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Carburants : de Jupiter à Marie Antoinette

novembre 7, 2018

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Depuis l’annonce de la hausse prochaine de la fiscalité sur les carburants notre gouvernement se retrouve dans la position, peu avantageuse, de la mouche qui rencontre une vitre. Du moindre ministre au Président en passant par le Premier ministre, tout le monde s’agite, dis tout et surtout son contraire. C’est à celui qui posera le mieux ses gonades sur la table à qui veut bien les admirer. Dans le même temps, nos dirigeants se vautrent dans la culpabilisation à dominante écologique, pour mieux vanter leur sens des responsabilités. C’est vrai, ça merde ! Ils œuvrent pour l’avenir de la planète et le bonheur des générations futures (comme le disait Cousteau quand il croisait un Mérou). Le CO2, voilà l’ennemi. La voiture c’est mal, elle en émet plein ! L’utiliser c’est donc polluer sciemment, nous n’avons qu’une planète et pas de plan B donc : il faut vous taxer ! Et vous, pauvres nains de contribuables qui ne comprenez rien aux desseins des Grands de ce monde, vous rechignez, vous pestez, vous osez contester et vous vous apprêtez à bloquer le pays… Bande d’ingrats rétrogrades, vous n’êtes pas dans le sens de l’histoire, vous êtes du côté des populistes !

Enfumage en règle

En vérité, en matière de climat, s’il est un gaz nocif c’est bien celui qui sort des bureaux feutrés de l’Inspection des finances où la technostructure déploie l’essentiel de son énergie à trouver les moyens de nous presser davantage le citron. Le CO2que tout le monde assimile maintenant à un polluant, alors qu’il est essentiel au cycle de la photosynthèse (sans laquelle il n’y a pas toutes ces jolies plantes qui sont à la base de notre alimentation) est devenu en une décennie folle, un instrument particulièrement efficace pour accroitre les recettes de l’État glouton. Pourquoi ?

IMG_1690Répétons-le, le gaz carbonique n’est pas un polluant contrairement aux monoxydes d’azote et de carbone, aux métaux lourds ou aux particules fines. Son rôle dans ce que les climatocrédules continuent, envers les évidences, de qualifier de « réchauffement climatique » est du reste largement remis en question. Nous avons enregistré ces dernières décennies une période d’accroissement des températures, c’est incontestable, comme il est tout aussi évident que ce mouvement s’est arrêté depuis une dizaine d’années. Une chose est certaine, le climat de notre planète est tout sauf stable et l’histoire que l’on enseigne hélas plus qu’épisodiquement est là pour nous le démontrer. Qu’il s’agisse des petites ères glacières qui provoquèrent famines et révolutions en cascades au 18émesiècle, en passant par un Moyen âge au temps, par période, si clément que les Danois baptisèrent la plus grande ile de l’Atlantique du joli nom de « terre verte » (Groenland), les exemples foisonnent comme les taxes à Bercy.

IMG_1713L’homme avait certes, à ces différentes époques, des activités variées, mais elles n’étaient ni industrielles et surtout très faiblement carbonées. Si le climat n’a pas attendu l’explosion des besoins en énergie fossile pour varier, c’est donc que le CO2ne doit pas être pour grand-chose dans toute cette affaire. Et puis, il faut bien admettre qu’il y a un peu de grandiloquence à croire que l’homme à lui seul peut dérégler une chose aussi grosse qu’une planète, non ? Quelques scientifiques agacés par le déferlement de conneries à consonance fortement millénariste que nous déversent quotidiennement nos médias sur le thème de la FIN DU MONDE se sont penchés sur la question. Il ressort de leurs travaux que – oh surprise ! – ce qui modifie le climat c’est essentiellement l’activité solaire. Plus précisément les taches qui apparaissent régulièrement à la surface de l’astre diurne et que les érudits européens observent depuis, au moins le 17émesiècle. En corrélant, à cette activité, les températures relevées depuis lors, sur cette même aire géographique, ils ont brillamment démontré que l’évolution du climat dépendait… du soleil. Quand il y a des tâches, il fait plus chaud et quand il n’y en a pas : il fait plus froid.

Caramba, encore raté !

IMG_1712Si cette nouvelle rassurante n’a pas eu beaucoup d’écho (c’est un euphémisme), c’est principalement en raison du fait qu’on ne peut pas taxer le soleil. Entendons-nous, en France nous pouvons tout taxer. Nous taxons bien l’air que nous expirons (vilain CO2) et certains esprits féconds s’échinent à tenter d’en faire de même avec celui qui sort des vaches. Les solutions malthusiennes sont là : arrêtez de manger de la viande et ne faites plus d’enfants (ou alors, bouffez-les !). Pour le soleil, point de culpabilisation qui vaille. Si vous arrêtez de prendre le soleil, lui continuera à briller. C’est donc un instrument de taxation particulièrement rétif. Et ça, nos génies de Bercy, ils détestent.

 

Alors, on en rajoute dans le pathos culpabilisateur sur le méchant CO2, mais comme ce dernier résiste mal au poids très relatif de notre beau pays surtaxé, dans un monde « voué à sa perte par la recherche du profit capitaliste »  et bien la ruse du guépard est éventée. Rappelez vous, le projet des marcheurs c’était de tout changer… pour que rien ne change. On nous avait promis des réformes audacieuses, la Start Up nation et nous avons eu Benalla… Au rayon des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, les marcheurs allaient réformer l’État et ne pas augmenter les impôts. L’un n’allant pas sans l’autre, cette noble intention avait de quoi séduire, particulièrement à droite. Ce qui explique l’écrasante majorité parlementaire d’un parti sorti des limbes 6 mois avant les législatives.

 

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À gauche c’est une autre affaire. On est viscéralement attaché à la dépense publique, car les forces de progrès sont intimement persuadées que c’est dans l’assistanat que se trouve la solution au bonheur humain, le travail étant, comme chacun le sait depuis Marx : une aliénation. Seulement la gauche ne veut pas voir que toute la gabegie administrative générée par cette version moderne des Leges frumentariae profite à la nouvelle aristocratie technocratique. Elle s’arcboute sur « le service public à la française » et s’appuie sur une presse subventionnée pour terroriser une droite qui ne demande qu’à l’être, pour ne rien faire. Nous avons ainsi vu le monstre administratif grossir sans fin, au fil des alternances et ses besoins de financement avec.

« Le carburant c’est pas bibi »

IMG_1706Nous en revenons donc au nœud du problème. Comme Emmanuel Macron a promis de ne pas augmenter les impôts et qu’il ne dégraisse pas le mammouth, les déficits se creusent et nous convergeons plus avec l’Italie qu’avec l’Allemagne. Il reste donc une solution : augmenter les taxes et/ou en créer de nouvelles. Sémantiquement, les taxes ne sont pas des impôts, mais pratiquement, c’est une tout autre histoire. Comme les magiciens qui sont au pouvoir se croient habiles, ils enveloppent leurs tours de passe-passe de quelques gratifications catégorielles tandis qu’ils assomment les retraités avec la CSG et les automobilistes avec la TIPP et la taxe carbone.

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Simplement là où le bât blesse, c’est que la ficelle tient plus de l’amarre que du fil de pêche. Si le but de la manœuvre était vraiment d’engager la transition énergétique, compte tenu des sommes nécessaires, en particulier dans l’habitat, c’est l’intégralité des taxes sur les carburants qu’il fallait y consacrer et non passer de 21 % en 2018 à 19 % en 2019 comme le prévoit le budget en cours de discussion. En admettant qu’il faille dissuader les automobilistes de rouler au diesel parce qu’il est plus polluant (c’est à voir) ou que sa consommation excède nos capacités de raffinage et donc creuse nos déficits commerciaux (là ce serait plus honnête et tout aussi recevable), pourquoi aligner le diesel sur l’essence et non l’inverse ? Si l’on veut inciter les consommateurs à revoir leurs habitudes, il est contreproductif d’augmenter les prix. Sauf si la dépense est contrainte et qu’elle l’est dans la partie du pays qui ne vous est pas favorable politiquement. Les villes de la mondialisation heureuse sont pourvues de transport en commun, de pistes cyclables et de jolis trottoirs et d’une multitude de marcheurs bien pensants. Dans la France périphérique, on ne peut vivre et travailler qu’en voiture. Rien pourtant ne retient les partisans du Président dans leurs diatribes contre ce qui prend de plus en plus l’apparence d’une révolte fiscale comme notre pays en a le secret. Comme Marie Antoinette suggérait (peut être apocryphement) que l’on remplace le pain dont manquait les Parisiens par de la brioche, les marcheurs suggèrent au français… de marcher. Si ce n’est pas bon pour la planète, c’est au moins bon pour la santé ! Et c’est ainsi qu’en pleine tournée mémorielle dans l’est de la France pour clore les « célébrations » du centenaire du suicide européen, le premier d’entre eux déclare à une brave dame que « le carburant c’est pas bibi ».

 

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Si le prix du pétrole augmente incontestablement pour retrouver les niveaux qui étaient le sien avant la crise de 2008, les taxes sur sa transformation se sont envolées et plus particulièrement sous la responsabilité de Bibi. Que Bibi fût à Bercy ou maintenant à l’Élysée, comme il est loin d’être idiot, il a senti le filon. Il s’en est même vanté en déclarant la veille, dans les quotidiens régionaux qu’il « assumait » ce choix en disant préférer « taxer l’essence que le travail » comme si pour une part considérable de nos compatriotes on pouvait se passer de l’un pour avoir l’autre (qui se trouve, il est vrai, de l’autre côté de la rue). Seulement on ne pose pas ses attributs sur la table en se donnant des airs de matamore, pour les remballer aussi sec quand un pigeon vous demande des comptes. On l’a bien compris, but de cette folie taxatoire est de nourrir le Moloch administratif français. Sans une profonde réforme de celui-ci, il n’est pas d’espoir d’amélioration possible. Si le 17 novembre la jacquerie prend de l’ampleur, nos gouvernants seront peut-être obligés de s’y mettre. À défaut, nous continuerons d’être essorés, car toutes nos élites appartiennent à ce cercle très fermé des bénéficiaires des « pertes en ligne » dues à la mise en œuvre « services publics à la française ». Quel que soit le lieu ou l’époque : les moutons ne se tondent pas tout seuls, il faut les y contraindre !

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BOBARD LE ROI DES ELEPHANTS

octobre 10, 2013

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C’est un fait entendu, l’honnêteté n’est pas la qualité première de nos dirigeants. Devrions nous vraiment nous en étonner quand, chaque jour médiatique nous apporte la preuve que taire et dissimuler sont des gages de longévité dans le cirque ambulant qui nous tient lieu de débat public. En matière de mensonge, nous ne sommes jamais déçus avec les héritiers de Jaurès. Quoi de plus normal, venant de gens qui pensent, sans rire, que leurs idées en matière économique et fiscale vont répandre la justice et la félicité, que le pauvre deviendra riche et que le riche… partira en Suisse.  J’en veux pour preuve que depuis le retour de la morale et de la concorde, rue du Faubourg Saint-Honoré, grâce à « lui Président »,  les bobards nous sont délivrés à un rythme jamais vu, depuis que le meilleur ami de René Bousquet a quitté les lieux en mai 1995.

 Inversons la courbe du chômage, il en restera bien quelque chose

 mensonges-d-etatNous vivons depuis un an, un miracle permanent, comme seule Bernadette Soubirous sut en faire émerger naguère, pour le plus grand bénéfice des marchands du temple (mais c’est une autre histoire). Après avoir passé un  été 2012 à se remettre de ses mensonges de campagne, au fort de Brégançon, notre Président normal eut quelques difficultés avec le pays réel. Les Français goûtèrent, en effet, fort peu que leur dirigeant, à peine élu, partît se la couler douce, à leurs frais, alors que la crise ne s’était pas arrêtée avec le départ du « voyou de la République ». Il fallut donc, de toute urgence, trouver quelque chose pour relancer le Flanby. C’est vrai ça, passer pour un con après seulement quatre mois de mandat, c’est un peu tôt. Ce fut donc la mine réjouie et la bajoue altière car de nouveau rebondie que notre Président « gay friendly » se trémoussa chez la chaisière du 20 heures, en nous promettant que d’ici un an, il inverserait la désormais fameuse courbe du chômage. Quel bel Homme ! (et couillu avec ça !)

 Que constatons-nous un an après ? Tout d’abord que le délai s’est mystérieusement rallongé. Nous sommes passés de septembre 2013 à décembre 2013, et ce, dans le consensus médiatique le plus absolu. Imaginez que le Sardanapale hongrois ait promis un « retour de la croissance » ou une inversion de la « courbe de l’immigration » (je rigole) pour dans un an et que, la nouvelle année venant, il se soit avisé  de repousser l’échéance à décembre. Que n’aurions-nous entendu sur le thème du reniement. Là avec Hollande rien, pas un bruit, pas même une remarque. Qu’il est bon d’être de gauche face à une presse « libre ».

 Popaul Emploi

 shootContrairement à une idée reçue en ces temps de troisième tiers, il n’y a pas que pour les taxes que le concours Lépine est ouvert chez les socialistes. En matière de bobards aussi, les idées fleurissent au gouvernement. Voyant que cette fameuse courbe n’était pas près de s’inverser, étant donnée la politique économique soviétiforme que développe notre État socialiste à bout de souffle, notre élite servile s’est mise à bidouiller les statistiques. Et c’est ainsi que l’on nous annonça fièrement que le chômage avait baissé de 50 000 unités de compte, en août 2013. Las, cette comptabilité digne de la France-Afrique, ne trompa que les journalistes (et encore pas tous, c’est dire si la ficelle était énorme). Au final c’est à cause de ces « salauds de chez SFR » (on vous le dit le secteur privé, voilà l’ennemi) si qu’on n’a pas eu les chiffres qu’on aurait dû. Et les mêmes de nous vendre les SMS restés coincés dans les tuyaux de l’opérateur, comme l’explication absolue à la frénésie de radiation de « demandeurs d’emploi » qui a permis « l’embellie ». « On a été berné et il nous a fallu quatre jours, après vous avoir pris pour des neuneus, pour nous apercevoir que les SMS y z’etaient pas partis … Oups ! Désolé ! » Comme c’est commode !

 La rééducation vertu cardinale du socialisme

montebourg-cccp-300x231Dans le même ordre d’idée, du mensonge comme méthode de gouvernement, notre Président « tout mou » nous explique – et les Khmers verts à sa suite – que la fiscalité écologique se fait à somme nulle et que les taxes ainsi perçues serviront à réorienter le consommateur sur les chemins de la vertu (mais bien sûr !). Encore une fois, admirons l’énergie rééducatrice chez les collectivistes, qui font de la ponction le moyen d’amener le Peuple à faire ce qu’il ne ferait jamais de lui même (c’est bien connu le Peuple est con). Il faut reconnaître que, comme souvent, cette brillante idée de gauche a été mise en application par la droite, après la pantalonnade écologico médiatique que fut le « Grenelle de l’environnement ». La première mesure concrète à émerger de ce gouffre financier fut le « bonus-malus » automobile. Afin de réorienter les constructeurs vers la conception de véhicules moins polluants, nos énarques se sont proposés de taxer les voitures pas propres et de récompenser les moins sales. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes, si l’histoire n’avait pas tourné autour du gaz carbonique. Vous savez, ce méchant CO2 qui est responsable pêlemêle : de l’extinction des dinosaures, de la chute de l’Empire Romain, de la fonte des neiges, de la montée des océans, de la mort de Lady-di et de la chute des cheveux. Le problème avec les boucs émissaires, fussent-ils gazeux, c’est qu’ils ne se comportent pas toujours comme on le souhaiterait.

 La fin du monde est pour demain

 En l’occurrence, selon le consensus scientifique, ce même consensus qui au Moyen Âge voulait que la terre fût plate et que les étoiles lui tournassent autour. Selon lui, donc, notre belle planète doit se réchauffer à vitesse grand V, à cause du CO2 qui, en s’accumulant dans l’atmosphère, agit comme une loupe vis-à-vis des rayons du soleil. Tout être humain doué de raison et nanti du manuel des castors juniors sait pertinemment qu’une lentille convexe, en concentrant en un point les rayons de l’astre lumineux, permet de mettre le feu à … ce qu’on veut. Avec une telle image pour effrayer le gogo, il est ensuite facile de faire avaler n’importe quoi au chaland, à commencer par des taxes, car comme le dirait Évelyne : « c’est bon pour la planète ».

 3931607402_10173d40ecSeulement voilà, en rangeant le manuel des neveux de Picsou, pour en prendre un de biologie de seconde (d’avant Luc Châtel), on s’aperçoit que le CO2, loin d’être un tueur patenté est aussi un élément essentiel dans la photosynthèse (vous savez le truc qui permet aux plantes de se nourrir sans aller chez Macdo). Toujours est-il que des scientifiques, rétifs à l’idée de la fin du monde provoquée par le réchauffement climatique, se sont amusés à mesurer l’augmentation réelle du gaz carbonique dans notre atmosphère (les vilains !). En effet, si ces 15 dernières années, aux dires des catastrophistes, nous avons émis plus de CO2 qu’au cours des 40 précédentes (ce qui se tient avec le décollage de l’ex tiers monde), nous devrions en avoir plus, d’où l’effet de serre et tutti quanti. Or il se trouve que ces « traitres à la cause » n’ont pas remarqué d’élévation notable de ces taux, malgré l’augmentation de la production. Comme il est peu probable que le gaz carbonique ait aidé à boucher le trou dans la couche d’ozone (dont on ne nous parle, d’ailleurs, pour ainsi dire plus), nos scientifiques ont cherché à trouver où ce CO2 excédentaire avait bien pu aller. Bingo ! La nature étant bien faite (contrairement aux écolos) l’augmentation de la présence de gaz carbonique a contribué à l’augmentation, proportionnée, de la végétation qu’il nourrit. En clair, les arbres se sont mis à avoir plus de feuilles. Au final, plus de CO2 entraine plus de verdure qui entrainent à son tour plus de photosynthèse qui transforme le gaz carbonique en … oxygène. C’est ballot !

 Trahison énergétique

 Dans ces conditions : qu’est-ce qu’ils viennent nous faire chier avec leur CO2 vous dites vous, et avec raison. Pourquoi, puisque le gaz carbonique nourrit les plantes, devrions nous dépenser  engloutir des fortunes, individuelles et collectives, dans des énergies alternatives ou de couteuses voitures électriques ? Parce que pour les Nicolas Hulot, Jean Vincent Placé et autres zozos médiatiques, renoncer à ces mesures, c’est admettre qu’ils se sont plantés et ça, ça leur est aussi insupportable qu’à un mormon, un rabbin ou un imam (rayer les mentions inutiles) de serrer la main de Hugh Hefner. Comme nos politiciens, oubliant toute prudence et ce, toutes tendances confondues, se sont allégrement saisi de ces peurs imaginaires, pour nous donner l’impression qu’ils servaient à quelque chose, nous ne devons rien attendre d’eux non plus, tout du moins dans un proche avenir. Tant que la génération des « cons cernés par les enjeux environnementaux » sera aux affaires, elle maintiendra la fiction envers et contre tout. Le GIEC de même, car eux c’est à s’asseoir sur de juteuses subventions que reviendrait le fait de reconnaître leurs erreurs.

051206winterblunderxA ce propos, leur dernier rapport est, en matière de bobard médiatique,  un véritable collector.  Il nous apprend qu’à l’horizon 2100, les températures s’élèveront dans une fourchette comprise entre 0,4 et 4,5°C (une paille statistique !). C’est beau comme l’antique ! Bien sûr, vous n’avez entendu parlé que de la prévision pessimiste, jamais de l’autre. De plus, le GIEC ne nous explique toujours pas comment il parvient à mesurer ces changements à l’échelle de la planète, alors que nous avons déjà bien du mal à prévoir la météo à dix jours, chez nous. Cette magnifique institution ne revient pas non plus sur le paradoxe qui veut que nous n’ayions jamais autant produit de gaz à effet de serre et que, malgré cela, les températures ont eu tendance à baisser (là où elles sont mesurées avec rigueur) depuis 15 ans. Seule signe de la prise en compte de cette contradiction nos prophètes de l’apocalypse parlent davantage de « dérèglement » que de réchauffement. La sémantique, c’est pratique ça permet de coller les grands froids et les grosses pluies dans la catégorie du : « on vous l’avait bien dit que c’était pas normal» tout en définissant la normalité de manière empirique (des dieux de la com !)

 

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Tout cela n’a aucune importance. Vous l’avez compris, la planète est une occasion comme une autre de taxer et surtout, un prétexte commode pour dépenser. A ce propos, attendez vous à un festival ces prochaines années, puisque c’est à notre beau pays, si prospère et aux excédents budgétaires si colossaux, que revient l’honneur d’accueillir le prochain sommet mondial consacré au bobard climatique. Nous allons en manger de la « planète en danger » et gare aux hérétiques qui s’élèveront contre la nouvelle religion. Les « réchauffistes » ne se donnent déjà même plus la peine d’argumenter, ils condamnent leurs opposants au nom de la foi. Ils les accusent de ne pas croire. Ils prononcent à leur endroit des oukases ou des excommunications (selon les goûts). Ils commencent à ressembler à nos dirigeants qui se comportent avec le même dogmatisme, dès qu’il s’agit de parler d’immigration. Amusant non ? Comment peut-on laisser des scientifiques se comporter comme de vulgaires politiciens me direz-vous ? C’est encore une des joies que nous devons à l’hypertrophie de l’État dans nos sociétés post-modernes. L’argent public qui coule à flot depuis vingt ans sur la recherche en matière de climat a produit les mêmes effets qu’à la Sécu, à Pôle Emploi ou au Parlement. Des moines gras se sont mis sous la tonne et refusent obstinément d’en bouger. Leur train de vie et leur confort en dépendent, alors la vérité scientifique dans tout ça …

Unknown

Réchauffement climatique, la grande escroquerie !

mars 4, 2010

Macaques victimes du réchauffement climatique

Le salon de l’agriculture a cela de bon en période électorale qu’il met chacun des acteurs du grand cirque médiatique en face de ses contradictions. Il n’est qu’à voir les images de la visite surréaliste de Cécile Duflot, la reine des écolos-bobos, flanquée de José Bové pour s’en convaincre. La passionaria de la nature citadine osait à peine toucher l’oreille des placides limousines, placées sur son parcours. Elle n’était pourtant pas au salon de l’auto Madame Duflot !

Il faut dire que de la nature, les écolos parisiens n’en connaissent pas grand chose. Gaïa, c’est pour eux, les plages des Maldives et les pistes de  Megève, surtout pas la glaise qui colle aux Westons et qui tache le Barbour. Heureusement qu’en février, la campagne monte à Paris pour permettre à cette  génération qui n’a rien d’écologique, de se rendre compte des réalités de la terre, et encore à petite dose et seulement quand il y a des élections.

Ces grands agitateurs  de peurs collectives ne servent pas la nature, ils s’en servent. La nuance est de taille tant, ce qu’ils présentent comme leur combat est surtout une affaire de gros sous.

L’écologie politique est l’un des deux avatars, avec le culte du métissage culturel,  de cette religion très particulière des années 60 et 70 : le Tiers-mondisme. Véritable prêt à penser au service des ambitions impériales de l’Union Soviétique et propagée en tant que telle par l’inépuisable cohorte des « idiots utiles » de la 5ème colonne du parti de l’étranger, ce fourre-tout idéologique aurait dut mourir de sa belle mort. Las, l’indéniable « succès » des « démocraties  populaires » et les miracles de bonne gouvernance et de développement, observés dans les pays libérés de l’ignoble exploitation coloniale, n’ont pas suffit à ternir l’aura d’un rite qui érigeait la culpabilité du bourgeois en vertu cardinale.

En réalité, cette entreprise de décérébration communiait dans le culte de l’anti-capitalisme et la haine de la nation. D’où sa pérennité, les écologistes se chargeant de perpétuer la détestation de la société de consommation et les trotskystes et autres anarchosyndicalistes celle de l’Occident.

Pour comprendre le renouveau du phénomène écologique, il faut s’intéresser à la plus grande escroquerie de ce nouveau siècle, le changement climatique. C’est en effet là-dessus qu’ils ont prospéré. Il faut bien avouer que jusqu’ici,  leurs prédications anti-nucléaires, tout le monde s’en est toujours largement foutu !

Que le climat change, personne n’en doute. Il n’a d’ailleurs jamais été stable. Sinon pourquoi les vikings auraient-ils nommé le Groenland « Terre Verte »? C’est bien là tout le problème. Comment et dans quelle mesure change-t-il ? L’Homme en est-il responsable et peut-il y faire quoi que ce soit ?

Pour répondre à ces questions, on a cru bon de réunir des scientifiques au sein d’un « machin » pompeusement baptisé Groupement Intergouvernemental d’Etude sur le Climat. Sa mission : étudier si l’Homme est responsable. Que croyez vous donc que des chercheurs, payés pour prouver la faute de l’Homme allaient bien pouvoir trouver ? Les faits ne correspondant pas à ce paradigme ont été ignorés voire bidouillés pour coller à la réalité qu’il leur fallait démontrer. Qu’importe si leur courbe de température en « crosse de hockey » n’a jamais existée. L’image est belle et effrayante, suffisante pour affoler le bon peuple. Restait ensuite à maquiller le tout en excommuniant le premier esprit libre qui viendrait  douter de ce qui n’a jamais été qu’un consensus, c’est à dire un accord a minima, entre les chercheurs du GIEC. Le mécanisme de la filouterie étant en place il ne restait plus qu’à trouver des portes-voix pour transformer tout ceci en de juteux profits.

La recette éprouvée de « l’idiot utile » a été ressortie du placard. Au passage et c’est un signe des temps, nous changeons de niveau. Les intellectuels ne sont plus mis directement à contribution, on frappe un cran en dessous, chez les journalistes.

C’est là que réside le génie de l’entreprise. Mieux vaut s’adresser au joueur de tamtam qu’au grand sorcier, plus la capacité de réflexion diminue, moins la perte en ligne est importante. La profession étant connue pour son esprit moutonnier, il suffit de convaincre un petit nombre de meneurs pour que tout le troupeau embraye. La carrière et les profits que l’on en tire dépendant du bon vouloir des chefs de clans, il y a peu de risque de rébellion.

Une foi emballée, la machine s’autoalimente. Les communicants de tous poils, qui sont souvent liés aux parrains sus mentionnés, quand ce ne sont pas directement les mêmes, flairent le bon filon et il n’est plus un colloque, plus une assemblée générale, plus une publicité qui ne soit « éco responsable ». Ce barbarisme signifie qu’une multinationale s’est achetée une conscience en engraissant au passage une multitude d’intermédiaires autorisés à l’absoudre de toute faute contre « Mère Nature » au prix d’une modeste dîme. Le denier du culte ainsi prélevé renforce le pouvoir de ceux qui le perçoive et maudit soit celui qui ose défier le système. Tout dérape quand, par malheur, un illuminé vient à se prendre pour le messie.

C’est ce qui est arrivé avec la taxe carbone.  Pour réduire l’emprunte, non démontrée, de l’Homme sur la planète, on veut nous imposer de réorienter notre fiscalité vers le principe du pollueur-payeur. Noble idée, si elle n’était basée sur des tripatouillages scientifiques. Personne ne suivant ce mouvement chez nos partenaires, moins crédules ou plus réalistes, il ne saurait être question de charger la mule de nos industries et entreprises qui n’en peuvent déjà mais. La taxe sera donc acquittée par les particuliers. C’est vrai quoi, à force d’exister, le peuple pollue. Taxons le peuple et pour être sur que ça passe, imaginons un mécanisme des plus nébuleux pour lui faire croire que c’est surtout son voisin qui paiera.

La pilule est amère en ces temps de crise. Attendons le redémarrage de l’économie pour en mesurer pleinement les effets. Le pétrole et donc l’essence vont augmenter. Rappelons nous du délire sur la TIPP flottante. Avec un litre de sans plomb à 2 €, le débat sera des plus âpres, surtout quand tout le monde aura compris, même Evelyne Dheliat, que ça ne fera rien à la planète. Il sera toujours temps de subventionner à coup de milliards l’industrie automobile pour soutenir la consommation …

Nicolas Sarkozy n’a pas été élu pour augmenter les impôts, clament à l’unisson, l’intéressé et ses ministres. Heureusement qu’un autre Nicolas, répondant au nom de Hulot celui là, veille au grain. Drapé dans la bonne conscience de celui qui a bâtis sa fortune en privatisant à son seul profit un lieu géographique, auréolé de sa mission civilisatrice qui consiste à aller empêcher les gibbons de dormir en leur imposant le vrombissement incessant de sa nuée d’ULM, celui qui partage le patronyme d’un célèbre vacancier a été érigé par l’aréopage des profiteurs de l’arnaque en arbitre des élégances. En rappelant le Président à l’un de ses engagements de campagne les plus inconsidéré, il assure la subsistance de ces milliers de parasites. Le problème c’est que le prophète en fait trop et que son zèle permet à Bercy de s’affranchir des nécessités du moment en accentuant encore un peu plus la fiscalité sur le contribuable déjà le plus pressuré d’Europe. Il faut bien reconnaître, à la décharge de l’ancien ministre de l’Intérieur, qu’il ne fut pas le seul à se laisser prendre par la douce musique du joueur de pipo. Tous, à commencer par Ségolène Royale, qui maintenant s’en défend, ont signés cette charte imbécile. A l’époque c’était une question d’image, comme toujours en cette médiacratie, la forme prime sur le fond, l’émotion sur la réflexion. Seulement voilà, le beau château de carte s’est écroulé et des voix de plus en plus nombreuses et documentées dénoncent le mensonge. Le Conseil Constitutionnel s’oppose à l’usine à gaz au motif que l’égalité devant l’impôt est encore un principe. Nos élites sont comme Perette devant son lait renversé, elles se lamentent. Contre toute logique qui voudrait que l’on passe à autre chose, le mari de Carla Bruni s’entête et proclame que la taxe verra le jour avant les vacances d’été, les électeurs apprécieront le cadeau.

Les propos de campagne n’engagent que ceux qui les écoutent, nous ne le savons, hélas, que trop bien ! Pourtant, après tant de promesses non tenues, quel besoin avait le Président de respecter celle ci ?