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JUSTICE SAUVAGE

décembre 30, 2016

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Dans le règne sans fin de Pépère premier, nous sommes tombés de Charybde en Scylla. Avec application, François Hollande aura mis un point d’honneur à passer, en toute circonstance pour le plus parfait des abrutis. La décision qu’il vient de rendre dans l’affaire Jacqueline Sauvage, alors que le monde se remettait à peine de la mort de Georges Michael, en est la plus parfaite démonstration. Pour comprendre la portée de cette « grâce totale » présidentielle, il convient de s’arrêter sur quelques principes qui sont, hélas, absents des séances de propagandes dispensées par l’Éducation nationale sous le terme galvaudé « d’éducation civique ». Dans un État de droit, le monopole de la violence légitime appartient précisément à l’État, à lui, et à personne d’autre. Toutes les questions soulevées par la classe bêlante, à l’occasion des procès de Madame Sauvage tournent autour de cette notion fondamentale. Sous prétexte qu’elle subissait depuis des dizaines d’années, la violence de son mari, Jacqueline Sauvage avait elle le droit de le tuer ? François Hollande vient de répondre oui et cette réponse soulève bien des questions.

Un meurtre reste un meurtre

2048x1536-fit_grace-partielle-accordee-dimanche-francois-hollande-jacqueline-sauvage-condamnee-dix-ans-prison-meurtre-mari-violent-suscite-nombreuses-reactions-poliRésumons les faits. Lassée de subir les violences de son époux, un beau jour Jacqueline Sauvage se saisit de l’arme de chasse de ce dernier et lui tire trois balles dans le dos. Ce faisant, la « brave dame » se rend coupable de meurtre avec préméditation. En d’autres termes, plutôt que de saisir les autorités, elle a préféré se saisir d’une arme pour se faire justice elle-même et c’est LA raison pour laquelle la Justice l’a condamnée et maintenue en détention, en dépit des cris d’orfraie de tout ce que le monde politico-médiatique compte de consciences galactiques. En l’absolvant, François Hollande vient de mettre à bas le monopole d’État de la violence légitime, rien de moins.

Des Femen réclament la libération de Jacqueline Sauvage devant la prison de SaranÉvacuons tout de suite, la requalification des faits à laquelle se livre nos grandes âmes. Non, Jacqueline Sauvage n’était pas en état de légitime défense. Pour invoquer cette circonstance atténuante, il n’aurait pas fallu monter une arme de chasse pour tirer ensuite, à trois reprises, dans le dos d’un individu fût-il abject. Notons au passage qu’une telle arme ne comportant que deux coups, il faut vider les cartouches et recharger pour en tirer un troisième. Nous sommes donc plus près de l’acharnement prémédité que de la légitime défense. On nous explique ensuite que, victime de violences conjugales répétées, elle n’avait pas la force de demander l’aide de la Justice. Elle a tout de même trouvé celle de prendre une arme à feu, elle avait donc un peu de caractère… Compte tenu de ces circonstances, la peine qui lui a été infligée n’était ni disproportionnée ni injuste, cette dernière notion ne figurant du reste pas dans le code pénal. Comme dans le jeu bien connu des dominos, gracier la condamnée entraine tout un tas de réactions en chaine que le pouvoir socialiste agonisant et les idiots utiles qui ont appelé à cette décision sont bien loin de mesurer.

La jurisprudence Sauvage

presse_ne_pas_avaler_press_don_t_swallow-800pxEn vérité, les « avocats » de Jacqueline Sauvage (je parle des professionnels de l’indignation, pas des professionnels du droit, eux n’ont fait que leur métier) ont obtenu ce qu’ils voulaient : faire de ce meurtre ordinaire, le symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes. Si le combat est légitime, l’icône est catastrophique et se retournera tôt ou tard contre la cause. Pour que ce cas ait servi à quelque chose, il aurait fallu plusieurs facteurs cumulatifs :

  • Que Mme Sauvage ait, en vain, tenté d’alerter la justice sur sa condition de femme battue,
  • Que son mari ait, une nouvelle fois, levé la main sur elle, en mettant sa vie en danger,
  • Qu’elle lui ait, de ce fait, ôté la vie en défendant la sienne.

Un meurtre avec prémédication, érigé au rang de symbole, ne sert qu’à justifier la violence privée, ce qui peut très bien se plaider, mais pas sous les oripeaux de l’État de droit.

hollande_cheveux_coiffeur_salaireIl va maintenant être bien compliqué d’expliquer au père d’une fille violée et assassinée (épinglé au « mur des cons » d’un syndicat de « magistrats ») qu’il n’a pas le droit d’émasculer le tortionnaire de son enfant, lorsque celui-ci aura « purgé sa peine ». Il ne va pas être plus simple de faire un meurtrier, d’un bijoutier ayant abattu un de ses braqueurs. Dans la même veine, il va être intéressant de voir les contorsions des ministres de l’Intérieur successifs, pour justifier le fait que la légitime défense n’est jamais un a priori, lors de l’utilisation de l’arme de service d’un policier, même lorsque « des sauvageons » tentent de l’immoler. Enfin, par pure charité chrétienne, je ne m’appesantirai pas trop sur le fait que les contempteurs du droit à se débarrasser par balle d’un mari violent soient les mêmes qui nous abrutissent depuis des années sur le scandale que constitue la peine de mort …

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De la politique de caniveau

3685430Sachant tout cela, pourquoi François Hollande — qui est idiot, mais pas ignorant — a-t-il pris le risque d’ouvrir, à ce point, la boite de pandore ? Au vue de ses multiples hésitations sur le même sujet, le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’est pas une décision impulsive. Un coup je rejette la grâce, un autre je l’accorde partiellement et à la fin : je gracie totalement. Le Roi dit nous voulons ! Une analyse rapide tendrait à conclure que, ne se représentant pas et n’ayant donc que faire des institutions qu’il avait pourtant juré de servir, pépère s’assoit dessus pour se faire de la popularité à bon compte. Mais à quoi cette popularité pourrait-elle bien lui servir, puisqu’il n’y retourne pas ?

francois_hollande_sipa9_0En vérité, depuis qu’il a renoncé à prendre une branlée aux primaires – qu’il n’a pas su éviter – le Hill Billie du Faubourg Saint-Honoré organise en sous-main un intéressant bruit de fond qui consiste à instiller le doute sur le caractère irréversible de ce choix. Venant d’un homme qui n’a jamais été fichu de prendre une décision et de s’y tenir, cela n’a rien de très surprenant. Depuis la publication des chiffres du chômage qui — sans baisser — se contentent de ne plus monter, les quelques rares soutiens du polygame « n’excluent rien » et surtout ne soutiennent personne dans la pantalonnade destinée à désigner le candidat socialiste.

ob_001768_commandementsLa stratégie est limpide. Si, ce qui est probable, personne (ou presque) ne vote et qu’aucun impétrant ne sort nettement du chapeau fin janvier, le Président périmé se sentira légitime pour « céder à l’amicale pression de ses amis » et faire don de son corps d’albâtre, à la France pour un nouveau mandat de 5 longues années. C’est dans cet objectif qu’il faut analyser cette grâce ahurissante. Le plus fascinant là dedans, c’est qu’il a raison. Il n’est qu’à lire le flot de conneries qui se déverse depuis sa décision de majesté, pour s’apercevoir que plus personne ne s’en remet à la raison. De droite comme de gauche, celles et ceux qui ont à cœur la défense des femmes (ou dont le silence pourrait laisser à croire que cette cause leur importe peu) bêlent à l’unisson, pour louer la clairvoyance du calculateur.

 

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Mettre à bas des siècles de construction du droit, pour pouvoir se présenter à une élection en dit très long sur les motivations du personnage. Car, soyons réalistes, même s’il est candidat, Hollande a de fortes chances de perdre. Ceci étant, s’il ne l’est pas, il a toutes les chances de ne pas gagner. Qui ne tente rien n’a rien  et la place est bonne ! Après nous avoir inondé de moraline et seriné ses « moi Président » le génie de Tulle se livre à une manœuvre — très mitterrandienne au demeurant — pour tenter sa chance, envers et contre tout et tous. Peu importe les dégâts collatéraux, seul le résultat compte. Les intérêts à l’œuvre doivent être très puissants, pour s’en remettre à pareil gambit. Faut-il qu’il n’ait pas envie que l’on découvre la réalité de son règne, pour tenter de se maintenir sur son trône à pareil prix. Nous sommes au moins sûrs d’une chose, c’est que Pépère est en bonne santé. Il sait qu’il ne pourra pas attendrir son successeur, comme Mitterrand a su si bien le faire avec Chirac, pour éviter d’avoir à rendre des comptes. Il faut donc qu’il tente sa chance… ne soyons pas dupes !

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UN CHOMAGE TRES … REPUBLICAIN

juin 8, 2015


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Jack Lang ayant un jour déclaré que le Parti Socialiste était celui de l’intelligence, il est donc logique de penser que lorsque ce dernier est au pouvoir, notre pays le devient de facto. C’est du reste comme cela qu’il faut prendre l’étrange décision des dirigeants de Facebook d’implanter, à Paris, leur laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle. Il est vrai qu’en matière d’artifice, avec les socialistes, nous sommes en avance de plusieurs siècles sur les autres nations. Des courbes du chômage qui n’en finissent plus de s’inverser négativement, en passant par toutes les usines à gaz fiscales destinées à rééduquer les déviants à inciter les citoyens à œuvrer pour la planète, nous ne manquons pas de solutions fictives à proposer aux grands défis de notre époque. Le tout en respectant les grands principes républicains qui sont, on l’aura compris, le credo de nos temps obscurs. Du reste, quel plus bel exemple d’intelligence artificielle que celui de notre Président bien mal aimé, lui qui n’a pas son pareil pour, toujours, nous dénicher LA connerie à ne pas faire.

La République nous ®appelle

ob_fb03a2_umprepublicainsDernière stupidité en date : contester puérilement le nom dont vient de se doter l’UMP. Comble de l’horreur pour un socialiste « normal », la République — qu’il invoque totémiquement du soir au matin, pour nous fourguer tout et son contraire — est préemptée par le camp d’en face. Marine Le Pen eût-elle décidé de découper son père en rondelles en adoptant cette dénomination (un peu neuneu, il faut bien l’avouer) que les PS n’auraient pas été plus indignés. Comment ce facho de Sarkozy a-t-il bien pu oser faire main basse sur les oripeaux dont se drape la socialie dès qu’il s’agit de diffuser sa moraline délétère ? Et la médiacratie, en service commandé, d’embrayer derrière le PS pour dénoncer le « scandale ».

En admettant que plus grand monde ne se souvienne de l’UNR et de l’UDR, les temps du RPR ne sont pas si lointains qu’il faille pousser des cris d’orfraie à la seule perspective de voir des gens de droite se référer à la République, fut-elle la cinquième du nom. Ils n’allaient tout de même pas s’appeler « Les Monarchistes » pour se conformer aux clichés véhiculés par des socialistes qui eux, c’est bien connu, « ne sont animés que des meilleures intentions ». En tout cas, une chose est sure, ils ne risquaient pas de se dénommer « Les Libéraux », tant la Liberté leur est un concept, à peu près aussi étranger que le courage et la constance.

La course à l’ouverture d’esprit

christianophobie-miegeSi Marthe Richard n’avait pas rendu l’exercice théorique, l’averse de bons sentiments qui attendait les militants Républicains, lors de leur congrès fondateur le 30 mai dernier, aurait pu provoquer la réaction suivante : « La tolérance, Monsieur, il y a des maisons pour cela ! » Rien ne nous aura été épargné dans le style « vivons heureux au pays du vivre ensemble ». Il est interdit de dire du mal des ministres qui coulent : la Justice pour l’une, le système « éducatif » pour l’autre. Elles sont issues des « minorités visibles » donc infaillibles. Les critiquer c’est être raciste, ne pas être d’accord c’est du nazisme ! Il est exact que ces deux mamouths ne les avaient pas attendus pour branler sérieusement du manche. Il n’en reste pas moins que Tata Taubira et Cousine Belkacem achèvent leurs bêtes respectives, avec un talent et une énergie qui laisserait songeur, le plus stakhanoviste des bouchers Charal. Prétendre que les politiques ne peuvent plus rien à la marche des affaires est une ânerie. Ils ne peuvent plus améliorer les choses qu’à l’insu de leur plein gré, c’est un fait, mais ils peuvent, en toute bonne conscience, rendre apocalyptiques des situations déjà cauchemardesques.

i.mobofree.comLe pire dans tout cela c’est que l’alternance n’y changera probablement rien. Bien entendu, pour se faire élire, le candidat du moment nous promettra tout et son contraire. Encore que… À écouter les thuriféraires d’Alain Juppé, sa grandeur consiste justement à dire maintenant qu’il ne changera rien (je l’avoue je schématise, mais c’est quand même bien ce qu’il fera au final s’il accède au graal). C’est un concept comme un autre, bien que peu enthousiasmant ! Sarkozy avait été élu en 2007 en nous affirmant : « je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ». Il a ensuite passé le plus clair de son mandat à faire ce qu’il n’avait jamais dit et à faire croire qu’il avait fait ce qu’il avait dit. Juppé, lui, commence par dire ce qu’il ne fera pas, pour être bien sûr de ne pas avoir à dire ce qu’il fera. Pas étonnant qu’il soit l’homme de droite préféré de la gauche.

La stratégie « normale » de François Hollande

courbe-chomage-jmPour le Président le moins populaire de la cinquième République, il n’existe pas trente-six façons de prolonger son inaction au-delà de 2017. Alors que ses résultats lamentables devraient l’inciter à se cacher sous le tapis en attendant que ça passe, Pépère repart en campagne, comme si de rien n’était. Il déterre les morts pour les placer au Panthéon, il court de commémoration en repentance à tel point qu’il s’excuse de tout sauf d’exister. Cette agitation frénétique n’a d’autre objectif que de tuer dans l’œuf toute pensée stratégique rationnelle dans le marigot qui lui tient lieu de parti. Son action est si positive qu’il sait qu’il a autant de chance d’arriver à ses fins que Depardieu de gagner le Marathon de Paris. Pour renverser le cours des choses, il lui faut provoquer un « 21 avril à l’envers » et éliminer le candidat de droite. Même comme cela, son élection n’est pas acquise, mais seulement vraisemblable. En effet, la France n’est pas encore mûre pour la passionaria des terrils, mais sait-on jamais, deux ans avec Hollande c’est très long et tout peut arriver. Pour espérer l’emporter quand même, il n’a qu’une seule solution : que les Républicains désignent Juppé comme candidat, à l’issue d’une primaire où tous les prétendants se seront écharpés sur le thème de la morale et du Front National (corolaire du thème précédent). La presse subventionnée par nos sous, l’y aide du reste puissamment, en faisant de Juppé le Balladur, Jospin, Ségolène Royal (rayez la mention inutile) du moment.

3Le meilleur d’entre les Républicains (aux dires de Chirac) occupe le créneau très couru du centre bien pensant socialo-compatible. En ce sens, il « croit en l’action de l’État » (c’est d’ailleurs une foi qu’il partage avec Marine Le Pen et Florian Philippot, mais passons bien vite). Tout le monde sait bien que ce positionnement est électoralement étroit (le centre, pas la croyance en l’infaillibilité de l’État, hélas) car peu d’électeurs s’en satisfont (la Duhamélisation des esprits n’est pas encore complète, Deo gracias !). Même si ceux qui votent pour le centre sont très bruyamment satisfaits d’eux même, ils ne représentent guère plus de 15 % des voix (au mieux). En admettant que le Maire de Bordeaux s’arrache et se fasse violence en campagne (après tout, Balladur est bien monté sur une table avant de se ramasser) ses positions droits-de-l’hommistes et tolérantes ne lui vaudront pas de dépasser les 20 %.
MIEGEmosqueesMarine — que le système médiatique poussera à fond (voir plus haut) — fera autour des 30 %. Il ne restera plus à Pépère qu’à rassembler son camp de base (pour le PS c’est acquis, depuis le « succès » de la motion Cambadélis), à limiter la dispersion extrême gauchiste à Mélanchon. Le tour sera joué et les 20 % franchis. Les verts peuvent bien risquer de gripper la machine, mais leur poids électoral découlant de leurs propositions fumeuses les rend, en dehors de Paris, singulièrement négligeables. Seul le rouquemoute allemand récemment nationalisé serait en mesure de fédérer les bobos mais même comme cela… Et voilà comment un Président haï risque de nous enfumer pour 5 longues années supplémentaires. Quand on voit ce qu’il a fait en trois ans, on imagine dans quel état sera la France de 2022… Ce n’est, après tout, rien d’autre que l’hypothèse de Houellebeck.

France's President Francois Hollande attends the recording of his New Year's speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE - Tags: POLITICS)

France’s President Francois Hollande attends the recording of his New Year’s speech at the Elysee Palace in Paris, December 31, 2014. REUTERS/Ian Langsdon/Pool (FRANCE – Tags: POLITICS)

La France, l’homme malade de l’Europe

757647025Oui, ce n’est pas très charitable de penser que François Hollande ruinera la France au terme de son second quinquennat. Pourquoi attendre 2022, alors qu’il est en passe de réaliser l’exploit aux trois cinquièmes du premier, je vous le concède. Loin de s’inverser, la courbe du chômage n’en finit pas de monter et avec elle son cortège de drames humains. Pendant ce temps-là, les socialistes s’accrochent aux totems sociaux (CDI, seuils, prélèvements confiscatoires, représentation syndicale…) comme la vérole sur le bas clergé. Nous sommes le seul pays d’Europe à ne pas profiter du retour de la croissance et de la baisse conjuguée du pétrole et de l’Euro : même pas mal ! Nous fleuretons avec les 5,5 millions de chômeurs et une dette qui avoisine les 100 % du PIB : vous reprendrez bien 150 000 emplois aidés avec vos sous supplémentaires ! Il est urgent de rétablir la confiance avec les entrepreneurs qui, seuls, peuvent créer des emplois : amis patron de PME, tu auras toi aussi ton délégué syndical ! Les socialistes ont ce talent rare, de pouvoir faire dérailler les trains en gare rien qu’en les regardant.

miege-tresor-770x1109-366x527Le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas comprendre que leur politique est mortifère. C’est impossible pour eux puisqu’ils font le bien. Un petit exemple de l’étendue de leurs bienfaits nous est donné par leur politique de maquillage des comptes de réduction des déficits. Selon l’Association des Maires de France, les collectivités locales représentent 37 % de l’investissement public. Elles sont responsables d’un peu plus de 4 % du déficit public et vont pourtant supporter l’essentiel des efforts de réduction de la dépense. Que pensez-vous qu’il va se passer dans les prochaines années, si rien ne vient endiguer cette catastrophe ? L’investissement public va s’effondrer (-25% en 2017 par rapport à 2014), pour le plus grand bonheur de ce capitalisme, certes de connivence, mais pourtant grand pourvoyeur d’emplois peu qualifiés (BTP, services collectifs, transports). Ces mêmes emplois qui nous sont si nécessaires pour absorber les 140 000 « chances pour la France » qui sortent chaque année, sans aucune qualification, de la machine à fabriquer des analphabètes qui nous tient lieu d’instruction publique. On peut se gargariser d’avoir une natalité supérieure à celle de nos voisins. Lorsque l’on réalise que ce dynamisme n’est en réalité que le fruit de l’importation massive d’étrangers que l’on se refuse par ailleurs à assimiler, l’équation devient affreusement simple et le suicide français, cher à Eric Zemmour, totalement patent. Mais chut, il ne faudrait surtout pas stigmatiser qui que ce soit, il en va du vivre ensemble en qualité de « gros soumis » comme disent les jeunes d’aujourd’hui.

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La France coule et notre aristocratie administrative s’en fout royalement. L’essentiel c’est que leurs privilèges perdurent. Les scandales qui se multiplient comme celui de la Présidente de l’INA qui claque 40 000 € de taxis en une année, alors qu’elle a un chauffeur, ne provoquent aucune réaction, à part celle de la recaser dans un placard doré au ministère de la Culture. Dans ce foutoir généralisé, la seule réforme que veulent porter les socialistes pour se trainer lamentablement jusqu’en 2017, c’est celle du prélèvement à la source des impôts directs. Oh la belle idée que voilà ! Comme il n’est pas question de nous faire cadeau d’une année de prélèvement, ces dingues sont en train de nous concocter une usine à gaz qui nous permettra d’apurer notre « dette fiscale » ancien système tout en nous pompant nos impôts « nouvelle formule » à la source. Payer deux fois ses impôts, en une année (ou plus, le tout est de savoir en combien de fois nous allons couper la queue du chien) voilà qui va très certainement relancer la croissance…

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