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DECHEANCE

janvier 13, 2016

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Le monde des petits hommes qui se succèdent depuis des décennies à la tête de notre Etat Potemkine est en émoi. Simplet, le dernier des nains que nous avons bien imprudemment placé au sommet de la pyramide de médiocrité qui nous tient lieu d’exécutif vient d’avoir une série d’idées tordues, pour lutter contre le terrorisme. Seul un socialiste pouvait avoir le courage de prendre de telles mesures … extrêmes, bêlent ses laudateurs à carte de presse, tandis que les autres s’étranglent devant tant de « renoncements » à leurs valeurs républicaines … de gôôôche. Qu’il est loin le temps où Grincheux, le nain apatride suppôt du capitalisme spoliateur mettait tous les plumitifs d’accord. Toutes ses propositions n’étaient elles pas marquées du sceau de l’infamie des zheureslesplussombresdenotrehistoire ? Qu’il était alors doux d’endosser l’habit du Résistant en peau de lapin qui seyait si bien aux progressistes en chambre ! Quand la fortune et la compromission vous éloignent tant du quotidien de la plèbe, vous en venez à la mépriser. Comme vous ne pouvez faire sans, car elle est la justification à votre existence oisive, vous en substituez une nouvelle… par importation. Une fois nantie de vos nouveaux damnés de la terre, vous donnez des leçons de morale à vos opposants de tous ordres. En les traitant de racistes, fascistes, bêtes immondes, vous terrorisez vos adversaires et vous camouflez utilement les questions qui fâchent, sous le tapis de votre trop bonne conscience. Pour le cas où cela ne suffirait pas, les trois qualificatifs peuvent utilement se cumuler dans l’épithète de nazi. La reductio ad hitlerium vient, alors, irrémédiablement clore tout débat où vos contradictions apparaissent de manière trop prononcées. Telle était la vie paisible de l’intellectuel engagé (par la gauche) jusqu’à cette terrible année 2015. Hélas, voilà que les chances pour la France tant célébrées par ces tartuffes s’avèrent être de gros boulets explosifs. 149 Français — parmi lesquels un nombre non négligeable de gens ayant cru à ces fadaises multiculturelles — sont morts sous les balles des fanatiques islamistes. Rien ne devrait plus être comme avant … et pourtant les nains s’agitent pour que rien ne change.

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L’État socialiste n’est plus bon à rien

 

Nous l’avons déjà analysé à la suite du 13 novembre, l’État ne sert plus à rien. Il a tellement enflé, il s’est tellement dispersé et éloigné de ses missions premières qu’il ne parvient plus à assurer la plus substantielle, celle qui commande toutes les autres : la sécurité. Si les citoyens consentent à se délester d’une part de plus en plus importante de leurs revenus en impôts et taxes diverses au profit de Gargantua, c’est uniquement pour que celui-ci assume, à leur profit, des tâches qu’ils ne peuvent assurer seuls. Lorsque l’État engoncé dans ses habitudes et certitudes, corseté par les liens tissés par un nombre prodigieux de lobbys lilliputiens se montre incapable de se réorganiser pour les protéger, les Français se rebiffent et font, du Front national, le premier parti de France.

 

putin-mildly-amusedRien d’étonnant à cela. Et pourtant, malgré les dénégations de la classe jactante, rien n’a été fait depuis janvier. Les fous de Dieu vont et viennent à leur guise entre la France et les zones de combats pour les valeurs moyenâgeuses de l’Islam. Il serait inconvenant de répondre au défi terroriste en abandonnant notre liberté disent les idiots utile de la soumission. Dans le même temps, nous n’allons pas nous questionner sur les liens, pour le moins troubles, qu’entretiennent nos alliés du golfe Arabo-Persique avec nos ennemis islamistes. Non, des gens qui ont l’obscurantisme religieux en partage ne peuvent vouloir conspirer à notre perte … Mes amis mettez vous le bien dans le crâne : notre seul ennemi c’est le Front National. Résultat : le 13 novembre et 130 morts de plus.

 

Dès le lendemain, les nains se sont dit (à juste titre) qu’il fallait réagir. Ils ont convoqué le Congrès à Versailles et ils ont proclamé l’État d’Urgence. En quoi consiste justement cette mesure phare du socialisme triomphant ? Il ne s’agit, ni plus, ni moins que de redonner à la police, les moyens qui lui ont été enlevés au fil des années, par toute la bien pensance socialisante, au nom des droits de l’homme. Perquisition de nuits, écoutes et filatures se succèdent sans passer par l’intermédiaire des gardes juges rouges dressés à la haine du flic et formés à lui mettre des bâtons dans les roues. C’est bien connu : la Police c’est Vichy. D’abord y avait-il des juges lors de la rafle du Vel’d’Hiv ?

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Déchéance de la nationalité et autres tartufferies de gauche

 

gifa-sad-rabbitBig Mother est une ivrogne sénile et ventripotente qui ne sait donc que pérorer tout en se repaissant du labeur de ses enfants. Dans ces conditions, le débat surréaliste auquel nous assistons autour de cette question de double nationalité vient utilement masquer ces failles béantes. Cependant, la crise que nous vivons est d’une telle ampleur qu’elle met à nu les contradictions sur lequel l’édifice branlant du pacte national, conçu et voulu par nos élites, a été bâti. La façade se lézarde et les fondations tremblent. Nos gouvernants qui n’ont jamais osé affronter le débat sur l’immigration et ses conséquences se retrouvent pris au piège de leurs dénégations successives. Celui-ci leur revient et en pleine figure.

 

ob_622310_ignace-decheance-nationalite-terrorismLe fond de la question n’est pas que cette mesure de déchéance crée deux catégories de français. Le problème c’est la possibilité offerte à tant de chances pour la France, de continuer à l’être aussi pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. C’est cela qui crée deux catégories de Français, pas le fait que l’ont puisse retirer aux uns leur passeport « Gaulois » surnuméraire. Le nombre proprement hallucinant de personnes concernées par ces questions de double nationalité devrait nous faire réfléchir sur leur volonté d’intégration (à ce stade parler d’assimilation est une vue de l’esprit). De cela bien sûr, personne ne cause à gauche. Non, ils veulent même ôter toute portée à une mesure réclamée par 90% des français en l’étendant. La déchéance pour tous : le changement c’est vraiment maintenant ! En vérité, s’ils s’agitent autant sur cette question, c’est que les tartuffes du PS (et leurs homologues de la droite honteuse) sentent bien qu’ils sont en train de reculer. Pour la première fois depuis la mort de la France du Général de Gaulle, l’identité nationale revient en fanfare et le drapeau n’est plus une honte. Ce débat vient à point nommé après tous ceux que nous n’avions osé aborder sur le même thème : les joueurs de foot qui ne chantent pas la Marseillaise, la réécriture de nos livres d’histoire pour ne pas offenser nos « invités », les horaires homme/femme dans les piscines et tous ces arrangements raisonnables qui font dire à nombre de nos compatriotes qu’ils ne sont plus chez eux.

 

Hollande scie consciencieusement la branche

 

4844901_7_1b03_decheance-de-nationalite-et-militants-ps_788a8347936a4777b10075dee2138fd9Hollande, l’homme de la synthèse, celui dont tous les clients vantent le génie politique s’est pris, avec cette histoire de déchéance, les pieds dans le tapis. Il croyait corseter la droite en reprenant une de ses propositions, la forçant ainsi à avaler sa réforme constitutionnelle. Il s’est aliéné sa majorité. Comme les imbéciles sont beaucoup plus nombreux, il a d’abord braqué tous ceux qui croient que les droits de l’homme sont les nouveaux commandements divins, remis à Badinter au détour d’un buisson-ardent du jardin du Luxembourg. Ne riez pas, ils sont légions (les croyants, pas les buissons ardents). Ensuite viennent ceux (moins nombreux) qui, ayant construit leur carrière sur la défense des populations nouvellement installées, sentent que ces mesures vont un peu changer les choses. Enfin il y a les cyniques (beaucoup moins nombreux, car il faut être intelligent) qui réalisent que le magistère de la gauche sur le camp du bien prend fin avec cette mesure « symbolique ». C’est la raison pour laquelle ils la combattent aussi farouchement, en abusant de la crédulité des imbéciles et en faisant monter au créneau les ayants droit.

 

fascism-socialismPourtant, même lorsque l’ont est aussi à l’aise à droite que l’auteur de ces lignes, force est de constater que la mesure en question ne va pas bien loin. Sa portée est limitée et n’est pas de nature à terroriser un terroriste, selon l’expression du seul véritable ministre de l’Intérieur que nous n’ayons jamais eu en 40 ans. Simplement c’est un précédent. Pour la première fois depuis 40 ans, donc, une mesure, symbolique, réclamée par la droite est en passe d’être adoptée par la gauche. Depuis Giscard c’est toujours l’inverse qui s’est produit. La gauche impose ses symboles à une droite qui s’excuse de ne pas y avoir penser elle même. À l’inverse, le PS déroule ses totems sans retenue : peine de mort, 35 heures, impôts sur la fortune et taxation à tout va, cop 21, mariage homo… Tout ce qui vient de la droite est rejeté avec dédain par un Peuple de gauche sûr de lui et dominateur. Cette histoire de déchéance de nationalité marque donc un coup d’arrêt à la toute-puissance de la gauche. Bien sûr nous ne passerons pas, en cette seule occasion, de l’ombre à la lumière. À droite, nombreux sont encore ceux qui s’excusent de ne pas être de gauche. Nous avons encore quelques belles contritions à subir et le refrain du progressisme débridé n’est pas sur le point de rester bloqué dans gorge des héritiers de Karl Marx. Seulement une borne aura été posée et qui plus est, dans la constitution.

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Lorsque les évènements se précipiteront (car les barbus recommenceront), les mous devront laisser la place à des responsables déterminés. Alors, nous disposerons d’un instrument susceptible d’apporter une partie de la solution. Notre devoir est de nous protéger. Notre obligation est de nous débarrasser de ceux qui, par leurs actes, se mettent en dehors de la communauté nationale. Il ne faut pas empêcher les apprentis djihadistes de partir vers leur destinée. Le pardon est l’affaire de Dieu disait le général Norman Scharzkopf, notre boulot est d’organiser la rencontre. Il faut rendre le retour de ces « martyrs » impossible. Pour ce faire, les binationaux doivent être déchus de leur nationalité française et embastillés (pour ne pas dire enchristés), dès qu’ils prennent les armes contre la France, en Syrie au Mali ou au Yémen et non attendre qu’ils reviennent nous tirer dessus. Nos nationaux, quant à eux, seront enfermés dans des camps au fin fond de la Guyane d’où ils ne seront plus une menace que pour les piranhas. Le Maroc et l’Algérie ont des méthodes éprouvées, pour résoudre la question du terrorisme islamique. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, laissons jouer le principe de subsidiarité. La Tunisie, elle, est peut-être moins en pointe dans ce domaine, du fait des conséquences de ce que nous avons bien imprudemment appelé le printemps arabe. Jouons alors pleinement notre rôle d’ancienne puissance tutélaire et établissons les bases d’une coopération régionale fructueuse en la matière, entre ce petit pays et ses deux grands voisins du Maghreb. La question qui doit tarauder nos dirigeants n’est pas celle de savoir comment excuser le radicalisme islamique, mais comment l’éradiquer. Nous devons revoir les conditions dans lesquelles nous accordons la nationalité française. Nous devons expulser sans faiblir ceux qui propagent la haine de la France et nous désintéresser totalement du sort qui leur sera réservé dans leur pays d’origine. Nous devons dans le même temps assimiler (et non pas intégrer) tous ceux qui se reconnaissent en nous et nous devons, dans un même mouvement, faire taire tous les idiots utiles qui se soumettent d’ores et déjà à l’envahisseur hirsute, sexiste et totalitaire, au lieu de lui résister.

Merkel

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UNE LIBERTE SOUS CONDITION DE RESSOURCES INTELLECTUELLES

mai 9, 2015

nuage-mots Dans le paysage apocalyptique qui nous tient lieu de débat politique, l’apparence l’emporte systématiquement sur la conviction. Dans ces conditions il n’y a rien d’étonnant à ce que des acteurs fatigués nous imposent le spectacle obscène de leurs leçons de morale perpétuelles. Alors que nous entamons l’an 4 du règne de François le petit, nous glissons chaque jour un peu plus de la liberté vers l’oppression, au nom de cette morale que brandissent fièrement les fanatiques de la bien-pensance. Le fait qu’en dehors d’eux, plus personne n’adhère à ces fadaises pour instituteurs à cols roulés ne fait que décupler leurs ardeurs de Savonarole. La grande pieuvre de la pensée unique étend maintenant ses tentacules liberticides des médias, à l’école en passant par nos ordinateurs. Comme tout organisme dont la domination est remise en question, c’est quand elle perd pied que la bête est la plus dangereuse. De la loi sur le renseignement, à la comédie grotesque autour des fichiers fantômes de la ville de Béziers, le moindre événement médiatique donne lieu à une avalanche de moraline où les paradoxes apparents le disputent aux contradictions flagrantes, pour raboter toujours plus les libertés fondamentales que nos Pères nous ont léguées. Le Patriot Act à la française À la suite de l’attaque perpétrée par des salafistes saoudiens contre le World Trade center et le Pentagone, l’Amérique prit une série de mesures destinées à contrer la menace terroriste sur son sol. Ces lois d’exception ont permis aux gouvernements (le pluriel est capital) qui se sont succédés depuis à la tête du pays de prendre de considérables libertés avec Liberté. Comme l’Amérique n’est pas la France, quelques consciences locales se sont élevées pour dénoncer les abus, dans lesquels se sont voluptueusement roulés les services américains spécialisés dans le renseignement. Capture d’écran 2015-05-06 à 07.56.37 sine-liberte-d-expression-charlie-hebdo-599x709Dans notre beau pays épris de paix et de concorde civique, des causes dissemblables viennent de produire un effet sensiblement similaire. L’attaque odieuse contre la « liberté d’expression » des gauchistes qui a eu lieu le 7 janvier 2015, puis le massacre antisémite (nettement moins condamné) qui survint deux jours après, a donné lieu à une innovation législative qui n’a rien à envier aux expérimentations hasardeuses des Américains sur le sujet. Tout comme en Amérique n’importe qui pourra désormais être écouté et enregistré, sous le prétexte commode qu’il pourrait (le conditionnel fait tout à l’affaire) porter atteinte aux intérêts vitaux de la France (lesquels ne sont pas définis avec une précision d’orfèvre, c’est le moins que l’on puisse dire). Les socialistes — qui sont à la Liberté ce que la guillotine est à l’humanisme — protestent de leurs bonnes intentions et entonnent l’air connu du « nous n’en abuserons pas » (c’est ça, fume c’est du Belge !). CartooningForPeace_Copyright-RSFCe dispositif est disproportionné et parfaitement inefficace (en ce qui concerne le terrorisme). Le problème ce n’est pas la collecte des données, mais leur exploitation. Alors que nous ne savons que faire de nos « chances pour la France » qui reviennent en masse du pays des barbus en folie, le couteau entre les dents et la Kalach dans le slip, on nous explique que cette loi indigne va permettre à nos forces de sécurité de nous protéger efficacement. De qui se moque-t-on ? Les Kouachi n’avaient pas cessé d’être écoutés par la faute de dispositions législatives inadaptées, mais bien parce que l’on avait décidé d’affecter ailleurs les moyens humains destinés à exploiter les données recueillies auprès d’eux. On n’attrape pas des terroristes avec des algorithmes informatiques, mais avec des enquêtes de terrain et du bon sens humain. En réalité ce texte va permettre d’écouter les déviants de la pensée et les adversaires politiques, sans craindre de se faire gauler, comme dans le cas Sarkozy. valls-renseignementTout ceux qui, durant un débat parlementaire bien vite expédié (il en va de la sécurité de la Nation, merde !) auront eu le malheur de réfléchir, un minimum, à ce que tout ce barnum sécuritaire pouvait avoir comme implication réelle et pratique, auront été vilipendés comme « traitres à la Patrie » par le toujours très mesuré Manuel Valls. Au final, l’Assemblée a approuvé le bidule par 438 voix de moutons contre celles de 86 braves. Il est amusant de relever, à l’heure où l’on convoque si facilement les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » que, les ancêtres de cette bande de pleutres avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain dans des proportions quasi identiques en Juin 1940 (étonnant, non ?). Loi-sur-le-renseignement-le-conseil-constitutionnel-pose-ses-conditions_article_popin Le fascisme biterrois Pendant que nos députés s’asseyaient avec volupté sur nos libertés fondamentales, la gôôôche de salon s’émouvait à grand bruit, des agissements du « Nazi » que ces demeurés de Biterrois ont eu le mauvais goût de se donner pour Maire en mars 2014. Le jovial Robert MÉNARD vient d’effrayer les chaisières en déclarant que plus de 64 % des enfants scolarisés dans sa ville sont musulmans. Horreur, malheur et mânes du Veld’hiv » réunis, ne voilà – t-y pas le retour tant annoncé attendu du ventre fécond de la bête immonde. L’indignation est générale et tout le monde y va de son commentaire définitif sur : « les fichiers de la honte ». ob_40c9a4_imaginezFaire des fichiers ethniques c’est pas bien… en France. Les Anglais et les Américains qui les pratiquent régulièrement sont, sans doute, des fascistes qui s’ignorent. Mais revenons aux prémices de l’holocauste du 21e siècle qui se prépare dans cette bonne ville de Béziers. Devant l’énormité du crime proféré, à une heure de grande écoute, par l’édile « liberticide », il n’y avait rien de plus urgent que de dépêcher le SRPJ de Montpellier pour perquisitionner séance tenante l’Hôtel de Ville. Je m’étonne que, pour faire bonne mesure, le GIGN n’ait pas aussi été mobilisé. Dans une ville où la Police municipale est en passe d’être armée, c’eût été expédiant (et pas plus ridicule). Comme les limiers n’ont rien trouvé, le Maire a illico été auditionné par la PJ, pour un résultat… similaire. 11150990_10205245212624363_5837299710340118497_nIl faut être con comme un socialiste pour croire qu’il est nécessaire d’établir un fichier pour compter le nombre de petits musulmans dans une classe. L’écrasante majorité des parents musulmans donnant à leurs enfants un prénom islamiquement correct, histoire de bien marquer leur droit à la différence et leur volonté d’assimilation, il suffit de répertorier ces prénoms pour se faire une idée assez précise du nombre d’enfants n’étant pas stigmatisé (oh le vilain mot) par un nom de Saint Catholique Apostolique et Romain, dans le système scolaire public de la ville de Béziers. Au fait : compter n’est pas ficher. Si les pandores ne trouvent pas le fichier « maudit », c’est qu’il n’existe que dans l’esprit des manipulateurs qui veulent convoquer l’esprit du « fichier juif » de la Préfecture de Police de Paris des « années sombres de notre histoire ». Tout est affaire de méthode Nous avons tous compris que le crime ne réside pas tant dans le comptage en lui même que dans son objet. Si quantifier les musulmans est indigne des valeurs de la République, que dire de la méthode de comptage étrangement similaire employée par le « journal » Libération pour déplorer le « manque de diversité » dans les cabinets ministériels du gouvernement de Pépère en juin 2012 et reproduit ci-après ? 11203713_10206686394581290_875079073967970432_n Répertorier de façon très empirique les prénoms et les noms « à consonance chrétienne » au Journal Officiel pour en déduire qu’il n’y a que des « blancos » chez les conseillers de nos princes, c’est bien. Additionner les prénoms musulmans dans les écoles élémentaires c’est mal. D’un simple point de vue d’efficacité statistique, la méthode Libé manque cruellement de rigueur, car nos compatriotes « ultra-marins » (ce qui ne veut pas dire qu’ils préfèrent frénétiquement le bateau, juste qu’ils viennent des iles autres que la Corse), ces braves gens, disais-je, sont le plus souvent nantis de prénoms et autres patronymes qui les différencient très peu des « Gaulois ». C’est ce que l’on appelle l’assimilation… L’air de rien, glissons bien vite à côté de la plaque… 6929204-10593961Dans cette affaire, ce qui choque le progressiste, c’est que le maire de Béziers comptabilise des musulmans supposés. C’est vrai qu’il apparait un peu facile, à certains, de ranger un petit Mohamed au rang des musulmans, alors qu’il se peut que ce charmant bambin puisse avoir de facétieux parents bouddhistes. L’exception est toujours possible, mais relevons ensemble qu’en l’occurrence, elle ne paraît pas statistiquement dirimante. Ce sont pourtant ces mêmes consciences qui se précipitèrent le 11 janvier dernier, pour s’exclamer, comme un seul homme, en s’arrachant les poils du torse que le policier lâchement assassiné devant Charlie hebdo s’appelant Karim, les musulmans étaient, eux aussi, les victimes des frères Kouachi. Deux poids, deux mesures… 11249164_772553382857411_5149225528211265928_nLe crime consiste donc à démontrer ce que la doxa nie farouchement. Il est alors urgent de procéder à la reductio ad hitlerium, histoire d’enterrer le débat légitime. Et il faut bien admettre qu’en l’occurrence, toutes les buses servant le culte du politiquement comme il faut y sont allées franco (si l’on peut dire). Comprenons-les : elles étaient persuadées de tenir LA preuve du fascisme bien blanc (pas vert) et bien de chez nous (pas importé du Proche Orient). Même Pépère, en visite au pays des droits de l’Homme barbu en djellaba et de la femme cloitrée en Burka, y est allé de sa réflexion définitive. On aurait voulu faire passer les intentions réellement liberticides du gouvernement en matière de surveillance des masses pour des lanternes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Vers un enseignement public ethnique ob_e819a4_10904122-416037458546122-6814427601206Tout le monde s’indigne de ce qui s’apparente de plus en plus à un comptage et de moins en moins à un fichage, sans s’émouvoir de ce que révèle ce chiffre de 64 %. Il met pourtant en lumière un phénomène que Manuel Valls n’hésitait pas à qualifier abusivement, il y a peu, d’apartheid territorial. Le terme est impropre, car l’apartheid implique une contrainte, alors que dans ce cas précis, cette séparation est librement assumée par ceux qui mettent leurs enfants dans les écoles privées. C’est même là que réside toute la question. En effet, de deux choses l’une : soit ce calcul est farfelu (et je gage que l’on ne va pas tarder à nous le faire savoir), soit il est exact et l’on ne comprend pas, dans ces conditions, comment Robert MÉNARD a pu être élu Maire, si les deux tiers des enfants scolarisés sur sa commune sont musulmans. Leurs géniteurs ne passent pas pour être les plus fidèles des électeurs du « Rassemblement  Bleu Marine ». Il doit donc y en avoir d’autres… ailleurs. Ces 64 % s’expliquent par une fracture communautaire. L’école publique pour les musulmans, le privé pour les autres et tout cela est bien plus inquiétant pour le « vivre ensemble » cher à tous ces Tartuffes que le fait de compter ou même de ficher. smileyLa même dynamique est à l’œuvre avec les projets délirants des pédagauchistes du ministère de la rééducation nationale. La réforme du collège engagée par ce gouvernement d’irresponsables contre la droite (c’est habituel) et une bonne partie du corps enseignant (ça, ça l’est beaucoup moins) en est la parfaite illustration. La fabrique à analphabète de renommée mondiale qu’est devenue cette institution apporte ainsi la touche finale à son grand projet de société. Ils ne se cachent même plus. L’objectif des abrutis sorciers qui se sont appropriés ce ministère est de « former des citoyens » (comprendre de parfaits petits gardes rouges). Les soixante-huitards ont gagné : l’école forme l’homme nouveau, en l’arrachant à son déterminisme familial et national. Enfin, ce noble objectif est poursuivi uniquement pour les obscurantistes chrétiens. Les autres, forts de leur droit imprescriptible à la différence qui est aussi une chance pour la France, sont invités à progresser dans l’ouverture au monde que leur procure à la fois leur condition de nouveaux damnés de la terre et celle de fils du Prophète. Le savoir  rend libre tandis que l’ignorance asservit. Nos pédagogues ont, dans ce domaine, un objectif très précis. NlE1ql8gm0wK_N78PTaSJS6n5m0@535x301 Les socialistes sont passés dans leur mode d’exercice du pouvoir et pour notre plus grand malheur, de l’imagination à la folie complète. Après avoir assuré leur emprise sur les esprits, par le biais de la bolchévisation de l’instruction publique, ils ont aujourd’hui étendu leur contrôle sur la société des médias, avant de l’étendre, demain, à l’ensemble de la population à force de manipulations et autres enfumages savamment orchestrés. La loi sur le renseignement — qui est en passe d’être adoptée — donnera au gouvernement socialiste, les moyens qui lui manquent, pour venir traquer les déviants qui osent encore s’opposer à son hégémonie, jusque dans leur intimité (les toilettes c’est du vocabulaire d’autocrate russe). Il investira ainsi Internet, le dernier espace de liberté qui échappe encore à ses griffes avides. Ne nous leurrons pas et cessons de compter sur « l’esprit républicain » qui anime nos fonctionnaires d’autorité, pour échapper à cette fatalité. Ils ne s’opposeront pas à ce grand flicage à venir. Lorsque l’on voit la façon dont la Police parisienne a traité les gens qui se promenaient vêtus de vêtements siglés « Manif Pour Tous », on en déduit que la conscience de nos poulets est plus proche de celle de leurs homologues de la place Tian’anmen que de ceux qui officient à Trafalgar Square. Pouvons-nous compter sur l’opposition, une fois réinstallée au pouvoir, pour revenir sur ces lois de satrape ? Il est plus que raisonnable qu’un doute puisse, à ce sujet, légitimement s’insinuer dans nos esprits… provisoirement libres. big-brother_hollande

LA RESISTANCE C’EST MAINTENANT !

mai 24, 2012

Voilà, nous y sommes, la victoire tant annoncée est enfin survenue et la presse peut souffler, la liberté a enfin triomphé. Depuis le 6 mai, sans aucune retenue, les thuriféraires du nouveau régime nous inondent de la geste «normale » de « leur » nouveau Président. Ce dernier possessif est bien la marque de ce suffrage si imparfaitement universel, ou jamais les médias ne furent aussi engagés voire enragés. Jamais un camp ne fut à ce point porté aux nues. Jamais l’autre rive, chère à Jean-Pierre Chevènement, ne fut à ce point vilipendée et caricaturée par des socialistes qui prévoient pourtant – sans rire – de rassembler le pays. Le Président dont vient de se doter « la France qui cause » est, de ce fait, tout sauf normal.

Cherchez la femme

Comme tout progressiste qui se respecte, François Hollande est un militant acharné de la cause des femmes. C’est entendu, cet homme qui doit tout à trois femmes a, en effet, tout pour plaire à l’air du temps. Le génie de Tulle n’a pas eu de mots assez tendres pour nous décrire – nous survendre – l’amour qu’il portait à sa mère. C’est la première de ces trois femmes qui a fait de lui le socialiste qu’il est. Belle réussite en effet que d’avoir produit la quintessence de la dérobade. Un mou du genou, toujours partisan de ce fameux compromis qui permet, en toute normalité, de renvoyer à plus tard, les décisions urgentes. Pour marquer son passage à l’âge adulte, cet homme de synthèse s’est mis en ménage avec la seconde de ces trois femmes. Celui qui n’était pas encore Président et déjà plus très normal s’est alors consacré à l’élevage des socialistes pendant que la mère de ses enfants devenait ministre … elle ! Puis, jamais deux sans trois, c’est grâce à la troisième femme qu’il accède aujourd’hui au pouvoir suprême.

Seulement chez notre nouveau Président, l’ingratitude le dispute au pathétique. Dans son discours de winner, alors que le ciel de Tulle déversait ses larmes sur la cathédrale et sur la foule des corréziens enivrés  par le triomphe du successeur de Jacques Chirac, le cuistre n’eut pas une pensée pour celle à qui il devait tout. Nafissatou Diallo fut, en effet, la grande oubliée de cette nouvelle gauche qui porte pourtant haut la nécessité pour les minorités de jouir de tous nos droits sur cette belle terre de France. Il aurait eu tort de s’en priver, personne ne lui en fit la remarque. Imaginez un seul instant que Jean-François Copé accède en 2017 au pouvoir suprême, après que François Fillon, le favori des sondages, se soit retiré de la course pour avoir culbuté une femme de chambre à … Sablé-sur-Sarthe. Croyez vous que tous les médias garderaient le même silence pudique  sur cet extraordinaire concours de circonstance ? Une faute morale certainement, un complot nous verrons … comme disait l’autre.

La grande peur de la cohabitation

 Depuis le triomphe du « candidat de l’espoir », les expertologues n’en finissent plus de disserter sur les dangers d’une future cohabitation. C’est que tout à leur joie, très communiquée à défaut d’être communicative, nos journalistes se sont rappelés, le 7 mai au matin, qu’un Président sans majorité à l’Assemblée, ça ne sert qu’à inaugurer les pots de fleurs des autres. Il faut dire que son seul argument de campagne ayant été de virer Sarkozy, il est à craindre que le pays ne considère ce programme comme rempli au soir du 6 mai. Le problème quand on n’a pas d’autre idée que de s’asseoir dans le fauteuil de l’autre, c’est qu’on ne peut pas demander à aller au delà une fois que cela s’est réalisé. Le monde ne s’arrête pas de tourner et la France n’est pas une ile. Nous avons beau être endormis par les sirènes du 20 heures, il est difficile de croire que l’élection de l’Himalaya de la pensée Limousine, fera disparaître la crise mondiale. Le risque est donc bien réel, compte tenu de la faiblesse de l’écart entre les deux prétendants, que les Français choisissent de ne pas poursuivre l’aventure avec les socialistes. Cette hypothèse terrorise les rédactions et les écoles de journalisme. C’est qu’ils les veulent leurs réformes de société nos médiocrates ! Le mariage homo, le droit de vote des étrangers et la libération du chichon, ne peuvent pas attendre la fin de la crise. Ce salaud de Sarkozy a été abattu, certes, mais ses troupes rétrogrades bougent encore et osent inciter le pays à faire barrage à l’Etat PS.

Il faut dire que pour leur plus grand malheur, nos Rouletabille modernes n’ont eu de cesse ces dernières années de nous dénoncer les excès d’un Etat RPR puis UMP qui n’existait que dans leurs esprits malades. On a assez reproché au Président sorti ses ouvertures à répétition, pour faire un sort à cette légende urbaine. Seulement voilà, s’ils gagnent en juin prochain, les socialistes détiendront plus de pouvoirs que la droite n’en a jamais réuni entre ses mains. L’Assemblée s’ajoutera au Sénat, aux Régions, aux deux tiers des Conseils généraux, à la quasi totalité des métropoles de France et à la majorité des villes de plus de 15 000 habitants. Compte tenu du noyautage syndical  dans la magistrature et de l’impartialité nord-coréenne dont la presse vient de faire preuve, le PS détiendra l’exécutif, le législatif, le judiciaire et le « quatrième pouvoir ». Rien ne viendra freiner – au moins pendant deux longues années – les ambitions de nos bien-pensants qui pourront achever de remplacer le Peuple par un autre plus à leur main.

Un programme bien peu national

Jeunes socialistes toulousains fêtant la victoire

On l’a dit durant toute la campagne, la France connaît une crise sans précédent. Aux tourbillons économiques qui vont engloutir notre trop couteux « modèle social », viennent s’ajouter les tempêtes autour de l’identité d’un peuple ignoré et méprisé par ses élites. Loin de conduire les affaires de la nation vers un avenir radieux, celles et ceux qui se sont succédés pour conduire les destinées du pays ont, délibérément, menti sur les changements à l’œuvre en matière d’immigration, tout en empêchant de tenir un débat serein sur cette évolution, sous couvert de lutte contre le racisme.

Or le glissement d’une France de l’assimilation à une France mosaïque de peuples disparates assemblés par le seul miracle des prestations sociales est un choix de civilisation qui aurait mérité que l’on s’y penche un peu,  compte tenu de ce qu’il sous tend. Pour avoir favorisé l’émergence d’un communautarisme triomphant, nos élites ont pris le risque de voir le pays se briser. Alors que les précédentes vagues d’immigrants avaient eté sommées de se fondre dans le creuset national français, le refus de l’assimilation porté intellectuellement par les héritiers de Mitterrand a fait naitre des Bantoustans au sein de notre territoire. C’est ainsi que François Hollande n’est que le Président des banlieues et des centres urbains. L’élu des très aisés et des très aidés en quelque sorte. Ces deux univers qui vivent en parallèles sans jamais se voir, sont le socle de cette nouvelle gauche hors sol. Les petites villes et les campagnes, les ouvriers et la France moyenne ont eux choisi massivement la droite. Non pas pour ses qualités de gestionnaires mais pour la défense de son identité.

Le pire des deux systèmes

Le nouveau Président de la République .. euh Française ?

Avec les législatives de juin, la France d’en bas a la possibilité d’envoyer un message fort à celle d’en haut : nous ne nous laisserons pas changer impunément ! Le plus vieux pays d’Europe ne veut pas se dissoudre dans une humanité qui n’a rien d’apatride et de fraternelle. Le nationalisme ne peut pas être « moisi » que lorsqu’il s’agit de se sentir Français. Il n’y avait pas que des drapeaux rouges le 6 mai au soir place de la Bastille. Les étendards Africains du nord comme du sud y étaient présents en nombre. De ça, personne ne parle chez nos arbitres des élégances médiatiques. Je veux bien que l’on revendique un peu de « différence » dans nos médias mais je souhaiterais qu’avant la couleur de peau, nous puissions percevoir les bienfaits de la diversité … d’opinion.

De quatre-vingt à quatre-vingt dix pourcents des journalistes s’estiment de gauche. Pour peu, on se croirait à Cuba. La chasse aux sorcières a déjà commencée et l’on se pince en entendant les uns et les autres se défendre d’avoir eu des sympathies Sarkosistes. A ce rythme là, Marie Druker va finir tondue pour avoir couché avec François Baroin. Pas étonnant, dans ces conditions, que la France ait toujours été gouvernée dans le sens du toujours plus d’Etat. Le colbertisme Molochite qui  nous tient lieu de doctrine économique depuis la crise du Kippour, s’est teinté d’un social libéralisme bien-pensant véhiculé par Jacques Delors. Sous couverts de lutter contre « l’ultra libéralisme », nos dirigeants – par conviction à gauche, par lâcheté à droite – ont mis en place, sous le contrôle sourcilleux des médias,  un brouet qui nous plombe depuis des décennies, sous prétexte de nous protéger.

La seule chose que ce monstre protège c’est la masse de ses serviteurs. Ce modèle n’est qu’une pompe à fric, permettant aux fonctionnaires de jouir de toujours plus de privilèges et aux élites de rejoindre le mode de vie de leurs homologues mondiaux. En vérité, nos gouvernement –  et parmi eux singulièrement les socialistes – ont dérégulés à tour de bras. Seulement cette libération s’est toujours limitée aux grandes entreprises. Pour elles, plus d’entrave, à elles la liberté de mouvement et la fiscalité à la carte. Les PME, les artisans et commerçants, les professionnels libéraux eux, en revanche sont toujours plus taxés, contrôlés et encadrés par une bureaucratie d’autant plus tatillonne qu’elle se repait sur l’objet de ses « attentions ».

Conclusion

Depuis trente ans, les princes qui nous gouvernent ont abandonnés le Peuple pour les rives, autrement plus attrayantes, du fantasme du village mondial. Pour ce faire, les barrières ont été abaissées pour les puissants alors que les sans grades voyaient se multiplier les entraves à la liberté d’entreprendre. Un homme voulait mettre fin à cette spirale infernale, il avait compris les maux dont souffrait la France et avait réussit avec des mots simples à faire comprendre aux Français que tout espoir n’était pas perdu, qu’un grand destin s’offrait encore à eux. En 2007 Nicolas Sarkozy posait un diagnostic parfait sur l’Etat de la France. En 2012 le pays lui a rappelé qu’une crise économique n’est pas une excuse pour oublier de mettre en œuvre ses promesses. Puisse ses successeurs s’en rappeler alors que débute la campagne des législatives.

BONNE ANNEE MON CUL !

janvier 13, 2011

 

A peine avions nous franchi le cap de 2011 que nos médias favoris nous donnaient un généreux coup de bourdon. La France, selon un sondage dont l’intérêt n’échappera à personne, est championne du monde du pessimisme. A en croire cette recherche, nos compatriotes seraient moins optimistes que les Albanais et même les Afghans. En dehors du fait que cette constatation ne lasse pas de nous émerveiller sur les prouesses des sondeurs qui arrivent à extraire des « échantillons représentatifs de la population » dans les coins les plus improbables de la planète, à quoi peuvent bien servir de telles études ? A rien d’autre qu’à démontrer, par l’absurde, que l’on peut faire dire n’importe quoi à n’importe qui, tout dépend de la façon dont on pose la question. Il serait urgent que ceux qui nous servent de gouvernants, renvoient les charlatans qui font profession de prédire tout et son contraire par le biais de ces divinations. Qu’ils cessent enfin de prendre leurs décisions dites « stratégiques » à la vue de ces élucubrations, pour se mettre de nouveau en phase avec la société qu’ils prétendent diriger.

On le voit bien ces derniers temps, l’aura populaire vient de la transgression des dogmes que le scientifisme sondagier nous présente pourtant comme immuables. Enfermés dans leurs tours d’ivoire, gavés de privilèges et autres passe-droits, nos élites sont devenues incapables de comprendre les attentes des Français. La montée de ce que nos bonnes âmes qualifient rageusement de populisme, faute d’en maitriser les codes, ne s’explique pas autrement. A l’immobilisme de nos partis de gouvernement sur des questions aussi essentielles que l’assimilation, l’identité nationale et le projet français, répondent dans le pays, le pessimisme et la montée des extrêmes, de gauche comme de droite.

La fin programmée du mythe multiculturel

Après nous avoir assuré que le moral du Français se situait en dessous de celui du Taliban moyen (qui possède, lui, plusieurs femmes sous cloches, une belle barbe, des chèvres avenantes et une kalachnikov rutilante d’où sa confiance en l’avenir), la fièvre sondagière s’est tournée vers la perception que ces racistes invétérés d’Allemands et de Français avaient de l’islam. Quel fut le résultat ? Dans les deux pays les mahométans  sont perçus comme un danger par près de la moitié de la population. Est-ce un si grand hasard que de constater pareil résultat, après une décennie d’affirmation « pacifiste » du droit à la différence religieuse par le moyen du meurtre à échelle industrielle ? Lorsque, loin de les inciter à se fondre dans la masse d’une société occidentale ouverte et généreuse, le fanatisme religieux pousse un nombre grandissant de musulmans à revendiquer toujours plus bruyamment leur « identité », en envahissant les rues et en voilant leurs femmes, on s’étonne plutôt que seulement 42% des français les perçoivent comme une menace…

Le fait que 68% des Français et 75% des Allemands estiment que les musulmans sont peu ou pas du tout intégrés, procède de la même évidence. Nos voisins d’outre Rhin en ont tiré les conséquences en proclamant la fin du « modèle » multiculturel qui n’a jamais été rien  d’autre qu’une chimère d’intellectuels de la côte est des Etats-Unis complètement ravagés par le LSD. Le « pot » à l’exception de la Californie (et encore) n’a jamais été aussi « melting » que l’on a bien voulu le prétendre de ce côté ci de l’Atlantique où l’on hait les Etats-Unis autant qu’on les fantasme. Il a toujours mieux valu être un noir antillais en France qu’un noir américain à Washington. Même si Obama est Président et qu’Elie Demota reste syndicaliste, je persiste à affirmer que la société américaine est moins ouverte aux « minorités visibles » que les sociétés européennes. Ce qui est en revanche parfaitement exact, dans un pays sans passé et donc sans véritable identité comme les Etats Unis, c’est que l’on peut venir des quatre coins du monde avec ses convictions religieuses et s’y établir, tout en poursuivant ses petites traditions et bigoteries culturalo-cultuelles. Le communautarisme n’a jamais choqué grand monde, bien au contraire, dans un pays où les membres de l’élite protestante ont toujours pris grand soin de rester entre eux, cette « tolérance » l’assurait au contraire de la permanence du non mélange dans ce pot mythique.

Dans la vieille Europe en général et dans les pays catholiques en particulier, il n’a jamais été de tradition d’admettre les pratiques déviantes. Ne dit-on pas qu’à Rome il faut faire comme les romains ? En France, nous nous sommes même longuement étripés de toutes les façons possibles et imaginables sur ces questions. Pour y remédier nous avons progressivement repoussé le religieux vers la sphère privée. La désacralisation du spirituel qui en a résulté et que nous appelons laïcité par commodité, rend d’autant plus menaçant, pour nous, le retour en force du fait religieux, que nous nous étions parfaitement accommodés de sa disparition. Cette résurgence d’un mode de vie à bien des égards archaïque dans nos sociétés occidentales, est portée par cette immigration massive dont nos dirigeants n’ont jamais voulu, ni débattre des principes ni même mesurer les conséquences.

Le divorce entre le peuple et ses dirigeants

Il faut dire que de nombreux « penseurs » ont vu dans ces masses en mouvement l’instrument de la fin de cette nation que leur internationalisme militant leur faisait détester. Au grand dam de leurs élites mondialisées, les français sont restés attachés à leur modèle national. C’est que le mythe à la vie dure et notre pays un destin. L’identité française s’est construite selon le principe qui veut qu’en rejoignant la France, on devienne Français en faisant siennes, du  même coup, les caractéristiques et la culture de son pays d’adoption. Cette politique porte un nom : l’assimilation. Le particularisme ethnique d’origine se fond dans celui du collectif choisi. Le nouvel arrivant se débarrasse de ses oripeaux à la frontière, pour entrer dans le costume national. Tel est le schéma qui prévaut, depuis la Révolution, dans le Peuple, lorsque l’on vient lui parler d’accueil des étrangers. La France est un phare qui attire les partisans de la liberté. Les opprimés n’ont qu’une hâte : celle de rejoindre l’avant garde du progrès humain. Le fait que la Russie soviétique ait eu le même mot d’ordre ne doit rien au hasard. Cependant, dans les deux cas, les citoyens ou les camarades qui rejoignaient le mouvement étaient priés de le faire en laissant leurs croyances passées au vestiaire de l’Histoire. On cherche encore avec ardeur, l’équivalent marxiste-léniniste des ces « accommodements raisonnables », si chers à nos inlassables propagandistes du droit à la différence.

 

On devient français parce qu’on l’a souhaité ardemment et non pour bénéficier de droits sociaux ou pour permettre de résorber les statistiques du nombre d’étrangers présents sur le sol national. Chez ceux qui nous ont rejoint sans le vouloir ou par intérêt économique, il n’existe aucune volonté d’adhésion aux valeurs communes. Bien au contraire il s’agit de vivre en France comme on vivrait au bled. Pas question « d’aliéner sa culture ». Pour vivre heureux, vivons séparés.

En réalité les Français sont profondément rétifs à l’apartheid. Les petits arrangements avec les barbus conduisent en pratique à la montée d’un communautarisme à visée séparatiste, des populations musulmanes. L’identitarisme mortifère, entretenu par des religieux trop contents de continuer ainsi à percevoir les rentes que leur vaut leur ministère sur leurs « fidèles », produit cette sourde inquiétude quant à notre devenir. Ainsi conduite par les gribouilles qui nous gouvernent, l’immigration, loin d’être « une chance pour la France », devient un fardeau d’autant plus lourd à porter, qu’aucun effort n’a jamais été fait pour accueillir les populations concernées. Puisqu’il ne fallait pas montrer l’ampleur d’un phénomène qu’il convenait de nier, malgré les évidences, nos politiciens ont toujours refusé, avec la dernière énergie (pour ça, ils en avaient) les statistiques sur base ethnique. Partant, l’appareil d’Etat s’est montré incapable de gérer les conséquences d’un afflux massif de populations non francophones[1], aussi bien en terme d’éducation qu’en terme de logement. Il s’en est suivi la ghettoïsation de nos banlieues dont nous constatons chaque jour les ravages, comme cette inexorable montée de la violence. Celle-ci n’est pas gratuite, contrairement à ce que professent les penseurs autorisés. La force est le moyen le plus simple d’asseoir sa domination sur sa tribu. Faute de nous être préoccupé à temps des conditions d’installation de cette nouvelle vague d’immigration des années 90 et 2000, nous sommes en train d’assister à la lente tribalisation du pays.

C’est de cela que les Français se rendent compte jour après jour. Le mensonge de la caste parlante sur la réalité des bouleversements en cours, leur est proprement insupportable. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin les raisons du pessimisme ambiant. A gauche comme à droite l’alternative n’existe que dans les extrêmes, tant les partis de gouvernement se confondent par leur commune inaction dans ces domaines. Les lignes bougent timidement, à l’UMP principalement, sous la férule de son nouveau Secrétaire général. Cela sera-t-il suffisant pour faire face à la tempête qui se lève. Nous verrons bien ! Un Copé ne fait pas le printemps et nous n’avons pas d’autre choix que d’attendre … pas de quoi nous rendre très optimistes pour cette nouvelle année.


[1] Contrairement à une idée reçue un pays ayant le français comme langue officielle n’implique pas que l’ensemble de sa population parle notre langue.

 

Mon Imam chez les nudistes

avril 28, 2010

Alors que tout ce que ce pays compte d’Intelligences Certifiées Conformes tombe, à bras raccourcis, sur un Pape qui présente le tort immense d’ajouter une origine allemande à l’obscurantisme inhérent à ses fonctions, nos bouffeurs de curés se font les plus ardents défenseurs des bigoteries islamistes.

Il faudra un jour s’intéresser aux ressorts qui poussent des anticléricaux virulents à se lancer ainsi à corps perdu dans les bras des Barbus. Je veux bien comprendre que l’Eglise catholique ait des défauts, qu’elle n’ait pas toujours été dans le rôle modeste qui est le sien aujourd’hui ; qu’il fût, en effet, un temps où elle se mêlait à tort et à raison de la marche du monde et où le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle aimait à être César. Tout de même, tant de fascination pour les turbans, les fez et les keffiehs quand on ne peut pas voir un curé sans crier : « à poil la calotte », c’est suspect.

Individu et religion

Les temps de l’absolutisme ecclésiastique sont révolus. Les individus se sont libérés d’une tutelle temporelle pesante, et l’Eglise ne se préoccupe guère plus que des consciences de celles et ceux qui lui sont fidèles. Elle intervient bien encore un peu, parfois, dans les affaires de ce monde quand elle estime que l’essentiel est en jeu, mais son influence se cantonne au terrain des mœurs. Elle est en cela le pendant inverse des lobbies libertaires de tous poils, ni plus, ni moins. Ce faisant, elle ne prononce aucun oukase et, si elle exprime sa préférence, elle n’en laisse pas moins à chacune de ses ouailles ce qui fait le fondement du message chrétien : la liberté de conscience.

Cette liberté laissée à l’individu, c’est justement ce que refuse l’Islam dans une assez large mesure. L’absence d’autorité religieuse suprême, comme dans le cas du Pape, rend difficile cette généralisation. On constate cependant, sans trop de difficulté que l’individu n’est pas la valeur cardinale du monde musulman. Cette religion, à l’instar de toutes les autres, se fonde sur l’appartenance à une communauté, celle des croyants. Lorsqu’un culte aussi exigeant que l’est l’Islam s’adresse à des fidèles, qui n’ont souvent qu’elle à quoi se raccrocher pour se définir, la communauté vire facilement au communautarisme, la tolérance à l’exclusion et le vivre ensemble à l’apartheid. A quoi tient cette différence entre chrétiens et musulmans sur la place à accorder au fait religieux ?

Les traités de Westphalie, Münster et Osnabrück, fondement de l’identité nationale

En Europe, la nation s’est construite au détriment de l’Eglise. Alors que la communauté des chrétiens transcendait assez largement les frontières de l’Europe médiévale, les guerres de religions et l’affirmation de la puissance française ont finit par jeter bas l’édifice.

En Occident, la division entre le spirituel et le temporel, même si elle ne fut pas absolue, permit à l’Eglise d’assurer son emprise sur la société. L’unité religieuse dura mille ans. Le schisme fut d’autant plus brutal que l’unité avait été longue. Contrairement à l’hérésie cathare, le protestantisme avait pris racine dans le peuple et se voulait un retour vers les valeurs fondamentales de la chrétienté et non une évolution pour l’élite. L’effroyable boucherie qui s’en est suivie était d’autant plus inévitable que nombre de pouvoirs temporels procédaient, à des degrés divers, du divin. Il a  fallu inventer une nouvelle organisation sociale pour circonvenir l’incendie qui fit rage pendant deux siècles. On a donc inventé la Nation.

L'Europe des Traités de Westphalie

Il est convenu de fixer son apparition aux Traités de Westphalie en 1648. Ceux-ci, à l’issue de la Guerre de Trente ans, organisent la supériorité du territoire sur le fait ecclésiastique ou civil et érigent la non ingérence dans les affaires religieuses et politiques d’un pays comme une règle absolue. L’Etat-nation souverain devient le socle du droit international.

Dorénavant, l’appartenance à une nation passe avant les convictions religieuses. L’identité nationale se forge dans le sang versé pour la patrie et non plus dans le sacrifice pour la gloire de Dieu. Peu à peu, insidieusement, les sacrifices que l’on exigeait du peuple ne l’étaient plus au nom d’une place meilleure dans un royaume dont jamais personne ne revenait. Ce paradis, il convenait de le bâtir ensemble dans ce monde au sein d’une communauté humaine délimitée par ses frontières. Nos libertés individuelles dont nous sommes si fiers, sont le fruit de cette lente et douloureuse évolution de la communauté religieuse à la communauté nationale.

La nation arabe

Ce tournant, le monde musulman ne l’a pas pris. Plutôt moins que plus unifié sous la double férule de l’Empire perse et de la Sublime Porte, il n’en a pas ressentit la nécessité pour au moins deux raisons.

Il n’a pas fallu attendre un millénaire pour qu’un schisme naisse en terre d’Islam : la division des croyants entre Sunnites et Chiites n’a pas pris un siècle. La confusion des pouvoirs spirituels et temporels dans les mains des Califes portait dès le départ les germes de la scission, et les rivalités politiques se sont naturellement habillées d’oripeaux religieux. Les conséquences politiques et spirituelles n’ont, de ce fait, pas été les mêmes qu’en Europe.

Au morcellement des royaumes et principautés chrétiens a répondu la formation de deux vastes empires. Les Perses chiites, avaient pour eux l’antériorité organisationnelle et surtout une relative homogénéité culturelle. Ils nous intéressent moins, tant leur confrontation avec l’Occident est récente et, à tout prendre, conjoncturelle.

Blason de l'Empire ottoman

Le monde sunnite, en revanche,  s’est construit du Califat de Bagdad, à l’Empire ottoman en agrégeant à sa culture nomade tout ce que le monde gréco-romain comptait de diversité. Il s’est aussi bâti face à la chrétienté et en concurrence avec elle. La religion a été le ferment principal de l’unité des différents avatars de cet Empire. Le principe de ce type d’organisation politique est l’accommodement avec les particularismes locaux au profit d’une unité d’ensemble. Plus les différences culturelles sont marquées plus l’exercice est compliqué. La religion est un ciment puissant.

Cet Empire sans unité ethnique n’a été disloqué que très récemment sous l’action des Etats-nations européens. La puissance culturelle dominante a alors imposé son modèle et a réorganisé la zone en créant de toutes pièces des Etats, y compris là où il n’y en avait jamais eu. Le sentiment national dans ces nouvelles entités est en conséquence assez diffus et ne s’est construit que contre l’autre.

Israël au Proche-Orient et la France au Maghreb, particulièrement pour l’Algérie, ont tenu ce rôle. Les résultats ont été décevants  pour le nationalisme arabe, dont les aventures militaires ont été suivies de raclées mémorables. On se contente donc à présent, assez prudemment, d’incantations. La frustration est, cependant, immense et les rêves de gloires perdues, pris à tort pour du nationalisme, entretiennent la docilité d’une foule qui, sans cela, se serait depuis longtemps débarrassée des parasites qui président fort mal à sa destinée. Ce que l’on qualifie un peu rapidement de « mythe de la nation arabe » n’est rien d’autre que l’espoir d’une renaissance de l’Empire sunnite. Le seul ferment d’unité de ces peuples qui n’ont qu’une conscience nationale trop récente, c’est la religion.

L’Islam et l’Europe

Le fait que le monde musulman ait été projeté dans la modernité sans être passé par le stade du développement d’une conscience nationale, explique en grande partie la difficulté des individus qui en sont issus à trouver leur place dans nos sociétés.

Confrontés à des modèles d’organisation structurés, à un niveau de développement social économique et culturel à des années-lumières de ceux de leurs pays d’origine, les musulmans subissent un traumatisme certain. Comme en outre les nouveaux arrivants sont toujours les plus mal lotis, les frustrations sont immenses. Il s’ensuit la rémanence du problème bien au-delà de la seconde génération.

Certaines de ces difficultés ne sont pourtant pas exceptionnelles, étant le lot commun de tous les migrants. Admettons que les populations européennes s’acclimatent, peut être, plus facilement car leur cadre socio-culturel est plus proche de celui de leur société d’accueil. Mais pourquoi, en ce cas, les Chinois s’y adaptent-ils en l’espace de deux générations ?

C’est leur absence d’ancrage national solide qui rend extrêmement difficile l’assimilation des Maghrébins. Ils ne se définissent que par très peu de chose, tant leurs nations sont récentes. Abandonner cette couche superficielle d’identité leur est presque impossible du fait même de son manque d’épaisseur. Il s’ensuit un communautarisme qui les replie sur leur seul véritable identité : l’Islam.

Leur religion devient alors un moyen d’affirmation identitaire, un vecteur de refus de la dilution dans l’ensemble européen. Tout est prétexte à l’affirmation de sa différence. Le moindre interdit, et Dieu sait s’ils en ont, sert à se distinguer de la société hôte. Ce tropisme séparatiste n’a jamais été combattu. Au contraire, le culte  ambiant de la « diversité » a favorisé, quand il n’a pas encouragé, ses excès. Chaque jour apporte son lot de nouvelles exigences.

En France

La Fille aînée de l’Eglise n’a pas fait exception. Chez nous, l’anticléricalisme s’est allié avec le tier-mondisme, plus récent, et le complexe post-colonial de l’Homme blanc pour faire du musulman le nouvel opprimé à protéger. La montée en puissance des femmes dans nos sociétés et la concurrence qu’en conséquence ces dames font à ces messieurs dans le monde feutré des salons intellectuels parisiens, ne sont peut-être pas étrangères à la fascination qu’exerce un culte aussi ouvertement machiste sur certains de nos « grands » esprits. Tout est alors bon pour exalter les différences, et tant pis si au passage on foule aux pieds les principes républicains que l’on prétend défendre.

Car en France, c’est le modèle de l’assimilation de l’étranger au destin national qui a toujours prévalu. En l’espace de quelques dizaines d’années seulement, nous sommes passés de ce principe, généreux et peu courant de par le monde, à un salmigondis d’accommodements destinés à faciliter « l’intégration ». On notera au passage le glissement sémantique. Ces deux mots, de nos jours si facilement confondus par des journalistes incultes, relèvent de réalités fort différentes. Assimiler c’est faire de l’autre un Français. Intégrer c’est tolérer un étranger et faciliter son installation. Ce n’est pas la même chose, surtout quand c’est avec les outils de l’assimilation que l’on intègre. Autrement dit, quand on donne la nationalité française à des gens qui ne partagent pas du tout les valeurs qui y sont attachées et qui, au fond d’eux mêmes, demeurent des étrangers … parfois hostiles à la France.

De là un malaise croissant dans la population française qui voit s’installer chez elle des hordes d’étrangers qui la rejettent, tout en  prétendant, au nom de nos principes, vivre ici comme ils vivraient chez eux. L’accélération de ce phénomène, ces dernières années, est préoccupante et c’est dans cette perspective qu’il faut resituer le débat sur la Burqa.

La Burqa, symbole des crispations identitaires

Contrairement à ce que disent les partisans des « accommodements raisonnables », cette affaire n’est pas mineure et elle intéresse l’avenir du pays au plus haut point. Nous avons toujours été divisés entre la fermeté et les concessions, c’est un dilemme éternel.

A ce propos, il est fréquent de faire référence aux accords que Daladier signa à Munich avec Hitler. Il existe, pourtant, une grande différence entre la situation actuelle et ce fâcheux précédent : lorsqu’il se posa au Bourget, le Président du Conseil, bien conscient de la lâcheté insigne de son acte, fut très surpris d’être acclamé pour sa clairvoyance par un peuple d’aveugles qui préférait le déshonneur à la guerre, et qui eut les deux pour salaire de ses péchés. A l’époque l’élite était consciente de son indignité ; les masses, elles, voulaient la paix à tout prix. Aujourd’hui, c’est l’inverse : c’est le Peuple qui se révolte contre l’inaction et la complaisance de ses dirigeants, et ces derniers qui se voilent la face pour ne pas avoir à combattre ce qu’il faut bien appeler une tentative de sédition.

L’islam n’est pas un bloc unitaire, et nombre de nos compatriotes qui pratiquent ce culte ou qui y sont culturellement attachés, ne partagent pas les volontés ségrégationnistes voire sécessionnistes des éléments les plus radicaux de ce qui n’est encore qu’une minorité religieuse. Jusqu’à une époque récente, ceux que l’on qualifiait de « modérés » se faisaient très discrets. On ne les entendait guère condamner les excès des fanatiques que du bout des lèvres. Cependant, depuis l’apparition dans nos rues de l’expression du « bon goût vestimentaire  afghan », même les autorités religieuses interviennent au grand jour. Le très sensé et trop peu entendu Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, condamne sans ambages, au nom des principes de la République, la prison de tissu imposée aux femmes. Le « vivre-ensemble » suppose que l’on ne considère pas l’autre comme indigne de vous regarder. On ne saurait plus clairement afficher son opposition au fondamentalisme et son attachement au contrat social national.

La burqa une pudeur à sens unique ?

Tout n’est donc pas perdu, et si les nouvelles Belphégors sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase, alors tant mieux ! Evidemment, dans les salons « où l’on cause » on s’exclame qu’il est techniquement impossible de sanctionner ces « goules ». Or, celle qui vient d’être verbalisée pour conduite encapuchonnée prouve, si besoin est, que dans ce domaine comme dans bien d’autres, lorsqu’il y a une volonté, on trouve un chemin. En prime, on découvre que son charmant mari est polygame et qu’il escroque allégrement de ce fait les allocations familiales : on envisage même maintenant de le déchoir de sa « nationalité française » acquise par mariage. Là, on touche au sublime. Il en aura fallu du temps et des coups de pieds au fondement pour que nos élites comprennent.

Tout cela vient sans doute un peu tard. Le mal est ancien et dénoncé depuis des années par de nombreux observateurs. Les professionnels de la concession et de l’ « anti racisme » vont sans doute se bousculer pour crier à l’opportunisme politique afin de tenter de couvrir cette affaire d’un voile d’opprobre. Il n’empêche : même s’il s’agit, pour le Président, d’une posture tactique, elle n’en répond pas moins à une demande de l’opinion. Le message a été passé « fort et clair » lors des régionales. Ce faisant, Nicolas Sarkozy ne fait rien que les socialistes ne lui réclament à cor et à cri depuis le soir du second tour : il tire les enseignements du scrutin. Il a pris la mesure de son échec et de la grogne de son électorat. Tout l’enjeu stratégique des deux ans qui le séparent de 2012 se résume à sa capacité à faire comprendre, comme d’autres avant lui, à des électeurs échaudés qu’il les a compris. Il ne doit plus se contenter de faire, comme en 2007, un constat que personne, avant lui, n’osait énoncer dans les partis de gouvernement. Pointer les disfonctionnements c’est une chose, s’attacher à les résoudre c’en est une autre. Jusqu’ici, il n’avait pas fait montre d’une grande énergie réformatrice dans ce domaine. A présent, il doit agir pour persuader le Peuple qu’il s’attaquera sans faiblir, d’ici à 2017, à ce cancer qui ronge l’unité et le moral de la nation, aussi sûrement que la crise économique.

Qui pourra encore dire après cela que les élections régionales ne servent à rien ?