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VA TE FAIRE VOIR CHEZ LES GRECS

juillet 15, 2015

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Pan sur le bec ! Tout à leur Tsiprasomanie galopante, nos journalistes et autres faiseurs d’opinion ne l’ont pas vu venir. Alors que le psychodrame grec battait son plein et que l’inquiétude commencait à poindre sur la meilleure façon de sortir de ce bourbier, un sondage mené conjointement en France et en Allemagne confirmait qu’outre-Rhin, les Allemands faisaient confiance à leur Chancelière pour les sortir de la mouise. Jusque là, rien d’anormal. Le fait que les Français pensent à plus de 44 % que la même Angela détient la solution est nettement plus comique. Seuls 22 % de nos compatriotes estiment que Hollande « l’audacieux » est en mesure de faire le job (les naïfs). Il y a des jours où il n’est pas nécessaire de bouder son plaisir et le 8 juillet dernier compte au nombre de ceux-là. En être arrivé à ce stade de crédibilité, après seulement trois années de pouvoir, est un signe qui ne trompe pas. Le rejet inédit dont « jouit » celui qui ambitionnait d’être « un Président normal » est proprement hallucinant. Sa présidence normale se transforme, chaque jour un peu plus en une présidence d’anormal.

La crise grecque est surtout celle du socialisme

ixene-avion-hollande-crise-grecque_article_largeLa crise grecque met en pleine lumière la duplicité des socialistes (français et grecs) et l’inanité de leur pensée (l’homothétie est telle qu’il est délicat de mettre un pluriel). C’est avec la complicité active de François Mitterrand (et de ses successeurs) que les amis de Papandreou (et de son neveu) ont mis le pays de Socrate en coupe réglée. Appliquant les vieilles lunes de Solférino, les très francophiles animateurs du Pasok ont, durant 30 longues années, précipité la Grèce vers sa faillite actuelle. Avec une minutie de satrapes levantins, les socialistes grecs ont multiplié les postes de fonctionnaires comme autant de prébendes réservées à leurs seuls fidèles, tout en maintenant les oligarques et autres armateurs bien à l’abri de toute contribution. Ajoutez à cela des retraites mirobolantes et vous avez toutes les facettes d’un pays de rentiers artificiels, totalement dépendants du socialisme éclairé (so to speak). Vous me direz que nos socialistes à nous, n’ont pas procédé autrement et vous aurez raison. À cette différence près qu’en France, nous sommes les champions de la ponction fiscale. Notre génie taxatoire sait, en outre, qu’il peut s’appuyer sur une administration, d’autant plus prompte à la mise en œuvre de l’innovation que, contrairement à son homologue grecque, elle n’est que trop consciente de la fragilité de ses privilèges. Le fait que leur pérennité  dépende de sa capacité à faire cracher le contribuable au bassinet est le secret de la « réussite française » face à l’échec grec.

En France comme en Grèce, le riche est très riche, mais son faible nombre combiné à la liberté de circulation, rend le volatile très difficile à plumer. Il faut donc se rabattre sur le menu fretin qui a le double avantage d’être plus nombreux et nettement moins délocalisable. Et c’est ainsi que chez nous, grâce à l’habileté des socialistes (canal historique ou assimilé), le poids de l’impôt et de l’administration repose essentiellement sur la classe moyenne et moyenne supérieure, tandis qu’en Grèce, faute de système de collecte efficace, elle repose sur… le contribuable européen.

auste_rite__syrizaTous les crétins d’extrême gauche qui s’agitent en ce moment pour louer « Saint Tsipras » et prendre la défense du « Peuple grec humilié » veulent en réalité que perdure un système maffieux, consistant à faire prendre en charge par les contribuables de l’UE, en plus de leurs propres administrations, un peu de celle de la Grèce. Une sorte de mutualisation du parasitisme en quelque sorte. Les subprimes ne fonctionnaient pas autrement, avec le résultat final que nous connaissons. Le fait que l’opinion publique de nombreux pays membres (Allemagne en tête) réalise l’ampleur de l’arnaque, explique pourquoi ce « bon » Tsipras se trouve aujourd’hui si acculé que son référendum lui est devenu aussi utile qu’un cautère sur une jambe de bois.

Pour être libre, il ne faut rien devoir à personne

dessin-grece-1Poser à un Peuple la question de savoir s’il consent à faire des efforts pour se sortir de la merde, ou s’il préfère que d’autres payent pour lui, est un exercice au résultat couru d’avance mais qui ne relève absolument pas du populisme. Non, pas le moins du monde ! À ceux qui, habituellement, poussent cris d’orfraie dès que l’on suggère, par exemple, que l’Euro n’est pas forcément un instrument idéal au service de l’indépendance de la France, nous conseillons de réfléchir à ce qu’entraine leur soutien à Syriza. Les actuels défenseurs de la souveraineté grecque n’ont pourtant, en général, pas de mots assez durs pour mépriser le « populisme » de ceux qui, chez nous, désirent un débat sur l’identité française, la peine de mort, la déchéance de la nationalité française pour les terroristes …  Bref, ce qui est bon pour un Grec ne l’est pas pour un Français et vice-versa : la tartuferie de nos élites politico-médiatique est sans limites.


10984296_10153339152691140_1099156321089917529_nCeci étant, tout le monde comprend intuitivement que se pointer devant son banquier en lui disant que : parce qu’il vous a trop prêté, non seulement, vous ne le rembourserez pas, mais qu’en plus vous exigez de lui qu’il vous en prête encore, car vous n’avez toujours pas décidé de vous mettre au boulot, n’est pas le meilleur moyen de parvenir à ses fins. Quand, en plus, vous vous adressez à des États qui savent bien qu’ils ne reverront pas le premier centime de l’argent que vous leur avez préalablement extorqué, vous avez beaucoup de mal à les convaincre de remettre cent sous dans le bastringue, au nom du droit imprescriptible (mais fort discutable) de votre peuple à croire à toutes les fariboles que vous lui avez fait avaler pour parvenir au pouvoir.

Tdessin-grece-4ant que les inventeurs du tonneau des Danaïdes ne se donneront pas les moyens d’être un État moderne et non la survivance d’une province ottomane incapable de se suffire à elle même, la Grèce ne pourra pas compter au nombre des pays membres de l’Euro. Elle ne l’est qu’au prix d’un maquillage de ses comptes publics qui fait passer les bidouillages d’Enron pour une amusante broutille. Depuis des années que nous investissons à fonds perdu dans ce champ de ruines antiques, les gouvernements grecs qui se sont succédés n’ont jamais été foutus d’accoucher d’un cadastre. La fraude fiscale est tellement répandue chez les Hellènes que l’on ne peut plus parler, à ce stade, d’un sport national, mais bien plutôt d’un style de vie. Bref, la Grèce ne sera jamais indépendante tant qu’elle ne s’en donnera pas les moyens. Le referendum qui vient de se tenir, non seulement la condamne à sortir de l’Euro – car il prouve qu’ils ne feront jamais les efforts nécessaires – mais porte en lui, les germes d’une expulsion de l’Europe.

Le socialisme arrive toujours très vite à court de l’argent des autres

dessin-cartoon-grece-03Margareth Thatcher avait raison, les socialistes finissent toujours dans le mur. Nous ne devons notre survie qu’au fait que nos Présidents n’étaient socialistes que pour se faire élire. Imaginez un peu que Benoit Hamon, Claude Bartolone ou Gérard Filoche aient eu des responsabilités. C’est précisément ce qui est arrivé aux Grecs. Et maintenant, pour les sortir de la panade, ils comptent sur les fils spirituels de Georges Marchais et de Cohn-Bendit (mâtinés de Garcimore et de Devos). Le problème avec la faillite annoncée d’Athènes — faute d’avoir mis en œuvre les réformes qui ont permis à l’Espagne, au Portugal et à l’Irlande de s’en sortir – c’est que cet échec aura des conséquences sociales dramatiques.

82535534_pÀ force de se laisser bercer par les discours de tous les populistes qui leur promettent la lune, pour finalement les laisser sur le sable, les Grecs risquent de se montrer irritables, voire désespérément violents. Tsipras à beau tout promettre, nous savons déjà qu’il ne tiendra aucun de ses engagements européens car il a promis exactement le contraire à son Peuple. La question est moins de savoir quelle promesse il finira par respecter que de savoir quand les Grecs se rendront compte qu’on les berce d’illusion depuis 30 ans. Ils n’ont pas les moyens de leur train de vie et l’ajustement va être brutal. Dans un pays, en réalité, bien plus oriental qu’européen, la violence politique débouche, le plus souvent, sur une bonne vieille dictature de derrière les fagots. C’est en ce sens que « le berceau de la démocratie » risque de se faire jeter de l’Union Européenne, comme un malpropre. Lorsque nous aurons, à notre porte, un pronunciamiento militaire ou une nouvelle démocratie populaire qui l’une et l’autre ne trouveront leur salut que dans une confrontation avec l’ennemi héréditaire turc, nous serons dans de beaux draps et le populisme socialiste aura atteint, là, un de ses plus remarquables résultats.

Et nous, pendant ce temps là…

content_hollande-gre_ceFace à ces sombres perspectives, Normalito et Manolito bombent leurs torses velus et font … de la politique intérieure. Ils tentent l’impossible synthèse interne, entre leurs souverainistes Tsipraso-fanatiques et les autres qui trouvent que toutes ces conneries ont assez duré. Pépère gère la crise grecque en Premier secrétaire du PS qu’il n’a jamais cessé d’être. Il tente de dégager un consensus de Président de Conseil général autour de « valeurs » que plus personne ne partage. Il fait dans son coin, sa petite soupe, dans sa petite marmite en n’y conviant personne, surtout pas les Allemands. Pas étonnant, dans ces conditions que les Français plébiscitent Angela Merkel. Les journalistes dépendants ont beau clamer, sur tous les tons, que le referendum de Tsipras et le pseudo accord est un échec pour la Chancelière allemande, force est de constater que l’on peine à mesurer le succès de Hollande dans la même affaire.

L’Europe, le FMI et tous les partenaires – réunis au chevet d’une Grèce malade de son incapacité à devenir une nation moderne – ne sont pas le diable incarné. Alexis Tsipras n’est pas Saint Georges terrassant le dragon germanique. Il est, en réalité, le dernier avatar d’un passé révolu qui faisait de la Grèce un territoire archaïque, vivant aux crochets d’un puissant suzerain. Que ce dernier soit l’Empire romain, ottoman ou britannique, la France ou l’Union Européenne importe en réalité assez peu. La Grèce n’a jamais été indépendante. Faire du referendum du 5 juillet dernier, une manifestation de la liberté des Grecs, a autant de sens que de prétendre que le Tibet est une province autonome. La liberté a un coût : celui de la réforme qui passe par une sortie de l’Euro, une autonomie monétaire retrouvée (avec la dévaluation brutale qui l’accompagne), une compétitivité rétablie et un niveau de vie en rapport avec les richesses produites et non plus extorquées à crédit. Enfin il convient d’ajouter à tout cela : la mise en place d’un système fiscal moderne et non plus moyenâgeux.

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La France socialiste peut effectivement, une dernière fois, venir au secours de la Grèce sur un point très particulier. Il est en effet indéniable que le parti de l’intelligence réalise, en matière fiscale, la synthèse parfaite entre le clientélisme antique, la rapacité moderne et l’inquisition moyenâgeuse. Ses conseils seront donc très précieux. En dehors de cela, difficile de donner aux Grecs des leçons de réalisme économique, tant nous en manquons nous même. Si la Grèce est « une passion française » aux dires de Manolito, force est de constater que cet amour est aussi coûteux qu’à sens unique. Car, en dehors de la reconnaissance de la danseuse pour son riche (quoique …) bienfaiteur, qu’en retirons-nous ? Rappelons-nous que cet évergétisme français a un précédent. Bien avant le fiasco des emprunts russes, dans les années 1880, les épargnants de notre beau pays avaient déjà été plantés par la première faillite du pays de Platon. Aujourd’hui ce ne sont plus les épargnants, mais les contribuables qui seront l(b)aisés. Beau progrès ! Si l’histoire ne se répète jamais, en revanche, elle bégaye souvent.

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HUMOUR DE GAUCHE

février 19, 2015

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C’est un fait acquis : les socialistes vivent dans un monde parallèle. De ce décalage spatio-temporel nait la multitude de hiatus qui font d’eux la risée de leurs contemporains. Comment peut-on gouverner en étant aussi coupé des réalités ? La réponse est dans la question. La certitude de vivre dans le camp du progrès y est pour beaucoup. Il est vrai que vu du pays de Candy : il n’y a que des méchants et des gentils. Ce maçonisme de bazar qui semble leur tenir lieu de viatique, veut que la gauche soit l’incarnation du Bien. Cette hypothèse, audacieuse à l’aune des zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire, les pousse probablement à voir le monde qui les entoure en blanc ou en noir, sans aucune nuance de gris (on ne leur en demande pourtant pas 50, juste 3 ou 4). C’est de leurs certitudes puériles que viennent ce conformisme hallucinant et cette intolérance légendaire qui les conduit, si souvent, au ridicule le plus achevé en matière de déclarations péremptoires.

L’esprit du 11 janvier

10945571_905095256187597_6764609870118395228_nDepuis les attentats nous n’entendons plus que ça, au point que le fameux « esprit du 11 janvier » envahit toute la communication gouvernementale. Pas un problème, pas une contestation du génie intrinsèque du socialisme Hollando-Vallsiste sans évocation de « l’Esprit ». Un Hamon qui fait sa mauvaise tête et refuse de voter la loi Macron : hop Esprit es-tu là ? Le Front National menace la République socialiste soviétique dans le Doubs : l’Esprit du 11 janvier est convoqué à la rescousse. Une critique pointe contre Taubira : Esprit du 11 janvier. Le nombre de chômeurs explose: Esprit du 11 janvier. Il fait froid : Esprit du 11 janvier. Vos impôts augmentent : Esprit du 11 janvier. Sarkozy est sur écoute : Esprit du 11 janvier (ah non, zut, là c’était avant !). C’est bien simple, depuis les attentats un vent de spiritualité inégalé semble souffler sur les cendres du Parti Socialiste.

32e6a5d5f5c11caa807afc70410f68c8_400x400Il en va ainsi de l’amère de Paris. Avant les attentats elle était farouchement opposée à la candidature de sa ville à l’organisation des Jeux olympiques de 2024. Compte tenu des précédentes bâches, toutes plus ruineuses les unes que les autres que nous a infligées le Comité International Olympique ces 20 dernières années, elle n’avait, pour une fois, pas tout à fait tort. Seulement depuis, l’Esprit est passé par là et « mais Maire », transfigurée par cette visitation est devenue une « farouche partisane » de ce beau projet, tout plein de « vivre ensemble » dedans. Pour détourner sans vergogne et à son seul profit un événement aussi tragique (les attentats, pas la candidature), il faut être socialiste. Imaginez un instant que Nicolas Sarkozy, Président de la République, ait osé en faire ne serait-ce que le tiers du commencement de la moitié, que n’aurait-on entendu ? Là, rien, tout ce qui est autorisé à penser détourne la tête, pour ne surtout pas voir le câble d’amarrage qui tient lieu de ficelle à cette bonne vieille manip’ socialiste.

Nous sommes tous Danois

imageEn parlant de manipulation, les Nordiques font une belle bande d’emmerdeurs ! Alors que le petit monde de la socialie était en train de nous expliquer doctement que le 7 janvier était la faute de la France moisie ; que nous ne savions pas comment donner sa chance à toute cette jeunesse qui ne rêve (en fait) que de vivre comme Bernard Arnaud avec le QI d’un footballeur et le dynamisme d’un ado 15 ans ; les danois viennent foutre en l’air cette belle opération de culpabilisation du bobo mitonnée aux petits oignons. Leur tireur faisait bien partie de la minorité religieuse adepte de la liberté d’expression à coup de fusil, mais on cherche désespérément les ghettos et l’apartheid au pays de la petite sirène. Encore un bel amalgame qui fout le camp. Dire que l’on avait presque réussi à faire oublier les vacances à la Grande Motte dont les frères Kouachi ont bénéficié durant toute leur jeunesse aux frais du contribuable, tout comme les boulots de ce pauvre Coulibaly à la Mairie de Paris ou dans d’autres structures toujours financées par vos impôts.

10931302_10206182029813659_3459110384451847418_nCependant, avec des socialistes inspirés par l’Esprit du 11 janvier, on n’est jamais loin du pathos estampillé « récup’ à deux balles ». Les cadavres danois n’étaient pas encore froids que le PS appelait déjà à une manifestation de soutien devant l’ambassade du Danemark. Je parie que toute la gauche qui cause est allée, ce même week-end, sur les Champs reprendre deux fois du saumon au Flora Danica histoire de « témoigner son soutien » au Peuple danois. Un malheur n’arrivant jamais seul, ces pauvres habitants de Copenhague ont dû, en plus de leurs malheurs, se fader le Cazeneuve : nouveau missi dominici de la « liberté d’expression menacée par le fanatisme » de la religion-dont-on-ne-doit-pas-dire-le-nom. Et les mêmes de nous tracer le parallèle avec Charlie Hebdo : un homme seul là où les autres étaient trois, le crétin éliminé en moins de 24 heures contre 72 chez nous et surtout : en France les terroristes sont rentrés partout comme dans un moulin tandis qu’au Danemark le clampin est resté à la porte. C’est LA MÊME CHOSE, puisque l’on vous le dit !

Mais oui mon lapin, c'est ça

Mais oui mon lapin, c’est ça

Antisémitisme de gauche


561688_10151163404376720_1193289392_nEt pendant ce temps-là, chez nous, alors que Manuel Valls parle d’islamofascisme comme un vulgaire Éric Zemmour – qu’il conseillait pourtant de ne pas lire (mais ça, c’était avant) – un mitterrandiste pur jus, nous explique, comme si de rien n’était, que le Premier ministre de la France est sous « influence juive ». J’ai appris, à cette occasion, probablement comme beaucoup de mes compatriotes que la violoniste qui sert d’épouse au gars Manuel était juive, ce dont je me fous éperdument. Voilà le parti de l’intelligence pourtant bien embarrassé et par l’un des siens de surcroit (Heureusement que l’inoubliable interprète de Raymond Bettoun venait de disparaître). Probablement un peu honteuse d’avoir fourni tant de zélotes (si l’on peut dire) à la collaboration avec l’Allemagne nazie, la gauche française s’était pourtant depuis, refait une virginité à l’ombre de la toute-puissance du « parti des 40 000 fusillés » entrés en Résistance à partir de juin 1941. Hélas, avec la disparition du Parti Communiste, les réflexes antisémites de la gauche radicale reviennent au galop. C’est ainsi que sous couvert de la défense du peuple palestinien, nombre d’extrêmes gauchistes dénoncent depuis des années « la finance apatride » et finissent par se retrouver avec les barbus à l’été 2014, dans les rues de Paris, pour crier « mort aux juifs ». L’extrême gauche n’est pas le PS me direz vous, seulement vu le nombre de trotskistes qui cachetonnent rue de Solférino, chassez le naturel, il revient au galop. Le camarade Cambadélis, en bon premier sectaire avait donné le ton la semaine dernière, en déplorant, l’air chafouin que « l’on assimile les juifs à Israël et les musulmans à l’Etat Islamique » avant de rétropédaler. Cette promiscuité idéologique ne choque pas grand monde. Imaginons que Jean Marie Le Pen ait dit la même chose (oui, imaginons un instant). Du reste, comme il n’est pas dépourvu d’humour, je lui suggère de le faire et de s’excuser ensuite de cette lamentable« Cambadélisation des esprit »… Comment s’étonner de pareille apathie puisque l’on enseigne plus l’histoire autrement que comme un catéchisme laïc, destiné à promouvoir « les valeurs de la République ». Là aussi il faut être de gauche pour croire au « vivre ensemble » quand les profs ne peuvent pas parler de la Shoa, sans risquer l’émeute avec ceux de leurs élèves qui représentent une « chance de la France ».

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L’Histoire est une science, humaine donc imparfaite, mais nous l’admettons communément comme une science. Lorsque l’on en fait l’instrument d’une idéologie, voire une idéologie à part entière, le risque est grand de produire l’inverse de l’effet recherché. Il en va ainsi avec le génocide des juifs d’Europe. Du rôle d’incidente de l’histoire du second conflit mondial, il en devient le principal élément dans les manuels de nos collégiens et lycéens. Tout est alors passé au crible de la morale du moment. Cette dernière étant tout sauf intemporelle — car le fruit de l’époque qui la consacre – l’appliquer à l’étude d’un événement passé ne peut que conduire à l’accumulation d’anachronismes qui sont la plaie de l’Histoire. Pour tirer des leçons d’un événement, quel qu’il soit, il faut le comprendre et pour ce faire, il ne faut pas l’analyser avec nos a priori d’aujourd’hui. Il faut, en la matière, se garder du « y avait qu’à, fallait qu’on ». L’extermination d’un peuple est un drame épouvantable. Que l’on fasse de la protection des juifs un marqueur de l’esprit de tolérance qui anime nos démocraties modernes me semble loin d’être idiot, surtout en regard de ce qui s’est passé dans les années 30. Que l’on se jette, au nom de la morale actuelle, l’attitude des protagonistes du dernier conflit mondial à la figure, en fonction de leurs réactions vis-à-vis du massacre, me semble déjà beaucoup plus critiquable. Enfin qu’au nom des victimes de la folie nazie, toute critique argumentée envers Israël ou une personne de confession juive devienne de l’antisémitisme, me semble être un détournement de l’histoire, porteur de bien des tragédies à venir, ainsi qu’une justification en or fournie à tous les adeptes du « complot juif mondial ». Malgré tous ces dangers, la « reductio ad hitlerium » est un instrument dialectique dont use et abuse régulièrement la gauche qui cause.

A l’étranger aussi, les socialistes sont tordants.

IMAGE0~13Si nous sommes devenus avec le Venezuela, le conservatoire mondial des archéosocialos, nous n’avons pas le monopole des imbéciles heureux. De ce point de vue, les Grecs ne sont pas mal non plus. Les Hellènes ne se sont pas contentés de nous envoyer de nouveaux clowns pour nous distraire. Ils ont poussé le vice jusqu’à élire des gens qui croient pouvoir changer le monde par le seul fait de leur démagogie. Le fait que deux générations de Papandréou se soient succédées pour dilapider un pognon que les successeurs de Périclès n’avaient pas, faute d’avoir sciemment négligé le moyen d’en faire entrer dans les caisses par le biais, entre autres, de la collecte de l’impôt, ne choque personne. Pas plus que les déclarations hallucinantes du nouvel Hercule sur le sang qu’il est prêt à verser pour l’honneur de son pays n’ont suscité le moindre ricanement (en France, parce qu’en Allemagne on ne s’en est pas privé). Rien ne peut entamer leur sérieux et leur donner vaguement le sentiment du ridicule, pas même le fait de dire qu’ils iront « jusqu’au bout et même au-delà » (après Buzz, voici Alexis l’Eclair). Pourtant, ce qui achève de prouver que Tsipras est bien socialiste, ce ne sont pas ses phrases grandiloquentes, c’est son absence totale de sens des réalités. Quand il déclare, sans l’ombre d’un sourire, qu’il compte sur la France pour être la garante de la croissance en Europe, il monte sur l’Olympe de la bêtise collectiviste. Sérieusement bonhomme ! Avec Hollandréou : la croissance en Europe, garantie par la France ?

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image003Laissons les Grecs à leurs conjectures économiques et concentrons-nous sur un socialiste, économiste à l’étranger et fanatique de licence grecque en matière de sexualité à ses (visiblement nombreuses) heures perdues. Non, mes amis, je n’ai aucune idée sur les mœurs de Thomas Picketti, en revanche la presse est pleine de ceux de DSK. Il est impossible de conclure un papier sur l’humour de gauche sans évoquer le champion toute catégorie du foutage de gueule. Faire croire à la terre entière que l’on se consacre au développement de sa prospérité globale, à la tête du Fond Monétaire International, alors qu’en réalité, on semble n’avoir à l’esprit que les prochaines promenades de popaul, voilà qui est bien socialiste. Et à tous les moralistes qui se désolent des frasques lilloises du meilleur économiste du monde, tout en se félicitant qu’une femme de chambre du Sofitel nous ait évité la honte de l’avoir pour Président, je rappellerais que l’actuel titulaire de la fonction, tout en prétendant se dévouer corps et âmes au redressement du pays, emmenait régulièrement popaul se redresser rue du Cirque, à scooter, dans le dos de celle qui lui avait voué son âme… Timeo socialistos et dona ferentes !

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Toute cette profusion de bourdes, prononcées avec un sérieux de légat du Pape, achève de me convaincre qu’il est criminel de légaliser le cannabis auquel, tous ces grands esprits s’adonnent avec passion. Visiblement, les dommages au cerveau sont irrémédiables et la conséquence des concentrations déraisonnables de THB sur la stabilité spatio-temporelle des fumeurs réguliers, ne plaide pas pour la mise en vente libre d’un produit aussi véritablement stupéfiant.

L’aube de l’Ile Monde 1 – Quelle issue à la crise financière ?

mars 29, 2010

Nos politiciens ont beau s’agiter dans tous les sens, les répliques du séisme financier né de la crise des « subprimes » et de la faillite de la banque Lehman Brothers continuent à semer la panique. Le denier avatar en date, les difficultés de la Grèce à trouver de quoi financer ses déficits à un taux abordable, plonge ses partenaires européens dans des abîmes de perplexité et d’indécision. Le pays des Hellènes n’a qu’une faible importance économique. Il révèle juste au monde le mirage sur lequel a été bâtie la monnaie unique européenne. Sans gouvernement économique européen, point de « critères de convergences » qui vaille. Il en résulte très naturellement une spéculation à la baisse sur l’Euro.

La crise Grecque

Les Allemands à l’ombre duquel tout ce système a été monté, s’emportent contre l’incurie comptable grecque. Ils refusent de payer pour les largesses du gouvernement d’Athènes, sans parler des ravages de la corruption endémique que subit le pays. Cette condescendance germanique est si mal vécue sur les pentes de l’Acropole que le nouveau Papandreou de service se charge de venger l’honneur de son pays. Alors qu’il fait la tournée des capitales du vieux continent pour tendre sa sébile, il profite de son étape berlinoise pour expliquer aux « barbares » germains que le maquillage des comptes n’est pas plus constitutif de l’âme Grecque que le nazisme ne l’est de l’esprit Allemand. On imagine l’effet !

Devant la menace qui pèse sur la stabilité du « Neu Deutsch Mark », l’Allemagne a finit par s’entendre avec la France sur un montage qui pour être attendu, n’en est pas moins étonnant. Si la Grèce ne trouve pas sur les marchés les moyens de se financer, ses « amis » les lui prêteront. Par quel miracle des pays surendettés vont ils bien pouvoir renflouer la patrie de Périclès ? En empruntant bien évidemment ! Ce qui partout ailleurs s’appelle de la cavalerie s’appelle de la  « solidarité » en techno-bruxellois.

En contre partie, la Grèce est appelée à des sacrifices drastiques. Elle devra réduire le nombre et le salaire de ses fonctionnaires, repousser l’âge du départ à la retraite de ses citoyens etc. On connaît la musique tant nous nous évertuons à repousser le moment où nous devrons jouer cette partition à notre tour. En réalité derrière toute cette affaire, c’est la prochaine bulle financière qui se prépare. La dette souveraine n’est plus tenable. Au rythme où elle croît elle va bientôt atteindre 100% du PIB dans notre pays. Les économistes les plus raisonnables mettent d’ailleurs en garde nos gouvernants sur l’inanité de ce mode de calcul. Les Etats ne sont pas propriétaires de leur Produit Intérieur Brut. Ils ne répondent de leurs engagements que sur leurs recettes fiscales. Rapporté à cet indice, la dette française correspond à 5 années de rentrées d’impôts. C’est précisément la durée d’un mandat présidentiel, autant dire une éternité.

Un modèle au bord de la rupture

Nous sommes, donc, totalement dépendant du bon vouloir de l’épargne chinoise et pétrolière. Si 80 % de ces ressources sont captés par les Etats Unis pour financer leur tonneau des danaïdes budgétaire ce n’est pas tant pour payer tribut à l’Empire comme le disent certains mais parce que ce pays est le seul à allier dynamisme économique et sécurité juridique. L’Europe est un placement sécurisé pour les investissements, ce qui fait de l’Euro la seconde devise de réserve mais nous sommes dépourvus de toute ardeur économique. Celle ci se retrouve en Chine, pour autant, le droit Chinois étant ce qu’il est, nous sommes encore, pour un moment dans ce domaine, à l’abri d’une trop forte concurrence de l’Empire du Milieu. Qu’un des éléments de ce fragile édifice vienne à changer et tout s’écroule.

Cette perspective n’est pas qu’une simple hypothèse d’école. L’Europe est amorphe économiquement en raison du poids de ses déficits creusés par les largesses de ses états providences. La distribution des « faux droits » chers à Marc de Scitivaux plombe depuis des lustres notre vitalité économique. Il faut nous purger pour nous remettre sur pied. Le remède est connu mais ayant inventé les calendes Grecques, nous ne sommes pas près à l’avaler  de si tôt. Le déséquilibre ne viendra pas d’une UE vertueuse.

La Chine pourrait décider de renforcer son attractivité en sécurisant les transactions et en rendant convertible sa devise. Le problème majeur c’est que le « parti frère » de l’UMP devrait renoncer à son monopole en faisant entrer son pays dans le monde merveilleux des Etats de Droit. Hypothèse peu probable, je vous l’accorde, tant on connaît l’attachement viscéral des communistes au côté « populaire » de la « démocratie », même lorsqu’ils sont convaincus des vertus du marché. Pourtant  la volonté de jouir des fruits de leurs efforts commence à poindre chez les Han. Le nationalisme sourcilleux des masses chinoises les pousse à préférer voir leurs excédents s’investir en Chine plutôt qu’en T-bonds américains. C’est un problème qui n’en est pas un tant la manne est grande et tant les pétrodollars peuvent utilement suppléer la partie réinvestie nationalement des réserves chinoises, du moins à moyen terme.

Le vrai danger vient des Etats-Unis. La réforme de la santé initiée et, semble t il accouchée par Barack Obama va avoir un coût. Tout le monde, dans les médias en Europe, crie au génie. C’est à voir ! Les Américains rejoignent l’Europe dans la distribution de droits gagés sur la dette. Si cette manœuvre entame le dynamisme économique outre atlantique, les choses sérieuses vont commencer.

Des structures politiques inadaptés aux mesures à prendre

Malgré toutes nos bonnes paroles, nous ne réduirons jamais nos déficits. Nous, pas plus que les Américains, c’est le revers de la médaille de nos démocraties libérales. Les recettes sont simples. Elles sont juste inapplicables dans nos systèmes politiques. Si le loup doit demander son avis à l’agneau avant d’en faire son plat de rupture de carême, il devra longtemps se contenter des fayots. Les mesures exigées de la Grèce et des autres pays en difficultés sont destinées à faire retomber la pression, à détourner l’attention des marchés vers d’autres facteurs de spéculation. Ces politiques ne seront appliquées qu’à la marge tant elles impliquent un appauvrissement des populations concernées. Faire coïncider ses moyens avec les ressources que l’on tire de son travail est un exercice douloureux quand cela fait au moins deux générations qu’on en fait le moins possible.

On peut aussi essayer de cacher la vérité et faire de l’austérité sans le dire. Cette méthode est à l’œuvre sous le vocable de « mondialisation » depuis la fin des années 70  et elle ne suffit plus. La paupérisation des ouvriers et l’appauvrissement des classes moyennes qui se sont succédés n’ont eu pour conséquence que de reporter le problème sur l’endettement privé avec les résultats que nous déplorons depuis 2008. La France a mieux résisté non par ses vertus mais par ses vices. Comme elle n’a pu se résoudre à faire des économies sur ses prestations sociales, elle a continué à emprunter, atténuant ainsi, un peu, le besoin de financement de ses ménages. Compte tenu du niveau d’endettement de notre Etat, si nous n’avons pas trop souffert de la crise du crédit hypothécaire, nous n’allons pas tarder à rattraper notre retard quand commencera celle de la dette publique.

Quelle autre solution, me direz vous ? La seule, la plus classique de toute, celle par laquelle les sociétés se sont toujours sorties des difficultés financières qu’elles rencontraient au cours de leurs existences. La Guerre ! Cette issue possible fera l’objet de mon prochain article dans la rubrique géopolitique de ce blog.