Posts Tagged ‘réchauffement climatique’

Carburants : de Jupiter à Marie Antoinette

novembre 7, 2018

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Depuis l’annonce de la hausse prochaine de la fiscalité sur les carburants notre gouvernement se retrouve dans la position, peu avantageuse, de la mouche qui rencontre une vitre. Du moindre ministre au Président en passant par le Premier ministre, tout le monde s’agite, dis tout et surtout son contraire. C’est à celui qui posera le mieux ses gonades sur la table à qui veut bien les admirer. Dans le même temps, nos dirigeants se vautrent dans la culpabilisation à dominante écologique, pour mieux vanter leur sens des responsabilités. C’est vrai, ça merde ! Ils œuvrent pour l’avenir de la planète et le bonheur des générations futures (comme le disait Cousteau quand il croisait un Mérou). Le CO2, voilà l’ennemi. La voiture c’est mal, elle en émet plein ! L’utiliser c’est donc polluer sciemment, nous n’avons qu’une planète et pas de plan B donc : il faut vous taxer ! Et vous, pauvres nains de contribuables qui ne comprenez rien aux desseins des Grands de ce monde, vous rechignez, vous pestez, vous osez contester et vous vous apprêtez à bloquer le pays… Bande d’ingrats rétrogrades, vous n’êtes pas dans le sens de l’histoire, vous êtes du côté des populistes !

Enfumage en règle

En vérité, en matière de climat, s’il est un gaz nocif c’est bien celui qui sort des bureaux feutrés de l’Inspection des finances où la technostructure déploie l’essentiel de son énergie à trouver les moyens de nous presser davantage le citron. Le CO2que tout le monde assimile maintenant à un polluant, alors qu’il est essentiel au cycle de la photosynthèse (sans laquelle il n’y a pas toutes ces jolies plantes qui sont à la base de notre alimentation) est devenu en une décennie folle, un instrument particulièrement efficace pour accroitre les recettes de l’État glouton. Pourquoi ?

IMG_1690Répétons-le, le gaz carbonique n’est pas un polluant contrairement aux monoxydes d’azote et de carbone, aux métaux lourds ou aux particules fines. Son rôle dans ce que les climatocrédules continuent, envers les évidences, de qualifier de « réchauffement climatique » est du reste largement remis en question. Nous avons enregistré ces dernières décennies une période d’accroissement des températures, c’est incontestable, comme il est tout aussi évident que ce mouvement s’est arrêté depuis une dizaine d’années. Une chose est certaine, le climat de notre planète est tout sauf stable et l’histoire que l’on enseigne hélas plus qu’épisodiquement est là pour nous le démontrer. Qu’il s’agisse des petites ères glacières qui provoquèrent famines et révolutions en cascades au 18émesiècle, en passant par un Moyen âge au temps, par période, si clément que les Danois baptisèrent la plus grande ile de l’Atlantique du joli nom de « terre verte » (Groenland), les exemples foisonnent comme les taxes à Bercy.

IMG_1713L’homme avait certes, à ces différentes époques, des activités variées, mais elles n’étaient ni industrielles et surtout très faiblement carbonées. Si le climat n’a pas attendu l’explosion des besoins en énergie fossile pour varier, c’est donc que le CO2ne doit pas être pour grand-chose dans toute cette affaire. Et puis, il faut bien admettre qu’il y a un peu de grandiloquence à croire que l’homme à lui seul peut dérégler une chose aussi grosse qu’une planète, non ? Quelques scientifiques agacés par le déferlement de conneries à consonance fortement millénariste que nous déversent quotidiennement nos médias sur le thème de la FIN DU MONDE se sont penchés sur la question. Il ressort de leurs travaux que – oh surprise ! – ce qui modifie le climat c’est essentiellement l’activité solaire. Plus précisément les taches qui apparaissent régulièrement à la surface de l’astre diurne et que les érudits européens observent depuis, au moins le 17émesiècle. En corrélant, à cette activité, les températures relevées depuis lors, sur cette même aire géographique, ils ont brillamment démontré que l’évolution du climat dépendait… du soleil. Quand il y a des tâches, il fait plus chaud et quand il n’y en a pas : il fait plus froid.

Caramba, encore raté !

IMG_1712Si cette nouvelle rassurante n’a pas eu beaucoup d’écho (c’est un euphémisme), c’est principalement en raison du fait qu’on ne peut pas taxer le soleil. Entendons-nous, en France nous pouvons tout taxer. Nous taxons bien l’air que nous expirons (vilain CO2) et certains esprits féconds s’échinent à tenter d’en faire de même avec celui qui sort des vaches. Les solutions malthusiennes sont là : arrêtez de manger de la viande et ne faites plus d’enfants (ou alors, bouffez-les !). Pour le soleil, point de culpabilisation qui vaille. Si vous arrêtez de prendre le soleil, lui continuera à briller. C’est donc un instrument de taxation particulièrement rétif. Et ça, nos génies de Bercy, ils détestent.

 

Alors, on en rajoute dans le pathos culpabilisateur sur le méchant CO2, mais comme ce dernier résiste mal au poids très relatif de notre beau pays surtaxé, dans un monde « voué à sa perte par la recherche du profit capitaliste »  et bien la ruse du guépard est éventée. Rappelez vous, le projet des marcheurs c’était de tout changer… pour que rien ne change. On nous avait promis des réformes audacieuses, la Start Up nation et nous avons eu Benalla… Au rayon des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, les marcheurs allaient réformer l’État et ne pas augmenter les impôts. L’un n’allant pas sans l’autre, cette noble intention avait de quoi séduire, particulièrement à droite. Ce qui explique l’écrasante majorité parlementaire d’un parti sorti des limbes 6 mois avant les législatives.

 

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À gauche c’est une autre affaire. On est viscéralement attaché à la dépense publique, car les forces de progrès sont intimement persuadées que c’est dans l’assistanat que se trouve la solution au bonheur humain, le travail étant, comme chacun le sait depuis Marx : une aliénation. Seulement la gauche ne veut pas voir que toute la gabegie administrative générée par cette version moderne des Leges frumentariae profite à la nouvelle aristocratie technocratique. Elle s’arcboute sur « le service public à la française » et s’appuie sur une presse subventionnée pour terroriser une droite qui ne demande qu’à l’être, pour ne rien faire. Nous avons ainsi vu le monstre administratif grossir sans fin, au fil des alternances et ses besoins de financement avec.

« Le carburant c’est pas bibi »

IMG_1706Nous en revenons donc au nœud du problème. Comme Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts et qu’il ne dégraisse pas le mammouth, les déficits se creusent et nous convergeons plus avec l’Italie qu’avec l’Allemagne. Il reste donc une solution : augmenter les taxes et/ou en créer de nouvelles. Sémantiquement, les taxes ne sont pas des impôts, mais pratiquement, c’est une tout autre histoire. Comme les magiciens qui sont au pouvoir se croient habiles, ils enveloppent leurs tours de passe-passe de quelques gratifications catégorielles tandis qu’ils assomment les retraités avec la CSG et les automobilistes avec la TIPP et la taxe carbone.

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Simplement là où le bât blesse, c’est que la ficelle tient plus de l’amarre que du fil de pêche. Si le but de la manœuvre était vraiment d’engager la transition énergétique, compte tenu des sommes nécessaires, en particulier dans l’habitat, c’est l’intégralité des taxes sur les carburants qu’il fallait y consacrer et non passer de 21 % en 2018 à 19 % en 2019 comme le prévoit le budget en cours de discussion. En admettant qu’il faille dissuader les automobilistes de rouler au diesel parce qu’il est plus polluant (c’est à voir) ou que sa consommation excède nos capacités de raffinage et donc creuse nos déficits commerciaux (là ce serait plus honnête et tout aussi recevable), pourquoi aligner le diesel sur l’essence et non l’inverse ? Si l’on veut inciter les consommateurs à revoir leurs habitudes, il est contreproductif d’augmenter les prix. Sauf si la dépense est contrainte et qu’elle l’est dans la partie du pays qui ne vous est pas favorable politiquement. Les villes de la mondialisation heureuse sont pourvues de transport en commun, de pistes cyclables et de jolis trottoirs et d’une multitude de marcheurs bien pensants. Dans la France périphérique, on ne peut vivre et travailler qu’en voiture. Rien pourtant ne retient les partisans du Président dans leurs diatribes contre ce qui prend de plus en plus l’apparence d’une révolte fiscale comme notre pays en a le secret. Comme Marie Antoinette suggérait (peut être apocryphement) que l’on remplace le pain dont manquait les Parisiens par de la brioche, les marcheurs suggèrent au français… de marcher. Si ce n’est pas bon pour la planète, c’est au moins bon pour la santé ! Et c’est ainsi qu’en pleine tournée mémorielle dans l’est de la France pour clore les « célébrations » du centenaire du suicide européen, le premier d’entre eux déclare à une brave dame que « le carburant c’est pas bibi ».

 

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Si le prix du pétrole augmente incontestablement pour retrouver les niveaux qui étaient le sien avant la crise de 2008, les taxes sur sa transformation se sont envolées et plus particulièrement sous la responsabilité de Bibi. Que Bibi fût à Bercy ou maintenant à l’Élysée, comme il est loin d’être idiot, il a senti le filon. Il s’en est même vanté en déclarant la veille, dans les quotidiens régionaux qu’il « assumait » ce choix en disant préférer « taxer l’essence que le travail » comme si pour une part considérable de nos compatriotes on pouvait se passer de l’un pour avoir l’autre (qui se trouve, il est vrai, de l’autre côté de la rue). Seulement on ne pose pas ses attributs sur la table en se donnant des airs de matamore, pour les remballer aussi sec quand un pigeon vous demande des comptes. On l’a bien compris, but de cette folie taxatoire est de nourrir le Moloch administratif français. Sans une profonde réforme de celui-ci, il n’est pas d’espoir d’amélioration possible. Si le 17 novembre la jacquerie prend de l’ampleur, nos gouvernants seront peut-être obligés de s’y mettre. À défaut, nous continuerons d’être essorés, car toutes nos élites appartiennent à ce cercle très fermé des bénéficiaires des « pertes en ligne » dues à la mise en œuvre « services publics à la française ». Quel que soit le lieu ou l’époque : les moutons ne se tondent pas tout seuls, il faut les y contraindre !

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TOUT VA BIEN !

avril 28, 2016

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Vous ne l’avez peut être pas remarqué, mais au crépuscule du règne de François le petit : le pays va mieux. Pépère court, du reste, les plateaux télé pour l’affirmer haut et fort. Manolito, son toujours modéré Premier sinistre, n’y va pas par quatre chemins pour marteler le crédo : les incrédules  sont des traitres ! Et toute la batterie de parasites sociaux qui hantent (au choix) : les ministères à la machine à découper le jambon, le parlement ou les rédactions, d’embrayer sur l’air de Madame la Marquise. Dans cette affaire, le pathétique le dispute au ridicule le plus consommé. Incapable de produire la moindre réformette sans mettre ses camarades dans la rue, Hollande se raccroche à la méthode Coué, comme un pendu à sa corde. Alors qu’il nous reste encore un an à supporter cet affligeant spectacle, la droite s’apprête, hélas, à nous présenter sa version du bordel permanent, avec des primaires qui s’annoncent aussi déprimantes qu’une intervention de Stéphane LE FOLL. Nous vivons, décidément, une époque vraiment formidable !

Le sursaut économique est au coin de la rue

maxresdefaultLa France va mieux, car l’économie s’améliore… comme tout un chacun peut le constater. La France va mieux, car les impôts diminuent… comme tout un chacun peut, là aussi, le constater. La France qui cause se gargarise des chiffres du chômage de mars. Moins 60 000 chômeurs en un mois, voilà qui vient, pile-poil, corroborer les prédictions présidentielles. Depuis quatre ans qu’il nous l’annonce, l’inversion tant attendue se pointe, enfin, à un an de la présidentielle. Elle n’est pas belle la vie ?

hollande_je_vais_bien_tout_va_bien_lobo_lobofakesSimplement si l’on s’intéresse un tant soit peu à ce chiffre, quasi miraculeux, on s’aperçoit que les vases communicants sont à l’œuvre et pas qu’un peu. La baisse qui concerne les chômeurs de catégorie A (ceux n’ayant eu aucune activité) est compensée à 6 000 unités près par une augmentation des catégories B et C (chômeurs en activité partielle). Résumons-nous : au pays du socialisme progressiste triomphant, la baisse du chômage (-6 000) est due à une augmentation de l’emploi précaire, voire très précaire. Un peu comme en Allemagne ou au Royaume-Uni, deux pays ultralibéraux sur lesquels daubent régulièrement les génies économiques qui nous gouvernent. Brillant résultat qu’il convient de médiatiser au plus vite…

Les clowns sont de retour

melenchinestalenchon1Signe indéniable de l’amélioration, tant claironnée, nous fêtons en ce printemps 2016 le grand retour des sangsues institutionnelles : les intermittents du spectacle. Bien décidés à persévérer dans l’art de ne rien foutre avec l’argent des autres, ces activistes de l’improduction sont de nouveau en lutte contre un système capitaliste, forcément pourri, mais dont ils comptent bien obtenir des subsides sonnants et trébuchants. En lutte permanente pour l’égalité et contre la société de consommation, nos Tartuffes des temps modernes entendent bien continuer à détourner les cotisations des salariés à leur profit exclusif, histoire de… consommer.

4994545Les grandes menaces apocalyptiques sont, elles aussi, de retour. Les festivals d’été sont menacés. Oh ben zut alors ! Compte tenu de fait que pas un de ces évènements n’est autosuffisant financièrement, on ne va donc pas pouvoir gaspiller dépenser autant d’argent public que les années précédentes. Le fait que ces 200 000 profiteurs soient responsables à eux seuls de plus du quart du déficit de l’assurance chômage n’émeut personne. Parmi les bénéficiaires de ces largesses, une bonne part (les techniciens) pourrait, du reste, être utilement salariée à plein temps par les boîtes de productions qui utilisent leurs services. Les bénéfices, comme les dividendes, seraient alors moins juteux. Ce sont d’ailleurs souvent les propriétaires de ces entreprises de spectacle qui viennent nous faire la leçon sur la précarité du « prolétariat » et la nécessaire protection du contrat de travail. Curieux pays, tout de même où, sous le prétexte fallacieux d’être un artiste on peut ne travailler qu’un mois sur deux, tout en étant assuré de toucher la même somme d’argent en fin de mois. Les intermittents ont trouvé la martingale, pas étonnant qu’ils la défendent avec énergie. On lutte contre les privilèges des autres, jamais contre les siens.

Il n’y a plus de saison

12346511_1178261482216187_4764051093351196481_nS’il n’y avait que l’économie pour venir troubler la quiétude de l’amant de Julie Gayet (lui aussi intermittent du spectacle à ses heures). Hélas, même la météo s’y met. Tout à sa joie d’avoir obtenu l’accord du millénaire (au moins) sur le réchauffement climatique, par l’entremise du père du meilleur joueur de poker de la galaxie, notre Président tout mou ne voit pas venir l’obstacle de la réalité qui rattrape tout climato-alarmiste. La planète a fini de se réchauffer depuis la fin des années 90 et le CO2, tant honni, est responsable, excusez du peu, d’un accroissement de 18 millions de km2 de la surface végétale présente sur le globe (source : journal Nature Climate Change avril 2016). La raison de ce verdissement planétaire ? Ce méchant CO2 qui, nourrissant les plantes, les voit croître quand il se trouve être plus abondant. Incroyable ce que la science peut être pénible quand elle vient ainsi contrecarrer des décennies d’abrutissement public.

Et comme un désastre ne suffit pas, voilà que les récoltes sont menacées par un printemps particulièrement froid qui voit la neige tomber en plaine fin avril. Après nous avoir bassinés avec l’hiver le plus doux jamais enregistré de mémoire de journaliste, voilà la propagande bien à la peine, pour nous expliquer les raisons de ce froid réchauffement climatique de printemps. La sagesse populaire nous avait pourtant habituées à ce type de caprices : « En avril ne te découvre pas d’un fil », disait-elle, mais il est bien connu que ce type de dictons : c’est du populisme.

Un état d’urgence à géométrie variable

bisou-hollande-1Dans la France qui va mieux, il est un autre sujet de poilade sans fin : la sécurité. Nous vivons, depuis l’irruption armée du multiculturalisme dans une salle de spectacle et aux terrasses de nos cafés, dans un État d’urgence permanent. Même si la bande à Hollande s’est pris les pieds dans le tapis et n’a pas réussi à constitutionnaliser ses âneries, force est de constater que les « autorités » ne reculent devant rien pour emmerder le monde au nom de sa sécurité… avec des résultats très discutables.

Depuis novembre nous devons subir des fouilles de plus en plus tâtillonnes, exercées par des « professionnels » formés à la hâte et dont le pédigrée n’est pas toujours vérifié avec le soin qu’il conviendrait. Résultat des fouilles « visuelles » menées avec la dextérité de Ray Charles et des queues qui s’allongent sur les trottoirs formant ainsi autant de cibles potentielles, pour les pratiquants d’une religion de paix et de tolérance à coups de Kalachnikov.

methode-coue-mode-demploi-reussir-objectifs-L-At5Pd6Autre particularité intéressante de l’État d’urgence : le « mouvement » Nuit Debout. Depuis le mois de mars, une petite centaine de résistants en peau de lapin se relaient pour débattre doctement de tout un tas de vieilles lunes bobo-gauchistes. Ce faisant, ils saccagent les lieux et mettent en œuvre leur hédonisme forcené en ne respectant : ni les riverains, ni les cantonniers chargés de nettoyer les écuries d’Augias chaque matin. Le fait que ces crétins crasseux investissent les lieux tous les soirs, fassent griller leurs merguez, vomissent leurs bières et leur tolérance relative, sans que les pandores ne les embarquent, me fait bien plus sérieusement douter de la démocratie française que tous leurs discours d’idiots inutiles.

Souvenez-vous de ce qu’il advenait dans la république populaire et irréprochable de Monsieur Hollande, lorsque des veilleurs venaient pacifiquement, sans bruit et sans discours outrancier, manifester leur opposition au mariage pour tous sous les fenêtres de la Garde des sots. Ils étaient promptement embarqués manu militari. J’ai encore le souvenir de ces pères de famille arrêtés en pleine rue, comme aux zheureslesplussombresdenotrehistoire, pour le simple port d’un tee-shirt siglé de la Manif Pour Tous. Tous ces débordements nord-coréens avaient lieu avant l’instauration de l’état d’urgence… tout va décidément très bien !

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Hé ho, la gauche : la France va bien ! Comme le dit l’adage médical : avant de mourir, le patient se portait comme un charme. Notre pauvre pays avance chaque jour un peu plus vers l’abîme et les incapables qui le gouvernent n’ont aucunement l’intention de l’en détourner. Ils comptent sur la conjoncture pour remédier à leurs insuffisances. Hélas, faute de réformes, cette dernière influe de moins en moins sur notre destin. Le pays s’enfonce dans le chômage de masse avec la bénédiction de syndicats qui ne représentent plus que les fonctionnaires. L’aristocratie administrative a pris la place de la noblesse d’Ancien régime… avec le même succès.

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ON MARCHE SUR LA TETE

octobre 10, 2014

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Le monde est fou, c’est une évidence. Pour autant, que dans nos sociétés « post modernes » ultra civilisées, les frapadingues puissent tenir une telle place est proprement hallucinant. Les exemples de cette frénésie de connerie sont légion et le politiquement correct fournit, à lui seul, les trois quarts du flot des élucubrations d’aliénés dont on nous abreuve quotidiennement. Ces éruptions successives de stupidité médiatique encombrent tellement notre vie quotidienne que l’on fini par ne même plus relever leur caractère totalitaire. Et pourtant …

Un homo célèbre milite obligatoirement pour la cause

honte-cteComme toute religion, la cause homosexuelle a ses prêtres fanatisés. Ces Savonarole arc en ciel surgissent dés qu’il s’agit vouer aux gémonies, tout ce qui ne pense pas comme eux. C’est ce qu’il vient d’arriver à Xavier DOLAN, un jeune réalisateur Québécois de 25 ans, titulaire du Prix du Jury du dernier festival de Cannes pour son film Mommy. Ce petit prodige, aux dires des spécialistes, est aussi : acteur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, costumier et … homosexuel. Bref, tous les talents et pourtant la horde des chiens du politiquement comme il faut se déchaine contre ce brave homme. Son crime ? Avoir déclaré dans un des Télérama (la bible des bobo-cucu) de septembre 2014 que le fait « que des prix pour films gay existent (le) dégout(ait) » signifiant par là, son refus de se voir attribuer la « Queer Palm » : récompense communautariste réservée aux homosexuels et distribuée en marge du festival de Cannes.

homosQu’une icône montante du cinéma brise, de cette façon, les chaînes dont la désormais bien établie petite mafia LGBT veut l’affubler est plutôt réjouissant. Le scandale est déjà immense, alors imaginez un instant qu’Alain DELON et non Xavier DOLAN ait déclaré, en plus, ce qui suit: « Quel progrès y a-t-il à décerner des récompenses aussi ghetoïsantes, aussi ostracisantes, qui clament que les films tournés par des gays sont des films gay ? ». Il ajoute en substance : « On divise avec ces catégories. On fragmente le monde en petites communautés étanches. La Queer Palm, je ne suis pas allé la chercher. Ils veulent toujours me la remettre. Jamais ! L’homosexualité, il peut y en avoir dans mes films comme il peut ne pas y en avoir ». Au delà de rafraichir l’air passablement vicié de l’entre-soit du monde du cinéma, il faut saluer la soif de liberté de l’artiste, désormais maudit par la cause. Il refuse que son œuvre ne soit vue qu’au travers du prisme de ses préférences sexuelles. Ce faisant, en troublant le consensus mou qui veut, aujourd’hui, qu’un créateur ne soit génial qu’en raison de son homosexualité, il nous renvoie à nos propres lâchetés, nous qui acceptons ces postulats dictatoriaux sans broncher.

miege-gay-magN’en déplaise aux adeptes du gender, ces neo-détermisistes fanatiques, le talent n’est pas réparti entre les individus en fonction de leur sexualité (innée, c’est bien connu)). Xavier DOLAN a pu assumer son homosexualité dès l’âge de 16 ans parce qu’il évoluait dans un milieu ouvert à ces questions. Sa créativité a peut être pu s’épanouir grâce à cette liberté, ou pas. Contrairement à la cohorte des fascistes LGBT qui le poursuivent de leur vindicte, il ne dépend pas plus de son orientation sexuelle pour vivre que pour créer. Il peut donc, en toute liberté, les dénoncer pour ce qu’ils sont : de vils sectaires qui ne représentent, au mieux, qu’eux-mêmes. Bon, rassurons-nous, depuis, Xavier le rebelle est revenu à Canossa. Depuis une semaine, il n’est pas une longueur d’onde où on ne l’entende vilipender la Manif pour Tous (un débat essentiel pour un Québécois visiblement) et vouer Éric Zemmour aux gémonies. La liberté, ça va bien un moment, mais la soupe c’est quand même mieux.

chiots teckel poil ras 2Dommage, le débat à peine entrouvert méritait d’être développé. En effet, en dehors de la petite minorité d’extrémistes qui se repait grassement de son militantisme incantatoire, la très grande majorité des homosexuels se retrouve dans les propos (de bon sens, pas la posture incantatoire) de Monsieur DOLAN. Leur vie privée ne regarde qu’eux et ils aspirent à vivre, tranquilles, une vie, certes différente, mais qui ne les rend pas supérieurs au reste de leurs contemporains. Pas plus, a contrario, que les victimes, bien réelles, des chasses aux pédés ne sont inférieures à leurs bourreaux. Lorsque l’on aura compris que c’est en leur foutant la paix que l’on rend le meilleur service aux homosexuels, nous aurons franchit un grand pas dans le vivre ensemble mais d’aucun y auront, au passage, perdu leur conséquent gagne-pain.

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On ne peut plus compter sur le climat

425_rechauffement_climatique Il n’y a pas qu’en matière sexuelle que les tenants de la Pensée Unique autorisée se montrent d’une vigilance extrême sur le respect des dogmes. Le recours systématique à l’excommunication de toute opinion divergente caractérise, aussi parfaitement les tenants du climato-catastrophisme qu’il encombre l’esprit des militants LGBT. Vous me direz qu’à voir les tenues en vogue à la Gay-pride, on peut se dire que le climat se réchauffe furieusement. Dans les deux cas, pourtant, nous ne sommes jamais loin des réflexes « inquisitoriaux» propres aux grandes religions, bien que ces braves gens s’en défendent avec véhémence. Cependant, si vous prêtez une oreille attentive aux élucubrations apocalyptiques des olibrius du GIEC, vous aurez certainement remarqué qu’en fait de preuves, ils vous assènent un credo. Pas un de ces « braves gens » qui ne « croie » au réchauffement climatique inéluctable. Ceux qui ne partagent pas leur foi sont, au mieux, des imbéciles, au pire des criminels. Rien ne vient ébranler leurs généreuses certitudes, pas même les révélations qui se multiplient sur la façon dont leurs calculs ont été bidonnés pour prouver la culpabilité de l’Homme dans le phénomène. Le fait que celle-ci soit sujette à caution, en raison même du caractère cyclique d’un réchauffement qui jusque là s’est toujours passé de l’Homme pour se reproduire à intervalle régulier, ne les émeut pas. Que le Groenland tire son nom des vertes prairies qui accueillirent ses découvreurs vikings, sans que l’océan Atlantique n’en vienne pour autant, à l’époque, à baigner Clermont-Ferrand ne leur fait, pour ainsi dire : ni chaud, ni froid.

46986001_pL’année 2003 et sa canicule aux 15 000 décès anticipés (de quelques mois) marque l’Hégire de cette nouvelle religion. Sous prétexte que la France a eu chaud, une quinzaine de jours et que l’on a pu se baigner en Bretagne sans ressortir tout bleu de l’océan, la fin du monde était pour après demain. Que ne nous a-t-on assené, depuis lors, comme chiffres alarmistes et prévisions catastrophistes. Les experts se sont succédés, sans interruption, pour nous démontrer tout et son contraire. Les climatologues, des gens jusqu’ici sérieux et qui avaient supporté l’été 1976 sans agiter de telles énormités, se sont BHLisés à une vitesse stupéfiante. Les politiciens, jamais en reste d’une bêtise à promouvoir, quand l’opportunité de prouver leur incompétence se présente, ont emboité le pas des alarmistes à la vitesse d’une licorne au galop.

rechauffement-climatique-cest-moche-L-KbfbDoRésultat : un tas de mesures toutes plus hors de prix, les unes que les autres, se succèdent depuis dix ans, avec un effet peau de balle sur le climat qui s’est … refroidit ces dix sept dernières années ! Zut Caramba encore raté ! Qu’à cela ne tienne, comme les sceptiques gagnent du terrain, les crétins de tous horizons se sont tenus par la main dans un bel élan de connerie planétaire et ont formé une manif people géante de Sidney à New-York en passant par Paris. Super, mais à Pékin, New Deli, Rio et Lagos : rien, peau de zobi, queue dalle et makash bono. Le dérèglement climatique c’est visiblement un truc de blancs et qui ne menace qu’eux. On entend peu, du reste, les chantres de l’empreinte carbone quant à celle laissée par la folle du Poitou, pour aller étaler son inquiétude à New-York. Qu’avait elle à foutre là bas ? Absolument rien mais ce n’est visiblement pas une raison pour ne pas dépenser l’argent des contribuables. C’est bien connu, ce sont les avions des autres qui polluent. Ceux qu’emprunte Ségolène sont touchés par sa grâce et rejettent de ce fait d’inoffensives vapeurs de roses dans l’atmosphère. Enfin cerise sur le gâteau de carottes transgéniques pourries, ce même méchant carbone semble être le remède miracle pour refermer le trou dans la couche d’ozone. Saperlipopette, rien ne va plus ! Heureusement, Hollande a promis un des milliards que nous n’avons plus pour lutter contre un réchauffement qui n’existe pas. Nous voilà sauvés par la vista du mec normal qui va lutiner sa coquine en scooter (encore un truc propulsé à la rose !) et non à vélo. Quatre milliards d’années d’évolution pour en arriver là : elle est pas belle la vie ?

 

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Le nombre de conneries étant pyramidal et afin de ne pas lasser le lecteur, l’article a été scindé en deux parties. On Marche sur la tête 2 paraîtra donc dans quelques jours

BOBARD LE ROI DES ELEPHANTS

octobre 10, 2013

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C’est un fait entendu, l’honnêteté n’est pas la qualité première de nos dirigeants. Devrions nous vraiment nous en étonner quand, chaque jour médiatique nous apporte la preuve que taire et dissimuler sont des gages de longévité dans le cirque ambulant qui nous tient lieu de débat public. En matière de mensonge, nous ne sommes jamais déçus avec les héritiers de Jaurès. Quoi de plus normal, venant de gens qui pensent, sans rire, que leurs idées en matière économique et fiscale vont répandre la justice et la félicité, que le pauvre deviendra riche et que le riche… partira en Suisse.  J’en veux pour preuve que depuis le retour de la morale et de la concorde, rue du Faubourg Saint-Honoré, grâce à « lui Président »,  les bobards nous sont délivrés à un rythme jamais vu, depuis que le meilleur ami de René Bousquet a quitté les lieux en mai 1995.

 Inversons la courbe du chômage, il en restera bien quelque chose

 mensonges-d-etatNous vivons depuis un an, un miracle permanent, comme seule Bernadette Soubirous sut en faire émerger naguère, pour le plus grand bénéfice des marchands du temple (mais c’est une autre histoire). Après avoir passé un  été 2012 à se remettre de ses mensonges de campagne, au fort de Brégançon, notre Président normal eut quelques difficultés avec le pays réel. Les Français goûtèrent, en effet, fort peu que leur dirigeant, à peine élu, partît se la couler douce, à leurs frais, alors que la crise ne s’était pas arrêtée avec le départ du « voyou de la République ». Il fallut donc, de toute urgence, trouver quelque chose pour relancer le Flanby. C’est vrai ça, passer pour un con après seulement quatre mois de mandat, c’est un peu tôt. Ce fut donc la mine réjouie et la bajoue altière car de nouveau rebondie que notre Président « gay friendly » se trémoussa chez la chaisière du 20 heures, en nous promettant que d’ici un an, il inverserait la désormais fameuse courbe du chômage. Quel bel Homme ! (et couillu avec ça !)

 Que constatons-nous un an après ? Tout d’abord que le délai s’est mystérieusement rallongé. Nous sommes passés de septembre 2013 à décembre 2013, et ce, dans le consensus médiatique le plus absolu. Imaginez que le Sardanapale hongrois ait promis un « retour de la croissance » ou une inversion de la « courbe de l’immigration » (je rigole) pour dans un an et que, la nouvelle année venant, il se soit avisé  de repousser l’échéance à décembre. Que n’aurions-nous entendu sur le thème du reniement. Là avec Hollande rien, pas un bruit, pas même une remarque. Qu’il est bon d’être de gauche face à une presse « libre ».

 Popaul Emploi

 shootContrairement à une idée reçue en ces temps de troisième tiers, il n’y a pas que pour les taxes que le concours Lépine est ouvert chez les socialistes. En matière de bobards aussi, les idées fleurissent au gouvernement. Voyant que cette fameuse courbe n’était pas près de s’inverser, étant donnée la politique économique soviétiforme que développe notre État socialiste à bout de souffle, notre élite servile s’est mise à bidouiller les statistiques. Et c’est ainsi que l’on nous annonça fièrement que le chômage avait baissé de 50 000 unités de compte, en août 2013. Las, cette comptabilité digne de la France-Afrique, ne trompa que les journalistes (et encore pas tous, c’est dire si la ficelle était énorme). Au final c’est à cause de ces « salauds de chez SFR » (on vous le dit le secteur privé, voilà l’ennemi) si qu’on n’a pas eu les chiffres qu’on aurait dû. Et les mêmes de nous vendre les SMS restés coincés dans les tuyaux de l’opérateur, comme l’explication absolue à la frénésie de radiation de « demandeurs d’emploi » qui a permis « l’embellie ». « On a été berné et il nous a fallu quatre jours, après vous avoir pris pour des neuneus, pour nous apercevoir que les SMS y z’etaient pas partis … Oups ! Désolé ! » Comme c’est commode !

 La rééducation vertu cardinale du socialisme

montebourg-cccp-300x231Dans le même ordre d’idée, du mensonge comme méthode de gouvernement, notre Président « tout mou » nous explique – et les Khmers verts à sa suite – que la fiscalité écologique se fait à somme nulle et que les taxes ainsi perçues serviront à réorienter le consommateur sur les chemins de la vertu (mais bien sûr !). Encore une fois, admirons l’énergie rééducatrice chez les collectivistes, qui font de la ponction le moyen d’amener le Peuple à faire ce qu’il ne ferait jamais de lui même (c’est bien connu le Peuple est con). Il faut reconnaître que, comme souvent, cette brillante idée de gauche a été mise en application par la droite, après la pantalonnade écologico médiatique que fut le « Grenelle de l’environnement ». La première mesure concrète à émerger de ce gouffre financier fut le « bonus-malus » automobile. Afin de réorienter les constructeurs vers la conception de véhicules moins polluants, nos énarques se sont proposés de taxer les voitures pas propres et de récompenser les moins sales. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes, si l’histoire n’avait pas tourné autour du gaz carbonique. Vous savez, ce méchant CO2 qui est responsable pêlemêle : de l’extinction des dinosaures, de la chute de l’Empire Romain, de la fonte des neiges, de la montée des océans, de la mort de Lady-di et de la chute des cheveux. Le problème avec les boucs émissaires, fussent-ils gazeux, c’est qu’ils ne se comportent pas toujours comme on le souhaiterait.

 La fin du monde est pour demain

 En l’occurrence, selon le consensus scientifique, ce même consensus qui au Moyen Âge voulait que la terre fût plate et que les étoiles lui tournassent autour. Selon lui, donc, notre belle planète doit se réchauffer à vitesse grand V, à cause du CO2 qui, en s’accumulant dans l’atmosphère, agit comme une loupe vis-à-vis des rayons du soleil. Tout être humain doué de raison et nanti du manuel des castors juniors sait pertinemment qu’une lentille convexe, en concentrant en un point les rayons de l’astre lumineux, permet de mettre le feu à … ce qu’on veut. Avec une telle image pour effrayer le gogo, il est ensuite facile de faire avaler n’importe quoi au chaland, à commencer par des taxes, car comme le dirait Évelyne : « c’est bon pour la planète ».

 3931607402_10173d40ecSeulement voilà, en rangeant le manuel des neveux de Picsou, pour en prendre un de biologie de seconde (d’avant Luc Châtel), on s’aperçoit que le CO2, loin d’être un tueur patenté est aussi un élément essentiel dans la photosynthèse (vous savez le truc qui permet aux plantes de se nourrir sans aller chez Macdo). Toujours est-il que des scientifiques, rétifs à l’idée de la fin du monde provoquée par le réchauffement climatique, se sont amusés à mesurer l’augmentation réelle du gaz carbonique dans notre atmosphère (les vilains !). En effet, si ces 15 dernières années, aux dires des catastrophistes, nous avons émis plus de CO2 qu’au cours des 40 précédentes (ce qui se tient avec le décollage de l’ex tiers monde), nous devrions en avoir plus, d’où l’effet de serre et tutti quanti. Or il se trouve que ces « traitres à la cause » n’ont pas remarqué d’élévation notable de ces taux, malgré l’augmentation de la production. Comme il est peu probable que le gaz carbonique ait aidé à boucher le trou dans la couche d’ozone (dont on ne nous parle, d’ailleurs, pour ainsi dire plus), nos scientifiques ont cherché à trouver où ce CO2 excédentaire avait bien pu aller. Bingo ! La nature étant bien faite (contrairement aux écolos) l’augmentation de la présence de gaz carbonique a contribué à l’augmentation, proportionnée, de la végétation qu’il nourrit. En clair, les arbres se sont mis à avoir plus de feuilles. Au final, plus de CO2 entraine plus de verdure qui entrainent à son tour plus de photosynthèse qui transforme le gaz carbonique en … oxygène. C’est ballot !

 Trahison énergétique

 Dans ces conditions : qu’est-ce qu’ils viennent nous faire chier avec leur CO2 vous dites vous, et avec raison. Pourquoi, puisque le gaz carbonique nourrit les plantes, devrions nous dépenser  engloutir des fortunes, individuelles et collectives, dans des énergies alternatives ou de couteuses voitures électriques ? Parce que pour les Nicolas Hulot, Jean Vincent Placé et autres zozos médiatiques, renoncer à ces mesures, c’est admettre qu’ils se sont plantés et ça, ça leur est aussi insupportable qu’à un mormon, un rabbin ou un imam (rayer les mentions inutiles) de serrer la main de Hugh Hefner. Comme nos politiciens, oubliant toute prudence et ce, toutes tendances confondues, se sont allégrement saisi de ces peurs imaginaires, pour nous donner l’impression qu’ils servaient à quelque chose, nous ne devons rien attendre d’eux non plus, tout du moins dans un proche avenir. Tant que la génération des « cons cernés par les enjeux environnementaux » sera aux affaires, elle maintiendra la fiction envers et contre tout. Le GIEC de même, car eux c’est à s’asseoir sur de juteuses subventions que reviendrait le fait de reconnaître leurs erreurs.

051206winterblunderxA ce propos, leur dernier rapport est, en matière de bobard médiatique,  un véritable collector.  Il nous apprend qu’à l’horizon 2100, les températures s’élèveront dans une fourchette comprise entre 0,4 et 4,5°C (une paille statistique !). C’est beau comme l’antique ! Bien sûr, vous n’avez entendu parlé que de la prévision pessimiste, jamais de l’autre. De plus, le GIEC ne nous explique toujours pas comment il parvient à mesurer ces changements à l’échelle de la planète, alors que nous avons déjà bien du mal à prévoir la météo à dix jours, chez nous. Cette magnifique institution ne revient pas non plus sur le paradoxe qui veut que nous n’ayions jamais autant produit de gaz à effet de serre et que, malgré cela, les températures ont eu tendance à baisser (là où elles sont mesurées avec rigueur) depuis 15 ans. Seule signe de la prise en compte de cette contradiction nos prophètes de l’apocalypse parlent davantage de « dérèglement » que de réchauffement. La sémantique, c’est pratique ça permet de coller les grands froids et les grosses pluies dans la catégorie du : « on vous l’avait bien dit que c’était pas normal» tout en définissant la normalité de manière empirique (des dieux de la com !)

 

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Tout cela n’a aucune importance. Vous l’avez compris, la planète est une occasion comme une autre de taxer et surtout, un prétexte commode pour dépenser. A ce propos, attendez vous à un festival ces prochaines années, puisque c’est à notre beau pays, si prospère et aux excédents budgétaires si colossaux, que revient l’honneur d’accueillir le prochain sommet mondial consacré au bobard climatique. Nous allons en manger de la « planète en danger » et gare aux hérétiques qui s’élèveront contre la nouvelle religion. Les « réchauffistes » ne se donnent déjà même plus la peine d’argumenter, ils condamnent leurs opposants au nom de la foi. Ils les accusent de ne pas croire. Ils prononcent à leur endroit des oukases ou des excommunications (selon les goûts). Ils commencent à ressembler à nos dirigeants qui se comportent avec le même dogmatisme, dès qu’il s’agit de parler d’immigration. Amusant non ? Comment peut-on laisser des scientifiques se comporter comme de vulgaires politiciens me direz-vous ? C’est encore une des joies que nous devons à l’hypertrophie de l’État dans nos sociétés post-modernes. L’argent public qui coule à flot depuis vingt ans sur la recherche en matière de climat a produit les mêmes effets qu’à la Sécu, à Pôle Emploi ou au Parlement. Des moines gras se sont mis sous la tonne et refusent obstinément d’en bouger. Leur train de vie et leur confort en dépendent, alors la vérité scientifique dans tout ça …

Unknown

L’appel des 400

avril 7, 2010

On sait depuis longtemps, vu l’extrême longévité des acteurs, qu’en politique le ridicule ne tue pas. Nous savons depuis jeudi dernier qu’il en va de même en science. N’écoutant que l’amour-propre qui leur tient lieu de conscience, quatre cents experts auto proclamés du climat n’ont pas craint de se déconsidérer encore un peu plus en réclamant, le 1er avril, par le biais d’une pétition, l’intervention de l’Etat dans la controverse qui se fait jour sur la réalité, l’ampleur et la nature du changement climatique. Ne nous arrêtons pas à la symbolique de la date : l’heure est grave, le  fromage climatique est en péril.

Alors que le gouvernement retrouve un peu de sens politique en renvoyant à plus tard l’usine à gaz de la fiscalité écologique, les oracles du GIEC se trouvent de plus en plus contestés sur le terrain scientifique.

Le grand mythe du consensus

C’est qu’en science, l’opinion du plus grand nombre n’a jamais constitué une démonstration de la justesse d’une théorie. Elle permet, au mieux, de se convaincre, si besoin est, du caractère moutonnier des scientifiques. Jusqu’ici, le seul argument des tenants de la responsabilité de l’Homme dans le réchauffement climatique se résume à affirmer que « tous les spécialistes sont d’accord ».

A bien y regarder, cet argument est particulièrement bancal. Il repose surtout sur le monopole de la parole. Il est également spécieux car la climatologie est un objet d’étude récent qui fait appel à de très nombreuses spécialités. C’est un agrégat de techniques ayant pour finalité de produire des modèles prédictifs. Il est déjà difficile de prédire le temps des cinq prochains jours alors, à l’échelle d’un siècle… Enfin, un groupement d’étude, surtout s’il est international n’est pas constitué au hasard, ce rassemblement s’est effectué selon des critères qui n’ont jamais vraiment été étudiés jusqu’ici. Pourquoi certains en font-ils partie et pas d’autres ? Ce tri, cette discrimination, entre bons et moins bons chercheurs s’est probablement effectué selon des normes qui doivent plus aux chapelles et aux présupposés qu’à la valeur scientifique des individus. C’est tellement humain !

La page d’accueil du site du GIEC[1] est sans ambiguïté pour celui qui veut bien s’y documenter:

“Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine …”

Pas de doutes ni de fausses pudeurs : le changement climatique est d’origine humaine. Circulez, il n’y a rien à voir ! Si vous n’en êtes pas convaincu, pas besoin de venir chez nous. Il n’a jamais été question de s’interroger pour savoir si ce fameux réchauffement était réel, et s’il pouvait être causé par autre chose. Il s’agit de faire masse pour faire autorité, pour peser sur les décisions publiques, pour moraliser l’humanité.

La Science est sans morale

Dès lors, faut-il s’étonner que d’autres scientifiques s’interrogent ? Jusqu’à une période récente, les opinions divergentes étaient maintenues sous le boisseau par un autre consensus, médiatique, celui-là. Personne n’entendait les « climato sceptiques » jusqu’à ce qu’en France, Claude Allègre s’en fasse le porte-voix. Depuis, la parole se libère ou, plus précisément, on accepte d’écouter ceux qui, comme le très sérieux et mesuré Vincent Courtillot[2], prennent le relais de l’ancien Ministre de l’Education nationale et portent la contradiction aux archanges du GIEC.

Ce débat n’est pas une spécificité française. En réalité, à la surface de cette planète « menacée par les activités humaines », de nombreux scientifiques relèvent les incohérences, les tripatouillages et les singulières libertés prises par les « experts » du GIEC avec les faits. Ils dénoncent les petits et les grands arrangements pour faire coïncider les observations avec la thèse de la cause humaine. Il ne faut pas s’en étonner, le doute est le moteur de la science. S’il avait fallu s’en remettre à l’avis unanime des spécialistes à l’époque où ont été faites certaines avancées scientifiques majeures, la terre serait toujours plate et on soignerait les malades à grand renfort de saignées. Les progrès sont fréquemment dus à des chercheurs qui avancent à contre-courant des idées reçues. Une vérité, en science, ne tient que jusqu’à ce que l’on apporte la preuve du contraire. La vrai science n’est pas un animal politique, elle est sans idéologie, elle est basée sur des faits et, surtout, elle n’est pas morale.

La recherche et l’Etat

Les enjeux ne sont pas seulement théoriques ; il ne s’agit pas uniquement de lutter contre une escroquerie intellectuelle. Cet affrontement conditionne l’avenir de la recherche ; nos moyens ne sont pas infinis, et il faut bien établir des priorités.

Nous retombons là dans un mal très français. Il est insupportable pour le monde de la pensée, qu’une découverte scientifique puisse procéder du privé. Ce mode de financement est suspect : son but est vénal, son soutien intéressé. Le fait que cela n’empêche pas les Américains d’être plus productifs n’y fait rien. Le progrès ne doit pas dépendre d’une quelconque exigence de rentabilité. On a voulu déconnecter la recherche des contingences matérielles au nom de « l’intérêt général » comme si la poursuite du profit était incompatible avec cet objectif. La puissance publique joue donc un rôle majeur en ce domaine. On la considère comme dégagée des considérations bassement matérielles. On peut, grâce à elle, « donner du temps au temps ».

Le revers de la médaille, c’est que le chercheur se trouve ainsi bien souvent libéré de l’obligation de trouver. L’aboutissement des travaux n’est qu’une perspective lointaine qu’il est indécent d’évoquer. Le plus grand souci de celui qui ne découvre jamais que son chèque de fin de mois n’est plus de déboucher sur une solution, c’est que personne d’autre n’y parvienne, mettant ainsi un terme à une confortable rente. Voilà le péché de la recherche d’Etat, elle se pense dégagée de toute devoir de résultat. Elle a inversé les données du problème. La conservation des positions acquises y est aussi importante, si ce n’est plus, que les découvertes. Il n’est qu’à voir les cris d’orfraie poussés par tout ce joli monde quand, dans un moment d’aberration comme lui seul en a le secret, Nicolas Sarkozy avait suggéré que les crédits de recherche pourraient être affectés en priorité aux chercheurs qui trouvent. Quel scandale, quelle honte, il allait « tuer la recherche française » !

Il est donc dans l’ordre des choses qu’une recherche d’Etat vienne exiger, par voie de pétition, de son protecteur l’officialisation de SA vérité. Ces grands esprits soviétiques n’ont même pas conscience, ce faisant, de quitter le domaine de la science pour entrer dans celui de la foi. Toute cette histoire de climat est, d’ailleurs, emprunte de mystique religieuse : c’est un nouveau culte. Les Détenteurs de LA Vérité pourchassent les mécréants et somment l’Etat les bûchers nécessaires au rétablissement de la « vrai foi» contre les hérétiques.

Une « vérité » qui arrange

Nous en sommes là. On comprend qu’ils se battent avec une telle énergie tant la soupe est bonne : aucun moyen ne leur est refusé et on ne recule devant aucun poncif. Ils sont les héros des temps modernes. Ils sauvent le monde des abîmes où la folie des hommes le précipite aussi sûrement que deux et deux font quatre. Ce faisant ils en vivent très bien. On se sert d’eux pour légitimer tout et n’importe quoi. Ils sont les consciences d’un monde dirigé par les Puissances de l’Argent. Ils nous guident au travers des méandres et des embûches placés sur notre route par le Grand Capital, incarné par des traders et autres banquiers sans scrupules. Ils rachètent nos péchés consuméristes et renvoient les marchands du temple à leur égoïsme atavique.

Ce faisant, ils en vivent très bien et on se sert d’eux pour légitimer tout et n’importe quoi. Nous n’avons d’autre choix que de les suivre. Puisque « c’est bon pour la planète », on ne peut pas en faire l’économie. Et cet argent n’est pas perdu pour tout le monde. Les « efforts consentis » par ces « citoyens » devenus «  éco responsables » produisent des effets, la pollution diminue. Les entreprises chargées de nettoyer notre environnement sont les premières concernées. Moins de rejets, c’est moins de travail et donc logiquement, des économies. Avez vous constaté une diminution de vos factures ou prélèvements relatifs à ce type de services ? Bien sûr que non, dans ce domaine, moins de rejets, c’est plus de bénéfice pour le prestataire, pas pour le « cochon de payant ».

Les intérêts en jeu étant ce qu’ils sont, il y a fort à parier que la controverse n’est pas prête de s’éteindre. Nous n’avons pas encore atteint les sommets du ridicule, même si la barre a été placée très haut par ces quatre cents guignols. Elle a au moins le mérite de prouver que, malgré tout, en France, il reste encore des esprits libres. Des hommes de science, pour qui, ce mot résonne et n’est pas encore vidé de son sens.  L’esprit critique n’est pas mort, des hommes doutent encore. Les sciences dites « dures » ouvrent souvent la voie. Il n’est plus qu’à espérer que d’autres hommes libres surgiront à leur suite pour mettre à bas d’autres dogmes tout aussi pesants pour nos sociétés que celui de l’origine humaine du réchauffement climatique.


[1] http://www.ipcc.ch

[2] Directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris