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Carburants : de Jupiter à Marie Antoinette

novembre 7, 2018

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Depuis l’annonce de la hausse prochaine de la fiscalité sur les carburants notre gouvernement se retrouve dans la position, peu avantageuse, de la mouche qui rencontre une vitre. Du moindre ministre au Président en passant par le Premier ministre, tout le monde s’agite, dis tout et surtout son contraire. C’est à celui qui posera le mieux ses gonades sur la table à qui veut bien les admirer. Dans le même temps, nos dirigeants se vautrent dans la culpabilisation à dominante écologique, pour mieux vanter leur sens des responsabilités. C’est vrai, ça merde ! Ils œuvrent pour l’avenir de la planète et le bonheur des générations futures (comme le disait Cousteau quand il croisait un Mérou). Le CO2, voilà l’ennemi. La voiture c’est mal, elle en émet plein ! L’utiliser c’est donc polluer sciemment, nous n’avons qu’une planète et pas de plan B donc : il faut vous taxer ! Et vous, pauvres nains de contribuables qui ne comprenez rien aux desseins des Grands de ce monde, vous rechignez, vous pestez, vous osez contester et vous vous apprêtez à bloquer le pays… Bande d’ingrats rétrogrades, vous n’êtes pas dans le sens de l’histoire, vous êtes du côté des populistes !

Enfumage en règle

En vérité, en matière de climat, s’il est un gaz nocif c’est bien celui qui sort des bureaux feutrés de l’Inspection des finances où la technostructure déploie l’essentiel de son énergie à trouver les moyens de nous presser davantage le citron. Le CO2que tout le monde assimile maintenant à un polluant, alors qu’il est essentiel au cycle de la photosynthèse (sans laquelle il n’y a pas toutes ces jolies plantes qui sont à la base de notre alimentation) est devenu en une décennie folle, un instrument particulièrement efficace pour accroitre les recettes de l’État glouton. Pourquoi ?

IMG_1690Répétons-le, le gaz carbonique n’est pas un polluant contrairement aux monoxydes d’azote et de carbone, aux métaux lourds ou aux particules fines. Son rôle dans ce que les climatocrédules continuent, envers les évidences, de qualifier de « réchauffement climatique » est du reste largement remis en question. Nous avons enregistré ces dernières décennies une période d’accroissement des températures, c’est incontestable, comme il est tout aussi évident que ce mouvement s’est arrêté depuis une dizaine d’années. Une chose est certaine, le climat de notre planète est tout sauf stable et l’histoire que l’on enseigne hélas plus qu’épisodiquement est là pour nous le démontrer. Qu’il s’agisse des petites ères glacières qui provoquèrent famines et révolutions en cascades au 18émesiècle, en passant par un Moyen âge au temps, par période, si clément que les Danois baptisèrent la plus grande ile de l’Atlantique du joli nom de « terre verte » (Groenland), les exemples foisonnent comme les taxes à Bercy.

IMG_1713L’homme avait certes, à ces différentes époques, des activités variées, mais elles n’étaient ni industrielles et surtout très faiblement carbonées. Si le climat n’a pas attendu l’explosion des besoins en énergie fossile pour varier, c’est donc que le CO2ne doit pas être pour grand-chose dans toute cette affaire. Et puis, il faut bien admettre qu’il y a un peu de grandiloquence à croire que l’homme à lui seul peut dérégler une chose aussi grosse qu’une planète, non ? Quelques scientifiques agacés par le déferlement de conneries à consonance fortement millénariste que nous déversent quotidiennement nos médias sur le thème de la FIN DU MONDE se sont penchés sur la question. Il ressort de leurs travaux que – oh surprise ! – ce qui modifie le climat c’est essentiellement l’activité solaire. Plus précisément les taches qui apparaissent régulièrement à la surface de l’astre diurne et que les érudits européens observent depuis, au moins le 17émesiècle. En corrélant, à cette activité, les températures relevées depuis lors, sur cette même aire géographique, ils ont brillamment démontré que l’évolution du climat dépendait… du soleil. Quand il y a des tâches, il fait plus chaud et quand il n’y en a pas : il fait plus froid.

Caramba, encore raté !

IMG_1712Si cette nouvelle rassurante n’a pas eu beaucoup d’écho (c’est un euphémisme), c’est principalement en raison du fait qu’on ne peut pas taxer le soleil. Entendons-nous, en France nous pouvons tout taxer. Nous taxons bien l’air que nous expirons (vilain CO2) et certains esprits féconds s’échinent à tenter d’en faire de même avec celui qui sort des vaches. Les solutions malthusiennes sont là : arrêtez de manger de la viande et ne faites plus d’enfants (ou alors, bouffez-les !). Pour le soleil, point de culpabilisation qui vaille. Si vous arrêtez de prendre le soleil, lui continuera à briller. C’est donc un instrument de taxation particulièrement rétif. Et ça, nos génies de Bercy, ils détestent.

 

Alors, on en rajoute dans le pathos culpabilisateur sur le méchant CO2, mais comme ce dernier résiste mal au poids très relatif de notre beau pays surtaxé, dans un monde « voué à sa perte par la recherche du profit capitaliste »  et bien la ruse du guépard est éventée. Rappelez vous, le projet des marcheurs c’était de tout changer… pour que rien ne change. On nous avait promis des réformes audacieuses, la Start Up nation et nous avons eu Benalla… Au rayon des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, les marcheurs allaient réformer l’État et ne pas augmenter les impôts. L’un n’allant pas sans l’autre, cette noble intention avait de quoi séduire, particulièrement à droite. Ce qui explique l’écrasante majorité parlementaire d’un parti sorti des limbes 6 mois avant les législatives.

 

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À gauche c’est une autre affaire. On est viscéralement attaché à la dépense publique, car les forces de progrès sont intimement persuadées que c’est dans l’assistanat que se trouve la solution au bonheur humain, le travail étant, comme chacun le sait depuis Marx : une aliénation. Seulement la gauche ne veut pas voir que toute la gabegie administrative générée par cette version moderne des Leges frumentariae profite à la nouvelle aristocratie technocratique. Elle s’arcboute sur « le service public à la française » et s’appuie sur une presse subventionnée pour terroriser une droite qui ne demande qu’à l’être, pour ne rien faire. Nous avons ainsi vu le monstre administratif grossir sans fin, au fil des alternances et ses besoins de financement avec.

« Le carburant c’est pas bibi »

IMG_1706Nous en revenons donc au nœud du problème. Comme Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts et qu’il ne dégraisse pas le mammouth, les déficits se creusent et nous convergeons plus avec l’Italie qu’avec l’Allemagne. Il reste donc une solution : augmenter les taxes et/ou en créer de nouvelles. Sémantiquement, les taxes ne sont pas des impôts, mais pratiquement, c’est une tout autre histoire. Comme les magiciens qui sont au pouvoir se croient habiles, ils enveloppent leurs tours de passe-passe de quelques gratifications catégorielles tandis qu’ils assomment les retraités avec la CSG et les automobilistes avec la TIPP et la taxe carbone.

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Simplement là où le bât blesse, c’est que la ficelle tient plus de l’amarre que du fil de pêche. Si le but de la manœuvre était vraiment d’engager la transition énergétique, compte tenu des sommes nécessaires, en particulier dans l’habitat, c’est l’intégralité des taxes sur les carburants qu’il fallait y consacrer et non passer de 21 % en 2018 à 19 % en 2019 comme le prévoit le budget en cours de discussion. En admettant qu’il faille dissuader les automobilistes de rouler au diesel parce qu’il est plus polluant (c’est à voir) ou que sa consommation excède nos capacités de raffinage et donc creuse nos déficits commerciaux (là ce serait plus honnête et tout aussi recevable), pourquoi aligner le diesel sur l’essence et non l’inverse ? Si l’on veut inciter les consommateurs à revoir leurs habitudes, il est contreproductif d’augmenter les prix. Sauf si la dépense est contrainte et qu’elle l’est dans la partie du pays qui ne vous est pas favorable politiquement. Les villes de la mondialisation heureuse sont pourvues de transport en commun, de pistes cyclables et de jolis trottoirs et d’une multitude de marcheurs bien pensants. Dans la France périphérique, on ne peut vivre et travailler qu’en voiture. Rien pourtant ne retient les partisans du Président dans leurs diatribes contre ce qui prend de plus en plus l’apparence d’une révolte fiscale comme notre pays en a le secret. Comme Marie Antoinette suggérait (peut être apocryphement) que l’on remplace le pain dont manquait les Parisiens par de la brioche, les marcheurs suggèrent au français… de marcher. Si ce n’est pas bon pour la planète, c’est au moins bon pour la santé ! Et c’est ainsi qu’en pleine tournée mémorielle dans l’est de la France pour clore les « célébrations » du centenaire du suicide européen, le premier d’entre eux déclare à une brave dame que « le carburant c’est pas bibi ».

 

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Si le prix du pétrole augmente incontestablement pour retrouver les niveaux qui étaient le sien avant la crise de 2008, les taxes sur sa transformation se sont envolées et plus particulièrement sous la responsabilité de Bibi. Que Bibi fût à Bercy ou maintenant à l’Élysée, comme il est loin d’être idiot, il a senti le filon. Il s’en est même vanté en déclarant la veille, dans les quotidiens régionaux qu’il « assumait » ce choix en disant préférer « taxer l’essence que le travail » comme si pour une part considérable de nos compatriotes on pouvait se passer de l’un pour avoir l’autre (qui se trouve, il est vrai, de l’autre côté de la rue). Seulement on ne pose pas ses attributs sur la table en se donnant des airs de matamore, pour les remballer aussi sec quand un pigeon vous demande des comptes. On l’a bien compris, but de cette folie taxatoire est de nourrir le Moloch administratif français. Sans une profonde réforme de celui-ci, il n’est pas d’espoir d’amélioration possible. Si le 17 novembre la jacquerie prend de l’ampleur, nos gouvernants seront peut-être obligés de s’y mettre. À défaut, nous continuerons d’être essorés, car toutes nos élites appartiennent à ce cercle très fermé des bénéficiaires des « pertes en ligne » dues à la mise en œuvre « services publics à la française ». Quel que soit le lieu ou l’époque : les moutons ne se tondent pas tout seuls, il faut les y contraindre !

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PANEM ET CIRCENSES

juillet 11, 2018
Pollice Verso, by Jean-Léon Gérôme

Pollice Verso *oil on canvas *97,4 x 146,6 cm *1872

Le temps passe, les empires et les civilisations s’écroulent, mais les fondamentaux restent. Des Empereurs romains qui n’avaient pas Internet à notre Président jupitérien qui confond décision et communication : en occident, pour gouverner comme il l’entend, l’autocrate doit surtout savoir bien divertir. La folie qui s’empare du pays autour de ce qui n’est qu’un jeu de balle se pratiquant avec les pieds, ne laisse de rendre perplexe l’observateur, peu au fait des constantes historiques. Le parallèle est pourtant saisissant entre les deux époques.

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Dans la Rome Antique, pour conquérir le pouvoir, il ne suffisait pas d’être un brillant général et un stratège politique hors pair, il fallait aussi (et surtout) assoir sa légitimité en flattant la plèbe dans le sens du poil (ce qui de nos jours s’apparenterait à du populisme, si toutefois les commentateurs étaient logiques avec eux-mêmes). Certes l’exaltation de la virtus romaine et le destin planétaire de l’Urbs aidaient les ambitieux à parvenir à leurs fins, tout aussi surement que les donatio consentis aux Légionnaires puis aux Prétoriens, mais rien ne remplaçait vraiment, pour durer, la magnificence du triomphe et les jeux qui l’accompagnaient.

Si les fromages consentis aux tenants du capitalisme de connivence ont remplacé les sesterces généreusement attribués aux porteurs de pilum, force est de constater que tout ceci sort, avec la même régularité, du fiscus publicus, dont le fonctionnement n’a jamais cessé de se perfectionner depuis les Julio-Claudiens, pour parvenir au niveau d’extravagante excellence que nous lui connaissons aujourd’hui. Simplement pour qu’un mouton accepte, sans trop rechigner, d’être tondu par des loups, encore faut-il, de temps à autre, lui faire oublier sa condition, ce à quoi les jeux du cirque et le football parviennent à merveille.

AugustoQu’il s’agisse le pousser la baballe dans les filets adverses ou d’enfoncer un glaive dans le corps d’un Thrace, la foule est prise de la même passion consternante, de la même folie expiatoire et de la même frénésie identificatrice. Se précipiter dans sa voiture pour répandre sa joie à grand coup de klaxon ne rend pas le citoyen du 21e siècle plus civilisé que son homologue du début de notre ère. Il est juste motorisé. La béatitude confondante qui ressort d’une victoire de son champion ou de son équipe rend le fanatique totalement ouvert aux pires lubies de ses gouvernants. Ils ne peuvent pas être malintentionnés, puisqu’ils lui ont permis de « vivre ça ». Or précisément, ils n’ont rien, permis du tout ! Si les Empereurs payaient pour divertir le Peuple, notre Président, en bon coucou se glisse avec contentement, dans ce que l’argent (et donc la sueur) des autres a rendu possible.

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Imaginer qu’un État impuissant à régler la question de la sécurité en général et du terrorisme en particulier, de l’invasion migratoire ou du chômage endémique ait une quelconque part de responsabilité dans la victoire ou la défaite d’une bande de 23 gamins surpayés, ne peut être qu’une vue d’un esprit malade. C’est pourtant ce que nous serinent, à longueur de temps, nos médias subventionnés qui n’ont pas assez de mots pour décrire « la gagne » que le Kennedy d’Amiens aurait su insuffler à cette équipe si « représentative de la France d’aujourd’hui »… Notre Président (Deo Gracias !) est, lui, un amateur de foot. Un expert (un vrai !) qui se passionne pour la tactique et qui apprécie (en connaisseur) le beau geste, la passe décisive, l’arrêt parfait (rayez la mention inutile). Dans ce monde de courtisans, il n’est pas de louanges qui ne soient assez baveuses, pour que son auteur ne sente le ridicule qui devrait pourtant l’étreindre. Mais la flagornerie est hautement rémunératrice et il y a bien longtemps que, même au Figaro, on a oublié la devise de Beaumarchais.

nouveau-ballon-coupe-du-monde-2018-adidas-telstar-8-1050x700Si d’aventure ces « braves petits » que l’on prenait, hier encore, pour de piètres pitres à l’issue de leurs phases de poule apathique, parvenaient à décrocher le « Graal des temps modernes » dimanche, nul doute que les poncifs que nous avons connus il y a 20 ans nous inondent de nouveau. Le déconomètre s’élancera à plein tube et tout y passera. Il faudra bientôt rendre grâce aux passeurs libyens de leur généreuse contribution à la formation de notre équipe des 20 prochaines années. Nul doute que la lutte contre le réchauffement climatique se trouvera dopée par ce résultat inattendu. Les lépreux vont guérir, les paralytiques remarcher, les poules auront des dents et les vaches seront bien gardées.

Tout ira forcément pour le mieux dans le meilleur des mondes… virtuels. Car hélas, rien ne sera réglé. Les islamistes ne vont pas pour autant se convertir au bouddhisme, la croissance ne nous tombera pas dessus par miracle, les impôts ne diminueront pas plus que les cheveux ne repousseront sur le crâne de Zidane. Rien de ce qui fait notre faiblesse ne disparaitra par le biais du foot et gagner la Coupe du Monde, ce n’est pas gagner la guerre.

Le football, pas plus que les jeux d’hier, ne règle rien. Il soulage momentanément les souffrances d’un Peuple que l’on délaisse, il permet, le temps d’un été, d’oublier les réalités qui l’accablent. Mais ces illusions sont fragiles, il suffit d’un coup de tête comme en 2006, pour que le cauchemar revienne avec d’autant plus de force que nous avions cru, l’espace d’un court instant d’insouciance, qu’il avait disparu

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LA SECONDE MORT DE L’UNION SOVIETIQUE

février 16, 2016

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Il était de coutume de dire autrefois, avant la crise, dans les cénacles économiques mondiaux que la France était une Union Soviétique qui avait réussi. Avec un secteur public engloutissant 57 % de son PIB, force est de constater que la France n’est pas le pays le plus ultralibéral de la planète. Aussi pouvons nous dire, sans trop de risques de nous tromper, dans la situation présente d’accumulation de réussites économiques et d’inversion tous azimuts de la courbe du chômage, que la France : fille ainée de l’Union Soviétique est en passe de suivre sa mère dans le tombeau de ses illusions perdues.

 

L’État ou la grande illusion Potemkine

 

12074675_1177613345588388_1765844553547903347_nComme chez les soviets, il faut bien admettre que tout ce que notre nomenklatura technostructure entreprend pour nous démontrer son indispensable utilité se termine généralement par un fiasco retentissant. Régime Social des Indépendants, Pôle Emploi, réforme territoriale, Agence Nationale de Santé, AREVA… tout ce que nos hauts fonctionnaires touchent se transforme irrémédiablement en plomb. Qu’ils soient de droite ou de gauche, nos politiciens s’agitent dans un marigot administratif qu’ils n’ont même plus l’illusion de contrôler, faute de courage. Ils jouissent des apparences du pouvoir, tout en ayant abandonné jusqu’à l’idée même d’en avoir les attributs. Il y a, en effet, belle lurette que l’administration leur a coupé les oreilles et la queue. Seuls les eunuques administrent le sérail. Les Français ne sont pas dupes. De ce hiatus — entre la posture des élus et la réalité de leurs actions — découle ce que la presse subventionnée a baptisé « la grande défiance » entre le Peuple et ses représentants. Nous ne sommes pas subitement devenus indifférents à la politique, nous ne supportons juste plus le spectacle affligeant des pantins qui posent des diagnostics dont ils ne tirent jamais les conséquences.

 

Le monde politique français donne ainsi le spectacle, détestable, d’une fin de règne permanente où seuls les intérêts particuliers de quelques-uns sont pris en considération, au détriment de ceux de la masse du Peuple. Du mariage pour tous à l’obligation d’avoir un gilet jaune dans sa voiture, la politique n’agit plus que pour des segments de peuple. Il en est ainsi en matière d’immigration où des sommes considérables sont englouties, pour traiter les conséquences du refus de maitrise des flux que ce soit : en rénovations urbaines, développement social des quartiers et autres pactes de cohésion sociale, tandis que la France rurale sombre dans une misère toujours plus grande, en dépit des efforts d’une population de « lève-tôt ». Ajoutez-y le cocktail détonant du fiscalisme punitif socialiste (où ceux qui travaillent payent pour ceux qui ne foutent rien) et vous avez une assez bonne idée du « malaise français ».

 

RadarsL’Etat nous survend son rôle protecteur et désintéressé. Il nous fait la leçon en permanence, scrute et stigmatise nos comportements « déviants ». Le racisme est traqué, au point que l’on en vient à condamner un journaliste qui énonce une évidence, à propos de la religion ultra majoritaire parmi les détenus de nos prisons. Dans la même veine, les délits routiers sont punis avec la plus extrême sévérité par des juges qui, dans le même temps, se contentent de rappeler à la loi le « petit délinquant, multirécidiviste » qui leur est présenté pour la septième fois pour vol. Faire chier l’automobiliste et toujours plus facile, plus rentable et moins risqué que de s’en prendre à tous les bons à rien qui passent leurs journées à tenir les murs. Si le grand cirque médiatique, arbitre des élégances du siècle, s’appesantit tant sur la culture de l’excuse pour tout ce qui est minoritaire, c’est pour mieux dénoncer le mal absolu représenté par l’homme blanc, père de famille, propriétaire de son logement et de sa voiture. C’est parce que l’on peine à distinguer l’intérêt général derrière ce fatras idéologique dégoulinant de culpabilisme que l’on se détourne d’un État qui creuse, avec application, le trou dans lequel nous allons finir par l’enterrer.

 

L’État nounou craque de partout

 

rep-fse-socAvec les attentats de 2015, nous avons devant les yeux, ce que nous subodorions depuis longtemps : l’État est incapable de remplir sa mission première. Notre sécurité est remisée au rang de variable d’ajustement. On sacrifie notre sureté au profit d’objectifs humanistes aussi flous que vaseux et de grandes envolées lyriques sur des valeurs qui n’ont aucun intérêt, dès lors que l’on a renoncé à se battre pour les défendre. Les gesticulations auxquelles nous assistons, médusés, sur cette affaire de déchéance de la nationalité achèvent de prouver, aux sceptiques, qu’il n’y a plus aucun pilote dans l’avion.

 

Il faut dire qu’à force de dépenser, sans compter, un argent que nous n’avons jamais eu pour :

 

  • Assurer la paix sociale,
  • Importer de la main-d’œuvre destinée à peser à la baisse sur les salaires,
  • Maintenir dans ses privilèges une fonction publique pléthorique,
  • Renflouer par copinage, avec de l’argent public, des canards boiteux,
  • Prêter à fonds perdus à tous les dictateurs de la planète,
  • J’en passe et des meilleurs…

 

nous ne sommes plus en mesure d’assurer le minimum vital. Le grand défaut de la démocratie c’est qu’elle érige la démagogie en système. Plus on ment au Peuple, plus ce dernier se précipite vers vous. Les deux dernières présidentielles ont été, à ce sujet, spectaculairement édifiantes. Sarkozy Président n’a jamais fait ce qu’il avait promis comme candidat et Hollande président fait le contraire de ce qu’il avait promis pour tenter de succéder au premier.

 

Personne, depuis 40 ans, n’a jamais voulu redresser le barnum. Les réformes rustines ont succédé aux replâtrages en tout genre, mais les sources de gabegies ont toujours été alimentées. Au contraire, plus la situation empirait, plus on s’empressait d’ajouter une bonne dose de dépense publique supplémentaire, comme le pyromane projette de l’huile sur le feu. Résultat, nous sommes ruinés et quand nous sommes attaqués, nous ne pouvons même plus nous défendre, faute de moyens. Bravo les gars, bien joué !

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De l’impuissance à la soumission

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Une fois posé ce constat, nous serions en droit d’attendre de ceux qui prétendent nous gouverner, qu’ils renversent la table et avec elle l’ordre des priorités. Au lieu de couper dans les dépenses inutiles pour renforcer le régalien, nos socialistes louvoient sous les applaudissements de la classe jactante. Ils remettent aux calendes grecques la réorganisation indispensable de nos forces de sécurité sans parler de celle de notre appareil judiciaire et carcéral. Ils ne ferment aucun lieu de culte propagande salafiste, n’expulsent aucun prédicateur délirant, ni ne renversent la moindre alliance avec les puissances monarchiques du Golfe qui pourtant arment le bras de ces féroces soldats qui sont venus jusque dans nos bras mitrailler nos fils et nos compagnes.

 

12341553_10154361682323066_4442164261358712930_nSurtout pas aux armes citoyens, ne formez pas vos bataillons et qu’un sang impur ne vienne jamais abreuver nos sillons humanistes. Non, ce serait trop con ! « La France doit rester elle même », brament en cœur nos esthètes. Elle doit demeurer accueillante, tolérante et bien sûr ouverte à toute la misère du monde qui fait notre richesse et patati et patata… Nous ne mesurons que trop, les progrès de notre enrichissement, depuis 40 ans que cette politique miraculeuse est mise en œuvre sans discontinuer. Bernard Cazeneuve, notre sémillant et tant loué ministre de l’insécurité publique interdit toute manifestation à Calais. Non pas en raison des menaces que les migrants et autres ultras gauchistes font peser sur la population de Calais, mais parce que Pegida souhaite venir soutenir les Calaisiens, face à aux habitants de la jungle. Ils enchristent un Général qui a pourtant servi 3 de leurs Premiers ministres sous Tonton et laissent libres tous les gauchises hirsutes qui cassent du flic à la première occasion. Mes amis sachez le bien, nos socialistes ne vous le diront jamais assez : après Charlie et le Bataclan, le seul véritable ennemi c’est le retour du ventre fécond de la bête immonde, no pasaran !

 

image001Pratiqué à ce niveau, l’enfumage est un art industriel. Pendant que les socialistes sodomisent tous les diptères à 500 kilomètres autour du Palais Bourbon sur la « déchéance de la nationalité », les prêcheurs de haine continuent à appeler au djihad depuis le cœur nos banlieues. Nos services de renseignement hurlent tous les jours à leur hiérarchie que la situation s’aggrave, rien n’y fait ! Dans ces conditions, l’immobilisme criminel du Gouvernement Valls sur ces questions ne fait qu’accroître le danger qui nous menace. Alors que tout le monde s’attendait après les 130 morts de novembre à ce que nous fermions, au moins, les Mosquées radicales (à l’image de ce qui s’est fait en Tunisie), notre Premier ministre ne fait strictement rien. Nos gouvernants se vautrent dans le « pasd’amalgamisme » et ne cessent de louer les valeurs de paix et de tolérance d’une religion dont l’expansion historique ne doit rien à la violence, c’est bien connu. Les concessions et autres « accommodements raisonnables » ne flattent jamais que la haute opinion que nos gouvernants ont d’eux-mêmes. Les fondamentalistes se frottent les mains. Nos renoncements sont autant d’aveux de faiblesses. La France est un fruit à cueillir d’autant plus facilement que ses dirigeants font tout pour l’abattre. Les barbus ne reconnaissent que la force, nous leur offrons des fleurs. Plus le temps passe, plus le roman de Houellebecq quitte le domaine de la fiction pour s’approcher de celui de l’étude sociologique.

 

Nous subissons depuis des décennies les conséquences des choix de l’une des classes politiques les plus médiocres dont le pays ait jamais été affublé. Issue de la haute fonction publique, elle n’a cessé d’étendre le pouvoir de son corps d’origine, jusqu’à ce que sa créature devenue incontrôlable, la confine à l’impuissance. Comme en Union Soviétique la sclérose le dispute à la prévarication pour expliquer l’immobilisme. Face à cette faillite politique, nous en sommes réduits à attendre la venue d’un Napoléon ou d’une Jeanne d’Arc, pour nous sauver du précipice vers lequel notre propre aveuglement nous a conduits. Car, contrairement à 1789, nous ne pouvons pas mettre cette accumulation d’erreurs et cette incurie sur le dos des privilèges de la noblesse et de l’absolutisme royal. N’oublions jamais que nous avons la classe politique que nous méritons, car nous choisissons d’être représentés par elle. Cette aristocratie arrogante et méprisante, nous la maintenons au pouvoir par nos votes. A force de voter … du moins pour le moment … pour des crétins, il ne faut pas nous étonner qu’en retour, ils nous prennent pour des cons.

 

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DECHEANCE

janvier 13, 2016

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Le monde des petits hommes qui se succèdent depuis des décennies à la tête de notre Etat Potemkine est en émoi. Simplet, le dernier des nains que nous avons bien imprudemment placé au sommet de la pyramide de médiocrité qui nous tient lieu d’exécutif vient d’avoir une série d’idées tordues, pour lutter contre le terrorisme. Seul un socialiste pouvait avoir le courage de prendre de telles mesures … extrêmes, bêlent ses laudateurs à carte de presse, tandis que les autres s’étranglent devant tant de « renoncements » à leurs valeurs républicaines … de gôôôche. Qu’il est loin le temps où Grincheux, le nain apatride suppôt du capitalisme spoliateur mettait tous les plumitifs d’accord. Toutes ses propositions n’étaient elles pas marquées du sceau de l’infamie des zheureslesplussombresdenotrehistoire ? Qu’il était alors doux d’endosser l’habit du Résistant en peau de lapin qui seyait si bien aux progressistes en chambre ! Quand la fortune et la compromission vous éloignent tant du quotidien de la plèbe, vous en venez à la mépriser. Comme vous ne pouvez faire sans, car elle est la justification à votre existence oisive, vous en substituez une nouvelle… par importation. Une fois nantie de vos nouveaux damnés de la terre, vous donnez des leçons de morale à vos opposants de tous ordres. En les traitant de racistes, fascistes, bêtes immondes, vous terrorisez vos adversaires et vous camouflez utilement les questions qui fâchent, sous le tapis de votre trop bonne conscience. Pour le cas où cela ne suffirait pas, les trois qualificatifs peuvent utilement se cumuler dans l’épithète de nazi. La reductio ad hitlerium vient, alors, irrémédiablement clore tout débat où vos contradictions apparaissent de manière trop prononcées. Telle était la vie paisible de l’intellectuel engagé (par la gauche) jusqu’à cette terrible année 2015. Hélas, voilà que les chances pour la France tant célébrées par ces tartuffes s’avèrent être de gros boulets explosifs. 149 Français — parmi lesquels un nombre non négligeable de gens ayant cru à ces fadaises multiculturelles — sont morts sous les balles des fanatiques islamistes. Rien ne devrait plus être comme avant … et pourtant les nains s’agitent pour que rien ne change.

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L’État socialiste n’est plus bon à rien

 

Nous l’avons déjà analysé à la suite du 13 novembre, l’État ne sert plus à rien. Il a tellement enflé, il s’est tellement dispersé et éloigné de ses missions premières qu’il ne parvient plus à assurer la plus substantielle, celle qui commande toutes les autres : la sécurité. Si les citoyens consentent à se délester d’une part de plus en plus importante de leurs revenus en impôts et taxes diverses au profit de Gargantua, c’est uniquement pour que celui-ci assume, à leur profit, des tâches qu’ils ne peuvent assurer seuls. Lorsque l’État engoncé dans ses habitudes et certitudes, corseté par les liens tissés par un nombre prodigieux de lobbys lilliputiens se montre incapable de se réorganiser pour les protéger, les Français se rebiffent et font, du Front national, le premier parti de France.

 

putin-mildly-amusedRien d’étonnant à cela. Et pourtant, malgré les dénégations de la classe jactante, rien n’a été fait depuis janvier. Les fous de Dieu vont et viennent à leur guise entre la France et les zones de combats pour les valeurs moyenâgeuses de l’Islam. Il serait inconvenant de répondre au défi terroriste en abandonnant notre liberté disent les idiots utile de la soumission. Dans le même temps, nous n’allons pas nous questionner sur les liens, pour le moins troubles, qu’entretiennent nos alliés du golfe Arabo-Persique avec nos ennemis islamistes. Non, des gens qui ont l’obscurantisme religieux en partage ne peuvent vouloir conspirer à notre perte … Mes amis mettez vous le bien dans le crâne : notre seul ennemi c’est le Front National. Résultat : le 13 novembre et 130 morts de plus.

 

Dès le lendemain, les nains se sont dit (à juste titre) qu’il fallait réagir. Ils ont convoqué le Congrès à Versailles et ils ont proclamé l’État d’Urgence. En quoi consiste justement cette mesure phare du socialisme triomphant ? Il ne s’agit, ni plus, ni moins que de redonner à la police, les moyens qui lui ont été enlevés au fil des années, par toute la bien pensance socialisante, au nom des droits de l’homme. Perquisition de nuits, écoutes et filatures se succèdent sans passer par l’intermédiaire des gardes juges rouges dressés à la haine du flic et formés à lui mettre des bâtons dans les roues. C’est bien connu : la Police c’est Vichy. D’abord y avait-il des juges lors de la rafle du Vel’d’Hiv ?

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Déchéance de la nationalité et autres tartufferies de gauche

 

gifa-sad-rabbitBig Mother est une ivrogne sénile et ventripotente qui ne sait donc que pérorer tout en se repaissant du labeur de ses enfants. Dans ces conditions, le débat surréaliste auquel nous assistons autour de cette question de double nationalité vient utilement masquer ces failles béantes. Cependant, la crise que nous vivons est d’une telle ampleur qu’elle met à nu les contradictions sur lequel l’édifice branlant du pacte national, conçu et voulu par nos élites, a été bâti. La façade se lézarde et les fondations tremblent. Nos gouvernants qui n’ont jamais osé affronter le débat sur l’immigration et ses conséquences se retrouvent pris au piège de leurs dénégations successives. Celui-ci leur revient et en pleine figure.

 

ob_622310_ignace-decheance-nationalite-terrorismLe fond de la question n’est pas que cette mesure de déchéance crée deux catégories de français. Le problème c’est la possibilité offerte à tant de chances pour la France, de continuer à l’être aussi pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. C’est cela qui crée deux catégories de Français, pas le fait que l’ont puisse retirer aux uns leur passeport « Gaulois » surnuméraire. Le nombre proprement hallucinant de personnes concernées par ces questions de double nationalité devrait nous faire réfléchir sur leur volonté d’intégration (à ce stade parler d’assimilation est une vue de l’esprit). De cela bien sûr, personne ne cause à gauche. Non, ils veulent même ôter toute portée à une mesure réclamée par 90% des français en l’étendant. La déchéance pour tous : le changement c’est vraiment maintenant ! En vérité, s’ils s’agitent autant sur cette question, c’est que les tartuffes du PS (et leurs homologues de la droite honteuse) sentent bien qu’ils sont en train de reculer. Pour la première fois depuis la mort de la France du Général de Gaulle, l’identité nationale revient en fanfare et le drapeau n’est plus une honte. Ce débat vient à point nommé après tous ceux que nous n’avions osé aborder sur le même thème : les joueurs de foot qui ne chantent pas la Marseillaise, la réécriture de nos livres d’histoire pour ne pas offenser nos « invités », les horaires homme/femme dans les piscines et tous ces arrangements raisonnables qui font dire à nombre de nos compatriotes qu’ils ne sont plus chez eux.

 

Hollande scie consciencieusement la branche

 

4844901_7_1b03_decheance-de-nationalite-et-militants-ps_788a8347936a4777b10075dee2138fd9Hollande, l’homme de la synthèse, celui dont tous les clients vantent le génie politique s’est pris, avec cette histoire de déchéance, les pieds dans le tapis. Il croyait corseter la droite en reprenant une de ses propositions, la forçant ainsi à avaler sa réforme constitutionnelle. Il s’est aliéné sa majorité. Comme les imbéciles sont beaucoup plus nombreux, il a d’abord braqué tous ceux qui croient que les droits de l’homme sont les nouveaux commandements divins, remis à Badinter au détour d’un buisson-ardent du jardin du Luxembourg. Ne riez pas, ils sont légions (les croyants, pas les buissons ardents). Ensuite viennent ceux (moins nombreux) qui, ayant construit leur carrière sur la défense des populations nouvellement installées, sentent que ces mesures vont un peu changer les choses. Enfin il y a les cyniques (beaucoup moins nombreux, car il faut être intelligent) qui réalisent que le magistère de la gauche sur le camp du bien prend fin avec cette mesure « symbolique ». C’est la raison pour laquelle ils la combattent aussi farouchement, en abusant de la crédulité des imbéciles et en faisant monter au créneau les ayants droit.

 

fascism-socialismPourtant, même lorsque l’ont est aussi à l’aise à droite que l’auteur de ces lignes, force est de constater que la mesure en question ne va pas bien loin. Sa portée est limitée et n’est pas de nature à terroriser un terroriste, selon l’expression du seul véritable ministre de l’Intérieur que nous n’ayons jamais eu en 40 ans. Simplement c’est un précédent. Pour la première fois depuis 40 ans, donc, une mesure, symbolique, réclamée par la droite est en passe d’être adoptée par la gauche. Depuis Giscard c’est toujours l’inverse qui s’est produit. La gauche impose ses symboles à une droite qui s’excuse de ne pas y avoir penser elle même. À l’inverse, le PS déroule ses totems sans retenue : peine de mort, 35 heures, impôts sur la fortune et taxation à tout va, cop 21, mariage homo… Tout ce qui vient de la droite est rejeté avec dédain par un Peuple de gauche sûr de lui et dominateur. Cette histoire de déchéance de nationalité marque donc un coup d’arrêt à la toute-puissance de la gauche. Bien sûr nous ne passerons pas, en cette seule occasion, de l’ombre à la lumière. À droite, nombreux sont encore ceux qui s’excusent de ne pas être de gauche. Nous avons encore quelques belles contritions à subir et le refrain du progressisme débridé n’est pas sur le point de rester bloqué dans gorge des héritiers de Karl Marx. Seulement une borne aura été posée et qui plus est, dans la constitution.

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Lorsque les évènements se précipiteront (car les barbus recommenceront), les mous devront laisser la place à des responsables déterminés. Alors, nous disposerons d’un instrument susceptible d’apporter une partie de la solution. Notre devoir est de nous protéger. Notre obligation est de nous débarrasser de ceux qui, par leurs actes, se mettent en dehors de la communauté nationale. Il ne faut pas empêcher les apprentis djihadistes de partir vers leur destinée. Le pardon est l’affaire de Dieu disait le général Norman Scharzkopf, notre boulot est d’organiser la rencontre. Il faut rendre le retour de ces « martyrs » impossible. Pour ce faire, les binationaux doivent être déchus de leur nationalité française et embastillés (pour ne pas dire enchristés), dès qu’ils prennent les armes contre la France, en Syrie au Mali ou au Yémen et non attendre qu’ils reviennent nous tirer dessus. Nos nationaux, quant à eux, seront enfermés dans des camps au fin fond de la Guyane d’où ils ne seront plus une menace que pour les piranhas. Le Maroc et l’Algérie ont des méthodes éprouvées, pour résoudre la question du terrorisme islamique. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, laissons jouer le principe de subsidiarité. La Tunisie, elle, est peut-être moins en pointe dans ce domaine, du fait des conséquences de ce que nous avons bien imprudemment appelé le printemps arabe. Jouons alors pleinement notre rôle d’ancienne puissance tutélaire et établissons les bases d’une coopération régionale fructueuse en la matière, entre ce petit pays et ses deux grands voisins du Maghreb. La question qui doit tarauder nos dirigeants n’est pas celle de savoir comment excuser le radicalisme islamique, mais comment l’éradiquer. Nous devons revoir les conditions dans lesquelles nous accordons la nationalité française. Nous devons expulser sans faiblir ceux qui propagent la haine de la France et nous désintéresser totalement du sort qui leur sera réservé dans leur pays d’origine. Nous devons dans le même temps assimiler (et non pas intégrer) tous ceux qui se reconnaissent en nous et nous devons, dans un même mouvement, faire taire tous les idiots utiles qui se soumettent d’ores et déjà à l’envahisseur hirsute, sexiste et totalitaire, au lieu de lui résister.

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GUERRE SUR ORDONNANCE

novembre 25, 2015

 

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Les morts des attentats du 13 novembre n’étaient pas encore tous identifiés que déjà, François le faiseur s’adressait à la Nation rassemblée à Versailles, pour lui annoncer son entrée en guerre. La guerre est depuis, Guy Mollet, la panacée à l’incurie de tout socialiste, en quête de respectabilité. En fait de discours fondateur, nous avons eu droit à un robinet d’eau tiède. Pépère nous a enfilé une série d’annonces sécuritaires qu’il s’était toujours, jusqu’ici, refusé à mettre en œuvre. Nous n’avons, depuis ce funeste vendredi 13, échappé à aucun des poncifs de la duplicité politicienne du « camp du bien » : de l’abattement surjoué, aux coups de mentons martialo-valsistes, en passant par le pasdamalgamise et l’indispensable appel au maintien du « modèle de vivre ensemble » (il faudrait bien un jour finir par choisir entre apartheid et modèle pour qualifier les choses …). La France n’est pas seulement malade, elle est apathique ! Tous les Diafoirus du cirque politico-médiatique se relaient, jour et nuit, pour lui prescrire des ordonnances qui, si elles étaient par malheur appliquées, ne manqueraient pas de l’achever. Le patient serait enfin mort guérît. L’illusion se dissipe. L’heure est grave, car les Français semblent désormais rejeter massivement les prescriptions qui ont, toujours, fait la fortune de nos docteurs Folamour. Les socialistes, grands servants de l’ordre des docteurs Jeckyll, nous ont fait prendre depuis 30 ans, les vessies du vivre ensemble, pour les lanternes des Lumières, et ont, ce faisant, joué sciemment avec nos mythes pour mieux nous berner. Ils vont en payer le prix.

La médiacratie à son meilleur niveau

Hollande-Louis-XVI-majesté - copieC’est donc la panique dans la France qui cause. Il faut dire qu’il y a le feu au lac. Pensez, cela fait des années que nos élites avisées prospèrent sur le terreau – oh combien fertile ! – de la culpabilisation. Honte à ces égoïstes qui prônent la fermeture de ces ignobles frontières, responsables (entre autres) de la noyade de tous ces bons migrants qui viennent jusque dans nos bras, par amour de la liberté et des allocations. Jetons l’anathème sur tous ceux qui prétendent que le communautarisme sème les graines de la guerre civile. Alors que la culture de l’excuse a servi de viatique à ces humanistes pour se donner une conscience à bas coût, les premières victimes se ramassent dans nos « cités ». C’est là que toute une jeunesse décervelée perdue, passe ses journées à tenir les murs tout en ne comprenant pas qu’on lui refuse de vivre comme un footballeur nabab sans transpirer. C’est qu’ils sont bien en peine de comprendre qu’il faut travailler pour vivre, ces petits, puisque nous leur serinons que nous leur devons tout, en vertu de l’exploitation éhontée que nous aurions faite des richesses de leurs pères… que nous leur avons rendu avec l’indépendance. Toute cette belle et juteuse exploitation de la naïveté française, s’est brisée, un doux soir de novembre, alors qu’une dizaine de « chances pour la France (ou la Belgique for what it means) » avait décidé de punir la Liberté et la joie de vivre, rassemblées en terrasse et au Bataclan.

smileyAlors, dès le lendemain matin, toute la classe jactante s’est précipitée pour nous masquer la terrifiante réalité : la faillite complète de l’État nounou. Le mythe de l’État protecteur vole en éclat, car en la matière : le plantage est total. Pensez donc, Big Brother nous dit depuis des décennies comment fumer, boire et baiser. Les flics servent à traquer le pédophile et le délinquant routier, tandis que les douaniers se concentrent sur les fraudeurs du fisc. La seule frontière vraiment surveillée de ce pays, est celle que nous partageons avec la Suisse. Résultat : personne pour nous dire que la Kalachnikov est nuisible à la santé. Personne (ou si peu) pour empêcher le trafic d’arme et surtout : pas de descentes dans les banlieues pour découvrir les arsenaux, au nom de la légitime lutte contre ces vilaines stigmatisations qui sont LA cause de la radicalisation d’une « jeunesse » d’ordinaire si paisible.

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Surtout pas d’amalgame

11150167_10206664316912333_6166357674037966365_nTout à leurs recherches sur la concorde civique pleine de bisous dedans, nos politiciens aveugles n’ont pas vu arriver le mur vers lequel leur machiavélisme angélisme nous a précipités. 129 morts plus tard, ils n’ont pas changé, ou si peu. Ils nous refont le coup de Charlie, alors qu’ils se sont bien gardés d’en tirer la moindre conséquence. Pourquoi parcourir les plateaux de télévision le menton haut et le verbe fort, en expliquant que l’on va fermer des mosquées (dont on encourageait, jusqu’ici, la construction avec l’aide de nos amis du Qatar) et expulser des Imams, alors que tout ceci aurait du être entrepris, dès que souffla « l’esprit du 11 janvier » ? Pourquoi remettre à plus tard ce qui était indispensable début 2015 ? La guerre nous avait été déclarée bien avant le 13 novembre. Ceux qui sont tombés le 7 janvier ne l’avaient pas « bien cherché ». Sauf à considérer qu’être journaliste ou juif c’est précisément « l’avoir bien cherché ». Je ne vois pas pourquoi ce gouvernement d’incapables qui n’a pas entrepris à l’époque, ce qu’il semblerait vouloir mettre en œuvre aujourd’hui, aurait ma confiance au nom de l’Union nationale. Cette Union, ils en ont abusé pour faire taire toute critique et fuir leurs écrasantes responsabilités. Ils sont nuls, ils sont pleutres, ils sont fourbes et pour tout dire : ils sont cons. Ils sont en tout cas incapables de s’occuper de ma sécurité et toutes leurs gesticulations n’y changeront rien. Ils détestent l’ordre et les institutions qui l’incarnent, ils n’auront que mon mépris en guise de chaise curule.

image001Le résultat de leur incurie, nous l’avons devant les yeux. On ne peut pas dire que le « vivre ensemble » ait beaucoup progressé depuis la tuerie du vendredi 13. Et par pitié que l’on nous lâche avec cette tarte à la crème de « l’amalgame ». Car bordel de Dieu (oui, bordel de Dieu est le mot le plus juste pour décrire ce foutoir), bordel de Dieu, donc, pourrait-on m’expliquer ce que ces imbéciles de politiciens sous-entendent avec leurs « amalgames » ? Depuis que les fanatiques du Prophète ont entrepris de nous punir de ne pas partager leurs joyeux points de vue sur l’existence, avons-nous vu se déclencher d’immenses ratonades dans le XVIème arrondissement ? Avons-nous constaté une recrudescence des mises à sac des magasins d’alimentation ouverts tard le soir dans le XVIIème ou à Neuilly ? Les abords de Levallois ou de la Sorbonne sont-ils gardés par les jeunesses catholiques fanatisées qui jettent des pierres sur les journalistes et autres femmes voilées ? Bien sûr que non. En France, en 2015, l’amalgame est le fait exclusif des quartiers livrés à l’œuvre civilisatrice d’une religion de paix et de tolérance. Ils s’embrasent dès que l’un des leurs trouve la mort au guidon d’un deux roues qu’il conduit sans casque. L’amalgame tant redouté par nos politiciens les soirs d’attentats n’est jamais invoqué par les mêmes, quand les « chances pour la France » mettent leurs villes à feu et à sang, car la Police est toujours supposée leur être hostile, de même que la Nation hôte.

Mettre des mots sur les maux

je-suis-un-charlotLes mots ont un sens et refuser de nommer l’ennemi est déjà, en soi, une preuve de lâcheté. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mou du genou Premier et ses camarades explosent les compteurs en la matière. Dans son adresse à la Nation, les terroristes ne sont pas islamistes, pas plus que l’État de ces barbares n’est, lui aussi, islamiste. Nous allons vaincre le terrorisme (la bonne blague) pas l’islamisme (ce qui serait nettement plus efficace). Nos amis du Golfe ne nous pardonneraient pas pareille confusion impie. Alors pour désigner l’ennemi, les socialistes (et autres arbitres des élégances) abusent de l’acronyme arabe DAECH (avec des prononciations folkloriques qui vont de « dash » à « dèche ») pour surtout éviter de mettre de l’Islam dans leurs condamnations.

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Bien sûr tous les musulmans ne sont pas coupables. Pour autant, les décérébrés criminels du vendredi 13 n’ont tout de même pas hurlé le nom du Métropolite de Constantinople en perpétrant leurs lâches assassinats que je sache. Un autre point important est à porter à l’attention des plumitifs de la bien-pensance. Ces brutes fanatisées n’ont « exécuté » personne. Une exécution est effectuée en vertu d’une décision de justice. Vendredi 13 décembre, il n’y avait aucune justice à l’œuvre derrière l’acharnement de ces Trolls. Ce sont des meurtriers, des assassins ou des criminels, mais en aucun cas des exécuteurs. Les salafistes et autres wahhabites sont nos ennemis. Les assassins sont tous sunnites depuis le World Trade Center. Il est donc grand temps de renverser nos alliances, d’envoyer promener les pétromonarques du golfe et leurs milliards sanguinolents. L’Islam n’est peut-être pas LE problème, mais la façon dont le vivent nombre de ses « fidèles » est UN problème. Pour trouver, ensemble, des solutions, il faut d’abord commencer par nommer les choses. Pour prétendre éviter les amalgames, il faut d’abord surtout refuser les euphémismes.

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Les socialistes viennent de rencontrer, violemment, la 5éme colonne dont ils niaient, jusqu’ici, farouchement l’existence. Plus le temps passe, plus le fanatisme se répand, surtout quand on se bande les yeux pour ne pas le voir à l’œuvre. Le PS a mis en place la plus grande fumisterie de l’histoire de ce pays. Il a sciemment favorisé la montée du communautarisme, à des fins électoralistes, tout en criminalisant les résistances à ses sombres desseins. La gauche porte ainsi une responsabilité écrasante dans le drame que nous venons de connaître. Mais elle n’est pas seule ! Toute la bande de grands couards, prétendument de droite, qui se vautrent dans l’invective, à la moindre injonction des journalistes « indépendants » n’échappera pas à ses responsabilités. Depuis des années, la droite honteuse, traque tout ce qui ne pense pas correctement dans ses rangs. Taraudés par leur surmoi de gauche, les énarques échoués à droite lancent des fatwa sur tous ceux qui tentent d’alerter sur les conséquences de ces compromissions. Les « arrangements raisonnables » sont le fait d’une idéologie relativiste, d’une haine de la nation et de soi même menées pourtant dans l’ entre-soi le plus strict. Les bobos ont donné le La du suicide français depuis trente ans. L’inanité de cette pensée émolliente éclate au grand jour. Nous sommes en guerre, selon notre Président tout mou. Alors, célébrons la patrie, soutenons nos soldats, soyons fiers de notre drapeau et de notre hymne. Affirmons nos valeurs : sortons, buvons, célébrons la vie et surtout soyons pleinement, entièrement et totalement Français.

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ENFUMAGE EN SOCIALIE

décembre 18, 2014

Enfumage

Ce qu’il y a de bien, quand le parti de l’imagination est au pouvoir, c’est que nos gouvernants ne reculent devant rien pour se ridiculiser. Il faut dire qu’en la matière, l’exemple vient d’en haut, puisque le Ribouldingue qui nous sert de Président Normal n’en loupe pas une non plus. Il ne peut pas s’abstenir de nous ridiculiser dès qu’il nous représente à l’étranger. En prenant la parole ou en photo, dès qu’il peut apparaitre comme avantageusement idiot : il se précipite. Comme disait le regretté Pierre Desproges à propos de Marguerite Duras, François zéro ne dit pas que des conneries, il en écrit aussi. Il vient, ainsi, de nous livrer « un discours fort sur l’immigration » où nous avons encore eu droit à tous les poncifs du genre. Tout est mélangé dans un fatras boboïsant où le compassionnel le dispute au culpabilisant et surtout où le passé est tellement contorsionné, pour rentrer dans le moule politiquement correct qu’il n’en a plus aucun sens. Cette politisation outrancière de l’Histoire, rendue possible par la sous-alphabétisation savamment entretenue par les idéologues pédagauchistes de l’Education prétendument nationale, n’augure rien de bon des salmigondis moralisateurs qui nous attendent dans les années à venir. L’asservissement de la science historique aux lubies en noir et blanc de la doxa droit de l’hommiste à la mode, nous promet d’autres morceaux de bravoure du même tonneau. Je passerai rapidement, par pure charité chrétienne, sur l’envolée ou il nous explique que « les immigrés sont une chance pour la France … surtout ceux qui sont morts pour elle durant les deux guerres mondiales », là, on frise l’absolu.

La nécessaire lutte contre l’islamophobie

64_dilem_120416015959Non, le pays part en couille, mais l’eunuque qui nous gouverne ne trouve rien de plus urgent à engager comme combat que celui de la lutte contre l’islamophobie. Bien entendu, dans la même veine, il est crucial de donner le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales, au prétexte que ça se fait ailleurs. D’abord c’est idiot car ceux qui font ainsi des étrangers, des citoyens de seconde zone sont précisément ceux qui fondent l’accès à la nationalité sur le droit du sang. Chez nous, alors que l’on devient Français pratiquement sans le savoir et/ou le vouloir, cette question n’a aucun sens et ne sert qu’à instruire le procès en racisme de ses opposants. C’est commode le racisme, il n’y a pas de courbe à inverser, juste des paroles lénifiantes à tenir et des réalités à nier. Tous ceux qui se posent trop de question sont islamophobes. Pour autant, qu’il convienne de ne pas cataloguer l’ensemble des croyants, à l’aune des agissements d’une minorité de fous fanatisés, je veux bien l’entendre, mais de là à faire taire toutes les questions légitimes qui se posent au pays, à propos des exigences, toujours plus grandes de certains musulmans, il y a plus qu’un pas. Ne nous y trompons pas, Pépère nous refait le coup du miteux de Jarnac en mettant toutes ces affaires dans un même sac moralisateur.

10404380_841704919214538_2808392462936903194_nLes Français sont un peuple issu de vagues de migrations successives : c’est un fait ! La peur de l’étranger est une constante : c’est vrai (et pas spécifiquement française, les Saoudiens sont aussi très méfiants en la matière). Le problème c’est que les immigrants précédents se sont intégrés en l’espace de deux générations, là où les nouveaux peinent à le faire à la troisième voire, à la quatrième. Il n’y a plus d’Italiens, de Polonais, d’Espagnols ou de Portugais : il y a des Français. De même il n’y a plus de Vietnamiens, juste quelques Chinois mais dans vingt ans, nous n’en parlerons plus. En revanche il y a toujours des Algériens, des Tunisiens et des Marocains. Il faut dire que depuis quarante ans, nos zélites n’ont rien eu de plus indispensable à faire que d’exalter leur droit à la différence (et à la double nationalité), tout en les parquant dans un assistanat émollient qui les rend dépendants des politiques publiques clientélistes et surtout de l’économie souterraine. Cette dernière se développe d’autant plus facilement qu’elle peut s’appuyer sur les réseaux claniques des différentes diasporas. Elle a donc tout intérêt au statu quo en matière d’assimilation.

Résumons-nous. Pour les socialistes : les musulmans doivent rester entre eux pour être sûrs de ne pas sortir d’un prolétariat qui leur fournit leur assise électorale. Pour les trafiquants, ces mêmes immigrés ne doivent surtout pas se diluer dans la nation hôte, au risque de perdre leurs précieux réseaux. Les socialistes importent la misère du monde sur laquelle prospèrent les mafias : le cercle vertueux du développement soviétique, à coups de bons sentiments et de culpabilisation de la population autochtone est en place.

Les musulmans sont-ils discriminés dans notre pays ?

arton90-500x400La question peut paraître iconoclaste si l’on compare la situation de nos compatriotes et invités de confession musulmane, avec celle, beaucoup moins enviable, des chrétiens d’orient. À entendre certains représentants de l’Islam en France (oui, l’Islam de France est une vue de l’esprit des lumières qui tarde à se concrétiser), nous ne sommes pas loin d’un martyre similaire. La récente décision de quelques Maires de cesser de proposer aux élèves fréquentant les cantines scolaires, des menus de substitution les jours où du porc se trouve être au menu, est considérée comme une odieuse provocation.

Ba0ccLLIIAABjAv.jpg-largeUne fois rappelé que la cantine n’est pas une obligation de service public et que manger hallal ne compte pas au nombre des Droits de l’Homme, nous ne sommes guère avancés, tant cette évidence semble loin de parvenir jusqu’au lobe de la conscience, dans les cerveaux embrumés de nos élites pétries de vivre ensemble. Le nombre hallucinant de lieux de cultes musulmans qui s’édifient dans notre beau pays, à un rythme effréné ces dernières années, devrait plutôt plaider en faveur de la tolérance (pour ne pas dire autre chose) de la France. Gageons que la récente chute des cours du pétrole va peut-être, momentanément, freiner cette frénésie édificatrice. Encore une bonne raison de se réjouir de l’exploitation des pétroles de schistes par ces « salauds d’Américains ».

france_belgique_europe_tremblent_devant_islamLes fanatiques qui prônent la mise en place d’un véritable apartheid religieux, en France, afin de respecter la « pureté » des musulmans sont heureusement peu nombreux. Il n’empêche que ce sont ces dingues que l’on entend se plaindre en permanence. Hélas, la majorité garde, en la matière, un silence si assourdissant que l’on en vient à douter de son existence. Ce sont ces mêmes excités qui veulent la mort de nos juifs, pour « venger leurs frères palestiniens » et encore eux qui justifient le djihad en Syrie par tout un fatras islamico-identitaro-politique grotesque. Ils exercent, à n’en pas douter, un terrorisme intellectuel (et parfois physique) qui ne pousse pas à l’expression la majorité dite « silencieuse ». Je pense qu’il est plus que temps que ces parasites exercent leur liberté de circulation, pour aller s’établir dans des contrées plus proches de leurs choix de vies. Au besoin, il me paraît même sain de les y encourager vivement. Nous le devons à la paix civile et aussi à cette majorité de musulmans qui n’ont absolument aucun penchant pour la Charia. Pour faire bonne mesure, nous devrions leur adjoindre les idiots utiles qui se targuent de penser librement et qui en appellent si bruyamment à la justice pour interdire des crèches à l’approche de Noël. Je suis sûr que les autocrates et autres théocrates moyen-orientaux seraient preneur de leur philosophie émancipatrice. Ces illuminés participent, eux aussi, du joyeux bordel ambiant qui pousse toujours plus de Français vers un Front National que l’inanité de son programme économique devrait pourtant renvoyer vers les abîmes où disparurent, naguère, les derniers communistes.

Là où il y a de la gêne, il y a visiblement encore plus de plaisir

10849848_10205535226239732_2647993592312360272_nPendant que les talibans démontrent, dans les écoles du Pakistan, toute l’étendue de leur mansuétude islamique envers l’enfance, chez nous, les ministres ne savent plus ou donner de la tête — qu’ils portent encore provisoirement sur leurs épaules de Roumi — pour se rendre ridicule. À toute harpie, tout honneur, la folle du Poitou devenue par la magie des regroupements de Régions : la nouvelle Aliénée d’Aquitaine nous gratifie d’un festival en la matière. Elle commence par se couvrir d’une gloire facile, en prétendant découvrir l’inanité de l’arrêté du Préfet de la Région Ile de France, visant à interdire les feux de cheminée à compter du 1er janvier prochain (6 mois après la publication de l’acte en question). Que cette mesure inapplicable soit totalement stupide, personne n’en disconvient, à part chez les technos chargés de faire chier les Français du développement durable. On imagine bien, l’abattement des brigades de pandores missionnés pour vérifier si les cheminées qui fument sont bien conformes.

210967Non, Ségo zinzin nous en remet une couche sur ces salauds de concessionnaires d’autoroutes, profiteurs capitalistes apatrides et j’en oublie certainement des meilleures dans le genre. Elle envisage, nous dit-on « dans son entourage » (les pauvres), de résilier les contrats conclus par le gouvernement Villepin et re-nationaliser le bastringue. Il est vrai que l’État n’ayant plus de parole depuis l’annulation de la vente des Mistrals, pourquoi s’embarrasser de sa signature ? Le plus comique dans l’affaire, c’est qu’elle compte, sans doute pour ce faire, sur l’argent des Chinois à qui elle vend nos aéroports. Enfin s’il lui reste un peu de pognon, après s’être acquittée des pénalités que ne manquera pas de lui réclamer Ecomouv’, la dernière victime en date des projets délirants des administrations que nos politiques ne contrôlent plus, elle pourra surement l’utiliser pour payer un insert au Préfet de la Région Ile de France qu’elle a quasiment traité d’abruti devant la France entière (il ne doit pas faire partie de la promotion Voltaire celui-là).

Tout est bon dans la réglementation

blog -changement de Hollande-dans tes reves_ChaunuRidicules, aussi, sont les argumentations sur les « libéralisations » qui découleraient de la loi de l’homonyme du Préfet du Prétoire de Tibère qui nous sert de ministre de l’Économie. Le disciple du bon docteur Attali – qui est à l’économie ce que Landru était au féminisme – nous pond une loi fourre-tout qui, comme son nom l’indique, permet à tout le monde de dire n’importe quoi et de préférence à front renversé. Ainsi nous voyons des socialistes agnostiques s’égosiller sur le changement de civilisation (sic !) qui verrait des hordes de pauvres français sacrifier au veau d’or consumériste, le jour du Seigneur. C’est touchant de voir les adeptes du Grand Orient joindre leur voix bêlante, au concert de lamentations qui monte des églises désertées, pour faire du dimanche le jour de la trêve de la nippe.

Dessin1La Droite Prétendument Libérale (DPL, comme il y eut une Religion Prétendument Réformée) n’est pas en reste. Elle défend farouchement les monopoles de ses électeurs. Elle le fait avec une telle subtilité que l’on croirait entendre un socialiste lorsqu’on lui parle du statut de la fonction publique. Quoi, on introduirait de la liberté là où règne un ordre qui permet de s’assurer de la tranquille rentabilité des officines et autres cabinets établis ? Le fait que cette réglementation ait été mise en place par le vainqueur de Verdun aux zheureslesplussombresdenotrehistoire, ne pose pour une fois, visiblement aucun problème à personne (c’est pareil pour la fête des Mères me ferez vous remarquer à juste titre). Je vous l’accorde, ce n’est pas en mettant tout ce bordel à plat que nous allons créer les masses d’emplois qui manquent à l’équilibre (je pouffe !) de nos comptes sociaux. Les pharmaciens sont des marchands de soupe, mais que l’on est bien content de trouver pour faire la promotion des mesures d’austérité d’économie de la sécu. Les avocats et les huissiers sont des gens que personne ne va voir de son plein gré. Quand aux notaires, pour être nantis, ils ne sont pour autant pas légion et 85 % de ce qu’ils vous estourbissent, lorsque vous avez recours à eux, va dans les poches sans fonds de l’État.

Revenons un instant sur les notaires. Les socialistes sont merveilleux. Ils en font le symbole des blocages de notre société. Leur monopole malthusien viendrait compromettre l’avenir d’une myriade d’étudiants en droit, désireux de s’établir dans le rôle envié du collecteur d’impôt. Un numerus clausus injuste bride scandaleusement l’essor économique que l’on pourrait tirer de l’enthousiasme de cette jeunesse avide. Un peu comme les taxis patentés vis-à-vis des chauffeurs UBER en quelque sorte…

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Nous ne serions pas dans une telle panade que toute cette agitation porterait à sourire. Malheureusement, elle est la marque de fabrique d’un Président qui n’a jamais eu d’autre ambition que celle de ne rien faire. Nous avons troqué un agité pour un roi fainéant, au pire moment qui soit. Le génie français réside, nous dit-on, dans cette capacité au sursaut qui permet à la France de se sortir des pires situations. Le pendant de cette aptitude c’est, sans doute aussi, ce don inégalé pour se mettre volontairement dans la pire des merdes possibles. Nous en avons avec Hollandréou, ses femmes et ses ministres, la triste illustration.

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LA LEÇON DE CHOSES

mai 1, 2014

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Quel que soit le terme employé pour qualifier le résultat des dernières municipales : « une branlée, une dégelée, une avoinée, une déculottée, une sacrée mandale », si l’on est de droite, ou bien : « une déroute, un sérieux avertissement, l’expression de l’incompréhension du peuple de gauche », si l’on est socialiste ou journaliste, le constat est sans appel : la défaite est sans précédent. Les bastions les plus solides de la gauche jactante sont tombés. Limoges, socialiste depuis 1912, Charleville-Mézières à gauche depuis 1904 et jusqu’à Niort, ses mutuelles et ses fonctionnaires qui basculent dès le premier tour. N’en jetez plus la coupe est pleine. Cette conclusion, tout ce qui cause dans le poste l’a tirée. Bien évidemment, les mêmes se sont empressés de l’évacuer en la remplaçant par des nouvelles autrement plus importantes, dont la chasse aux décolletés, lancée par la folle du Poitou, dans son ministère, n’est que le dernier avatar en date. Tout est bon pour noyer le poisson et la Presse la Pravda s’est empressée de voler au secours de ses amis socialistes, en jetant sur cette Bérézina, le voile pudique de l’info spectacle. Ce n’est d’ailleurs pas tant les leçons – qui ne sont jamais tirées de ce type de consultation – que les réactions stéréotypées d’un pouvoir aux abois pour éviter, précisément, d’avoir à le faire qui sont intéressantes à étudier. C’est à quoi nous allons tenter de nous atteler.

Le socialisme municipal est derrière nous

Ba0ccLLIIAABjAv.jpg-largeCes derniers mois, sentant venir la déconfiture, le pouvoir, dans le plus pur style socialiste de gestion toute crise, nous avait entonné l’air des « élections avant tout locales » pour tenter de désamorcer la bombe. Le mur arrive à grande vitesse, feignons de ne pas le voir et klaxonnons pour qu’il se pousse. Nier l’évidence, jeter l’opprobre sur ceux qui ne pensent pas comme vous, se bander les yeux et se boucher les oreilles en attendant l’inévitable voilà la doxa des forces de progrès. Attentifs comme vous l’êtes, le parallèle avec la manière dont la gôôôche conduit économiquement le pays à sa perte, vous aura sauté aux yeux (dans le cas contraire refermez vite ce blog et allez vous purifier sur Libétration.fr). Ce qu’il y a de remarquable dans cette entreprise de décérébration, matraquée par une presse complaisante (pour ne pas dire complice), c’est que l’UMP, en pleine phase de reconstruction décomposition avancée, s’est prêtée au jeu. Il fallait entendre ses « leaders » se succéder pour tenter de « nationaliser » le scrutin et encore très mollement et sous les quolibets de leurs interviewers, pour se convaincre qu’ils attendaient une vague bleue comme Brice (le surfeur, pas l’ex-ministre) attendait la sienne au large de Nice dans le film éponyme.

1509604_urbs-la-claqueMiracle de la démocratie, et renationalisation des enjeux par les incapables qui nous gouvernent au moyen des écoutes intempestives sur Sarkozy aidant, les électeurs ne s’en sont pas laissés compté et ont renvoyé à leurs études, les « équipes de progrès n’ayant pas démérité» qui avaient multiplié les pains et les impôts pour le plus grand bonheur supposé de leurs électeurs vache à lait. Comme tout ce petit monde était aussi cumulard que possible, leurs concitoyens leur ont du même coup permis de se mettre en adéquation avec la règle de non-cumul qu’ils venaient de s’administrer prudemment pour … 2017. Les Députés et Sénateurs socialistes ne sont plus Maires et certains, se souvenant à juste titre de 1993, se savent en sursis. La perspective du chômage prochain les fait réagir, comme le premier syndicaliste venu de chez MITTAL (ah non celui-là va devenir Député Européen). Ils grognent et ils protestent à qui mieux mieux. Pour un peu qu’on les y poussent, ils pourraient même occuper leur lieux de travail (non, je déconne, pour ça il faudrait qu’ils sachent où se trouve l’Assemblée). Bref devant la fronde des « bientôt sans culotte » de l’Assemblée, galvanisés par la peau de vache de Lille, Normalito devait réagir et nous n’avons pas été déçus.

Le remaniement … songe

valhollandeAvec le courage et l’honnêteté qui le caractérisent, notre néo Louis XVI a donc offert à son Peuple le spectacle navrant de l’exécution du fidèle lampiste, au nom du « je vous ai compris » traditionnel. Ce que Nicolas Sarkozy n’avait jamais voulu se résoudre à faire, le mec normal l’a entrepris, avec un cynisme qui force jusqu’à l’admiration des contempteurs de Tonton la Francisque (et ils sont encore nombreux dans la presse subventionnée). Exit donc Jean Marc Ayrault, congédié sans ménagement pour avoir rempli la tâche qui lui était assignée par son bourreau : mettre en œuvre les inepties de campagne avant de s’apercevoir – oh surprise ! – que loin d’améliorer les choses elles les empiraient. Seulement comment résoudre la quadrature du cercle du quinquennat ? Comment changer de Premier ministre, sans avoir l’air de reconnaître s’être complètement planté, tout en ne changeant rien à ce qui ne vous réussit pas ?

image 2Pour y parvenir il faut avoir été dix ans Premier sectaire du PS. Être passé du stade d’éléphanteau à celui de Mammouth ensuqué dans sa suffisance et sa bonne conscience progressiste comme … le dernier Maire de Bordeaux venu. Et Dieu sait qu’il fallait être « droit dans ses bottes » pour oser nous vendre une telle camelote avec l’étiquette de « gouvernement de combat ». Maniée à ce niveau de virtuosité, la connerie à de quoi vous rendre mystique tant vous vous plaisez à demander à Dieu, ce que vous lui avez bien pu lui faire pour mériter ça. Pensez donc, parmi les 16 ministres seul François REBSAMEN est vraiment nouveau et comme il est spécialiste des questions de sécurité, on le nomme naturellement à l’Emploi ! Hollande fait ce que Chirac s’est refusé à faire : il pose son Sarko à Matignon et espère que cela suffira à apaiser le Peuple. Si, lorsque la manip’ sera éventée (et elle le sera), cela peut, au passage, planter le fougueux hidalgo, l’opération n’aura pas été inutile (du point de vue de Sua Normalita).

Intéressons-nous de plus prés à ce « nouveau » gouvernement. Qu’y voyons-nous à part la marque jaune d’un hollandisme de grand chemin? Qui est resté en place, qui a été promu : les menteurs. À tout saigneur tout honneur Manuel est enfin Premier sinistre. Le ministre de l’Intérieur le moins informé de France, celui qui apprend les écoutes Sarkozy et l’adultère présidentiel grâce à son abonnement au Monde est le nouveau « Primus inter pares » : normal et républicainement exemplaire ! Le ravi de la crèche doté d’une langue de bois en ébène massif qui nous a soutenu mordicus, pendant 11 mois, que oui oui, la « courbe du chômage allait s’inverser avant la fin de l’année » (+4% en un an) est distingué pour sa compétence comptable et se voit confier les Finances du pays: normal encore ! Comme il n’est pas question d’être en reste sur les bobards à Bercy, il était urgent de promouvoir le ventilateur socialiste, le grand brasseur d’air et enfonceur de portes ouvertes : Arnaud Montebourg qui devient lui ministre de l’Économie (contrairement aux affaires, l’économie lui est étrangère). Rajoutez à cela le maintien de Fabius le père du fils prodigue qui se paye un appart à 7millions d’euros sans avoir jamais travaillé de sa vie et la mère Taubira, la menteuse avec mention « vu à la télé », et la coupe est pleine.

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 L’inaction en guise de feuille de route

Avec la réunion de tant de talents, auxquels se sont adjoints outre Ségolène, le remarquable et toujours très remarqué (sauf au Parlement Européen) Harlem, jamais un gouvernement n’aura été composé d’autant de « cons battants pavés ». Il n’aura d’ailleurs pas fallu attendre plus de 15 jours pour voir les merdes ressurgir en escadrille, comme le disait l’anosognosique le plus célèbre de France. Puisqu’il convient de ne rien faire, au moins jusqu’aux Européennes qui s’annoncent aussi remplies en victoires pour la gauche que les poches d’un contribuable qui paye son troisième tiers, il faut amuser la galerie en attendant les décisions qui vont vraiment fâcher. Dame ! C’est qu’à force de repousser l’inévitable, les mesures à prendre seront douloureuses, surtout pour les crétins qui ont voté Hollande en croyant sérieusement qu’avec lui : « seuls les riches paieront ».

godassesLe champion de la justice sociale n’avait pas plutôt fini son bonneteau gouvernemental que son Conseiller, son Raspoutine tombait, victime d’un règlement de compte sordide digne de la cour des Romanov. Edwy Plenel, l’arbitre des élégances médiatiques du temps, a décidé d’accrocher Aquilino MORELLE à son tableau de chasse. Il est un fait que la chute de la « plume » de Hollande, l’inspirateur du discours du Bourget sur la Finance, doit plus au goût immodéré pour les chaussures de luxe de l’intéressé qu’à ses relations incestueuses, mais lucratives, avec l’industrie pharmaceutique. En vérité Aquilino était un Hollandiste parfait, un stakhanoviste de la synthèse : un homme qui réunissait les qualités d’un CAHUZAC – trafic d’influence dans le milieu du médicament – et celles de Rolland DUMAS : les Berluti. Que l’on reproche plus à ce Saint Homme de gauche (pléonasme médiatique) de se faire cirer ses coûteuses pompes que de se préoccuper des conditions lui ayant permis d’en posséder plus de trente paires, en dit long sur l’état de déliquescence de notre pauvre pays. Toujours s’intéresser aux détails pour ne surtout pas voir comment l’ensemble est de guingois. Cette attitude d’autruche permet principalement de s’exonérer de toute responsabilité.

J’y suis donc je me sers

amjc140418Parce qu’il faut bien dire qu’en la matière, nous sommes loin de la lie du Calice. Les serviteurs de cet État, si outrageusement glorifié, se servent bien plus qu’ils ne le servent. Nous sommes revenus aux temps bénis des prébendes, des apanages et petits arrangements entres amis. Si nous ne voyons que les turpitudes des plus exposés de ces petits Marquis, nous ne pouvons pas imaginer que cette corruption (appelons un chat un chat) ne puisse pas gangréner toute la Haute Administration. Pour être aussi courante chez les Princes qui nous gouvernent et qui en sont issus, elle doit même y être particulièrement fréquente. La voracité de ces rapaces est telle, qu’ils s’entredévorent, exhibant ainsi leurs turpitudes au grand jour. Ne croyez pas que Médiapart fasse œuvre de salubrité publique. Ce site participe d’une lutte de pouvoir, d’autant plus féroce que les gains attendus sont gigantesques. Aquilino avait trop de pouvoir, il contrariait d’autres ambitions que les siennes, il convenait de l’abattre pour pouvoir traire la vache à sa place.

Le pouvoir n’est, depuis longtemps, plus recherché pour mettre en œuvre une politique ou l’idée que l’on se fait de la France. Il ne l’est plus que pour assouvir une soif d’honneurs et de richesses inextinguible. Dans cette République du copinage, la connivence avec un État omnipotent est devenue le gage de la réussite, bien plus surement que la mise sur le marché d’un produit innovant. Nous pouvons faire la leçon à Poutine, la façon dont nos Oligarques monopolisent nos institutions et les détournent à leur usage unique, n’a pas grand-chose à envier à la Russie. Nous nous gargarisons de mots, mais nous nous laissons diriger par des gens qui, parce qu’ils n’ont que le Service public à la bouche et le détournement de fonds à la poche, nous enfument pourtant bien aussi surement qu’un Colonel du KGB.

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Il est urgent de réduire le périmètre d’intervention de l’État. Ce constat d’un libéralisme primaire, j’en ai bien conscience, n’est pas simplement indispensable parce que nous n’avons plus les moyens de nous offrir notre État nounou. Il est nécessaire, car la nounou en question s’est substituée au père et à la mère de famille. Qu’après avoir vidé les tirelires et contracté des emprunts sur les 60 prochaines années, elle pique l’argenterie, brûle le parquet dans la cheminée et s’apprête à violer les enfants avec le consentement de son contremaitre basé à Bruxelles. Contrairement à ce que propose les extrémistes de gauche : de Le Pen à Mélanchon, la solution n’est pas dans le plus, mais dans le moins d’État. Plus son champ de compétence se réduira, plus ses monopoles seront dispersés et plus les occasions de corruption reculeront. En outre, et cerise sur le gâteau, la libre concurrence a des vertus que les utilisateurs de téléphone portable appréhendent pleinement. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que l’hydre administrative et le capitalisme de connivence qui va avec, s’acharnent à vouloir réduire le nombre des opérateurs. Il en va de même dans les, hélas, innombrables domaines exclusivement réservés à l’État. La paresse managériale induite par l’argent public, allié à la voracité syndicale, généralise la gabegie et élève le gaspillage au rang d’art majeur. La privatisation de la santé, de l’éducation et des assurance sociale n’est pas une option c’est l’unique solution. A condition d’assurer les modalités d’une libre et saine concurrence entre les acteurs du marché, nous verrons ainsi émerger les économies de fonctionnement indispensables au maintien de nos couvertures sociales. Il est très difficile de faire comprendre cela à un Peuple que l’on a abruti, sous les formes les plus variées au cours de ces trois derniers siècles, en lui faisant croire, depuis Colbert, que seul l’État pouvait être suffisamment désintéressé pour lui rendre les services qu’il attend. Nous nous apercevons, aujourd’hui, à l’aune de la situation économique déplorable qui en découle et de tous les scandales qui accompagnent notre descente aux enfers, de tout ce que ce vieux serpent de mer de l’Etat protecteur impartial, a de totalement erroné. Le contribuable n’en a plus pour son argent et ne veut en conséquence plus payer pour des services toujours moins consistants destinés à entretenir des parasites qui se goinfrent, tout en lui intimant l’ordre de se serrer la ceinture. D’aucuns appellent ça la fin du consentement à l’impôt, d’autres, plus optimistes : le début d’une nouvelle ère. Vous verrez qu’un jour viendra où l’on dressera des statues d’Alain Madelin sur les places de nos villages et où l’économie ne sera plus enseignée à nos enfants par des trotskystes.

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CAHUZAC DE NOEUDS

avril 4, 2013

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On pensait, bien naïvement, que le quinquennat de Normal premier allait être à l’image du personnage principal : pâle et sans saveur. Et bien nous avions tort ! Depuis dix mois, sans doute dans le louable effort de distraire les Français de la crise qui s’aggrave, c’est à l’édification d’un véritable festival du rire que François zéro occupe son temps… et sa communication. Pensez, après nous avoir, avec Cahuzac, refait le coup du « meilleur d’entre nous », le grand Barnum est obligé, en catastrophe, de lâcher celui qui est aujourd’hui coupable, ni plus ni moins, que d’un « outrage à la République ».

La République une valeur refuge

Comme à chaque fois qu’ils sont pris la main dans le pot de confiture, les socialistes, grands donneurs de leçon devant l’Eternel, convoquent les mânes de la République. La « brave fille » est présente dans la moindre de leurs déclarations, comme si l’invoquer en boucle venait laver le front des pénitents. Ce n’est pas la peine de dauber à longueur de temps sur l’Église de France et la bonne conscience des « culs bénis » qui se rendent à confesse pour pouvoir continuer à mieux tromper leurs femmes, si c’est pour invoquer la République comme les autres la Vierge Marie. La stigmatisation des fautes confessées par Cahuzac comme étant « indignes d’un élu républicain » enlève-t-elle quoi que ce soit à la faute elle même ? Doit-on en déduire que l’ancien Maire de Villeneuve-sur-Lot se serait comporté comme un vulgaire royaliste voire – nous n’osons le penser – comme un séide de madame Le Pen ? Vont-ils bien finir un jour par nous donner la définition de ce qu’est « un élu républicain » ? Est-ce un être étrange venu d’ailleurs touché par le Saint Chrème de Louise Michel ? A contrario doit-on déduire, de cette invocation totémique, que des élus « non républicains » se dissimulent parmi les membres du Parlement ?

blog -Hollande-j ai tant aime CahuzacUn proverbe nautique fleuri et évocateur prétend que : « quand on a de la merde au cul, on évite de grimper au grand mât ». Que n’avons-nous entendu ces derniers jours, venant de nos grandes consciences républicaines, avant leur viol par le méchant Cahuzac, au sujet de Nicolas Sarkozy ? Avec un respect de la présomption d’innocence qui fait chaud au cœur, toute la socialie s’est précipitée pour faire de l’ancien Président : un détrousseur de vieille dame sénile dans le besoin (ces Hongrois décidément : tous des voleurs de poule). C’est sans aucun doute le même « esprit républicain » qui permettait à Flamby de nous promettre « les yeux dans les yeux » une République (encore elle) irréprochable, sous-entendant ainsi lourdement (et sans preuve sinon ce ne serait pas drôle) que celle de son adversaire, elle, ne l’était pas. Moins de quinze jours après cette mémorable saillie, « Moi Président » chargeait Cahuzac de lutter contre la fraude fiscale…

Une communication impossible

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On l’a vu (et surtout entendu) la vertu outragée est l’unique ligne de défense présidentielle. Cette stratégie est aussi efficace pour faire face à la crise que le fut la ligne Maginot pour faire face à la Wermarch. La gauche morale, murée dans ses certitudes, assène à un peuple ébahi ses jugements définitifs. « Comment pouvez vous croire que si le Président avait su… » et autre « nous n’avions pas de raison de douter » et « il me l’a dit les yeux dans les yeux » se succèdent à un rythme effarant, avec pour seul espoir, celui de noyer dans l’œuf les interrogations légitimes.

De deux choses l’une : soit le Président savait depuis décembre que l’enregistrement était authentique (ce que semblent corroborer des informations policières) et le Chef de l’État a donc couvert le « violeur de la République », soit il n’en savait rien et c’est benoîtement qu’il a pris pour argent comptant (façon de parler), les dénégations de son ministre félon. Dans les deux cas, il n’est pas à la hauteur de sa mission. Dans le premier : c’est un parfait cynique byzantin digne de François Mitterrand (quand je vous dis que l’on ne va pas s’embêter), dans l’autre c’est un parfait crétin. Quelle que soit la vérité, il est perdant et n’a de toute façon pas mesuré, une seule seconde, les dégâts que cette affaire pourrait causer dans l’opinion. Comment expliquer sinon cette totale improvisation dans la communication gouvernementale. Comme si couper une branche pourrie pouvait exonérer le jardinier de s’expliquer sur le temps qu’il lui a fallu pour s’en apercevoir.

Autre temps autre mœurs

211507417Une chose est sûre c’est que chez les socialistes, nous avons changé d’époque. Sous le règne de feu Tonton, il est vraisemblable que Jérôme Cahuzac  n’aurait déjà plus été de ce monde. Qu’il ait eu un accident vasculaire ou qu’il se soit opportunément suicidé au bord d’un canal, avec l’arme de service de son garde du corps (qui comme chacun le sait se range toujours dans la boîte à gant des voitures de fonction) et nous n’entendrions plus parler, en cet instant, que des mérites exceptionnels d’un professionnel de la réimplantation capillaire, injustement livré à la férocité d’une meute de journalistes envieux, de ne pouvoir s’être offert ses services. Bref on nous servirait à foison, la potion du self-made-man besogneux persécuté en raison de ses origines forcément modestes et patati et patata.

Devons-nous regretter ces temps anciens ? Bien sûr que non, car l’époque présente, où le pénitent va à contrition médiatique par la grâce de l’entraide judiciaire entre la France et la Suisse, nous réserve encore bien des rebondissements joyeux. En premier lieu, il y a fort à parier que les 600 000 € ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Le meilleur reste sûrement à venir. Il faut bien reconnaître que s’il ne s’était s’agit que, pour un chirurgien méritant (bien que socialiste), de mettre de côté une somme gagnée à la sueur de son front, afin de la soustraire à la voracité de tous ces parasites égalitaires qui peuplent notre pays de cocagne (surtout pour eux), notre large esprit libéral aurait bien volontiers donné l’absolution au bon Docteur Cahuzac.

La race des saigneurs

Malheureusement pour l’exercice de notre charité, il semble bien que ces fonds aient une provenance beaucoup moins noble que le seul fruit du travail de l’intéressé. On l’oublie trop souvent, mais avant d’être « Monsieur 3 % » dans le gouvernement Ayrault, Jérôme Cahuzac avait été « Monsieur médicament » au cabinet de Claude Evin (pas le marchand de chocolat, l’autre : l’ayatollah anti alcool et anti tabac) alors ministre de la Santé de Michel Rocard. À cette époque, avant que Mitterrand (toujours lui) ne l’assassine une bonne fois pour toutes, en lui envoyant Bernard Tapie dans les gencives aux Européennes de 1994, Rocky avait pour ambition de se présenter aux présidentielles de 1995 (le fou !). Qui dit ambition présidentielle, dit besoin d’argent et qui précise contre la volonté de Mitterrand, implique besoins de financement alternatif. D’où les questions qui se posent, aujourd’hui, sur le rôle du « Monsieur médicament »de l’époque.

6164_10151335687946977_1688439953_nPour faire simple, il se pourrait bien que le « contrit de Bercy » ait été en charge de faire cracher les labos pharmaceutiques au bassinet du chantre de la nouvelle gauche, en échange de quelques juteux passe-droits, payés par la Sécu. La Sécu, vous savez, le machin obligatoire qui se finance comme Bernard Madoff avec le même résultat. Le truc qui est gratuit pour les nouveaux arrivants (merci l’AME), mais qui coûte les yeux de la tête aux cotisants historiques qui voient leurs droits rognés au fur et à mesure que se creusent les trous. Ces mêmes déficits, de la résorption  desquels sont précisément chargés, ceux qui s’entendent si bien avec les laboratoires pharmaceutiques. Comme c’est étrange ! Pourquoi croyez-vous donc que c’est aux seuls cotisants qu’est laissé le soin des mesures d’économies à prendre, pour « redresser » des régimes « structurellement déficitaires » ?

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Cette affaire Cahuzac illustre à merveille la duplicité socialiste. Tout à leurs cours de morale et à leurs fantasmes d’accaparement de la République, les héritiers de Jaurès s’enferrent dans un autisme abyssal qui les coupent du pays réel. Prompts à voir la paille dans l’œil du voisin, ils sont incapables de voir les poutres qui leur transpercent le crâne. D’où les jérémiades pathétiques des députés et autres militants « de base » sur l’air du « pas ça, pas chez nous ». À les entendre, on les plaindrait presque. Il faudrait pour cela qu’avant ils n’aient pas détournés à leur profit : l’argent destiné au développement de l’Afrique (Carrefour du Développement) ou raquettés les grandes surfaces (Urba et compagnie). Avant Cahuzac, nos socialistes vivaient tranquillement confits dans leurs certitudes. Ils étaient l’incarnation du Bien et luttaient courageusement contre le Mal. Les pourris, c’est bien connu, c’est la droite et ces salauds de Sarko, Copé et Hortefeux. Avec un talent de contorsionniste consommé, Harlem, le si désirable Premier Sectaire de la boutique, est déjà en train de nous expliquer que Jérôme Cahuzac s’est mis « de lui-même en dehors du parti ». Comme Lance Amstrong, les socialistes nous démontrent que si l’un des leurs se dopait à la fraude fiscale c’était à « l’insu de leur plein gré » et que c’est très mal, mais que c’est « l’affaire d’un homme ». Une brebis égarée, une victime expiatoire, l’exception qui confirme la règle ou l’arbre qui cache la foret ? Quoi qu’il en soit et à ce train là,  gageons que d’ici une semaine, « l’innocent aux mains pleines » sera devenu un affreux mec de droite… titulaire d’une carte PS depuis 1977. « Un piège sans doute, un complot nous verrons » … comme disait l’autre.

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CRISE DE LA DETTE : LE PRIX DE L’INDEPENDANCE

décembre 4, 2011

Les français sont-ils nuls en économie ? Un excellent député UMP des Yvelines vient récemment d’animer, à l’Assemblée nationale, un colloque sur ce sujet, au combien d’actualité. Hélas, poser la question en ces termes c’est aussi y répondre. Ce constat est d’ailleurs d’une si évidente banalité que dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il relève de cette tristement célèbre « exception française ». Que l’on se glorifie à ce point de nos tares est d’ailleurs tout à fait révélateur, tout comme le fait, pour le parlementaire en question, de devoir battre Benoit Hamon en juin prochain pour espérer pouvoir garder son siège. Qu’un parti, prétendument de gouvernement comme le PS, puisse faire d’un pareil ahuri, non seulement un candidat, mais surtout son porte-parole, voilà qui résume tous les colloques sur la difficulté qu’ont les français à appréhender le monde économique dans lequel ils évoluent.

Au commencement était le verbe

Vous l’aurez surement remarqué, tout ce qui se trouve à la gauche d’Alain MADELIN – et même aussi ce qui se situe à sa droite – prétend, sans rire, que nous vivons sous le joug de « l’ultra-libéralisme ». Lorsqu’ils sont à la droite de François BAYROU, ils prétendent « en corriger les effets néfastes » lorsqu’ils sont à sa gauche, ils entendent sortir la France de la « dictature des marchés ». Le Béarnais fluctuant, quant à lui, de l’un à l’autre au gré des vents du moment qui sont au centre, comme chacun le sait depuis Edgar FAURE, particulièrement tourbillonnants. A l’instar de leurs élites, les français ont donc une bien curieuse perception de l’économie. Décrire comme un « enfer libéral » un pays où 54% de la richesse est produite par divers monopoles d’Etat, revient à faire de la défunte Union Soviétique le canon de l’économie de marché.

La modération légendaire de la Presse française

Comme souvent en France, tout est dans le choix des mots. Nous venons de le voir, la dénonciation des méfaits supposés du marché est un mantra. Pas un politicien, pas un journaliste, pas une élite causant dans le poste qui ne les présentent comme LA cause de tout mal. Par association, en dépit des beaux discours sur le « vivre ensemble », les plus exaltés des zélateurs de l’exception française (comprendre la gauche de progrès), maudissent et vouent à la vindicte populaire tout ce qui, de près ou de loin, participe à la marche de l’économie. Ainsi sommes nous constamment invités à faire « rendre gorge » à ces salauds de banquiers. Il nous est également fortement conseillé de nous méfier comme de la peste, du monde de la finance apatride et de ses infâmes spéculateurs qui n’ont qu’un but : dépouiller la veuve et l’orphelin. Je n’exagère pas, ce discours de haine est dans tous les journaux et dans toutes les bouches de la classe parlante. Remplacez les mots « financiers, spéculateurs et banquiers » par le mot « juif » et vous aurez – en plus d’un retour aux-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, une vue assez réaliste de ce que l’on donne quotidiennement à penser aux français de l’économie.

Keynes ou le mythe de l’Etat providence

En réalité, notre élite – comme notre armée en 1914 et en 1939 – est en retard d’une, voire de deux guerres. Comme il n’y a rien de mieux que le « modèle social français » (on s’en doute) tout est bon pour le sauver, surtout les plus invraisemblables contre-vérités économiques. Les théories du petit père Keynes (le véritable petit père des peuples, à bien y regarder) étant particulièrement trapues, on nous les synthétise à l’envie pour mieux nous les faire absorber. Il ressort de ce dogme intangible, qu’en matière économique le salut de la France passe par la consommation. Cette dernière ne pouvant être soutenue que par les largesses de l’Etat, le cercle vicieux est enclenché. Dis moi combien tu dépenses, je te dirai ce que valent tes intentions.

Lorsque l’on se penche un tant soi peu sur cette assertion ânonnée à longueur d’ondes et de colonnes, on touche au génie français en matière de piège à cons. En effet, cette sacro-sainte consommation permet de transformer instantanément le vice en vertu, la paresse en qualité et le manque de courage en mode de gouvernement. Vous le savez bien, on vous le répète assez, toute relance de la croissance passe par celle de la consommation. Des sous, des sous ! Tout s’arrangera, tout s’améliorera. C’est la doxa socialiste[1], à peine aux affaires, les responsables du « Parti de l’intelligence » ouvrent les vannes pour « relancer la consommation ». Souvenez vous de 1981 et des 35 heures de l’amère de Lille. Sans remonter aussi loin, quelle était donc l’alternative socialiste au plan de relance de cet usurpateur de Sarkozy en 2008 ? La relance de la consommation cette bonne blague ! A cette époque, François Hollande et son troupeau d’énarques fustigeaient les emprunts destinés à assurer le financement des entreprises et réclamaient à corps et à cris que ces milliards soient « rendus aux français ». Notons au passage que pour qu’on nous les rendissent, il eut fallu que nous les possédassions au préalable et non que l’on aille les pêcher dans les eaux troubles de la finance apatride ; mais bon la sémantique… Seulement que ce passe-t-il dans un pays désindustrialisé comme l’est la France quant on relance la consommation ? Les importations explosent et le déficit commercial se creuse. La consommation, c’est les dépenses chez nous et la croissance… chez nos fournisseurs !

La politique de l’Etat nounou, fossoyeur de la politique industrielle

L’exception française, c’est qu’à force de remettre à demain les ajustements nécessaires et de faire toujours supporter aux mêmes les coûts exorbitants de notre « modèle » social, on s’est acharné à faire fuir les entreprises et donc les emplois qui vont avec. Salauds de riches ! Nos politiciens grands dispenseurs de morale de supérette n’ont pas vu – ou pas voulu voir – que la mondialisation, si elle ouvrait de vastes perspectives de croissance aux nations pourvues d’un outil industriel conséquent, entrainait aussi, une remise en cause des politiques sociales financées par le seul facteur travail. En commençant par nier cette réalité avant de la dénoncer comme l’œuvre du complot de la finance internationalisée contre le génie français, nous avons laissé filer des millions d’emplois. Tous nos politiciens sont comptables de cette bérézina. La gauche par aveuglement idéologique et la droite par pure lâcheté.

Plus les effets de cette réorganisation économique planétaire se faisaient sentir, plus les entreprises délocalisaient et plus l’Etat brassait de l’air en gaspillant les précieuses ressources qui nous auraient été nécessaires pour nous adapter, à l’instar de ce que firent l’Allemagne, l’Europe du nord ou le Canada. Pendant toutes ces années, personne ne s’est jamais demandé ce qu’il pouvait faire pour son pays, mais des tas de politiciens très malins nous ont expliqué ce que le pays devait faire pour nous. Et nous les avons cru ! Notre cécité économique a, jusqu’à présent, préservé ces Jobastes, du goudron et des plumes qu’ils méritaient pourtant amplement. Pire, nous continuons de les élire scrutins après scrutins. En France l’échec ne signe pas la fin d’une carrière politique, juste le droit de revenir la prochaine fois. Combiens de dizaines d’années avons nous trainés nos Giscard, Chirac et Mitterrand ? Le résultat de cette insondable stabilité du personnel politique est que nous avons payé nos droits sociaux avec de la monnaie de singe – fut-elle libellée en Euro –  car nous n’avons jamais voulu ajuster nos dépenses à nos recettes. Pourquoi prendre des mesures impopulaires alors que demain nous raserons gratis ! Nous avons délibérément foncé dans le mur en empruntant massivement pour financer des déficits causés par notre goût immodéré pour la distribution de faux droits. Nous ne sommes pas les seuls, mais nous, nous sommes partis vers ce mur en klaxonnant car nous sommes exceptionnels ! J’exagère ? Ecoutez donc les socialistes parler de la dépense publique (retraite, minima sociaux, nombre de fonctionnaires, collectivités locales …) et vous entendrez le klaxon.

Après la noce

Alors, comme chez le noceur impénitent, le réveil est douloureux. La crise de la dette vient tenir le rôle de la crise de foie et c’est avec la bouche pâteuse que le pays voit venir les signes avant coureurs de la fin de l’Etat nounou. De cigale nous allons devoir redevenir fourmi (car nous l’avons été par le passé, mais oui, mais oui !). Lorsque cette génération de pilleurs de baby-boomer qui nous gouverne aura enfin passé la main, nous allons devoir remettre à plat tout ce dont ces sangsues ont joui toutes ces années sans entrave. Puisqu’ils ont dépensé l’argent de leurs parents, le nôtre et celui de nos enfants, il va bien falloir faire notre deuil de l’Etat providence. Providentiel, il le fut pour une génération et une seule. Les suivantes auront à charge de le remettre sur pied pour qu’il puisse encore servir le destin national. Merci à tous les Cohn-Bendit, Weber, July et autres figures de proue de mai 68, qu’aurions nous fait sans elles ?

Il est amusant, dans ces petits matins glauques, de voir ou d’entendre les donneurs de leçons professionnels s’indigner de la toute puissance des marchés financiers. Ces affreux agioteurs qui complotent contre la démocratie et imposent aux peuples leur volonté, en limogeant comme bon leur semble les gouvernants qu’ils s’étaient donnés. Exit les Papandreou, Berlusconi et autre Zapatero, nous entrons dans l’ère de la politique austère (vous allez voir, Jospin va revenir de l’ile de Ré). Même si l’on est libéral et que l’on se félicite de ce retour – très progressif – à la norme et à l’orthodoxie budgétaire, force est de constater que ce qui vient de se passer dans les pays du « club med » est de nature à semer le trouble chez le moins « complotationiste » de nos contemporains. Que les deux « super Mario » italiens et le nouveau Démosthène d’Athènes soient tous passés par chez Goldman Sachs, la banque spécialisée dans les tripatouillages, entre autre, de comptes grecs, a de quoi inquiéter. Il n’en demeure pas moins que pour envoyer promener les marchés et les banques, il faut en avoir, au sens propre,  les moyens.

Le grand « yaka-faut-qu’on » de Saône et Loire, la « révélation » des primaires socialistes a acquis sa notoriété en refusant la dictature des marchés. Grand bien lui fasse, mais comment ce guignol compte-t-il s’y prendre pour maintenir le « modèle social » français en envoyant promener ceux qui le finance ? L’indépendance nationale est devenue une utopie par la grâce de trente années de laxisme budgétaire post soixante-huitard. Quand on emprunte, on se met dans la main du préteur, c’est vieux comme la banque et l’usure. Il n’y a que deux façons d’en sortir. Soit on paye ses dettes et, selon le dicton populaire, on s’enrichit. Soit on arrête de payer et dans ce cas, il faut aller chercher l’argent à la pointe des baïonnettes. Ce sont, au pire, les guerres révolutionnaires ou, au mieux, la guerre froide. Au moins, pour cette dernière sommes-nous bien préparés à la livrer, par la grâce de notre fonction publique soviétiforme et de « l’intelligentsia » qui en découle. Rappelez vous des élections de 2007, au premier tour, nous avions un représentant de chaque sous-secte trotskiste. Les adeptes de la sainte trinité marxiste (Lénine, Marx, Engels) avaient un choix qui allait du bolchévisme modernisé au Lambertisme soit 4 des 10 candidats en lice. Quand on voit vers quelle Sibérie intellectuelle Alain MADELIN a été exilé après son échec en 2002 par toute la France qui cause, comment douter que la France du 21ème siècle, soit la dernière survivance de l’URSS et qu’en conséquence les Français soient des buses en économie?


[1] Je suis bien conscient que ceux qui se sont, sans rire, prétendus de droite ont aussi mené pendant des années, ce type de politique imbécile. Seulement comme la source intellectuelle de cette aberration est à gauche, je dénonce le modèle, pas les ersatz.

Grenelle, c’est ici que l’écolo … git

mai 12, 2010


La crise née des subprimes qui se relance avec la dette souveraine sur fond de tragédie grecque aura eu au moins un effet positif, celui de renvoyer aux calendes hellènes la mise en œuvre des chimères écologistes.

La France, toujours en pointe pour donner des leçons au monde

Comme de bien entendu, dès qu’il s’agit de donner des leçons à la planète, la France s’est distinguée. Bien qu’arrivée très tardivement à maturité politique dans notre pays, l’activisme écolo-bobo s’est caractérisé par un messianisme sectaire et dominateur comme nous seuls en avons le secret.  Dès que nous sommes persuadés de tenir une vérité, elle devient absolue et notre devoir, notre « droit légitime »,  est de l’imposer aux récalcitrants, aux mécréants et autres criminels dubitatifs qui nous entourent. Imaginons nous un instant que dans les années 80, les Allemands, sous la pression de leurs Verts, soient venus nous expliquer, aussi bruyamment, comment nous y prendre pour construire nos centrale nucléaires …

Fort heureusement le temps a fait son œuvre et notre position de puissance moyenne ne nous permet plus d’exporter nos lubies par la force. La « lumière » de l’écologie a beau avoir mis du temps à frapper nos brillants esprits, elle n’en est pas moins devenue, en l’espace de quelques malheureuses années, le passage obligé de toute décision publique. Le bien commun à laissé la place au « bon pour la planète » seriné quotidiennement à longueur de bulletins météos par des présentatrices à l’aspect aussi lisse et « naturel » que Michael Jackson…

La passion du vivant s’est emparée de l’hexagone, plus une seconde ne doit être perdue dans la lutte contre le réchauffement climatique, cette sourde menace qui relègue la crise économique, la famine, la guerre civile, le SIDA et la malaria au rang de vulgaires boutons de fièvre sur le corps malade d’une planète au bord de l’implosion.

Et dire que pour en arriver là, il aura fallu que 15 000 vieux passent l’arme à gauche, six mois avant terme, à la faveur d’un épisode de chaleur intense durant la première quinzaine d’aout 2003. La Terre était exsangue, l’homme la brûlait par les deux bouts. Le sort médiatique réservé à l’imprudent ministre de la santé de l’époque, qui nous apparut un soir en bras de chemise pour nous expliquer que rien n’était vraiment dramatique, a suffi pour convaincre jusqu’au plus borné de nos politiciens, qu’il convenait de taire ses doutes et de mettre en œuvre « fissa fissa » les recommandations des « prévisionnistes » du GIEC qui avaient trouvé leur Buisson Ardent, dans cette canicule inespérée.

Sous l’œil mi amusé mi irrité de nos partenaires, nous sommes partis en croisade pour la planète. Aucun poncif ne nous aura été épargné et la grande machine à culpabiliser s’est mise en marche. Tout y est passé, de nos habitudes de consommation en passant par nos loisirs, notre alimentation et nos modes de déplacement : rien n’allait, nous courrions à la catastrophe.

Le retour des pouilleux

Nos Verts, qui agonisaient paisiblement dans leur coin depuis que Dominique Voynet avait déclaré un soir dans le poste que l’Erika n’était qu’une petite goute de pétrole dans  un océan de félicité jospinienne, ont retrouvé, du coup, une nouvelle jeunesse. Le comportement des scories « crâssouilles » de mai 68 qui refusaient mordicus de rencontrer un savon, un peigne, un fer à repasser ou tout autre instrument symbolisant l’obsession petite bourgeoise pour la propreté, devenait soudainement un acte « éco citoyens », par la grâce de la lutte contre l’effet de serre. Le « pas net » devenait la norme, le ver dans le fruit un gage de qualité, le jardin sauvage une règle. Le sémillant José Bové, ses moustaches en broussaille et ses notions toute personnelles de l’hygiène et du droit de propriété, jouait à la nouvelle icône du retour à la nature. Une sorte de compromis de circonstance entre Vercingétorix, Gandhi, Néron et Attila. Le « bon sauvage » du Larzac qui fleure bon la chèvre, l’engrais organique et le « droit de l’hommisme  Tiers-mondo-centré ».

Les apôtres de la décroissance refaisaient surface et leurs théories fumeuses sur les bienfaits d’une diminution de la production retrouvaient un écho chez les nouveaux « saigneurs » des villes : les bobos. La France « qui pense » s’est, alors,  mise en tête d’apprendre à celle qui travaille comment elle devait vivre. Des gens que rien ne prédisposait à avoir la moindre idée de la façon dont s’organise une filière agricole, ou le travail dans une usine, avaient d’un seul coup une idée très précise de ce que devaient être les conditions de productions optimales pour préserver le « capital des générations futures ».

La productivité agricole doit être, selon eux, combattue car elle pousse à la surproduction et maintient les pays du Sud dans une cruelle dépendance alimentaire. A croire que les adeptes de la bio diversité sont plus préoccupés par le sort des limaces à poils jaunes que par celui de l’Afrique noire. En poussant leur raisonnement jusqu’à son terme, on en arrive à la seule conclusion logique : la PAC et son productivisme ont permis de nourrir l’explosion démographique qui assombrit, aujourd’hui, l’avenir de la planète. Une bonne famine rétablira l’équilibre !

La mayonnaise des enfants de Gaïa  a pris au delà de leurs espérances les plus folles. La course à l’échalote bio a connu son paroxysme juste après l’élection de 2007. A l’issue de l’hilarante séance de dédicace du mur de la bêtise environnementale par tous les candidats à l ‘Elysée,  sauf un, tout ce que le pays de Mirabeau comptait de bien pensants s’est réuni autour d’une table pour accoucher du nouveau serment du Jeu de Paume. Comme depuis mai 68 les totems révolutionnaires ont changé et qu’il ne viendrait à l’idée de personne sauf de quelques basques de jouer au tennis à main nue, nos « grands » Homme ont préféré les abords des Invalides au stade Roland Garros. Le « Grenelle de l’environnement » marquait l’an 0 de la nouvelle alliance entre l’Homme et sa Planète. Tel Moïse descendant du Mont Sinaï, Jean Louis Borloo portait avec fierté les tables de ses nouvelles lois. La révolution verte était en marche, rien ne pouvait venir l’arrêter, on allait voir de quel bois nous allions, désormais, nous abstenir de nous chauffer.

Copenhague : une grande claque vaut mieux qu’un gros choc

Le malheur a voulu qu’entre temps, des ménages américains aussi obèses que surendettés n’aient plus été en mesure de faire face aux échéances de leurs emprunts immobiliers. Le système bancaire mondial menaçait ruine et nos Etats, parant au plus pressé, nationalisèrent le crédit en rachetant massivement les créances douteuses de ces gros pollueurs de banlieusards « Yankee ». Ce faisant l’Humanité passa très près de la catastrophe. Du coup, les perspectives de cataclysmes climatiques causés par les deux à trois degrés d’augmentation des températures moyennes sur le siècle, parurent de bien lointaines perspectives. Partout dans le monde, sauf en France, l’urgence était à la relance économique. La décroissance, on en voyait les effets et ils n’étaient pas bons du tout !

Mais au pays de Descartes, on n’a que faire de l’agitation des fourmis et autres insectes sans but ni dessein qui nous entourent. Nos partenaires n’ont pas notre hauteur de vue. Ils ne disposent pas des « amortisseurs de crise » tirés de notre « bidule social » qu’il est bien présomptueux de qualifié de « modèle » tant il se distingue par son unicité. Ils réfléchissent égoïstement et à court terme.

Heureusement que Dieu, dans son infinie sagesse, a inventé la France pour guider le monde. Seuls et contre tous nous continuions à nous enflammer pour le climat et nous nous apprêtions, dans un élan de passion extatique, à lui sacrifier le peu de force que la mondialisation avait bien voulu nous laisser.

Las ! Le sommet de Copenhague a été une claque d’autant plus retentissante qu’il avait été mal préparé. L’Europe, est arrivée divisée, et pour cause, face à des adversaires bien décidés à ne pas hypothéquer : qui leur développement, qui leur redressement, sur l’autel des lubies françaises portées par un Président plus Cassandre que jamais pour l’occasion. Renvoyé sèchement à ses chères études, Nicolas Sarkozy comprit, mais un peu tard, que cet activisme écologique ne lui apporterait rien de bon, tant les temps avaient changés. Il est difficile d’ouvrir des yeux obstinément scellés par une armée de courtisans serviles : il aura fallu attendre que son électorat se rappelle vigoureusement à lui pour qu’il se rende, enfin, à cette évidence.

La fin des haricots … verts

Le Grenelle 2 que les députés viennent d’entériner, n’est rien d’autre que l’aggiornamento du Président. La France n’est pas une ile et ne peut donc se permettre de se singulariser, sans risque. Sa politique économique doit être au diapason de celle de ses partenaires. La taxe carbone sera européenne ou ne sera pas. On se rend compte, finalement, que les éoliennes ne sont pas une source d’électricité alternative adaptée. La consommation de cette énergie, non stockable, dépend de conditions climatiques qui ne sont  pas nécessairement liées à la force du vent. On finit par admettre qu’il est économiquement contre productif d’acheter trois fois plus cher le produit de ces nouveaux moulins d’acier qui défigurent le paysage aussi surement que les lignes à haute tension que les mêmes refusent de voir franchir les Pyrénées.

Après s’être fait botter les fesses, l’UMP revient à la raison. Les Khmers verts ne seront jamais satisfaits, à l’instar de l’ineffable Noël Mamère, qui est à l’écologie ce que le rat est à la peste : un vecteur opportuniste. Comment croire un seul instant qu’un compromis avec des « humanistes » de cet acabit, qui voient dans chaque opposant à la burka un vichyste et pratiquent l’excommunication en guise de préambule à toute étude du bien fondé de leurs thèses, puisse avoir un quelconque intérêt politique ? Il n’est pas rentable, pour plaire à de tels sectaires, de s’aliéner des électeurs, déjà passablement échauffés par les renoncements en cascade auxquels la majorité parlementaire s’est livrée depuis trois ans. Je ne crois pas m’avancer beaucoup, en affirmant que faire montre de bon sens sur l’écologie ne sera pas mis au débit de celui qui en 2007 voulait « redonner tout son sens à la politique ».

La crise économique et sociale que nous traversons est un chantier autrement plus urgent que la préservation des paysages que Yann Arthus Bertrand voit du ciel et que ses amis s’empressent de saccager à grand coups d’éoliennes. Elle pousse à des ajustements drastiques et renvoie, sine die, les projets conçus au temps des vaches grasses. Il convient de remettre l’économie sur les rails pour avoir encore un avenir à construire. Qu’il faille donner aux Hommes les moyens de vivre et de s’épanouir, en prenant garde à ne pas scier la branche sur laquelle ils sont assis, est une évidence. Encore ne faut-il pas sacrifier l’Humanité à ce louable objectif. A l’envoûtante excitation de la passion écologique succède la trop sage raison économique. Après avoir tant donné de leçons au monde, qu’il est doux, pour une fois,  de faire comme les autres.