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JUSTICE SAUVAGE

décembre 30, 2016

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Dans le règne sans fin de Pépère premier, nous sommes tombés de Charybde en Scylla. Avec application, François Hollande aura mis un point d’honneur à passer, en toute circonstance pour le plus parfait des abrutis. La décision qu’il vient de rendre dans l’affaire Jacqueline Sauvage, alors que le monde se remettait à peine de la mort de Georges Michael, en est la plus parfaite démonstration. Pour comprendre la portée de cette « grâce totale » présidentielle, il convient de s’arrêter sur quelques principes qui sont, hélas, absents des séances de propagandes dispensées par l’Éducation nationale sous le terme galvaudé « d’éducation civique ». Dans un État de droit, le monopole de la violence légitime appartient précisément à l’État, à lui, et à personne d’autre. Toutes les questions soulevées par la classe bêlante, à l’occasion des procès de Madame Sauvage tournent autour de cette notion fondamentale. Sous prétexte qu’elle subissait depuis des dizaines d’années, la violence de son mari, Jacqueline Sauvage avait elle le droit de le tuer ? François Hollande vient de répondre oui et cette réponse soulève bien des questions.

Un meurtre reste un meurtre

2048x1536-fit_grace-partielle-accordee-dimanche-francois-hollande-jacqueline-sauvage-condamnee-dix-ans-prison-meurtre-mari-violent-suscite-nombreuses-reactions-poliRésumons les faits. Lassée de subir les violences de son époux, un beau jour Jacqueline Sauvage se saisit de l’arme de chasse de ce dernier et lui tire trois balles dans le dos. Ce faisant, la « brave dame » se rend coupable de meurtre avec préméditation. En d’autres termes, plutôt que de saisir les autorités, elle a préféré se saisir d’une arme pour se faire justice elle-même et c’est LA raison pour laquelle la Justice l’a condamnée et maintenue en détention, en dépit des cris d’orfraie de tout ce que le monde politico-médiatique compte de consciences galactiques. En l’absolvant, François Hollande vient de mettre à bas le monopole d’État de la violence légitime, rien de moins.

Des Femen réclament la libération de Jacqueline Sauvage devant la prison de SaranÉvacuons tout de suite, la requalification des faits à laquelle se livre nos grandes âmes. Non, Jacqueline Sauvage n’était pas en état de légitime défense. Pour invoquer cette circonstance atténuante, il n’aurait pas fallu monter une arme de chasse pour tirer ensuite, à trois reprises, dans le dos d’un individu fût-il abject. Notons au passage qu’une telle arme ne comportant que deux coups, il faut vider les cartouches et recharger pour en tirer un troisième. Nous sommes donc plus près de l’acharnement prémédité que de la légitime défense. On nous explique ensuite que, victime de violences conjugales répétées, elle n’avait pas la force de demander l’aide de la Justice. Elle a tout de même trouvé celle de prendre une arme à feu, elle avait donc un peu de caractère… Compte tenu de ces circonstances, la peine qui lui a été infligée n’était ni disproportionnée ni injuste, cette dernière notion ne figurant du reste pas dans le code pénal. Comme dans le jeu bien connu des dominos, gracier la condamnée entraine tout un tas de réactions en chaine que le pouvoir socialiste agonisant et les idiots utiles qui ont appelé à cette décision sont bien loin de mesurer.

La jurisprudence Sauvage

presse_ne_pas_avaler_press_don_t_swallow-800pxEn vérité, les « avocats » de Jacqueline Sauvage (je parle des professionnels de l’indignation, pas des professionnels du droit, eux n’ont fait que leur métier) ont obtenu ce qu’ils voulaient : faire de ce meurtre ordinaire, le symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes. Si le combat est légitime, l’icône est catastrophique et se retournera tôt ou tard contre la cause. Pour que ce cas ait servi à quelque chose, il aurait fallu plusieurs facteurs cumulatifs :

  • Que Mme Sauvage ait, en vain, tenté d’alerter la justice sur sa condition de femme battue,
  • Que son mari ait, une nouvelle fois, levé la main sur elle, en mettant sa vie en danger,
  • Qu’elle lui ait, de ce fait, ôté la vie en défendant la sienne.

Un meurtre avec prémédication, érigé au rang de symbole, ne sert qu’à justifier la violence privée, ce qui peut très bien se plaider, mais pas sous les oripeaux de l’État de droit.

hollande_cheveux_coiffeur_salaireIl va maintenant être bien compliqué d’expliquer au père d’une fille violée et assassinée (épinglé au « mur des cons » d’un syndicat de « magistrats ») qu’il n’a pas le droit d’émasculer le tortionnaire de son enfant, lorsque celui-ci aura « purgé sa peine ». Il ne va pas être plus simple de faire un meurtrier, d’un bijoutier ayant abattu un de ses braqueurs. Dans la même veine, il va être intéressant de voir les contorsions des ministres de l’Intérieur successifs, pour justifier le fait que la légitime défense n’est jamais un a priori, lors de l’utilisation de l’arme de service d’un policier, même lorsque « des sauvageons » tentent de l’immoler. Enfin, par pure charité chrétienne, je ne m’appesantirai pas trop sur le fait que les contempteurs du droit à se débarrasser par balle d’un mari violent soient les mêmes qui nous abrutissent depuis des années sur le scandale que constitue la peine de mort …

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De la politique de caniveau

3685430Sachant tout cela, pourquoi François Hollande — qui est idiot, mais pas ignorant — a-t-il pris le risque d’ouvrir, à ce point, la boite de pandore ? Au vue de ses multiples hésitations sur le même sujet, le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas une décision impulsive. Un coup je rejette la grâce, un autre je l’accorde partiellement et à la fin : je gracie totalement. Le Roi dit nous voulons ! Une analyse rapide tendrait à conclure que, ne se représentant pas et n’ayant donc que faire des institutions qu’il avait pourtant juré de servir, pépère s’assoit dessus pour se faire de la popularité à bon compte. Mais à quoi cette popularité pourrait-elle bien lui servir, puisqu’il n’y retourne pas ?

francois_hollande_sipa9_0En vérité, depuis qu’il a renoncé à prendre une branlée aux primaires – qu’il n’a pas su éviter – le Hill Billie du Faubourg Saint-Honoré organise en sous-main un intéressant bruit de fond qui consiste à instiller le doute sur le caractère irréversible de ce choix. Venant d’un homme qui n’a jamais été fichu de prendre une décision et de s’y tenir, cela n’a rien de très surprenant. Depuis la publication des chiffres du chômage qui — sans baisser — se contentent de ne plus monter, les quelques rares soutiens du polygame « n’excluent rien » et surtout ne soutiennent personne dans la pantalonnade destinée à désigner le candidat socialiste.

ob_001768_commandementsLa stratégie est limpide. Si, ce qui est probable, personne (ou presque) ne vote et qu’aucun impétrant ne sort nettement du chapeau fin janvier, le Président périmé se sentira légitime pour « céder à l’amicale pression de ses amis » et faire don de son corps d’albâtre, à la France pour un nouveau mandat de 5 longues années. C’est dans cet objectif qu’il faut analyser cette grâce ahurissante. Le plus fascinant là dedans, c’est qu’il a raison. Il n’est qu’à lire le flot de conneries qui se déverse depuis sa décision de majesté, pour s’apercevoir que plus personne ne s’en remet à la raison. De droite comme de gauche, celles et ceux qui ont à cœur la défense des femmes (ou dont le silence pourrait laisser à croire que cette cause leur importe peu) bêlent à l’unisson, pour louer la clairvoyance du calculateur.

 

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Mettre à bas des siècles de construction du droit, pour pouvoir se présenter à une élection en dit très long sur les motivations du personnage. Car, soyons réalistes, même s’il est candidat, Hollande a de fortes chances de perdre. Ceci étant, s’il ne l’est pas, il a toutes les chances de ne pas gagner. Qui ne tente rien n’a rien  et la place est bonne ! Après nous avoir inondé de moraline et seriné ses « moi Président » le génie de Tulle se livre à une manœuvre — très mitterrandienne au demeurant — pour tenter sa chance, envers et contre tout et tous. Peu importe les dégâts collatéraux, seul le résultat compte. Les intérêts à l’œuvre doivent être très puissants, pour s’en remettre à pareil gambit. Faut-il qu’il n’ait pas envie que l’on découvre la réalité de son règne, pour tenter de se maintenir sur son trône à pareil prix. Nous sommes au moins sûrs d’une chose, c’est que Pépère est en bonne santé. Il sait qu’il ne pourra pas attendrir son successeur, comme Mitterrand a su si bien le faire avec Chirac, pour éviter d’avoir à rendre des comptes. Il faut donc qu’il tente sa chance… ne soyons pas dupes !

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UN CHOMAGE TRES … REPUBLICAIN

juin 8, 2015


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Jack Lang ayant un jour déclaré que le Parti Socialiste était celui de l’intelligence, il est donc logique de penser que lorsque ce dernier est au pouvoir, notre pays le devient de facto. C’est du reste comme cela qu’il faut prendre l’étrange décision des dirigeants de Facebook d’implanter, à Paris, leur laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle. Il est vrai qu’en matière d’artifice, avec les socialistes, nous sommes en avance de plusieurs siècles sur les autres nations. Des courbes du chômage qui n’en finissent plus de s’inverser négativement, en passant par toutes les usines à gaz fiscales destinées à rééduquer les déviants à inciter les citoyens à œuvrer pour la planète, nous ne manquons pas de solutions fictives à proposer aux grands défis de notre époque. Le tout en respectant les grands principes républicains qui sont, on l’aura compris, le credo de nos temps obscurs. Du reste, quel plus bel exemple d’intelligence artificielle que celui de notre Président bien mal aimé, lui qui n’a pas son pareil pour, toujours, nous dénicher LA connerie à ne pas faire.

La République nous ®appelle

ob_fb03a2_umprepublicainsDernière stupidité en date : contester puérilement le nom dont vient de se doter l’UMP. Comble de l’horreur pour un socialiste « normal », la République — qu’il invoque totémiquement du soir au matin, pour nous fourguer tout et son contraire — est préemptée par le camp d’en face. Marine Le Pen eût-elle décidé de découper son père en rondelles en adoptant cette dénomination (un peu neuneu, il faut bien l’avouer) que les PS n’auraient pas été plus indignés. Comment ce facho de Sarkozy a-t-il bien pu oser faire main basse sur les oripeaux dont se drape la socialie dès qu’il s’agit de diffuser sa moraline délétère ? Et la médiacratie, en service commandé, d’embrayer derrière le PS pour dénoncer le « scandale ».

En admettant que plus grand monde ne se souvienne de l’UNR et de l’UDR, les temps du RPR ne sont pas si lointains qu’il faille pousser des cris d’orfraie à la seule perspective de voir des gens de droite se référer à la République, fut-elle la cinquième du nom. Ils n’allaient tout de même pas s’appeler « Les Monarchistes » pour se conformer aux clichés véhiculés par des socialistes qui eux, c’est bien connu, « ne sont animés que des meilleures intentions ». En tout cas, une chose est sure, ils ne risquaient pas de se dénommer « Les Libéraux », tant la Liberté leur est un concept, à peu près aussi étranger que le courage et la constance.

La course à l’ouverture d’esprit

christianophobie-miegeSi Marthe Richard n’avait pas rendu l’exercice théorique, l’averse de bons sentiments qui attendait les militants Républicains, lors de leur congrès fondateur le 30 mai dernier, aurait pu provoquer la réaction suivante : « La tolérance, Monsieur, il y a des maisons pour cela ! » Rien ne nous aura été épargné dans le style « vivons heureux au pays du vivre ensemble ». Il est interdit de dire du mal des ministres qui coulent : la Justice pour l’une, le système « éducatif » pour l’autre. Elles sont issues des « minorités visibles » donc infaillibles. Les critiquer c’est être raciste, ne pas être d’accord c’est du nazisme ! Il est exact que ces deux mamouths ne les avaient pas attendus pour branler sérieusement du manche. Il n’en reste pas moins que Tata Taubira et Cousine Belkacem achèvent leurs bêtes respectives, avec un talent et une énergie qui laisserait songeur, le plus stakhanoviste des bouchers Charal. Prétendre que les politiques ne peuvent plus rien à la marche des affaires est une ânerie. Ils ne peuvent plus améliorer les choses qu’à l’insu de leur plein gré, c’est un fait, mais ils peuvent, en toute bonne conscience, rendre apocalyptiques des situations déjà cauchemardesques.

i.mobofree.comLe pire dans tout cela c’est que l’alternance n’y changera probablement rien. Bien entendu, pour se faire élire, le candidat du moment nous promettra tout et son contraire. Encore que… À écouter les thuriféraires d’Alain Juppé, sa grandeur consiste justement à dire maintenant qu’il ne changera rien (je l’avoue je schématise, mais c’est quand même bien ce qu’il fera au final s’il accède au graal). C’est un concept comme un autre, bien que peu enthousiasmant ! Sarkozy avait été élu en 2007 en nous affirmant : « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ». Il a ensuite passé le plus clair de son mandat à faire ce qu’il n’avait jamais dit et à faire croire qu’il avait fait ce qu’il avait dit. Juppé, lui, commence par dire ce qu’il ne fera pas, pour être bien sûr de ne pas avoir à dire ce qu’il fera. Pas étonnant qu’il soit l’homme de droite préféré de la gauche.

La stratégie « normale » de François Hollande

courbe-chomage-jmPour le Président le moins populaire de la cinquième République, il n’existe pas trente-six façons de prolonger son inaction au-delà de 2017. Alors que ses résultats lamentables devraient l’inciter à se cacher sous le tapis en attendant que ça passe, Pépère repart en campagne, comme si de rien n’était. Il déterre les morts pour les placer au Panthéon, il court de commémoration en repentance à tel point qu’il s’excuse de tout sauf d’exister. Cette agitation frénétique n’a d’autre objectif que de tuer dans l’œuf toute pensée stratégique rationnelle dans le marigot qui lui tient lieu de parti. Son action est si positive qu’il sait qu’il a autant de chance d’arriver à ses fins que Depardieu de gagner le Marathon de Paris. Pour renverser le cours des choses, il lui faut provoquer un « 21 avril à l’envers » et éliminer le candidat de droite. Même comme cela, son élection n’est pas acquise, mais seulement vraisemblable. En effet, la France n’est pas encore mûre pour la passionaria des terrils, mais sait-on jamais, deux ans avec Hollande c’est très long et tout peut arriver. Pour espérer l’emporter quand même, il n’a qu’une seule solution : que les Républicains désignent Juppé comme candidat, à l’issue d’une primaire où tous les prétendants se seront écharpés sur le thème de la morale et du Front National (corolaire du thème précédent). La presse subventionnée par nos sous, l’y aide du reste puissamment, en faisant de Juppé le Balladur, Jospin, Ségolène Royal (rayez la mention inutile) du moment.

3Le meilleur d’entre les Républicains (aux dires de Chirac) occupe le créneau très couru du centre bien pensant socialo-compatible. En ce sens, il « croit en l’action de l’État » (c’est d’ailleurs une foi qu’il partage avec Marine Le Pen et Florian Philippot, mais passons bien vite). Tout le monde sait bien que ce positionnement est électoralement étroit (le centre, pas la croyance en l’infaillibilité de l’État, hélas) car peu d’électeurs s’en satisfont (la Duhamélisation des esprits n’est pas encore complète, Deo gracias !). Même si ceux qui votent pour le centre sont très bruyamment satisfaits d’eux même, ils ne représentent guère plus de 15 % des voix (au mieux). En admettant que le Maire de Bordeaux s’arrache et se fasse violence en campagne (après tout, Balladur est bien monté sur une table avant de se ramasser) ses positions droits-de-l’hommistes et tolérantes ne lui vaudront pas de dépasser les 20 %.
MIEGEmosqueesMarine — que le système médiatique poussera à fond (voir plus haut) — fera autour des 30 %. Il ne restera plus à Pépère qu’à rassembler son camp de base (pour le PS c’est acquis, depuis le « succès » de la motion Cambadélis), à limiter la dispersion extrême gauchiste à Mélanchon. Le tour sera joué et les 20 % franchis. Les verts peuvent bien risquer de gripper la machine, mais leur poids électoral découlant de leurs propositions fumeuses les rend, en dehors de Paris, singulièrement négligeables. Seul le rouquemoute allemand récemment nationalisé serait en mesure de fédérer les bobos mais même comme cela… Et voilà comment un Président haï risque de nous enfumer pour 5 longues années supplémentaires. Quand on voit ce qu’il a fait en trois ans, on imagine dans quel état sera la France de 2022… Ce n’est, après tout, rien d’autre que l’hypothèse de Houellebeck.

France's President Francois Hollande attends the recording of his New Year's speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE - Tags: POLITICS)

France’s President Francois Hollande attends the recording of his New Year’s speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE – Tags: POLITICS)

La France, l’homme malade de l’Europe

757647025Oui, ce n’est pas très charitable de penser que François Hollande ruinera la France au terme de son second quinquennat. Pourquoi attendre 2022, alors qu’il est en passe de réaliser l’exploit aux trois cinquièmes du premier, je vous le concède. Loin de s’inverser, la courbe du chômage n’en finit pas de monter et avec elle son cortège de drames humains. Pendant ce temps-là, les socialistes s’accrochent aux totems sociaux (CDI, seuils, prélèvements confiscatoires, représentation syndicale…) comme la vérole sur le bas clergé. Nous sommes le seul pays d’Europe à ne pas profiter du retour de la croissance et de la baisse conjuguée du pétrole et de l’Euro : même pas mal ! Nous fleuretons avec les 5,5 millions de chômeurs et une dette qui avoisine les 100 % du PIB : vous reprendrez bien 150 000 emplois aidés avec vos sous supplémentaires ! Il est urgent de rétablir la confiance avec les entrepreneurs qui, seuls, peuvent créer des emplois : amis patron de PME, tu auras toi aussi ton délégué syndical ! Les socialistes ont ce talent rare, de pouvoir faire dérailler les trains en gare rien qu’en les regardant.

miege-tresor-770x1109-366x527Le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas comprendre que leur politique est mortifère. C’est impossible pour eux puisqu’ils font le bien. Un petit exemple de l’étendue de leurs bienfaits nous est donné par leur politique de maquillage des comptes de réduction des déficits. Selon l’Association des Maires de France, les collectivités locales représentent 37 % de l’investissement public. Elles sont responsables d’un peu plus de 4 % du déficit public et vont pourtant supporter l’essentiel des efforts de réduction de la dépense. Que pensez-vous qu’il va se passer dans les prochaines années, si rien ne vient endiguer cette catastrophe ? L’investissement public va s’effondrer (-25% en 2017 par rapport à 2014), pour le plus grand bonheur de ce capitalisme, certes de connivence, mais pourtant grand pourvoyeur d’emplois peu qualifiés (BTP, services collectifs, transports). Ces mêmes emplois qui nous sont si nécessaires pour absorber les 140 000 « chances pour la France » qui sortent chaque année, sans aucune qualification, de la machine à fabriquer des analphabètes qui nous tient lieu d’instruction publique. On peut se gargariser d’avoir une natalité supérieure à celle de nos voisins. Lorsque l’on réalise que ce dynamisme n’est en réalité que le fruit de l’importation massive d’étrangers que l’on se refuse par ailleurs à assimiler, l’équation devient affreusement simple et le suicide français, cher à Eric Zemmour, totalement patent. Mais chut, il ne faudrait surtout pas stigmatiser qui que ce soit, il en va du vivre ensemble en qualité de « gros soumis » comme disent les jeunes d’aujourd’hui.

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La France coule et notre aristocratie administrative s’en fout royalement. L’essentiel c’est que leurs privilèges perdurent. Les scandales qui se multiplient comme celui de la Présidente de l’INA qui claque 40 000 € de taxis en une année, alors qu’elle a un chauffeur, ne provoquent aucune réaction, à part celle de la recaser dans un placard doré au ministère de la Culture. Dans ce foutoir généralisé, la seule réforme que veulent porter les socialistes pour se trainer lamentablement jusqu’en 2017, c’est celle du prélèvement à la source des impôts directs. Oh la belle idée que voilà ! Comme il n’est pas question de nous faire cadeau d’une année de prélèvement, ces dingues sont en train de nous concocter une usine à gaz qui nous permettra d’apurer notre « dette fiscale » ancien système tout en nous pompant nos impôts « nouvelle formule » à la source. Payer deux fois ses impôts, en une année (ou plus, le tout est de savoir en combien de fois nous allons couper la queue du chien) voilà qui va très certainement relancer la croissance…

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ANAPHORE ET CITRON PRESSE

novembre 6, 2014

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S’il est un fait établi depuis que Moi Président a renvoyé l’ogre Sarkozy à la lisière de la Villa Montmorency, c’est que la pression fiscale n’a jamais été aussi élevée dans notre pays. Tous les Français la ressentent, même – et surtout ceux – qui ont cru aux fariboles qui les assuraient que seuls les riches allaient le sentir passer. Bien peu nombreux seront ceux qui, au final, échapperont à la voracité fiscale déchainée des camarades anormaux du Président normal. A bien y regarder, seuls les plus riches qui émigrent et les plus pauvres qui immigrent passent au travers. Si ce déchainement d’initiatives taxatoires, toutes plus folles les unes que les autres, n’a pour unique objectif que de faire que rien ne change jamais dans le paradis soviétique qu’est devenue la France contemporaine, force est de constater qu’il n’a pas été atteint. Le navire prend eau de toute part et les désespérantes tentatives de colmatage des collectivistes forcenés de la rue de Solférino s’apparentent plus au tonneau des danaïdes qu’à la sécurisation de polders. Le corollaire de cette folie est connu : la révolte fiscale.

 La fin du consentement à l’impôt

Hollande-Louis-XVI-majestéForce est de reconnaître que personne n’aime s’acquitter de ses impôts. Tous ceux qui vous disent le contraire sont des Tartuffes ou ont un compte en Suisse (les deux peuvent se cumuler). Le prélèvement obligatoire (pléonasme) n’a jamais eu bonne presse et bien des têtes roulèrent dans de beaux paniers en osier pour ne pas avoir pris, à temps, la mesure de l’exaspération des contribuables. Si aux temps glorieux où un Peuple éclairé se révoltait face à l’absolutisme fiscal royal, la ponction fiscale menaçait, alors, la capacité des individus à se nourrir, ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les contributions nous enlèvent du pouvoir d’achat que la pilule passe mieux.

 hopital-20-000-emplois-de-moinsBien au contraire, c’est précisément en raison des libertés acquises, depuis lors, au terme de « durs combats sociaux » que la situation empire. La survalorisation de l’individu et de ses droits imprescriptibles à jouir de tout et n’importe quoi ont sapé les bases notre société post-moderne : le consentement à l’impôt. Les droits sont survalorisés et les devoirs tus, alors qu’à bien y regarder : nous avons le devoir de payer d’avantage, pour des droits toujours plus restreint (sauf pour ceux qui ne payent rien). Jusqu’à très récemment, le citoyen contribuable ne percevait que les jolis services publics dont on lui louait les vertus et dont il profitait presque à l’œil (croyait-il) grâce à ses impôts. Les hôpitaux, les routes, les (forcément) gentilles infirmières, l’école et tous les autres bienfaits de l’État nounou étaient autant de vitrines du si fameux modèle français. Baigné dans cette propagande soviétique dès son plus jeune âge, le contribuable acceptait sans trop rechigner de cracher au bassinet, sans avoir conscience du coût toujours plus faramineux de la mise en œuvre du Barnum. En effet, au fil du temps, l’État n’est plus demeuré providentiel que pour ses fonctionnaires. Avoir réussi à faire croire que les ponctions fiscales, toujours plus fortes, étaient des cotisations mutualistes à la caisse du bonheur commun, voilà un des plus fabuleux tours de passe-passe de l’État moderne.

monument-beeeeettttttteeeeee-1-366x505Seulement à mesure que le système, incapable de se réformer — tant les sangsues étaient nombreuses à se repaître sur la bête – s’enfonçait dans des déficits abyssaux, les prélèvements destinés à préserver l’illusion de la gratuité du Service Public s’alourdirent. Le bidule était tellement vicié que la ponction ne suffisant plus, il fallut recourir à l’emprunt et baisser les prestations pour le maintenir à flot. À mesure que le bateau ivre partait à la dérive, le con tribuale médusé s’aperçut qu’il payait toujours plus chers pour des services de moins en moins bien assurés voire, plus assurés du tout. Il finit par comprendre (mais un peu tard) qu’on l’avait berné et que ses impôts profitaient à beaucoup, mais pas à lui. Bref, plus il payait, moins il recevait. La défiance envers des élus illusionnistes grandit alors de façon exponentielle chez les Français, en même temps que la gabegie généralisée de leurs zélites s’étalait au grand jour.

Ne nous y trompons pas, si les Français rejettent aussi massivement leurs hommes politiques, c’est qu’ils les jugent, à juste titre, responsables de ce fiasco interventionniste et du racket fiscal qui va avec. Ceci étant, si la lâcheté a été érigée en système de gouvernement, c’est aussi parce que les électeurs se sont montrés crédules au point de toujours élire celui qui leur promettait que les autres (les riches, le Kapital, les Allemands…) allaient payer l’addition. Nous sommes arrivés au bout de cette magnifique ficelle avec François Hollande. Pas de bol pour lui !

 Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, mais elles font vendre du papier

 85287693_oNous sommes au bord de la faillite et les Français sont pressurés comme jamais pour l’éviter. Malheureusement pour les clowns qui nous gouvernent, malgré ces prélèvements records, la situation ne s’améliore pas d’un iota puisqu’ils font tout sauf ce qu’ils devraient, pour que les choses changent. Au contraire, les nouvelles toujours plus réjouissantes du monde irréel dans lequel évoluent nos zélites ne font que rajouter à la crise de confiance dans laquelle se noie notre beau pays. Il faudra un jour se pencher sur les ressorts qui font que la Presse, en rapportant ces scandales à répétition scie, avec une obstination qui force le respect, la branche subventionnelle sur laquelle elle est confortablement assise depuis la Libération. Pas une semaine sans son lot de révélations croustillantes, sur la façon dont nos princes se vautrent dans l’argent dont ils nous délestent si prestement.

o92113_pauseSurvenant au moment où les Français découvraient avec effarement le montant de leur troisième tiers de pause fiscale, les phobies administratives du ministre Thévenot — qui ne payait plus (entre autre) ses impôts depuis trois ans — furent une pure joie qui vint utilement réactiver la vigoureuse démangeaison que nous avions tous ressentie dans le fondement lors de l’affaire Cahuzac. La longue litanie des promesses non tenues en matière d’imposition ou d’inversion incantatoire de la courbe du chômage n’a pas d’autre équivalent que l’incroyable suite de bobards servie à nos partenaires européens, pour les assurer que nous allons maitriser nos déficits publics. Le résultat de ces mensonges en cascade : la parole de l’État ne vaut pas tripette, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hexagone. Compte tenu de l’instabilité fiscale (doux euphémisme !) ambiante, plus personne ne bouge ni n’investit, pas plus les ménages que les acteurs économiques. Le pays se fige, l’activité se paralyse, la croissance zéro, chère aux Khmers verts, apparaît alors dans toute sa splendide misère prophétique.

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 La relance qui tue

emmanuel-macron-en-mao1Pendant ce temps-là, les as qui nous gouvernent ne savent plus où donner de la tête pour trouver l’idée la plus grotesque possible, destinée à nous sortir de la crise où leur agitation frénétique nous fait plonger tous les jours un peu plus profondément. Le petit génie que Moi Président nous a fait sortir de sa banque d’affaires a un plan pour redresser la France. Chouette ! Il l’annonce à grand coup de tambours et de trompettes médiatiques laudatives (comme il se doit avec le meilleur d’entre nous du moment). Le fruit de ses cogitations : travailler le dimanche en zone touristique et lever les freins qui pèsent sur le transport en autocar. La vache ! Toutes ces longues études coûteuses pour en arriver à ces conclusions. C’est sûr que quand on leur enlève les freins, les bus roulent mieux et que travailler le dimanche permet aux commerçants de vendre plus que s’ils étaient fermés. Chapeau l’artiste ! Et à part ça Emmanuel, qu’est-ce que tu voudras faire plus tard, quand tu seras grand ?

Sylvain-Pongi_barrage-sivens-tarn-jose-bove-etude-independanteBien sûr, pour tout keynésien qui se respecte, la relance passe par les grands travaux, mais là, il faut bien admettre que jusqu’à la fin du quinquennat, c’est mal barré. Maintenant que la gauche radicale a obtenu son Malik Oussekine à cheveux gras, nous ne sommes pas prés d’en voir la queue du commencement d’un de grand travail. Tout débute par une gentille manif festive et participative où des tas d’activistes – qui n’habitent pas le Tarn – se rendent à Sivens pour manifester leur exaspération de voir « une zone humide de plus » disparaître sous les coups des pelleteuses de ces salauds de paysans de la FNSEA productivistes. Il est entendu depuis Astérix légionnaire « qu’il ne faut jamais parler sèchement à un Numide », c’est acquis. Pour autan, le fait que tout ait été conduit dans les règles de l’art par ces ploucs d’élus socialistes du Conseil Général du Tarn ne fait rien à l’affaire. Ils ont légalement raison, mais légitimement tort comme le dira Nicolas Hullot, l’expert extraordinaire en sauvetage de planète en danger payé par nos sous. Nantis d’un raisonnement juridique aussi puissant, nos pacifistes verts se ruent donc sur le chantier en arrosant, au passage, les gendarmes mobiles à grands coups de cocktail Molotov. Moralité : préserver la biodiversité nécessite de brûler du flic.

Paisible manifestant de gauche

Paisible manifestant de gauche

Sur ce, les gendarmes « acculés sur une redoute » (un endroit stratégique qu’il est évident d’occuper quand rien ne vous y pousse) se dégagent de cette mauvaise passe en utilisant des grenades offensives, comme ils en ont le droit légitime lorsqu’une manif vire à l’émeute (et griller du poulet vivant n’a rien d’un sit-in pacifique). Malheureusement, l’une d’entre elles finit sa course – dans des circonstances qu’il conviendra d’éclaircir – dans le cou d’un « pacifiste  acculant », le tuant sur le coup (la tuile !). La mort d’un homme fut-il écologiste et djeune est toujours regrettable. Ce garçon avait des parents, tout comme les gendarmes qu’il prévoyait de rôtir. Ceci étant posé, imaginons qu’un jeune nationaliste ait pris la même grenade offensive, au même endroit alors qu’il acculait, lui aussi, les gendarmes pour protester contre… l’édification d’une Mosquée (au hasard) voulue par une municipalité pétrie de vivre ensemble. Croyez-vous que sa mort aurait donné lieu à un tel battage ? Plus encore, voyez-vous surgir des hordes brunes sur ce type de chantier cultuel (du reste plus nombreux que les barrages), à l’instar de ce que pratiquent systématiquement les Khmers verts dès que l’on projette de couper un arbre ? Leur indignation est la même, elle n’est juste pas dirigée vers la même cause. L’une est jugée légitime par les médias, l’autre pas. Ceci étant, leurs méthodes de contestations diffèrent « légèrement » en ce qui concerne la violence avec laquelle elle s’exprime (comme les Nantais vous le diront) et ce constat n’est pas favorable aux fanatiques de Mère Nature.

barrage2En démocratie, seules les élections doivent permettre de revenir sur une décision publique. Ni les manifestations ni les violences ne peuvent remettre en question un projet décidé par des élus du suffrage universel. L’indignation médiatique sélective ne doit pas décider de l’opportunité ou non de poursuivre un projet. En revenant sur la décision des élus du Tarn, le gouvernement commettra une lourde faute. Il légitimera le recours à la violence comme mode de contestation de l’action publique. Il encouragera les extrémistes dans leurs tentatives de déstabilisation et découragera les citoyens respectueux des lois. En démocratie, si les électeurs ne sont pas satisfaits des décisions prises par leurs élus, ils en changent. C’est même à cela que servent les élections. Permettre à des excités de remettre en cause ce principe fondateur de la République au prétexte que l’un d’entre eux est mort en tentant de casser du flic, c’est perdre toute crédibilité à venir. Comment jouer les vertus républicaines offensées par les saillies de Jean-Marie Le Pen (ou tout autre mâle blanc hétérosexuel) quand on laisse les amis de Monsieur Bové tout casser, sous le prétexte aussi fallacieux que douteux que « c’est bon pour la planète » ? Vous me direz que certaines décisions sont parfois irréversibles et que s’en remettre au seul jugement des élus est un peu hasardeux. Je vous répondrais que vous n’avez qu’à voir le Mariage pour tous et que c’est une raison de plus pour voter et, ce faisant, de faire très attention aux convictions de celui vers qui se porte votre suffrage. Si vous n’en pouvez plus du politiquement correct,  évitez donc de choisir les crétins qui se roulent dedans dès qu’un micro se tend vers leur servile cervelle de piaf.

 La réforme ou la mort

152953_16Au soir du 6 mai 2012, Hollandréou n’avait pas l’intention de bousculer les choses. Il était là pour en profiter, pas pour en chier. C’est même pour cette raison qu’il nous a fait le coup du Président normal. Face à la crise : un mec normal se planque en attendant que ça passe et c’est exactement ce que fait Moi Président depuis trente mois. Il faut dire qu’en plus de la majorité d’eunuques dont il est affublé, le voici maintenant frappé d’immobilisme absolu avec cette « mort tragique ». Il s’agite mollement, parcourt le monde pour y répandre sa pensée émolliente et ses bourdes embarrassantes. Nous assistons médusés à la débauche d’inactivité du cousin de province, un peu simplet, dont nous avons bien imprudemment fait notre Président. Monsieur P’tite Blague ne fait rien, et même ça il le fait mal. Nous ne somme plus gouverné, nous sommes divertis en attendant Dieu seul sait quoi (le retour de la croissance, l’arrivée du Messie, une idée, des couilles…). L’opposition s’occupe à s’opposer à elle même, pendant que le Front National tente de s’imposer comme la seule alternative à l’attentisme ambiant (tout en n’y croyant pas lui même). En vérité, nous sommes très mal barrés sachant qu’aucun des membres de l’équipage à qui nous avons confié notre destin n’est capable de tenir le moindre cap par gros temps.

89914882_oCe qui est passionnant dans le relatif statu quo que nous vivons à l’heure actuelle, c’est qu’il ne s’éternise que par la grâce de ces sales marchés financiers qui persistent à nous prêter leur sale argent à un taux dérisoirement bas, par rapport aux risques que nous leur faisons courir, en raison de notre inaction en matière d’assainissement de nos finances publiques. Le scénario catastrophe à la Grecque n’est pas une simple hypothèse de travail, il est couru d’avance en raison de notre indigence réformatrice. Nous repoussons, avec constance, les ajustements indispensables et nous persistons à dépenser un argent que nous n’avons plus, afin de poursuivre des chimères égalitaristes qui ne font qu’enfoncer les gens dans la dépendance. Le modèle français nous plombe. Malgré cela, des élus de tous bords, inconscients ou sournois continuent à s’accrocher à cette chimère comme la vérole au bas clergé breton. Les Français ne croient plus aux lendemains qui chantent et pourtant ceux qui prétendent les gouverner continuer de les pipeauter sur l’air de tout va très bien Madame la Marquise le modèle français est indépassable etc, etc.

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 Nous sommes à mi-mandat. Les nuages qui s’accumulent sont tellement noirs aux abords du précipice où nos monarques aveugles nous ont menés qu’il faut être particulièrement optimiste pour penser que nous nous en sortirons sans casse. Sur le pont des premières du Titanic, l’orchestre continue à jouer pendant que les secondes et troisièmes classes se noient. Ces salauds de riches qui gagnent plus de 6000 € par mois verront leurs allocs divisées par deux, tandis que nos gentils fonctionnaires continueront à toucher leur supplément familial de traitement, comme si de rien n’était. La frénésie de nouvelles taxes bat son plein au beau milieu du choc de simplification administrative. Les prestations chômages vont diminuer pendant que les intermittents du spectacle continueront à être très confortablement indemnisés. En 2015 on supprime la première tranche de l’impôt sur le revenu. Et allez hop ! Un fardeau toujours plus lourd porté par un nombre toujours plus restreint d’individus paupérisés par la masse des ayants droit : ça, c’est un modèle de développement économique durable. La stabilité politique qui en découlera ne va pas tarder à surprendre les humanistes. Nous nous préparons de bonnes années de franches rigolades démocratiques. Nous sommes sur le point de rencontrer le mur vers lequel nous nous précipitons vélocement, depuis tant d’années, et le choc va être bestial.

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EN FINIR AVEC 68, C’EST PAS FACILE !

septembre 22, 2014

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Le tribun catalan de l’Essonne avait ouvert le bal au début de la semaine en assenant à ses députés — qui sont payés pour cela — un discours de confiance d’un chiant, comme on n’en fait plus depuis Castro. Pépère se devait donc de faire mieux. Et… il ne nous a pas déçus ! Pourtant en dehors de la pluie qui s’abat maintenant sur lui en toute occasion, avec une violence qui n’a d’égale que l’insondable profondeur de sa médiocrité, rien de nouveau sous le cumulonimbus. Poncifs et lieux communs se sont succédés à un rythme rarement atteint, au point que les 400 militants à carte de presse, invités à écouter le Dieu du flou, baillaient à s’en décrocher la mâchoire. La seule information à retenir de cette lénifiante logorrhée du 18 septembre 2014, c’est le passage remarqué de la Présidence normale à la Présidence pas facile.

 Monsieur petite blague n’a plus rien à dire

10660374_692887654128935_6963039835043793918_nEn dehors de martyriser les journalistes – qui sont, eux aussi, payés pour ça – à quoi peut donc bien servir pareil exercice imposé (à tous les sens du terme) ? Il faut dire que dans notre démocratie où les politiciens ne décident plus de rien, où la parole a remplacé les actes, quand on ne cause pas, on finit par être oublié. Vous me direz qu’avec 13 % d’opinions favorables, il est peut-être plus que temps, pour François Hollande, de se faire oublier. Seulement voilà les Duhamel de toutes obédiences (:.) vous rétorqueront qu’il ne faut pas ajouter une crise institutionnelle, à la crise économique et sociale (et patati et patata). Et tous d’attendre la parole présidentielle, comme le shaman la pluie (sauf que chez nous les deux tombent simultanément et en quantité).

 ps-tva-225x320Bref je cause donc je suis, ou, plus exactement, je suis donc je cause. La Présidence forte voulue par de Gaulle est réduite à un théâtre d’ombres, où un vieil acteur usé vient soigner ses complexes en public. Tout le pathétique de la situation est résumé dans sa nouvelle anaphore : c’est pas facile. Ben oui mon pépère, c’est pas facile, d’être Président. C’est pas facile, de ne plus avoir de pognon à dilapider parce que les prédécesseurs ont vidés les caisses, avec toutes sortes de mesures à la con. C’est pas facile, de discuter avec des Allemands qui, eux, ont fait les efforts que nous nous refusons à faire. C’est pas facile, après avoir tout pété, de tout remettre en place, sans admettre que l’on s’est un poil, gouré. C’est pas facile, d’aller voir le peuple de gauche que l’on accable de taxes, alors qu’on lui avait expressément promis que seuls ces salauds de droite allaient cracher au bassinet. Oui, c’est pas facile, mais fallait pas y aller ! Personne ne t’a forcé à raconter toutes les âneries que tu as débitées, pour te retrouver à l’Élysée. C’est pas facile, mais c’est bien fait pour toi !

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 La gauche populiste face aux réalités

LogoPSLa seule chose qui rassemble les Tartuffes de gauche et les fait s’aligner comme à la parade, c’est leur aversion sur-affichée du Populisme. Le populiste, c’est l’autre, c’est bien connu. La droite est mauvaise, précisément parce qu’elle n’est jamais loin du populisme. Réguler l’immigration : Populisme ! Contrôler les bénéficiaires des multiples allocations qui assujettissent les individus à l’État, tel le veau à la vache : Populisme ! Vouloir que l’École apprenne à lire à nos enfants et le Français aux nouveaux arrivants : Populisme ! Envisager que l’Histoire de France puisse être autre chose qu’une longue suite de battage de coulpe : Populisme ! Penser que l’islam comme vecteur d’identité pose un problème à la Nation : Populisme ! Exiger la responsabilité des juges : Populisme !

 mon-ennemi-cest-la-finance-4-495x260Cependant, à bien y réfléchir comment doit-on qualifier un candidat qui explique à une masse de pauvres (sans dents), que seuls les riches (nantis de dentiers) paieront  pour remettre le pays à flot ? N’est-ce pas le propre du populisme que de rechercher les votes des petits et des sans-grades, en leur faisant miroiter qu’ils pourront ainsi prendre leur revanche sur ceux que la fortune a favorisés ? N’est-on pas populiste quand on prétend corriger les inégalités (rebaptisées injustices) à coup d’impôts ? Lorsque l’on déclare ne pas aimer les riches et que l’on prétend que la finance est son ennemi, ne se vautre-t-on pas, ainsi, dans le populisme le plus vil ? Cette haine revendiquée des riches ne s’apparente-t-elle pas à la technique éprouvée du bouc émissaire comme aux zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire ? C’est amusant, du reste, chez les socialistes cette fascination pour les années 30. Le discours électoraliste de Pépère sur les riches et la finance y aurait trouvé toute sa place. Il suffit de remplacer « riche » par « juif » et de qualifier la « finance » « d’apatride » pour nous retrouver aux plus belles heures de la collaboration. Si les socialistes dénoncent vigoureusement la paille populiste dans l’œil de la droite, ce n’est que pour mieux s’abstenir de retirer la poutre qui transperce le leur. Ils ont, en politique, des nausées bien sélectives et ne craignent pas de fleureter avec les méthodes réprouvées quand leur intérêt le leur commande. On aurait dû se méfier. C’est au Bourget qu’a atterri Daladier après Munich et il faut bien admettre que Doriot, Déat et Laval étaient plus socialistes que nationaux.

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Le collectivisme en action

 Capture-decran-2013-03-02-a-10.08.08La gauche se sert du populisme comme d’un éteignoir à idée. C’est toujours cette même rengaine qui est utilisée pour esquiver le débat et surtout échapper à l’inventaire que l’on se doit, pourtant, de dresser devant toute faillite. Et Dieu sait que la pensée de gauche a fait banqueroute. Car, toutes ces idées généreuses, dont la gauche nous a rebattu les oreilles et que la droite n’a jamais eu le courage de combattre, nous ont conduit dans l’impasse où nous sommes aujourd’hui. Pépère courage, le vrai mou et le faux dur qui lui ont servi de Premiers ministres successifs sont les derniers avatars de la grande escroquerie qui a pris corps dans les cafés enfumés de Saint Germain des Prés, après la pseudo révolution 68.

 livre-d-histoireIl s’agissait, en ce temps là, d’en finir avec le capitalisme. Pour cela il fallait abattre la Nation, ce rempart ultime contre le progrès social représenté, alors, par l’URSS. Les prolétaires se laissaient trop facilement abuser par le patriotisme. Cet atavisme les ayant amenés, par deux fois, à repousser les alléchantes démonstrations d’amitié de l’Allemagne, il convenait d’en finir avec ce dangereux sentiment d’attachement, pour favoriser l’amitié franco-russe. Une fois le Général et ses Compagnons disparus, les fossoyeurs de la Nation eurent le champ, d’autant plus libre que l’inculture historique de la droite française leur ouvrait le boulevard de l’antiracisme. C’est au nom de cette idéologie destructrice, basée sur la honte de la collaboration, le complexe colonial (grande œuvre de gauche) et la « reductio ad hitlerium » de la moindre contestation que la gôôôôche morale des Mitterrand, Cahuzac, Aquilino Morelle, Taubira et autres Thevenoud s’est installée au pouvoir. Et ce ne sont pas les pseudo alternances qui ont changé cet état de fait.

miege-laicite-amenagements-591x819-customCette gauche, jacobine et donneuse de leçon, s’est répandue dans tous les rouages de l’État, comme un cancer, pour mieux le subjuguer. Droguées à la dépense publique, les administrations ont alors pris un poids démesuré et ont petit à petit étouffé l’activité privée. Elles abandonnaient la défense de l’intérêt général pour ne s’intéresser qu’à leur propre perpétuation. La dépense figurait la volonté politique et le résultat final n’importait plus. Le pays ayant résorbé la pauvreté grâce à l’élan des trente glorieuses, la gauche, aidée en cela par les idiots utiles du libéralisme sans frontières, a achevé son œuvre, en important plus de 10 millions de nouveaux prolétaires des tréfonds des pays du Sud. Les autochtones les plus fragiles étaient priés de leur faire de la place, tandis que les organisateurs de ce trafic étalaient leur tolérance et leur progressisme, tout en se mettant bien à l’abri des nouveaux entrants aux meurs hétéroclites. La troisième mondialisation se mettait en branle et tant pis si entre-temps l’URSS avait sombré corps et âmes. Le but restait inchangé : en finir avec la Nation.

 Pour en finir avec la dictature de la pensée unique de gauche

 PS-is-deadNe nous leurrons pas, la faillite prochaine du pays ne suffira pas, à elle seule, à nous remettre dans le droit chemin. Il n’est qu’à voir la morgue des crétins qui nous gouvernent. Ils sont tous persuadés que leurs mouvements de godille sont de nature à dévier le bateau France de la trajectoire qui le conduit inexorablement vers les hauts fonds de la banqueroute. Et ce n’est pas Bruxelles qui nous sauvera non plus de ces fous. Pour preuve, l’Europe vient de faire de Moscovici, cette quintessence du dirigisme énarchique, son nouveau commissaire aux affaires économiques. Tant qu’à faire pourquoi DSK n’a-t-il pas été nommé aux droits des femmes ?

ump-logo-2008C’est sur ces entrefaites que Nicolas Sarkozy sort du bois. Il brigue, oh surprise, la succession du Président tout mou. Son plus gros problème sera de nous expliquer comment il fera entre 2017 et 2022, ce qu’il n’a pas fait entre 2007 et 2012. Mais l’homme est habile et je gage qu’il y parviendra. Il n’a cependant pas encore ouvert la bouche qu’une partie ce qui pense chez les libéraux lui tape dessus avec une énergie toute socialiste. Chers amis adeptes de la liberté, vous avez raison, son premier mandat a été marqué du sceau de l’étatisme et du dirigisme le plus pur. Votre légitime courroux vous a produit Hollande. Croyez-vous que vous agiter comme vous le faites en sautillant sur place, pour lui jeter son passif à la figure sera de nature à faire progresser nos idées ? Pensez-vous qu’Alain Juppé soit une alternative libéralo-compatible ? Lui le grand commis de l’État – l’homme de droite préféré de la gauche – celui qui depuis son exil sur les bords du St Laurent, du meilleur d’entre nous est devenu le meilleur d’entre eux. Alain Juppé, le Jean-Claude Duss de la politique française serait celui qui ferait passer la France de l’ombre de l’Étatisme à la lumière libérale ? Soyons sérieux !

 violonwc3J’entends bien, ici où là, certains caresser le fol espoir que François Fillon soit à même de faire cette synthèse tant attendue entre la droite sociale et la droite libérale. Il en affiche, en tout cas, la volonté et c’est suffisamment rare pour être souligné. L’air serait séduisant si ce brave homme n’avait pas mis en musique, les mesures étatistes que vous reprochez, à juste titre, à Nicolas Sarkozy. Qui s’est accroché à son poste, malgré la souffrance qu’il ressentait jusque dans ses nerfs sciatiques ? Je veux bien croire que les hommes peuvent changer. Pourquoi présumer que l’un a vu la lumière, à l’issue de la défaite de 2012 et pas l’autre ? Au final, il faut bien reconnaître que l’un a plus d’énergie et de persévérance que l’autre. Si Fillon était aussi crédible que vous semblez le penser, il ne laisserait pas un tel boulevard à Sarko. Le retour de ce dernier est d’autant plus facile que son « retrait » de deux ans n’a pas permis de faire émerger une alternative sérieuse dans son camp. Il vaut mieux, dans ces conditions, accompagner le mouvement et peser dans les choix à venir que de crier au loup avec des socialistes qui, du haut de leurs réussites présentes, prétendent, sans rire, que son bilan sera le boulet de Sarkozy.

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Nous sommes à la fin d’une époque. Les 30 mois qui nous restent avant la prochaine présidentielle, n’en doutons pas, seront gaspillés par la gauche, comme elle a perdu les 30 premiers. Les socialistes n’avaient qu’un objectif prendre le pouvoir. Ne commettons pas la même erreur et préparons-nous à l’exercer. Nous ne parviendrons à gouverner que si nous avons, au préalable, prévenu les Français des sacrifices qu’ils vont devoir réaliser, pour remettre le pays à flot. Il faudra revoir tous nos logiciels et envoyer promener les vieilles lunes de 68. Tout candidat qui prétendra sauver le modèle social français doit être suspecté de duperie. Ce modèle qui n’en a jamais été un, doit du reste être réinventé (le « ré » peut légitimement sembler superflu). Il faudra nous recentrer sur nos problèmes et arrêter de donner des leçons au monde. Il conviendra de résorber la pauvreté sur notre sol, avant d’en importer de nouvelles. Terminé les accommodements raisonnables ! Donnons-nous le temps d’assimiler (et non d’intégrer), comme nous l’avons toujours fait dans notre histoire, les 10 millions de nouveaux habitants que nous avons reçu en héritage de la gauche étatiste. Réduisons le périmètre de l’Etat. Redonnons aux individus le goût de la réussite et la possibilité de jouir en toute quiétude de ses fruits. Finissons-en avec une fiscalité punitive et confiscatoire qui pousse à l’exil et plongeons-nous, avec enthousiasme, dans la compétition fiscale européenne. Nous avons le choix. Le déclassement n’est encore qu’une possibilité, il ne tient qu’à nous de renverser le cours des choses. Personne ne le fera à notre place et les lendemains ne seront pas roses. Le rose qui est, du reste, la couleur de nos illusions perdues. Nous ne devons plus vendre du rêve et du vent, mais promettre qu’en échange de la sueur et des larmes de ses citoyens, notre pays redeviendra la terre de tous les possibles, comme il l’était avant 1968.

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SOCIALISME ET REALITE

septembre 8, 2014

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Depuis que Manuel s’en est greffé une paire, en purgeant (très partiellement) les cautions de gauche de l’attelage hétéroclite que nos médias s’acharnent à appeler un Gouvernement, il n’est pas une journée sans que les nouveaux convertis ne se répandent dans les médias pour nous faire partager leur émerveillement d’avoir découvert la Lune. Cette libération jubilatoire d’une parole visiblement aussi longuement que douloureusement contenue, lorsqu’il s’agissait de prendre la place de la droite, a quelque chose de touchant. Pour peu, on se croirait revenu aux temps des fulgurances géostratégiques BHLiennes sur la Libye ou la Syrie. Bref, la digue est rompue et le gouvernement semble se jouer de tous les dogmes socialistes, si chers à la Mère Tapedur de Lille. Seulement, comme toujours avec la gauche caviar, tout n’est qu’apparence et Manuel Valls tient plus du Mussolini en modèle réduit (comparez le port de leurs mentons respectifs) que du Blair tatcherisé.

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 Virage Libéral et austérité

 Comme nous pouvions nous y attendre, la presse dans un réflexe aussi pavlovien que prévisible (c’est un peu le principe) n’en finit pas de nous vendre le « virage social libéral du Gouvernement Valls ». Social-libéral, c’est très vite dit ! Outre l’antinomie de terme à terme qui n’a jamais rebuté un journaliste, il est aussi difficile de percevoir le libéralisme à l’œuvre dans le foutoir hystérique que nous sèment nos ministres depuis le remaniement, qu’il nous est compliqué de repérer une réussite économique à mettre au crédit des 14 longues années de pouvoir de Tonton. En revanche, quiconque a ouvert la délicieuse missive de Bercy lui annonçant son troisième tiers aura, lui, bien perçu le côté socialiste. Bref la seule chose de vraie qu’ait récemment dite Manuel, c’est que nous n’avons pas encore pratiqué l’austérité.

10641261_534928043275776_5353707988416450515_nIl est, en effet, bien difficile de se prétendre austère quand on recrute 60 000 enseignants, que l’on recolle la retraite à 60 ans, que les déficits ne sont pas endigués que l’on nome ministre du commerce extérieur, un mec qui n’a rien déclaré au fisc depuis des années et que l’on s’apprête à liquider notre industrie d’armement sur l’autel des intérêts de l’oncle Sam. Dès lors, dénoncer la politique d’austérité – que ne mène absolument pas le gouvernement – comme responsable de la situation catastrophique de l’économie française est d’une stupidité consommée. Il est vrai que si l’on raisonne au niveau européen, l’argument peut être entendu puisque de nombreux pays subissent une austérité budgétaire bien réelle. Cependant, au risque de froisser l’économiste qui sommeille à poings fermés dans le cerveau de Montebourg : c’est précisément dans ces pays là que la croissance redémarre. D’où le léger mieux qui faisait claironner au « sans couilles », élu des « sans dents » le 14 juillet dernier que la crise était finie. Seulement, comme la France ne s’y est pas précisément mise à cette austérité honnie, elle n’est pas en mesure de participer au festin, voire, elle plombe la reprise des autres. En résumé on peut toujours beugler sur ces salauds d’Allemands, ceux qui étouffent la croissance européenne se trouvent à Paris et non à Berlin. En outre, les mêmes intelligences cosmiques considèrent qu’il serait indécent que Moscovici ne soit pas chargé de l’économie au niveau du continent. Ben oui il a tellement bien réussi en France pendant deux ans… Il y a des jours ou l’on se dit que loin d’être méchants, nos partenaires européens sont surtout très patients avec nous.

 La crise ou le mistigri socialiste

10647190_939813056045051_5566201421689370569_nDonc, après nous avoir dit que la crise n’existait pas et que tout venait de Sarkozy, le pouvoir nous a joué pendant plus de deux ans, l’air du « prosperity around the corner ». Puis, à force de franchir les « corner » sans y trouver la moindre trace de « prosperity » François le dentiste nous a fait le coup de la crise qui disparaît. Pouf ! Finie la méchante crise, disparus les vilains chômeurs, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes imaginaires possibles. Le déni des réalités, si cher aux socialistes, et qui faisait dire en son temps à Clémenceau qu’il reconnaissait un discours de Jaurès au fait que tous les verbes étaient au futur, ce déni est parvenu à son terme au cours de l’été. Miracle de l’âge de raison, c’est en devenant sexagénaire (c’est fou ce que le sexe à généré pour lui du reste) que, tout d’un coup, Pépère s’est rendu compte que la merde était toujours là. Pire, il s’est convaincu qu’elle risquait de lui sauter à la gueule. Nous sommes donc passés, en l’espace d’un mois d’août pluvieux, du déni le plus total, au catastrophisme le plus absolu.

10614408_328891307290143_2438193102796636494_nEn réalité, qu’ils nient ou qu’ils en rajoutent, nos socialistes font toujours la même chose face à la crise : rien ou à peu près. Maintenant que l’on ne peut plus fiscalement tondre le Peuple sans risquer la révolte, le PS est placé devant un choix cornélien. Il doit réduire les dépenses et pour cela il n’a que deux options qui à force d’être différées vont devoir se cumuler. Soit il baisse les retraites et les prestations sociales et il s’aliène les vieux (population qui a stupidement l’habitude de voter). Soit il taille dans les dépenses et se met à dos les fonctionnaires et autres rentiers de l’État nounou qui sont encore au nombre des 13 % d’imbéciles à faire confiance au priapique de l’Élysée. D’où la sortie pathétique des Montebourg, Hamon et autres Filoches : le boche paiera, y-a-qu’à faut qu’on. Sauf que ces temps-là sont révolus, le populisme de gauche — dont je traiterai dans un article a venir — a ruiné le pays pour porter ces Tartuffes au pouvoir. À force d’avoir acheté des voix à crédit, ils ne peuvent plus rien relancer, la machine est à plat. Les parasites se sont taillés des rentes de situation que le pouvoir est incapable de résorber. En matière économique, nos socialistes n’en sont qu’aux prolégomènes de la prise de conscience. Ils ne sont plus sur Mars, mais ils n’ont pas encore atterri et pendant ce temps là, le mur se rapproche à grande vitesse. Hollandreou n’est pas loin.

 La vengeance de Valérie

10603339_10153155582444676_8832769567319557120_nC’est durant cette phase délicate d’atterrissage et alors que nous nous remettions à peine de nos émotions sur le prétendu virage Libéral que la limogée de l’hiver dernier revient, en fanfare, sur le devant de l’actualité. Vexée de ne pas avoir été mise dans la confidence, toute la classe jactante se bouche le nez et crie au scandale, tout en se délectant du livre en cachette, comme une dame catéchète qui vient lire, goulument, sa dose de peopleries dans la salle d’attente de son gynécologue. Valoche, donc, nous livre sa vérité sur l’enfer qu’elle a vécu aux côtés de celui pour lequel elle a abandonné le mari dont elle porte encore le nom.

 Que la pauvrette ait connu l’enfer, nous voulons bien le croire, aux vues des cornes dont l’a affublé son présidentiel amant. Qu’elle ait eu la tentation de lui faire payer l’humiliation planétaire qu’il lui a infligée, en se rendant nuitamment en deux roues, chez une actrice dont je n’arrivais pas, jusqu’alors, à faire coïncider le nom et le visage est, somme toute, un réflexe bien humain. Que pépère et ses proches se lamentent de la façon dont la répudiée de l’Élysée s’y prend pour régler ses comptes est d’une naïveté confondante. Quoi, si on ne peut même plus coucher avec une journaliste, sans que celle-ci se mette à tout déballer par écrit quand on passe à une autre, où va-t-on ?

impasse-hollandeIl faut dire que ces révélations sont consternantes. Outre le fait que l’on apprend qu’il « aime » autant les pauvres que les riches, ce qui explique sans doute sa voracité fiscale, on est abasourdi de voir à quel point ce clown fait tout sauf son boulot. Il passe plus de temps qu’un ado boutonneux sur son téléphone. Savoir que le mec normal qui prétend nous sortir de la crise la plus violente depuis 1929, n’arrête de pianoter sur son putain de portable que pour aller faire du scooter rue de Cirque, m’indigne au plus haut point. Je comprends qu’il soit nécessaire aux Dieux qui nous gouvernent de faire quelques erreurs pour se rapprocher du quotidien de leurs contemporains, mais de là à se ridiculiser à ce point !

 Média fiction

 10632867_10152602954758213_130803092743396080_nImaginons un instant que Cécilia ait écrit un livre, dans lequel Nicolas Sarkozy ait parlé des « sans dents ». Pensez-vous que  la France qui cause ait fait preuve de la retenue qui la caractérise en ce moment ? Croyez-vous que les socialistes seraient restés sur leur Aventin en déclarant que tout ceci est du ressort de la vie privée et que l’exploiter serait indigne ? Je vois d’ici les mots s’étalant en gras en Une des journaux et les tombereaux de micros-trottoirs où des Français, légitimement scandalisés, déverseraient leur indignation en boucle sur les chaines infos. Mais en socialie normale, rien ou alors si peu. Si vous voulez vous rendre compte de l’ampleur de l’exaspération, tournez-vous vers les médias libres, vers internet où la blogosphère et autre tweet se déchainent. « Sans dents » est même devenu le second hashtag le plus suivi, le jour de la parution du livre de « souvenirs » de Valérie. Les ravages sont considérables, mais la Pravdmafia n’en parle pas.

10300869_329033873942553_5775829009008710098_nAu train où vont les choses, nous allons finir par nous apercevoir que c’est pour punir Vladimir de ne pas l’avoir prévenu de la parution prochaine du brulot de son ex que François a suspendu la livraison des Mistral à la Sainte Russie. On ne mesure jamais assez le poids de leurs alcôves sur les décisions surprenantes que prennent les grands de ce monde. On reste toutefois confondu devant la surprise apparemment générale qui a saisi nos zélites à l’occasion de la sortie de ce bouquin. Rendez vous compte que ce qui nous sert de Président n’a pas hésité à mettre sur écoute son prédécesseur, pendant des mois mais n’a pas eut l’intuition que la répudiée pouvait, un tant soit peu, lui préparer un tour de cochon. Soit il est assez con pour croire que son charme le mettait à l’abri de la vengeance d’une femme bafouée, soit les services spécialisés (qui ne sont pourtant pas très regardants quant à la légalité de leurs méthodes) sont conduit par de sombres buses, dotées des mêmes capacités d’anticipation que l’huitre. Dans les deux cas, cela n’a rien de rassurant !

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Les socialistes sont complètement à l’ouest et ne savent plus où ils habitent. Comme ils sont impuissants, ils s’agitent dans tous les sens en essayant de se rendre intéressants, pour le cas, fort improbable, où ils feraient mieux que leurs homologues grecs à l’issue de leur bail de cinq ans. La débâcle s’annonce terrible tant le décalage est immense entre les bobards qu’ils professent et la réalité que vivent les Français. Nous n’en sommes pas encore à la mi-mandat que nous avons l’impression d’être au terme d’un règne de trente ans. À l’aune des 28 mois que nous venons de subir, nous pouvons légitimement être inquiets pour les 32 qui nous restent à tirer. Culbuto va peut-être bien finir par être le premier Président à ne pas aller, de son vivant, au terme de son mandat. Nous ne couperions alors pas à une remise à plat de nos institutions, ce qui ne présage rien de bon, tant nos constitutions ont toutes été de sombres crottes, à l’exception de celle de 58. Il est de bon ton de la dénigrer, notamment, à cause de François le normal. Elle avait, à l’origine, été prévue pour donner à un homme les moyens de faire face aux périls qui menaceraient la France, pas pour nous mettre à l’abri d’un parfait crétin. François Hollande est un désastre qu’il n’était pas très difficile de prévoir. Tous ses « amis » socialistes se relayaient pour nous le décrire comme tel. Qui aurait pu imaginer qu’un médiocre de ce calibre puisse, un jour, se poser en successeur du Général de Gaulle. Audiard prétendait que l’on reconnaissait un con au fait qu’il osait tout… malheureusement pour la France, loin de le reconnaître pour ce qu’il était, nous l’avons élu.

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LE GRAND N’IMPORTE QUOI

juin 4, 2014



FRANCE-POLITICS-ELYSEE

La France vient de voter pour la seconde fois en moins de deux mois. Pour la seconde fois, donc, les électeurs ont, on ne peut plus clairement, exprimé leur opposition au gouvernement de François Hollande et à sa politique de gribouille. Seulement de la seconde raclée consécutive enregistrée par le pouvoir socialiste, nous n’entendrons évidemment pas parler. La classe jactante se concentre sur la crise, oh combien plus passionnante et « imprévisible » qui secoue l’UMP. Cette dernière n’en finit pas de mourir de n’être qu’un syndicat d’élus sans autre ambition que celle de leur assurer un siège. Tentons de voir au-delà du brouillard médiatique fait d’analyses convenues. Scrutons l’avenir des deux partis de gouvernement et les raisons objectives qui poussent, scrutin après scrutin, toujours plus de Français vers le Front National.

Oh surprise, l’UMP se déchire !

ump-lolPartant du principe que l’on ne s’étripe bien qu’entre amis, les caciques de l’UMP se vomissent, s’insultent et s’entretuent en public depuis le 25 mai au soir. La belle affaire ! Depuis leur défaite de 2012, ils ne se sont jamais vraiment abstenus de se coller des mandales. Tout au plus ont-ils mis sous le boisseau leurs détestations réciproques, le temps de ravir des villes à la gauche. Une fois l’affaire faite, il convenait de reprendre au plus vite, la lutte pour la soupe. Cinq points d’écart avec le FN auront finalement eu raison d’un Mouvement qui n’a jamais rien eu de Populaire et qui n’est plus qu’une parodie d’Union depuis bien longtemps.

moliere-miege-723x1024Crée en 2002 pour fédérer, autour de Chirac, la galaxie des notables centre mous qui venaient de s’apercevoir que Giscard puis Balladur avaient leur avenir derrière eux, l’UMP n’a jamais eu – et pour cause – de corpus idéologique bien défini. Gaulliste, mais pas trop pour ne pas effrayer les européistes béats, Libérale, mais pas trop pour ne pas faire fuir les socialistes contrariés et enfin Etatiste dans l’âme, mais sans trop le dire, pour éviter de trop ressembler à son modèle : le Parti Socialiste. L’UMP s’apparente parfaitement au Chiraquisme  dont elle est issue : un mélange d’opportunisme et de bouillie idéologique dans l’air du temps. Un parti ou la communication prime sur le fond, un bateau ivre qui surfe sur les modes. Un mouvement qui se défini par un consensus, lui-même déterminé par ses adversaires socialistes, appuyés par des médias dont 80% des journalistes votent à gauche. Bref, un parti d’attachés de presse : un mouvement d’eunuques.

ump6Après s’être fait honteusement distancer par un Front National régénéré, il convenait donc de réagir. La seule conclusion en provenance des penseurs de l’UMP : c’est que le parti doit se rapprocher du Centre… Un quart des électeurs se porte sur les listes de Marine Le Pen et la stratégie gagnante, pour cette bande de Simplets, c’est de faire la course à gauche. Pas de doute, à force de vouloir plaire à la France qui cause, l’UMP va finir par devenir le PS dont les médias rêvent. Je doute que les électeurs y trouvent leur compte. À ce train-là, l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen n’est peut-être plus une simple vue de l’esprit.

Le PS en voie de disparition

Parti-socialisteÀ voir avec quelle constance, le parti de l’intelligence réagit à ses déroutes électorales, il n’est pas exclu que le seul bien que François Hollande aura finalement fait au pays soit celui de la disparition du PS. Songeons qu’en à peine deux ans, le menteur à teinture a réussi l’exploit de ramener le PS là où Tonton la Francisque l’avait laissé … après 14 années de pouvoir. En 1994, il y a 20 ans, le PS avait aussi atteint le score lamentable de 14% aux Européennes. En ce temps là, pourtant, il devait affronter la concurrence d’un PRG mené par un Nanar au mieux de sa forme. Donc, à bien y regarder, le résultat des Européennes annonce davantage la mort du PS qu’il n’augure du triomphe du Front. Mais il convient de bien cacher ce constat !

FN-premier-parti-ouvrier-de-France-530x743-customJe sais qu’un peuple habitué aux Duhaméleries de toutes sortes aura du mal à croire à la chose, mais le PS est dans une bien plus mauvaise posture qu’une UMP empêtrée dans ses fausses factures. Le parti de Jaurès n’est plus qu’une coquille vide et ses héritiers sont totalement à poil. Ils se battent contre une réalité, sur laquelle ils n’ont plus de prise et sont trahis par des « leaders » qui n’ont qu’une hâte : celle de faire le contraire de ce qu’ils se sont engagés à mettre en oeuvre pour être élus. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que les électeurs de François Hollande restent chez eux. Il avait promis de renégocier le traité européen signé par le vilain Sarkozy et cette sorcière de Merkel. Il s’était engagé à ne faire payer que les riches et le retour du plein emploi n’était qu’une question de mois. Résultat : il s’est couché devant Angela, les Français n’ont jamais payé autant d’impôts et l’inversion de la courbe du chômage n’est prévue, au mieux, que pour 2017. Bien sûr le Peuple de gauche a eu au passage le mariage pour tous, avant d’avoir une grande vague de libération de criminels maintenant que les élections sont passées. Il n’est pas improbable qu’il ait bientôt en prime : l’obligation de rouler à 80 km/h sur les routes départementales en attendant une peine de prison, si l’électeur floué est pris en train de conduire avec une clope au bec et son chiard à l’arrière de sa bagnole.

blog -Hollande-gamelle maintenant Avec un tel bilan, difficile d’être optimiste. Les socialistes ne sont crédibles sur rien. Le seul à être (provisoirement) un tant soit peu populaire est le plus à droite d’entre eux. Encore avons-nous pu juger que – contrairement aux espérances élyséennes et au melon dont est affublé le nouveau Premier ministre de Normalito – la nomination de Manuel n’aura, en rien, diminué la nouvelle claque annoncée. Aurions-nous gardé le très dynamique Jean-Marc Ayrault que cela n’eut même, très probablement, rien changé du tout. On le voit, le PS a son avenir derrière lui. Il n’y a plus que les journalistes et les fonctionnaires de l’éducation nationale (un monde qui fonctionne en un rassurant vase clos) pour encore croire que le PS sert à quelque chose. D’où cette frénésie de la bien-pensance à vouloir faire de l’UMP un parti de gauche présentable. Pour ce faire, il faut virer Copé (c’est fait) y mettre Juppé (on y arrive) et ils tiendront leur nouvelle marionnette, propre à leur assurer de conserver leur lucratif ascendant sur ce brave Peuple qui les nourrit, à la sueur de son front.

Les ressorts du vote FN

economie_FN_REDUITNous nous acheminons donc allègrement vers un nouveau bipartisme dans lequel l’une des alternative est impossible. Le Front National, on l’aura compris, c’est Vichy. Dans ces conditions on peine à comprendre son succès grandissant. A première vue, avec une pensée économique aussi indigente, on se demande vraiment comment ces braves gens du FN s’y prennent pour séduire le pays. Il est vrai qu’il n’y a pas si longtemps, le Parti Communiste, autre parangon d’intelligence économique, caracolait à des hauteurs comparables. Le fait, nous l’avons vu, que les Français soient parmi les peuples les plus ignorants des ressorts de l’économie moderne avec les Coréens du nord et les Cubains aide un peu, je le concède, mais enfin ça n’explique pas tout. Il se trouve que chez nous, le réflexe social-étatiste s’additionne au sursaut national là ou partout ailleurs ces deux pulsions se scindent (au moins depuis la mort du peintre autrichien).

h-20-1779503-1257590051 Ne déduisez pas de la proximité de ces deux qualificatifs que je sombre dans la reductio ad Hitlerium. Le Front National n’est pas le NSDAP, ses permanents ne sont des fascistes que face aux résistants en peau de lapin et ses électeurs ne sont pas des nostalgiques du Maréchal Pétain, même s’ils sont nombreux à souhaiter une bonne fête à leur maman (mais c’est une autre histoire). Le Front National n’a du reste même plus grand-chose à voir avec un parti d’extrême droite, si l’on s’en tient à ses discours. En économie il est plus proche de Mélanchon que de n’importe qui d’autre et en matière d’immigration, il ne profère plus aucun propos qui n’ait pu être, ou a effectivement été, tenu par le Général de Gaulle. Difficile, dans ces conditions, d’en faire le ventre-fécond-de-la-bête-immonde que l’on nous survend, au point que plus personne ne saurait maintenant reconnaître un vrai nazi, tant le terme est galvaudé (voir l’aveuglement de la presse BHLisée face aux « héros » de la « révolution » ukrainienne). Si les gens ont voté aussi massivement pour les candidats présentés par Marine Le Pen, c’est en raison de la conjonction de deux facteurs très liés: le ras le bol fiscal et le ras le bol migratoire.

manuausterite212Depuis la crise des subprimes, les Français sont accablés d’impôts. Aux trente milliards de Sarko-Fillon se sont ajoutés les 36 de Hollande. 66 milliards en quatre ans (et ce n’est surement pas fini) cela fait quand même la bagatelle de 440 milliards de francs en plus, soit le rendement de l’Impôt sur le Revenu, l’année où nous sommes passés à l’Euro. Il y a quand même de quoi réfléchir quand on veut bien se poser et considérer ces chiffres dans leur réalité crue. À droite comme à gauche, le réflexe de nos gouvernants a été d’augmenter les impôts, pas de baisser les dépenses. Il fallait sauver l’indépassable modèle social français. Et le tout pour quel résultat ? Le chômage continue de croître, la sécurité diminue, les services publics ferment, les territoires ruraux sont abandonnés, l’éducation nationale n’a jamais fourni autant d’analphabètes pour aussi cher et maintenant l’Armée va se voir compter les moyens d’assurer la défense de nos intérêts dans le monde.

front-nationalPendant ce temps là, l’État continue à favoriser la venue d’une main-d’œuvre bon marché, en total déphasage avec les moeurs de notre société et peu désireuse de s’y adapter. Le contribuable voit ses impôts augmenter, ses prestations se raréfier au profit de nouveaux venus qui sont prioritaires et auxquels on lui demande de s’adapter. Et vous croyez qu’avec tout ça, les électeurs vont continuer à suivre des gens qui ne font que leur expliquer : que ce débarquement est une chance pour la France, que refuser l’inéluctabilité de la chose mettrait en péril l’image de la France dans le monde (au mieux) ou qu’ils ne sont qu’une bande de crétins racistes et moisis de surcroit (j’exagère ? Non : lisez Libération et Alain Juppé).

Le succès du Front National n’est pas l’annonce du tripartisme

politique-l-ump-en-pleine-tempete_1920163Le résultat du 25 mai n’annonce pas la naissance du tripartisme. En vérité, si la seule réaction à ces élections consiste à voir l’UMP se gauchiser, alors le PS disparaitra, faute d’espace. Les bien pensants se feront une raison et rejoindront Juppé dans une grande farandole d’idées généreuses … pour les autres. Les crypto marxistes nous recréerons une gauche radicale, d’autant plus violente qu’elle sera incapable de représenter une alternative crédible, tout occupée qu’elle sera à se bouffer la gueule pour savoir qui sera le tenant du socialisme le plus pur. Le Peuple, lui, n’aura plus de choix qu’entre des pseudo socialistes mondialistes honteux et des économistes de terril qui prônent le retour au franc sans en préparer les conséquences, persuadés en bons catéchètes que le verbe peut tout.

premier-parti-de-France1Il est vraisemblable qu’avec le temps et la perspective de victoires à portée de main, le Front attire plus et se métamorphose, ce faisant, en un mouvement capable de produire une pensée économique rationnelle. Tant que ce ne sera pas le cas, il représente un grand danger. Non pas en raison de son penchant autoritaire fantasmé, mais bien en raison de son incapacité à diriger le pays. Si les municipales ont été si favorables à l’UMP, c’est uniquement en raison de l’absence de cadres FN crédibles. Ce qui est vrai pour une ville l’est évidemment pour un pays. Vous voyez Florian Philippot Ministre des Finances vous ? Ou encore Steeve Briois à l’Education nationale ? Bon c’est vrai Montebourg est ministre de l’Économie et Hamon est chargé de rééduquer vos enfants, mais bon, c’est quand même ridicule. Le FN doit donc s’étoffer, se staffer comme on dit dans le jargon en vogue dans les partis politiques. Si toutes les villes de plus de 10 000 habitants avaient eu une liste FN, il n’aurait pas fallu attendre mai pour qu’il soit le premier parti de France. Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec l’abstention. Depuis deux mois le seul argument politico-médiatique pour nous pousser vers les urnes, c’était justement le « risque » de voir le FN terminer premier. On a vu ce que cette perspective pouvait avoir d’effrayante pour plus de 56% des Français.

 

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Le Front National s’inscrit, malheureusement maintenant, comme la seule option à la fausse alternance à laquelle nous assistons depuis 1981 (1983 pour être honnête, et même décembre 1986 pour être encore plus précis). Depuis ces dates, au gré des élections, ce sont les mêmes politiques qui ont été mises en œuvre. Avec ici ou là des inflexions sociétales contestables qui ont été le seul marqueur de la gauche (Peine de mort, 35 heures, mariage pour tous…). Là où nos médias ont raison à propos du FN, c’est qu’il n’est pas comme les autres partis. Il risque d’appliquer son programme et rien n’indique qu’il y renoncera une fois placé devant le mur des réalités (comme ce vieux renard de Mitterrand). Si l’on veut le combattre efficacement, il faut cesser les imprécations moralisatrices qui sont totalement inefficaces. Il faut que la droite cesse de s’excuser de ne pas être de gauche. Il faut que le centre reste ce qu’il est : un marais européiste qui survit grâce aux miettes qu’il grappille au nom de son droit contestable à l’existence (soyons réalistes, à bien y regarder, le centriste est un socialiste juste un peu moins fasciné par toutes les minorités). Il faut que la droite se saisisse, une bonne fois, de la question de l’immigration et s’attelle, comme dans tous les autres pays européens, à définir vraiment, cette fameuse identité nationale après laquelle nous courrons désespérément.

Il faut enfin expliquer pourquoi la liberté est le plus sûr moyen d’assurer la prospérité et le développement des peuples. Il faut cesser d’imposer le pire de la globalisation : une immigration sans contrôle, l’abaissement des normes, les délocalisations et la désindustrialisation qui vont avec. Il faut profiter du meilleur : l’incitation à l’innovation et au progrès, la diffusion rapide des connaissances, la multiplication des consommateurs et des échanges. Il faut accompagner la mondialisation et non s’accrocher à un monde qui n’est plus, en rendant toujours plus coûteuses les adaptations nécessaires. Il faut accepter le principe de la destruction créatrice et non la freiner. Bref, il faut être libéral ! Il faut cependant pour cela que les libéraux qui seront à la manœuvre, cessent de voir la Nation comme un obstacle, mais l’envisagent comme le cadre indépassable de régulation, sans laquelle : aucune liberté ne peut s’épanouir durablement … tant la pente naturelle de l’être humain l’incite à construire les monopoles qui nuisent tant aux libertés.

 

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UNE THEORIE D’UN GENRE TRES PARTICULIER

février 1, 2014

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Le petit monde feutré de la pédagogie collectiviste est en émoi. Un virus propagé via SMS par d’affreux fachos (comme il se doit) a, semble-t-il convaincu un nombre substantiel de parents d’élèves qu’il était temps de mettre un terme aux expérimentations hasardeuses entreprises par les lobbys progressistes sur leurs enfants, au sein de l’éducation prétendument nationale. Le fait que la plupart des acteurs du boycott soient de confession musulmane rajoute du piquant à l’affaire. Quoi, comment, les damnés de la terre, l’objet de toutes les attentions socialistes pourraient ne pas être aussi ouverts à la différence  que prétendu ? Le vivre ensemble et le pacte républicain dont le moindre sous ministre à la machine à découper le jambon, nous rebat les oreilles continuellement seraient en danger de mort civique ? Voilà qui mérite un branle-bas de combat général. Et c’est ainsi que l’on s’agite de nouveau autour d’une nouvelle question essentielle à l’avenir du pays : l’impérieuse nécessité pour les homosexuels et autres transgenre de se sentir normaux.

La norme comme horizon sociétal indépassable

theorie_du_genreCette théorie fumeuse qui fait que l’on ne devient fille ou garçon qu’en fonction de ce que la société attend de vous et non en fonction de ce que vous ressentez comme votre nature profonde est une vaste blague. C’est le retour du bon vieux déterminisme social mis à la sauce sexuelle. Derrière tout le verbiage humanisto-lacrimal habituel, cette fameuse « théorie » est surtout destinée à permettre aux homosexuels qui n’assument pas leur différence, d’en rejeter la faute sur l’altérité, en l’occurrence : la société. Car pour les thuriféraires de ce galimatias sociétal, c’est la société qui impose aux garçons d’aimer les filles et (si l’on peut dire) vice versa. C’est parce qu’il joue à la guerre que le petit homme sera hétéro et c’est parce que ses inconscients de parents lui ont mis une poupée entre les mains que la fillette deviendra une bonne mère de famille.

Konk-taubira1Comme tout cela est un peu léger, on en profite pour amalgamer à cette théorie du genre, tous les poncifs sociaux qui traînent sur les étagères débordantes de la bien-pensance, histoire de la rendre indépassable et surtout, de diaboliser quiconque viendrait à émettre des doutes sur le bien-fondé de ces élucubrations. Et nous voilà repartis sur le thème de l’inégalité Homme/Femme qui puise ses racines dans les jeux de nos enfants. L’ineffable Frédéric Haziza, journaliste sur La Chaine Parlementaire (LCP AN) et qui s’est récemment rendu célèbre en combattant (avec les risques que l’on imagine) le dernier avatar de la bête immonde (Dieudonné), cette grande conscience, donc, a récemment tranché définitivement le débat. Il expliqua, à une heure de grande écoute (pour sa chaîne), devant un Bernard Accoyer médusé que les opposants à la théorie du genre étaient … des antisémites. Bon sang, mais c’est bien sûr !

Je norme donc je suis

miege-gender-769x1024Tout est bon pour jouer au con ! Sous prétexte du droit à la différence, on en vient à faire l’apologie de cette même différence. Par un hasard qui n’a rien de curieux, ce sont les plus acharnés des partisans de la culture de l’excuse qui se trouvent être les adeptes de la théorie du genre. Nous avons eu tort de ne voir qu’une posture dans la quête obsessionnelle de la « normalité » que nous a servi le polygame de Tulle dés sa prise de fonction présidentielle. « Lui Président » ouvrait, par ce biais, la voie à une réorganisation sociale autour de la glorification de la déviance, sous couvert de normalisation. C’est donc avec le souci d’apaiser la France que pépère s’est évertué depuis, à nous conduire en direction des verts pâturage du politiquement comme il faut. Les homosexuels peuvent désormais convoler en juste noce et adopter, en attendant bientôt de faire porter ces enfants que mère nature dans son grand égoïsme s’échine à ne réserver qu’aux femmes. Les pères sont maintenant tenus de prendre leurs 6 mois de congé parental et les congés des femmes des récalcitrants seront réduits d’autant. L’homme est une femme comme les autres ! Pendant ce temps-là, les prisons vont être vidées de leurs occupants, car quoi de mieux que la rue et la liberté pour faire d’un délinquant un citoyen « normal » ?

Belkacem-en-2011.captureCette frénésie de normalisation pourrait faire sourire, si elle ne portait en elle tant de périls pour les années à venir. La société française n’est pas prête à devenir le laboratoire des idées démentielles concoctées par les gourous new Age des universités américaines. Dans un pays où le sexe est considéré – à l’instar d’une bouteille de bière –  comme un signe probant de l’existence du diable, je veux bien admettre qu’il soit nécessaire de dépassionner le débat autour de l’homosexualité. Il ne me semble pas que les « Gays » français soient odieusement discriminés en raison de leurs orientations sexuelles, et ce en dépit du barouf que font, dans notre pays, toutes les associations grassement subventionnées par l’État pour nous prouver le contraire. À voir le nombre d’entre eux qui occupent des positions éminentes et hautement rémunératrices à la télévision, dans le show-business ou dans la mode, on a même l’impression du contraire. Il est vrai que leurs démonstrations de mamours baveux en pleine rue ne sont pas encore considérées très favorablement. Ceci dit, un couple d’hétéros se livrant à de pareils débordements buccopharingés ne serait pas à l’abri d’une remarque visant à orienter sa passion vers l’hôtel le plus proche.

Durant sa campagne, François Hollande voulait « ré enchanter le rêve français ». Vous l’aurez compris, c’est parce que de telles expressions ne s’inventent pas qu’elles sont précisément portées par les socialistes et qu’elles sont, à ce titre, particulièrement trompeuses et mensongères. Maintenant que Sa Normalité a réinventé le cauchemar national, le tout en vingt mois, nous nous prenons à craindre le pire pour les quarante restant. Eh oui mes chers amis, nous ne sommes rendus qu’au tiers de la peine et, en la matière, il n’y a aucune remise Taubira à espérer. Au rythme où nos « enchanteurs » pondent leurs imbécillités, le pire est à craindre quant à l’état du pays à la fin de la période qui nous reste à tirer.

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AMOUR, SEXE, POLITIQUE ET VIE PRIVEE

janvier 16, 2014

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Hosanna ! Le Roi a une nouvelle maîtresse … quoique, pour en avoir une il aurait préalablement fallu avoir une femme mais ne nous arrêtons pas à ces détails sordidement réactionnaires et réjouissons nous ! Alors que le monde entier se régale des frasques d’un Président — dont on peine à comprendre la conception qu’il se fait de la normalité — la question que tous les médias hexagonaux se posent est de savoir si, ces vilains doryphores de Closer (oui, ce magazine est Allemand) peuvent encore être considérés comme des journalistes. Cette interrogation, lancinante dans la France qui cause, se doit d’être posée à l’aune de ce qu’est cette affaire. La dernière coucherie en date du lapin dont nous nous sommes — bien imprudemment – dotés comme Président de la République, relève-t – elle de sa vie privée, où pas ?

Toute peine mérite salaire

1509174_479133308874839_1247367282_nLa réponse à cette épineuse question n’est pas simple. Je passe sur la touchante unanimité de la cohorte de faux culs qui nous tient lieu de classe politique. Leur condamnation du « journalisme de caniveaux » ne vaut que pour leur peur d’être pris, un jour, à leur tour, la main dans le même sac de nœuds sentimentalo-politique. Étant donné les mœurs de cette bande de Tartuffes dont la fidélité repose, pour les plus sages (ou les vraiment trop laids), sur un manque criant d’occasion, nous ne nous pencherons pas plus que cela sur leurs cris d’orfraie. Il est, au passage, amusant de voir la classe politique voler au secours de la vie privée du chef de l’État alors qu’ils viennent d’enterrer celle de leurs concitoyens, en votant l’article 20 de la loi de programmation militaire qui prévoit que les agences de renseignement françaises pourront intercepter leurs communications électroniques sans l’approbation d’un juge.

IMG_9482La question n’est donc pas de savoir avec qui François zéro couche, mais bien plutôt comment il le fait. Entendons-nous bien, je ne fais pas ici référence à ses prouesses, mais bien aux conditions matérielles dans lesquelles elles s’exercent. Donner à un homme, les moyens de rencontrer sa maîtresse en « toute discrétion » (up to a point !) en mettant fort gentiment à sa disposition un bien immobilier dont on a fort opportunément la jouissance (c’est approprié) à quelques encâblures du palais entretenu par les contribuables, voilà qui fait partie des services réputés signalés. Là où ce vaudeville nous concerne, c’est précisément au niveau des contreparties. Imaginez un instant que vous ayez accès direct à l’Homme le plus puissant (politiquement !) de France, car vous hébergez ses amours secrètes. Oh la belle proximité que voilà ! Et en un rien de temps, vous avez l’oreille du Président…

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Il semblerait que ce « pied-à-terre » ait abrité l’ex femme d’un homme, dont le passé sulfureux avec le gang de la brise de mer, lui sert de viatique pour se reconvertir dans la production de scénarii pour Canal +. Il est vrai que lorsque l’on produit une série sur la maffia, mieux vaut s’adresser à des spécialistes qu’à des nonnes. C’est dans cette même charmante association de bienfaiteurs de l’humanité (le Cercle de jeu Wagram, blanchisserie du gang susnommé) que François PUPPONI, le Maire de Sarcelles et intime de DSK s’était justement fait remarquer par la Justice. Comme le monde est petit ! Et les journalistes décidément peu curieux. Coucher avec une actrice dans un appartement utilisé par un personnage au passé sulfureux, voilà qui ne pose aucune question à personne et qui relève de la vie privée pour la presse française. Heureusement que nos journalistes « d’investigation » se concentrent sur le complot nazi ourdi par Éric Zemmour et les Ultra-Libéraux…

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Femme bafouée n’attend pas de nombreuses années avant de se venger

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Dans cette affaire, celle qui ravit naguère le père de ses enfants à Ségolène se trouve aujourd’hui dans la confortable position de l’arroseuse arrosée. Valérie – qui réussi le tour de force d’être encore moins populaire que Dieudonné – rejoint Hillary CLINTON et Anne SINCLAIR dans le rôle, enviable, de la cocue de dimension planétaire. Le fait que les trois coureurs de jupons responsables de ces déballages en mondovision soient tous socialistes devrait inquiéter les épouses et les concubines des autres moralisateurs collectivistes qui ne se sont pas encore fait gauler. Mesdames sachez que : plus votre socialiste prend de la hauteur, plus il s’apprécie sexuellement et plus votre déconvenue sentimentale sera médiatisée. À bonne entendeuse…

1525105_10151909118320918_1128287184_nCependant, si l’on en juge par l’épisode du tweet de soutien à l’adversaire législatif de Madame Ex en juin 2012 à La Rochelle, on sait que Valérie TRIERWEILER n’est pas du genre à rester sagement au coin du feu comme une vulgaire Bernadette. Celle qu’il faut bien désormais appeler : la seconde dame de France, ne va pas en rester là. Gageons que son « hospitalisation » n’est pas de nature à améliorer son état d’esprit, sauf si son mec normal l’a fait enfermée chez les dingues (mœurs de dictateur du prolétariat, convenons-en). De deux choses l’une : soit elle reste avec lui et normalito sera alors castré chimiquement et à la botte (bref une brute), soit elle s’en va et elle risque de lui faire payer très cher son humiliation. Avouez, à la décharge de Valérie, que Moi Président n’a pas été très classe avec elle. Se faire larguer par voie de presse, ça vous donne aux ruptures par SMS une délicatesse jusqu’ici injustement ignorée. Souvenons-nous que, comme Anne SINCLAIR, sa camarade d’infortune conjugale, Valérie est une journaliste. Qu’elle n’a probablement pas ménagé sa peine pour faire de son ectoplasme, le Président Normal que personne ne nous envie et qui nous enchante depuis près de vingt longs mois. C’est qu’il y avait du boulot pour nous le vendre celui-là ! Elle est donc sans doute au centre d’un nombre impressionnant de coups fourrés médiatico-politiques qui, une fois déballés (et ils le seront), vont faire du bien cette République que Manuel ne cesse de vouloir « irréprochable » dans l’hilarité générale.

julieAprès nous avoir régalé de Dieudoniaiseries depuis des semaines, le pouvoir socialo-médiatique nous gave maintenant, avec l’air de ne pas y toucher, des frasques conjugales normales d’un petit gros devenu irrésistible, par la grâce du suffrage universel. Toute cette agitation pathétique prouve bien que ce système est à bout de souffle. Il faudra plus qu’un électrochoc pour que les Français cessent de croire que l’on se fout de plus en plus ouvertement de leur gueule. Les copains du Président ont beau dégainer tous les sondages qu’ils veulent, cette dernière séquence n’apportera rien de bon à sa Normalitude. Les Français sont las de voir leur Prince courir derrière les réfugiées kosovares, traquer les quenelles honnies et promouvoir le mariage pour tous sauf pour lui. Savoir qu’il passe ses journées à organiser ses parties de jambes en l’air du soir, au lieu de les sortir d’une crise qu’il vient pourtant d’admettre avoir largement sous-estimé (ah tiens !), ne va que les conforter d’avantage dans l’impression désagréable qu’ils ont d’être sous-gouvernés. À force d’être guidé par ses sens, le Président a perdu bien plus que le sens commun. Il a perdu celui des réalités et avec : son Peuple.

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LE FAIT DU PRINCE

septembre 3, 2013

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S’il est un élément aussi sûr que l’existence de Dieu à Djeddah, c’est que la France est une Monarchie républicaine… absolue. Je m’explique. Là où d’autres dirigeants vivent sous la férule, d’ électeurs uniquement préoccupés par leurs intérêts égoïstes, nos élites aussi éclairées qu’altruistes vivent entre elles et décident, pour nous, de ce qui est bon et de ce qui ne l’est pas. Cette « démocratie » populaire apaisée permet ainsi à notre beau pays d’être à la pointe du combat contre le mal. Là où tant d’autres sont à la traine, le petit coq peut ainsi, les deux pieds bien calés dans le fumier, donner des leçons de chant à la planète entière.

À Parlement inexistant : déséquilibre des pouvoirs assuré

1801389_12736683-nono0908-20120809-t103aLe système institutionnel français est hémiplégique. Selon la pensée himalayenne d’Alain Duhamel il n’est plus qu’une seule élection qui vaille : la Présidentielle. C’est lors de cet exercice, désormais quinquennal, que notre bon Peuple croit, à tort, se doter librement d’un souverain pour les cinq années suivantes. Or, rien n’est plus faux ! En vérité, les électeurs n’ont qu’un choix apparent entre les deux faces d’une même politique. Leur vote ne sert qu’à désigner ceux qui auront le plaisir de jouir des privilèges du pouvoir (et de vivre grassement de la bête, mais ça, c’est une autre histoire). L’affrontement idéologique n’existe plus que chez les éditorialistes et n’est qu’une façade destinée à faire croire qu’il y a débat. Toutes les questions qui se posent ayant été préalablement évacuées au titre de la « morale républicaine », le « combat des chefs » se déroule en toute quiétude, entre des gens « bien élevés ». On ne discute plus que de l’accessoire et la presse se focalise sur le superflu, tant est si bien que l’on vote contre plutôt que pour. Si, dans ces conditions, les Français pensent de plus en plus que la présidentielle leur a été volée, c’est que hélas, il s’agit de la triste vérité. Nous nous retrouvons avec un Président que nous n’avons pas souhaité, tout simplement parce qu’une majorité relative d’entre nous s’est laissée convaincre qu’elle ne voulait plus du sortant.

Cette affaire ne serait pas grave si nous vivions dans un système de pouvoir équilibré. Or en matière institutionnelle la France souffre d’un déséquilibre certain. Tout converge vers le sommet de la pyramide. En dehors du Président, il n’y a plus d’autres pouvoirs qui vaillent. Les juges sont noyautés par le bolchévisme au point d’ériger « en toute indépendance » un « mur des cons » sans qu’il ne se passe rien. La presse d’opinion (pléonasme) est à 90% de gauche et les parlementaires ne sont plus qu’une bande de godillots, inféodés à une écurie dans le but de recevoir quelques prébendes. En cela ils ne remplissent absolument pas le rôle qu’ils sont supposés tenir. Pour que l’équilibre des pouvoirs fonctionne, l’exécutif doit répondre de ses actes a minima devant le législatif. De par le vaste monde, en dehors de la Corée du Nord, aucun gouvernement n’est moins contrôlé que le nôtre. L’opposition n’a pas de moyens et passe quatre des cinq années de la législature à se bouffer la gueule, pour trouver son champion pour le coup d’après. La majorité, quant à elle, est composée de béni-oui-oui. Les plus actifs d’entre eux n’ont qu’une obsession : celle de satisfaire les différents lobbys pour se voir décerner la palme du plus politiquement correct. Ce sésame leur permettra de quitter le Marais parlementaire pour s’élever dans la lumière gouvernementale. Les autres se contentent de grenouiller afin d’assurer leur investiture pour le prochain coup.

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Les électeurs sont les premiers responsables de cet état de fait. Eux qui ont été élevés dans le culte de l’État omnipotent, se comportent face à l’offre politique, comme des consommateurs avachis. Ils savent que les produits sont de plus en plus frelatés, mais il ne leur viendrait pas pour autant à l’idée de tenter l’aventure avec un producteur indépendant. Non ! Ils veulent des marques et votent pour des labels qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils étaient lors de leurs lancements respectifs. Puisque seule l’apparence compte pour eux, ils ont des élus qui ne les représentent pas. Nos parlementaires ont une haute opinion d’eux-mêmes, au point d’imposer au Peuple des idées qui ne lui seraient jamais venues. Ils appellent ça : « le progressisme ». Vous trouvez ça aberrant ? N’oubliez jamais que les électeurs ont les élus qu’ils méritent !

Le roi c’est bien, mais tout dépend du souverain

969995_647459745283912_360260272_nVoici donc comment on finit par concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’un seul individu. Je ne suis pas de ceux qui sont, par principe, hostiles à l’Homme providentiel. Cela a magnifiquement réussi au moins trois fois dans notre histoire : avec les deux Bonaparte et avec De Gaulle. L’alternative, mise en place par les « Républicains » après Sedan était absolument désastreuse. Elle revenait à sélectionner à coup sûr le plus idiot (et dieu sait qu’à l’Assemblée la compétition pour ce titre est féroce). De combien de Clémenceau nous sommes nous donc passés, durant cette maudite troisième république, au profit d’un nombre incommensurable de Deschanel ? Le problème ne vient pas tant du Roi que de la méthode pour le sélectionner. Du temps où l’on se passait de l’avis des gueux, la naissance pourvoyait à la question. Certes, quelques puissants, les aléas du sexe et la mortalité infantile pouvaient venir, de temps à autre, remettre un peu en cause ce bel arrangement, mais la plupart du temps, il fonctionnait … jusqu’à produire Louis XVI.

C’est justement par le sobriquet de François XVI que le désastre qui nous tient lieu de Président est souvent désigné par les plus réalistes de ses camarades. En vérité si le problème de la personnalité de notre prince se pose avec autant d’acuité, c’est que l’actuel titulaire (comme Louis XVI en son temps) n’aurait jamais dû accéder au trône. Non que celui qui y était destiné fût exemplaire, mais il avait un lustre de compétence dont le Président du Conseil général de la Corrèze ne s’était jamais donné la peine de se parer. Que ce lustre ait été fabriqué de toutes pièces par une armée de troubadours surpayés, roulant en Porsche Panamera est une autre histoire. Toujours est-il qu’avant son coup de queue fatal, DSK était nimbé d’une présomption de compétence, là où Normalito n’était que flou et loup aux dires de la grand-mère de l’autre. Les fesses de Nafissatou eussent-elles été moins girondes que le sort du monde en eut été changé … on a les tragédies et les Marc Antoine que l’on peut rue de Solférino.

Si la France pouvait s’accommoder du dernier Bourbon absolu (eut-il eu le cran de faire donner les Suisses en juillet 89), car elle était les États-Unis du moment, notre pays peut, aujourd’hui plus difficilement faire avec François II, dans la mesure où sa puissance actuelle est au mieux comparable à celle de la Saxe du XVIIIe siècle. Les Français ne sont pas contre le principe de la concentration des pouvoirs, à condition qu’ils reposent entre des mains qu’ils estiment expertes. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en la matière, François Hollande est un parfait manchot.

L’aventure syrienne du cocu magnifique

Barak et son Flamby

Barak et son Flamby

L’Orient est compliqué, c’est un fait. Dans le même ordre d’idée, il n’y a pas plus atlantiste qu’un socialiste, toujours prompt à se fourvoyer dans la dernière connerie à la mode, pourvu qu’elle ait été planifiée à la Maison Blanche. Si vous ajoutez dans l’équation le fait que cette même bicoque est occupée depuis 2008 par un Saint et que ce Prix Nobel de la Paix s’entendait comme larron en foire avec Sarkozy… Vous comprenez pourquoi notre Président a cru bon de foncer tête baissée.

1175290-gfLa géopolitique a beau faire l’objet d’un manuel d’enseignement à destination des nuls, force est de constater que toutes ses évidences n’ont pas été encore assimilées par les « stratèges » de la rue du Faubourg Saint-Honoré. En premier lieu, dans un système politique cohérent, la politique étrangère n’est pas gouvernée par l’émotion, ni par les élucubrations d’un histrion en chemise blanche. Les indignations de Monsieur Bernard Henri Levy (qui partage avec DSK le gout des triples initiales) sont probablement estimables, quoique répétitives et toujours à sens unique, mais elles ne peuvent tenir lieu de stratégie. Dans un second temps il convient de s’interroger sur l’équilibre des forces et sur ce qu’il advient des pays « libérés ». Force est de constater, à ce propos, que le « printemps » arabe est en réalité un sale hiver islamiste et qu’à la notable exception de l’Égypte, les perspectives sont on ne peut plus sombres, dans ces pays, pour nos intérêts et notre sécurité.

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Bien sûr il y a eu le précédent Libyen. Bien sûr nous savons tous que François est un mec normal qui veut faire de la politique autrement. Il n’empêche qu’après avoir manqué son coup avec le Mali, le père des enfants de la mère de la « bravitude » s’en est senti pousser une nouvelle paire avec l’affaire syrienne. Il a pris la posture facile, du meilleur allié de l’Amérique (ce qui est savoureux concernant le personnage, mais pas inhabituel à la SFIO). Il a décrété tel Jupiter sur l’Olympe qu’il fallait punir le méchant, que la France y était prête (quia nominor leo) et a fait, sur ce, appareiller une frégate (rhoooo le grand Homme très puissant!). Ce faisant il n’a pas fait de politique, il a prêché. La morale lui tient lieu de réflexion stratégique et le contrat d’armement de plusieurs milliards, en cour de négociation avec l’Arabie Saoudite – principal demandeur de frappes anti Assad – est certainement d’une moralité à toute épreuve.

François II et Abdalla, le fils de son Emir

François II et Abdalla, le fils de son Emir

La Syrie aux Syriens

h-20-1821558-1259789974Si l’utilisation de gaz ne semble faire aucun doute, bien malin celui qui, en l’état actuel des choses, peut nous dire avec certitude qui est coupable de les avoir utilisés. Ce que vit ce malheureux pays à l’heure actuelle, n’est pas une guerre civile, mais une guerre de religion. Les Sunnites tentent de reprendre la main sur les Alaouites qui s’étaient saisis des commandes à l’occasion de l’effondrement de l’Empire ottoman (et du mandat français, mais bon, l’Histoire n’est plus enseignée, elle est dangereusement subversive). De là les soutiens de l’Arabie Saoudite et de la Turquie aux rebelles et de l’Iran et du Hezbolla à Assad. En dehors d’être l’allié historique du pays (et de la famille), les Russes partagent avec Assad la même aversion pour le wahhabisme et toute autre forme de « revival » islamique. Quant aux Chinois ils sont payés pour savoir ce que produit l’interventionnisme occidental et ne sont pas non plus contre le fait de pouvoir continuer de traiter le Ouïghour comme le premier Tibétain venu.

On peut toujours le déplorer, mais au siècle de BHL, plus de 200 ans après Voltaire et Diderot, dans les terres baignées depuis des siècles par la prodigieuse tolérance de l’islam, le plus sûr moyen de tuer son prochain consiste toujours à vouloir sauver son âme en lui révélant la vraie foi. Dans ces conditions chacun des deux camps est bien capable d’avoir eu recours à l’arme chimique. Le camp Assad pour montrer qu’il fait ce qu’il veut chez lui et qu’il détient la toute-puissance (une posture jupitérienne en quelque sorte). Les rebelles eux, toujours prompts au martyr – qui est des plus télégénique en période estivale – y avait également tout intérêt dans la mesure où l’on ne manquerait pas de mettre ça sur le dos de leur adversaire (et par un hasard comique ça n’a précisément pas manqué).

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Alors l’Amérique du Prix Nobel de la Paix nous dit avoir des preuves « irréfutables » de l’implication du clan Assad. Ces preuves ne viendraient pas après celles, toutes aussi massives que les armes de destruction de Saddam Hussein, il y a de cela à peine dix ans, que nous pourrions y croire. Après un tel précédent, il peut être légitime de douter. Notre Président lui n’a aucun doute. Les preuves, son nouvel ami Barack les lui a sans doute montrées, comme W avait dû tenter de le faire avec Jacques Chirac pour l’affaire irakienne. Notre « leader charismatique » a même rendu publique une note de nos services que l’on s’échine à qualifier de « renseignement » là où les Anglo-saxons parlent « d’intelligence » (allez donc savoir pourquoi). Ce document n’est pas une preuve, mais une série d’affirmations que l’on est prié de croire étayées. Un peu court jeune homme ! Nous voyons bien , dans le cas présent que, sauf à finir anosognosique, François Hollande n’est pas Jacques Chirac, tout comme Laurent Fabius n’est pas Dominique de Villepin (ça doit venir des cheveux). Certes, ce coup ci, les « frenchs fries » ne seront pas débaptisées et nous voilà parés du titre de « plus vieil alliés de l’Amérique » (ce qui est historiquement exact). Pour autant François semble le seul à ne pas vouloir consulter son Parlement sur une chose aussi insignifiante que la guerre ou la paix. Et dans le cas, pas improbable, où le Congrès Américain décide, à l’instar de la Chambre de Communes, de doucher les velléités guerrières de son « leader maximo », le bon François se retrouvera seul comme un con, à poil avec sa frégate au large des côtes syriennes…

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La France socialiste n’a pas plus la mesure des choses en politique étrangère qu’elle ne l’a en matière de politique pénale, de lutte contre l’insécurité, de relance économique ou de liberté publique. Les socialistes ne font plus de politique ils font de la morale, ils ne gouvernent plus, ils éduquent, ils ne prévoient plus, ils prêchent. Dans ces conditions il ne faut pas s’étonner du ridicule qui secoue une fois de plus notre vieux pays. Si d’aventure nous devions frapper la Syrie à la remorque des Américains, ou pire, à leur place, nous le ferions pour les plus mauvaises raisons du monde : l’orgueil démesuré d’un homme de plus en plus seul qui tente, désespérément, de prouver au monde entier que la place qu’il occupe par le hasard d’une étreinte furtive est bien la sienne. Pauvre France !

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CAHUZAC DE NOEUDS

avril 4, 2013

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On pensait, bien naïvement, que le quinquennat de Normal premier allait être à l’image du personnage principal : pâle et sans saveur. Et bien nous avions tort ! Depuis dix mois, sans doute dans le louable effort de distraire les Français de la crise qui s’aggrave, c’est à l’édification d’un véritable festival du rire que François zéro occupe son temps… et sa communication. Pensez, après nous avoir, avec Cahuzac, refait le coup du « meilleur d’entre nous », le grand Barnum est obligé, en catastrophe, de lâcher celui qui est aujourd’hui coupable, ni plus ni moins, que d’un « outrage à la République ».

La République une valeur refuge

Comme à chaque fois qu’ils sont pris la main dans le pot de confiture, les socialistes, grands donneurs de leçon devant l’Eternel, convoquent les mânes de la République. La « brave fille » est présente dans la moindre de leurs déclarations, comme si l’invoquer en boucle venait laver le front des pénitents. Ce n’est pas la peine de dauber à longueur de temps sur l’Église de France et la bonne conscience des « culs bénis » qui se rendent à confesse pour pouvoir continuer à mieux tromper leurs femmes, si c’est pour invoquer la République comme les autres la Vierge Marie. La stigmatisation des fautes confessées par Cahuzac comme étant « indignes d’un élu républicain » enlève-t-elle quoi que ce soit à la faute elle même ? Doit-on en déduire que l’ancien Maire de Villeneuve-sur-Lot se serait comporté comme un vulgaire royaliste voire – nous n’osons le penser – comme un séide de madame Le Pen ? Vont-ils bien finir un jour par nous donner la définition de ce qu’est « un élu républicain » ? Est-ce un être étrange venu d’ailleurs touché par le Saint Chrème de Louise Michel ? A contrario doit-on déduire, de cette invocation totémique, que des élus « non républicains » se dissimulent parmi les membres du Parlement ?

blog -Hollande-j ai tant aime CahuzacUn proverbe nautique fleuri et évocateur prétend que : « quand on a de la merde au cul, on évite de grimper au grand mât ». Que n’avons-nous entendu ces derniers jours, venant de nos grandes consciences républicaines, avant leur viol par le méchant Cahuzac, au sujet de Nicolas Sarkozy ? Avec un respect de la présomption d’innocence qui fait chaud au cœur, toute la socialie s’est précipitée pour faire de l’ancien Président : un détrousseur de vieille dame sénile dans le besoin (ces Hongrois décidément : tous des voleurs de poule). C’est sans aucun doute le même « esprit républicain » qui permettait à Flamby de nous promettre « les yeux dans les yeux » une République (encore elle) irréprochable, sous-entendant ainsi lourdement (et sans preuve sinon ce ne serait pas drôle) que celle de son adversaire, elle, ne l’était pas. Moins de quinze jours après cette mémorable saillie, « Moi Président » chargeait Cahuzac de lutter contre la fraude fiscale…

Une communication impossible

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On l’a vu (et surtout entendu) la vertu outragée est l’unique ligne de défense présidentielle. Cette stratégie est aussi efficace pour faire face à la crise que le fut la ligne Maginot pour faire face à la Wermarch. La gauche morale, murée dans ses certitudes, assène à un peuple ébahi ses jugements définitifs. « Comment pouvez vous croire que si le Président avait su… » et autre « nous n’avions pas de raison de douter » et « il me l’a dit les yeux dans les yeux » se succèdent à un rythme effarant, avec pour seul espoir, celui de noyer dans l’œuf les interrogations légitimes.

De deux choses l’une : soit le Président savait depuis décembre que l’enregistrement était authentique (ce que semblent corroborer des informations policières) et le Chef de l’État a donc couvert le « violeur de la République », soit il n’en savait rien et c’est benoîtement qu’il a pris pour argent comptant (façon de parler), les dénégations de son ministre félon. Dans les deux cas, il n’est pas à la hauteur de sa mission. Dans le premier : c’est un parfait cynique byzantin digne de François Mitterrand (quand je vous dis que l’on ne va pas s’embêter), dans l’autre c’est un parfait crétin. Quelle que soit la vérité, il est perdant et n’a de toute façon pas mesuré, une seule seconde, les dégâts que cette affaire pourrait causer dans l’opinion. Comment expliquer sinon cette totale improvisation dans la communication gouvernementale. Comme si couper une branche pourrie pouvait exonérer le jardinier de s’expliquer sur le temps qu’il lui a fallu pour s’en apercevoir.

Autre temps autre mœurs

211507417Une chose est sûre c’est que chez les socialistes, nous avons changé d’époque. Sous le règne de feu Tonton, il est vraisemblable que Jérôme Cahuzac  n’aurait déjà plus été de ce monde. Qu’il ait eu un accident vasculaire ou qu’il se soit opportunément suicidé au bord d’un canal, avec l’arme de service de son garde du corps (qui comme chacun le sait se range toujours dans la boîte à gant des voitures de fonction) et nous n’entendrions plus parler, en cet instant, que des mérites exceptionnels d’un professionnel de la réimplantation capillaire, injustement livré à la férocité d’une meute de journalistes envieux, de ne pouvoir s’être offert ses services. Bref on nous servirait à foison, la potion du self-made-man besogneux persécuté en raison de ses origines forcément modestes et patati et patata.

Devons-nous regretter ces temps anciens ? Bien sûr que non, car l’époque présente, où le pénitent va à contrition médiatique par la grâce de l’entraide judiciaire entre la France et la Suisse, nous réserve encore bien des rebondissements joyeux. En premier lieu, il y a fort à parier que les 600 000 € ne sont que la partie immergée de l’iceberg. Le meilleur reste sûrement à venir. Il faut bien reconnaître que s’il ne s’était s’agit que, pour un chirurgien méritant (bien que socialiste), de mettre de côté une somme gagnée à la sueur de son front, afin de la soustraire à la voracité de tous ces parasites égalitaires qui peuplent notre pays de cocagne (surtout pour eux), notre large esprit libéral aurait bien volontiers donné l’absolution au bon Docteur Cahuzac.

La race des saigneurs

Malheureusement pour l’exercice de notre charité, il semble bien que ces fonds aient une provenance beaucoup moins noble que le seul fruit du travail de l’intéressé. On l’oublie trop souvent, mais avant d’être « Monsieur 3 % » dans le gouvernement Ayrault, Jérôme Cahuzac avait été « Monsieur médicament » au cabinet de Claude Evin (pas le marchand de chocolat, l’autre : l’ayatollah anti alcool et anti tabac) alors ministre de la Santé de Michel Rocard. À cette époque, avant que Mitterrand (toujours lui) ne l’assassine une bonne fois pour toutes, en lui envoyant Bernard Tapie dans les gencives aux Européennes de 1994, Rocky avait pour ambition de se présenter aux présidentielles de 1995 (le fou !). Qui dit ambition présidentielle, dit besoin d’argent et qui précise contre la volonté de Mitterrand, implique besoins de financement alternatif. D’où les questions qui se posent, aujourd’hui, sur le rôle du « Monsieur médicament »de l’époque.

6164_10151335687946977_1688439953_nPour faire simple, il se pourrait bien que le « contrit de Bercy » ait été en charge de faire cracher les labos pharmaceutiques au bassinet du chantre de la nouvelle gauche, en échange de quelques juteux passe-droits, payés par la Sécu. La Sécu, vous savez, le machin obligatoire qui se finance comme Bernard Madoff avec le même résultat. Le truc qui est gratuit pour les nouveaux arrivants (merci l’AME), mais qui coûte les yeux de la tête aux cotisants historiques qui voient leurs droits rognés au fur et à mesure que se creusent les trous. Ces mêmes déficits, de la résorption  desquels sont précisément chargés, ceux qui s’entendent si bien avec les laboratoires pharmaceutiques. Comme c’est étrange ! Pourquoi croyez-vous donc que c’est aux seuls cotisants qu’est laissé le soin des mesures d’économies à prendre, pour « redresser » des régimes « structurellement déficitaires » ?

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Cette affaire Cahuzac illustre à merveille la duplicité socialiste. Tout à leurs cours de morale et à leurs fantasmes d’accaparement de la République, les héritiers de Jaurès s’enferrent dans un autisme abyssal qui les coupent du pays réel. Prompts à voir la paille dans l’œil du voisin, ils sont incapables de voir les poutres qui leur transpercent le crâne. D’où les jérémiades pathétiques des députés et autres militants « de base » sur l’air du « pas ça, pas chez nous ». À les entendre, on les plaindrait presque. Il faudrait pour cela qu’avant ils n’aient pas détournés à leur profit : l’argent destiné au développement de l’Afrique (Carrefour du Développement) ou raquettés les grandes surfaces (Urba et compagnie). Avant Cahuzac, nos socialistes vivaient tranquillement confits dans leurs certitudes. Ils étaient l’incarnation du Bien et luttaient courageusement contre le Mal. Les pourris, c’est bien connu, c’est la droite et ces salauds de Sarko, Copé et Hortefeux. Avec un talent de contorsionniste consommé, Harlem, le si désirable Premier Sectaire de la boutique, est déjà en train de nous expliquer que Jérôme Cahuzac s’est mis « de lui-même en dehors du parti ». Comme Lance Amstrong, les socialistes nous démontrent que si l’un des leurs se dopait à la fraude fiscale c’était à « l’insu de leur plein gré » et que c’est très mal, mais que c’est « l’affaire d’un homme ». Une brebis égarée, une victime expiatoire, l’exception qui confirme la règle ou l’arbre qui cache la foret ? Quoi qu’il en soit et à ce train là,  gageons que d’ici une semaine, « l’innocent aux mains pleines » sera devenu un affreux mec de droite… titulaire d’une carte PS depuis 1977. « Un piège sans doute, un complot nous verrons » … comme disait l’autre.

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