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UNE LIBERTE SOUS CONDITION DE RESSOURCES INTELLECTUELLES

mai 9, 2015

nuage-mots Dans le paysage apocalyptique qui nous tient lieu de débat politique, l’apparence l’emporte systématiquement sur la conviction. Dans ces conditions il n’y a rien d’étonnant à ce que des acteurs fatigués nous imposent le spectacle obscène de leurs leçons de morale perpétuelles. Alors que nous entamons l’an 4 du règne de François le petit, nous glissons chaque jour un peu plus de la liberté vers l’oppression, au nom de cette morale que brandissent fièrement les fanatiques de la bien-pensance. Le fait qu’en dehors d’eux, plus personne n’adhère à ces fadaises pour instituteurs à cols roulés ne fait que décupler leurs ardeurs de Savonarole. La grande pieuvre de la pensée unique étend maintenant ses tentacules liberticides des médias, à l’école en passant par nos ordinateurs. Comme tout organisme dont la domination est remise en question, c’est quand elle perd pied que la bête est la plus dangereuse. De la loi sur le renseignement, à la comédie grotesque autour des fichiers fantômes de la ville de Béziers, le moindre événement médiatique donne lieu à une avalanche de moraline où les paradoxes apparents le disputent aux contradictions flagrantes, pour raboter toujours plus les libertés fondamentales que nos Pères nous ont léguées. Le Patriot Act à la française À la suite de l’attaque perpétrée par des salafistes saoudiens contre le World Trade center et le Pentagone, l’Amérique prit une série de mesures destinées à contrer la menace terroriste sur son sol. Ces lois d’exception ont permis aux gouvernements (le pluriel est capital) qui se sont succédés depuis à la tête du pays de prendre de considérables libertés avec Liberté. Comme l’Amérique n’est pas la France, quelques consciences locales se sont élevées pour dénoncer les abus, dans lesquels se sont voluptueusement roulés les services américains spécialisés dans le renseignement. Capture d’écran 2015-05-06 à 07.56.37 sine-liberte-d-expression-charlie-hebdo-599x709Dans notre beau pays épris de paix et de concorde civique, des causes dissemblables viennent de produire un effet sensiblement similaire. L’attaque odieuse contre la « liberté d’expression » des gauchistes qui a eu lieu le 7 janvier 2015, puis le massacre antisémite (nettement moins condamné) qui survint deux jours après, a donné lieu à une innovation législative qui n’a rien à envier aux expérimentations hasardeuses des Américains sur le sujet. Tout comme en Amérique n’importe qui pourra désormais être écouté et enregistré, sous le prétexte commode qu’il pourrait (le conditionnel fait tout à l’affaire) porter atteinte aux intérêts vitaux de la France (lesquels ne sont pas définis avec une précision d’orfèvre, c’est le moins que l’on puisse dire). Les socialistes — qui sont à la Liberté ce que la guillotine est à l’humanisme — protestent de leurs bonnes intentions et entonnent l’air connu du « nous n’en abuserons pas » (c’est ça, fume c’est du Belge !). CartooningForPeace_Copyright-RSFCe dispositif est disproportionné et parfaitement inefficace (en ce qui concerne le terrorisme). Le problème ce n’est pas la collecte des données, mais leur exploitation. Alors que nous ne savons que faire de nos « chances pour la France » qui reviennent en masse du pays des barbus en folie, le couteau entre les dents et la Kalach dans le slip, on nous explique que cette loi indigne va permettre à nos forces de sécurité de nous protéger efficacement. De qui se moque-t-on ? Les Kouachi n’avaient pas cessé d’être écoutés par la faute de dispositions législatives inadaptées, mais bien parce que l’on avait décidé d’affecter ailleurs les moyens humains destinés à exploiter les données recueillies auprès d’eux. On n’attrape pas des terroristes avec des algorithmes informatiques, mais avec des enquêtes de terrain et du bon sens humain. En réalité ce texte va permettre d’écouter les déviants de la pensée et les adversaires politiques, sans craindre de se faire gauler, comme dans le cas Sarkozy. valls-renseignementTout ceux qui, durant un débat parlementaire bien vite expédié (il en va de la sécurité de la Nation, merde !) auront eu le malheur de réfléchir, un minimum, à ce que tout ce barnum sécuritaire pouvait avoir comme implication réelle et pratique, auront été vilipendés comme « traitres à la Patrie » par le toujours très mesuré Manuel Valls. Au final, l’Assemblée a approuvé le bidule par 438 voix de moutons contre celles de 86 braves. Il est amusant de relever, à l’heure où l’on convoque si facilement les « zheures-les-plus-sombres-de-notre-histoire » que, les ancêtres de cette bande de pleutres avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain dans des proportions quasi identiques en Juin 1940 (étonnant, non ?). Loi-sur-le-renseignement-le-conseil-constitutionnel-pose-ses-conditions_article_popin Le fascisme biterrois Pendant que nos députés s’asseyaient avec volupté sur nos libertés fondamentales, la gôôôche de salon s’émouvait à grand bruit, des agissements du « Nazi » que ces demeurés de Biterrois ont eu le mauvais goût de se donner pour Maire en mars 2014. Le jovial Robert MÉNARD vient d’effrayer les chaisières en déclarant que plus de 64 % des enfants scolarisés dans sa ville sont musulmans. Horreur, malheur et mânes du Veld’hiv » réunis, ne voilà – t-y pas le retour tant annoncé attendu du ventre fécond de la bête immonde. L’indignation est générale et tout le monde y va de son commentaire définitif sur : « les fichiers de la honte ». ob_40c9a4_imaginezFaire des fichiers ethniques c’est pas bien… en France. Les Anglais et les Américains qui les pratiquent régulièrement sont, sans doute, des fascistes qui s’ignorent. Mais revenons aux prémices de l’holocauste du 21e siècle qui se prépare dans cette bonne ville de Béziers. Devant l’énormité du crime proféré, à une heure de grande écoute, par l’édile « liberticide », il n’y avait rien de plus urgent que de dépêcher le SRPJ de Montpellier pour perquisitionner séance tenante l’Hôtel de Ville. Je m’étonne que, pour faire bonne mesure, le GIGN n’ait pas aussi été mobilisé. Dans une ville où la Police municipale est en passe d’être armée, c’eût été expédiant (et pas plus ridicule). Comme les limiers n’ont rien trouvé, le Maire a illico été auditionné par la PJ, pour un résultat… similaire. 11150990_10205245212624363_5837299710340118497_nIl faut être con comme un socialiste pour croire qu’il est nécessaire d’établir un fichier pour compter le nombre de petits musulmans dans une classe. L’écrasante majorité des parents musulmans donnant à leurs enfants un prénom islamiquement correct, histoire de bien marquer leur droit à la différence et leur volonté d’assimilation, il suffit de répertorier ces prénoms pour se faire une idée assez précise du nombre d’enfants n’étant pas stigmatisé (oh le vilain mot) par un nom de Saint Catholique Apostolique et Romain, dans le système scolaire public de la ville de Béziers. Au fait : compter n’est pas ficher. Si les pandores ne trouvent pas le fichier « maudit », c’est qu’il n’existe que dans l’esprit des manipulateurs qui veulent convoquer l’esprit du « fichier juif » de la Préfecture de Police de Paris des « années sombres de notre histoire ». Tout est affaire de méthode Nous avons tous compris que le crime ne réside pas tant dans le comptage en lui même que dans son objet. Si quantifier les musulmans est indigne des valeurs de la République, que dire de la méthode de comptage étrangement similaire employée par le « journal » Libération pour déplorer le « manque de diversité » dans les cabinets ministériels du gouvernement de Pépère en juin 2012 et reproduit ci-après ? 11203713_10206686394581290_875079073967970432_n Répertorier de façon très empirique les prénoms et les noms « à consonance chrétienne » au Journal Officiel pour en déduire qu’il n’y a que des « blancos » chez les conseillers de nos princes, c’est bien. Additionner les prénoms musulmans dans les écoles élémentaires c’est mal. D’un simple point de vue d’efficacité statistique, la méthode Libé manque cruellement de rigueur, car nos compatriotes « ultra-marins » (ce qui ne veut pas dire qu’ils préfèrent frénétiquement le bateau, juste qu’ils viennent des iles autres que la Corse), ces braves gens, disais-je, sont le plus souvent nantis de prénoms et autres patronymes qui les différencient très peu des « Gaulois ». C’est ce que l’on appelle l’assimilation… L’air de rien, glissons bien vite à côté de la plaque… 6929204-10593961Dans cette affaire, ce qui choque le progressiste, c’est que le maire de Béziers comptabilise des musulmans supposés. C’est vrai qu’il apparait un peu facile, à certains, de ranger un petit Mohamed au rang des musulmans, alors qu’il se peut que ce charmant bambin puisse avoir de facétieux parents bouddhistes. L’exception est toujours possible, mais relevons ensemble qu’en l’occurrence, elle ne paraît pas statistiquement dirimante. Ce sont pourtant ces mêmes consciences qui se précipitèrent le 11 janvier dernier, pour s’exclamer, comme un seul homme, en s’arrachant les poils du torse que le policier lâchement assassiné devant Charlie hebdo s’appelant Karim, les musulmans étaient, eux aussi, les victimes des frères Kouachi. Deux poids, deux mesures… 11249164_772553382857411_5149225528211265928_nLe crime consiste donc à démontrer ce que la doxa nie farouchement. Il est alors urgent de procéder à la reductio ad hitlerium, histoire d’enterrer le débat légitime. Et il faut bien admettre qu’en l’occurrence, toutes les buses servant le culte du politiquement comme il faut y sont allées franco (si l’on peut dire). Comprenons-les : elles étaient persuadées de tenir LA preuve du fascisme bien blanc (pas vert) et bien de chez nous (pas importé du Proche Orient). Même Pépère, en visite au pays des droits de l’Homme barbu en djellaba et de la femme cloitrée en Burka, y est allé de sa réflexion définitive. On aurait voulu faire passer les intentions réellement liberticides du gouvernement en matière de surveillance des masses pour des lanternes que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Vers un enseignement public ethnique ob_e819a4_10904122-416037458546122-6814427601206Tout le monde s’indigne de ce qui s’apparente de plus en plus à un comptage et de moins en moins à un fichage, sans s’émouvoir de ce que révèle ce chiffre de 64 %. Il met pourtant en lumière un phénomène que Manuel Valls n’hésitait pas à qualifier abusivement, il y a peu, d’apartheid territorial. Le terme est impropre, car l’apartheid implique une contrainte, alors que dans ce cas précis, cette séparation est librement assumée par ceux qui mettent leurs enfants dans les écoles privées. C’est même là que réside toute la question. En effet, de deux choses l’une : soit ce calcul est farfelu (et je gage que l’on ne va pas tarder à nous le faire savoir), soit il est exact et l’on ne comprend pas, dans ces conditions, comment Robert MÉNARD a pu être élu Maire, si les deux tiers des enfants scolarisés sur sa commune sont musulmans. Leurs géniteurs ne passent pas pour être les plus fidèles des électeurs du « Rassemblement  Bleu Marine ». Il doit donc y en avoir d’autres… ailleurs. Ces 64 % s’expliquent par une fracture communautaire. L’école publique pour les musulmans, le privé pour les autres et tout cela est bien plus inquiétant pour le « vivre ensemble » cher à tous ces Tartuffes que le fait de compter ou même de ficher. smileyLa même dynamique est à l’œuvre avec les projets délirants des pédagauchistes du ministère de la rééducation nationale. La réforme du collège engagée par ce gouvernement d’irresponsables contre la droite (c’est habituel) et une bonne partie du corps enseignant (ça, ça l’est beaucoup moins) en est la parfaite illustration. La fabrique à analphabète de renommée mondiale qu’est devenue cette institution apporte ainsi la touche finale à son grand projet de société. Ils ne se cachent même plus. L’objectif des abrutis sorciers qui se sont appropriés ce ministère est de « former des citoyens » (comprendre de parfaits petits gardes rouges). Les soixante-huitards ont gagné : l’école forme l’homme nouveau, en l’arrachant à son déterminisme familial et national. Enfin, ce noble objectif est poursuivi uniquement pour les obscurantistes chrétiens. Les autres, forts de leur droit imprescriptible à la différence qui est aussi une chance pour la France, sont invités à progresser dans l’ouverture au monde que leur procure à la fois leur condition de nouveaux damnés de la terre et celle de fils du Prophète. Le savoir  rend libre tandis que l’ignorance asservit. Nos pédagogues ont, dans ce domaine, un objectif très précis. NlE1ql8gm0wK_N78PTaSJS6n5m0@535x301 Les socialistes sont passés dans leur mode d’exercice du pouvoir et pour notre plus grand malheur, de l’imagination à la folie complète. Après avoir assuré leur emprise sur les esprits, par le biais de la bolchévisation de l’instruction publique, ils ont aujourd’hui étendu leur contrôle sur la société des médias, avant de l’étendre, demain, à l’ensemble de la population à force de manipulations et autres enfumages savamment orchestrés. La loi sur le renseignement — qui est en passe d’être adoptée — donnera au gouvernement socialiste, les moyens qui lui manquent, pour venir traquer les déviants qui osent encore s’opposer à son hégémonie, jusque dans leur intimité (les toilettes c’est du vocabulaire d’autocrate russe). Il investira ainsi Internet, le dernier espace de liberté qui échappe encore à ses griffes avides. Ne nous leurrons pas et cessons de compter sur « l’esprit républicain » qui anime nos fonctionnaires d’autorité, pour échapper à cette fatalité. Ils ne s’opposeront pas à ce grand flicage à venir. Lorsque l’on voit la façon dont la Police parisienne a traité les gens qui se promenaient vêtus de vêtements siglés « Manif Pour Tous », on en déduit que la conscience de nos poulets est plus proche de celle de leurs homologues de la place Tian’anmen que de ceux qui officient à Trafalgar Square. Pouvons-nous compter sur l’opposition, une fois réinstallée au pouvoir, pour revenir sur ces lois de satrape ? Il est plus que raisonnable qu’un doute puisse, à ce sujet, légitimement s’insinuer dans nos esprits… provisoirement libres. big-brother_hollande

UNION NATIONALE ?

janvier 26, 2015

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Depuis la sanglante équipée des terroristes islamistes contre notre beau pays, il n’est plus un journaliste qui ne bêle le mot d’Union Nationale comme un mantra destiné à absoudre sa corporation des conséquences dramatiques de leur aveuglement (euphémisme !) relatif à une immigration de masse extraeuropéenne non maitrisée. Ce bien joli mot — très raccord avec cette étrange notion de guerre sans ennemis que les mêmes moutons énoncent à qui mieux mieux – sonne étonnamment creux. Pour qu’il y ait « Union Nationale » il faudrait d’abord s’entendre sur ce que cela implique, tant en ce qui concerne la définition de l’Union que celle du Nationale. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces deux termes englobent des réalités bien différentes, selon que l’on est au pouvoir ou dans l’opposition. L’Union pour le gouvernement consiste à faire taire toute discussion dans sa majorité éclatée et à tenter de contraindre l’opposition à la boucler pareillement, par « voie de fait » de Presse complaisante, interposée. Quant au fait qu’elle soit « Nationale » cela fait rire la terre entière, tant les socialistes se sont toujours, jusqu’ici, superbement foutu de la Nation, préférant abandonner ce concept à une France qu’ils considéraient comme « moisie », il y a encore quelques jours de cela.

Poudre aux yeux

6a00d8341bfb9a53ef01b7c73acbfc970b-800wiLa première vertu des attentats des 7 et 9 janvier dernier consiste donc, pour le ramassis d’incapables contents d’eux qui nous gouverne catastrophiquement depuis deux ans, à faire croire qu’ils viennent d’arriver aux affaires. Du passé faisons table rase et profitons de l’émotion collective, pour vendre de la verroterie sécuritaire aux indigènes apeurés (et oublieux). Ceux qui ont consciencieusement sapé le travail de la police en lui coupant les crédits et les moyens, qui ont porté la culture de l’excuse au pinacle au point de voter une loi qui prévoit de libérer tous les criminels condamnés à moins de 7 années de prison, sont les mêmes qui prétendent, aujourd’hui, la main sur le cœur, nous protéger avec… des lois.

10801906_10153098249099175_209597118810642676_nL’opposition a beau jeu de se moquer des effets d’annonce du Président Hollande et de son suppléant Valls. Le recrutement de 1 500 policiers (sur 3 ans !) ne résoudra rien puisque les premiers recrutés ne seront opérationnels, au mieux, qu’en 2017. Au rythme où les fous vont se former en Syrie, autant vider la mer avec un seau. Il en va de même sur la « moindre décroissance du nombre de militaires » annoncés par le gominé de l’Élysée. La formule est merveilleuse. On nous annonce que nous sommes en guerre et le grand Strategos à scooter décrète que nous supprimerons 27 000 postes dans les armées au lieu des 34 000 prévus. Cerise pourrie sur le gâteau rance, comme on avait déjà prévu de nous passer de ces braves gens qu’il va nous falloir payer, nous allons rogner sur… le matériel (comprendre l’armement). Ben oui, vous vous attendiez à quoi ? C’est sûr que l’on va se sentir drôlement protégés, si on équipe nos valeureux soldats de lances pierres. Je n’ai rien contre les mythes fondateurs, mais bon, David et Goliath et les soldats de Valmy, face aux fanatiques islamistes, ça ne va pas tenir la route bien longtemps.

Marche et/ou crève

president-des-bisousSecond effet « kiss cool » des attentats : resserrer les rangs de la gauche derrière le Président tout mou. Batterie de sondages de circonstance à l’appui, le pouvoir bombe le torse et tord le cou à la dissidence qui, ces derniers temps, poussait dru dans les verts pâturages socialistes. Passer « en temps de guerre » de 15 à 40 % de satisfaction, ce n’est pas un exploit thatchérien… Cela prouve simplement que les Français rendent grâce à l’autre incapable, de n’avoir, pour une fois, pas été plus ridicule que nécessaire. On peut légitimement douter de l’adhésion du Peuple, même si la presse subventionnée le proclame urbi et orbi, persuadée qu’elle est, d’être encore prise au sérieux.

Sans-titreSi l’on parle en terme de stratégie politique (et même politicienne), le pouvoir qui était aux abois se saisit de l’occasion pour faire taire son opposition interne. Les frondeurs qui étaient pris dans leurs contradictions alimentaires ne pouvaient déjà pas renverser le gouvernement qu’ils vomissaient, de peur de la dissolution qui les aurait mis au chômage. Les voilà maintenant contraints de ne plus rien dire, de peur d’apparaître comme des traitres à la cause. Heureusement que les Grecs ont décidé de se suicider à coup d’extrême gauche, cela permet à Mélanchon, Duflot et Laurent (l’ectoplasme qui dirige ce qui fut le PC) de faire croire qu’ils existent.

guide-de-survie-au-socialismeIl est amusant de voir tous ces résistants en peau de lapin, ces as de la posture progressistes, ces thuriféraires des valeurs de la gauche éternelle se coucher au premier coup de Kalachnikov. Il faut dire que ce sont les mêmes qui nous expliquaient jusqu’au 6 janvier dernier, la chance que toute cette jeunesse, même fanatisée, représentait pour la France. Les mêmes qui refusaient tous les amalgames et toute stigmatisation nous assourdissent par leurs silences. Ils réalisent probablement que leurs électeurs ne les suivent plus sur ces délires de bisounours. L’ennemi intérieur vient de se révéler et tant pis si, au passage, les idiots utiles — qui leur ont ciré les babouches avec tant d’empressement — sont emportés avec l’eau du bain. Dommage qu’il ait fallu 17 morts pour en arriver à cette prise de conscience.

Liberté, Liberté chérie

Alors que la cinquième colonne — que nos gouvernants sont bien en peine de quantifier – nous menace aujourd’hui très directement, comment pouvons-nous y faire face ? Le premier réflexe de toute cette bande de clowns est, bien évidemment, de restreindre les libertés. Selon la — toujours d’actualité à gauche — formule des partisans de la Terreur : « il n’y a pas de libertés pour les ennemis de la Liberté ». Certes, seulement j’ai peur que les socialistes soient dotés, en la matière, du même sens de la mesure que leur modèle indépassable : Antoine Fouquier-Tinville.

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Savoir que l’hidalgo catalan va mettre en œuvre des mesures permettant de lutter contre le djihadisme m’inquiète au plus haut point. Non qu’il ne me semble utile, urgent ou indispensable d’empêcher ces cinglés de nuire. J’ai simplement quelques légitimes inquiétudes à voir cette mission confiée à Manuel Valls. Savoir que celui qui prenait des libertés avec celles de ses concitoyens vêtus d’un Tee Shirt siglé de la « Manif pour Tous », lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, sera demain en charge des mesures à prendre afin « de mieux encadrer l’usage de l’internet » me donne des frissons.
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Je ne suis pas un fan de Dieudonné, tant s’en faut. Je ne ris pas à ses blagues et je ne partage pas sa vision paranoïaque du complot juif mondial. Je trouve cependant pour le moins paradoxal que la première mesure du gouvernement socialiste, après les manifestations du dimanche 11 janvier pour la liberté d’expression, consiste précisément, à mettre au gnouf le sieur Mbala Mabala pour un jeu de mots, certes limite, mais qui relevait justement de sa libre expression. La liberté n’est pas à géométrie variable. Elle n’est pas uniquement valable pour Charlie (et ses 4 millions de nouveaux fans). Nous n’avons pas à l’interdire pour Minute, Dieudonné ou tout autre prédicateur fanatisé : islamiste, protestant, négationniste, papiste, réchauffiste ou même écologiste (oui, grande est ma mansuétude). Je pense au contraire, à l’instar de quelques libéraux, que l’on a même tout à gagner à laisser s’exprimer les imbéciles. Ils se ridiculisent d’eux-mêmes et il est toujours plus utile au « vivre ensemble » de leur porter la contradiction que de les laisser s’exprimer en vase clos.

Apartheid mon cul !

10632867_10152602954758213_130803092743396080_nSeulement, à voir les premières réactions des éminences qui nous gouvernent, on ne peut s’empêcher de se dire que ce n’est pas gagné. La culture de l’excuse est toujours solidement ancrée dans ce qui leur sert de cerveau. Le dernier délire en date de Manuel sur « l’apartheid ethnique et territorial » dont se serait rendue coupable la République est à pleurer ou à vomir, c’est selon. Que veut dire cette expression à la con ? Que les incapables qui se sont succédé au pouvoir depuis trente ans auraient entretenu une ségrégation raciale de fait, sinon de droit ? Mais que faisaient donc pendant ce temps là : SOS Racisme, la LICRA et toutes les autres ligues de vertus droit-de-l’hommistes grassement subventionnées par nos sous ? Visiblement rien ! Il est donc urgent d’intenter un procès en détournement de fonds public à tous les multiples « responsables » (je pouffe) de ces officines de rééducation nationale.

chat-600x399J’ai, toujours dans ce registre culpabilisateur, beaucoup de mal à avaler l’argument de l’abandon des « quartiers sensibles » à leur triste sort. Depuis trente ans nous y avons englouti plus de 350 milliards d’euros en rénovation urbaine, politique de la ville et autres coûteux gadgets à promouvoir le vivre ensemble, sans pour autant prêter la moindre attention à la misère bien réelle, elle aussi, du monde rural. Si certaines villes comptent 80 % de logements sociaux, ce n’est pas tant à cause de l’égoïsme présumé de leurs voisines que de l’appétit des Maires de gauche qui ont tous vu, d’un très bon œil, s’édifier ces constructions de cages à électeurs captifs. Si les « quartiers » sont devenus des « ghettos », c’est aussi parce que leurs habitants se sont accommodés de cet état de fait. Le communautarisme n’est pas né du racisme de la société française, mais bien du refus des nouveaux arrivants de s’assimiler à elle. Pour beaucoup de musulmans, le vivre ensemble a été littéralement transposé en « vivre entre nous ». Les « cités » ne sont pas de « non droit », juste de « non droit » français. Ce rejet de l’assimilation ne concerne pas tous les immigrants, mais principalement quand même, des musulmans.
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Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il n’y a que pour l’Islam que la laïcité est un problème. Brandir cette dernière comme le totem indépassable du « vivre ensemble » (toujours lui) et des valeurs de la République, sans reconnaître dans le même temps, la nécessité d’une prise en compte des résistances particulières de la religion musulmane à ce concept, est une erreur profonde. Nous avons beau faire, tant que nous ne nommerons pas les choses correctement, nous ne parviendrons pas à résoudre les problèmes. L’Islam est une religion qui englobe le spirituel et le temporel dans un tout, ce qui est très éloigné de nos schémas culturels. Le délit de blasphème n’existe plus depuis Voltaire et nous n’entendons pas le rétablir. Pour installer un Islam DE France, il faut commencer par dissocier religion et identité, individus et communauté, ethnicité et nationalité. C’est du reste, en partie ce qui ce passe car, contrairement aux affirmations péremptoires du Manuel, nombreux sont les Français musulmans qui, refusant le communautarisme, tournent le dos aux ghettos pour se fondre dans la masse du Peuple. C’est bien, du reste, ce qui crispe les fondamentalistes et qui arme les intégristes contre la République. Ce mouvement de fond à un nom, celui de la Liberté. À l’instar de l’économie française, les musulmans de France ont besoin d’urgence, d’une bonne cure de Libéralisme.

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On le voit, l’Union Nationale n’est qu’une façade Potemkine. Un artifice destiné à permettre à un pouvoir aux abois de continuer à gesticuler. Le problème révélé par les attaques perpétrées contre notre pays est trop large, pour que ceux qui n’ont jamais voulu voir les conséquences de leur clientélisme angélisme puissent efficacement le résoudre. Nous avons besoin de temps, d’efforts et surtout de constance. En ce sens, et en ce sens seulement, l’Union Nationale peut être utile. Elle doit accoucher d’un consensus permettant à la Nation de se défendre et de se reprendre. Il faut en finir avec les « accommodements raisonnables ». Nous ne devons pas relâcher notre attention et nous laisser distraire par les procès en racisme, intentés par ceux qui rêvent de revanche sur un passé colonial qui n’obsède plus qu’eux. Les Français en ont assez d’être tenus constamment responsables des actions de leurs ancêtres, par des gens qui ne sont même pas foutus d’assumer celles de leurs enfants. Il n’y a pas de « vivre ensemble » qui vaille, il y a juste un « vivre comme nous » qui compte. Tous ceux qui veulent « vivre comme au pays » doivent être fermement invités à y retourner d’urgence.

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ISLAMOFOLIE

janvier 9, 2015

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Après le massacre perpétré, au nom d’Allah, avec une sauvagerie peu commune sous nos latitudes, par au moins deux pauvres buses fanatisées par des prédicateurs de haine islamiste, de nombreuses questions se posent. Par charité chrétienne, je ne m’étendrai pas plus qu’il ne le faut sur la vacuité du discours de notre scootériste de Président. En sept longues minutes d’enfilage de perles et d’enfoncement de portes béantes, l’amant de la rue du Cirque n’a pas réussi une seule fois à qualifier les faits de terrorisme, ni même à mentionner la religion dont se réclamaient les nazislamistes qui ont attaqué Charlie Hebdo. Il a agité ses petites mains potelées devant son pupitre, en brassant, cette fois, un peu moins d’air qu’au-dessus de son bureau vide du 31 décembre (c’est toujours ça). Si nous avons, ce coup ci, échappé aux anaphores, il ne nous a hélas pas épargné sa série de poncifs bien pensants, sur la force de la France ainsi qu’un nombre d’appels ahurissants au Rassemblement ce qui m’a fait penser, l’ombre d’un instant, que Sarkozy avait pris possession du corps du meilleur ami de Jacques Chirac.

Allah Akbar… ou pas

aberrations-islam-lacitCommençons par remettre les choses à l’endroit. Amalgame ou pas, ce n’est pas au nom du Bouddha ou de Saint-Denis (le martyre, pas la ville éponyme parce que là il peut y avoir confusion) que ces fanatiques se sont lancés dans l’épuration de caricaturistes, à grands coups de Kalachnikov. Je comprends parfaitement que les musulmans calmes se sentent choqués par un tel dévoiement de leur religion. Je dis aussi qu’au rythme où ces barbares invoquent leur dieu à tue-tête, chaque fois qu’ils veulent s’en prendre à la vie de ceux qui ne pensent pas comme eux : en commando chez Charlie, derrière le volant d’une camionnette à Dijon ou muni d’un couteau dans un commissariat à Joué les Tour, il y a fort à parier que d’ici peu Allah Akbar finisse un peu par sonner comme Heil Hitler dans l’imaginaire collectif.

648x415_france-integristes-extremistes-juifs-chretiens-musulmans-refus-republiqueIl faudrait aussi arrêter de raconter des conneries au bon Peuple. Ces gens ne sont pas fous. Ils répondent probablement à un endoctrinement, mais ils n’ont aucune excuse, dans la France du 21ème siècle, pour s’être laissé embobiner de la sorte. S’ils en sont à ce point, c’est qu’il ne leur déplait pas d’aller se trapper du « Céfran » comme ils disent, et on doit au moins leur reconnaître qu’ils en ont une notion très étendue, comme en témoigne le sort qu’ils ont réservé au malheureux policier lâchement assassiné alors qu’il ne représentait plus une menace pour eux. À ce propos, cet homme, mort au service de ses concitoyens se prénommait Ahmed. Ils l’ont tué parce qu’il portait l’uniforme de la police de la République française. Mettre en avant sa religion supposée (qu’en savons nous à ce stade ?) pour nous servir le refrain connu du pasdamalgame est une insulte à sa mémoire. Que sous-entend en effet ce type de raisonnement idiot ? Que la réaction logique d’un musulman dans ce genre de situation serait de rester en retrait, voire de faire le coup de feu avec ses frères et que s’il n’a pas cédé à ce « penchant naturel » c’est qu’il était bien assimilé ? Ce policier est mort en tentant de faire ce qu’il pouvait, avec les moyens dont il disposait et l’entrainement qu’il avait suivi. Tout comme son confrère chargé de protéger Charb, il n’a rien pu faire compte tenu de la disproportion des moyens et y a laissé sa vie et une famille éplorée. La religion de ces deux serviteurs de l’ordre ne doit rien à l’affaire : ils sont morts en héros.

Pas en mon nom : mon cul !

640x478_8663_vignette_glez-charlie-hebdo-bd-logo-111102Çà et là, depuis que nous n’ignorons plus rien des méthodes de barbares employés par les islamistes pour que le monde — et surtout leurs contemporains — se plie à l’image qu’ils se font de la planète idéale, nous voyons fleurir de jolis petits panonceaux de bisounours musulmans siglés « Not in my name » ou plus rarement « Pas en mon nom » (le français est moins télégénique). Et les caméras de s’attarder sur de gentilles petites femmes voilées et les gentils barbus qui les encadrent en trimbalant le dit écriteau de concert. Mais si les gars, c’est précisément « in your name » que ces crétins prétendent parler. Etre déguisé en Belphégor et brandir ce stupide panneau ne vous met pas à l’abri des amalgames. Participez à un apéro saucisson vin rouge avec du jambon de dinde si vous y tenez absolument et là, vous pourrez brandir vos petites pancartes. Au contraire, ce n’est pas en tentant d’expliquer le geste des meurtriers par les abus supposés de Charlie Hebdo, le racisme des Français ou l’islamophobie des chrétiens que vous allez arranger les choses. Ces assassins sont des salauds, il faut les traiter et les dénoncer comme tels et cesser d’ergoter sur le sexe des vierges auxquelles ils pensent avoir droit pour leurs « glorieux » faits d’armes.

kIg5wOui, les musulmans de bonne foi doivent se lever. Pas nécessairement pour se justifier, car ils n’ont rien fait de mal, mais pour dénoncer le fait qu’ils sont atterrés par de telles actions, comme tout individu et non en tant que collectif. La religion musulmane doit évoluer en épousant les mœurs du pays d’accueil, pas en tentant de les faire coïncider avec des pratiques venues des pays qu’ils ont fuis. La France est une terre de culture latine, profondément pétrie de traditions judéo-chrétiennes. Énoncer cette affirmation ce n’est pas rejeter l’altérité musulmane, juste la ramener à son statut d’arrivée de fraîche date. Il est plus que temps que nos politiques cessent de jouer les mijaurées humanistes et qu’ils s’attèlent à débarrasser l’Islam de France de ses adeptes obscurantistes. C’est de cette inaction pluridécennale que découlent les amalgames « pas beaux ». Ce tabou – abusivement qualifié de républicain – est édicté au nom même des valeurs que ces grandes consciences ont foulées au pied depuis tant d’années, avec leurs lois mémorielles successives. A cet égard, il est savoureux d’entendre tous ces Savonaroles célébrer de la liberté d’expression au pays des lois Gayssot et Taubira…

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Amalgames

10150568_838276506232269_8678068422900219622_nParlons en, justement, de ces fameux amalgames dont nous devons nous défier. L’islamophobie est le prétexte invoqué par les fanatiques pour justifier tous les délires édictés au nom de l’Islam. Leur « droit » supposé « à la différence » n’est que le prétexte à la perpétuation de dogmes et de rites d’un autre âge à la recherche d’une « pureté originelle » qui, comme tout ce qui est « originel », n’a en réalité jamais existé. L’islamophobie est, bien au contraire, un réflexe naturel de défense d’un corps saint, contre une agression extérieure. Elle marque le rejet de l’islamisme : doctrine obscurantiste qui mène au fanatisme et de là, au terrorisme. L’amalgame qu’il convient de combattre est bien plutôt celui qui vise, au nom des accommodements raisonnables, à assimiler ceux qui se dressent contre une pratique dévoyée de l’Islam : l’islamisme, à des anti musulmans. Autant l’islamophobie est à encourager chez nos concitoyens, surtout musulmans, autant la musulmanophobie est à combattre. L’islam, débarrassé de ses sourates guerrières, n’est pas un danger, c’est une philosophie religieuse qui vaut bien les autres. Il est plus que temps de mettre un terme aux prêches de ces radicaux qui défient la République en voilant leurs femmes de la tête aux pieds, en exigeant des menus spéciaux et qui, par fidélité envers un homme qui vivait au 7e siècle dans le désert Saoudien, se sentent obligés de se trimbaler en djellaba par -10 dans la Haute Vienne.

En frappant des journalistes de gauche progressistes, ces fanatiques ont scié la branche de compréhension révolutionnaire sur laquelle ils prospéraient. Espérons qu’il ne faille pas attendre un nouvel « holocauste journalistique» sur le plateau du Petit Journal pour que la presse alignée, cesse de diaboliser systématiquement ceux qui alertent sur les dangers du fondamentalisme musulman et du communautarisme. Nous devons réinvestir et surveiller les lieux de cultes musulmans et expulser les imams vecteurs de haine et leurs zélotes. Il convient pareillement d’enfermer dans des centres de détentions spécifiques, les endoctrinés qui reviennent de leurs séjours de « formation professionnelle » en Syrie, au Mali, en Libye ou en Irak.

31---Gotlib-Gods-Club-2Certains de ces zélotes sont français, me direz vous et bien intéressons-nous donc à cette question. Beaucoup de jeunes issus de l’immigration maghrébine sont nés sous nos cieux, c’est un fait. Tout comme l’est également celui qui veut que nous nous soyons toujours montrés très tolérants en matière de double nationalité. Puisqu’ils haïssent la France au point de porter les armes contre elle, soyons humanistes : soulageons-les du poids de leur assujettissement à notre pays et rendons-les à ceux qui voulaient les garder. Pour ce qui concerne les intégristes « convertis », il n’est pas concevable (au pays des droits de l’homme) de les maintenir de force dans un univers qu’ils rejettent si violemment. Nous devons mettre à profit les excellentes relations que nous entretenons avec les pétromonarchies du golfe, pour les inciter à les laisser s’installer sous des cieux plus propices à leurs attentes spirituelles. Après tout, les pétro monarques n’ont pas été avares de leurs dollars pour en faire des musulmans selon leurs goûts, alors autant qu’ils en profitent un maximum.

Le retour en force de la Realpolitik

miege-alsace-nouvelle-716x1024Nous constatons aujourd’hui le triste résultat de nos futiles tentatives d’exportation de la démocratie. Nous avons déboulonné de vieux dictateurs laïcs formés par les Soviétiques au profit de fanatiques sunnites financés par les Saoudiens (et autres mécènes de la péninsule arabique). À l’instar des grand-mères face à Mamie Nova, les populations locales ne nous disent pas merci. Leurs souffrances sont bien pires qu’avant et leurs libertés tout aussi chimériques. Elles ont, en prime, la joie : qui de mourir de faim ou de froid, qui d’être persécuté pour ses opinions (vieille habitude) ou pour sa religion (belle innovation). À l’exception provisoire de la Tunisie, toutes nos interventions de ces 20 dernières années ont été des fiascos retentissants. Rendons-nous service, rendons leur service : bâillonnons BHL et foutons la paix au monde arabo-musulman. Tapons-leur dessus quand ils nous menacent, mais cessons de vouloir les éduquer au bonheur de notre démocratie. Ils sont comme les Chinois : ils n’en veulent pas. Le temps du« droit d’ingérence » a vécu, il faut que l’on s’y fasse. Vladimir Poutine a encore un temps d’avance sur nous, n’oublions pas la passion des Russes pour le jeu d’échecs (et les montagnes) et arrêtons de jouer aux Dames (et aux cons) dans le désert.

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Le 7 janvier 2015, nous avons été frappés pour ce que nous sommes : une Nation libre qui ne reconnait aucun Dieu et qui, parce qu’elle a déjà bien du mal à supporter un Président élu, ne peut absolument pas envisager de se voir imposer un maître par la force. Les Français sont un peuple libre et beaucoup des musulmans qui ont choisi de rejoindre la France l’ont fait pour cette raison. Il n’est pas question de laisser des criminels qui détestent notre pays et ses valeurs, les intimider et nous pousser à les rejeter au nom d’une religion dont ils n’ont que le nom en partage.

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ÉCHECS ET CONTRE-FEU

janvier 9, 2014

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Les socialistes sont très forts aux échecs. D’abord parce qu’ils les collectionnent avec une frénésie à nulle autre pareille, ensuite parce qu’ils ne s’avouent jamais vaincus. C’est ainsi qu’à l’occasion de la dernière trêve des confiseurs, nous avons pu voir se manifester ce génie propre au socialisme français : la technique du bouc émissaire. Après les « patrons voyous », les « riches cons », le « complot de la finance internationale » qu’avons-nous vu apparaître, pour masquer la grosse gamelle de François zéro sur la courbe du chômage ? Dieudonné !

Les heures les plus sombres …

au-dessus-c-est-le-soleil-dieudonne-n-aimeBeau bouc en vérité ! Rarement prétexte à maquiller l’incapacité socialiste à gérer l’économie n’aura eu un physique et porté un nom aussi approprié. Il est vrai qu’il s’agit d’un prénom, mais comme « l’antisémite » du nouveau millénaire, l’a pris comme nom de scène depuis ses débuts avec un certain … Élie Sémoun, autant l’utiliser comme tel. Quel est le crime du ci-devant Dieudonné ? Prospérer sur la provocation et en rajouter dans le nauséabond qui se nourrit, comme chacun le sait, au ventre fécond de la bête immonde. Bien, ceci étant posé, analysons le scandale pour ce qu’il est et posons-nous quelques questions que les arbitres de la moralité cathodique subventionnée par nos impôts ne se posent jamais.

4513747Je passe sur la parfaite synchronisation entre la dénonciation de ces crimes odieux (donné) et la rencontre des promesses présidentielles, en matière de chômage, avec le mur des réalités économiques. Tout le monde l’a vu et les rodomontades de Valls n’ont d’autres finalités que de positionner Don Quichotte sur l’orbite, très disputé, de la succession du promoteur de l’Aéroport de Notre Dame des Landes à Matignon. La manœuvre est grotesque et ne fait qu’en rajouter une louche sur ce que nous savons déjà des moeurs du « parti de l’intelligence ». Ce qui est plus amusant en revanche, c’est de voir par où le scandale est arrivé : France Télévision.

fillon-fn-770x1090Cette chaine du « service public » remplit, avec nos impôts, l’indispensable et sacrée mission de traquer le fascisme. C’est à ses journalistes « d’investigation » et leurs caméras cachées que nous devons les révélations multiples sur le « complot nazi » à l’œuvre dans le pays depuis … 1986 et le retour de la droite au pouvoir. Vous remarquerez que la traque, menée par les spécialistes de la « France moisie », s’arrête toujours aux limites de la bienséance et qu’elle ne conduit jamais ses auteurs dans les caves de nos banlieues où les recoins peu reluisants des lieux de prières fondamentalistes. Encore que, dans ce domaine, les trois religions du Livre ne soient pas également traitées, mais, c’est un autre débat. Les journalistes de France 2 ont donc joué leur rôle de délateur d’alerte en diffusant, les propos peu amènes de Dieudonné sur un de leur confrère de France Inter (voir en cela une manœuvre corporatiste est de nature à induire des questions sur votre philosémitisme).

Antisémite et antisioniste

La saillie en question a, en effet, de quoi poser question. Pour une fois, c’est sorti de son contexte qu’elle perd de sa force. A l’entendre, sans ce qui va autours, elle n’a rien de particulièrement plus choquant que l’exigence de la victime de la vindicte de Dieudonné qui demandait, à un autre journaliste, de ne plus inviter ledit « comique » dans ses émissions, au prétexte qu’il lui était odieux. En son temps, le regretté Pierre Desproges avait oser faire rire en prétendant que « tous les médecins sont juifs et que même, tous les Archevêques de Paris le sont ». Il faut croire que la conjoncture économique de l’époque était plus saine que la nôtre, car personne n’intenta, alors, de procès en sorcellerie à l’auteur de la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. Cependant dans le cas présent c’est à la lumière du spectacle que la chose s’apprécie. Là où Desproges saillissait, Dieudonné s’étale. Aux dires de ceux qui les ont vus, ses oeuvres sont essentiellement consacrés à la dénonciation du célèbre complot juif. Même si l’intéressé se défend de tout antisémitisme, en se prétendant antisioniste, force est d’admettre que la théorie du complot cadre plus avec la première tare que la seconde. La nuance entre antisémitisme et antisionisme mérite pourtant d’être explicitée, car, si personne (ou presque) ne se revendique antisémite, l’antisionisme permet de draper son discours dans l’air du temps et ce dernier n’est pas très favorable à Israël.

petain-de-fete-770x1057La différence est de taille, sur le principe, même si les ligues de vertu s’échinent à confondre les deux notions et accréditent ce faisant, a minima, leur myopie dès que l’on touche à la Terre promise. L’antisémitisme est un racisme imbécile (en existe-t-il d’intelligent ?), responsable de massacres (le pluriel est de mise, Hitler n’a rien inventé) d’ampleur peu commune et de l’atrophie politique de l’Allemagne (là par contre Adolf est fautif). L’antisionisme est une attitude d’extrême gauche qui, dans l’esprit embrumé de ceux qui considèrent Staline comme le père des droits de l’Homme, s’apparente à de l’anticolonialisme. Le fait de nier à Israël, le droit de coloniser les territoires qu’elle occupe illégalement (au sens du droit international qui, je vous l’accorde, est une notion aussi récente que sujette à caution) ne fait pas de ceux qui défendent ce point de vue, des exterminateurs de juifs, même si la LICRA prétend le contraire, tout comme l’État hébreu (mais là c’est plus normal). Bref si l’antisémitisme est d’un crétinisme sans fond, l’antisionisme n’est rien d’autre que l’importation d’un conflit étranger qui, bien qu’il se déroule en Terre sainte, ne devrait intéresser personne dans une République laïque comme la nôtre.

3415231693Seulement voilà, notre République n’est plus trop laïque, et par la faute de toute cette bande d’imbéciles heureux, qui, en poussant les feux du communautarisme religieux, ont cru rendre service à une gauche à bout de souffle. Ce faisant ils ont importé un conflit qui, pour nous être totalement étranger, n’en est pas moins un marqueur identitaire pour toute une bande de simples d’esprit, généralement barbus, qui se croient revenus au temps de Saladin. Les Hommes ont des passions complexes. Vouloir les réduire à des explications simples destinées à ne pas aborder les sujets qui fâchent est le plus sûr moyen de les voir vous revenir en pleine poire. Cela s’appelle l’effet boomerang.

La quenelle, voilà l’ennemi

pensee-uniqueJamais cet apport des Aborigènes à la culture mondiale ne s’est aussi bien porté en politique que de nos jours. Il faut dire qu’à force de confondre des notions qui sont différentes, à force de voir des signes avant-coureurs du retour des temps obscurs partout, à force de voir des nazis derrière tout ce qui ne pense pas comme elles, les bonnes âmes de la LICRA suscitent des vocations et donnent corps à la théorie du complot juif, premier stade (là je suis d’accord) de l’antisémitisme. Toutes ces associations dont le but unique est la police de la pensée arrivent très exactement à l’effet inverse de ce qu’elles sont supposées prévenir. Elles attisent le racisme et entretiennent l’antisémitisme avec une constance qui force l’admiration, à défaut de notre respect. Pour autant, elles ne sont pas, contrairement à l’idée que l’on s’en fait, dans la position hasardeuse du bûcheron sciant la branche sur laquelle  repose son séant. Elles savent parfaitement que sans antisémites il n’y a plus de subventions, alors elles se démènent pour en créer.

normal-socialisteCette histoire délirante autour de la désormais fameuse « quenelle » en est la parfaite illustration. Que Dieudonné, à force de fleureter avec la limite et les ennuis qui s’y rapportent, ait fini par verser dans l’antisémitisme forcené, est plus que probable. Pour autant le chapeau est trop grand pour l’homme et un nazi – fut-il à moitié Camerounais – ne fait pas le printemps. En revanche, faire de tous ses adeptes (ou supposés tels) des fachos en puissance, voila qui est beaucoup plus rentable quand on a, justement, intérêt à multiplier les nazis. D’où, cette invraisemblable cabale autour du signe de ralliement des partisans de « Dieudo ». Selon les chercheurs diplômés en traque de la bête immonde, la quenelle n’est rien d’autre qu’un salut nazi « inversé » (sic !). Mettre sa main gauche sur son avant bras droit, lui-même tendu vers le bas, en prononçant rituellement « quenelle dans ton cul », c’est donc prêter allégeance au Führer. Le ridicule de la situation n’échappe qu’aux aveugles (et encore). Peut-on être plus stupide qu’en pourchassant les quenelles à tout va ? Doit-on embastiller tous ceux qui font, de ce geste, ridiculement mis à l’index (si l’on peut dire), celui du rejet d’un système dont ils ne sentent pas faire partie (à tort ou à raison) ? Bien évidemment non et en pourchasser quelques uns pour l’exemple – au hasard dans la Police ou l’Armée, jamais en banlieue– est tout aussi contre productif. Devrons-nous finir par fermer administrativement tous les restaurants qui proposent des quenelles à leurs clients égarés, pour satisfaire aux lubies de la LICRA? À quand un pogrom de Lyonnais et un autodafé sur la sauce Nantua ?

Censure et liberté

524016_637854509563654_1652233813_nDans un pays où les droits ne sont plus garantis à l’Homme qu’en fonction de ce qu’il pense, l’acharnement des censeurs contre un « humoriste » qui fait du factieux son fonds de commerce, depuis près de dix ans (la quenelle ne date pas de décembre 2013), est extrêmement préoccupant. Que les mêmes – dont Christophe Barbier n’est que le prophète – veuillent mettre Internet sous surveillance « à la chinoise » me pose beaucoup plus de problèmes que Dieudonné et ses séides. Notre classe jactante se sent elle à ce point dépossédée de ses prérogatives exclusives : celles de bourrer le crâne du Peuple en lui racontant de belles histoires politiquement correctes, qu’il lui faille singer les méthodes des démocraties « populaires » ? Un foisonnement de liberté émane des nouvelles technologies et internet, faisant irruption dans leur « consensus mou », vient soudainement menacer leurs lucratives prébendes. Au lieu de s’adapter, de réfléchir et de se mettre à informer travailler, nos arbitres des élégances réagissent comme le premier artisan taxi venu : toute concurrence est par essence déloyale et,  comme telle, doit être interdite !

pensee-unique-723x1024Nous vivons dans une société qui nous donne l’illusion de la liberté. En vérité les lois, les juges, l’administration en général, ne sont plus là que pour contraindre afin de conserver les positions acquises et non pour encourager ou réformer afin de nous adapter à un monde qui change. Interdire les spectacles d’un histrion ne fera que crédibiliser ses délires aux yeux de ses admirateurs. Fermer des sites internet, poursuivre leurs auteurs, interdire des spectacles, tout cela fleure bon le régime autoritaire. Toute cette agitation n’a plus grand-chose à voir avec le mythe, survendu, de la patrie des libertés. La Liberté ne se divise pas, elle ne se limite pas non plus. Elle est entière où elle n’est pas. Monsieur Cohen a toute liberté de combattre Dieudonné sur le registre de l’humour ou dans la dénonciation d’idées qui lui semblent « nauséabondes ». Il a le droit et même le devoir de débattre, en aucun cas celui d’interdire ou de censurer et il en va de même de tous les paresseux nantis d’une carte de presse. Interdire revient à mettre, commodément, la poussière sous le tapis, pas à nettoyer la pièce.

 

Le crime de lèse-majesté n’existe plus depuis que la Révolution a joint l’acte au principe en en supprimant la cause le 21 janvier 1793. La liberté appartient depuis au Peuple et non à ses représentants et encore moins à ceux qui causent dans le poste. Légiférer sur les quenelles ou sur ce que doit être l’humour est aussi utile à la concorde civile que les emplois aidés le sont à l’inversion de la courbe du chômage. Cela peut faire illusion un temps, mais le retour de bâton est inévitable et violent. Il est urgent d’arrêter tous les Beria  qui sommeillent dans nos Assemblées parlementaires. Leur inutilité ne doit pas être le prétexte à de hasardeuses justifications d’existence. Interdire revient à multiplier. Pas la peine de nous bassiner avec les conséquences funestes de la prohibition de l’alcool dans l’Amérique des années 20, si c’est pour nous vanter ses mérites en matière de liberté d’expression.  Je ne souhaite pas que mon pays devienne, par la faute d’apprentis sorciers subventionnés par mes impôts, la nouvelle patrie de l’antisémitisme, fût-il islamique.

 

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SOCIALISME ET LIBERTE

février 17, 2013

Socialisme et liberté

En parler toujours, n’y penser jamais. Voilà comment se résument les rapports ambigus que les socialistes français entretiennent avec la Liberté. Il n’est pas un événement, un débat, une controverse où les héritiers de Jaurès ne convoquent les mannes des héros de LEUR Révolution. Et les mêmes de se rouler allègrement dans les Droits de l’Homme avec la même énergie que le chien dans la charogne (pour la plus grande joie de ses maîtres). En réalité, pour ces mauvais génies de la Bastille, la seule liberté qui vaille est la leur. Celle d’autrui est dangereuse, car susceptible de mener à la remise en cause des dogmes auxquels, ces esprits simples adhèrent sans les discuter, depuis les bancs de Science Po (a minima). La Liberté politique et son corolaire : la Liberté d’entreprendre sont, dès lors, systématiquement pourchassées par des collectivistes de la pire espèce, drapés dans les oripeaux de la modernité.

Sans liberté d’entreprendre, il n’est point de croissance flatteuse

Bisounours-2Nous n’insisterons jamais assez sur la duplicité d’un Président qui se fait élire sur un programme économique autistique consistant à prétendre que la France est une île. À ce compte-là, comment s’étonner qu’il se croie autorisé à pratiquer toutes les expérimentations, même les plus hasardeuses, sans se sentir comptable d’aucune des conséquences pratiques qui en découlent. Une telle conception du monde contemporain ne se trouve plus guère partagée que par famille Kim en Corée du Nord. Il ressort de ce credo, une impression de cafouillage qui se traduit par une multitude d’entraves et de rapines à destination des plus entreprenants et qui ne sert qu’à faire croire aux imbéciles qui le veulent bien que son gouvernement pèse sur le cours des choses. Vous êtes pauvres et vous en souffrez, mais rassurez vous braves gens, loin de vous permettre de vous en sortir nous, gouvernement socialiste d’une France citoyenne et participative, nous allons faire en sorte que votre voisin soit autant dans la panade que vous. Avant de crier à la caricature et au crime de Lèse normalité, les thuriféraires du Président normal devraient se rappeler que François XVI a fait quatre enfants à la reine de la bravitude…

Il ressort de ce cloaque « bougiste », une cacophonie permanente qui a pour conséquence la paralysie de l’activité économique. Plus le message gouvernemental est brouillon, moins les entrepreneurs entreprennent. Même à l’ENA on doit être capable de comprendre que l’on reporte ses investissements lorsque l’on ne sait pas jusqu’où l’État va, au final, vous essorer à la fin de l’année. Avec la rapacité du Fisc, mieux vaut avoir de l’argent disponible. Ce qui est valable pour les chefs d’entreprises l’est d’ailleurs tout autant pour les particuliers. A ce titre, il ne sert à rien de plastronner en se gargarisant d’un taux d’épargne des ménages s’élevant à 16 % en France. Ce taux, ahurissant pour un pays comme le nôtre, est plus révélateur des angoisses face à l’avenir que de l’espérance en des lendemains qui chantent. Il en dit plus long sur la confiance qu’inspire le gouvernement que tous les sondages.

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À force de considérer le créateur d’entreprise comme un loup qui cherche à s’enrichir sur le dos de son prochain, à force de croire que le travail qu’il propose est une aliénation qu’il convient de combattre en encourageant les salariés à en faire le moins possible, à force de spolier l’investisseur de la juste rémunération de son risque, on finit par ne plus vivre qu’avec des assistés et des attristés. Faire que chaque Français dépende de l’État à des degrés divers est le plus sûr moyen qu’a trouvé l’élite administrative de ce pays pour assurer sa domination. Voilà pourquoi, seuls contre le reste du monde et toutes les évidences, nous persistons à croire que nous sommes une alternative au capitalisme. Tant que l’on trouvera normal que 90 % des journalistes se déclarent de gauche, tant qu’Alain Madelin servira d’homonyme à Méphistophélès, tant que le libéralisme sera considéré comme une malédiction et non comme une libération, nous continuerons à nous enfoncer dans la crise en nous vidant de nos forces vives.

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Pas de Liberté pour les ennemis de la Liberté

pensee-unique-723x1024Appliquant ce principe qui fit la gloire des Montagnards, nos penseurs socialistes organisent la marche forcée vers le progrès, en multipliant les lois liberticides. La seule liberté que chérissent les socialistes c’est celle de dire leur vérité. Toute opinion contraire est scandaleuse et se doit d’être combattue comme telle. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les princes qui nous gouvernent refusent le débat puisque pour eux le verbe négocier signifie céder aux exigences de leur adversaire (cf. la vulgate syndicale). Ils sont le Bien et disent le Droit, il est donc criminel de ne pas être d’accord avec eux. C’est ainsi que ces trente dernières années, nous avons vu fleurir les lois visant à réprimer les pensées déviantes. Sous couvert de lutter contre le si commode « ventre fécond de la bête immonde », la rue de Solférino et ses multiples officines ont établi une solide police de la pensée qui n’a pas grand-chose à envier à celles mises en place par les deux grands totalitarismes de la première moitié du vingtième siècle. Le principe de dénonciation et d’exposition des pénitents est exactement le même. Nous sommes, certes, préservés jusqu’ici des conséquences physiques d’une dissidence avec le prêt-à-penser. Pourtant, à entendre les plus extrémistes des tenants du politiquement correct, cet avantage est des plus provisoire.

 

Les socialistes et les contrôles au faciès

Les socialistes et les contrôles au faciès

Le mensonge d’État autour des chiffres de la délinquance est symptomatique de cette méfiance atavique des élites françaises envers la liberté de penser. Si l’on se penche sur la question avec un minimum de sérieux, on s’aperçoit vite que le phénomène ne fait que croître et embellir et que la violence qui l’accompagne ne cadre absolument pas avec l’excuse de pauvreté qui tient lieu d’explication à tout. Non, le dénuement ne pousse pas systématiquement au crime. Le pauvre n’est pas nécessairement plus violent que le riche. Le déterminisme social n’a pas plus de sens que le déterminisme racial. Ce qui fait sens, en revanche, c’est plutôt le déterminisme tribal. Lorsque l’on s’intéresse à la répartition spatiale de la délinquance, on s’aperçoit que les zones en forte progression sont celles où la population est la plus hétérogène. L’homogénéité est, au contraire, un facteur de stabilité et de sécurité. C’est vrai dans les écoles comme dans la rue. Il est urgent de se taire et de n’en point faire état aux petits blancs qui ont vite fait de tirer de ces faits bruts (si l’on peut dire) des conclusions hâtives (c’est bien connu).

C’est pour avoir exprimé, très partiellement, cette vérité par le prisme de la population carcérale qu’Éric Zemmour a été cloué au pilori, que ses chroniques matinales sur RTL on été amputées des deux tiers et qu’il a été relégué en toute fin de soirée à la télévision, comme un vulgaire porno soft. La même exécution médiatique a été réservée à la démographe Michelle Triballa pour avoir osé quantifier le remplacisme auquel se livre avec volupté notre élite tiermondiste. C’est toujours ce même phénomène qui vaut à Xavier Raufer, grand criminologue, un quasi-anonymat, lui qui a commis le péché de comparer les mœurs respectives des habitants de la Creuse et de la Seine-Saint-Denis, en matière de saccage de biens publics ou privés. Ne doutons pas que le même sort soit réservé à Laurent Obertone qui, bien que journaliste (comme quoi toutes les règles ont leur exception) ne va pas manquer de déchainer les pères la vertu avec son livre La France orange mécanique, tant il y démontre avec talent, à quel point de violence gratuite nous en sommes parvenus. La France de Normalito, plus dangereuse que celle de Napoléon III, voilà qui n’a pas fini de faire causer le républicain.

Timeo Danaos et dona ferentes[1]

297246_10151102013991977_162161107_nLa réalité que nos élites ont toujours feint d’ignorer est en passe de surgir violemment dans leur existence. Déjà au niveau économique, nos gouvernants ne peuvent plus se réfugier dans l’emprunt, pour différer les réformes d’ajustement que notre niveau réel de production nous impose. Il ne reste que des fonctionnaires ou des syndicalistes (pléonasme) pour croire que le modèle français en soit encore un. La Cour des comptes –  qui ne passe pourtant pas pour une pépinière de libéraux – n’a de cesse d’alerter le pouvoir sur la nécessité de couper dans les dépenses pour « tenir les objectifs ». Soyons francs, en la matière, le pluriel ne s’impose pas, tant la seule option est de ne pas décrocher de l’Allemagne. Il n’y a pas de miracle économique français. Si nous continuons à distribuer des prébendes à une quantité toujours plus importante de parasites, avec pour seule finalité celle de se maintenir au pouvoir, les mêmes causes, à Paris, produiront les mêmes effets qu’à Athènes. Hollande, n’a rien à envier à Papandréou. L’un et l’autre sont les héritiers de leur Tonton. Ils se comportent à l’identique. La grande faute repose sur l’opposition. C’est elle qui a tourné le dos à la Liberté en perpétuant ce système, lorsque les électeurs, lassés, l’ont porté par trois fois[2] aux responsabilités sur un programme ouvertement réformateur. La responsabilité du premier Maire de Paris depuis la Commune est de ce point de vue immense. Il a ouvert la voie à tous les renoncements. Lui même et ses successeurs, en trahissant leur camp pour plaire à des élites médiatiques mises en place par leurs adversaires, ils ont décidés de mettre leurs concitoyens sur la paille. Les plats de lentilles ne rassasient que très provisoirement ceux qui, pour succomber à leurs fumets, bradent leurs convictions. « Chirac : une colonne ; pas de celles qui soutiennent le temple, non ; une colonne Morris : de l’affichage sur du creux ».[3]  Pas étonnant que l’actuel locataire de l’Elysée le vénère tant.

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La liberté de penser, voilà l’ennemi

identite_nationale_francaise_rayer600L’excuse bateau de la crise ne passe plus. Cette explication que l’on nous sert pour justifier le fatalisme, la passivité et le manque d’imagination avec lesquels nos élites prétendent nous gouverner, ne convainc même plus un lycéen (pourvu qu’il sache lire). Il en va de même en matière d’identité nationale. En ce qui concerne les drames nés d’une politique d’immigration massive dissimulée, plus le mensonge d’État devient patent, plus il devient urgent de traquer le déviant. À la palanquée de journalistes militants vient s’ajouter le troupeau des associations sans adhérents, mais néanmoins pourvues de grasses subventions. Ces petits gardes rouges, gavés d’argent public, sont les vrais nervis du régime. C’est par eux que passent les procès staliniens fait à ceux qui bravent la pensée unique. Par ces temps de disette budgétaire, au lieu de s’émouvoir mollement des salaires des footballeurs ou plus bruyamment de l’exil fiscal du plus Russe de nos acteurs, il est curieux qu’un gouvernement impécunieux ne taille pas dans ces si généreuses subventions.

marianne_A4nb_500dpiSoyons fou ! Imaginons l’espace d’un instant, une France sans HALDE, sans SOS Racisme, sans CRIF, sans Ligue des Droits de l’Homme, sans Kommandantur auprès de laquelle dénoncer, à sens unique, son prochain. Deviendrions nous pour autant un pays à la dérive, fleuretant avec la dictature, si les lois Gayssot, Taubira et autres crétineries mémorielles étaient abolies ? Les Français sont-ils à ce point stupides qu’ils ne puissent tenir des débats sereins sur leur passé, sans que l’État ne vienne leur dire ce qu’il convient de penser ? Nous assistons au travers de la multiplication de ces entraves institutionnelles à la liberté de conscience, à l’agonie d’un système. Le bateau prend l’eau de toute part et l’équipage peine à le maintenir à flot, pendant que sur le pont des premières, l’orchestre joue sa partition comme si de rien n’était. La bête est à terre et ses derniers soubresauts sont d’autant plus féroces qu’elle se sait condamnée.

 

Les soixante-huitards fatigués qui nous tiennent lieu de professeurs de morale sont en train de tirer leur révérence. De leur révolution de pacotille ils ne nous laissent que les pots cassés. De leur paresse intellectuelle ne subsiste, hélas, que des interdits. Ne nous trompons pas ! C’est parce que ces résistants en peau de lapin sont incapables de défendre leurs convictions qu’ils ont multiplié les fatwas législatives. Le barnum s’écroule, à nous de savoir reconstruire une organisation cohérente où l’Etat est au service du peuple souverain et non l’inverse. Nous devons accoucher d’un mode de gouvernement fondé sur la Liberté de penser et d’entreprendre, où la confiance dans l’individu soit la règle et la méfiance l’exception. Ce monde est à construire et il nous appartient d’y prendre toute notre part. La Liberté ! Face au fanatisme et au dogmatisme de leur temps, des esprits éclairés l’ont inventée en France et pratiquée aux États-Unis[4]. Alors que ces périls nous menacent de nouveau, saurons-nous être assez fort pour réclamer leur héritage et nous affranchir, ce faisant, des carcans que notre aristocratie n’a jamais cessé de faire peser sur nos épaules  en 1788 comme en 2013 ?

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[1] Je crains les grecs même ceux qui apportent des cadeaux, phrase mise dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l’Enéide.

[2] 1986, 1993 et 2007. 2002 n’a été que la continuation du socialisme par le biais du radicalisme corrézien. A cette époque, Jacques Chirac n’avait pas prévu, comme en 1986, de renverser la table … bien au contraire.

[3] Claude Michel Cluny : Rêver avec Virgile

[4] Loin de moi l’idée de minimiser le rôle fondamental de l’Angleterre dans la marche vers la Liberté mais l’image est plus parlante si l’on considère que les Etats Unis d’Amérique ont mis en pratique beaucoup plus vite le concept de citoyen que les Anglais, chez qui le processus a été plus long.