impression désagréable qu’ils ont d’être sous-gouvernés. À force d’être guidé par ses sens, le Président a perdu bien plus que le sens commun. Il a perdu celui des réalités et avec : son Peuple.

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