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VA TE FAIRE VOIR CHEZ LES GRECS

juillet 15, 2015

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Pan sur le bec ! Tout à leur Tsiprasomanie galopante, nos journalistes et autres faiseurs d’opinion ne l’ont pas vu venir. Alors que le psychodrame grec battait son plein et que l’inquiétude commencait à poindre sur la meilleure façon de sortir de ce bourbier, un sondage mené conjointement en France et en Allemagne confirmait qu’outre-Rhin, les Allemands faisaient confiance à leur Chancelière pour les sortir de la mouise. Jusque là, rien d’anormal. Le fait que les Français pensent à plus de 44 % que la même Angela détient la solution est nettement plus comique. Seuls 22 % de nos compatriotes estiment que Hollande « l’audacieux » est en mesure de faire le job (les naïfs). Il y a des jours où il n’est pas nécessaire de bouder son plaisir et le 8 juillet dernier compte au nombre de ceux-là. En être arrivé à ce stade de crédibilité, après seulement trois années de pouvoir, est un signe qui ne trompe pas. Le rejet inédit dont « jouit » celui qui ambitionnait d’être « un Président normal » est proprement hallucinant. Sa présidence normale se transforme, chaque jour un peu plus en une présidence d’anormal.

La crise grecque est surtout celle du socialisme

ixene-avion-hollande-crise-grecque_article_largeLa crise grecque met en pleine lumière la duplicité des socialistes (français et grecs) et l’inanité de leur pensée (l’homothétie est telle qu’il est délicat de mettre un pluriel). C’est avec la complicité active de François Mitterrand (et de ses successeurs) que les amis de Papandreou (et de son neveu) ont mis le pays de Socrate en coupe réglée. Appliquant les vieilles lunes de Solférino, les très francophiles animateurs du Pasok ont, durant 30 longues années, précipité la Grèce vers sa faillite actuelle. Avec une minutie de satrapes levantins, les socialistes grecs ont multiplié les postes de fonctionnaires comme autant de prébendes réservées à leurs seuls fidèles, tout en maintenant les oligarques et autres armateurs bien à l’abri de toute contribution. Ajoutez à cela des retraites mirobolantes et vous avez toutes les facettes d’un pays de rentiers artificiels, totalement dépendants du socialisme éclairé (so to speak). Vous me direz que nos socialistes à nous, n’ont pas procédé autrement et vous aurez raison. À cette différence près qu’en France, nous sommes les champions de la ponction fiscale. Notre génie taxatoire sait, en outre, qu’il peut s’appuyer sur une administration, d’autant plus prompte à la mise en œuvre de l’innovation que, contrairement à son homologue grecque, elle n’est que trop consciente de la fragilité de ses privilèges. Le fait que leur pérennité  dépende de sa capacité à faire cracher le contribuable au bassinet est le secret de la « réussite française » face à l’échec grec.

En France comme en Grèce, le riche est très riche, mais son faible nombre combiné à la liberté de circulation, rend le volatile très difficile à plumer. Il faut donc se rabattre sur le menu fretin qui a le double avantage d’être plus nombreux et nettement moins délocalisable. Et c’est ainsi que chez nous, grâce à l’habileté des socialistes (canal historique ou assimilé), le poids de l’impôt et de l’administration repose essentiellement sur la classe moyenne et moyenne supérieure, tandis qu’en Grèce, faute de système de collecte efficace, elle repose sur… le contribuable européen.

auste_rite__syrizaTous les crétins d’extrême gauche qui s’agitent en ce moment pour louer « Saint Tsipras » et prendre la défense du « Peuple grec humilié » veulent en réalité que perdure un système maffieux, consistant à faire prendre en charge par les contribuables de l’UE, en plus de leurs propres administrations, un peu de celle de la Grèce. Une sorte de mutualisation du parasitisme en quelque sorte. Les subprimes ne fonctionnaient pas autrement, avec le résultat final que nous connaissons. Le fait que l’opinion publique de nombreux pays membres (Allemagne en tête) réalise l’ampleur de l’arnaque, explique pourquoi ce « bon » Tsipras se trouve aujourd’hui si acculé que son référendum lui est devenu aussi utile qu’un cautère sur une jambe de bois.

Pour être libre, il ne faut rien devoir à personne

dessin-grece-1Poser à un Peuple la question de savoir s’il consent à faire des efforts pour se sortir de la merde, ou s’il préfère que d’autres payent pour lui, est un exercice au résultat couru d’avance mais qui ne relève absolument pas du populisme. Non, pas le moins du monde ! À ceux qui, habituellement, poussent cris d’orfraie dès que l’on suggère, par exemple, que l’Euro n’est pas forcément un instrument idéal au service de l’indépendance de la France, nous conseillons de réfléchir à ce qu’entraine leur soutien à Syriza. Les actuels défenseurs de la souveraineté grecque n’ont pourtant, en général, pas de mots assez durs pour mépriser le « populisme » de ceux qui, chez nous, désirent un débat sur l’identité française, la peine de mort, la déchéance de la nationalité française pour les terroristes …  Bref, ce qui est bon pour un Grec ne l’est pas pour un Français et vice-versa : la tartuferie de nos élites politico-médiatique est sans limites.


10984296_10153339152691140_1099156321089917529_nCeci étant, tout le monde comprend intuitivement que se pointer devant son banquier en lui disant que : parce qu’il vous a trop prêté, non seulement, vous ne le rembourserez pas, mais qu’en plus vous exigez de lui qu’il vous en prête encore, car vous n’avez toujours pas décidé de vous mettre au boulot, n’est pas le meilleur moyen de parvenir à ses fins. Quand, en plus, vous vous adressez à des États qui savent bien qu’ils ne reverront pas le premier centime de l’argent que vous leur avez préalablement extorqué, vous avez beaucoup de mal à les convaincre de remettre cent sous dans le bastringue, au nom du droit imprescriptible (mais fort discutable) de votre peuple à croire à toutes les fariboles que vous lui avez fait avaler pour parvenir au pouvoir.

Tdessin-grece-4ant que les inventeurs du tonneau des Danaïdes ne se donneront pas les moyens d’être un État moderne et non la survivance d’une province ottomane incapable de se suffire à elle même, la Grèce ne pourra pas compter au nombre des pays membres de l’Euro. Elle ne l’est qu’au prix d’un maquillage de ses comptes publics qui fait passer les bidouillages d’Enron pour une amusante broutille. Depuis des années que nous investissons à fonds perdu dans ce champ de ruines antiques, les gouvernements grecs qui se sont succédés n’ont jamais été foutus d’accoucher d’un cadastre. La fraude fiscale est tellement répandue chez les Hellènes que l’on ne peut plus parler, à ce stade, d’un sport national, mais bien plutôt d’un style de vie. Bref, la Grèce ne sera jamais indépendante tant qu’elle ne s’en donnera pas les moyens. Le referendum qui vient de se tenir, non seulement la condamne à sortir de l’Euro – car il prouve qu’ils ne feront jamais les efforts nécessaires – mais porte en lui, les germes d’une expulsion de l’Europe.

Le socialisme arrive toujours très vite à court de l’argent des autres

dessin-cartoon-grece-03Margareth Thatcher avait raison, les socialistes finissent toujours dans le mur. Nous ne devons notre survie qu’au fait que nos Présidents n’étaient socialistes que pour se faire élire. Imaginez un peu que Benoit Hamon, Claude Bartolone ou Gérard Filoche aient eu des responsabilités. C’est précisément ce qui est arrivé aux Grecs. Et maintenant, pour les sortir de la panade, ils comptent sur les fils spirituels de Georges Marchais et de Cohn-Bendit (mâtinés de Garcimore et de Devos). Le problème avec la faillite annoncée d’Athènes — faute d’avoir mis en œuvre les réformes qui ont permis à l’Espagne, au Portugal et à l’Irlande de s’en sortir – c’est que cet échec aura des conséquences sociales dramatiques.

82535534_pÀ force de se laisser bercer par les discours de tous les populistes qui leur promettent la lune, pour finalement les laisser sur le sable, les Grecs risquent de se montrer irritables, voire désespérément violents. Tsipras à beau tout promettre, nous savons déjà qu’il ne tiendra aucun de ses engagements européens car il a promis exactement le contraire à son Peuple. La question est moins de savoir quelle promesse il finira par respecter que de savoir quand les Grecs se rendront compte qu’on les berce d’illusion depuis 30 ans. Ils n’ont pas les moyens de leur train de vie et l’ajustement va être brutal. Dans un pays, en réalité, bien plus oriental qu’européen, la violence politique débouche, le plus souvent, sur une bonne vieille dictature de derrière les fagots. C’est en ce sens que « le berceau de la démocratie » risque de se faire jeter de l’Union Européenne, comme un malpropre. Lorsque nous aurons, à notre porte, un pronunciamiento militaire ou une nouvelle démocratie populaire qui l’une et l’autre ne trouveront leur salut que dans une confrontation avec l’ennemi héréditaire turc, nous serons dans de beaux draps et le populisme socialiste aura atteint, là, un de ses plus remarquables résultats.

Et nous, pendant ce temps là…

content_hollande-gre_ceFace à ces sombres perspectives, Normalito et Manolito bombent leurs torses velus et font … de la politique intérieure. Ils tentent l’impossible synthèse interne, entre leurs souverainistes Tsipraso-fanatiques et les autres qui trouvent que toutes ces conneries ont assez duré. Pépère gère la crise grecque en Premier secrétaire du PS qu’il n’a jamais cessé d’être. Il tente de dégager un consensus de Président de Conseil général autour de « valeurs » que plus personne ne partage. Il fait dans son coin, sa petite soupe, dans sa petite marmite en n’y conviant personne, surtout pas les Allemands. Pas étonnant, dans ces conditions que les Français plébiscitent Angela Merkel. Les journalistes dépendants ont beau clamer, sur tous les tons, que le referendum de Tsipras et le pseudo accord est un échec pour la Chancelière allemande, force est de constater que l’on peine à mesurer le succès de Hollande dans la même affaire.

L’Europe, le FMI et tous les partenaires – réunis au chevet d’une Grèce malade de son incapacité à devenir une nation moderne – ne sont pas le diable incarné. Alexis Tsipras n’est pas Saint Georges terrassant le dragon germanique. Il est, en réalité, le dernier avatar d’un passé révolu qui faisait de la Grèce un territoire archaïque, vivant aux crochets d’un puissant suzerain. Que ce dernier soit l’Empire romain, ottoman ou britannique, la France ou l’Union Européenne importe en réalité assez peu. La Grèce n’a jamais été indépendante. Faire du referendum du 5 juillet dernier, une manifestation de la liberté des Grecs, a autant de sens que de prétendre que le Tibet est une province autonome. La liberté a un coût : celui de la réforme qui passe par une sortie de l’Euro, une autonomie monétaire retrouvée (avec la dévaluation brutale qui l’accompagne), une compétitivité rétablie et un niveau de vie en rapport avec les richesses produites et non plus extorquées à crédit. Enfin il convient d’ajouter à tout cela : la mise en place d’un système fiscal moderne et non plus moyenâgeux.

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La France socialiste peut effectivement, une dernière fois, venir au secours de la Grèce sur un point très particulier. Il est en effet indéniable que le parti de l’intelligence réalise, en matière fiscale, la synthèse parfaite entre le clientélisme antique, la rapacité moderne et l’inquisition moyenâgeuse. Ses conseils seront donc très précieux. En dehors de cela, difficile de donner aux Grecs des leçons de réalisme économique, tant nous en manquons nous même. Si la Grèce est « une passion française » aux dires de Manolito, force est de constater que cet amour est aussi coûteux qu’à sens unique. Car, en dehors de la reconnaissance de la danseuse pour son riche (quoique …) bienfaiteur, qu’en retirons-nous ? Rappelons-nous que cet évergétisme français a un précédent. Bien avant le fiasco des emprunts russes, dans les années 1880, les épargnants de notre beau pays avaient déjà été plantés par la première faillite du pays de Platon. Aujourd’hui ce ne sont plus les épargnants, mais les contribuables qui seront l(b)aisés. Beau progrès ! Si l’histoire ne se répète jamais, en revanche, elle bégaye souvent.

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MARIAGE POUR TOUS : LA VRAIE VICTIME

avril 25, 2013

2013/04/21. Photo : FR Salefran

Les socialistes ont un grand talent, qu’ils partagent d’ailleurs avec les mauvais garçons, ils cassent tout ce qu’ils touchent. Normalito avait été élu pour en finir économiquement avec la crise et politiquement avec les frasques sarkosiennes en « apaisant la République ». Le moins que l’on puisse constater, un an après son élection, c’est que le pays n’a jamais été aussi divisé et que si les pantalonnades autour du mariage homo cachent, pour un temps, la réalité économique, nous n’avons pourtant jamais été aussi près du mur. Dans ces conditions d’extrême tension sociale, il n’est plus du tout exclu que nous allions vers un bouleversement institutionnel majeur. Sans donner un crédit excessif aux élucubrations de Mélenchon sur une sixième République qui, dans sa bouche, ne serait qu’un avatar moderne du Comité de salut public, force est de constater que nos institutions perdent de leur légitimité à une allure préoccupante, à mesure que les socialistes déploient leurs talents… de bonimenteurs.

Le mirage de l’égalité

Partant du constat, pouvant d’ailleurs être légitimement discuté, que le mariage n’est plus qu’un organe producteur de droits fiscaux, le gouvernement socialiste s’est donné pour objectif d’élargir son « bénéfice » aux couples homosexuels. Au nom du sacro-saint principe d’égalité, dont ils sont les détenteurs perpétuels et intarissables, ils sont entrés en croisade contre le Mal symbolisé, ici, par l’alliance de la Droite et du goupillon. Si l’on considère cette cérémonie du seul point de vue fiscal, il faut bien dire que les pudeurs de chaisière de l’UMP ouvraient un boulevard à leurs adversaires, une fois ces derniers revenus au pouvoir. En politique, quand on ne tient pas ses promesses, il ne faut pas s’étonner d’être doublé par plus radical.

208955_640364539323605_719804517_nComment, en ces temps de ponctions fiscales tous azimuts, peut-on être contre un allègement consenti par l’Etat au nom de l’Amour universel ? Certes on peut s’étonner que les socialistes se soient arrêtés aux couples de même sexe et n’aient pas considéré de leur devoir de promouvoir les autres types d’amours (multiples, interdits, solitaires, interespèces…) comme tout aussi dignes des largesses de Bercy, mais c’est un autre débat. Bruno Lemaire, le sémillant et propre sur lui ex ministre de l’Agriculture de Sarkozy, ne nous explique pas son abstention, « courageuse », sur cette épineuse question sociétale, par autre chose que la honte de ne pas avoir légiféré là dessus, en son temps. Il n’aura échappé à personne que le gendre idéal susnommé étant énarque, il ne craint pas le paradoxe. Il regrette de ne pas avoir pris ce dossier à bras le corps (c’est cas de le dire) quand il était en responsabilité, tout en reprochant au gouvernement actuel de le faire alors qu’il y a « bien d’autres urgences dont il conviendrait de s’occuper avant »… passons.

Unknown-1Le problème, dans ce projet, ne vient pas du mariage en lui même, mais du supplément de bagage directement introduit (si l’on peut dire) par le lobby LGBT, sur l’adoption plénière par des couples de même sexe. Ce déni des réalités physiques qui fera qu’un enfant n’aura plus de mère ou de père biologique est une aberration qui choque nombre de Français. Traiter leur opposition d’abord par le mépris, puis par l’insulte est une erreur colossale, dont le pouvoir socialiste n’a pas fini de se mordre les doigts. Au lieu de revenir sur cet aspect juridiquement et éthiquement très discutable de son projet, pour se concentrer sur le mariage qui, à force aurait fait consensus, le Président, aiguillonné par l’activisme journalistique gay, est entré dans l’impasse de l’épreuve de force avec le pays réel. Il n’est que de constater la disproportion entre les manifestations parisiennes « pro » et « anti » mariage pour tous du dimanche 21 avril dernier, pour s’en rendre compte. Si l’on retient les chiffres de la police, dont nous reparlerons dans un instant, les « anti » étaient 45 000 à défiler entre Denfert et les Invalides, tandis que les « pro » étaient péniblement 3 500 à se féliciter de leur avant-gardisme à la Bastille. Même au pied du « gay Marais », le cœur n’est pas à la fête, d’abord et avant tout parce que nombre d’homosexuels ne voient pas l’intérêt de se marier (ou n’en perçoivent que trop les inconvénients).

Du mariage à la manip pour tous

11974_400718250035497_407499916_nLe plus grave dans tout ce foutoir, c’est l’instrumentalisation de la Police nationale par un gouvernement aux abois. En forçant à ce point la Préfecture de Police de Paris à entrer dans leur jeu du déni du réel, les socialistes ont amplifié le mouvement de contestation et jeté le discrédit sur l’institution policière. Il faut dire que le haut commandement policier s’est laissé faire avec un zèle qui explique, bien mieux que tous les longs discours moralisateurs, pourquoi un fonctionnaire peut commettre les pires atrocités quand les temps s’y prêtent. En sacrifiant leur intelligence à leur carrière, ils ont mis leurs hommes dans des situations impossibles. Comment voulez vous que des CRS réagissent, quant un pouvoir leur intime l’ordre d’arrêter des jeunes filles chantant des cantiques autour de l’Assemblée et qu’il amnistie, dans le même temps, des syndicalistes qui leur jettent des pneus enflammés et des boulons à la gueule « pour faire entendre leur désespoir social » ?

Dangereux fascistes menaçant la République

Dangereux fascistes menaçant la République

Née de la collusion entre le pouvoir et des médias gangrènés par les activistes LGBT, la grande manipulation qui veut faire de tout opposant actif à cette loi, un fasciste mettant en péril la survie même de la République, ne résiste pas à l’épreuve des faits. Depuis que le gouvernement a bousculé le travail parlementaire pour faire passer son texte aux forceps, il n’est pas une soirée sans que la « presse » nous relate des « affrontements » entre les opposants et les forces de l’ordre. À l’appui de leur démonstration, nos baveux nous citent le nombre élevé des interpellations. Souvenez vous des « manifestations pacifistes » des altermondialistes lors des G20, G8 et autres sommets de l’OTAN. Il y eut certes des interpellations, mais aussi un nombre non négligeable de policiers et de gendarmes blessés. Plus près de nous et de Jean-Marc Ayrault, les opposants verts à l’aéroport Notre Dame des Landes ne lancent pas de psaumes, mais des pierres aux flics venus les déloger. Autour de l’Assemblée « en état de siège », on est bien en peine de trouver les carcasses fumantes des voitures incendiées par les « intégristes catholiques ». Alors des policiers blessés… vous pensez !

Expression paisible de la colère sociale

Expression paisible de la colère sociale

Si ceux qui refusent cette loi sont tous des fachos rétrogrades, on comprend mieux pourquoi la Police minore systématiquement l’ampleur des manifestations. La peste brune est de retour mes frères, cachez vos blancs tabliers et que le Grand Architecte de l’Univers reconnaisse les siens ! Au risque de passer pour un agent du renversement de la République, je vous avouerai que je n’ai pas vu beaucoup de nervis d’extrême droite dans les divers cortèges auxquels j’ai pris part à Paris ces derniers mois. Sauf à considérer qu’une poussette est une voiture bélier et une couche une arme de destruction massive (dans certains cas ça peut se plaider) le ridicule est à rechercher du côté du gouvernement qui crie au loup devant des agneaux. L’obséquiosité de la haute hiérarchie policière envers le pouvoir socialiste est d’autant plus forte que nous sommes en pleine période de chasse aux sorcières sarkosistes. C’est d’ailleurs là que réside le fond des choses. Des commandements préoccupés par leur carrière sacrifient leurs hommes et la crédibilité de leur corps, pour servir de serpillière à un pouvoir socialiste qui les a toujours méprisés. Le pouvoir pousse toujours plus à l’affrontement entre la police et les anti mariages gay d’autant que ces derniers viennent des catégories sociales qui ont toujours soutenu les forces de l’ordre. Si les manifestants répondent à ces provocations grossières, d’un pouvoir qui perd les pédales (je parle des ustensiles qui servent à propulser les pédalos), en suggérant avec humour de renvoyer « les gendarmes à Saint-Tropez », il conviendra de se pencher sérieusement, en temps voulu, sur la nécessaire migration des huiles de la Préfecture de Police vers Limoges.

Le Parlement, première victime du mariage pour tous

Chemin faisant et mépris des objections aidant, le pouvoir a été amené à s’asseoir sur le débat public afin d’éteindre l’incendie qu’il avait lui-même allumé (c’est ce que l’on appelle avoir le feu au cul). En procédant de la sorte, il a montré le peu de cas qu’il faisait du Parlement. En transformant ce dernier en simple chambre d’enregistrement, il a achevé de mettre à jour ce que tout le monde savait déjà : les Assemblées ne servent à rien ! Elles ne sont composées (à de rares exceptions près) que de godillots surnuméraires, plus attentifs à ne pas déplaire au parti pour garder leurs fromages, qu’à défendre des convictions qu’ils n’ont plus depuis longtemps. À force de se coopter, les parlementaires sont devenus des clones interchangeables qui ne font qu’agiter l’écume d’une marée qu’ils ne peuvent plus endiguer depuis belle lurette.

Mariage homo par les mairesAjoutez à cela, l’extrême lassitude (pour dire le moins) que les électeurs ressentent devant la pression fiscale toujours plus forte à laquelle ils sont soumis et vous obtenez une défiance sans précédent vis-à-vis des élus de la nation. Les fondements de la démocratie représentative sont atteints quand ceux qui votent ne se reconnaissent plus dans ceux qu’ils élisent. La désinvolture avec laquelle « Moi Président » traite la représentation nationale achève le tableau. La seule vraie radicalisation qui émerge des « Manifs pour tous » ce n’est pas l’homophobie c’est la parlementarophobie. Nos élus ne sont tout bonnement pas légitimes pour bouleverser à ce point notre société. Même si cette promesse était écrite en tout petits caractères sur le programme du « tout mou », très peu de gens ont élu ses copains pour ça. Bien que cette affirmation fasse hurler Alain Duhamel, elle est plus que fondée. Les Députés et, dans une moindre mesure, les Sénateurs sont là pour manifester le consentement du Peuple, qu’ils représentent, à l’impôt. En contrepartie, ils sont supposés contrôler l’usage que le pouvoir fait de l’argent des contribuables (ouarf, ouarf, ouarf). Au passage, ils peuvent voter des lois qui sont susceptibles d’être changées, une fois que le Peuple en aura décidé ainsi en changeant de majorité. Voilà pour le principe !

Ecole 2012L’irréversibilité de la loi sur le mariage pour tous n’a échappé à personne. Et elle change tout ! En pareil cas, seul le Peuple devrait avoir à donner son aval à la chose. Or c’est à des représentants démonétisés par leur mode de désignation qu’a échu le triste privilège de procéder à cette « révolution » selon les termes de la Garde des Sceaux. Depuis le Jeu de Paume, on sait que lorsque des représentants déclenchent une Révolution les choses ne se terminent jamais bien. Les parlementaires ne sont pas de taille pour entreprendre pareils bouleversements. Ils sont trop nombreux et leurs moyens trop comptés pour qu’ils puissent être d’une utilité quelconque. Quand ensuite un gouvernement pressé de poser sa loi comme un chien pose sa pêche tue tout débat au motif qu’il ne faut pas donner de tribune « aux forces les plus obscures de la nation », nous avons la chienlit actuelle. Nos parlementaires représentent plus une caste que leurs électeurs et les partis qui les endossent, tiennent idéologiquement plus du supermarché que de l’épicerie fine, tant les produits qu’ils offrent aux électeurs sont standardisés. Non contents de cela, ils obéissent à des « chefs » qui sortent peu ou prou du même moule, vous avez une assez bonne explication à ce côté moutonnier qui les caractérise si bien. Si vous ajoutez l’Europe à l’équation tout s’éclaire. Plus les transferts de souveraineté s’accélèrent, moins le « politique » pèse sur le cours des choses et plus il se concentre sur des réformes sociétales destinées à lui valoir la reconnaissance éternelle des minorités, seul objet de son attention. Pas étonnant dans ces conditions que le Peuple ne fasse plus confiance à ses élites.

"mais qu'est-ce que je fous là ?"

« mais qu’est-ce que je fous là ? »

La démocratie a été confisquée par quelques-uns qui se plaisent à s’agiter pour faire croire au Peuple qu’il a encore son destin en main. Après le volontarisme surjoué de l’ère Sarkozy, voici venu le temps du renoncement institutionnalisé. « Pas moi, pas ma faute, c’est Angela, etc., etc. » François Hollande achève par cette attitude, sans s’en rendre bien compte, le lent travail de déconsidération à laquelle le personnel politique s’est livré à l’excès, depuis le départ du Général de Gaulle. N’ayant plus de haute idée de la France, ses successeurs se sont lancés à corps perdu dans l’aventure européenne. À force de se recroqueviller dans l’esprit de ses dirigeants, notre pays n’est plus que l’ombre de lui même. Les petits politiciens ont fait leur petite soupe, dans leur petit coin. Ils ont multiplié les faux droits pour se faire élire et se sont réfugiés dans la dette pour masquer leur incapacité à assumer les conséquences de leurs politiques. Ce faisant, ils se sont entendus entre eux pour maintenir le Peuple à l’écart des choix fondamentaux. Quand par hasard les Français votaient mal, les mêmes se réunissaient en congrès pour faire le contraire à Versailles. Le Peuple est un animal dangereux. Le diriger est un art difficile qui ne supporte pas l’à-peu-près. En nous donnant pour chef, un spécialiste des petits arrangements entre socialistes, nous avons élu un fossoyeur d’illusion et signé partant, la mort de la démocratie représentative. Ne nous y trompons pas, la confiance sera difficile à rétablir, toutes les transparences et autres fariboles destinées à amuser la galerie n’y suffiront pas. Lorsque Normalito tombera, si son successeur n’instaure pas, très vite, les bases d’un nouveau contrat social fondé sur la démocratie directe, il y a de quoi craindre que le Peuple, la crise aidant, ne vienne la mettre en pratique par lui même. Et quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites : même chez les Duhamels…

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STIGMATISONS … IL EN RESTERA BIEN QUELQUE CHOSE

octobre 25, 2012

 

Au commencement était le verbe et avant la lumière régnait le chaos. C’est un fait entendu, dans la mythologie socialiste, le quinquennat Sarkozy menaça jusqu’à la survie même de la République et vit le triomphe de la « dérive ». Qu’elle ait été sécuritaire, identitaire ou libérale, de toute façon elle fut et c’est en cela que ce mandat se trouva placé sous le sceau de l’infâmie, par les « Humanistes » de Solférino. Nous l’ignorions pauvres incroyants que nous sommes, mais Sarkozy c’est Vichy ! La preuve : les deux se terminent par un « y ». Une fois posé ce brillant constat qui a permis d’effrayer le bobo et de placer Culbuto à l’Elysée et Incapablito à Matignon, que constatons nous ? Avançons nous vers la réconciliation nationale et le « Rassemblement » tant promis par le mec « normal » à l’issue de son monologue « moi Président » lors du débat de l’entre deux tours ? Force est de constater, au contraire, que le pays n’a jamais été autant divisé et que ce n’est pas près de s’arranger.

Le possédant possédé

 

Opposants crypto fasciste à la juste réforme des honoraires

La plus-value de la gauche, en terme de communication, c’est sa posture moralisatrice. Les socialistes ne font plus de politique, ils font la morale au Peuple. Attention, pas n’importe quelle morale, non ! Une morale laïque, progressiste, républicaine et … quasi obligatoire. Ils sont tellement l’incarnation du « Gentil », qu’ils frisent le « Parfait ». Dans ces conditions, s’opposer au gouvernement c’est, vous l’aurez compris,  s’écarter du droit chemin en dérapant (nécessairement). Il convient donc de combattre l’hérésie, de restaurer la Justice et tout ce qui s’y oppose doit être balayé. La critique n’est plus acceptable, elle est amorale, souvent blasphématoire, toujours impie. Et les rassembleurs d’hier d’exclure, au nom de leur morale, tout ce qui résiste à leurs ambitions.

Nous l’avons vu, le tour de vis fiscal tient plus de l’accaparement que de l’effort justement réparti. Au nom de la concorde nationale, il convient de désigner l’infâme, privilégié par dame fortune, à la vindicte populaire. Comme aux plus belles heures de l’Union Soviétique, le possédant devient un ennemi qu’il convient de saigner. La richesse est suspecte car elle est synonyme de larcin. On ne s’enrichit pas par son travail où son mérite mais sur le dos des autres. Le capitalisme, c’est bien connu, c’est l’exploitation de l’Homme par l’Homme. Voilà ce qui justifie la punition fiscale que nous concocte le couple Hollande-Ayrault. Si l’on résiste, si l’on renâcle ou si l’on prend la poudre d’escampette fiscale, on est au mieux traité de « riche con ». Il faut dire que l’Etat PS a de gros besoins. Normalito a vendu de la concorde aux bobos et du droit de vote aux banlieues. Les premiers seront donc plumés au nom des promesses non tenues, faites aux seconds. Que l’on se rassure, tout de même, cette rapine sera exécutée dans un esprit de justice.  Car chez ces gens là, morale et justice sont toujours aussi intimement liés que vaseline et …

Haro sur les médecins libéraux

C’est cette même sémantique stigmatisatrice qui est à l’œuvre dans la grande affaire du moment : celle des dépassements d’honoraires des médecins. Au nom de la morale, et non de l’efficacité économique, nos gouvernants somment donc ces affreux profiteurs, de rentrer dans le rang et d’en rabattre sur leurs prétentions à vivre décemment, de leurs longues et difficiles études. Médecin (quand il exerce dans nos frontières) c’est déjà pas très socialiste mais si en plus celui-ci à l’outrecuidance d’être libéral … Dans tout ce vacarme politicien, il faut toutefois bien reconnaître une chose : c’est que, pour le patient, ces tarifs « à la carte » ont quelque chose de déroutant. La sectorisation est une jungle impénétrable et l’on comprend mal ce qui motive le supplément qui nous est très (trop) souvent demandé. De là l’exaspération d’une part croissante de la population qui voit son pouvoir d’achat amputé par des suppléments qui paraissent d’autant moins justifiés que les prélèvements d’assurance santé (Sécurité sociale et mutuelles réunies) ne cessent d’augmenter.

En réalité, il faut en revenir aux fondements de l’économie pour percer la mécanique à l’œuvre et les « attentions » socialistes actuelles, envers la médecine libérale. Nous vivons dans un système schizophrène qui, au nom du dogme de l’égalité conjugué au mirage de la limitation des dépenses, organise en réalité la répartition de la pénurie. Comme nous sommes en France, cette dernière peut être contournée par une succession de passe-droits où le seul critère de sélection est la fortune du patient. Des générations d’énarques se sont persuadées que le problème venait du nombre des médecins et non du vieillissement des patients. Si vous ajoutez à cela des relations incestueuses entre les mêmes et les laboratoires pharmaceutiques vous commencez à cerner le problème.

Revenons en aux principes. N’en déplaise à nos blouses blanches, l’acte de soigner est un acte de commerce comme les autres. Si l’on ne vend pas un bien mais un service, il n’en demeure pas moins que l’offre rencontre la demande et qu’un prix se forme. Pourquoi, dans ces conditions, observons nous des prix aussi élevés ? L’explication est d’une simplicité toute socialiste. Ce qui est rare est cher et par le biais de multiples entraves, au nombre desquelles se trouve le « numerus clausus », les pouvoirs publics, avec la bénédiction des médecins, ont entretenus la pénurie. Dans un système de santé libre, un tel déséquilibre de marché entre l’offre et la demande entrainerait nécessairement un rééquilibrage par une augmentation de l’offre. Cette mécanique correctrice étant impossible dans une économie administrée, les prix demeurent artificiellement hauts. C’est vrai pour la médecine de ville mais c’est surtout vrai pour la médecine hospitalière et là, il n’y a plus personne au gouvernement pour la ramener. Taper sur les libéraux de droite pour les excès des praticiens hospitaliers supposés être de gauche, c’est aussi stupide intellectuellement que politiquement. Ceci dit tant que l’on parle de ça, on ne voit pas réapparaitre la CMU et l’AME qui coûtent, à elles deux, aussi cher que nos fameux dépassements d’honoraires, mais à l’Etat, donc au contribuable. Les patients payent en honoraires, l’incurie de leurs gouvernants et en impôts leur générosité face à la misère du monde. C’est la version collectiviste (Sécu) de la double peine.

L’Histoire de France n’est plus que repentance

Pendant ce temps là et alors que le ministre de l’Education veut instaurer des cours de morale républicaine, tout en dépénalisant le chichon, nous pouvons légitimement nous inquiéter pour l’avenir de nos enfants. Le mouvement de décérébration des futurs citoyens, déjà bien entamé sous la droite, s’amplifie avec l’arrivée au pouvoir du parti de l’intelligence. Normal Premier entrant en concurrence mémorielle avec ses prédécesseurs « crypto fascistes » (surtout le dernier), il se devait, en conséquence, de faire plus vite et plus fort, dans le domaine de la repentance. Nous venons donc d’avoir droit à un battage de coulpe en règle, avec tous les anachronismes et les réécritures de l’Histoire qui vont avec, à propos de la « manifestation » du 17 octobre 1961.

Présenter cette manifestation interdite du FLN, contre lequel le contingent était engagé, comme une vulgaire promenade de SOS racisme entre Bastille et République est un foutage de gueule de premier ordre. Certes, la Police n’y est pas allée de main morte (si l’on peut dire) mais en déduire, à l’unisson de tous les porteurs de valises, que la République a commis un crime impardonnable, c’est aller un peu vite en besogne. Encore un petit effort et nos bons esprits vont nous comparer cette affaire à la Saint-Barthélémy (encore un « y » !). Cette course à la repentance n’est pas neutre. Elle vise en premier lieu à ternir l’ombre tutélaire du père de la Vème République, à côté duquel, le dernier avatar en date de ses successeurs fait figure de punaise ou de morpion (c’est selon). Dans un second temps elle permet de justifier l’importation massive d’un nouveau peuple, en remplacement des autochtones, au nom de cette fameuse culpabilité coloniale qui, compte tenu des délais, ne devrait raisonnablement plus hanter que les plus de soixante dix ans.

En moins 17 avant que Jean-François Copé ne décomplexe la droite, c’est Jacques Chirac qui initia ce mouvement, en reconnaissant la responsabilité de la France et non simplement de Vichy, dans la déportation des juifs. Bien que sincère, cette reconnaissance fut surtout proclamée trop tard pour être utile. Il faut dire que ce n’était pas Mitterrand, le grand inspirateur de notre actuel repentant, qui pouvait parler en toute impartialité des turpitudes des collaborateurs du Maréchal … A l’heure des revendications identitaires naissantes, cette reconnaissance qui voulait refermer un traumatisme a, au contraire, ouvert la boite de Pandore. Nous avons, depuis, assisté à une succession de pétitions victimaires, servant en réalité de cache sexe, aux ambitions et aux appétits de prébendes, de ceux qui s’en faisaient les porte-paroles. C’est ainsi que dernièrement, Matignon a pu, le plus sérieusement du monde, envisager d’étudier la possibilité de mettre en œuvre des réparations financières pour la traite négrière, menée par notre pays jusqu’au milieu du XIXème siècle. Comme si les tombereaux d’argent que nous déversons annuellement sur les Caraïbes et la Réunion étaient autre chose que l’expiation d’un passé douloureux.

Si un des conseillers, un peu plus normal que les autres, du Président éponyme, nous a sauvé de ce ridicule, au grand dam du CRAN (et non pas du KLAN), le simple fait que l’on ait pu y réfléchir chez le Premier ministre, en dit long sur l’état de la France (et du titulaire du poste !). A ce rythme là, je ne doute pas que nous allons bientôt être amenés à indemniser le roi Abdallâh d’Arabie Saoudite pour l’inqualifiable action de haine qui a conduit Charles Martel à arrêter à Poitier, la noble et juste expansion des soldats du Prophète. Lorsque l’on enseigne de manière aussi orientée, l’histoire d’un pays, à ses enfants, c’est que l’on prépare sa disparition pure et simple.

Effacer la mémoire d’un peuple c’est lui dénier le droit à l’existence. C’est vieux comme le monde. La culpabilité, c’est ce que le socialisme rampant de tous les spécialistes du merveilleux monde de l’éducation a trouvé de mieux, pour préparer le terrain au remplacisme. Cette technique, développée par le Think Tank socialiste Terra Nova, consiste à substituer un prolétariat d’importation, à un monde ouvrier qui a depuis longtemps abandonné le PS pour se tourner vers le FN, dans l’espoir de sauver son « genre humain ». Ne parler que des crimes d’une France blanche c’est justifier sa rédemption par le métissage, même si on ne voit pas très bien quel ciment permettra au nouvel ensemble de tenir. En matière de Peuple comme en matière de cohésion nationale : le changement c’est, malheureusement, maintenant !

 

LE POUVOIR N’EST PAS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLE

juin 14, 2012

Vous avez aimé Mitterrand, ses maîtresses et sa fille cachée, alors vous allez adorer Hollande, sa mollesse et ses mégères pas même apprivoisées. Alors qu’après son élection, le « gendre idéal » des médias marche sur l’eau, multiplie les cadeaux à ses pigeons d’électeurs, tout comme l’autre les pains, ses concubines s’étripent joyeusement sur la place publique. Tout ceci serait de peu d’importance, si ces règlements de comptes de poissonnières ne concernaient que les intéressées. Mais à l’heure de l’ultra communication, la première concubine de France, trouve intelligent de laisser libre cours à sa vindicte à l’égard de l’une des mères des enfants de son jules, sur la place publique, par twitter interposé et l’affaire devient cosmique (NB : sans « s », ça marche aussi !).

Un Président normal peut-il entretenir un harem républicain ?

Adonis

Que Hollande, malgré un physique des plus ingrats, ait pu mener une vie sexuelle de grand mamamouchi, n’est que l’un des nombreux miracles dus à l’ENA. Cette école du pouvoir est la pierre philosophale qui transforme, instantanément, le crapaud en Prince charmant et le ravi de la crèche de Tulle, en Président de la République. Comme il faut toujours raconter des histoires au bon peuple pour lui faire oublier qu’il vit au royaume des faux culs, les médias, sans doute pour masquer le fait qu’aucune femme n’est encore jamais parvenue au « pouvoir suprême », nous saturent des aventures de la « Première dame de France ». Alors que l’intelligentsia dominante de ce milieu vomit les Etats Unis, elle n’a pourtant de cesse de nous survendre le concept de « first lady » qui ne correspond à rien de concret chez nous. Cet enfumage en règle permet, utilement, de parler d’autre chose que de politique, tout en flattant le puissant au travers de la femme qui, comme chacun le sait, est à la base de chaque réussite politique bla, bla, bla… Jusqu’à ce que, patatras, une gourde qui n’est même pas mariée au nouveau Président, vienne mettre l’édifice à bas, en se mêlant de ce qui ne la concerne pas.

La vie sentimentale du Président est agitée et ses nombreuses femmes, d’autant moins décidées à lâcher le bestiau, qu’il n’a jamais été visiblement foutu, en bon décideur, de mettre un terme définitif à ces aventures multiples. Il faut dire que dans deux cas sur trois, il a planté des lardons à ses conquêtes. La dernière en date n’étant préservée de la grossesse hollandaise que par la grâce de Mère Nature. Il a même fait de chacune de ses femmes, des hommes politiques, dont le degré d’éloignement de Paris est inversement proportionnel à l’attention qu’il leur porte. Ségolène, si tu nous lis …

Sous le prétexte, commode, que des inconscients ont décidés, un jour de mai 2012, de porter ce « tombeur » à l’Elysée, devons nous supporter, voire entretenir ses mères porteuses ? Je ne le pense pas et pour tout dire, je n’ai jamais vu, sur les bulletins de vote, d’autres noms que celui des candidats. En vertu de ce saint principe, la normalité bien comprise voudrait que « sa normalitude » dise à sa copine de la boucler et de nous foutre la paix avec ses états d’âmes de jalouse obsessionnelle. Seulement quelque chose me dit que ce n’est pas sur le point d’arriver, car François II n’est pas le genre d’homme à poser ses attributs sur la table, pour mettre les points sur les « i », bien au contraire. En bon adepte de la synthèse, il évitera tout conflit avec sa volcanique compagne et fera le dos rond, comme si de rien n’était. Pour montrer sa virilité il faut avoir des « couilles au cul », disait le Général Bigeard, avant d’ajouter avec un sourire matois : « et de préférence les siennes ». Or je crains fort qu’en la matière, la France de gôôôche ne se soit dotée de l’eunuque du sérail.

Quand le privé devient public

Cet épisode de « Dallas rue du Faubourg Saint-Honoré» pourrait faire rire, s’il ne révélait au grand jour la vacuité de celui à qui nous avons, bien légèrement, confié les clefs de la valise nucléaire. Comprenons nous bien, je ne dis pas qu’un homme qui ne peut se faire entendre de sa femme est incapable de gouverner un pays qui compte plus de fromages que de départements. Je pose simplement la question de savoir quelle est l’influence réelle de sa concubine sur la politique de mon pays.

Je n’ai pas voté pour ce clown mais je doute fort que ceux qui l’ont fait par conviction ou pour faire plaisir à François Bayrou, aient un jour pensé qu’ils votaient pour Valérie Trierweiler. Aurait-elle été élue que je n’aurais rien à y redire mais elle n’est, en l’occurrence, que la pièce rapportée et à ce titre devrait s’astreindre à un silence bien venu. Seulement quand on est journaliste et que l’on a pris l’habitude de prendre le monde à témoin de la moindre émotion qui vous étreint, on est bien en peine de la fermer du jour au lendemain. Pire, lorsque l’on s’imagine, peut être à raison et c’est bien le drame, que l’on est pour quelque chose dans l’ascension de l’ectoplasme, on revendique sa part. Seulement c’est « sa chose » que les Français ont désigné pour les gouverner, pas sa concubine notoire et manifeste quel qu’ait été son rôle dans la mise sur orbite du personnage. A ce titre, je ne vois donc pas ce qui l’autorise à imaginer être en capacité de partager un pouvoir dont le Peuple ne l’a pas investie. Sauf à imaginer que c’est Valérie qui a placé la mine Nafissatou sur le parcours, jusque là, semé de roses du mari d’Anne, dans une suite du Sofitel de New-York. « Une faute morale c’est certain … un complot nous verrons » comme disait l’époux de la Première cocue de la planète.

Sans invoquer les mânes de Tante Yvonne, imaginons nous Bernadette s’assurant de la défaite électorale des ex-maîtresses de son coureur de mari ? Elle y aurait laissé sa santé, la pauvre ! Plus sérieusement, la presse qui s’est, avec juste raison, indignée du népotisme d’un Nicolas Sarkozy faisant de son fils de 22 ans le patron du quartier d’affaire de la Défense, est d’un silence assourdissant dans ce sac de nœuds conjugal. Si elle ne peut s’empêcher de rapporter les faits, et pour cause, elle se démène pour nous dire que c’est après tout « bien normal ». Cette satanée « normalitude », encore et toujours ! Il faut dire que la principale intéressée fait partie de la corporation et qu’elle a vite fait de vous ruiner une carrière, demandez donc à Pierre Salviac. Imagine-t-on les réactions de ces sourds muets si Carla Bruni avait joué un pareil tour de cochon à Cécilia ? Bien sûr que non, car Sarkozy avait bien des défauts mais il n’utilisait pas l’argent des contribuables pour faire de ses femmes, des pensionnées du suffrage universel. Elle est belle la « République irréprochable ». Oui, vraiment, « le changement c’est maintenant » !

Conclusion toute provisoire

Cette affaire nous en dit en réalité plus long sur l’anormalité du Président que tous les éditoriaux laudatifs de Libération sur sa prétendue normalité. Elle n’est hélas que la première d’une longue série de scandales qui va se répartir sur tout ce quinquennat, à un rythme d’enfer. En effet, songeons que tout ce merdier survient à peine plus de cinq semaines après que « mouise man » soit entré à l’Elysée. Déjà, ses proches s’entredéchirent à pleines dents. Gageons que si la folle du Poitou devient la victime du « complot de La Rochelle », elle n’aura de cesse de pourrir la vie de son « cher François » pendant les 59 mois restant. Nous ne sommes donc pas, et le Président non plus, au bout de nos peines. Attendons avec gourmandise qu’Anne Hidalgo, l’autre cible, tente de succéder à Bertrand Delanoë. Cette sinistre perspective, pour « Valoche », a déjà couté, à ce dernier, le poste de ministre de la Justice auquel son grand talent de brasseur de vent le destinait. A la place nous avons eu Taubira : quelle chance ! Comme quoi, les coucheries de Hollande ont déjà des conséquences palpables pour le pays. Pas la peine d’être de gauche et d’ironiser sur les mœurs de l’Ancien Régime si c’est pour se comporter en Régent, le talent en moins. Ce mandat inauguré sous des trombes d’eaux, a toutes les chances de finir emporté par le torrent des passions et des intrigues de Cour. Décidément la règle constitutionnelle, non écrite, de la Vème République qui veut que l’on regrette toujours le prédécesseur à l’aune des avanies que nous inflige son successeur, se vérifie encore une fois. Heureusement qu’avec De Gaulle nous partions de haut. Ceci dit, à force de tomber de Charybde en Scylla, où en serons nous donc réduit dans deux mandats ?

LA RESISTANCE C’EST MAINTENANT !

mai 24, 2012

Voilà, nous y sommes, la victoire tant annoncée est enfin survenue et la presse peut souffler, la liberté a enfin triomphé. Depuis le 6 mai, sans aucune retenue, les thuriféraires du nouveau régime nous inondent de la geste «normale » de « leur » nouveau Président. Ce dernier possessif est bien la marque de ce suffrage si imparfaitement universel, ou jamais les médias ne furent aussi engagés voire enragés. Jamais un camp ne fut à ce point porté aux nues. Jamais l’autre rive, chère à Jean-Pierre Chevènement, ne fut à ce point vilipendée et caricaturée par des socialistes qui prévoient pourtant – sans rire – de rassembler le pays. Le Président dont vient de se doter « la France qui cause » est, de ce fait, tout sauf normal.

Cherchez la femme

Comme tout progressiste qui se respecte, François Hollande est un militant acharné de la cause des femmes. C’est entendu, cet homme qui doit tout à trois femmes a, en effet, tout pour plaire à l’air du temps. Le génie de Tulle n’a pas eu de mots assez tendres pour nous décrire – nous survendre – l’amour qu’il portait à sa mère. C’est la première de ces trois femmes qui a fait de lui le socialiste qu’il est. Belle réussite en effet que d’avoir produit la quintessence de la dérobade. Un mou du genou, toujours partisan de ce fameux compromis qui permet, en toute normalité, de renvoyer à plus tard, les décisions urgentes. Pour marquer son passage à l’âge adulte, cet homme de synthèse s’est mis en ménage avec la seconde de ces trois femmes. Celui qui n’était pas encore Président et déjà plus très normal s’est alors consacré à l’élevage des socialistes pendant que la mère de ses enfants devenait ministre … elle ! Puis, jamais deux sans trois, c’est grâce à la troisième femme qu’il accède aujourd’hui au pouvoir suprême.

Seulement chez notre nouveau Président, l’ingratitude le dispute au pathétique. Dans son discours de winner, alors que le ciel de Tulle déversait ses larmes sur la cathédrale et sur la foule des corréziens enivrés  par le triomphe du successeur de Jacques Chirac, le cuistre n’eut pas une pensée pour celle à qui il devait tout. Nafissatou Diallo fut, en effet, la grande oubliée de cette nouvelle gauche qui porte pourtant haut la nécessité pour les minorités de jouir de tous nos droits sur cette belle terre de France. Il aurait eu tort de s’en priver, personne ne lui en fit la remarque. Imaginez un seul instant que Jean-François Copé accède en 2017 au pouvoir suprême, après que François Fillon, le favori des sondages, se soit retiré de la course pour avoir culbuté une femme de chambre à … Sablé-sur-Sarthe. Croyez vous que tous les médias garderaient le même silence pudique  sur cet extraordinaire concours de circonstance ? Une faute morale certainement, un complot nous verrons … comme disait l’autre.

La grande peur de la cohabitation

 Depuis le triomphe du « candidat de l’espoir », les expertologues n’en finissent plus de disserter sur les dangers d’une future cohabitation. C’est que tout à leur joie, très communiquée à défaut d’être communicative, nos journalistes se sont rappelés, le 7 mai au matin, qu’un Président sans majorité à l’Assemblée, ça ne sert qu’à inaugurer les pots de fleurs des autres. Il faut dire que son seul argument de campagne ayant été de virer Sarkozy, il est à craindre que le pays ne considère ce programme comme rempli au soir du 6 mai. Le problème quand on n’a pas d’autre idée que de s’asseoir dans le fauteuil de l’autre, c’est qu’on ne peut pas demander à aller au delà une fois que cela s’est réalisé. Le monde ne s’arrête pas de tourner et la France n’est pas une ile. Nous avons beau être endormis par les sirènes du 20 heures, il est difficile de croire que l’élection de l’Himalaya de la pensée Limousine, fera disparaître la crise mondiale. Le risque est donc bien réel, compte tenu de la faiblesse de l’écart entre les deux prétendants, que les Français choisissent de ne pas poursuivre l’aventure avec les socialistes. Cette hypothèse terrorise les rédactions et les écoles de journalisme. C’est qu’ils les veulent leurs réformes de société nos médiocrates ! Le mariage homo, le droit de vote des étrangers et la libération du chichon, ne peuvent pas attendre la fin de la crise. Ce salaud de Sarkozy a été abattu, certes, mais ses troupes rétrogrades bougent encore et osent inciter le pays à faire barrage à l’Etat PS.

Il faut dire que pour leur plus grand malheur, nos Rouletabille modernes n’ont eu de cesse ces dernières années de nous dénoncer les excès d’un Etat RPR puis UMP qui n’existait que dans leurs esprits malades. On a assez reproché au Président sorti ses ouvertures à répétition, pour faire un sort à cette légende urbaine. Seulement voilà, s’ils gagnent en juin prochain, les socialistes détiendront plus de pouvoirs que la droite n’en a jamais réuni entre ses mains. L’Assemblée s’ajoutera au Sénat, aux Régions, aux deux tiers des Conseils généraux, à la quasi totalité des métropoles de France et à la majorité des villes de plus de 15 000 habitants. Compte tenu du noyautage syndical  dans la magistrature et de l’impartialité nord-coréenne dont la presse vient de faire preuve, le PS détiendra l’exécutif, le législatif, le judiciaire et le « quatrième pouvoir ». Rien ne viendra freiner – au moins pendant deux longues années – les ambitions de nos bien-pensants qui pourront achever de remplacer le Peuple par un autre plus à leur main.

Un programme bien peu national

Jeunes socialistes toulousains fêtant la victoire

On l’a dit durant toute la campagne, la France connaît une crise sans précédent. Aux tourbillons économiques qui vont engloutir notre trop couteux « modèle social », viennent s’ajouter les tempêtes autour de l’identité d’un peuple ignoré et méprisé par ses élites. Loin de conduire les affaires de la nation vers un avenir radieux, celles et ceux qui se sont succédés pour conduire les destinées du pays ont, délibérément, menti sur les changements à l’œuvre en matière d’immigration, tout en empêchant de tenir un débat serein sur cette évolution, sous couvert de lutte contre le racisme.

Or le glissement d’une France de l’assimilation à une France mosaïque de peuples disparates assemblés par le seul miracle des prestations sociales est un choix de civilisation qui aurait mérité que l’on s’y penche un peu,  compte tenu de ce qu’il sous tend. Pour avoir favorisé l’émergence d’un communautarisme triomphant, nos élites ont pris le risque de voir le pays se briser. Alors que les précédentes vagues d’immigrants avaient eté sommées de se fondre dans le creuset national français, le refus de l’assimilation porté intellectuellement par les héritiers de Mitterrand a fait naitre des Bantoustans au sein de notre territoire. C’est ainsi que François Hollande n’est que le Président des banlieues et des centres urbains. L’élu des très aisés et des très aidés en quelque sorte. Ces deux univers qui vivent en parallèles sans jamais se voir, sont le socle de cette nouvelle gauche hors sol. Les petites villes et les campagnes, les ouvriers et la France moyenne ont eux choisi massivement la droite. Non pas pour ses qualités de gestionnaires mais pour la défense de son identité.

Le pire des deux systèmes

Le nouveau Président de la République .. euh Française ?

Avec les législatives de juin, la France d’en bas a la possibilité d’envoyer un message fort à celle d’en haut : nous ne nous laisserons pas changer impunément ! Le plus vieux pays d’Europe ne veut pas se dissoudre dans une humanité qui n’a rien d’apatride et de fraternelle. Le nationalisme ne peut pas être « moisi » que lorsqu’il s’agit de se sentir Français. Il n’y avait pas que des drapeaux rouges le 6 mai au soir place de la Bastille. Les étendards Africains du nord comme du sud y étaient présents en nombre. De ça, personne ne parle chez nos arbitres des élégances médiatiques. Je veux bien que l’on revendique un peu de « différence » dans nos médias mais je souhaiterais qu’avant la couleur de peau, nous puissions percevoir les bienfaits de la diversité … d’opinion.

De quatre-vingt à quatre-vingt dix pourcents des journalistes s’estiment de gauche. Pour peu, on se croirait à Cuba. La chasse aux sorcières a déjà commencée et l’on se pince en entendant les uns et les autres se défendre d’avoir eu des sympathies Sarkosistes. A ce rythme là, Marie Druker va finir tondue pour avoir couché avec François Baroin. Pas étonnant, dans ces conditions, que la France ait toujours été gouvernée dans le sens du toujours plus d’Etat. Le colbertisme Molochite qui  nous tient lieu de doctrine économique depuis la crise du Kippour, s’est teinté d’un social libéralisme bien-pensant véhiculé par Jacques Delors. Sous couverts de lutter contre « l’ultra libéralisme », nos dirigeants – par conviction à gauche, par lâcheté à droite – ont mis en place, sous le contrôle sourcilleux des médias,  un brouet qui nous plombe depuis des décennies, sous prétexte de nous protéger.

La seule chose que ce monstre protège c’est la masse de ses serviteurs. Ce modèle n’est qu’une pompe à fric, permettant aux fonctionnaires de jouir de toujours plus de privilèges et aux élites de rejoindre le mode de vie de leurs homologues mondiaux. En vérité, nos gouvernement –  et parmi eux singulièrement les socialistes – ont dérégulés à tour de bras. Seulement cette libération s’est toujours limitée aux grandes entreprises. Pour elles, plus d’entrave, à elles la liberté de mouvement et la fiscalité à la carte. Les PME, les artisans et commerçants, les professionnels libéraux eux, en revanche sont toujours plus taxés, contrôlés et encadrés par une bureaucratie d’autant plus tatillonne qu’elle se repait sur l’objet de ses « attentions ».

Conclusion

Depuis trente ans, les princes qui nous gouvernent ont abandonnés le Peuple pour les rives, autrement plus attrayantes, du fantasme du village mondial. Pour ce faire, les barrières ont été abaissées pour les puissants alors que les sans grades voyaient se multiplier les entraves à la liberté d’entreprendre. Un homme voulait mettre fin à cette spirale infernale, il avait compris les maux dont souffrait la France et avait réussit avec des mots simples à faire comprendre aux Français que tout espoir n’était pas perdu, qu’un grand destin s’offrait encore à eux. En 2007 Nicolas Sarkozy posait un diagnostic parfait sur l’Etat de la France. En 2012 le pays lui a rappelé qu’une crise économique n’est pas une excuse pour oublier de mettre en œuvre ses promesses. Puisse ses successeurs s’en rappeler alors que débute la campagne des législatives.

UNE CAMPAGNE AFFLIGEANTE

mars 11, 2012

Les sondages qui ne savent plus quoi sonder nous l’annoncent régulièrement, les Français ne s’intéressent pas à la campagne présidentielle qui se déroule sous leurs yeux ébahis. Comment leur en vouloir, quand ce qui tient lieu de débat se résume à un pugilat de cour de récréation entre deux hommes et leurs ayant droit. Nous sommes pourtant à un tournant de l’histoire du Monde (la planète, pas le journal subventionné). Pour la première fois depuis des siècles, la prééminence occidentale semble remise en question, en termes économiques tout du moins, par la montée en puissance de ce que l’on appelle commodément, les pays émergents. Face à cette redistribution des cartes, nos habitudes doivent drastiquement changer et nous n’avons en face de nous qu’un duo stupide interprété, d’un côté comme de l’autre, par deux clowns qui donnent la triste impression de ne se disputer le même siège que pour mieux s’asseoir dessus.

Dupond et Dupont font la course en tête

Si encore ces ambitions de placements fessiers étaient appuyées sur des propositions à la hauteur des enjeux, ce ne serait pas bien grave. Le problème tient au fait qu’aussi bien dans le camp des sortants que dans celui des postulants, on ne propose rien – ou si peu. Ils nous étalent, sous couvert de réalisme, le navrant spectacle de leur impuissance programmée. Le seul suspense est de savoir qui sera livré à la vindicte populaire (et comme tel tondu à la Libération): le riche d’un côté et l’assisté de l’autre. En réalité, Nicolas Sarkozy comme son adversaire corrézien n’ont aucune vision d’avenir à nous proposer, aucune solution de sortie de crise à faire valoir. L’un veut persister dans l’être tandis que l’autre aspire faire la même chose … à sa place.

D’où ce sentiment de malaise grandissant dans une opinion qui sent bien, confusément, que l’on se fout ouvertement de sa gueule. Tout le monde est d’accord à l’UMPS pour augmenter les impôts mais personne ne parle de réduire les dépenses, « Hollandréou » se distinguant même particulièrement, en créant 20 milliards de dépenses nouvelles. Pourtant toute personne sensée, ayant dépassé, dans l’analyse économique, le stade de la capacité cognitive de la paramécie, sait pertinemment que nous ne sortirons de notre panade qu’en agissant, aussi et surtout, sur le niveau des dépenses pharaoniques du dernier des Etats soviétiques de la planète. Dans quelles dépenses couper, voilà bien le secret le mieux gardé de cette campagne.

Malgré ces évidences, les deux représentants des « partis de gouvernement » se jettent mutuellement dans l’anathème, la traque de l’incongruité sémantique et la victimologie. Chacun accuse l’adversaire d’être d’une violence « inouïe » à son endroit. Pauvres canards ! Il faut dire que depuis le temps que les chaisières du commentaire politique défaillent au moindre « casse toi pauv’con », il ne faut pas s’étonner que l’on ne puisse plus s’interroger sur la pertinence des techniques d’abattages rituels au 21ème siècle, sans être, au moins, accusé de nazisme. Nous pataugeons donc dans un brouet de petites phrases calibrées, panacée destinée à masquer au bon peuple l’indigence des propositions des candidats au pouvoir suprême.

Casse toi, tu pues !

Puisqu’ils n’ont visiblement aucune envie de changer les choses durant les cinq prochaines années, les deux candidats placés en tête des sondages ont fait un trait sur une campagne dite d’adhésion. En réalité, puisqu’ils ont en partage, la même absence de solution, leur seule tactique consiste à faire détester leur adversaire. De ce point de vue François Hollande part avec une longueur d’avance, ce qui explique, mieux que toutes les théories fumeuses sur les courants du PS, son absence de programme et ses contorsions fiscales improvisées. Il faut dire qu’il a été puissamment servi par son adversaire, tant celui ci s’est évertué, durant les deux premières années de son mandat, à donner corps à la caricature de « Président de riches » que lui tricotait le PS.

C’est d’ailleurs là un repositionnement tactique récent de la gôôôche. Souvenons nous qu’en 2007, le tropisme  prêté à Sarko c’était plus d’être « facho » que de servir la soupe aux « aristos ». Compte tenu des espoirs, hélas vite déçus, que souleva dans le Peuple la perspective d’avoir enfin un Président doté des attributs de virilité qui faisaient si cruellement défaut à ses prédécesseurs, les socialistes s’aperçurent avec effroi que le « populo » ne s’effrayait pas à la perspective de se donner à un fasciste. C’est ainsi que leurs incantations rituelles sur «  le retour des heures les plus sombres de notre histoire » tournèrent à l’avantage de l’adversaire…

Le fasciste et l’inexpérimenté

Le problème c’est qu’après avoir posé un bon diagnostic sur les maux de la société française et, après avoir incarné l’espoir d’une réaction salutaire d’une droite jusque là honteuse de ne pas être de gauche, le candidat de la rupture de 2007 s’est transformé en Président mou du genou. Il est d’ailleurs cocasse de voir aujourd’hui la gauche lui reprocher les résultats d’une politique d’identité nationale, qu’il n’a pourtant  pas menée, se contentant, au mieux, de l’invoquer. Seulement voilà, dénoncer l’inaction de Nicolas Sarkozy en la matière, s’eût été affaiblir dangereusement l’image de Néron nationaliste que l’on s’est plu à donner de lui. C’est ainsi qu’une gauche de tartuffes se repend en incantations sur la paix sociale perdue. Elle dénonce les intentions du Président sortant plus que ces actes et lui décerne, ce faisant, l’oscar du meilleur acteur de fiction. Car enfin, ambitionner de « limiter » (sic !) l’immigration légale à 100 000 personnes par an, ce n’est qu’en revenir aux chiffres qui prévalaient sous Jean-Pierre Chevènement, le prédécesseur de Nicolas Sarkozy, Place Beauvau, il y a 10 ans. Bel effort !

On le voit, difficile d’exploiter le filon de la France terre des droits de l’Homme, sans risquer une fois encore de perdre l’élection.  Et voilà comment la gauche en vient à reprocher au Président sortant une situation économique dont il est incontestable qu’elle eût été pire si, au fur et à mesure que la crise mondiale se propageait, l’on avait appliqué les recettes préconisées par la rue de Solférino. Voilà pourquoi on nous sert à satiété les projets de grand soir fiscal comme si nous vivions à l’abris de frontières que les amis de Laurent Fabius ont largement contribués à démolir.

Tout en finesse

Pour ne pas être en reste, le Président s’évertue, lui, à nous décrire son adversaire comme inexpérimenté au plan international et donc inapte à la fonction par gros temps. Comme les autres, il en rajoute une couche sur son esprit indécis. Que le capitaine de pédalo soit de l’avis du dernier qui ait parlé est d’une telle banalité dans le monde politique d’aujourd’hui que cela ne choquera plus que les candides. C’est vrai que ce n’est pas le reproche que l’on adresserai spontanément à Sarkozy mais ce n’est pas pour autant un argument. Quant au fait que l’ex de Ségo ait toujours préféré la Corrèze au Zambèze, j’ai bien peur qu’il faille rentrer un peu plus fort dans le concret pour que cela porte. Il conviendrait donc de décliner, à l’aune de ces deux tares, toutes les bourdes contenues dans ses rares propositions, pour que la tactique fonctionne. Nous en sommes loin car on ne peut pas expliquer la complexité des relations internationales à coup de petites phrases.

Conclusion

L’incompétence se démontre plus qu’elle ne s’annone, tout comme les penchants supposés à la dictature. A défaut on risque, par ses incantations, de donner à son adversaire un crédit inversement proportionnel à l’effet d’effondrement escompté. Une campagne ne se résume pas à des slogans et des anathèmes, c’est un exercice d’explication et de pédagogie. Quand rien ne vous distingue vraiment de votre adversaire, vous avez tout intérêt à démontrer la pertinence de vos jugements sur l’individu d’en face, puisqu’au final c’est à un concours de beauté que vous invitez les Français. Si jamais l’un ou l’autre des compétiteurs destiné par les médias à sombrer dès le premier tour, avait une idée réaliste à proposer au pays, c’est le moment de le faire. Les deux boucs qui font la course en tête s’évertuant à ne pas en avoir, elle ne  pourrait qu’être entendue.

PROLEGOMENES … PAS A GRAND CHOSE

septembre 15, 2011

Si, malheureusement, la grande nouvelle de l’été fut incontestablement la crise boursière, annonciatrice de bien des tempêtes à venir ; il en est une autre qui– du moins en France – nous a frappé de plein fouet : c’est une tempête médiatique. Fort heureusement pour nos journalistes et tout ce qui est autorisé par la faculté à ramener sa science, le crash boursier – auquel les journalistes ne comprennent rien –  fût très vite relégué à la rubrique des chiens écrasés, par la grâce des suites du coup de queue le plus fameux du troisième millénaire. Pendant que le monde entier se demandait comment échapper à la panique qui s’emparait des marchés financiers, nos écrans furent remplis par les Strauss-Khan.

DSKonnons à plein tube … cathodique

 Bien heureuse France qui peut, en ces heures tragiques, oublier la trivialité des salles de marché pour s’envoler vers les sommets journalistiques inégalés où la servilité le dispute à la bêtise crasse. Nous avons donc eu droit à des directs inoubliables, en provenance des diverses tanières du priapique du FMI, grâce auxquelles nous apprenions – entre autre – que les rideaux bougeaient. Puis ce furent les images du retour du fils prodigue vers sa terre natale, avec les commentaires sans fin sur le nombre de ses valises. Enfin le débarquement homérique à Roissy, suivi du retour vers le gîte « sans prétention » de la Place des Vosges. Tout y était, de Pénélope Sinclair, jusqu’à ce brave Jack Lang venu, en voisin, jouer complaisamment le rôle d’Argos, le chien d’Ulysse, devant les caméras et les micros qui se tendaient vers lui, pour le voir remuer la queue et marquer son territoire. Très touchant !

Les aventures du « malade sexuel », comme le qualifiât joliment Michel Rocard, jamais en reste, et de la mémère courage du PAF, passionnaient-elles à ce point les Français, qu’ils furent, certains soirs, bien en peine de savoir ce qu’il se passait dans le vaste monde ? Qu’il me soit, ici, permis d’en douter. En vérité nous avons assisté à une mise en scène sordide du penchant journalistique pour le nombrilisme. Les communicants du couple s’en sont donnés à cœur joie sur ce terreau fertile. L’esclavage librement consenti est un des ressorts, puissants, du tout Paris médiatique. La piétaille défend ses patrons avec énergie et Dieu sait qu’en la matière, Madame Sinclair est une redoutable patricienne. Les ficelles étaient cependant trop grosses pour pouvoir, utilement, tromper qui que ce soit. La cohorte des obligés venant réciter leur crédo avait quelque chose de pathétique, comme tout ce qui est sur-joué. On était pourtant en droit d’attendre un peu plus de subtilité de la part des « spins doctors » payés à prix d’or, par la petite fille du marchand d’art. Des artistes de ce niveau, qui roulent en Porsche Panamera auraient pu faire un effort. Eux qui n’avaient pas hésité quand leur client, juste avant le tsunami New-Yorkais, s’était fait critiquer pour être sorti d’une de ces somptueuses berlines, à  nous faire le coup de la bagnole de fonction … A 180 000€ l’unité, tu parles d’un avantage de fonction !

La galipette au Sofitel New York du « meilleur économiste socialiste» (bel oxymore) aura eu le mérite de révéler au grand jour les contradictions et les mensonges de cette gauche si volontiers moralisatrice. Un Grand Seigneur menant une vie de château au crochet de son épouse qui, elle même, n’a eu qu’à naitre pour jouir de la fortune familiale, allait – c’était joué d’avance – s’installer à l’Elysée pour rétablir l’Egalité et la Fraternité (les socialistes oublient toujours la Liberté). De qui se moquait-on ? Les Tartuffes qui n’avaient pas de mots assez durs pour condamner la justice spectacle à l’Américaine quand pépère était menotté, se mirent à louer le système judiciaire Yankee dès que le Procureur eut abandonné les charges. Quel fascinant pays en effet, où une délinquante peut être violée en toute impunité pour peu que son tourmenteur soit assez riche pour se payer les meilleurs avocats. Car c’est bien d’argent qu’il s’agit. Cyrus Vance n’aurait pas été aussi vertueux, au risque de se mettre le Lobby noir à dos, s’il n’avait eu la certitude que les avocats de DSK tailleraient en pièce la crédibilité de son témoin en plein prétoire. La grande différence avec notre beau pays c’est que la justice statue plus vite. On s’intéressera à cet égard au temps qu’il faudra à notre système pour rendre un verdict sur l’affaire Tron (le politicien fétichiste, pas le film d’anticipation). En clair (si l’on peut dire), aux Etats Unis comme ailleurs, pour peu que l’on y mette le prix on peut tout se permettre. Cela rend d’ailleurs, au passage, très relatif le tarif des prostituées de haut vol, dont les prestations ne se chiffrent pas, elles, en millions de dollars … il est vrai qu’elles ne sont pas membres du barreau.

Et pendant ce temps là, Marine Le Pen …

Des primaires … très primaires

 Bien que chamboulées par l’infidélité compulsive du héros de Sarcelles, les primaires socialistes nous livrent chaque jour leur lot d’imbécillité à peine contenue. Je veux bien que, compte tenu des dates retenues, la campagne batte son plein à la pleine saison de récolte des fruits du chêne, mais ce n’est pas une raison pour prendre, à ce point, les Français pour des glands. Promettre le beurre, l’argent du beurre et les fesses de la crémière ça ne fait plus recette. Nous savons bien, depuis le temps que l’on nous joue ces airs de pipos, pour qui déchante toujours ce genre de lendemain.

Alors que la crise de la dette s’amplifie, les deux ectoplasmes qui font la course en tête, à en croire les oracles sondagiers, nous promettent tous monts et merveilles. L’amère de Lille veut doubler le budget de la culture, créer 300 000 emplois « djeunes » et recruter les fonctionnaires qui justement nous faisaient défaut ! Il faut dire qu’à les entendre, ce pays est notoirement sous administré. Le « mec normal » qui a pourtant fait 4 gosses à Ségolène Royal, pour ne pas être en reste, veut lui, revenir au nombre de profs d’avant 2007. C’est oublier au passage que le dégraissage du mammouth, même s’il s’est accéléré – quoi que – avec Sarkozy, avait commencé sous Chirac, mais bon on n’est pas à une incohérence près.  Avec quel argent ces deux clowns vont-ils réaliser leurs promesses ? S’ils comptent sur les marchés pour financer par la dette les déficits de fonctionnement qu’ils ambitionnent de creuser encore d’avantage, ils se gourent. Leur pote Papandréou est passé par là, ces temps bénis sont révolus.

Ces « salauds de riches » – cible commode de ceux qui prétendent pourtant, sans rire, restaurer le « vivre ensemble » – n’apporteront pas une solution fiscale miracle à la hauteur des enjeux financiers du moment. La raison en est très simple : ceux qui ne peuvent s’évader sont bien essorés merci et les autres sont déjà à l’étranger. En conséquence de quoi, tout ce que propose le marigot socialiste pour 2012-2017 c’est du vent. Le monde réel n’a pas de prise sur ces aventuriers de l’ENA à la pensée stratosphérique. « Y a qu’à, faut qu’on », telle est leur antienne … et tout devient possible, du moins jusqu’à l’élection. Après, c’est le principe de réalité qui prévaut, quand il n’est pas honteusement caché sous la théorie du complot. Vous riez ? Vous ne devriez pas ! Souvenez vous que le mythe des Grandes Familles, sensé avoir causé la perte du Front Populaire, avait repris du service dès 82, pour camoufler l’aggiornamento et les dévaluations en cascades. Si d’aventure les enfumeurs de Solférino venaient à traverser la Seine les mêmes causes produiraient, à coup sûr, les mêmes effets.

Et pendant ce temps là, Marine Le Pen …

Autogestion : fabrique à cons

Un bonheur n’arrivant jamais seul, cette rentrée fut aussi l’occasion de constater qu’en dehors des jérémiades syndicales convenues sur le manque d’effectif, quelques intéressantes nouveautés venaient allonger la liste, déjà longue, des bourrages de jeunes cranes, mission unique dévolue, dans notre pays, à l’enseignement, depuis que l’Instruction publique a cédé la place à l’Education nationale.

Personification de la volonté politique

Nous avons ainsi appris, de la bouche même de l’apparatchik chargé de veiller sur la scolarité de nos enfants, ce que ses prédécesseurs prenaient un soin jaloux à nous cacher, à savoir que : les programmes ne relèvent pas du ministre. Autrement dit, Luc Chatel nous avoue, enfin et en peu de mots, que le monstre est non seulement incontrôlable – on le savait déjà – mais aussi et surtout incontrôlé.  Si ce n’est pas pour définir ce qui sera enseigné dans les écoles à quoi diable peut bien servir un ministre de l’Education nationale ? Tout simplement à inaugurer les chrysanthèmes et à faire le paon devant les caméras en assurant ici les profs agressés de son soutien ou là les parents d’un gosse poignardé, de la détermination du gouvernement à enrayer la spirale de la violence etc, etc. Mais d’intervenir pour que l’on enseigne aux jeunes Français l’Histoire de leur pays ou que l’on évite l’apologie systématique des différences sexuelles, ça, il n’en est pas question … trop de coups à prendre.

 Pour les distraits qui seraient passés à coté, la première bronca vient de la théorie du « gender » et de son entrée en force au Lycée. Cette construction « intellectuelle » veut que l’orientation sexuelle des individus soit due à la société dans laquelle ils évoluent et non déterminée par la nature lors de leur conception. Que ces élucubrations soient étudiées parmi d’autres théories toutes aussi farfelues en cours de philo, pourquoi pas. En réalité cette explication pratique à l’homosexualité, vise surtout à décomplexer une gauche homosexuelle américaine hédoniste mais toujours aussi incroyablement coincée du cul. Comme en matière de justice pour délinquant de banlieue : « c’est pas moi m’sieur, c’est la société ». Voilà qui est bien commode. En France ces divagations servent surtout d’appuis au prosélytisme branchouille qui veut qu’on ne soit pas « dans le coup » (façon de parler) quand est hétéro. Le scandale tient surtout au fait que l’on pare cette théorie fumeuse des vertus de la science et qu’elle soit présentée dans le programme de première en Science et Vie de la Terre (ex Sciences Nat). A ce compte là, je ne vois pas pourquoi nous ferions l’économie d’un cours de créationnisme dispensé par les adventistes du 7ème jour (oui, ils existent !) où que l’on empêche les scientologues de nous expliquer en cours d’économie, les bienfaits pour leur porte monnaie des pensées ufologiques de Ron Hubbard.

Pour ce qui est de l’Histoire, le mouvement entamé l’année dernière se poursuit. La chronologie étant, c’est bien connu, la science des imbéciles on prendra donc bien soin de désorienter les élèves au maximum. Outre le fait que cela permet à l’enseignant d’être beaucoup moins  rigoureux dans sa préparation des « notions » et autres « études de cas historiques », cette méthode a aussi l’immense avantage de ne pas faire remarquer les trous du programme.

Timbre commémorant ... on ne sait plus trop quoi

Après avoir glissé sur le Moyen-Age – où on aura pris soin de présenter les croisades comme une inadmissible tentative d’exportation des valeurs chrétiennes dans un Orient islamisé depuis des millénaires (pour preuve les Perses et autres Babyloniens n’étaient-ils pas barbus ?)– on en arrive directement à François 1er. Ce roi n’a fait que construire des châteaux (sur le dos du peuple mais bon c’était de l’art) et accueillir Léonard, l’instigateur du Da Vinci Code (vous verrez que d’ici peu, Dan Brown sera mort à Amboise). Après la Renaissance nous passons à la Saint Barthélémy, juste le temps de dire que « c’est pas bien » et l’on s’assoit allégrement sur Henri III, Henri IV et Louis XIII. Louis XIV passe pour l’architecte du château de Versailles tandis que Louis XV, lui, passe carrément à la trappe. Louis XVI n’est évoqué qu’en qualité de figure de proue de l’ancien régime et de ses politiques liberticides. La Révolution, dont on ne suivra bien sûr pas la chronologie, façon de ne pas trop s’appesantir sur la terreur (des fois que quelques honnêtes pédagogues soient tentés de dire que « ça non plus c’est pas bien »). Evidemment on ne parlera de l’Empire que pour dénoncer la guerre et cette foutue prétention française à la grandeur et à l’universalisme (que l’on aura pourtant pris soin de louer lorsque l’on aura abordé les Droits de l’Homme). Enfin le XIXème siècle se résumera par l’étude des révolution : 1830, 1848 et bien sûr la Commune. En dehors de ces trois dates : rien … ou si peu. Il faut dire que si l’on se perd dans les détails, comment parler de ces apports incalculables à l’histoire de l’Humanité que sont : le royaume  du Dahomey ou le Peuple Zoulou. On aurait pu parler de l’Empire Turc mais ça n’aurait pas été politiquement correct et cela aurait jeté la confusion dans les esprits lors de l’étude sur le crime majeur qu’est l’esclavage. Un crime exclusivement blanc comme chacun le sait…

On le voit, non contents d’infliger, sous couvert d’éducation civique (sic), tout le pathos de la repentance tiermondo-écolo-bobo à la mode, les pédagogues déchainés de l’Education nationale nous en rajoutent une couche dans la décérébration de nos gamins. Venant de la gauche progressiste et aveugle ces conneries seraient dans la logique des choses. Mais venant d’une droite qui ne voit même pas que ce faisant, le fossé se creuse d’avantage entre les enfants qui pourront, par leurs parents, accéder au savoir que l’on se refuse à leur dispenser et les pauvres mômes qui devront se contenter de cette bouillie, c’est à désespérer. Les premiers possèderont les codes de la société et progresseront tandis que les autres stagneront en se cognant toujours au plafond de verre du socle restreint des connaissances qui leur auront été aussi chichement dispensée.

Et pendant ce temps là, Marine le Pen progresse à pas de géant, sans pratiquement avoir à faire campagne et surtout sans proposer la moindre solution. Elle n’en a même pas besoin puisque l’aveuglement de ses adversaires fait qu’elle est la seule à dénoncer les lâchetés que ses contemporains peuvent constater chaque jour avec le délitement de la nation qui en est le corolaire. Ceux qui jouent les arbitres des élégances en crachant sur elle et sur ses électeurs sont tellement installés dans le déni des réalités qu’ils s’intoxiquent à leur propre baratin. Certains croient même sincèrement vivre au pays de Oui-Oui où rien de ce que Marine Le Pen met en lumière n’existe vraiment. Nos politiciens, à de rares exceptions tels André GERIN, Christian VANESTE, Eric CIOTTI et quelques autres, ne vivent pas dans la même France que leurs électeurs. Cette fracture est bien plus préoccupante que toutes celles qui l’ont précédé ou induite. Elle est porteuse de bien des difficultés qui ne s’en iront pas avec le seul retour de la croissance. Si l’économie gouverne le monde, la passion domine les hommes … et les femmes.