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ENFUMAGE EN SOCIALIE

décembre 18, 2014

Enfumage

Ce qu’il y a de bien, quand le parti de l’imagination est au pouvoir, c’est que nos gouvernants ne reculent devant rien pour se ridiculiser. Il faut dire qu’en la matière, l’exemple vient d’en haut, puisque le Ribouldingue qui nous sert de Président Normal n’en loupe pas une non plus. Il ne peut pas s’abstenir de nous ridiculiser dès qu’il nous représente à l’étranger. En prenant la parole ou en photo, dès qu’il peut apparaitre comme avantageusement idiot : il se précipite. Comme disait le regretté Pierre Desproges à propos de Marguerite Duras, François zéro ne dit pas que des conneries, il en écrit aussi. Il vient, ainsi, de nous livrer « un discours fort sur l’immigration » où nous avons encore eu droit à tous les poncifs du genre. Tout est mélangé dans un fatras boboïsant où le compassionnel le dispute au culpabilisant et surtout où le passé est tellement contorsionné, pour rentrer dans le moule politiquement correct qu’il n’en a plus aucun sens. Cette politisation outrancière de l’Histoire, rendue possible par la sous-alphabétisation savamment entretenue par les idéologues pédagauchistes de l’Education prétendument nationale, n’augure rien de bon des salmigondis moralisateurs qui nous attendent dans les années à venir. L’asservissement de la science historique aux lubies en noir et blanc de la doxa droit de l’hommiste à la mode, nous promet d’autres morceaux de bravoure du même tonneau. Je passerai rapidement, par pure charité chrétienne, sur l’envolée ou il nous explique que « les immigrés sont une chance pour la France … surtout ceux qui sont morts pour elle durant les deux guerres mondiales », là, on frise l’absolu.

La nécessaire lutte contre l’islamophobie

64_dilem_120416015959Non, le pays part en couille, mais l’eunuque qui nous gouverne ne trouve rien de plus urgent à engager comme combat que celui de la lutte contre l’islamophobie. Bien entendu, dans la même veine, il est crucial de donner le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales, au prétexte que ça se fait ailleurs. D’abord c’est idiot car ceux qui font ainsi des étrangers, des citoyens de seconde zone sont précisément ceux qui fondent l’accès à la nationalité sur le droit du sang. Chez nous, alors que l’on devient Français pratiquement sans le savoir et/ou le vouloir, cette question n’a aucun sens et ne sert qu’à instruire le procès en racisme de ses opposants. C’est commode le racisme, il n’y a pas de courbe à inverser, juste des paroles lénifiantes à tenir et des réalités à nier. Tous ceux qui se posent trop de question sont islamophobes. Pour autant, qu’il convienne de ne pas cataloguer l’ensemble des croyants, à l’aune des agissements d’une minorité de fous fanatisés, je veux bien l’entendre, mais de là à faire taire toutes les questions légitimes qui se posent au pays, à propos des exigences, toujours plus grandes de certains musulmans, il y a plus qu’un pas. Ne nous y trompons pas, Pépère nous refait le coup du miteux de Jarnac en mettant toutes ces affaires dans un même sac moralisateur.

10404380_841704919214538_2808392462936903194_nLes Français sont un peuple issu de vagues de migrations successives : c’est un fait ! La peur de l’étranger est une constante : c’est vrai (et pas spécifiquement française, les Saoudiens sont aussi très méfiants en la matière). Le problème c’est que les immigrants précédents se sont intégrés en l’espace de deux générations, là où les nouveaux peinent à le faire à la troisième voire, à la quatrième. Il n’y a plus d’Italiens, de Polonais, d’Espagnols ou de Portugais : il y a des Français. De même il n’y a plus de Vietnamiens, juste quelques Chinois mais dans vingt ans, nous n’en parlerons plus. En revanche il y a toujours des Algériens, des Tunisiens et des Marocains. Il faut dire que depuis quarante ans, nos zélites n’ont rien eu de plus indispensable à faire que d’exalter leur droit à la différence (et à la double nationalité), tout en les parquant dans un assistanat émollient qui les rend dépendants des politiques publiques clientélistes et surtout de l’économie souterraine. Cette dernière se développe d’autant plus facilement qu’elle peut s’appuyer sur les réseaux claniques des différentes diasporas. Elle a donc tout intérêt au statu quo en matière d’assimilation.

Résumons-nous. Pour les socialistes : les musulmans doivent rester entre eux pour être sûrs de ne pas sortir d’un prolétariat qui leur fournit leur assise électorale. Pour les trafiquants, ces mêmes immigrés ne doivent surtout pas se diluer dans la nation hôte, au risque de perdre leurs précieux réseaux. Les socialistes importent la misère du monde sur laquelle prospèrent les mafias : le cercle vertueux du développement soviétique, à coups de bons sentiments et de culpabilisation de la population autochtone est en place.

Les musulmans sont-ils discriminés dans notre pays ?

arton90-500x400La question peut paraître iconoclaste si l’on compare la situation de nos compatriotes et invités de confession musulmane, avec celle, beaucoup moins enviable, des chrétiens d’orient. À entendre certains représentants de l’Islam en France (oui, l’Islam de France est une vue de l’esprit des lumières qui tarde à se concrétiser), nous ne sommes pas loin d’un martyre similaire. La récente décision de quelques Maires de cesser de proposer aux élèves fréquentant les cantines scolaires, des menus de substitution les jours où du porc se trouve être au menu, est considérée comme une odieuse provocation.

Ba0ccLLIIAABjAv.jpg-largeUne fois rappelé que la cantine n’est pas une obligation de service public et que manger hallal ne compte pas au nombre des Droits de l’Homme, nous ne sommes guère avancés, tant cette évidence semble loin de parvenir jusqu’au lobe de la conscience, dans les cerveaux embrumés de nos élites pétries de vivre ensemble. Le nombre hallucinant de lieux de cultes musulmans qui s’édifient dans notre beau pays, à un rythme effréné ces dernières années, devrait plutôt plaider en faveur de la tolérance (pour ne pas dire autre chose) de la France. Gageons que la récente chute des cours du pétrole va peut-être, momentanément, freiner cette frénésie édificatrice. Encore une bonne raison de se réjouir de l’exploitation des pétroles de schistes par ces « salauds d’Américains ».

france_belgique_europe_tremblent_devant_islamLes fanatiques qui prônent la mise en place d’un véritable apartheid religieux, en France, afin de respecter la « pureté » des musulmans sont heureusement peu nombreux. Il n’empêche que ce sont ces dingues que l’on entend se plaindre en permanence. Hélas, la majorité garde, en la matière, un silence si assourdissant que l’on en vient à douter de son existence. Ce sont ces mêmes excités qui veulent la mort de nos juifs, pour « venger leurs frères palestiniens » et encore eux qui justifient le djihad en Syrie par tout un fatras islamico-identitaro-politique grotesque. Ils exercent, à n’en pas douter, un terrorisme intellectuel (et parfois physique) qui ne pousse pas à l’expression la majorité dite « silencieuse ». Je pense qu’il est plus que temps que ces parasites exercent leur liberté de circulation, pour aller s’établir dans des contrées plus proches de leurs choix de vies. Au besoin, il me paraît même sain de les y encourager vivement. Nous le devons à la paix civile et aussi à cette majorité de musulmans qui n’ont absolument aucun penchant pour la Charia. Pour faire bonne mesure, nous devrions leur adjoindre les idiots utiles qui se targuent de penser librement et qui en appellent si bruyamment à la justice pour interdire des crèches à l’approche de Noël. Je suis sûr que les autocrates et autres théocrates moyen-orientaux seraient preneur de leur philosophie émancipatrice. Ces illuminés participent, eux aussi, du joyeux bordel ambiant qui pousse toujours plus de Français vers un Front National que l’inanité de son programme économique devrait pourtant renvoyer vers les abîmes où disparurent, naguère, les derniers communistes.

Là où il y a de la gêne, il y a visiblement encore plus de plaisir

10849848_10205535226239732_2647993592312360272_nPendant que les talibans démontrent, dans les écoles du Pakistan, toute l’étendue de leur mansuétude islamique envers l’enfance, chez nous, les ministres ne savent plus ou donner de la tête — qu’ils portent encore provisoirement sur leurs épaules de Roumi — pour se rendre ridicule. À toute harpie, tout honneur, la folle du Poitou devenue par la magie des regroupements de Régions : la nouvelle Aliénée d’Aquitaine nous gratifie d’un festival en la matière. Elle commence par se couvrir d’une gloire facile, en prétendant découvrir l’inanité de l’arrêté du Préfet de la Région Ile de France, visant à interdire les feux de cheminée à compter du 1er janvier prochain (6 mois après la publication de l’acte en question). Que cette mesure inapplicable soit totalement stupide, personne n’en disconvient, à part chez les technos chargés de faire chier les Français du développement durable. On imagine bien, l’abattement des brigades de pandores missionnés pour vérifier si les cheminées qui fument sont bien conformes.

210967Non, Ségo zinzin nous en remet une couche sur ces salauds de concessionnaires d’autoroutes, profiteurs capitalistes apatrides et j’en oublie certainement des meilleures dans le genre. Elle envisage, nous dit-on « dans son entourage » (les pauvres), de résilier les contrats conclus par le gouvernement Villepin et re-nationaliser le bastringue. Il est vrai que l’État n’ayant plus de parole depuis l’annulation de la vente des Mistrals, pourquoi s’embarrasser de sa signature ? Le plus comique dans l’affaire, c’est qu’elle compte, sans doute pour ce faire, sur l’argent des Chinois à qui elle vend nos aéroports. Enfin s’il lui reste un peu de pognon, après s’être acquittée des pénalités que ne manquera pas de lui réclamer Ecomouv’, la dernière victime en date des projets délirants des administrations que nos politiques ne contrôlent plus, elle pourra surement l’utiliser pour payer un insert au Préfet de la Région Ile de France qu’elle a quasiment traité d’abruti devant la France entière (il ne doit pas faire partie de la promotion Voltaire celui-là).

Tout est bon dans la réglementation

blog -changement de Hollande-dans tes reves_ChaunuRidicules, aussi, sont les argumentations sur les « libéralisations » qui découleraient de la loi de l’homonyme du Préfet du Prétoire de Tibère qui nous sert de ministre de l’Économie. Le disciple du bon docteur Attali – qui est à l’économie ce que Landru était au féminisme – nous pond une loi fourre-tout qui, comme son nom l’indique, permet à tout le monde de dire n’importe quoi et de préférence à front renversé. Ainsi nous voyons des socialistes agnostiques s’égosiller sur le changement de civilisation (sic !) qui verrait des hordes de pauvres français sacrifier au veau d’or consumériste, le jour du Seigneur. C’est touchant de voir les adeptes du Grand Orient joindre leur voix bêlante, au concert de lamentations qui monte des églises désertées, pour faire du dimanche le jour de la trêve de la nippe.

Dessin1La Droite Prétendument Libérale (DPL, comme il y eut une Religion Prétendument Réformée) n’est pas en reste. Elle défend farouchement les monopoles de ses électeurs. Elle le fait avec une telle subtilité que l’on croirait entendre un socialiste lorsqu’on lui parle du statut de la fonction publique. Quoi, on introduirait de la liberté là où règne un ordre qui permet de s’assurer de la tranquille rentabilité des officines et autres cabinets établis ? Le fait que cette réglementation ait été mise en place par le vainqueur de Verdun aux zheureslesplussombresdenotrehistoire, ne pose pour une fois, visiblement aucun problème à personne (c’est pareil pour la fête des Mères me ferez vous remarquer à juste titre). Je vous l’accorde, ce n’est pas en mettant tout ce bordel à plat que nous allons créer les masses d’emplois qui manquent à l’équilibre (je pouffe !) de nos comptes sociaux. Les pharmaciens sont des marchands de soupe, mais que l’on est bien content de trouver pour faire la promotion des mesures d’austérité d’économie de la sécu. Les avocats et les huissiers sont des gens que personne ne va voir de son plein gré. Quand aux notaires, pour être nantis, ils ne sont pour autant pas légion et 85 % de ce qu’ils vous estourbissent, lorsque vous avez recours à eux, va dans les poches sans fonds de l’État.

Revenons un instant sur les notaires. Les socialistes sont merveilleux. Ils en font le symbole des blocages de notre société. Leur monopole malthusien viendrait compromettre l’avenir d’une myriade d’étudiants en droit, désireux de s’établir dans le rôle envié du collecteur d’impôt. Un numerus clausus injuste bride scandaleusement l’essor économique que l’on pourrait tirer de l’enthousiasme de cette jeunesse avide. Un peu comme les taxis patentés vis-à-vis des chauffeurs UBER en quelque sorte…

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Nous ne serions pas dans une telle panade que toute cette agitation porterait à sourire. Malheureusement, elle est la marque de fabrique d’un Président qui n’a jamais eu d’autre ambition que celle de ne rien faire. Nous avons troqué un agité pour un roi fainéant, au pire moment qui soit. Le génie français réside, nous dit-on, dans cette capacité au sursaut qui permet à la France de se sortir des pires situations. Le pendant de cette aptitude c’est, sans doute aussi, ce don inégalé pour se mettre volontairement dans la pire des merdes possibles. Nous en avons avec Hollandréou, ses femmes et ses ministres, la triste illustration.

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DONNE DU ROM A TON HOMME

octobre 24, 2013

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Depuis quelques années, on ne parle que d’eux. Les Roms sont aux années 10 de notre siècle, ce que le hameau de la Reine fut à Marie Antoinette : le vibrant symbole de l’échec de la politique de déni du réel. Pendant des années, nous avons vécu dans un monde de Bisounours où tous les Hommes étaient des frères. La France Potemkine était alors un pays généreux et magnifique qui ouvrait grand ses bras à la misère d’un monde qui représentait une chance pour elle et patati et patata. Pas un grand esprit pour relever que nombre de ces nouveaux arrivants, ne venaient là que par pur opportunisme et qu’ils se cognaient comme d’une guigne de Voltaire et encore plus Rousseau (comme on les comprend !). Personne ne voulait voir que ces « damnés de la terre » avaient légèrement tendance à abuser de l’hospitalité que leur offraient, allègrement, les héritiers de Robespierre et de Marx (voilà bien un gentil petit couple qui n’a rien de stérile vu le nombre de ses rejetons). Au final, après avoir nié la réalité, puis l’ampleur du phénomène, la gauche se trouve aujourd’hui confrontée à la terrible réalité : les centaines de milliers de marginaux bigarrés qu’elle a, par son terrorisme intellectuel, laissé s’installer sur notre territoire, n’ont aucunement l’intention d’être autre chose que des assistés… et la France n’a plus les moyens de les aider à persister dans l’être.

Ce Rom qui cache la forêt

Pourquoi, de Sarkozy à Valls, tous ceux qui « mettent en cause le pacte Républicain » cher à la belle sœur du meurtrier de Marie Trintignant, se focalisent-ils sur les Roms ? Parce que ces derniers sont un concentré des ratés de la politique migratoire de ces quarante dernières années. Comme beaucoup d’autres, les Roms considèrent que les lois de notre beau pays ne leurs sont pas applicables. Comme beaucoup d’autres, ils entendent vivre à part, suivant leurs propres règles (ils sont en cela très semblables aux bobos qu’ils émeuvent tant). Comme beaucoup d’autres, ils craignent par-dessus tout de se fondre dans la masse. La grande différence vient surtout de leur mode de vie nomade qui les a, de tout temps, poussés à vivre en marge des sociétés de leurs pays d’origine. Ce même nomadisme les amène, chez nous, à se regrouper dans d’immenses bidonvilles à la périphérie de nos métropoles et à les recréer au fur et à mesure de leurs démantèlements. On peut gloser à l’infini sur le racisme et l’ostracisme dont ils sont victimes à l’est de l’Europe. Force est de constater que lorsqu’ils arrivent dans une contrée comme la nôtre, où ces préjugés n’existent pas dans les discours des autorités officielles, leur mode de vie les rend très vite insupportables aux yeux de leurs nouveaux voisins. Lieux de tous les trafics, pour le plus grand bonheur des sédentaires vivants à proximité, leurs camps sont « de fortune » au sens littéral du terme. Ils sont, en effet, très organisés et savamment tournés vers l’exploitation des ressources locales.

1385538_10151937757169304_572729577_nAvec les Roms et leurs camps, c’est toute une économie parallèle qui s’installe. La mendicité explose, tout comme le nombre des cambriolages ciblés sur les métaux précieux qui sont fondus sitôt dérobés. Comme souvent, c’est la Police qui est au contact de ces réalités que nos politiciens tentent à tout prix de cacher sous le tapis. Il n’est donc pas étonnant que deux des plus éminents ministres de l’Intérieur de ces dix dernières années se soient saisis de la question. Au grand dam du lobby immigrationniste, leurs réactions, dénonciations et coups de mentons symétriques ont toujours été approuvés par les Français. Même si, au final, toute cette agitation ne mène qu’à l’inaction, le Peuple veut voir, dans ces prises de position, l’espoir que les choses sont en train de changer. Pire encore, plus la bronca médiatique se déchaîne contre ces fachos en charge des flics, plus leur popularité croît. Pas besoin de longues études sociologiques pour comprendre ce phénomène. Les réactions des populations, au milieu desquelles ces bidonvilles sont établis, sont à la mesure de leur apport inestimable au vivre ensemble des nuisances ressenties. Pas un Maire de gauche, à l’approche des élections, qui ne réclame la destruction de ces baraquements (étonnant non ?). La générosité c’est bien, la réélection c’est mieux ! Lorsque les choses trainent trop, les citoyens s’en chargent. Rappelons nous comment les quartiers nord de Marseille, pourtant composée d’une « mosaïque de peuples » ont foutu le feu au campement Rom qui venait trop fortement perturber leur « quotidien ».

 

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Droits et devoirs du Rom

Avec un tel palmarès ont pourrait croire l’affaire entendue. C’est sans compter sur l’inépuisable capacité des bien pensants à donner des leçons. L’avantage avec les Roms c’est que l’on est toujours très proche du « dérapage » et que les « zamalgames » sont dégainés aussi vite que les procès d’intention. Tant que l’on parle de Léonarda, on ne parle pas de la crise. Intéressons-nous donc à ce phénomène médiatique ahurissant qui veut que la socialie soit au bord du chaos, parce que sa Police n’a fait qu’appliquer les lois et les règlements qu’elle a, elle-même, édictés après s’être installée au pouvoir.

 

Manifestation d'indignation "spontanée" de la jeunesse dorée

Manifestation d’indignation « spontanée » de la jeunesse dorée

 

La maison brûle et la jeunesse des quartiers à bobo est dans la rue. La crise est telle que notre sémillant ministre de l’Intérieur rentre « en urgence » d’un périple outre-mer. On croit rêver ! Deux Français sur trois applaudissent à l’expulsion de la famille kosovardo-italienne et Manuel Valls revient dare-dare de l’autre pays du Rhum. On peut comprendre qu’il soit urgent de ne pas fâcher les 22% d’ahuris qui pensent encore qu’il y a un Chef à la tête de notre État, mais quand même. Si les plus hautes autorités de la République rappliquent à fond de ballon parce que quelques centaines de boutonneux de gauche (pléonasme) bloquent les entrées de leurs lycées à la veille des vacances, où allons-nous ? En quoi, du reste, la « mobilisation » de trois douzaines de cocus, fussent-ils jeunes et de gauche, représente-t-elle, soudainement, un mouvement de fond qu’il est urgent d’écouter? Le défilé de centaines de milliers d’autres, contre le mariage pour tous, n’avait pas, me semble-t-il, produit d’effets notables ? À ce propos, qu’en pense notre nouvelle martyre ? Est-elle homocompatible ? Avec la mouise qui caractérise notre exécutif normal, la « déportée du Doubs » va bien finir, un de ces jours, par nous apparaître revêtue d’un tee-shirt de la Manif pour Tous sur Internet.

526668d370c6bCessons de rêver et revenons aux moutons qu’on ne nous a pas encore dérobés. Le grand barnum à culpabiliser s’est déchaîné, car le « symbole du racisme intrinsèque de la société française » a été arrêté lors d’une sortie scolaire. On a osé embarquer un clandestin, alors qu’il poursuivait son endoctrinement ses études ! Les nouveaux curés laïcards, l’impayable (et pourtant si cher) Peillon en tête, nous parlent de l’école comme d’un « sanctuaire » en n’oubliant pas, au passage, d’invoquer la rafle du Veld’hiv. Quitte à sortir d’une torpeur coupable : pourquoi ne pas nous expliquer en quoi une décision de justice, rendue au nom du Peuple Français, n’est-elle plus applicable, au seul motif que l’intéressée est en classe ? Ne sont-ce pas ces mêmes grandes âmes professorales qui se plaignent à longueur de temps des violences, des insultes et des crachats qui leur pleuvent dessus, lorsqu’ils tentent d’étudier les zheureslesplussombresdenotrehistoire avec des élèves, religieusement plus réceptifs au conflit israélo-palestinien qu’à la Shoa ? Le sanctuaire risque bien de leur péter à la gueule, en moins de temps qu’il n’en faut à Léonarda, pour ridiculiser le bernicle qui nous sert de Président. Tartuffe aurait encore un bien bel avenir dans l’enseignement s’il n’était aussi subversivement utilisable pour dénoncer la duplicité de l’institution.

L’heure du grand débat est venue

1385985_10151972555644740_468594874_nHeureusement pour nous, la gauche est au pouvoir et les cris d’orfraie des moines gras de l’antiracisme tombent plus à plat qu’à l’ordinaire. Dame, c’est qu’il est plus difficile de jouer les Résistants en peau de lapin quand c’est en socialiste que l’on se dresse face à un pouvoir … socialiste. Il est, à ce propos, assez touchant de voir la schizophrénie contre laquelle se démènent nombre de hiérarques roses, au premier rang desquels l’inénarrable Harlem, pour expliquer l’inexplicable à leurs camarades médusés. Que d’énergie dépensée pour n’en paraitre que toujours plus ridicule. Il faut dire que depuis que Michel Rocard a prononcé sa célèbre phrase, la France a pris plus qu’à son tour, son lot de la misère du monde. Il est grand temps d’avoir un débat sérieux sur la question. L’opinion de Manuel Valls sur l’inadaptation des Roms à la société française a cela de bon qu’elle ouvre la porte à une réflexion plus large, au sein du dernier bastion du conservatisme en matière d’immigration : le parti socialiste. Ceux qui ont prospéré – au sein de SOS racisme et de toutes les autres officines de répression des pensées non conformes – font aujourd’hui face à leurs responsabilités. Dans une France exsangue économiquement, le Peuple vit, de plus en plus mal, les attentions dont sont entourés des migrants qui, en échange, se refusent de plus en plus, à participer au destin national. Ce rejet de l’intégration (nous n’en sommes plus à l’assimilation tenue pour de l’esclavagisme), a le don d’exaspérer les Français. Ces derniers se détournent des prophètes du métissage comme horizon indépassable de l’avenir du pays. Certains l’ont bien compris, d’où les saillies de l’actuel locataire de la Place Beauvau.

BXPggMbCcAAJ74JCe n’est plus de Jean-François Copé avec ses petits pains, ou de Marine Le Pen avec son occupation que viennent les attaques contre la fiction du vivre ensemble. Manuel Valls a bien des défauts. Il est hâbleur, ramenard, volontiers donneur de leçon, il ne craint pas de réécrire l’Histoire à son profit, mais une chose est certaine : il aime la France. A force de crier à la Le Pénisation des esprits, plus personne n’écoute les pères la pudeur de la gauche morale. Leur échec idéologique est aussi retentissant que leur surdité. La France se délite chaque jour davantage et les Français, inquiets de ce démembrement, s’en remettent aux seuls d’entre eux qui osent enfin décrire la réalité. À ce jeu-là, la famille Le Pen a une longueur d’avance. Refuser d’en discuter, au prétexte, du reste un peu court, que ces « gens-là ne sauraient avoir raison » est aussi productif que de vider la mer avec un seau. Il est rassurant de voir que les arbitres des élégances peuvent aussi être remis en cause dans leur propre camp.

 

Manuel Valls a eu raison de dire que les Roms qui refusent de s’intégrer ont vocation à quitter la France. Encore un effort et il finira par comprendre que la France on l’aime ou on la quitte. Ce faisant, il ouvre, sciemment, une boite de Pandore. Nombreux sont ceux qui refusent l’intégration et ils ne sont pas tous Roms. La gauche du réel va maintenant devoir se colleter avec celle du déni. Comptons sur notre Président tout mou pour ne rien trancher. Venant d’un type qui a fait toute sa carrière sur la défausse, il est illusoire d’attendre une solution. Après la raclée qu’il s’apprête à prendre aux Municipales et aux Européennes, le PS n’aura pourtant d’autre choix que de revoir son logiciel. L’immigration massive plombe une société française qui n’a même plus le droit de trier entre ceux qui veulent s’intégrer et ceux qui n’arrivent là que pour profiter de sa dispendieuse générosité. L’exemple de la famille de Léonarda est à ce titre édifiant. Bien que ses enfants soient italiens, le père de cette si médiatique famille a préféré mentir sur ce fait – qui pourtant lui garantissait l’asile chez Berlusconi- pour être sûr de rester dans un pays qui lui procurait de solides revenus d’assistance. Il est urgent de réformer tout ce merdier.

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CHRONIQUES DU RACISME ORDINAIRE 1

juin 18, 2010

La France, nous l’entendons à longueur d’ondes, est un pays raciste où les minorités ethniques sont exploitées, brimées et pour tout dire opprimées. Ce peuple, structurellement rétif aux beautés d’un monde multiculturel chantées par tout ce que l’intelligence compte de bons esprits, doit être rééduqué. L’avant-garde de la conscience humaniste a beau s’y employer avec la dernière des énergies, rien n’y fait : de moins en moins de Français se retrouvent dans le monde merveilleux de Oui-Oui que lui servent soir après soir les chaisières du 20 heures sur TF1. Après avoir vainement tenté de changer LE Peuple, notre élite cosmopolite passe à la vitesse supérieure en tentant de changer DE Peuple. Seulement, l’affaire n’est pas simple et même les symboles sont difficiles à manier.

La France a-t-elle encore une équipe nationale de football ?

Quoi de mieux, pour faire avaler toutes les couleuvres à un peuple, que de lui donner des jeux ? Nos Caligula contemporains avaient cru trouver le Graal avec le football. Las, après les délires venus saluer en 1998, le titre mondial tant attendu, l’avènement d’une « France multiculturelle », le peuple s’est progressivement éloigné d’une équipe qui lui ressemble de moins en moins. L’arme absolue destinée à louer les vertus du brassage de population s’est avérée être un redoutable boomerang.

On a beau nous enfumer en nous expliquant que cette « sélection » est à l’image de la France d’aujourd’hui, on n’achète plus ce gros mensonge, ou alors c’est que Jean-Marie Le Pen est bien en-dessous de la réalité en ce qui concerne les chiffres de l’immigration. En vérité, on a bien du mal à en trouver, de la « diversité », dans cette équipe. Comme un malheur n’arrive jamais seul, depuis que la « main de Dieu » s’est mêlée aux affaires des hommes pour qualifier « la France » aux dépens de ces malheureux Irlandais, la presse ne cesse de s’interroger sur les raisons du désamour des Français avec « les Bleus », façon de dire en creux tout le mal qu’elle pense de l’icône.

"Stratège" à la recherche ... du talent

Si la question est aussi pressante, c’est que le mal est très profond. Est-ce parce que notre pays n’abrite plus que des culs de jatte incapables de ce fait de propulser une balle au fond des filets que nos instances « footballistiques » ont « nationalisé » des « talents » étrangers à tour de bras? Résultat, des garçons que rien ne prédestinait spécialement à jouer sous le maillot tricolore se sont retrouvés Français par la grâce de leur « don» pour le ballon rond. Or l’attachement à l’hexagone ne dépend pas plus d’un maillot que d’une carte d’identité. C’est si vrai que ces bleus passent le plus clair de leur temps à se justifier – quand ce n’est pas à s’excuser – de ne pas faire partie des sélections de leurs pays d’origine. C’est déchirant de voir combien leur âme souffre de cette séparation, mais le cœur a des raisons que le portefeuille ignore.

Il faut dire qu’existe aussi un mouvement inverse, avec les joueurs de seconde zone. Ainsi, 17 des 23 joueurs algériens sont nés en France et donc Français en regard de notre code de la nationalité. Seulement, ils ne sont pas assez bons pour nous, donc retour à l’envoyeur. Notre pays est, ainsi, le seul au monde à avoir deux équipes engagées dans la phase finale qui se déroule en Afrique du Sud. Vous me direz que les Algériens n’entonnent plus la Marseillaise depuis 1962 ; certes mais comme « les bleus » ne la chantent pas non plus, la différence n’est pas si grande.

Ce n’est pas le spectacle désolant auquel se livrent nos prima donna depuis qu’elles sont entrées dans la compétition qui va changer les choses. Les commentateurs ont bien du mal  à nous convaincre que l’ostracisme dont est victime Yoann Gourcuff de la part de ses « camarades » est juste une question de jalousie à l’endroit de sa plastique qui lui permet de se passer des services tarifés des professionnelles du sexe. Ce comportement qui frise le racisme n’est que la cerise sur un gâteau déjà passablement lourd à digérer. En réalité, le « divorce » entre notre pays et son équipe de football est total et ne doit rien à la couleur de ses joueurs. Nous ne pouvons simplement pas nous identifier à une troupe de mercenaires surpayés qui ne portent leur maillot que par pur opportunisme de carrière. Il leur manque toujours un petit supplément d’âme. Ce patriotisme qui fait d’un joueur transalpin, un Italien avant d’être l’employé millionnaire d’un club anglais ou un juge peu amène des mœurs de la sœur de Zidane. Cette fierté nationale qui transforme un Allemand, par nature un pacifiste forcené, en une machine à hacher l’adversaire pour le plaisir d’entendre retentir le Deutschland über alles. Avec nos joueurs : aucun risque, ils ne vont pas s’abaisser à un nationalisme de caniveau pour voir se dresser haut et fier le beau drapeau de notre France entière[1].

Depuis Carthage, nous savons bien que l’argent seul ne suffit pas à assurer la victoire. Il faut une relation charnelle avec la terre que l’on représente pour dépasser ses limites et renverser une situation désespérée. Quand  on a pour unique préoccupation de protéger le chèque que, vainqueur ou vaincu, on est sûr de percevoir, pas besoin de « mouiller le maillot ». Au contraire, il convient de s’économiser pour ne pas risquer de tarir cette manne, par une blessure aussi imbécile que malvenue.

Il en va des recrutements dans le football comme de l’intégration : il faut se concentrer sur ceux qui veulent vraiment faire partie « du collectif » et laisser de côté ceux qui veulent juste profiter du système. Personne ne devrait d’ailleurs être forcé d’abandonner ses chères racines pour vivre au milieu d’affreux pillards colonialistes… en tout cas pas pour tout l’or du mondial.

Les dangers insoupçonnés du saucisson

Surfant sur la vague des apéros géants de Facebook, un groupe de facétieux identitaires s’était mis en tête d’organiser une rencontre festive et conviviale rue Myrha le 18 juin 2010 sur le thème rassembleur et gaulois du « saucisson-pinard ». Aussitôt, la cohorte de la bien-pensance munichoise radiodiffusée a crié à la provocation. Pourquoi ?

Pour celles et ceux qui l’ignorent, la Goutte d’Or, où Zola situa l’action de l’Assommoir, est un quartier emblématique du dix-huitième arrondissement de Paris. C’est, aussi, dans cette partie de la capitale qu’est à l’œuvre, depuis une vingtaine d’année, ce que Renaud Camus appelle le « remplacisme ».  Cette politique, qui consiste à vider des pans entiers du territoire de leurs habitants d’origine, pour leur substituer de nouvelles populations allogènes. Partout ailleurs que dans notre beau pays, on apparenterait cela à du nettoyage ethnique. Ce vilain mot ne s’emploi en français que lorsque des musulmans sont chassés de chez eux par, au choix, des chrétiens ou des juifs. Chez nous, et dans ce sens là, c’est juste du « renouvellement urbain ». La fiction communément admise veut même que cela se passe sans violence et que ces regroupements ethnico-religieux se fassent « en bonne intelligence ». Il n’y a qu’à se rendre dans ces quartiers où même les pompiers ne peuvent plus pénétrer sans déclencher d’intifada, pour avoir de sérieux doutes sur la validité de ces assertions lénifiantes.

Le multiculturalisme en action

Nos beaux esprits voient donc dans cette entreprise viticolo-charcutière, une agression intolérable contre le « vivre ensemble » local qui consiste chaque vendredi  à interdire la circulation dans cette rue afin de la transformer en mosquée à ciel ouvert. C’est vrai que même le calendrier ajoute sa pierre au complot rabelaisien puisque cette année le 18 juin tombe un vendredi, jour de prière en terre d’islam et de match Angleterre-Algérie, au Cap, en Afrique du Sud.

Provocation donc, que cette orgie sur le lieu de culte sauvage, d’une communauté notoirement connue pour sa vision pacifiste du dialogue interreligieux, comme auraient pu en témoigner les moines de Tibéhirine si leurs bourreaux leur en avait laissé l’occasion… Impie alors, cette volonté de partager des victuailles et le « fruit du travail des hommes » au milieu de ceux que le tout-Saint-Germain des Prés aime à se représenter comme des frères, à condition qu’ils restent loin des terrasses du Flore. Il ne s’agit pourtant pas de découper du jambon en plein cœur de la Mosquée de Paris. Personne ne songerait à pareille provocation ! C’est un peu comme si un comité gay et lesbien entreprenait d’organiser une foire à la pelle et à la galoche sur le parvis de Notre Dame de Paris[2]… impensable !

Le racisme dans cette affaire n’est pas là où on bêle qu’il est. Interrogeons-nous sur ce que sous-tendent les indignations du parti du renoncement. Au nom de quel principe serait-il interdit à des musulmans français de manger du saucisson et d’apprécier un bon coup de Côtes du Rhône? Qui catégorise qui, au nom d’a priori inacceptables, dans cette affaire ? Je connais des catholiques qui ne renâclent pas à attaquer une côte de bœuf le Vendredi Saint, même s’ils ne sont pas une majorité. Il m’a souvent été donné de partager mon rôti de porc avec des amis juifs sans qu’ils aient eu, pour autant, à abjurer leur foi. On peut être chrétien et juif sans porter plus d’attention que cela aux dogmes, pourquoi en irait-il autrement des musulmans ? Les interdits alimentaires d’une religion ne « stigmatisent » que ceux qui les respectent. En quoi le cochon est-il discriminatoire dans une république laïque ? On ne peut pas passer son temps à nous expliquer que les musulmans ne sont pas des islamistes radicaux, et s’effrayer de leurs réactions supposées à la vue d’une tranche de saucisson. Un bâton de berger n’est pas une arme de destruction massive et si sa seule vue doit déclencher une émeute c’est qu’il est urgent de s’attaquer à bien d’autres choses qu’à la burka.  Interdire une manifestation de fraternité œcuménique  autour des produits du terroir, sous prétexte que cela heurterait le sentiment religieux des populations qui résident en ces lieux, c’est admettre au grand jour que la colonisation est bien avancée et qu’il est des coins de France où s’appliquent déjà les principes de la Chari’a.

On mesure mieux le dilemme des autorités sur cette question, qui aurait pourtant du être anodine, dans le monde merveilleux de Boboland où ils aiment à nous faire croire que nous vivons. Ils ont donc décidé de l’interdiction du « buffet campagnard » et non de la prière en pleine rue, au prétexte de la préservation de la paix civile. Curieuse conception de la paix que cette légitimation de l’occupation du domaine public par une communauté religieuse. Dieu que la réalité est cruelle ! Les masques tombent et le mirage de la douce harmonie s’envole avec les dernières illusions d’un peuple médusé par tant de mensonges d’Etat sur la réalité de l’islam en France. La vérité l’emporte toujours sur le mensonge … fût-il pieux.


[1] Chant de marche de l’armée d’Afrique composé en 1943 par le capitaine Félix Boyer

[2] Le 14 février 2010 un « kiss in » était organisé en ces lieux à l’appel d’un « collectif » d’étudiants homosexuels

SORTIE DE CRISE

juin 15, 2010

Alors que l’été approche et que la Coupe du Monde, le Tour de France et les marronniers du mois d’août sur la sexualité des Français s’apprêtent à nous faire oublier les difficultés qui nous encerclent, nos économies patinent et les perspectives ne sont guère encourageantes, du moins sous nos latitudes. Si la crise de la dette privée s’est propagée à celle des Etats, le phénomène semble se concentrer surtout sur l’Europe, où elle se conjugue à une croissance structurellement atone pour nous entraîner vers une sévère dépression. Nous allons devoir, dans l’urgence, procéder aux ajustements, sans cesse repoussés, afin de redonner du tonus à notre production et renouer avec une croissance qui repart dans le reste du monde.

Libérer le travail pour retrouver la croissance

Pour retrouver notre dynamisme économique, nous allons devoir réviser complètement notre modèle de société. Dans la « vieille Europe », le travail est une aliénation qu’il convient de rendre supportable par une foule de mécanismes destinés à en faire toujours moins. Avoir inventé le marxisme est un péché que nous n’avons pas fini d’expier. Ce qui, au départ, était conçu comme un filet de sécurité destiné à protéger les plus fragiles est devenu, au fil des ans, une usine à entretenir la précarité. Pourquoi travailler dès lors que l’on gagne presque autant en ne faisant rien … de déclaré ?

Si « rendre sa valeur au travail » apparaît aujourd’hui comme un slogan un peu rouillé c’est qu’il a été galvaudé par une surutilisation politicienne et non par l’application politique, toujours refusée, des principes qu’il sous-tend. Notre Président a dressé un bon constat pour se faire élire ; il a juste omis, comme nombre de ses prédécesseurs, d’y apporter la réponse correspondante. On s’est contenté de demi-mesures qui, pour aller dans le bon sens, n’en sont pas moins insuffisantes au regard des enjeux. L’auto-entrepreneuriat c’est une bonne idée, essentiellement fiscale. Elle a permis, comme les mesures de 1994 pour les emplois familiaux, de fiscaliser une grande partie des activités autrefois non déclarées. « Travailler plus pour gagner plus », c’est un bon slogan qui contient cependant une part trop importante de conditionnel. Ce que les Français attendent c’est de « gagner plus en travaillant plus », ce qui n’est pas exactement la même chose.

Le travailleur vu par ... le Syndicat Général de l'Education Nationale

Jusqu’à présent, ça a même été le contraire. Une bonne part de l’échec de la gauche, avec ses trente-cinq heures, vient du surcroît de travail que cette mesure a imposé. Cette affirmation n’est paradoxale qu’en apparence : faire en trente-cinq heures ce que l’on faisait auparavant en trente-neuf, intensifie le rythme de travail. Comme les salaires ont été gelés pour faire passer cette « conquête sociale », les salariés ont donc eu le sentiment, justifié, de travailler plus pour gagner moins.

Il convient donc de repenser le rapport au travail et de cesser de subventionner les moyens d’en faire le moins possible, pour a contrario revaloriser les possibilités d’en faire plus. Le problème, c’est que notre système de « redistribution » sociale est attaché aux salaires. Il faut donc alléger les charges qui pèsent sur ceux-ci sans creuser les déficits, d’où la nécessité de remettre à plat nos dispositifs sociaux.

Repenser notre modèle social

Notre système de « redistribution » sociale nous menant, grâce à ses déficits abyssaux, tout droit dans le mur dressé sur notre chemin par des marchés financiers aussi « dérégulés qu’apatrides », il est urgent de profiter de l’occasion pour revenir aux fondamentaux.

Il serait utile, dans un premier temps, de redéfinir les conditions dans lesquelles sont accordées ces aides généreuses. Le principe de toute assurance étant d’y avoir contribué avant d’en tirer bénéfice, il conviendrait de cesser de donner des droits de tirage à toute la misère du monde qui vient s’échouer ou que l’on échoue sur nos côtes. Dans le même élan, il faut avoir le courage de mettre un terme au regroupement familial qui fait supporter à la collectivité des dépenses sans commune mesure avec les gains enregistrés comme le démontre excellemment Michèle Tribalat dans son dernier ouvrage[1]. La natalité n’est pas une fin en soi. Si l’on ne parvient pas à faire suffisamment d’enfants pour payer nos retraites, il n’est pas sûr qu’importer de futurs chômeurs soit la solution à ce problème. Surtout si avant de le devenir, ils ont absorbé, pour un résultat nul, toutes les ressources dévolues par la société, à l’éducation d’une jeunesse de moins en moins nationale.

Enfin, la retraite par répartition doit évoluer vers un système incluant une part variable de capitalisation. Le mythe de l’égalité sous-tendu par notre organisation actuelle n’existe que dans l’esprit étriqué des démagogues socialistes. Les pensions versées à un artisan, un professionnel libéral, un OS de chez Renault ou un paysan sont-elles proches de celles d’un professeur, d’un cheminot, d’un électricien ou d’un gazier ? Bien sûr que non et ce sont les cotisations versées par les premiers, presque à fonds perdus à voir ce qu’ils en retirent, qui financent celles généreusement versées aux seconds. Pas étonnant dans ces conditions que rue de Solférino, le PEN (Parti de l’Education Nationale) s’accroche mordicus à cette fiction de la répartition.

Les replâtrages actuels ne sont qu’une mise en bouche, le pire est à venir. Il est grand temps  de prévoir une poire pour la soif. Nous sommes, avec le départ des « baby-boomers », aux portes du désert démographique, préoccupons-nous de réunir les chameaux qui nous mèneront  vers la prochaine oasis. Encore faut-il, pour ce faire, que l’Etat n’obère pas nos possibilités d’épargne à grands coups d’impôts destinées à colmater les brèches dans la coque d’un rafiot qui tient plus du bathyscaphe que de la frégate. « Fluctuat Nec Mergitur », c’est déjà douteux pour le Paris de Delanoë ; alors, appliqué à la France soviétiforme de la Sécurité Sociale…

Une meilleure répartition de la richesse

Nous devons, dans le même temps, repenser le moyen de répartir la richesse nationale. Depuis trente ans, la statistique note invariablement une progression du pouvoir d’achat des Français. Pourtant, dans le même temps il est de plus en plus difficile à la grande masse d’entre eux d’être propriétaires de leur logement, de partir en vacances comme le faisaient leurs parents et ainsi de suite. La richesse augmente puisque l’INSEE l’affirme, mais ce que nos statisticiens ne disent pas c’est qu’elle se concentre. Toujours plus de revenus, répartis entre toujours moins de ménages, telle est la réalité de la France d’aujourd’hui. Contrairement aux théories qui veulent que l’enrichissement des uns, profite à l’ensemble, la mondialisation, en rétrécissant à l’excès le nombre de ses bénéficiaires, paupérise le reste de la nation.

Délocalisation

Depuis vingt ans nous vivons dans le culte du toujours moins cher. C’est parce que la ménagère est supposée préférer acheter ses chaussettes « au meilleur prix » que l’on ferme les usines textiles à tour de bras pour aller se fournir en Chine. Le « made in France » n’est plus un critère de choix. C’est vrai qu’à force de cracher sur le drapeau, il est difficile d’en appeler au patriotisme économique. On oublie au passage que l’ouvrière des filatures du Nord au chômage ne consommera plus comme avant. A force de négliger le fait que ses salariés sont aussi ses consommateurs, le capitalisme s’égare dans les mirages d’un monde qui n’a rien du village global chanté par les sirènes de la mondialisation.

Tout n’est pas pour autant perdu pour tout le monde dans cette affaire. Contrairement à ce que l’on nous a seriné sur tous les tons depuis vingt ans, la mondialisation c’est la crise et non la prospérité, mais elle a son utilité pour certains. C’est en prenant appuis sur elle, et en jouant sur l’immigration illégale pour générer une pression constante à la baisse sur les salaires,  que le patronat a pulvérisé le socle de consommation intérieure sur lequel il était assis. Aveuglés par les alléchantes promesses d’un monde idéal car sans frontières où leurs gains allaient être démultipliés, les « petits patrons » sont tombés dans le panneau tendu par les grosses multinationales qui n’avaient rien à redouter de la concurrence des pays à bas coût de main-d’œuvre, bien au contraire. L’ouverture de nos marchés aux marchandises du tiers-monde s’est faite pour le bénéfice de nos « champions nationaux » de l’export en solvabilisant les marchés émergents, au détriment de nos industries de main-d’œuvre. C’est qu’il faut en acheter, des pantalons chinois, pour payer un A380. Quand on constate les ravages de cette politique imbécile on se demande s’il n’aurait pas été plus rentable de les leur offrir, ces foutus avions. Ces opérations qui visent à substituer aux productions nationales des marchandises importées, produites à bas coût, génèrent une masse considérable de profits. Outre les grandes entreprises exportatrices sus-mentionnées, ceux-ci sont répartis dans très peu de mains : celles des importateurs et des distributeurs. La concentration excessive des richesses que nous dénonçons s’explique par ce petit nombre de bénéficiaires.

Une preuve supplémentaire que nous marchons sur la tête vient de nous être donnée ce week-end par Louis Gallois. Interrogé sur Europe 1, le PDG d’EADS a précisé que l’ambition de son groupe était de délocaliser ses productions à venir en Inde, en Chine et au Brésil. Si ce qui nous sert d’Etat laisse faire le « brave » homme qu’il subventionne à tours de bras avec notre argent, il n’est plus besoin de se préoccuper de l’avenir de nos industries : nous n’en aurons plus !

Depuis les années Mitterrand, les gains de productivité se sont faits au détriment des salariés et au bénéfice des actionnaires. Le pouvoir d’achat de ceux qui n’ont que leurs salaires pour unique source de revenu n’a cessé de se dégrader, notamment – mais pas seulement – en raison de la fin de l’inflation. Il valait mieux avoir un capital foncier ou boursier pour s’en sortir ces dernières années car, dans nos pays, une économie de rente s’est substituée à une économie de production. Si nous voulons avoir un avenir, il faut recommencer à produire. Nous devons garder jalousement nos savoir-faire tout en valorisant le travail de tous les maillons de la chaîne. La demande intérieure doit être soutenue et les entreprises incitées à augmenter les salaires.  Pour y parvenir, il faut relancer la participation, baisser les charges qui pèsent sur le travail tout en en réorientant une partie sur le capital et réorganiser en profondeur les conditions dans lesquelles les aides sociales sont allouées. Nous devons parallèlement nous prémunir contre les distorsions de concurrence dues à de trop fortes disparités sociales en instaurant des droits spécifiques à l’importation. Si nous n’avons pas stupidement exporté notre savoir-faire, il y a peu de chance que nos « amis » émergents cessent, par mesure de rétorsion, de nous acheter les avions, les centrales nucléaires et autres TGV qu’ils ne savent pas fabriquer : « si vis pacem para bellum »[2]

Conclusion

Le premier rôle d’un Etat c’est de protéger ses citoyens, pas d’organiser le développement du commerce de ses lointains voisins. Les Chinois comme les Brésiliens se foutent pas mal de nos déficits tant que nous continuons à leur acheter la camelote que nous sommes désormais incapables de produire chez nous. Ils nous prêtaient même l’argent pour le faire. Comme il semble qu’ils deviennent, maintenant, réticents à cette idée, à en juger par les difficultés que nous traversons, pourquoi hésiterions-nous à taxer leurs produits ? L’inflation galope chez eux, poussant leurs ouvriers à exiger des hausses de salaires. Aidons le prolétariat « émergent » dans son juste combat, en alourdissant un peu plus, par des droits de douane appropriés, leurs coûts de production. Ainsi, l’écart se réduira et qui sait si notre vertueuse politique n’incitera pas, au final, leurs gouvernements, à prendre en considération les conditions de vie exécrables que leur modèle de développement impose à leurs populations ?

L’Europe, que l’on dit distante et peu concrète, y gagnerait, auprès de ses citoyens, en visibilité et en affectivité ce qu’elle perdrait en naïveté aux yeux du reste du monde. On ne respecte que les forts. Etre les seuls à défendre les principes d’un libre échange sur lequel tout le monde s’assoit, ne nous amène guère de considération et ne nous protège de rien du tout, comme la crise grecque le démontre amplement.

Le rêve européen n’est pas mort avec les subprimes. Les grandes crises appellent les grandes résolutions et l’Europe peut même y trouver, enfin, les moyens de son éclosion. Encore faut-il pour ce faire, que ses dirigeants la sortent de l’apathie dans laquelle leur attentisme l’a plongée.


[1] Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, éditions Denoël

[2] « Si tu veux la paix, prépare la guerre »  proverbe romain